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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 16:42


Paris, le 6 octobre 2009

 

 

Chers Mesdames et Messieurs,

 

      

        Le 28 octobre prochain sera présenté, pour la dix-huitième fois consécutive, le Rapport de Cuba sur la résolution 63/7 de l’Assemblée générale des Nations Unies

« Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique ».

 

            Il s’agit de cinquante ans d’une politique cruelle et inhumaine, privée de légalité et de légitimité, sciemment conçue pour provoquer dans la population cubaine la faim, la maladie et le désespoir. Selon la Convention de Genève, le blocus constitue un acte de génocide et représente, en plus, le principal obstacle pour le développement économique et social de notre pays.

 

Des calculs faits au plus bas montrent qu’il a occasionné, depuis son début, des dégâts atteignant les 236 milliards de dollars, aux prix courants de cette monnaie. Ce chiffre n’inclut pas les préjudices directs causés aux buts économiques et sociaux du pays en raison de sabotages et d’actes terroristes, organisés et financés depuis le territoire étasunien.

 

      Le blocus contre Cuba n’est pas une question bilatérale avec les USA. Il se distingue par son application extraterritoriale qui porte un tort sensible à la souveraineté de nombreux autres États. Se valant de cette politique, l’administration étasunienne continue d’infliger des sanctions à des sociétés nationales et européennes qui font des transactions avec notre pays.

 

La politique du blocus reste intacte. L’arrivée d’un nouveau président à la Maison Blanche n’a signifié aucun changement dans son application, malgré le fait que 76 pour cent des Américains s’oppose à cette pratique moralement insoutenable.

 

         Il n’existe aucun autre système de sanctions unilatérales similaire maintenu depuis si longtemps contre aucun autre pays du monde. Le gouvernement et le peuple cubains exigeons donc aux États-Unis la levée immédiate du blocus et nous comptons, une fois de plus, sur le soutien de la communauté internationale.

 

 

Bien cordialement,

 

 

Monsieur Orlando REQUEIJO GUAL

Ambassadeur de Cuba en France

 

 

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 23:17
Le blocus étasunien empêche l’Orchestre Philharmonique de New York de se présenter à Cuba

La Havane, 2 octobre, (RHC)- L’Orchestre Philharmonique de New York ne pourra pas donner à Cuba les concerts prévus les 31 octobre et le 1er novembre prochains à cause du refus du Département d’État des Etats-Unis d’accorder à ses parraineurs l’autorisation de voyager à Cuba.

Dans des déclarations au quotidien « The New York Times », le Président de l’Orchestre Philharmonique, Zarin Mejta a expliqué que sans la présence à La Havane de ses sponsors, l’orchestre ne peut pas se permettre les frais élevés de voyage des musiciens.

Des médias qui se font l’écho de la décision arbitraire du gouvernement étasunien indiquent que la délégation new-yorkaise qui devait venir à Cuba était formée de 150 autres personnes, dont des membres du Conseil de Direction et d’autres parraineurs.

Dans un communiqué rendu public jeudi sur le site ww.cubadebate.cu le Directeur de l’Orchestre Philharmonique de New York , Allan Gilbert et d’autres membres de la direction de l’orchestre déplorent la suspension des concerts et remercient le gouvernement et le peuple cubains de leur invitation.

Il s’agit d’une des nombreuses restrictions de voyages à Cuba imposées par Washington en vertu du blocus économique, commercial et financier qu’ils font subir à notre pays depuis près de 50 ans déjà.

 

 

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 21:28
Le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez Parrilia a appelé lundi l'administration américaine à prendre des mesures concrètes pour améliorer les relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Dans son discours prononcé au cours du débat général de l'Assemblée générale de l'ONU, M. Rodrigueuz a dit que la communauté internationale avait réagi avec "optimisme profond" au changement de gouvernement à Washington".

"Le discours conciliant de la Maison Blanche a soulevé de grands espoirs et ses déclarations répétées sur le changement, le dialogue et la coopération ont été biens accueilies", a noté le chef de la diplomatie cubaine.

"Malheureusement, avec le passe du temps, ces déclarations ne semblent pas être traduites en faits concrèts. Elles ne coïncident pas avec la réalité", a affirmé le ministre cubain, faisant référence au nouveau président américain Barack Obama. Il a salué la décision du nouveau gouvernement américain de supprimer certaines restrictions de voyage et d'autoriser plus de services cellulaires et satellitaires à Cuba, notant cependant que ces mesures sont limitées et insuffisantes".

"L'essentiel est que le blocus économique, commerical et financier reste intacte", a-t-il dit.

Pour avoir un vrai désir de changement, le gouvernement américain pourrait autoriser l'exportation de biens et services cubains vers les Etats-Unis", a-t-il indiqué.

Le ministre cubain des Affaires étrangères a appelé par ailleurs à un "nouvel ordre économique mondial fondé sur la solidarité, la justice et le développement équilibré et durable" et à une réforme de l'architecture financière internationale.
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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 21:27



Poursuivant sa visite officielle à Cuba, le 29 septembre à La Havane (heure locale), le président vietnamien Nguyên Minh Triêt a eu un entretien avec le leader cubain Fidel Castro.


M. Triêt lui a d'abord transmis les salutations du secrétaire général Nông Duc Manh et des dirigeants du Parti et de l'État vietnamiens. Il a réaffirmé l'amitié, le soutien de tout cœur et la solidarité immuable du Parti, de l'État et du peuple vietnamiens envers Cuba.

Il a exprimé sa confiance que, sous la direction du Parti communiste cubain, de Fidel Castro, ainsi que du président du Conseil d'État et du Conseil des ministres de Cuba, Raul Castro, le peuple cubain surmonterait les épreuves pour que l'œuvre d'indépendance nationale et d'édification du socialisme obtienne de "nouveaux succès". Le chef de l'État vietnamien a témoigné sa "reconnaissance profonde" envers le peuple cubain et Fidel Castro pour leurs soutiens apportés au peuple vietnamien, autrefois et dans la période actuelle.

Fidel Castro a pour sa part prié son interlocuteur de transmettre ses salutations aux dirigeants du Parti et de l'État vietnamiens, ainsi qu'au général Vo Nguyên Giáp. Il s'est félicité des acquis socioéconomiques du Vietnam et a remercié le peuple vietnamien pour son soutien, sa solidarité et sa coopération avec le peuple cubain.

Lors de leur rencontre, Nguyên Minh Triêt et Fidel Castro ont discuté de questions mondiales notamment la crise économique et le changement climatique, soulignant que les pays en développement avaient besoin de "renforcer la solidarité et la coopération" et de "jouer un rôle plus important" dans le règlement des problèmes mondiaux.

À cette occasion, le président Nguyên Minh Triêt a offert à Fidel Castro la traduction en vietnamien du livre Cent heures avec Fidel du journaliste hispano-français Ignacio Ramonet, publié en août 2009 par les Éditions politiques nationales.

Auparavant, le chef de l'État vietnamien avait reçu le président de l'Assemblée nationale du pouvoir populaire de Cuba, Ricardo Alarcón de Quesada, qui avait souligné l'unité idéologique entre les 2 pays : "Cuba et le Vietnam symbolisent l'espoir des révolutionnaires dans le monde".

Forum d'entreprises Vietnam-Cuba

Le même jour à La Havane, le président Nguyên Minh Triêt a participé au Forum d'entreprises Vietnam-Cuba qui a réuni de nombreux hommes d'affaires des 2 pays.

"Le Vietnam établit des relations avec de nombreux pays dans le monde, mais celles avec Cuba sont particulières, marquées par une fidélité à toute épreuve", a déclaré M. Triêt. Et d'insister sur leurs similitudes : pays socialistes, dirigés par un Parti communiste, en voie de développement, unis pour surmonter les difficultés avec une volonté populaire indomptable. Malgré la distance géographique, "les 2 pays sont toujours côte à côte. Vietnam et Cuba doivent promouvoir une coopération économique efficace, tout en maintenant et développant l'amitié spéciale entre leurs peuples", a-t-il appelé.

Le président Nguyên Minh Triêt a relevé les atouts cubains dans la santé, l'éducation, le sport et, en particulier, les biotechnologies. Côté vietnamien, il a souligné la production agricole et industrielle, l'aquaculture, les services. Le dirigeant vietnamien a appelé les entreprises des 2 pays à "intensifier leur partenariat" pour exploiter ces atouts.

Lors du forum, M. Triêt et les officiels de haut rang des 2 pays ont assisté à la signature du Programme d'action 2009-2010 du Comité mixte d'entreprises Vietnam-Cuba, des Accords gouvernementaux de coopération dans l'agroalimentaire, les communications et transports.

À l'issue de la réunion, Nguyên Minh Triêt et le vice-président du Conseil des ministres de Cuba, Ricardo Cabrisas, ont assisté à une cérémonie de remise de 3.000 tonnes de riz, don du peuple vietnamien pour le peuple cubain.

Le président vietnamien est ensuite allé visiter des zones de production agricole dans le district de Guines, province de La Havane, puis la Compagnie pétro-gazière PVEP.

Le président Nguyên Minh Triêt a quitté La Havane le soir du 29 septembre pour effectuer une visite officielle au Chili.

Hông Nga/CVN
(30/09/2009)
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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 21:13

De THE ASSOCIATED PRESS (CP)

NEW YORK — Un haut responsable diplomatique américain a eu des entretiens de haut niveau à Cuba mardi avec le gouvernement castriste, ont indiqué à l'Associated Press des membres du Département d'Etat, laissant espérer un dégel.

Ces discussions sont les premières depuis 2002 à ce niveau, mais la confiance parait se construire entre les anciens ennemis de la Guerre froide.

Bisa Williams, secrétaire adjointe au affaires de l'hémisphère occidental a rencontré le vice ministre des affaires étrangères cubain, Dagoberto Rodriguez, visité une zone frappée par les typhons dans la région de Pinar del Rio, et visité une ferme d'Etat au cours d'un voyage de six jours dans l'île.

La rencontre fait suite à la négociation du 17 septembre sur un rétablissement du courrier direct entre les deux pays. Les lettres ne passaient plus depuis 1963.

L'arrivée aux affaires de Barack Obama a considérablement amélioré le climat entre les deux pays.
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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 23:06


La révolution cubaine a-elle encore une force propulsive après cinquante ans de bras de fer avec « l’Empire » ? Aucun pays au monde n’a fait face, comme Cuba, à cinquante ans d’agressions impérialistes ; une résistance au prix de trois mille quatre cent soixante-dix-huit morts, de pénuries, de multiples souffrances… et avec beaucoup de dignité. Incontestablement, même si la « génération historique » occupe encore l’essentiel des postes clés, un cycle historique prend fin, au milieu de fortes tensions et incertitudes. Depuis fin juillet 2006, Fidel Castro (quatre-vingt-trois ans) a cédé ses responsabilités d’État et gouvernementales, pour des raisons de santé. Est-il pour autant hors jeu ? Est-ce l’heure de la relève générationnelle ? Il reste encore premier secrétaire du Parti communiste de Cuba jusqu’au congrès initialement prévu pour la fin 2009 (reporté depuis). Fidel est aujourd’hui devenu le « compañero Fidel », simple « soldat des idées », qui s’exprime régulièrement dans le quotidien Granma. Même s’il ne joue plus le même rôle, sa stature est incontournable.

Raul Castro (soixante-dix-huit ans), investi chef d’État et de gouvernement en février 2008 par l’Assemblée nationale, a fait voter par le conclave le droit de consulter son frère sur les « questions stratégiques ». Raul Castro a pris en main une succession lourde et quasi impossible : il doit gouverner en préservant l’héritage tout en développant les réformes et un style propre. Il n’a pas le même charisme que son aîné ; est-il d’ailleurs souhaitable qu’il ait la même façon de fonctionner ? Il ne le peut ni ne le veut. Numéro deux depuis le début de l’épopée, il a annoncé sa volonté de gouverner collectivement. Raul Castro assume une relève parsemée d’écueils, d’attentes sociales et démocratiques à satisfaire, d’espoirs de renouvellement. A-t-il les coudées franches ? Les médias occidentaux, haineux et mensongers, lorsqu’il s’agit des processus émancipateurs, brodent sur le thème d’un Raul « sous tutelle » qui voudrait des changements… que bloquerait le grand frère. Incontestablement, Raul est politiquement aux manettes sans l’être totalement moralement. La monumentale figure historique de Fidel compte et comptera encore longtemps. Contraint de prendre les rênes en 2007, il avait annoncé des « réformes de concept » et des « changements structurels ». Cet aveu de la nécessité d’un nouveau cap fut accompagné d’un grand débat national et les réformes commencèrent à être mises en place :

 décollectivisation (non capitaliste) de l’agriculture par la distribution de terres en usufruit aux paysans et aux coopératives. 50 % des terres de l’État étaient non cultivées. 690 000 hectares de « terres oisives » (soit 39 % du total) ont été à ce jour distribuées. Un tiers commence à être cultivé ;
 nouvelle politique salariale moins égalitaire et déplafonnement des salaires pour inciter à travailler plus (et, par conséquent, gagner davantage). Dans une société qui avait atteint un haut niveau d’égalitarisme social, érodé par les mesures marchandes des années 1990, cela peut contribuer à augmenter la faible productivité, mais peut dans le même temps aggraver les inégalités ;
 Raul Castro a libéralisé l’accès aux hôtels de tourisme, aux « magasins en devises », aux nouvelles technologies, ouvert la possibilité de vendre son appartement, sa voiture, etc. Mais, très vite, le nouveau chef d’État s’est heurté à une dégradation massive de la situation :
 en 2008, trois ouragans dévastent l’île, causant plus de 10 milliards de dollars de dégâts (20 % du PIB) ;
 la crise financière mondiale ;
 la flambée du prix des matières premières agricoles, des produits agroalimentaires et énergétiques. Cuba doit paradoxalement importer 80 % des denrées alimentaires qu’elle consomme ;
 baisse de la croissance (de 6 % à moins de 2 %) ;
 maintien de la dualité monétaire (monnaie forte : le CUC, puis le peso cubain). La crise continue à entamer l’homogénéité et l’égalité sociale. Le gouvernement tente de préserver le socle historique des acquis sociaux, en matière notamment d’éducation et de santé, mais il entend remettre en question les « gratuités excessives ». Les autorités mettent l’accent sur la nécessité absolue d’améliorer les rendements peu élevés de l’économie et de favoriser la stimulation des travailleurs, sans ouvrir trop grande la porte au secteur privé, et sans pervertir le système politique. Le 26 juillet 2009, à Holguin, Raul Castro a dressé un constat de crise. « La terre est là (…) nous verrons si nous sommes capables de la travailler. » Cela devient une « priorité stratégique ». Mais comment motiver les paysans, les salariés, changer le travail, dans un système très (trop ?) protecteur socialement, où par la débrouille on vit souvent mieux qu’en travaillant huit heures par jour ? Les jeunes générations s’impatientent ; assez dépolitisées, elles n’ont pas les mêmes repères que leurs aînés. D’un haut niveau de formation, elles ne trouvent pas toujours un avenir professionnel correspondant à leurs compétences. Elles jugent le système trop étatique, trop centralisé, trop bureaucratisé. Derrière un certain unanimisme de façade, de vifs débats ont lieu au sein du monde culturel, dans les organisations du PCC et de la UJC (Jeunesse communiste). Des discussions inédites, mais qui transparaissent peu dans les grands médias. Ces générations veulent un socialisme plus participatif ; ne pas les entendre pourrait menacer l’essentiel. Le quotidien de la UJC (Juventud Rebelde) du 30 août 2009 prône la transparence contre « l’obsession maladive de la censure ». « Notre socialisme, écrit-il, a besoin d’être observé systématiquement, loin des images d’Épinal, ou de la fausse prétention d’être le meilleur système au monde (…) Cet aveuglement encourage les opportunistes et les paresseux, qu’ils aient un poste de responsabilité ou non, et risque d’alimenter le sentiment que tout va bien. » Le 16 mai 2009, Mariela Castro, fille de Raul, prenait la tête de la première parade contre l’homophobie à Cuba. Mariela prône une « démocratie socialiste participative » par « la création de mécanismes dans la pratique sociale (…). C’est ce qui permettra de sauver le socialisme en tant qu’option historique, et c’est l’unique manière pour que la jeunesse sente qu’elle fait partie de ce projet ». La fille du chef de l’État insiste sur la nécessité de « perfectionner les mécanismes de démocratie socialiste » et plaide pour un « socialisme plus soutenable, plus inclusif et plus dialectique ». Passer le relais ?

La relève générationnelle ne saurait tarder - mais avec qui et sur quel projet ? - lorsque l’avenir est plutôt incertain malgré la réinsertion de l’île dans le concert des nations latino-américaines et son inclusion dans l’Alba. Le 29 juillet, le plénum du comité central du PCC a reporté sine die le congrès annoncé pour la fin de l’année (qui aurait été le premier congrès depuis 1997). Selon les dirigeants, le congrès « nécessite davantage de préparation pour déterminer ce qu’il faut perfectionner, voire éliminer ». Raul Castro a insisté sur la nécessité de prendre des « mesures difficiles et peu agréables » face aux conséquences de la crise mondiale et de « nos propres insuffisances ». Et d’ajouter : « Le plus probable, selon les lois biologiques, c’est que ce soit le dernier congrès mené par la direction historique de la révolution. » La situation économique, qui contraint au pilotage à court terme, et la « panne de relève » justifient sans doute le report du congrès. Les deux principaux candidats à la relève Carlos Lage (cinquante-sept ans), ex-vice-président du Conseil d’État, et Felipe Perez Roque (quarante-quatre ans), ex-ministre des Affaires étrangères, ont récemment été limogés lors de l’affaire de « l’espionnage espagnol ». Ces deux hommes, proches collaborateurs de Fidel, appréciés à Cuba et à l’étranger, sont tombés à la suite d’enregistrements de leurs conversations avec un ami, l’industriel Conrado Hernandez, représentant à Cuba de la Société pour la promotion et la reconversion industrielle du gouvernement basque. L’industriel, instrumentalisé par les services d’espionnage espagnols (CNI), prétendait rassurer Madrid quant à la « transition cubaine ». Il a été arrêté en possession d’enregistrements où les deux dirigeants plaisantaient, notamment sur la vieille garde historique. Accusés de « déloyauté », « abus de pouvoir » et « révélations d’informations confidentielles », Carlos Lage et Felipe Perez Roque furent rapidement démis. Un jour après leur destitution, Fidel Castro fit état dans Granma de leur « comportement indigne », induit selon lui par « le miel du pouvoir et les ambitions ». Fidel leur reproche en outre de s’être laissé instrumentaliser par l’étranger. Les principaux responsables de l’économie furent également remerciés. Ce séisme politique a été accompagné de peu d’explications publiques, et il est difficile de le décoder vraiment. Il ne faut attendre pour l’heure ni de changements « à la chinoise » ou « à la vietnamienne », ni de perestroïka, ni de bouleversements politiques, mais plutôt des changements graduels. L’élection d’Obama semblait avoir ouvert une nouvelle ère ; il avait annoncé une « nouvelle approche envers Cuba ». Pour la première fois, un rapport officiel, daté du 23 février dernier, avait conclu à l’inefficacité de l’embargo contre Cuba. Obama avait promis d’assouplir les sanctions et l’embargo commercial décrété le 19 octobre 1960. Si le ton a changé, la nouvelle administration n’a pour l’instant pas fait de vrai geste envers Cuba. Au 4e Sommet des Amériques (Trinité-et-Tobago, avril 2009), Obama n’a pas vraiment répondu aux pays latino-américains qui condamnent l’ostracisme politique envers Cuba. Si la « politique cubaine des États-Unis a échoué », pourquoi maintenir un blocus anachronique et cruel, que, le 11 septembre, le président américain a prolongé d’un an ? Pourquoi continuer à inclure Cuba dans la « liste des pays promoteurs du terrorisme » ? Pourquoi refuser de libérer les cinq Cubains arrêtés le 12 septembre 1998 pour infiltration dans des groupes terroristes anticubains ? Pourquoi exiger de Cuba des « contreparties » alors que le blocus est unilatéral ? Raul Castro s’est déclaré prêt à discuter de tout sur une base d’égalité et de non-ingérence. Le temps presse pour une normalisation. Cuba continue à marquer des points en Amérique latine : le 3 juin 2009, réunie au Honduras, l’Organisation des États américains (OEA) a annulé, à l’unanimité de ses 34 membres, la résolution de 1962 excluant Cuba de l’OEA. Un « succès historique » pour l’île… et ce malgré l’opposition de Washington. .

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 08:09


Nations Unies, 28 septembre, (PL-RHC)- Cuba a réaffirmé aux Nations Unies que le blocus étasunien reste intact et constitue un acte d’agression unilatérale auquel on doit mettre fin de façon unilatérale aussi.

Prenant la parole à la 64e session de l’Assemblée Générale de l’ONU, le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez a indiqué que le gouvernement des Etats-Unis ignore toujours la clameur de la majorité écrasante de la communauté internationale qui demande la fin du siège contre Cuba.

Il a ajouté :

« Dans le cas de Cuba, elle a enduré l’agression des Etats-Unis pendant un demi-siècle, le nouveau gouvernement a annoncé au mois d’avril dernier des mesures visant à supprimer certaines des actions les plus brutales du gouvernement de George W. Bush qui interdisaient les liens des Cubains résidant aux Etats-Unis avec leurs familles à Cuba, notamment, la possibilité de leur rendre visite et de leur faire parvenir des transferts financiers sans restrictions. Ces mesures constituent un pas positif mais extrêmement limité et insuffisant.

L’annonce a inclus l’autorisation pour que des sociétés américaines réalisent certaines opérations de télécommunications avec Cuba, cependant d’autres restrictions qui empêchent sa mise en œuvre n’ont pas été modifiées. Il n’y a pas non plus de signes indiquant que le gouvernement nord-américain s’apprête à mettre fin à la pratique immorale, répandue ces derniers jours, de dérober de fonds cubains gelés dans des banques nord-américaines ainsi que d’autres biens sous la protection d’ordres de juges vénaux qui violent leurs propres lois.

L’essentiel est que le blocus économique, commercial et financier contre Cuba demeure intact.

Le président des Etats-Unis, malgré l’existence de lois comme la Helms-Burton, possède des facultés exécutives étendues, telles que les licences, pouvant par leur biais modifier l’application du blocus.

S’il existait une véritable volonté de changement, le gouvernement nord-américain pourrait autoriser l’exportation de biens et de services cubains aux Etats-Unis et des Etats-Unis à Cuba.

Il pourrait permettre à Cuba d’acquérir partout dans le monde des produits contenant plus de 10% de composantes ou de technologie des Etats-Unis, indépendamment de leur marque ou de leur origine.

Le Département du Trésor pourrait s’abstenir de traquer, geler et confisquer les transferts, en dollars étasuniens et en autres monnaies, de pays tiers, adressés à des organismes et des citoyens cubains.

Washington pourrait suspendre l’interdiction à des navires de pays tiers d’accoster à des ports des Etats-Unis jusqu’à 180 jours après être passé par un port cubain.

Il pourrait également suspendre la traque de la part du Département du Trésor des sociétés et des institutions financières qui font du commerce et opèrent avec Cuba.

Le Président Obama pourrait permettre aux citoyens américains, grâce à de licences, de se rendre à Cuba, le seul pays au monde qui leur est interdit de visiter.

Le rapport du Secrétaire général des Nations Unies adressé à cette Assemblée contient suffisamment d’exemples. En 2009, de nombreuses actions visant à frapper d’amendes, confisquer et entraver des transactions cubaines et des pays tiers vers Cuba ont été enregistrées.

Selon des informations du Département du Trésor, dès janvier de cette année, quasi la moitié de l’argent recouvré par le Bureau de contrôle des Actifs étrangers (OFAC), venait des sanctions imposées à des sociétés américaines et étrangères à cause de prétendues violations du blocus économique contre Cuba.

Le fait certain et incontestable est que le nouveau gouvernement des Etats-Unis continu de faire la sourde oreille à la réclamation accablante de la communauté internationale, exprimée année après année dans cette Assemblée générale demandant de mettre fin au blocus contre Cuba.

Voilà deux semaines, le président Obama a notifié les Secrétaires d’État et du Trésor, à l’encontre de ce qui est reflété par tous les sondages des Nord-américains, qu’ « il est de l’intérêt national » de maintenir les sanctions économiques contre Cuba conformément à la Loi de Commerce avec l’ennemi, adoptée en 1917 pour faire face à des situations de guerre et qui n’est appliquée qu’à Cuba.

Le blocus des Etats-Unis contre Cuba constitue un acte d’agression unilatérale qui doit prendre fin de façon unilatérale.

Depuis de nombreuses années, Cuba a exprimé sa disposition à normaliser les relations avec les Etats-Unis.

Le premier août dernier, le Président Raúl Castro a réitéré publiquement la disposition de Cuba d’entamer avec les Etats-Unis un dialogue respectueux, entre égaux, sans la moindre offense à notre indépendance, à notre souveraineté et à notre autodétermination. Il a souligné que nous devons respecter mutuellement nos différences et que nous ne reconnaissons pas au gouvernement de ce pays, ni à aucun autre ni à aucun groupe d’État, la moindre juridiction sur nos affaires souveraines.

Le gouvernement de Cuba a proposé au gouvernement des Etats-Unis comme thèmes essentiels qu’il considère nécessaire d’aborder lors d’un éventuel processus de dialogue visant à améliorer les relations, la levée du blocus économique, commercial et financier ; l’exclusion de Cuba de la fausse liste de pays terroristes ; l’abrogation de la Loi d’Ajustement pour les Cubains et la politique « pieds secs/pieds mouillés » ; le dédommagement pour les dommages économiques et humains, la rétrocession du territoire occupé par la Base navale de Guantánamo ; la fin des agressions par des émissions de radio et de télévision depuis les Etats-Unis contre Cuba et l’arrêt du financement de la subversion intérieure.

La libération des Cinq antiterroristes cubains qui endurent, depuis onze ans, un injuste emprisonnement aux Etats-Unis, constitue un thème essentiel de cet agenda. Le Président Obama a les prérogatives constitutionnelles pour les mettre en liberté, comme un acte de justice et d’engagement de son gouvernement contre le terrorisme.

Nous avons proposé aux Etats-Unis, en plus d’entamer des conversations pour établir de la coopération en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants et de personnes, le terrorisme, la protection environnementale et pour faire face aux désastres naturels.

Dans cet esprit, le gouvernement cubain a eu avec celui des Etats-Unis des conversations sur le thème migratoire et sur le rétablissement du service de courrier postal direct. Ces conversations ont été respectueuses et utiles ».

Notre ministre des Affaires étrangères a également indiqué :

« Le notre est un pays stable, avec un peuple uni, cultivé et sain qui a largement démontré être capable de faire face, même soumis à un blocus, aux conséquences de la crise économique mondiale et aux effets du changement climatique, que pendant la dernière année ont coûté à l’économie nationale 20% de son Produit intérieur brut.

Cuba a les conditions pour affronter ses propres problèmes et les régler. Nous le faisons dans une société juste et équitable, qui repose sur ses propres efforts et qui a pu avancer et orienter son développement dans les conditions les plus adverses.

Nous sommes prêts à continuer de relever ces défis de façon impartiale et patiente, confiants sur le fait qu’aucun citoyen n’a été ni sera abandonné et avec la certitude que nous défendons une cause d’indépendance nationale et un projet socialiste qui a l’appui des Cubains.

Ceux qui essayent de mettre fin à la Révolution cubaine et de faire fléchir la volonté du peuple cubain sont victimes de mirages. Le patriotisme, la justice sociale et la décision de défendre l’indépendance font partie de notre identité nationale ».

Sources: RHC, AIN, GRANMA, TRABAJADORES, JUVENTUD REBELDE, PL, REUTER, EFE, IPS, ANSA, AFP, XINHUA, TASS, DPA, AP.
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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 21:58
Cubadebate
Le lac Hanabanilla est unique, entouré de montagnes du pays, un endroit idéal pour les amoureux de la nature, il est sur la municipalité de Manicaragua, la province de Villa Clara. Les photographies ont été prises ce lundi 28 septembre de 2009.
Le Hanabanilla dispose d'un miroir d'eau de 14,9 kilomètres carrés, de 30 à 40 mètres de profondeur en moyenne, d'une altitude de 364 mètres et des fonctionnalités de magasinage autour des 300 millions de mètres cube.
Dans une langue aborigène son nom est interprété comme “un petit panier d'or”, fidèle reflet de la richesse naturelle de la région. Il occupe le lieu autrefois connu comme Vallée de la Siguanea, où se sont établi durant des siècles des émigrants galiciens qui se sont essentiellement consacrés à la culture du café.
Fotos de Arelys María Echevarría Rodríguez







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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 11:30


Lire le rapport complet qui sera présenté aujourd'hui devant l'assemblée générale des Nations Unies :


1) Rapport de Cuba sur la Résolution 63/7 de l’Assemblée Générale des Nations Unies .
2) "Les objectifs prioritaires du blocus étant d’amener le peuple cubain à la reddition par la faim et les maladies, les domaines de la santé publique et de l’alimentation sont les premiers vis
3)" Le blocus n’est pas seulement illégal : il est moralement insoutenable. "Rapport de Cuba sur la Résolution 63/7 de l’Assemblée Générale des Nations Unies 

Nations-Unies, 26 septembre, (RHC)--. Cuba a déclaré à l’ONU que le blocus dont elle fait l’objet depuis presque 50 ans déjà de la part des Etats-Unis reste intact.

Au cours d’une intervention devant la 33e réunion ministérielle du Groupe des 77, Bruno Rodriguez, ministre cubain des Affaires étrangères, a indiqué que les mesures annoncées à grand tapage par l’administration étasunienne en ce qui concerne la levée de restrictions sur les voyages et les transferts d’argent à Cuba concernent essentiellement la communauté cubaine aux Etats-Unis et leurs proches à Cuba.

Dans ce contexte, le ministre cubain des Affaires étrangères a annoncé que Cuba présentera de nouveau cette année à l’Assemblée générale l’ONU un projet de résolution se prononçant pour la levée du blocus économique, commercial et financier décrété officiellement par Washington en février 1962.

Sur ce point, il a remercié l’appui du G-77 à ce texte et il a fait des vœux pour que ce groupe, formé en réalité de 130 pays à l’heure actuelle, maintienne ce vote massif contre le blocus de Cuba.

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 23:49
Agence QMI 
Jacques Lanctôt
25/09/2009
 
 
 
 
 
 
 

Cela a commencé par une rumeur. On avait aperçu le fameux chanteur colombien, la star internationale Juanes, 37 ans et adulé par les femmes hispanophones de toutes les générations, se promenant dans la Vieille Havane, en compagnie d’une ou deux personnes, des Cubains visiblement.

Des fans lui ont même demandé des autographes, à la grande surprise du chanteur qui mettait les pieds à Cuba pour la première fois et qui ne pensait pas être connu dans cette île communiste, sur laquelle on casse tant de sucre et contre qui la plus grande puissance militaire de la planète, les États-Unis, a déclaré une guerre économique et financière depuis 50 ans, un véritable record guinness mais également une honteuse tentative de génocide.

Que venait-il faire à La Havane? Du tourisme, lui qui habite l’opulente Miami, cette métropole de l’anti-castrisme et repère de nombreux terroristes cubains exilés depuis le début de la Révolution? Savait-il que la rumeur de sa présence dans ce pays rebelle, véritable nombril du monde, allait se répandre comme une traînée de poudre et susciter une montée effarante de haine et de menaces? Sans doute pas, pour l’instant du moins...

Puis tout est rentré dans l’ordre et on a oublié l’événement. Mais la rumeur s’est faite persistante. Juanes était venu à La Havane pour rencontrer quelques chanteurs cubains qu’il aime tout particulièrement, dont Silvio Rodriguez, le Michel Rivard ou le Paul Piché ou le Richard Desjardins cubain, grand défenseur de la Révolution mais aussi grand critique d’une certaine bureaucratie, lui qui a été à l’origine, avec quelques autres, de la «cancion protesta» dans les années soixante. Mais pour quoi faire?

Puis la nouvelle est sortie comme une bombe: après un premier concert donné à la frontière entre la Colombie et le Venezuela, Juanes allait organiser un deuxième concert «Paix sans frontières», cette fois, en plein cœur des Caraïbes, à Cuba qui coule toujours en flammes comme dans le très beau roman d’Hubert Aquin.

Aussitôt, la Miami des mafieux anti-castristes a déchiré sa chemise, a lancé des appels à l’autodafé et à la vengeance et des menaces de mort ont été proférées contre le chanteur de la paix. Tandis que La Havane se faisait encore plus belle et invitante pour recevoir la grande visite, des chanteurs provenant de plusieurs pays hispanophones et même d’Italie, quelque 200 journalistes étrangers qui couvriraient l’événement, des techniciens, en son, en image, en installations vidéo et Internet, dont certains des États-Unis. Un événement qu’on disait déjà, en importance, supérieur à la messe célébrée par le Pape Jean-Paul II sur cette même Place de la Révolution, un 25 janvier 1998, et qui serait transmis gratuitement in vivo par satellite à travers le monde.

Dimanche dernier, sous un soleil ardant de 35 degrés, plus d’un million de personnes, arborant un vêtement en blanc (chemise, t-shirt, pantalon, casquette ou foulard) comme on l’avait demandé, se sont donné rendez-vous sur la Place de la Révolution, à La Havane. Quelque chose d’incroyable et de spectaculaire comme je ne l’avais jamais vu. Et le délire a eu lieu: une explosion de joie, d’espérance et de larmes. Aucun discours, aucune déclaration politique. Seulement un cri d’amour, seulement la présence sur cette scène hors de l’ordinaire d’artistes venus de divers horizons, ne touchant aucun cachet, certains défrayant même une partie de leurs dépenses, pour affirmer que Cuba n’est pas seule, qu’elle a le droit de vivre en paix, à 90 milles des côtes américaines.

À quand la venue de Céline Dion, qui est suffisamment connue à Cuba, pour ses chansons en anglais et en français? Après tout, n’a-t-elle pas chanté, en février 2008, devant Nelson Mandela , jadis considéré comme un terroriste par les États-Unis, l’ex-président d’Afrique du Sud que les Cubains ont aidé à libérer? Je suis prêt à lui servir d’interprète.

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