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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 19:08
Reina María Rodríguez, poète et romancière cubaine. Parmi ses dernières œuvres, La photo de la serre (Prix de la Maison des Amériques 1998) et Je te nourrirai comme un oiseau (La Havane, Letras Cubanas, 2000).

A l’extrémité ouest de l’île, la vallée de Viñales, inscrite au Patrimoine de l’humanité, offre un paysage magique de collines et de grottes. C’est là surtout que poussent les meilleures feuilles de havane.

Sur le flanc ouest de la Cordillère de Guaniguanico, sous la Sierra de los Órganos (la Sierra des Orgues), apparaît une région de montagnes en pierre calcaire appelées mogotes – aux sommets arrondis, aux versants quasi verticaux – surgies de la mer voici plus de deux millions d’années et façonnée pendant le Jurassique. Enfanté dans des conditions difficiles, son relief porte la trace des élévations, dénivellations, abîmes et autres frictions liés à l’érosion. C’est sur ces terres que poussent les franges rouges, étranges, des plants de tabac. Presque brûlés par le sel, ils reverdissent sous l’action d’un soleil permanent.
J’ai toujours rêvé de la vallée de Viñales, sans toutefois oser m’y rendre. Sur les images de mes livres de classe, si bigarrées, je touchais du doigt la feuille de tabac, je voyais la chenille qui, disait-on, s’y développait, vampirisant lentement et avidement son arôme. Moi qui suis avant tout une enfant de l’asphalte et de la ville, je me souviens, comme si elle eût été réelle, de la sensation qu’un tel frôlement produisait sur ma main. Cette feuille, vert brillant comme l’adolescence, vire au brun foncé, et, une fois sèche, est prisée, chiquée, fumée comme le temps, jusqu’à n’être plus que fumée, signe de la vieillesse.
Vers 1800, des producteurs de tabac, venus pour la plupart des Iles Canaries, développèrent la culture de la plante dans toute la région qu’on appelle communément Vuelta abajo (Tournée vers le bas). Deux siècles plus tard, cette culture demeure la raison d’être de la Vallée de Viñales, qui produit 661 000 quintaux de feuilles par an. Seules les meilleures sont acheminées à La Havane, où des centaines de cigariers et de bagueurs les transforment en cigares. Le pays en produit soixante-cinq millions qui, rangés dans des boîtes en cèdre, sont exportés dans le monde entier.
Le tabac est une plante qui demande un travail de patience. Certains disent même qu’elle pousse mieux si on lui parle. Du moment précis (entre octobre et décembre) où elle est plantée et récoltée, dépendra sa conservation ou sa perte, car elle sera devenue aigre ou acide.
La Vallée de Viñales dans la province de Pinar del Rio est, comme le tabac, réservée, parcimonieuse, tranquille et renfermée. Ceux qui ne l’ont jamais visitée doivent savoir que ce lieu recèle des espèces animales et végétales uniques et quasiment en voie d’extinction, comme le palmier de corcho (palmier-liège, Restonea regia), l’agave, le macusey femelle, le chêne-caïman ou le dragonnier. Ignorant l’arrivée de la civilisation et toute autre musique que leurs chants, les oiseaux présentent aussi une extraordinaire diversité et portent des noms sonores comme tomeguines des pins (Euethia lépida), sinsontes (Mimus polyglottus), toties (Angelaius humeralis)…

En ballade avec les poissons albinos
Ici, les Indiens Guanajatabeyes s’étaient aménagés des abris primitifs à l’intérieur de cavernes creusées dans le mogote, où l’on a retrouvé des objets de leur culture nomade et des restes fossilisés de mammifères du pliocène, inscrustés dans la pierre. Dans la profondeur des grottes nagent des poissons albinos et volent des chauves-souris-papillons. Certaines, comme la Cueva del Indio (Grotte de l’Indien), redécouverte en 1920, recèlent quatre kilomètres de canaux souterrains qui se visitent à bord de petits canots, pour peu qu’on ait le courage d’écouter les sombres légendes que les guajiros (fermiers blancs de Cuba) aiment raconter à leur sujet.
Lors de leur lente pénétration dans la roche calcaire, où elles se mêlent à l’argile des mogotes, les eaux des rivières dissolvent quantité de sels minéraux et de terre cuivrée qui déposent, sur le plafond et les parois des grottes, ces teintes ocre ou vert laiteux, qui rendent ces lieux encore plus mystérieux.
Nous sommes à 150 kilomètres à l’ouest de La Havane, mais à des millions d’années de sa fondation.

A Viñales, c’est la nature qui peint
Revenir à la Vallée de Viñales, c’est la redécouvrir. On sent planer au-dessus d’elle un silence, un calme, un mystère dissimulé dans le brouillard du matin. Dans tel village, on découvre une église du xixe siècle avec ses bancs de couleur sombre, tant de fois restaurés. Une odeur d’humidité se mêle à celle de la nourriture réchauffée. Les pluies abondantes de la saison humide ont délavé les façades, naguère brillantes, qui luisent comme des mosaïques ternies. Et la main du Cubain, qui ne peut s’empêcher de toucher, de tripoter chaque chose, les caressant au passage, a fini par user le bois des rampes sur les perrons. Comme dans tous les villages de mon pays, on trouve à Viñales une place centrale faisant valoir son ordre contre l’arbitraire.
A quatre kilomètres du village, le mogote Dos Hermanas (Les Deux Sœurs) exhibe, sur un de ses versants, la Fresque de la Préhistoire, une œuvre impressionnante de 120 mètres de haut sur 180 mètres de large, où le Cubain Leovigildo González, disciple du fresquiste mexicain Diego de Rivera, a peint les animaux et autres créatures qui vivaient dans cette région aux temps préhistoriques. Ceux qui n’auraient pas lu le poème de José Lezama Lima1 Sous l’arche de Viñales, qui n’auraient pas vu les tableaux du peintre cubain Domingo Ramos, ni contemplé la Fresque de la Préhistoire, doivent savoir que cette vallée qui semble surgie de l’océan dans la partie la plus occidentale de l’île, est un lieu d’art par excellence, où la Nature elle-même a composé son tableau, sans attendre l’arrivée du peintre.
Comment sortir du cœur de la vallée? Par les falaises et les fosses naturelles? En coupant à travers quelque mogote avec ses douces stalagmites? En suivant la longue barrière de palmas barrigonas (palmiers ventrus, Colpothricanax wrightii), avec leurs panaches de feu allumés par l’été? A travers le gazouillis des sources peuplées de poissons aveugles? En se laissant guider par les cris des organisateurs de combats de coqs dont la voix résonne encore du côté des anciens batey (propriété rurale)? Ou à travers la copie infidèle d’un tableau accroché au mur jaune d’un restaurant quelconque du Vedado2?
Par lequel de ces chemins s’en retourner?

La vallée de Viñales est inscrite sur la liste du Patrimoine mondial depuis novembre 1999. Les paysans y ont toujours recours aux techniques agricoles traditionnelles, en particulier pour la production du tabac. Les villages et les fermes ont su préserver une architecture traditionnelle. Une société pluriethnique s’y perpétue témoin du passé culturel des îles caraïbes et surtout de Cuba.

Source: rapport de la 23e session du Comité du patrimoine de l’UNESCO, qui s’est tenue au Maroc
du 29 novembre au 4 décembre 1999.


1. Poète cubain (1912-1976).
2. Quartier touristique de La Havane.
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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 18:14

Mercredi 30 septembre 2009

france 3 à 20h35

Des racines et des ailes
aura pour thème
"gardiens des trésors des Caraïbes".


De Cuba à l’archipel vénézuelien, les îles de la Caraïbe sont source d’une grande richesse et d’une remarquable diversité patrimoniale. L’une des premières villes à avoir été classée par l’Unesco fut d’ailleurs la Havane. C’était en 1982. A l’époque, le centre historique de la capitale cubaine, le plus grand et le plus riche d’Amérique latine, était à l’abandon. La plupart des 500 édifices historiques construits par les Espagnols entre le XVI° et le XIX° siècle tombaient en ruine. Le manque d'entretien de ces grands édificies, divisés à la révolution en logements communautaires, la surpopulation, les aléas climatiques, la banqueroute financière de l’état liée à la fin de l’aide soviétique avaient transformé ce joyau en un gigantesque cloaque de 214 hectares.


Aujourd’hui, la vieille Havane fait la fierté de ses habitants grâce à une énorme campagne de réhabilitation commencée en 1995. Plus de 800 palais, églises, couvents, immeubles ont été sauvés. Giordano Sanchez Nunez, un jeune architecte de 34 ans, restaure l’un des plus vieux couvents de la Havane. La réhabilitation de la ville, nous explique-t-il, a un double enjeu : «D'abord faire renaître le patrimoine bâti de la vieille ville, ensuite maintenir et revitaliser le centre urbain pour conserver un habitat populaire. Nous ne voulons pas faire du centre historique un décor de carton pâte, un Disneyland pour touristes». C'est là que réside sans doute l'originalité du processus de renouveau de La Havane. A tel point que l’Unesco en a fait un modèle de réhabilitation.


La renaissance de la ville est entre les mains des jeunes Cubains. Les nombreux chantiers leur ont permis de trouver du travail dans les métiers de la restauration. Mabys, 23 ans, est spécialisée dans la restauration des peintures anciennes. Une passionnée non seulement de vieilles pierres mais aussi de l’histoire de la Havane du XX° siècle, marquée par la présence américaine et l’avènement de la révolution.


Cuba compte 9 sites classées au patrimoine mondial parmi lesquels Trinidad, une des villes coloniales les mieux conservées d’Amérique latine ou encore Vinales et ses spectaculaires pitons de calcaire plantés au milieu de paysages marquées par la culture du tabac. Giordano Nunez, l’architecte de la Havane, nous fera découvrir ces deux lieux exceptionnels qui font de Cuba une des perles des Caraïbes.


A 2000 km de là, dans les Antilles françaises, un archéologue, expert auprès de l’Unesco, Benoît Bérard milite pour que l’héritage des Amérindiens soit protégé. « Savez vous que les mots ananas, hamac, canoë, barbecue, ouragan viennent de la langue amérindienne ? » aime-t-il à souligner. Le tabac, la coca à la base de l’anesthésie moderne, ont été légués par les Amérindiens aux Européens, tout comme le cacao, la tomate, le piment, etc. « Les Amérindiens ont été décimés après l’arrivée de Christophe Colomb. Leur culture a été méprisée, Aujourd’hui il est temps de les réhabiliter».


Benoît Bérard, marseillais d’origine, vit depuis 15 ans en Martinique. C’est l’un des membres de l’association Karisko dont l’objectif notamment est la redécouverte du monde amérindien. Son projet avec un groupe de jeunes Martiniquais à la recherche d’un premier emploi : fabriquer une pirogue de mer selon les techniques ancestrales amérindiennes, des techniques en voie de disparition. Ces pirogues dont certaines font 18 mètres de long ont permis aux Amérindiens venus du Venezuela en l’an 300 avant JC de s’implanter dans les petites Antilles. Ces kanawa sont la colonne vertébrale de l’antique civilisation antillaise. Elles transportèrent les hommes, les semences, les plantes cultivées. Aux cotés de Benoît, nous partirons sur la trace des Amérindiens. Un fabuleux voyage qui nous mènera en Dominique dans le territoire caraïbe où vivent les 3000 derniers Amérindiens des Antilles. Benoît nous fera aussi découvrir en Guadeloupe les mystérieuses roches gravées, un des rares témoignages du patrimoine artistique amérindien Leur signification reste inconnue… Tout ce que l’on sait, c’est qu’elles illustrent des mythes religieux et qu’elles représentent surtout des créatures imaginaires ayant des traits humains. L’Unesco devrait bientôt classé au patrimoine mondial ces roches exceptionnelles. Enfin, direction Saint Domingue. Benoît Bérard nous initiera aux peintures rupestres des indiens Tainos. Cette île des grandes Antilles possède plus d’un millier de grottes ornées.
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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 18:04

La Havane, 24 septembre (Caraïbecréole) La seconde édition en français de la revue touristique et culturelle Buen viaje a Cuba, Bon voyage à Cuba a été présentée à la Foire Top Resa, de la capitale française.

Cette publication élargit ainsi ses horizons après avoir conquis des marchés en espagnol et anglais. La première édition en français de cette revue a été lancée en mars dernier à Paris lors de la rencontre du MAP et de la caravane touristique cubaine en France.
Elle se fraie aussi un chemin sur le marché russe.
Mara Roque, l’éditrice en chef de cette publication a annoncé que cette revue paraîtra sous peu en russe, compte tenu de l’intérêt que la destination Cuba a éveillé dans ce pays et du fait que la Russie est l’invité d’honneur de la prochaine foire internationale du livre de La Havane.
Dans des déclarations à l’agence Prensa Latina, Mara Roque a précisé qu’elle venait justement de rentrer de Moscou où un accord a été signé en vue de l’édition en 2010, de deux numéros en russe de Bon voyage à Cuba.
L’éditrice de cette magazine a annoncé qu’elle brigue la région francophone du Canada.
Bon voyage à Cuba est née comme un supplément de la revue HiCuba d’une maison d’édition de Valence, en Espagne qui jouit d’un grand prestige international.
À l’occasion de son 5è anniversaire HiCuba a décidé de se consacrer uniquement à la nature, la flore, la faune et l’environnement de notre île. C’est alors que le supplément est né.
Nous cherchons un dessin attrayant et coloré, avec une variété de sujets pour des lectures courtes.
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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 17:59

MONTRÉAL, le 23 sept. /CNW Telbec/ -


BAILA EN CUBA (Danser à Cuba) est un événement annuel qui rassemble les gens autour d'une même passion : la musique et la danse cubaine. Du 22 au 27 novembre 2009 aura lieu la quatrième édition de cette rencontre mondiale des danseurs et écoles de danse de salsa, à La Havane, Cuba. Une occasion unique et rêvée d'approfondir ses connaissances ou de s'initier aux rythmes cubains dont le casino (salsa cubaine), le mambo, le chachacha, la rumba et le son.

CUBALAVIDA (www.cubalavida.com), une société montréalaise destinée à promouvoir la culture de Cuba s'associe à Club Voyage Tourbec centre-ville pour mettre sur pied un groupe de participants du Québec désireux de partager cette expérience unique et enrichissante.

Six jours et plus de vingt heures de cours consacrés à la danse cubaine, le tout accompagné par des concerts de grandes pointures de la scène musicale de Cuba : Los Van Van, Charanga Habanera, Paulito FG, Manolito Simonet y Su Trabuco, Haila et bien d'autres... Tous les niveaux d'apprentissage sont offerts et les participants ont la possibilité d'avoir un partenaire professionnel de danse pendant les 5 jours des ateliers et pendant les concerts.

Toutes les informations sont disponibles sur le site internet au www.cubalavida.com, dans la section WebTravel Cubalavida. Danielle Blain, présidente de Cubalavida, agira en tant qu'accompagnatrice du groupe.

Renseignements: Danielle Blain, (514) 993-7914, danielle@cubalavida.com
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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 17:05

La Havane, 24 septembre, CaraibCreoleNews.- Cuba étend ses expériences dans la chirurgie arthroscopique à d’autres pays latino-américains dans le cadre des efforts consentis pour développer les systèmes de santé dans la région.

L’arthroscopie est une méthode chirurgicale pour diagnostiquer et traiter des problèmes articulaires tels que l’arthrite, des lésions par traumatismes ou accidents dans des ligaments et des tendons, des passages douloureux, entre autres.
Une opération en utilisant cette technique peut coûter entre 40 000 et 50 000 dollars. À Cuba, un pays soumis à un blocas impitoyable depuis un demi siècle, cette intervention est gratuite.
Par exemple, au Venezuela la technique cubaine est appliquée dans le cadre de la mission Barrio Adentro (À l’intérieur du quartier). Du personnel vénézuélien est entraîné par des spécialistes cubaines dans cette chirurgie.
Le docteur Aracelio Perez Guevara, spécialiste en Orthopédie et Traumatologie de l’hôpital Antonio Luaces Iraola, de Ciego de Ávila, qui est en misión Au Venezuela et asiste en ce moment à Bayazo, au congrès internacional de la specialité a expliqué que dans la clynique populaire Simón Bolívar, dans l’État de Carabobo, où il a travaillé pendant un an, 17 opération employant cette technique ont été réalisées dans des genoux et des épaules avec des résultats satisfaisants.
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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 00:29


L’Assemblée nationale du pouvoir populaire de la République de Cuba a émis hier une Déclaration qui condamne la violation flagrante des droits de l’Homme dont est victime le peuple du Honduras.

En voici le texte intégral:

Devant la gravité des faits qui se déroulent dans la République sœur du Honduras, l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire de la République de Cuba fait part de sa plus profonde préoccupation face aux violations flagrantes des droits les plus élémentaires du peuple de ce pays, comme conséquence de sa ferme et constante résistance au coup d’Etat, et à la rupture de l’ordre constitutionnel et démocratique qui prévalait sous le gouvernement du président Manuel Zelaya.

Nous nous joignons à la communauté internationale, qui désapprouve et condamne le régime militaire imposé dans ce pays, et nous appelons à l’application de mesures plus énergiques et profondes de la part de la communauté internationale pour obtenir le retour à la normalité et la restitution de son président démocratiquement élu, comme manifestation de la volonté de son peuple.

La présence de Zelaya à Tegucigalpa constitue un geste courageux, qui s’appuie sur le droit légitime qui incombe au président constitutionnel du Honduras. L’intégrité physique du président et de sa famille, du personnel diplomatique et des autres employés de l’ambassade du Brésil, ainsi que du groupe de Honduriens qui s’y trouvent, doit être respectée et garantie par les putschistes. D’autre part, il s’impose de mettre un terme à la répression barbare exercée contre la population qui manifeste son soutien au président Zelaya et à la démocratie à laquelle elle a droit.

La Havane, le 23 septembre 2009  
 

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 09:14


Bogota, 22 septembre, (RHC)--. Juanes, le chanteur colombien qui a mobilisé un million de jeunes et moins jeunes ce dimanche pour son concert « La Paix sans frontières » à La Havane, a déclaré ce lundi que ce concert lui avait confirmé que la politique sépare et l’art rassemble. Il a ainsi fait allusion aux écueils qu’il a dû surmonter pour concrétiser son projet.

Lauréat de 17 Prix Grammy, équivalent des Oscars de la musique, Juanes s’est dit heureux du concert de ce dimanche à La Havane pour lequel il a fait venir une dizaine d’artistes d’autres pays et invité plusieurs figures internationales de la musique cubaine dont Silvio Rodriguez et l’orchestre des Van Van.

Dans des déclarations à la station colombienne Radio Caracol, il a signalé que peut-être il ne chantera plus jamais devant autant de gens.

« Nous étions tous sous l’impact d’une telle audience et je crois que cela n’arrivera pas de nouveau » a-t-il relevé.

Dans ses déclarations, le grand rocker colombien a souligné : « Aujourd’hui, j’ai dans le cœur la satisfaction d’avoir vu la joie du peuple cubain » et il a ajouté que ce concert a marqué un avant et un après dans sa carrière artistique et dans sa vie personnelle.

Il a qualifié de très difficile le chemin jusqu’à La Havane. « Arriver à voir cela l’a rendu plus spécial » a signalé le grand artiste colombien en faisant allusion aux critiques lancées par un secteur de la communauté cubaine de Miami qui a même détruit ses disques en l’accusant de traître et de communiste.

« Ce que nous avons fait hier a été nous exprimer tous et dire « ça suffit » les jeunes gens du monde entier, nous devons nous manifester et dire que nous avons marre de beaucoup de choses qu’on nous impose et avec lesquelles nous ne sommes pas d’accord. C’est ça le message de ce concert la Paix sans frontières, nous brancher à travers la musique sans juger les autres pour leur idéologie, leur religion ou leur condition » a-t-il relevé.

De son côté, Miguel Bossé, chanteur espagnol qui a également pris part au concert de La Havane et qui a apporté sa contribution à la première édition du concert « La Paix sans Frontières » en mars 2008, dans une zone limitrophe entre la Colombie et le Venezuela, a déclaré à Radio Caracol que la présentation à Cuba était un rêve lointain qui était d’ores et déjà une réalité.

Il a ajouté qu’il a eu la chair de poule lorsqu’il a appris que le concert de La Havane avait été le troisième dans l’histoire en ce qui concerne le nombre de public derrière les présentations à Rio de Janeiro de Rod Stewart et The Rolling Stones, en décembre 1994 et février 2006, respectivement.

 

 

Sources: RHC, AIN, GRANMA, TRABAJADORES, JUVENTUD REBELDE, PL, REUTER, EFE, IPS, ANSA, AFP, XINHUA, TASS, DPA, AP.
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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 23:28

Le socialisme Cubain

En moins de trois quarts de siècle, Cuba a connu trois statuts. Dernière colonie d’Espagne en Amérique (avec Puerto Rico), elle devint à partir de 1898, au terme d’une guerre d’indépendance et d’une intervention d’États-Unis, le principal satellite de Washington, avant d’ériger le seul État socialiste dans l’hémisphère. Peu de pays ont connu une histoire aussi comprimée.
Au cours des trente-sept dernières années. Cuba a souvent été à l’avant- scène de l’actualité. Sa révolution et l’hostilité des États-Unis en ont fait un point de mire. Cette petite nation a su affronter de graves défis. Phare et source d’espoirs par les uns, elle fut un épouvantail et la cible de dénonciation pour d’autres.

 

Le socialisme n’est pas une aberration à Cuba

En décembre 1958, un dictateur tombe. Des rebelles s’installent au pouvoir. Une révolution commence sous la forme d’un train ininterrompu de réformes économiques, sociales, politiques. En avril 1961, à la veille d’une agression orchestrée par la CIA, Fidel Castro déclare que la révolution en marche est "socialiste".

L’URSS apporte bientôt un concours indispensable à la survie de cette expérience aux portes de la forteresse capitaliste. Cette évolution n’était pas accidentelle. Elle couronne une histoire de luttes unifiées par deux thèmes : justice sociale et dignité, des générations de Cubains et Cubaines ont combattu l’esclavage, la discrimination raciale, l’exclusion et la pauvreté. Ils y ont participé à titre de travailleurs, de paysans, d’étudiants, de femmes, de gens de couleur. Ils ont formé de syndicats, des partis, organisé des manifestations, des grèves, occupé les lieux de travail, pris les armes, affronté a police et l’armée, et plusieurs milliers ont payé de leur vie.

Au nom de la dignité nationale, ces générations ont combattu le colonialisme espagnol, à coup de séditions à l’occasion de deux guerres. L’influence des États-Unis devint ensuite la cible de leurs protestations et de leurs inquiétudes. A plusieurs reprises, l’intervention du grand voisin fut décisive pour bloquer des réformes comme en 1933.

Les révolutionnaires, Fidel en tête, se voyaient comme les héritiers d’une tradition de luttes, poursuivant l’oeuvre des héros tombés au panthéon: Martí, Maceo, Mella, Guiteras. Cuba présentait en 1959 l’économie la plus capitaliste et la plus "pénétré" de l’Amérique latine. Le capitalisme s’y confondait avec l’impérialisme. Les Cubains connaissaient les maux du capitalisme (fort taux de chômage saisonnier, grands écarts entre les classes, les régions). Peu profitaient des avantages. Les entreprises américains dominaient tout l’spectre de l’activité économie de l’île. Cuba était un appendice des États-Unis. Des réformes libérales ne pouvaient remédier aux problèmes, et on ne pouvait entreprendre des réformes significatives sans heurter de front les États-Unis. La révolution éclata à l’rencontre des deux tendances contraires., celles de la domination états-unienne des affaires cubains et celle de l’affirmation du nationalisme cubain. Après avoir agi comme rassembleur, Fidel fut l’architecte.

Définir cette révolution comme socialiste, c’était placer les réformes dans une logique des classes, inversée par rapport aux attentes d’une bourgeoisie cubaine surprise, mais conforme aux espoirs des majorités, c’était lui donner une portée supranationale, la rattacher aux grands bouleversements en cours avec la décolonisation, c’était défier les États-Unis, mais aussi forcer l’URSS à prendre parti en sa faveur et élever le coût d’une agression de Washington.

Les Conquêtes de la Révolution

On a souvent présenté l’économie cubaine comme un fiasco maintenu à flot par l’assistance soviétique. Cette vision caricaturale ne tient compte ni des coûts du blocus, ni des coûts de la défense, pas plus qu’elle n’admet les déformations dont Cuba avait héritées.
Cuba s’est dotée d’une infrastructure industrielle inimaginable en 1959. L’économie s’est également diversifiée et a affiché des gains appréciables dans plusieurs branches. Certes, des erreurs ont été commises- des improvisations liées à l’impatiente ou à l’inexpérience, une transposition des méthodes soviétiques de gestion, une propension pour les grands projets. La productivité n’a pas été à la hauteur, entraînant des gaspillages. Mais surtout, Cuba a souffert d’un environnement extérieur hostile. La performance économique (respectable à l’échelle latino-américaine) aurait été cependant meilleure si l’on n’avait pas tant investi dans les domaines sociaux.

En effet, les plus belles réussites sont d’ordre social. Cuba a offert à sa population des avantages sociaux que son économie ne pouvait sans doute pas supporter, eu égard aux contraintes externes, et qui n’auraient pas été envisageables dans un cadre capitaliste. Elle s’est d’abord appliquée à réduire les écarts entre les classes, les races, les régions, la ville et la campagne.

Des inégalités persistent, mais tous les citoyens ont accès, sans égard à leurs revenus, à des biens et à des services essentiels, les uns gratuits (éducation, santé), les autres disponibles à des prix subventionnés (logement, aliments, cantines, transport, loisirs). Voilà pourquoi les notions de revenu par habitant, de salaire moyen, de coût de la vie ont un sens différent qui traduit mal leur expression monétaire. La prise en charge va du berceau au tombeau, une situation unique en Amérique latine (garderies, congés de maternité, indemnités d’accident, pensions). La femme peut prendre sa retraite à 55 ans et l’homme, à 60 ans. Les prestations versées aux accidentés de travail, aux invalides, aux retraités, aux chômeurs font que la sécurité sociale coûte par présentement plus de 1,5 milliards de pesos.

L’originalité de Cuba tient dans l’énorme investissement qui s’est fait dans le capital humain. Cuba s’est transformée en nation-école. Près de 3 millions de personnes suivent des cours. Il y a un enseignant pour 37 habitants. L’amélioration de la santé a été l’autre priorité du plan social. Cuba a su combiner une médecine curative de très haut niveau avec des soins préventifs. Elle a une mortalité, une espérance de vie et une fécondité du Premier Monde.

Il y des autres conquêtes importantes. La faim a été supprimée. Si le régime alimentaire manquait de variété, tous pouvaient se permettre une alimentation décente, du moins jusqu’en 1992. Plus de 80% de Cubains sont aussi propriétaires de leur logement. La condition féminine a été améliorée, par l’égalité juridique, par l’éducation, par la participation au travail et à la vie politique. La discrimination raciale institutionnalisée a pris fin. La Révolution a aussi mis la culture à la portée de tous en créant bibliothèques, musées, théâtres, cinémas. Ses artistes ont un large public et sont appréciés à travers le monde. Cuba est aussi devenue une puissance sportive.

À la différence d’autres partis communistes, le Parti communiste cubain n’a pas un passé stalinien. Sa fondation, en 1965, consacre l’unification des forces révolutionnaires, après plusieurs défections de l’aile droite du Mouvement 26 Juillet et du Directoire Révolutionnaire. Le Parti est un produit de la révolution socialiste et c’est à ce titre qu’il se conçoit comme Parti unique. Dès le départ il fut ouvert aux "travailleurs exemplaires" et il a veillé à refléter par sa composition l’évolution de la société. Le recrutement a toujours reposé sur l’état de service et le dévouement révolutionnaire des candidats.

Depuis 1992, les chrétiens peuvent y adhérer. Les débats sont animés, protégés par le huis clos. Le parti est le guide, mais n’est pas le gouvernement. Longtemps dirigée par un Conseil des Ministres- l’apport populaire se limitant à participation à des organisations de masses et à des mobilisations- Cuba s’est dotée d’une démocratie participative. Les institutions ont été crées vers 1975 après plusieurs années d’expérimentation. Elles n’ont cessé de se perfectionner afin d’être plus proches de la population. Il y a des élections périodiques pour les trois niveaux du pouvoir pour des candidats proposés par la base. Les élus sont révocables et les élections entraînent un important renouvellement des députés.

On cherche à distinguer le gouvernement du Parti, ce qui est difficile en absence d’opposition organisée. Sans compter que les mêmes personnes siègent à la fois aux principales instances du Parti (Bureau politique et Comité central) et aux principaux postes du gouvernement (Conseil d’État et Conseil des ministres). L’hostilité des États-Unis fait en outre que toute décision du pouvoir a tendance d’être présentée comme un acte patriotique et que toute critique est suspecte. Si les consultations sont nombreuses sur les lieux de travail, dans l’organisation de masses et en fonction du quartier, la gestion au jour le jour reste affligée par l’autoritarisme bureaucratique, à l’image d’un centralisme réfractataire à des initiatives individuelles.

L’une des énigmes que pose Cuba est la longétivité politique de Fidel Castro. Peu d’hommes ont exercé une influence aussi durable et déterminante dans l’histoire d’un peuple. Cette prééminence, il la doit à ses qualités personnelles extraordinaires et à des circonstances exceptionnelles. La dialectique Fidel-peuple fut le moteur de la révolution dans sa phase initiale. Ses discours soulevèrent les foules en 1959. Les Cubains projetèrent en lui leurs espoirs de changements. Les réformes lui acquirent l’appui des masses qui, en se mobilisant dans la rue, le poussèrent à accélérer le rythme des transformations. Il proposait des buts; le peuple réclamait des actes. Il devint gouvernement. En neuf mois, 1500 décrets ou lois furent adoptés. Les gains furent rapides. Le défi qu’il lança aux États-Unis ne fit que le grandir.

La majorité des Cubains s’identifient à lui. Homme d’action audacieux, leader charismatique, habile et visionnaire, esprit curieux, il demeure trente-sept ans plus tard la clé de voûte de la Révolution, son image de marque à la fois son inspiration et sa conscience critique, symbole de l’intégrité et du dévouement dans une Amérique latine riche de présidents corrompus et sans scrupules. La Révolution pourra-t-elle lui survivre? Sans aucun doute, car ses racines sont aussi cubaines que le palmier royal. Le pouvoir est beaucoup plus collégial qu’il n’en paraît tant la figure de Fidel domine l’ensemble. Une relève s’est mise en place, constitué de cadres compétents de plus en plus visibles. Fidel cherche à se faire plus discret, mais sa présence rassure. Beaucoup d’opposants acceptent même l’idée qu’il est la condition d’un transition ordonnée.

Ce sont ces conquêtes qui assurent une légitimité et un attachement à la Révolution. Chaque convocation électorale démontre un faible taux de rejet - inférieur à 12% si l’on combine les abstentions et les bulletins annulés ou en blanc- et une forte cohésion sociale, étonnante, eu égard aux pénuries de toutes sortes. La majorité des Cubains ne réclament pas une démocratie multipartiste, même si plusieurs souhaiteraient un plus large débat public. Ils veulent une économie qui marche. Les mécontents-sauf une partie de la jeunesse- ne veulent pas d’un retour au capitalisme et encore moins d’un gouvernement dirigé par les gens de Miami, assoiffés de pouvoir et vindicatifs.

 

Les Etats-Unis face à Cuba

L’indépendance cubaine a été contrainte à la façon dont les États-Unis ont défini leurs intérêts de sécurité nationale avant et après 1959. Malgré la fin de la "guerre froide", leur politique officielle demeure revancharde, punitive. Washington souhaite toujours en finir avec la Révolution cubaine perçue comme un anachronisme et avec Fidel assimilé à un dinosaure. Les partisans d’un durcissement l’ont emporté jusqu’ici. La tendance majoritaire au Congrès considère que la pression est l’arme adaptée.

Le projet de loi Helms-Burton (pompeusement baptisée "Loi pour la liberté cubaine et la solidarité démocratique") est son étendard, sa massue. Mais il y de plus en plus de voix qui réclament un changement de politique. Une minorité propose la levée immédiate de l’embargo et l’ouverture de négociations sur l’ensemble des différends qui opposent Washington à La Havane en vue d’une normalisation. Des milieux d’Affaires s’identifient à ce courant, déçus que l’embargo les prive d’un marché naturel dont profitent leurs concurrents. D’autres plus nombreux défendent un engagement constructif sur le mode donnant-donnant. Ils plaident pour une réduction de l’état d’hostilité permanente.

La démarche serait graduelle: supprimer les mesures qui gênent la circulation des personnes et des idées à destination de Cuba, assouplir l’embargo, réagir ensuite à des concessions cubaines. Certains ne cachent pas que le scénario qui les inspire est celui d’une répétition de l’effondrement du communisme en Europe de l’Est, préparé selon eux par un accroissement des échanges de toutes sortes. C’était déjà le "track II" de la "Loi pour la démocratie cubaine" qui emprunte à la croisade religieuse. Les télécopieurs, les journalistes, les universitaires américains apporteraient le nouvel évangile à Cuba. Les points d’appui de leur campagne seraient des organisations non-gouvernementales et des groupes susceptibles de se transformer en opposition au régime.

L’ouverture vise à remodeler Cuba par une conquête des esprits. C’est justement cette volonté de subversion qui gêne le débat public à Cuba et impose aux dirigeants la prudence dans les réformes et la fermeté face à la contestation. Au nom de l’indispensable unité, face à l’ennemi l’ennemi prompt à l’exploiter toute critique comme un signe annonciateur de désintégration, le Parti, le gouvernement et la société civile évitent les discussions sur la place publique. Les impératifs de la sécurité intérieure limitent les libertés individuelles. Ce n’est pas le moindre paradoxe que les États-Unis soient, en raison de leur politique, l’obstacle majeur à l’institutionnalisation du pluralisme à Cuba.
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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 16:23
  ....ceux qui brisent les disques de Juanes à coups de marteau

Auteur: Antonio Rodriguez Salvador | Source: La Jiribilla | 20 , Septembre 2009
Non pas que le gouvernement cubain utilise le spectacle pour sa publicité politique, car ils savent très bien que cela ne se fera pas. Non pas que Silvio Rodriguez et Los Van Van  chantent là, car ni Silvio Rodriguez ni Juan Formell sont du gouvernement, comme certains les cataloguent ; ils sont du monde, ils sont de cette éternité qui ne peut pas être atteinte par décret, sauf avec un bon art. Non pas que avec ce spectacle légitime le régime, car Cuba maintient des relations avec l´immense majorité des pays du monde, en plus d´être membre actif de très prestigieuses organisations mondiales et régionales.

En réalité, ils craignent que soit divulguée l´image d´une multitude chantant en chœur les chansons de Juanes, d’Olga Tañón, d’Enrique Iglesias, de Maná, de Ricky Martin et de ceux qui en définitive viennent au concert sur la Place. Ils ont peur que sur les téléviseurs du monde on voit des jeunes semblables aux jeunes qui sont vus dans les concerts d´autres pays : tous avec leurs visages heureux, avec ou sans maquillage ; avec leurs cheveux courts ou longs ; avec des casquettes ou de simples visières ; des noirs avec des blancs, des mulâtres sur les épaules de blonds ; beaucoup avec leur piercing dans les oreilles, ou dans le nez, ou dans les lèvres ; d´autres avec leur tatouages des diverses figures et couleurs ; vêtus de leur habits en rapport au dernier cri de la mode.

Ils craignent que les téléspectateurs du monde se demandent : Ça alors, ce n’est pas ce qu’ils nous racontent dans le journal télévisé, ni ce qu’affirme la presse. Parce que ce n´est pas une multitude uniformisée, ni semblable à un troupeau, ni pleine d´automates ou de zombis. Ce sont seulement des jeunes jouissant du rythme d’Ana Belen et de Víctor Manuel.

Au diable les millions de dollars dépensés pour créer une opinion, des  préjugées et des stéréotypes, car là il n´y aura personne habillé avec des hardes, ni montrant son visage phtisique, ni qui paraisse être désinformé ou simplement méfiant. Rien à voir avec un pays soumis par des militaires, où derrière chaque civil il y a un soldat plus effrayant que celui qui est surveillé, avec son casque, son gilet pare-balles, sa matraque et son bouclier anti-émeute. Rien à voir avec un état policier, parce que, comme beaucoup de téléspectateurs s’en rendront compte, personne ne montre une fausse joie, ou maltraite un couplet appris rapidement par l’orientation du Parti, de la Jeunesse Communiste ou de la Sécurité de l´État.

C’est seulement de cela qu’ont peur ceux qui brisent les disques de Juanes à de marteau à Miami.

 

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 08:44


« Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique »

La Havane (Cuba)



1. INTRODUCTION

Le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique depuis maintenant cinquante ans est le summum d’une politique cruelle et inhumaine, privée de légalité et de légitimité, sciemment conçue pour provoquer dans la population cubaine la faim, la maladie et le désespoir. Rien n’a changé sous dix administrations étasuniennes successives, si ce n’est la recrudescence de cette politique. Rien d’essentiel n’a changé non plus depuis l’entrée à la Maison-Blanche en janvier 2009 d’une nouvelle administration.

Faisant absolument fi de la résolution 63/7 adoptée par l’Assemblée général des Nation Unies le 29 octobre 2008, par 185 voix contre 3, l’administration étasunienne, loin de mettre fin au blocus économique, commercial et financier appliqué à la République de Cuba, a maintenu en vigueur les lois, dispositions et pratiques le sous-tendant. Elle a continué de renforcer les mécanismes politiques, administratifs et répressifs destinés à le mettre en œuvre d’une manière plus efficace et délibérée.

L’administration étasunienne a continué d’appliquer le blocus dans toute sa rigueur. Elle n’a annoncé, encore moins entrepris, aucune action qui tendrait à dénouer la trame complexe de lois et de dispositions administratives autorisant le blocus. Elle n’a pas non plus modifié les fondements de cette politique. À preuve le maintien des législations et des réglementations ci-après :

• Trading with the Enemy Act (TWEA). Promulguée en 1917 comme mesure de guerre pour restreindre le commerce avec des nations jugées hostiles, l’application de la Loi sur le commerce avec l’ennemi a ensuite été étendue pour permettre au président de réglementer les transactions de biens qui impliqueraient des ressortissants étasuniens dans un pays étranger, aussi bien en temps de guerre que « durant n’importe quelle autre période d’urgence nationale décrétée par le président ». C’est sur cette loi que se fondent les premières réglementations du blocus décrété contre Cuba en 1962.

• Foreign Assistance Act. Par cette Loi sur l’aide extérieure promulguée en septembre 1961, le Congrès étasunien a autorisé le président à établir et à maintenir « un embargo total sur le commerce entre les USA et Cuba », et a interdit l’octroi de n’importe quelle aide au gouvernement cubain.

• Export Administration Act (EAA). Adoptée en 1979 à la suite d’une révision des contrôles sur les exportations, la Loi sur la gestion des exportations a conféré au président l’autorité pour contrôler en général les exportations et réexportations de biens et de technologies et restreindre en particulier les exportations qui contribueraient à améliorer le potentiel militaire de n’importe quel pays au détriment de la sécurité nationale des USA.

• Cuban Democracy Act (CDA). Cette Loi relative à la démocratie cubaine, plus connue comme loi Torricelli et signée par le président Bush père en octobre 1992, a permis à l’administration étasunienne de renforcer ses mesures économiques contre Cuba et a fourni une justification normative à l’extraterritorialité du blocus. Elle interdit, entre autres prohibitions, à des filiales de sociétés étasuniennes dans des pays tiers de faire des transactions avec Cuba ou avec des ressortissants cubains et aux cargos de pays tiers qui auraient accosté dans des ports cubains à entrer dans des ports étasuniens dans un délai de cent quatre-vingts jours.

• Cuban Liberty and Democratic Solidarity (LIBERTAD) Act. Cette loi relative à la solidarité démocratique et à la liberté cubaine, plus connue comme Loi Helms-Burton et signée par le président Clinton en mars 1996, vise à décourager les investissements étrangers et à internationaliser le blocus contre Cuba. Elle a codifié les dispositions du blocus, a limité les prérogatives du président à suspendre cette politique et a élargi sa portée extraterritoriale. Elle dénie l’entrée aux USA des cadres de sociétés étrangères (et à leurs familles) qui auraient investi dans des biens « saisis » à Cuba et fixe la possibilité d’actions légales contre eux devant des cours étasuniennes.

• Export Administration Regulations (EAR). On trouve parmi les réglementations concernant la gestion des exportations l’interdiction d’exporter des USA à Cuba, sauf les exceptions précisées expressément ou les autorisations délivrées par le Bureau d’industrie et de sécurité rattaché au département du Commerce. Lesdites réglementations sont avalisées par la Loi sur le commerce avec l’ennemi et par la Loi relative à la gestion des exportations.

L’ampleur des législations et réglementations précitées prouve par ailleurs qu’aucun blocus n’a été aussi total et brutal que celui que les États-Unis maintiennent contre le peuple cubain. Ce blocus constitue d’une part l’acte de génocide signalé à l’article II c) de la Convention de Genève pour la prévention et la répression du crime de génocide, du 9 décembre 1948, et, de l’autre, l’acte de guerre économique, selon la définition donnée dès 1909 par la Conférence navale de Londres au droit de la guerre maritime.

Le blocus contre Cuba n’est pas une question bilatérale avec les USA. L’application extraterritoriale répétée des lois étasuniennes et la traque des intérêts légitimes de sociétés et de citoyens de pays tiers portent un tort sensible à la souveraineté de nombreux autres États.

Se valant de cette politique, l’administration étasunienne continue d’infliger des sanctions à des sociétés nationales et européennes qui font des transactions avec Cuba. Ainsi, les malades cubains ne peuvent bénéficier, en maintes occasions, de moyens de diagnostic, de technologies et de médicaments de nouvelle génération, même si leurs vies en dépendent, car, indépendamment du fait qu’ils soient produits ou qu’ils soient disponibles dans un pays tiers, les lois du blocus interdisent à Cuba de les acquérir si l’un ou l’autre de leurs composants ou de leurs programmes provient des États-Unis.

Selon des calculs faits au plus bas, les préjudices directs causés à Cuba par le blocus jusqu’en décembre 2008 dépassent 96 milliards de dollars, soit, aux prix courants de cette monnaie, 236 221 000 000 de dollars. Il n’est pas difficile d’imaginer les progrès que Cuba aurait pu faire si elle n’avait pas été privée de cette somme à cause du blocus et de la guerre économique cruelle que lui font les USA.

Défiant ouvertement ceux qui, aux USA et ailleurs, réclament l’élimination de cette politique, la nouvelle administration Obama a réitéré à plusieurs reprises son intention de maintenir le blocus, le vice-président Joseph Biden ayant affirmé : « Les États-Unis maintiendront le blocus comme instrument de pression sur Cuba . »

On trouvera dans le présent Rapport une analyse de la véritable portée des mesures adoptées par la nouvelle administration étasunienne et un inventaire des dommages que le blocus a causés de mars 2008 à avril 2009.

2. LES MESURES ADOPTÉES PAR LA NOUVELLE ADMINISTRATION


L’offensive médiatique et diplomatique lancée par le gouvernement des USA pourrait induire en erreur et faire croire qu’il a commencé à démanteler le blocus. Il n’en est rien, en fait, comme on le verra ci-après.

Quelles mesures la Maison-Blanche a-t-elle adoptées ?

• Levée des restrictions imposées aux visites familiales – mais seulement jusqu’au troisième degré de consanguinité – de Cubains vivant aux USA.

• Levée des restrictions imposées à l’envoi de fonds de la part de Cubano-américains à leurs familles à Cuba – mais seulement jusqu’au troisième degré de consanguinité et avec exclusion des « membres du gouvernement cubains » et des « membres du Parti communiste de Cuba ».

• Élargissement de l’éventail d’articles pouvant être envoyés dans des paquets cadeaux.

• Délivrance d’autorisations à des sociétés étasuniennes pour élargir
des opérations de télécommunications données avec Cuba.

Tout en réparant en partie une grave injustice – puisqu’elles restituent aux Cubains vivant aux USA le droit de rendre visite à leurs familles à Cuba – droit supprimé par l’administration Bush – ces mesures sont insuffisantes et à portée très limitée, puisqu’elles nous ramènent en fait à la situation qui avait prévalu jusqu’en 2004 quand le blocus était absolument en vigueur sur le plan économique.

De même, tout en dérogeant totalement les limitations imposées à la fréquence et à la durée des visites familiales, en redonnant au concept de famille un sens plus large – mais assorti néanmoins de restrictions – et en élevant le plafond des dépenses quotidiennes des visiteurs, la nouvelle administration a maintenu l’interdiction de voyage faite aux Cubains vivants aux USA mais sans famille dans l’île.

Ces mesures ne restituent pas non plus aux Étasuniens le droit constitutionnel de visiter librement Cuba, le seul pays où il leur est interdit de se rendre.

Quant à la délivrance éventuelle d’autorisations permettant à des sociétés étasuniennes d’élargir des opérations de télécommunications données avec Cuba, cette mesure n’est pas nouvelle : la loi Torricelli avait établi un cadre légal dans ce sens depuis 1992. Mais, dès cette même époque, les différentes administrations ont toutefois limité cette possibilité de communication téléphonique et ont même restreint le type de services que les sociétés étasuniennes pouvaient prêter. Aucune des nouvelles mesures annoncées n’indique que ces limitations ou restrictions seront modifiées. À ce jour, elles sont toutes de nature foncièrement médiatique. Par ailleurs, aucune réglementation n’a encore été promulguée quant à la mise en œuvre de cette mesure.

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