Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : Cuba Si Lorraine
  • : blog des amis de Cuba en Lorraine
  • Contact

19610419-CubaVictoryPlayaGiron-crop.jpg
-
cooltext517277295.png
MILCIA---copie-1.jpg
cooltext517276476.png
cooltext517276264.pngcooltext517275991.png
cooltext517276810.png
             -
colonne-gauche-copie-1.jpg
.

logo-gauche.jpg
-
Capture-freeforfive.JPG
cuba-debate.jpg 1er-mai-cuba
Pour en savoir plus
Cliquez sur l'image !

Recherche

nos amis + liens utiles

  .

titre_891504.jpg
.
.
.
RHC-1.JPG
Cubavision-TV.jpg
.
.
cuba_linda.jpg
. 

Archives

cooltext518801341.png
cooltext518803453.gif

Catégories

 

Sans-titre-1-copie-3.jpg

neruda-fidel.jpg

  logo-bas-ok.jpg

 

17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 19:09
Une vie de récompenses et d'écriture...

Essayiste, romancier, mais avant tout poète, Cintio Vitier, lauréat du prix littéraire Juan Rulfo en 2002, s'est éteint dans sa résidence de La Havane, à l'âge de 88 ans, alors qu'il était considéré comme l'un des plus importants intellectuels du pays.

Sans donner de détails sur sa mort, les chaînes de télévision locales ont rappelé une carrière riche de récompenses, avec le prix nationale de littérature obtenu en 1988 jusqu'au titre d'Officier des Arts et des Lettres décerné par la France en 2002.

Né à Key West en Floride le 21 septembre 1921, Vitier contribua notamment au lancement du journal Origines, qui aura regroupé les plumes des plus grands penseurs de Cuba.

Parmi ses grandes oeuvres, De peña pobre et de nombreux recueils de poèmes. Fidel Castro lui remit également la médaille de l'Ordre de José Marti, pour ses travaux sur l'indépendance cubaine.

Cintio avait rejeté la nationalité américaine (il était né de parents cubains), pour embrasser la cause cubaine à l'époque où Castro renversa le régime dictatorial de Fulgencio Batista.



RUE PÉNIA POBRE
Cintio Vitier
Traduction et préface de Maria Poumier
L'Autre Amérique
AMÉRIQUE LATINE


ISBN : 2-7384-3195-X • 1995 • 318 pages
version numérique (pdf image-texte) : 10 891 Ko

Prix éditeur : 22,9 € / 150 FF
L'Harmattan
Partager cet article
Repost0
16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 00:53

Incroyable mais vrai: les USA torpillent la recherche génétique à Cuba


La Havane, 15 octobre, (RHC)--. Fidel Castro, leader historique de la Révolution cubaine, a eu une brève conversation par téléphone avec le Chef de l’Etat vénézuélien, Hugo Chavez lorsque celui visitait le Centre National de Génétique, qu’il venait d’inaugurer dans l’Etat de Miranda.

Fidel a demandé à Hugo Chavez de saluer et de féliciter les spécialistes cubains qui avaient contribué au montage de ce centre de santé.

Hugo Chavez qui se trouvait aux côtés de Marcia Cobas, vice-ministre de la santé de Cuba, a pris congé de Fidel avec un « La Patrie ou la mort, nous vaincrons » phrase par laquelle Fidel terminait toujours ses discours.

« On se verra bientôt » a relevé Hugo Chavez pour terminer sa conversation avec Fidel devant les caméras de la télévision vénézuélienne.

Le Président vénézuélien a salué la qualité et l’engagement des praticiens cubains qui prêtent leurs services au Venezuela.

De son côté, la vice-ministre cubaine de la santé a déclaré que ce centre est un exemple de la volonté du gouvernement vénézuélien de mettre la science au service des besoins du peuple.

 

 

Sources: RHC, AIN, GRANMA, TRABAJADORES, JUVENTUD REBELDE, PL, REUTER, EFE, IPS, ANSA, AFP, XINHUA, TASS, DPA, AP.
Partager cet article
Repost0
15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 21:36
Convocation du 9e Congrès de l’Union des jeunesses communistes
  Julio Martinez Ramirez a été démis de son poste de premier secrétaire

Leticia Martinez Hernandez

«Nous vivons aujourd’hui un moment très important pour la jeunesse, et en particulier pour les militants, qui représentent l’avant-garde de la Révolution. C’est une de ces époques, comme il y a eu tant dans l’histoire, où la jeunesse cubaine doit se dépasser», a déclaré José Ramon Machado Ventura, premier vice-président du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres, au 10e Plénum du Comité national de l’Union des jeunesses communistes (UJC).

A cette réunion, qui a lancé la convocation du 9e Congrès de l’organisation (prévu les 3 et 4 avril 2010), Machado a souligné qu’il fallait aborder les problèmes de front, et qu’il revenait aux jeunes d’assumer la plus haute responsabilité. Concernant les décisions qui devront être adoptées prochainement, il a signalé que la jeunesse est appelée à jouer un rôle décisif, car beaucoup des transformations actuelles se répercuteront directement sur elle, et que ce sont les jeunes qui mèneront de l’avant ces transformations.

«Il faut compter sur la jeunesse. Au lieu de mots d’ordre, nous avons besoin d’analyse, de discussion, de conviction, et surtout de l’exemple personnel du militant. Tout ce que nous ferons aujourd’hui, nous le ferons pour assurer l’avenir de la Révolution, pour garantir sa pérennité, pour perfectionner notre socialisme, pas pour le déformer», a ajouté Machado.

Il a précisé par ailleurs que ce rendez-vous des jeunes représente le cadre idéal à la préparation du 6e Congrès du Parti, moment où, à l’issue d’un profond débat avec tout le peuple, des décisions importantes seront adoptées et des changements seront introduits dans l’intérêt de notre processus révolutionnaire. Il a réitéré «la confiance du Parti dans ses jeunes, qui ont su montrer leur valeur et leurs mérites à travers l’histoire».

Le 10e Plénum du Comité national de l’UJC a décidé de démettre Julio Martinez Ramirez de ses fonctions de premier secrétaire, responsabilité qu’il a exercée pendant plus de dix ans, et de désigner à ce poste Liudmila Alamo, qui au moment de sa nomination occupait le poste de deuxième secrétaire, qui sera confié à Ernesto Luis Corvo Vizcaino.

Le Plénum a fait l’éloge du parcours de Julio à la tête de l’UJC, et de sa disposition à œuvrer à l’objectif commun de renforcer le travail de l’organisation.
 

Partager cet article
Repost0
15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 11:12


La Havane, 14 octobre, (RHC-AIN)- Le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez a relevé que la Révolution Cubaine remportera encore cette année une victoire retentissante lors de la mise aux voix le 28 octobre de la résolution contre le blocus de notre pays.

Prenant la parole au débat populaire « Cuba contre le blocus » dans le Conseil du quartier de Palatino, dans l’arrondissement d’El Cerro, le ministre cubain des Affaires étrangères a relevé que cette politique criminelle a coûté à Cuba, en 50 ans d’hostilité, des milliards de dollars et un kyrielle de carences et de souffrances qu’il est impossible de mesurer.

Comment mesurer les pénuries, les carences, les difficultés ? –s’est-il demandé et il a ensuite rappelé que cette politique, analysée suivant les préceptes de la Convention de Vienne, est un acte de génocide inacceptable même entre des pays en guerre.

Il a fait savoir que, selon des sondages faits aux Etats-Unis, actuellement près de 80% des habitants de ce pays s’opposent au blocus et qu’au sein de la communauté cubaine résidant dans ce pays la situation est presque similaire car l’opposition à une telle politique y est majoritaire aussi.

Après avoir mis de nombreux exemples de dommages causés par le blocus au système cubain de santé et notamment aux enfants, Bruno Rodriguez a précisé que jusqu’à présent l’administration Obama a maintenu intacte cette politique hostile contre Cuba.

Notre ministre des Affaires étrangères a rappelé qu’en vertu de l’enchevêtrement des lois du blocus, le Président Obama serait dans l’impossibilité de le lever immédiatement au cas où il le voudrait, mais qu’il pourrait émettre des licences générales assouplissant les restrictions actuelles, ce qu’il ne semble pas disposé à faire.

Cette année le projet de résolution contre le blocus étasunien sera présenté pour la 18e année consécutive. En 2008, la résolution eu le plus grand nombre de voix : 185 pour et seules 3 contre.

 

Sources: RHC, AIN, GRANMA, TRABAJADORES, JUVENTUD REBELDE, PL, REUTER, EFE, IPS, ANSA, AFP, XINHUA, TASS, DPA, AP.
Partager cet article
Repost0
14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 10:33


La Havane, 13 octobre, (RHC)- L’Assemblée Nationale de Cuba a appelé tous les parlements du monde à appuyer la fin du blocus économique, commercial et financier que les Etats-Unis font subir à notre pays depuis près de 50 ans déjà. Il a souligné que le Président Barack Obama poursuit cette politique cruelle.

Une déclaration diffusée ici, à La Havane, par la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée Nationale de Cuba signale que cette mesure de Washington est génocidaire.

Après avoir rappelé que l’Assemblée Générale de l’ONU a demandé pendant 17 ans consécutifs la levée d’une telle mesure, le document souligne qu’elle viole le droit international et les principes de la Charte des Nations Unies.

« Alors que nombreux dans le monde pensaient que l’élection d’un nouveau Président aux Etats-Unis créait les conditions pour commencer à démonter cette politique cruelle, peu de choses ont changé. Dix mois après l’investiture du nouveau Président étasunien, le blocus reste intact » souligne la déclaration.

Elle condamne également la décision prise il y a deux semaines par Obama de ratifier les sanctions économiques contre Cuba, avec l’argument selon lequel il s’agirait d’une question d’intérêt national en vertu de la loi obsolète de commerce avec l’ennemi, votée en 1917.

Le parlement cubain souligne que les autorités étasuniennes continuent à traquer, geler et saisir les transactions de dollars étasuniens et d’autres monnaies de pays tiers dirigées à des organismes et à des particuliers cubains.

La déclaration relève que les dégâts économiques directs causés au peuple cubain par le blocus dépassent, selon des estimations très conservatrices, 96 milliards de dollars depuis 50 ans d’application.

 

Sources: RHC, AIN, GRANMA, TRABAJADORES, JUVENTUD REBELDE, PL, REUTER, EFE, IPS, ANSA, AFP, XINHUA, TASS, DPA, AP.
Partager cet article
Repost0
13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 19:29

Granma international

Le décryptage du génome humain, réalisé il y a quelques années, a représenté un progrès immense pour le milieu médical, entre autres pour la recherche complexe sur de nombreuses maladies qui affectent la population en général.


L’étude des gènes permet de connaître l’origine de nombreuses maladies

Cette percée a donné aux scientifiques les outils nécessaires pour comprendre comment les gènes interviennent et organisent les fonctions des cellules et des tissus de l’organisme. Cela aurait été un rêve impossible il y a cinquante ans.

Les médecins cubains, formés par et pour un système de santé dont l’objectif est de toujours mieux soigner la population, possèdent toutes les connaissances nécessaires pour mener à bien ces études génétiques, telles qu’il s’en réalise dans les pays développés.

Malheureusement, le blocus économique, commercial et financier imposé, depuis 1962, par le gouvernement des Etats-Unis, nous empêche d’acquérir des appareils de haute technologie, ce qui torpille les recherches entreprises par le Centre national de génétique médicale.

La scientifique Beatriz Marcheco, qui dirige ce centre de recherche, a révélé à Granma que depuis 2003, l’institut a tenté à plusieurs reprises, à travers diverses instances, d’acquérir un analyseur de gènes. Cet équipement est indispensable pour étudier les variations génétiques et déterminer quels gènes peuvent conduire à l’apparition d’un ensemble de maladies qui figurent parmi les principales causes de mortalité à Cuba ou qui ont une incidence élevée.

Le champ de recherche comprend, entre autres, le cancer du sein, du colon et de la prostate, l’asthme, les différents types de diabète mellitus, la cardiopathie ischémique et l’hypertension artérielle.

Selon la jeune chercheuse, l’analyseur de gènes est fabriqué par la compagnie nord-américaine Applied Biosystems, et c’est l’appareil le plus moderne qui existe actuellement sur le marché pour réaliser de telles recherches.

Toujours selon Beatriz Marcheco, l’appareil est des plus performants, il peut même identifier les prédispositions génétiques aux maladies citées ci-dessus. Un tel diagnostic peut inciter à changer nos modes de vie et à adopter des mesures préventives pour empêcher l’apparition de la maladie.

Le plus étrange, note la chercheuse, c’est que les différentes instances gouvernementales nord-américaines observent le plus strict mutisme chaque fois que nous tentons d’acheter cet équipement. En fait, elles n’ont aucune véritable raison de s’opposer à la vente d’un tel équipement dont la fonction première est d’améliorer la santé de la population.

Il ne nous est même pas permis d’entrer sur la page Web de cette entreprise pour obtenir des informations. On nous en refuse l’accès dès qu’on se rend compte que la demande émane de Cuba, ajoute-t-elle.

Sans cet appareil, on ne peut, par exemple, étudier rapidement les prédispositions à certaines maladies. Ainsi, les recherches sur la démence et l’Alzheimer, effectuées par le Centre de génétique médicale, se sont prolongées pendant deux longues années, alors qu’avec un tel appareil, elles n’auraient duré qu’une semaine.

Ce blocus irrationnel nous empêche de mener à bien des études de prévention auprès de milliers de familles cubaines. Impossible de diagnostiquer à l’avance les symptômes de certaines maladies : tumeurs malignes, hypertension artérielle ou diabète, entre autres. Les coûts humains, sociaux et économiques de cette pratique honteuse sont, sans aucun doute, incalculables.
 

Partager cet article
Repost0
13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 07:00

Par Salim Lamrani

Le 23 septembre 2009, le président Barack Obama s’est adressé pour la première fois à l’Assemblée générale des Nations unies lors d’un discours salué par l’ensemble de la communauté internationale. Obama a reconnu que l’interventionnisme à outrance des Etats-Unis dans les affaires internes des autres pays était une grave erreur. « Aucune nation ne doit être forcée d’accepter la tyrannie d’une autre nation », a-t-il déclaré, ajoutant qu’« aucune nation ne peut ni ne doit tenter de dominer une autre nation ». « La démocratie ne peut pas être imposée à une autre nation de l’extérieur. Chaque société doit trouver sa propre voie, et aucune voie n’est parfaite. Chaque pays doit poursuivre une voie ancrée dans la culture de son peuple et dans ses traditions, et je reconnais que les Etats-Unis ont, trop souvent, été sélectifs dans leur promotion de la démocratie », a-t-il conclu1.

 

            Le président Obama a ainsi fait preuve de lucidité et d’intelligence en déclarant que les Etats-Unis devaient « entrer dans une nouvelle ère d’engagement basée sur les intérêts et le respect mutuels ». S’adressant à ses détracteurs, il a réfuté tout double discours et a lancé un défi à ces derniers : « Je vous demande de jeter un œil aux actions concrètes que nous avons prises en à peine neuf mois2 ».

 

La bonne volonté de l’ancien sénateur de l’Illinois n’est pas en cause. C’est en partie pour cela qu’il a obtenu le prix Nobel de la paix 2009. Néanmoins, il est impossible de ne pas relever les contradictions notables entre la rhétorique du locataire de la Maison-Blanche et la réalité des faits, notamment en ce qui concerne la politique de Washington vis-à-vis de Cuba.

 

Les avancées

 

En avril 2009, Obama avait fait part de sa volonté de chercher « une nouvelle approche avec Cuba3 ». « Je crois que nous pouvons mener les relations entre les Etats-Unis et Cuba vers une nouvelle direction », avait-il souligné. « Je suis ici pour ouvrir un nouveau chapitre de rapprochement qui se poursuivra durant mon mandat », avait-il dit, en annonçant la levée des restrictions affectant les Cubains vivant aux Etats-Unis et ayant de la famille sur l’île. Néanmoins, il a fallu attendre le 3 septembre 2009 pour que cette décision entre en vigueur. Désormais, les Cubains peuvent se rendre dans leur pays d’origine autant de fois qu’ils le souhaitent (au lieu de 14 jours tous les trois ans auparavant), et effectuer des transferts de fonds illimités à leurs familles (au lieu 100 dollars par mois auparavant4).

 

L’administration Obama a également élargi la gamme de produits qui peuvent être envoyés à Cuba aux vêtements, produits hygiéniques et au matériel de pêche (interdits auparavant). Elle a également permis aux entreprises étasuniennes de télécommunication de fournir certains services à Cuba (il convient de rappeler cependant que le cadre légal pour cela existe depuis 1992)5.

 

En septembre 2009, Bisa Williams, sous-secrétaire d’Etat aux Affaires interaméricaine, s’est rendue à La Havane afin de s’entretenir avec le vice ministre des Affaires étrangères Dagoberto Rodríguez. Tous deux ont entamé des discussions au sujet de la restauration du service postal entre Cuba et les Etats-Unis suspendu depuis 1963 et des questions migratoires. La visite de Williams, censée être de 24 heures, a duré six jours. Il s’agit du plus haut fonctionnaire en visite officielle à Cuba depuis 20026. La sous-secrétaire d’Etat en a même profité pour assister au concert historique donné par le chanteur colombien Juanes à La Havane qui a réuni plus d’un million de personnes7.

 

Les signes négatifs

 

Si ces initiatives positives, tout comme le langage diplomatique beaucoup moins agressif à l’égard de La Havane, sont à souligner, il convient de rappeler que les relations actuelles entre les deux nations ne sont même pas revenues au statu quo ante sous l’administration Clinton. Par ailleurs, les citoyens cubains vivant aux Etats-Unis et n’ayant pas de famille dans leur pays d’origine ne peuvent toujours pas s’y rendre.

 

L’administration Obama, contrairement à ses déclarations constructives, s’est évertuée à appliquer avec zèle les sanctions économiques contre Cuba. Ainsi, selon le Bureau de Contrôle des biens étrangers (Office of Foreign Assets Control, OFAC) du Département du Trésor, depuis l’intronisation au pouvoir d’Obama en janvier 2009, pas moins de sept multinationales ont été sanctionnées financièrement pour un montant total dépassant les six millions de dollars. Pourtant, toutes les infractions avaient été commises bien avant l’arrivée au pouvoir du sénateur de l’Illinois. Ainsi, en août 2009, la banque australienne ANZ s’est vue infliger une amende de 5,7 millions de dollars pour avoir réalisé des transactions avec Cuba par le biais de ses filiales étasuniennes entre 2004 et 2006. Une nouvelle fois, le caractère extraterritorial de sanctions économiques s’est appliquée avec rigueur contre une entité étrangère8.

 

Par ailleurs, le 14 septembre 2009, le président étasunien a décidé de prolonger d’un an la validité de la Loi de Commerce avec l’ennemi de 1917 qui établit les sanctions économiques contre Cuba. Il a ainsi imité tous les présidents étasuniens depuis 1962, évoquant des raisons « d’urgence nationale ». Pourtant, le renouvellement annuel n’était pas nécessaire au maintien des sanctions économiques puisque depuis 1996 et l’adoption de la loi Helms-Burton, seul le Congrès est habilité à y mettre un terme. Il est regrettable que Barack Obama n’ait pas saisi l’opportunité, somme toute symbolique, d’agir différemment de ses prédécesseurs9.

 

Le 21 septembre 2009, le Département d’Etat a refusé d’octroyer un visa au président de l’Assemblée nationale cubaine, Ricardo Alarcón, invité par la présidente du Black Caucus du Congrès étasunien Barbara Lee. Le lendemain, Washington a interdit à près de 30 médecins étasuniens de participer à un Congrès international d’orthopédie se déroulant à La Havane. En octobre 2009, la Philarmonique de New York, qui devait se produire dans la capitale cubaine du 30 octobre au 2 novembre, a dû suspendre son voyage après que les Départements d’Etat et du Trésor ont refusé d’accorder une licence aux 150 mécènes qui avaient financé le projet. Pourtant, en 2008, elle s’était produite en Corée du Nord et réalisera prochainement un concert au Vietnam10.

 

Le sénateur démocrate Byron Dorgan a fait part de sa totale incompréhension lors d’une intervention au Sénat : « Notre politique à l’égard des voyages à Cuba est inouïe. Nous devons nous soumettre aux absurdités du gouvernement fédéral et du Département du Trésor qui décident qui peut ou non voyager. Il est à mon avis scandaleux de restreindre la liberté du peuple étasunien11 ».

 

            Le 1er octobre 2009, plusieurs leaders du Congrès se sont retrouvés au siège de la Chambre des représentants afin de promouvoir l’approbation d’une législation présentée en mars 2009 mettant un terme à l’interdiction faite aux citoyens des Etats-Unis de voyager à Cuba et d’exiger le changement promis par le président Obama. Les élus démocrates Charles Rangel, Bill Delahunt ainsi que le républicain Jeff Flake ont exigé l’adoption de la loi – qui dispose pour l’instant du soutien de 161 représentants et de 33 sénateurs, qui ont paraphé le document – avant la fin de l’année 2009. Pour être adoptée, la loi doit réunir 218 voix à la Chambre et 60 au Sénat. Néanmoins, Barack Obama dispose des prérogatives nécessaires pour mettre un terme à cette interdiction en signant un simple ordre exécutif12.

 

            Wayne S. Smith, ancien chef de la Section d’intérêts étasuniens (SINA) à La Havane entre 1979 et 1982, a déploré le manque d’initiatives du nouveau président. « Il n’a rien fait », a-t-il regretté. Il a également fustigé l’attitude de certains élus tels que Bob Menéndez et les représentants de Floride qui « bloquent la législation ». « Nous devrions établir un dialogue et lever les restrictions aux voyages » pour les citoyens étasuniens, qui peuvent se rendre en Chine, au Vietnam ou en Corée du Nord, mais pas à Cuba13.

 

            La diplomatie cubaine a fait part de sa déception à cet égard. Le ministre des Affaires étrangères Bruno Rodríguez, qui a salué la bonne volonté d’Obama le qualifiant d’« homme politique moderne, intelligent et animé de bonnes intentions », a néanmoins regretté qu’il n’ait pu saisir « l’opportunité historique d’user de ses facultés exécutives et d’être à l’origine de l’élimination du blocus contre Cuba14 ».

 

Contradictions

 

            Il est inévitable de mettre le président Obama face à ses propres contradictions. D’un côté, face à l’Assemblée générale de l’ONU, il a tenu les propos suivants : « Les peuples du monde veulent du changement. Ils ne toléreront plus ceux qui se trouvent du mauvais côté de l’histoire ». D’un autre côté, il a dû recourir à une loi guerrière de 1917, uniquement appliquée à Cuba, pour prolonger l’état de siège contre une petite nation du Tiers-Monde qui n’a jamais commis la moindre agression contre les Etats-Unis. D’un côté, il affirme que « les divisions traditionnelles entre les nations du Sud et du Nord n’ont aucun sens dans un monde interconnecté, et les alignements des nations enracinés dans les clivages d’une guerre froide révolue depuis longtemps non plus ». De l’autre, il persiste à appliquer une politique obsolète, cruelle et inefficace dont les premières victimes sont les catégories les plus fragiles de la population cubaine, à savoir les femmes, les personnes âgées et les enfants15.

 

            Malgré l’opposition unanime de la communauté internationale qui a condamné en 2008 pour la 17ème fois consécutive l’état de siège économique imposé à Cuba (185 voix contre 3), du monde des affaires étasunien qui voit ses intérêts fortement affectés car un marché naturel est entre les mains par les multinationales européennes, asiatiques et latino-américaines, la volonté d’une majorité de l’opinion publique étasunienne qui souhaite une normalisation des relations entre les deux nations, un courant favorable au Congrès étasunien au changement de politique, l’administration Obama persiste à appliquer des sanctions unilatérales anachroniques qui représentent le principal obstacle au développement économique de l’île. S’il est vrai que le président étasunien ne peut pas éliminer définitivement l’embargo (une décision du Congrès étant nécessaire), il peut considérablement l’assouplir par le biais de décisions exécutives et de licences16.

 

            L’ancien président Bill Clinton, dont l’épouse Hillary Clinton est actuellement secrétaire d’Etat, a pour sa part qualifié les sanctions économiques de politique « absurde » et d « échec total17 ». Ainsi, depuis leur imposition en août 1960, les sanctions étasuniennes ont coûté la bagatelle de 96 milliards de dollars à l’économie cubaine.

 

            La Havane a réitéré à maintes reprises sa disposition à résoudre tous les différends qui opposent les deux pays à condition que le dialogue ait lieu sur une base de réciprocité, de respect de la souveraineté et de non-ingérence dans les affaires internes.

 

            Si le président Obama souhaite atteindre un modus vivendi avec le gouvernement cubain, il doit d’adopter les mesures suivantes par ordre de priorité :

 

-Libération des cinq prisonniers politiques cubains incarcérés aux Etats-Unis depuis 1998 et accusés à tort de « conspiration en vue de commettre des actes d’espionnage ». Aucune preuve n’a pu être présentée à leur encontre. Ils ont néanmoins été condamnés à un total de quatre peines de prison à vie, doublées de 77 ans d’emprisonnement. Obama dispose des prérogatives nécessaires pour leur accorder un pardon présidentiel18.

 

-Assouplissement des sanctions économiques. Comme souligné précédemment, Obama peut considérablement réduire leur impact par de simples ordres exécutifs.

 

-Extradition du terroriste Luis Posada Carriles, ancien agent de la CIA responsable de plus d’une centaine d’assassinats et réfugié à Miami, et que les Etats-Unis refusent de juger19.

 

-Suppression de Cuba de la liste des pays terroristes. Les Etats-Unis ont inclus arbitrairement Cuba dans la liste des pays terroristes pour justifier leur politique hostile à l’égard de La Havane. Cette inclusion n’est pas prise au sérieux par la communauté internationale qui la considère comme une simple manœuvre politique de discrédit. Il convient de rappeler que Nelson Mandela a fait partie de cette liste jusqu’en juillet 2008.

 

-Abrogation de la loi d’ajustement cubain qui fomente l’émigration illégale à destination des Etats-Unis. En effet, tout Cubain entrant légalement ou illégalement aux Etats-Unis obtient automatiquement au bout d’un an le statut de résident permanent et diverses aides pour obtenir un logement et un emploi. Cette législation, unique au monde, favorise la fuite des cerveaux et prive Cuba d’un capital humain considérable20.

 

-Elimination de tous les programmes de subvention à destination de l’opposition interne à Cuba. Obama peut décider de mettre un terme au financement des groupuscules internes, illégal aux yeux du code pénal cubain et de la législation internationale21.

 

-Suppression des émissions subversives de Radio et TV Martí, destinées à déstabiliser le gouvernement cubain.

 

-Dévolution de la base navale de Guantanamo occupée illégalement par les Etats-Unis depuis 1902, contre la volonté souveraine du peuple cubain.

 

            La bonne volonté du président Obama doit se traduire rapidement par des actes concrets afin de normaliser les relations entre La Havane et Washington. Il doit prouver aux yeux du monde qu’il mérite effectivement le prix Nobel de la Paix.

 

Notes

 

1 Barack Obama, « Remarks By the President of the United States to the United Nations General Assembly », The White House, 23 septembre 2009. http://www.whitehouse.gov/the_press_office/Remarks-by-the-President-to-the-United-Nations-General-Assembly/ (site consulté le 24 septembre 2009).

 

2 Ibid.

 

3 The Associated Press, « Obama Seeks ‘New Beginning’ With Cuba », 17 avril 2009.

 

4 Macarena Vidal, « Obama ofrece ‘un nuevo comienzo’ en las relaciones con Cuba », EFE, 17 avril 2009.

 

5 John Dorschner & Monica Hatcher, « Liberan a los viajes a Cuba », El Nuevo Herald, 13 avril 2009.

 

6 Matthew Lee & Paul Haven, « US, Cuba Held Unannounced Talks », 30 septembre 2009.

 

7 El Duende, « Una americana cantando con Juanes », 30 septembre 2009.

 

8 Office of Foreign Assets Control (OFAC), « Release of Civil Penalties Information », septembre 2009, www.treas.gov/offices/enforcement/ofac/actions/index.shtlm (site consulté le 5 octobre 2009).

 

9 Ginger Thomson, « U.S. Official Meets With Cuban Authorities », The New York Times, 30 septembre 2009.

 

10 Oficina de Ricardo Alarcón de Quesada, 22 septembre 2009 ; Agence France Presse, « Cuba asegura que EEUU impidió viaje de 30 científicos », 23 septembre 2009 ; Agencia Cubana de Noticias, « Washington Bans Orthopedics Doctors From Attending Event in Cuba », 22 septembre 2009 ; Jim Abrams, « Senador intercede por permiso de viaje para la Filarmónica de NY », The Associated Press, 5 octobre 2009.

 

11 Jim Abrams, « Senador intercede por permiso de viaje para la Filarmónica de NY », op. cit.

 

12 María Pena, « Piden al Congreso eliminar restricciones de viajes de estadounidenses a Cuba », EFE, 1er octobre 2009.

 

13 Ibid.

 

14 Mauricio Vicent, « Cuba dice que Obama no ha tocado el embargo », El País¸ 16 septembre 2009.

 

15 Barack Obama, « Remarks By the President of the United States to the United Nations General Assembly », op. cit.

 

16 Salim Lamrani, Cuba : ce  que les medias ne vous diront jamais (Paris : Editions Estrella, 2009), pp. 121-133.

 

17 Christopher Hitchens, « What Was Bill Thinking ? », Newsweek, 24 septembre 2009. http://www.newsweek.com/id/216052/ (site consulté le 5 octobre 2009).

 

18 Salim Lamrani, Cuba : ce  que les medias ne vous diront jamais, op. cit., pp. 145-154.

 

19 Ibid., pp. 135-144.

 

20 Ibid., pp. 107-120.

 

21 Ibid., pp. 79-105.

 

 

Salim Lamrani est enseignant chargé de cours à l’Université Paris-Sorbonne-Paris IV et l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (Paris : Editions Estrella, 2009).

Contact : lamranisalim@yahoo.fr


Salim Lamrani est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Salim Lamrani publiés par Mondialisation.ca
Partager cet article
Repost0
12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 16:43
Partager cet article
Repost0
10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 22:04

 

LA HAVANE — Des milliers de jeunes Cubains et étrangers ont communié vendredi soir avec Manu Chao à l'université de La Havane, lors d'un concert en hommage au révolutionnaire argentin Ernesto "Che" Guevara", assassiné 42 ans plus tôt jour pour jour en Bolivie.

L'artiste franco-espagnol, connu pour son engagement altermondialiste, a interprété une dizaine de chansons accompagné seulement d'un guitariste, dont une dédiée "à tous les ennemis du peuple cubain", devant un public enthousiaste.

Vêtus pour beaucoup de T-shirt à l'effigie du "Che", des milliers de Cubains et d'étrangers (5.000 au début, près de 20.000 à la fin), ont sauté et repris en choeur ses plus grands succès, comme "Clandestino" ou "Desaparecido".

"Bonsoir Cuba, c'est un honneur d'être avec toi ce soir", leur a lancé en ouverture le chanteur, qui donnera un deuxième concert en hommage au Che lundi à Santa Clara, à 280 km à l'est de La Havane, où repose la dépouille du révolutionnaire, compagnon de la première heure du dirigeant cubain Fidel Castro.

Gloria Carmona, 24 ans, a salué un "hommage mérité au guérillero éternel" et s'est félicitée de cette nouvelle initiative, 19 jours après le concert du chanteur colombien Juanes, qui avait rassemblé plus d'un million de personnes place de la Révolution, après avoir suscité une intense polémique médiatique.

Pendant le concert, le Polonais Jacek Wozniak, qui a dessiné toutes les couvertures des albums de Manu Chao, et des artistes cubains ont peint des fresques en hommage au révolutionnaire argentin sur quatre murs disposés derrière la scène.

Manu Chao, 48 ans, est un admirateur de la révolution cubaine. Il est venu pour la première fois dans l'île communiste il y a 17 ans avec son ancien groupe, la Mano Negra, puis est revenu en février 2006. Il s'en était alors pris au président américain de l'époque George W. Bush, ennemi juré de la gauche radicale latino-américaine.

Cette fois-ci, le chanteur n'a pas fait de déclarations à la presse après le concert, mais deux jours avant, il avait déclaré que le Che avait joué "un grand rôle" dans sa carrière. "Le Che, sans aucun doute, a été et est toujours un personnage emblématique de la gauche mondiale", avait-il déclaré.
Partager cet article
Repost0
7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 09:18

Un jour comme aujourd’hui, il y a 33 ans, le terrorisme contre Cuba, organisé et financé depuis les Etats-Unis, perpétra l’un des crimes les plus odieux lorsqu’un avion de ligne avec 73 personnes à bord explosa en plein vol au large de l’île de la Barbade.


Foto: Jorge Luis González

Depuis, chaque 6 octobre est un jour de douleur dans notre pays, une douleur qui ne fait que renforcer notre décision de continuer de dénoncer les auteurs de ce fait abominable, qui doivent payer pour leur crime, alors qu’aujourd’hui encore ils se promènent en toute liberté sur le territoire des Etats-Unis.

Orlando Bosch et Luis Posada Carriles sont les responsables de cette tragédie, et justice n’a pas été rendue à cause de la politique du «deux poids deux mesures» adoptée par des administrations US qui disent pourtant lutter contre le terrorisme.

Les gens qui dans le monde sont au courant de ces tristes événements crient également leur indignation aux côtés des Cubains pour demander que justice soit faite et que ces deux individus aux états de service terroristes soient arrêtés, jugés et condamnés.

L’attitude des Etats-Unis est d’autant plus scandaleuse et révoltante que ces deux terroristes vivent en toute impunité dans ce pays, alors que cinq Cubains y sont incarcérés depuis plus de onze ans pour avoir prévenu des actions terroristes contre leurs pays.

«Gerardo Hernandez, Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez, Ramon Labañino y René Gonzalez ne faisaient que nous protéger d’individus comme Posada», ont déclaré à l’agence Prensa Latina plusieurs élèves du secondaire.

Ces jeunes et leurs concitoyens de l’ensemble du pays élèveront aujourd’hui leurs voix pour condamner une nouvelle fois le crime de la Barbade et pour que justice soit faite. (PL)

- 33e ANNIVERSAIRE DU CRIME DE LA BARBADE

Partager cet article
Repost0