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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 08:12

Le plus grand obstacle auquel nous nous heurtons dans l’exécution des accords du 6e Congrès est la barrière psychologique générée par l’inertie, l’immobilisme, la simulation ou la duplicité, l’indifférence et l’insensibilité, que nous nous devons de surmonter avec constance et fermeté

 

raul_2agosto.jpg Discours prononcé par le général d’armée Raul Castro Ruz, président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, à la 7e Période ordinaire de sessions de la 7e Législature de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire, le 1er août 2011, « Année 53 de la Révolution »


Camarades :


Étant donné le nombre de réunions que nous avons tenu ces derniers jours, dont un Conseil des ministres élargi, la cérémonie nationale pour le 58e anniversaire du 26 Juillet, et le 2e Plénum du Comité central du Parti samedi dernier, en présence de beaucoup d’invités, je serai bref dans mon discours devant cette Assemblée, car je ne vais pas répéter tout ce qui a été dit à ces rencontres.


D’une part, au sein de leurs différentes commissions et à l’assemblée plénière, les députés ont analysé l’information détaillée sur l’évolution de l’économie pendant le premier semestre et les estimations pour le reste de l’année, et ils ont approuvé le rapport sur la liquidation du budget 2010.


Ils ont également été informés sur la constitution et le fonctionnement de la Commission permanente d’exécution et de développement, créée à partir des accords du 6e Congrès du Parti pour mener le processus d’actualisation du modèle économique cubain de façon harmonieuse et intégrale.


D’autre part, le Parlement a décidé aujourd’hui de soutenir et d’approuver, dans son esprit et dans sa lettre, les Orientations de la politique économique et sociale du Parti et de la Révolution, ce qui se traduira par un travail législatif accru afin de jeter les bases juridiques et institutionnelles en faveur des modifications fonctionnelles, structurelles et économiques du pays.

À cette même fin, l’Assemblée nationale a autorisé la réalisation de l’expérience dans les provinces d’Artemisa et Mayabeque dans l’intérêt de la séparation des fonctions entre les assemblées du Pouvoir populaire et les conseils d’administration, dans le but d’étudier cette expérience en vue de sa généralisation ultérieure, ce qui demandera préalablement d’introduire les modifications pertinentes dans la Constitution de la République.

Ce qui m’évite d’entrer dans les détails et me permet de me concentrer sur des aspects plus spécifiques.


Pendant le 1er semestre, l’économie s’est accrue de 1,9% par rapport à la même période de l’année dernière, et nous espérons boucler l’année avec une croissance de 2,9% du Produit intérieur brut, autrement connu comme PIB.

Même si les résultats peuvent être considérés comme positifs en général, les insuffisances persistent dans l’agriculture, les industries alimentaires, légères et de matériaux de construction à cause d’erreurs dans la planification et du manque d’intégralité dans la direction de ces branches de l’économie.


En dépit des insuffisances qui persistent, on peut affirmer que l’efficience énergétique nationale s’est améliorée. La production de pétrole brut a augmenté, et même si la production de gaz associé a légèrement baissé, le programme établi pour l’année devrait être respecté.


On est également parvenu à enrayer la détérioration de la production de sucre ; nous avons enregistré une croissance significative du nombre de touristes, et obtenu de meilleurs résultats dans plusieurs secteurs. Le pays a réussi à préserver un équilibre monétaire adéquat, et il existe un rapport favorable entre la productivité et le salaire moyen.


Le volume des exportations a augmenté, et celui des importations a baissé. Mais la situation des finances extérieures reste tendue, même si elle a été partiellement soulagée par les processus de restructuration de dettes avec nos principaux créanciers, ce qui a contribué à continuer de diminuer les retenues de transfert à l’étranger, et nous permet de confirmer que ces retenues seront définitivement supprimées avant la fin de l’année, comme l’a annoncé le ministre de l’Économie et de la Planification.


Nous persisterons dans la voie qui est la nôtre : rétablir la crédibilité internationale de l’économie cubaine.


Le Conseil des ministres, dans sa session du mois de juin dernier, a approuvé les lignes générales pour l’élaboration du plan de l’année prochaine, et qui devraient permettre de surmonter les incohérences et l’insuffisante conciliation, encore présentes.

En 2012, l’économie nationale continuera de subir les effets de la crise et de la hausse des prix des aliments annoncée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ; les prix des combustibles et d’autres matières premières resteront élevés, et les restrictions pour obtenir de nouveaux financements subsisteront, de même que les effets du blocus des États-Unis.


Ces réalités nous obligent à accélérer le perfectionnement du travail de direction des organismes et d’autres institutions, à élever le niveau de formation des dirigeants pour transformer en réalité les Orientations de la politique économique et sociale du PCC et de la Révolution, en particulier pour renforcer le rôle de la comptabilité et du contrôle interne en tant qu’instruments irremplaçables de la gestion des entreprises et des contrats, un facteur décisif des différents acteurs de la vie économique de la nation.


Il faut absolument rétablir la discipline financière dans l’économie et en finir avec la superficialité et la négligence qui caractérisent la gestion consistant à payer et à se faire payer.


En ce qui concerne les investissements, bien que des progrès ont été réalisés, il reste beaucoup à faire pour bannir l’improvisation et les grosses dépenses irrationnelles.

Je passe à un autre sujet. C’est en vertu des accords du 6e Congrès qu’a été créée la Commission permanente pour l’application et le développement des Orientations, appelée à mener à bien le processus d’actualisation du modèle économique, y compris le perfectionnement fonctionnel et structurel du gouvernement à toutes les instances. Cette Commission est chargée de proposer l’introduction, à brève échéance, de changements structurels dans diverses sphères de la vie économique du pays, et de procéder à la conceptualisation théorique intégrale de l’économie socialiste cubaine, une tâche qui, comme vous le savez, demandera beaucoup de temps et d’efforts.


Le Conseil des ministres a aussi approuvé la structure fonctionnelle de base initiale et la composition de cette Commission, et défini ses principes de travail, parmi lesquels il faut relever le fait que cette commission ne remplace pas la responsabilité institutionnelle des organes et des entités, que toutes les opinions sur un sujet ou une étude doivent être analysées et qu’en cas de non consensus, elles seront soumises aux instances supérieures.

Connaissant les Cubains et en raison de leur importance, je répète : toutes les opinions doivent être analysées, et en cas de non consensus, les divergences seront soumises aux instances supérieures, habilitées à décider, et nul ne peut l’interdire.


En marge des définitions organisationnelles associées au travail de la Commission, le gouvernement a progressivement adopté plusieurs décisions découlant du Projet d’orientation, dont un nouvel assouplissement du travail indépendant et de son régime d’impôts, l’adoption d’une politique visant à simplifier le transfert de propriété des logements et des véhicules entre les citoyens, la politique bancaire et de crédits aux personnes naturelles, y compris aux travailleurs indépendants, la définition des bases pour l’élaboration de la nouvelle Loi sur l’impôt, et pour la réduction du prix du matériel destiné aux producteurs agricoles, et la commercialisation de matériel divers dont la vente n’était pas autorisée, ainsi que les ventes en gros de produits agricoles pour répondre à la demande de formes non étatiques de gestion.


Nous continuerons d’étudier une autre série de mesures afin qu’elles soient appliquées dans les prochains mois, et sur lesquelles je ne vais pas m’étendre ici vu l’information fournie à cette session de l’Assemblée.


UN TRISTE INCIDENT PROVOQUÉ PAR DES ERREURS DANS L’APPLICATION DE LA POLITIQUE DES CADRES, ET DANS LES RAPPORTS AVEC LA RELIGION


Je vais parler maintenant d’un triste incident provoqué par des erreurs dans l’application de la politique des cadres et dans les rapports avec la religion, qui a amené au limogeage d’une camarade qui affichait de bons résultats dans son travail. Si j’aborde publiquement cette question, c’est pour que l’injustice soit réparée, et pour vous présenter un exemple éloquent du tort que peuvent causer aux personnes et à la Révolution des concepts obsolètes et de surcroît contraires à la légalité, des concepts ancrés dans la mentalité de nombreux dirigeants à tous les niveaux.


Cette camarade, dont je ne citerai pas le nom, ni celui de son centre de travail ou de sa province, non pas dans un souci de secrétisme inutile, mais par respect pour sa vie privée, est d’origines humbles, mariée, mère de deux enfants qui, comme elle, sont militants du Parti, tout comme son mari à la retraite. Cette camarade au parcours professionnel remarquable a été victime de la mentalité régnante, à différents niveaux du Parti et de l’État, parce qu’elle professe des croyances religieuses et se rendait le dimanche à la messe à l’église de sa commune.


Il a été jugé malhonnête qu’en sa qualité de militante du Parti et de cadre de l’administration, elle n’ait pas informé de ses croyances religieuses, ce que, soit dit en passant, elle n’était pas tenue de faire et qui constitue une violation flagrante des droits des citoyens consacrés dans la Constitution de la République, dont l’article 43 sur cette question stipule:


« L’Etat consacre le droit conquis par la Révolution, selon lequel les citoyens, sans distinction de race, de couleur de peau, de sexe, de croyances religieuses, d’origine nationale et n’importe quelle autre chose préjudiciable à la dignité humaine :


– ont accès, selon leurs mérites et leurs

capacités, à toutes les charges et tous les

emplois de l’État, de l’Administration publique, de la production et de la prestation de services… » (Fin de la citation).


C’est ainsi que cette décision de la limoger de son poste a été masquée par l’application de la mesure « libération pour cause de rénovation », en avançant le prétexte que malgré ses excellents résultats on ne lui voyait aucune possibilité de promotion, et qu’elle devrait céder son poste à un autre camarade. Pour compliquer encore plus la situation, ils ont donné l’instruction de ne pas faire allusion à la question religieuse dans son centre de travail ni au sein de la cellule du Parti au moment de parler de son remplacement.


Ceci s’est produit en février de cette année. Elle a commencé à travailler ailleurs, en perdant 40% de son salaire, elle a continué à militer au Parti et s’est résignée en silence à la douleur de l’injustice dont elle avait été victime, jusqu’à ce qu’après avoir lu le rapport central du 6e Congrès du Parti, le deuxième jour de cette réunion, elle a décidé, le 17 avril, de porter sa plainte auprès du président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, ce qui a donné lieu à une enquête qui a confirmé ses dires.


Bien entendu, si elle le souhaite, cette camarade, doit être réintégrée à son poste, comme l’a proposé à l’instance des autorités gouvernementales concernées le 2e Plénum du Comité central le 30 juillet dernier, et en marge de sa décision, strictement personnelle, que ces paroles puissent servir d’acte de revendication morale.


Ceci dit, quelle leçon pouvons-nous tirer de cette expérience amère et du tort causé à une famille cubaine par des attitudes basées sur une mentalité archaïque, alimentée par la simulation et l’opportunisme ? J’ai rappelé plus d’une fois que notre pire ennemi n’était pas l’impérialisme, et encore moins les gens qui travaillent à sa solde sur notre territoire. Ce sont nos propres erreurs, et que si ces erreurs sont analysées en profondeur et avec honnêteté, elles nous serviront de leçon pour ne pas les répéter. En conséquence, il nous faut revoir toute cette vision étroite et excluante, définitivement, et l’adapter à la réalité émanant des accords du 4e Congrès de 1991 qui ont modifié l’interprétation des statuts qui limitaient l’entrée au parti des révolutionnaires croyants, et des accords du 6e Congrès du Parti que nous venons de tenir. Il y a longtemps que notre Révolution a surmonté le théâtre de confrontation avec certaines des institutions religieuses, une étape pendant laquelle les deux parties ont commis des excès plus ou moins importants. Nous n’ignorons pas non plus les aspirations de l’ennemi d’attiser l’affrontement et la méfiance entre les croyants et le processus révolutionnaire. Des calculs qui se sont avérés faux car dès les premiers moments l’immense majorité des Cubains humbles et croyants ont appuyé la Révolution.


Ceux qui ont encore des doutes à ce sujet peuvent jeter un coup d’œil au Plan Bush (fils) pour la transition à Cuba qui, que nous sachions, n’a toujours pas été dérogé, et au rôle que l’on cherche à donner à toutes les organisations religieuses dans sa stratégie subversive contre notre pays. Malgré les revers essuyés, nous savons qu’ils n’ont pas renoncé à leurs intentions.


Fidel s’est maintes fois référé à cette question depuis des dizaines d’années, et plus récemment dans le Rapport central au Congrès du Parti, où il a lancé un appel – je cite – :

« Continuer d’éliminer n’importe quel préjugé empêchant d’unir dans la vertu et dans la défense de notre Révolution toutes et tous les Cubains, croyants ou non… » (Fin de la citation).


C’est pourquoi je ne crois pas nécessaire d’abonder dans ce sens. J’aimerais seulement attirer l’attention sur le fait que des attitudes comme celles que j’ai critiquées ici attentent contre notre principale arme pour consolider l’indépendance et la souveraineté nationale, autrement dit l’Unité de la Nation.


Ce genre d’incident confirme, une fois de plus, que le plus grand obstacle auquel nous nous heurtons dans l’exécution des accords du 6e Congrès est la barrière psychologique générée par l’inertie, l’immobilisme, la simulation ou la duplicité, l’indifférence et l’insensibilité, que nous nous devons de dépasser avec constance et fermeté. Et ce travail revient en premier lieu aux dirigeants du Parti, de l’État et du gouvernement aux différentes instances nationales, provinciales et municipales.


Nous serons patients et persévérants face aux résistances aux changements, qu’elles soient conscientes ou non. Je préviens que toute résistance bureaucratique à la stricte exécution des accords du Congrès, qui ont été appuyés massivement par le peuple, sera inutile.


Je n’ai jamais été partisan ni de la précipitation, ni des changements brusques. Je préfère mille fois raisonner, convaincre, éduquer et additionner que sanctionner. Mais face aux violations de la Constitution et de la légalité établie, il n’y a pas d’autre alternative que de recourir au Ministère public et aux tribunaux, comme nous avons commencé à le faire, afin d’exiger des comptes aux infracteurs, quels qu’ils soient, car tous les Cubains sans exception sont égaux devant la loi.


Si nous ne changeons pas les mentalités, nous serons incapables de mener à bien les changements nécessaires pour assurer la durabilité où, ce qui revient au même, l’irrévocabilité du caractère socialiste et du système politique et social consacrés dans la Constitution de la République.


Nettoyons nos têtes de toutes sortes de bêtises. N’oubliez pas que la première décennie du XXIe siècle est passée, et c’est le moment.


Dans mon discours de clôture d’avant-hier devant les membres du Comité central et les invités, en abordant le sujet et en leur suggérant de soulever ces questions ici, comme je l’ai fait, je signalais que cette camarade était née – d’après mes informations – en janvier 1953. J’ai rappelé ensuite que c’était l’année de l’attaque de la caserne Moncada, et j’ai dit aux membres du Comité central : « Je ne suis pas allé à la Moncada pour cela ! (Applaudissements).


J’ai aussi rappelé que le 30 juillet, le jour de la réunion dont je parle, c’était le 54e anniversaire de l’assassinat de Frank Pais et de son fidèle compagnon Raul Pujol. J’avais connu Frank au Mexique, je l’avais revu dans la Sierra Maestra, et je ne me souviens pas d’avoir connu une âme aussi pure. C’était un jeune extrêmement courageux, révolutionnaire, noble et modeste. En m’adressant à l’un des responsables de cette injustice qui avait été commise, je lui ai dit : « Frank croyait en Dieu et pratiquait sa religion, et que je sache, jamais il ne cessa de le faire. Comment auriez-vous procédé avec Frank Pais ? »


JE PROFITE DE L’OCCASION POUR INFORMER LES DÉPUTÉS ET LES CITOYENS QUE NOUS SOMMES ATTELÉS À L’ACTUALISATION DE LA POLITIQUE MIGRATOIRE


J’aborderai maintenant une autre question de notre actualité. Dans le cadre des mesures à l’examen, visant à réduire le nombre de prohibitions et de réglementations adoptées à d’autres moments du processus révolutionnaire – des mesures de légitime défense face aux agressions auxquelles nous avons été soumis pendant plus de 50 ans – et aussi pour modifier plusieurs décisions qui, dans des circonstances données, ont joué leur rôle et sont restées ensuite en vigueur sans qu’elles soient nécessaires. Je profite de l’occasion pour informer les députés et les citoyens que nous sommes attelés à l’actualisation de la politique migratoire en vigueur, et que nous avons progressé dans la reformulation et l’élaboration d’un ensemble de normes de réglementation dans cette sphère, en les adaptant aux conditions du présent et de l’avenir prévisible.


Nous faisons ce pas comme une contribution à l’élargissement des liens de la nation avec la communauté d’émigrés, dont la composition a radicalement changé par rapport aux premières décennies de la Révolution lorsque le gouvernement des États-Unis offrit un abri aux criminels de la dictature de Batista, à des terroristes et à des traîtres en tout genre, et encouragea la fuite de cerveaux pour saigner le pays. Rappelons, pour ne citer qu’un exemple, que sur les 6 000 médecins qu’il y avait à Cuba au triomphe de la Révolution en 1959, la moitié – 3 000 – partirent à l’étranger.


Aujourd’hui, les émigrés cubains, dans leur écrasante majorité, le sont pour des raisons économiques, même si un petit nombre d’entre eux se prétendent encore victimes de persécutions politiques, ceci pour s’attirer des adeptes et les sympathies de leurs sponsors à l’étranger, ou justifier l’abandon d’une mission ou d’un contrat. Mais le fait est qu’ils préservent presque tous leur amour pour la famille et la patrie qui les a vus naître, et manifestent de différentes manières leur solidarité envers leurs compatriotes.


L’espoir d’améliorer le niveau de vie constitue le principal objectif des mouvements migratoires, pas seulement à Cuba, mais à l’échelle mondiale, encouragés en plus par le vol éhonté de cerveaux auquel se livrent les pays puissants au détriment du développement du tiers monde.


Dans notre cas, nous ne pouvons pas oublier que nous sommes le seul pays de la planète dont les habitants se voient accorder le permis de séjour et de travail en territoire étasunien, sans besoin de visa, en vertu de la Loi criminelle d’Ajustement cubain en vigueur depuis 1966, il y a 45 ans, et de ladite « politique des pieds secs et des pieds mouillés » qui encourage le trafic de personnes et a provoqué de nombreuses morts innocentes.


Pendant longtemps, ce sujet sensible a fait l’objet d’une manipulation politique et médiatique qui a pour but de dénigrer la Révolution et de la brouiller avec les Cubains qui vivent à l’étranger.


Personne dans la grande presse internationale ne parle de la Loi d’Ajustement. C’est comme si elle n’existait pas. Les ressortissants cubains seraient, d’après les mensonges mille fois répétés, des « exilés politiques » qui fuient le communisme. Autrement dit, selon eux, les Cubains « s’échappent » de Cuba, alors qu’ailleurs les gens émigrent.


Qu’adviendrait-il si une loi d’ajustement latino-américaine, asiatique ou africaine était appliquée aux États-Unis ou dans l’Union européenne ? La réponse est évidente. Voyez le mur gigantesque érigé au Mexique, et les milliers de morts qui ont lieu chaque année dans des déserts et des mers proches des centres du pouvoir mondial.


Logiquement, l’assouplissement de la politique migratoire prendra en compte le droit de l’État cubain de se défendre des plans d’ingérence et de subversion du gouvernement étasunien et de ses alliés, et il y aura des contre-mesures raisonnables pour préserver le capital humain créé par la Révolution face au vol de talents auquel se livrent les puissants.

Jusqu’ici le sujet de l’émigration.


Par ailleurs, l’occasion est propice pour, au nom des députés de l’Assemblée nationale et de tout le peuple cubain, transmettre au président de la République bolivarienne du Venezuela, le camarade Hugo Chavez Frias, nos félicitations pour son anniversaire (Applaudissements), et lui faire part de notre admiration pour son exemplaire esprit de lutte contre l’adversité, comme le font les vrais révolutionnaires, et lui dire que nous avons pleinement confiance qu’il vaincra cette nouvelle épreuve que lui a imposée la vie.


Finalement, cette session de l’Assemblée nationale a commencé par l’adoption, par acclamation des députés, d’un accord demandant au gouvernement des États-Unis de mettre immédiatement fin au traitement injuste et illégal réservé à Gerrardo Hernandez Nordelo, et exhortant à augmenter la solidarité des parlementaires et des gens honnêtes de toute la planète jusqu’à obtenir la libération de nos Cinq héros et leur retour inconditionnel dans la patrie. C’est précisément avec ce sujet que j’aimerais conclure mon discours, en leur envoyant une grande accolade et en leur faisant part de la décision inébranlable de notre peuple de ne jamais céder dans la lutte pour votre liberté.


C’est tout.

 

Merci beaucoup (Applaudissements)
 

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Published by cuba si lorraine - dans Cuba
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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 12:58

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Raúl Castro y José Ramón Machado Ventura, en la Asamblea Nacional del Poder Popular, de Cuba, el 1 de agosto de 2011. Foto: Ismael Francisco

Par Reynaldo Henquen

La Havane, 2 août (AIN/RHC) – Le Président cubain Raul Castro a réaffirmé ce lundi que sans changement de mentalité les transformations nécessaires pour parvenir au caractère soutenable et irréversible du Socialisme, ne pourront pas être entreprises, raison pour laquelle il a critiqué l’immobilisme, l’indifférence et l’insensibilité de certains dirigeants.


 Prononçant le discours de clôture de la session d’été de l’Assemblée Nationale de Cuba, Raúl Castro qui est également le Premier Secrétaire du Parti Communiste de Cuba, a souligné que cette barrière psychologique pourrait être un obstacle pour l’application des décisions prises au 6e Congrès du PCC.


« Nous serons patients et à la fois persévérants face à la résistance au changement, qu’elle soit consciente ou inconsciente –a dit Raúl Castro aux députés.


Le Président cubain s’est référé à un déplorable incident causé par des erreurs dans la politique de cadres qui ont provoqué le remplacement injuste d’une dirigeante parce qu’elle avait des croyances religieuses.


Il a indiqué que cela constitue une violation flagrante des droits citoyens et de ce que stipule l’article 42 de la Constitution de la République, à savoir, que la discrimination pour des motifs de race, de couleur de la peau, de sexe, d’origine nationale, de croyances religieuses ou tout autre motif portant atteinte à la dignité humaine, est interdite et punie par la loi.


Il a ajouté :

“A quoi nous servent cette expérience amère et le tort causé à une famille cubaine par des attitudes basées sur une mentalité archaïque ; alimentée par la simulation et l’opportunisme ? J’ai signalé à plusieurs reprises que notre pire ennemi n’est pas l’impérialisme et moins encore les individus à sa solde dans notre Patrie, mais nos propres erreurs et que, si celles-ci sont analysées avec profondeur et honnêteté, elles deviendront des leçons nous empêchant de les commettre de nouveau.  Par conséquent, il faut réviser, une bonne fois pour toutes, cette vision étroite et excluante et l’adapter à la réalité qui émane des décisions  du 4e Congrès qui s’est tenu en 1991 et qui ont modifié l’interprétation des statuts qui limitait l’adhésion à l’organisation des révolutionnaires croyants. Maintenant nous avons aussi les décisions prises au 6e Congrès du PCC.


C’est pourquoi je n’estime pas nécessaire de m’étendre là-dessus et je mets l’accent sur le fait que des attitudes comme celles qui ont été critiquées ici portent atteinte à notre arme principale pour renforcer l’indépendance et la souveraineté nationales, c’est-à-dire, à l’unité de nation.

Ce fait met en évidence, une fois de plus, que le plus grand obstacle auquel nous nous heurtons dans l’application des décisions  du 6e Congrès est la barrière psychologique dressée par l’inertie, l’immobilisme, la simulation ou la double morale, l’indifférence et l’insensibilité, barrière que nous sommes obligés de franchir avec constance et fermeté, en premier lieu, les dirigeants du Parti, de l’État et du gouvernement dans les différences instances nationales, provinciales et municipales ».


Dans la première partie de son intervention, le Président cubain s’est référé à la marche de l’économie de notre pays. Il a relevé :


“L’économie a connu une croissance de 1,9% para rapport à la même période de 2010 et l’on espère terminer cette année avec une croissance de 2,9% du PIB.


Bien que les résultats soient positifs en général, il existe encore des cas de non respect des plans dans l’agriculture et dans l’industrie alimentaire, l’industrie sidérurgique, l’industrie légère et dans celle des matériaux de construction, à cause du manque de planification et d’intégralité dans la direction de ces branches de l’économie.


Malgré les insuffisances qui existent encore, l’on peut indiquer que l’efficacité énergétique de l’économie nationale s’est améliorée ; la production de brut a augmenté et bien que celle de gaz qui l’accompagne ait légèrement baissé, l’on estime que le plan de production de cette année sera atteint.  


On a d’autre part arrêté la détérioration de la production de sucre ;  une augmentation importante de l’arrivée de touristes étrangers a été enregistrée ; des résultats supérieurs ont été obtenus dans divers secteurs ; l’on a réussi à maintenir un équilibre monétaire interne adéquat et un rapport favorable de la productivité et du salaire moyen est maintenu.


 Ces réalités nous obligent à accélérer le perfectionnement du travail de direction des organismes et d’autres institutions, à élever le niveau de formation des dirigeants pour transformer en réalité les Grandes Lignes de la Politique Economique et Sociale du PCC et de la Révolution et pour renforcer le rôle de la comptabilité et du contrôle interne en tant qu’instruments irremplaçables de la gestion des entreprises et des contrats, des facteurs décisifs dans les interrelations des différents acteurs de la vie économique de la nation ».   


Le Président cubain a également signalé qu’il faut absolument rétablir la discipline financière dans l’économie et en finir avec la superficialité et la négligence qui caractérisent la gestion consistant à payer et à se faire payer dans le pays. En ce qui concerne les investissements, il a mis l’accent sur le fait que bien que des progrès aient été faits, il reste beaucoup à faire pour bannir l’improvisation et les grosses dépenses irrationnelles.   


Le Président du Conseil d’État et du Conseil des Ministres de notre pays a ajouté que les exportations ont augmenté et les importations ont baissé mais qu’une situation tendue persiste dans les finances.


“Nous persisterons sur le chemin du rétablissement de la crédibilité  de l’économie cubaine » –a-t-il indiqué- et il a fait savoir que le Conseil Élargi des Ministres a approuvé, en juillet dernier, les lignes générales pour l’élaboration du plan de l’année prochaine qui doit surmonter les insuffisances de l’économie nationale.


Raul Castro a relevé que les effets de la crise et de la hausse des prix des aliments annoncée par la FAO continueront à se faire sentir ; que les prix des combustibles et d’autres matières premières resteront élevés et que les restrictions pour obtenir de nouveaux financements subsisteront.


Raúl Castro s’est également référé au rôle de la Commission Permanente pour l’Application et le Développement des Grandes Lignes, qui conduira le modèle économique y compris le perfectionnement du gouvernement à tous les niveaux et qui élaborera les concepts économiques et intégraux de l’économie socialiste cubaine.   


Le Président du Conseil d’Etat et du Conseil des Ministres de notre pays a précisé dans la clôture de la session d’été de l’Assemblée Nationale, que cette commission ne remplace pas la responsabilité institutionnelle des organes et des entités   et que toutes les opinions sur un sujet ou une étude doivent être analysées et que, quand le consensus ne sera pas obtenu, elles seront soumises aux instances supérieures.


Raúl Castro a fait savoir que le Conseil des Ministres s’est prononcé pour l’assouplissement supplémentaire du travail à son compte et de son régime d’impôts ; pour la simplification du transfert des propriétés des logements et des véhicules et pour la réduction du prix du matériel destiné aux producteurs agricoles, entre autres questions.


Dans une autre partie de son intervention le camarade Raúl Castro a signalé que l’on avance dans l’abrogation de toute une série de mesures qui régulent la politique migratoire de notre pays et qui ont joué un rôle à un moment donné mais qui durent plus que nécessaire.


Il a rappelé que l’espoir d’améliorer le niveau de vie constitue le principal objectif de ceux qui émigrent, pas seulement de Cuba, mais aussi de tous les autres pays du monde, encouragés en plus par le vol éhonté de cerveaux dont sont victimes les pays du Tiers Monde.


« Nous ne pouvons pas oublier que nous sommes le seul pays de la planète dont les habitants se voient accorder le permis de séjour et de travail en territoire étasunien, sans besoin de visa, en vertu de la Loi criminelle de Rajustement cubain en vigueur depuis 1966 aux États-Unis » a souligné le Premier Secrétaire du PCC.


Toujours au sujet des changements qui seront introduits dans la politique migratoire cubaine, Raúl Castro a indiqué :


“Nous faisons ce pas comme un apport au renforcement des liens de la nation avec la communauté d’émigrants dont la composition a radicalement changé par rapport aux premières décennies de la Révolution durant lesquelles le gouvernement des Etats-Unis a donné protection aux criminels de la dictature de Batista, à des terroristes et à des traîtres de toute sorte et il a encouragé le départ de cadres professionnels pour saigner à blanc notre pays. Rappelons, pour ne mentionner qu’un exemple, que sur 6 000 médecins que nous avions au lendemain du triomphe de la Révolution, en 1959, la moitié -3000- sont partis pour l’étranger.


Aujourd’hui, la majorité écrasante des émigrants cubains quittent le pays pour des raisons économiques bien qu’une poignée d’entre eux se présentent comme de prétendues victimes d’une persécution politique pour obtenir des privilèges ou pour abandonner une mission ou un contrat. Ce qui est vrai c’est que presque tous les Cubains émigrés gardent l’amour envers la Patrie qui les a vus naître et éprouvent de la solidarité envers leurs compatriotes. 


Comme c’est logique, pour l’assouplissement de la politique migratoire, l’État révolutionnaire prendra en considération son droit légitime de se défendre des plans d’ingérence et de subversion du gouvernement des Etats-Unis et de ses alliés et l’assouplissement sera accompagné, en même temps de contre-mesures raisonnables pour préserver le capital humain créé par la Révolution du vol de talents auquel se livrent les puissants ».


Dans une autre partie de son discours, Raúl Castro a félicité le Président vénézuélien Hugo Chávez pour son récent anniversaire et exprimé sa certitude qu’il sortira vainqueur de cette nouvelle épreuve que lui a imposée la vie, faisant ainsi allusion au rétablissement de sa santé.

Raúl Castro a terminé son discours par des salutations aux 5 antiterroristes cubains prisonniers aux États-Unis et il leur a confirmé, une fois de plus, que le peuple ne cessera jamais de lutter pour leur libération. 


Ce lundi, l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire a décidé d’appuyer et d’approuver les Grandes Lignes de la Politique Économique et Sociale du PCC et de la Révolution Cubaine, adoptées au 6e Congrès de cette organisation et le rapport sur l’utilisation du budget de 2010 présenté par Lina Pedraza Rodríguez, ministre des Finances et des prix.


Un chronogramme de travail ayant pour but d’appliquer avant 2015 les plus de 300 Grandes Lignes approuvées au 6e Congrès du PCC sera présenté en septembre par la Commission chargée de conduire et de contrôler cette tâche a indiqué Marino Murillo, Vice-président du Conseil des Ministres et président de cette commission.

Source : RHC

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 10:40

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Une émission sur la rencontre entre le leader de la Révolution Cubaine Fidel Castro et le président vénézuélien Hugo Chavez a été diffusée à Cuba,  mercredi soir 29 juin

Les nouvelles télévisées ont montré le matériel de 20 minutes avec les deux politiciens se rappelant des anecdotes et des anecdotes de réunions précédentes, ainsi que des questions de politique étrangère.


Chavez, accompagné de ses filles Virginie et Rosinés, et une petite-fille, a remmemoré le voyage qu'il avait fait avec Fidel à Canaima, un village indigène dans le sud du Venezuela, en 2001, et a cité quelques observations faites à l'époque par Fidel Castro, qui avait été très impressionné par le paysage.


«Tu m'a dit que c'était le plus bel endroit au monde", a-t-il dit.

Le président vénézuélien se remet bien d'une opération d'abcès pelvien à La Havane..

 

 

Source : Ahora.cu

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 00:07

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Sur cette photo à leur arrivée, puis découverte de la vie dans un pays capitaliste, certains ont rejoint le mouvement des indignés, d'autres comme expliqué ci-dessous expulsés...

 

La Commission Espagnole d’Aide aux Réfugiés (CEAR) a fait part d’un ordre d’expulsion contre sept Cubains, parmi lesquels se trouve l’ex-prisonnier Carlos Martín Gómez, de leur centre d’accueil à Malaga et leur exclusion du programme de soutien dont ils bénéficiaient, suite à une agression physique entre eux et à des menaces contre le personnel.

 

La direction du centre a décidé le "renvoi obligatoire" de ces Cubains, décidé et effectif depuis hier par décision de la Direction Générale de l’Intégration des Immigrants, bien que l’expulsion n’ait pas encore eu lieu à cause du refus initial des intéressés de recevoir la copie de l’ordre [d’expulsion], selon les informations transmises à EFE par des sources du centre.

 

La mesure a été prise après que cinq membres du groupe aient entamé une grève de la faim vendredi dernier parce qu’ils n’arrivaient pas à louer un appartement où s’installer et pour dénoncer le manque de confort  des endroits où ils sont logés depuis avril. Face à la tension qui régnait, la police a dû intervenir.

 

La CEAR a expliqué dans un communiqué que les expulsés « ont entretenu de perpétuels conflits entre eux, et en sont même arrivés à l’agression physique » et que, « à cause d’une de ces disputes, la répartition par chambres de ce groupe familial a été réajustée ».

Elle ajoute qu’en plus, et à plusieurs reprises, ils se sont opposés à  l’équipe technique du centre, « en arrivant à proférer des menaces directes et indirectes, des agressions verbales et des manques de respect manifestes ».

 

La commission précise que d’autres manquements aux règles de vie ont eu lieu, comme « introduire de l’alcool dans le centre ou exhiber des armes blanches dans la cour », ce pour quoi trois d’entre eux furent informés par écrit de la nécessité de changer de  comportement pour éviter l’expulsion.

 

La CEAR a indiqué que la direction a porté plainte contre l’apparition de deux vidéos sur Internet dans lesquelles ces personnes parlent de leur situation et des conditions du centre, « vidéos tournées bien que la nécessité de sauvegarder la vie privée des personnes qui résident dans  le centre interdise tout tournage ».

 

Elle dénonce également le « manque d’engagement »  [dont ils font preuve] en abandonnant les cours de formation et « en refusant l’aide de professionnels envoyés pour les aider ». La commission pense que « leur attitude s’est limitée à revendiquer des actions et des prestations qui vont au-delà de ce qui est établi ».

 

La CEAR a affirmé que lorsqu’un membre du groupe a été convoqué vendredi pour rencontrer la personne qui allait leur louer un appartement, ils ont adopté "une attitude de confrontation en abandonnant leurs chambres" et en commençant la grève [de la faim].

 

Dans le centre résident 38 autres personnes, demandeurs ou bénéficiaires de protection internationale dans leur majorité, et 78 des prisonniers cubains libérés qui sont arrivés dans la même situation que les expulsés sont passés par ce même centre.

Parmi les expulsés se trouve l’ex-prisonnier Carlos Martín Gómez et sa soeur Sabine, une des "dames en blanc ».

 

Málaga, 29 juin 2011

Source :EFE

Traduction Annie ARROYO

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 23:47

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L’inclusion de Cuba dans la pire des catégories du Rapport du Département d’État sur les pays qui « ne respectent pas complètement les standards minimum pour éradiquer la traite des personnes, et ne font pas d’efforts significatifs dans ce sens », est une calomnie honteuse et une profonde offense au peuple de Cuba. Ainsi, on prend une nouvelle fois le parti d’ignorer le comportement exemplaire de notre pays dans la protection de l’enfance, de la jeunesse et de la femme.


Une nouvelle fois, nous rejetons énergiquement l’inclusion de Cuba dans ce rapport biaisé et irresponsable du Département d’État.


Cuba n’est pas le pays d’origine, ni de transit, ni de destination de ce fléau. Chez nous, il n’existe ni traite sexuelle des mineurs, ni travail forcé des enfants. Au contraire, la législation et les politiques adoptées par le gouvernement cubain, ainsi que le travail mené par nos institutions dans ce domaine nous classent parmi les pays de la région dotés des normes et des mécanismes les plus avancés en matière de prévention et de lutte contre la traite des personnes, et dans la sécurité et la protection de l’enfance et des secteurs vulnérables de la population.


Nous rejetons les fausses allégations du rapport, selon lesquelles il n’y aurait pas d’information sur les actions de Cuba en la matière. Le gouvernement des États-Unis est parfaitement au courant de ce travail. Même si Cuba ne reconnaît pas cet exercice unilatéral et discriminatoire, les États-Unis, à l’instar d’autres gouvernements, disposent d’une information actualisée sur le travail systématique de nombreuses institutions cubaines en faveur de la prévention et de la lutte contre la traite des personnes. Il a tout simplement été décidé de nier encore une fois les faits.

Se servir de cet exercice comme d’un prétexte pour tenter de discréditer Cuba est une offense aux efforts légitimes consentis dans le monde pour éliminer une activité criminelle qui fait des millions de victimes. L’obsession à tenter de justifier une politique ratée et cruelle comme le blocus est la seule raison qui puisse expliquer l’inclusion arbitraire de Cuba dans cette liste.

 

Le rapport du Département d’État travestit délibérément la réalité de Cuba, et tente de dissimuler l’ampleur et l’impunité dans laquelle agissent, aux Etats-Unis mêmes, les principales organisations criminelles liées à la traite des personnes, un pays où sont recensées une bonne partie des victimes de ce fléau.  


Source : Granma

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 23:42

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Par Reynaldo Henquen

Le Département d’état des États-Unis a publié cette semaine l’un de ses rapports habituels, prétendument pour informer le monde, mais dont le but est  de produire l’effet contraire, c’est à dire désinformer tous ceux qui  commettront l’erreur de le lire. Il s’agit du rapport annuel sur la Traite des personnes, présenté par Mme Hillary Clinton.


Si on ne savait pas que les Etats-Unis sont  animés par de mauvaises intentions, on pourrait croire que ce texte est bondé d’erreurs. Il s’agit en réalité d’une chaîne de mensonges cyniquement articulés pour fausser, pour déformer la réalité.


Les auteurs de ce texte osent, cyniquement  citer Cuba parmi les pays qui ne respectent pas les normes minimales pour combattre le trafic de personnes et ne “font aucun effort” pour les respecter. Incroyable mais vrai!


L’habitude des empires de vouloir juger les autres pays  est en soi, un manque de respect inacceptable. Mais il est d’autant plus irritant qu’ils émettent leurs jugements en fonction d’intérêts politiques et hégémoniques, même si pour ce faire, ils sont obligés de retordre la vérité, comme  Goebbels, le chef de la propagande nazi lui-même n’a pas osé le faire.


Une déclaration de la Directrice du Département Amérique du Nord du Ministère cubain des Affaires étrangères, Josefina Vidal, indique que notre pays ne reconnaît pas cet exercice unilatéral et discriminatoire. Cuba- précise la déclaration- n’est ni un pays d’origine ni un pays de transit, ni un pays de destination de ce fléau. À Cuba, la traite sexuelle de mineurs  ou le travail forcé d’enfants n’existent pas”.


“Bien au contraire- souligne la note du Ministère cubain des Affaires étrangères- la législation et les politiques menées par le gouvernement cubain, le travail réalisé par nos institutions dans ce domaine, situent Cuba parmi les pays de la région ayant les mécanismes et les normes les plus avancés en matière de prévention et de lutte contre la traite de personnes et de protection des enfants et d’autres secteurs vulnérables de la population ».


Il faudrait se demander Où regardent les auteurs de ce nouveau rapport étasunien ? Pourquoi ne fon-ils pas référence à l’impact nuisible des bases étasuniennes en Corée du Sud, au  Japon ou aux Philippines, autour desquelles et surtout grâce auxquelles la prostitution de mineurs devient une affaire fleurissante ?


Pourquoi ne destinent-ils pas leur argent et leur temps à savoir pourquoi la Thaïlande, transformée en base de repos des soldats yankees durant la guerre contre le peuple du Vietnam, et qui est encore visitée par les militaires du Nord cantonnés dans des pays voisins, s’est transformée en un enfer pour des dizaines de milliers d’enfants, filles et garçons, victimes du trafic et de l’exploitation sexuelle la plus infâme ?


Le Département d’état sait mieux que personne d’autre, que des centaines de milliers d’enfants et d’adolescents des deux sexes en Amérique Latine sont captés, trompés ou séquestrés par les maffias. Les Etats-Unis sont leur principale destination.

 

Ce serait bien qu’ils jettent un regard à la carte des routes empruntées par les trafiquants de personnes, carte élaborée cette semaine par un groupe d’organisations centraméricaines, pour qu’ils constatent, au cas où ils ne le sauraient pas, que tous les chemins de la traite conduisent aux Etats-Unis.

Nous pourrions conseiller Mme Clinton qu’avant de faire le ridicule, en présentant ce rapport très “discrédité”, de faire un tour en Floride, au Texas ou au New York, les trois états  où l’esclavage moderne, est le plus pratiqué. Elle pourrait au moins se surprendre, si elle a déjà perdu la capacité d’éprouver de la honte, de ce qu’elle va y trouver.

source : RHC

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 19:10

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(A propos de mon séjour à Cuba en mai 2011)

Ricardo Infante Caminal, d’Uruguay

J’AI pas mal d’années de vie sur ce monde, camarades. Trop même. Et avec le temps, on se laisse moins surprendre par les aléas de l’existence. La réalité quotidienne nous a mis à rude épreuve, et, lorsque nos modestes espoirs de tendre une main semblent s’être dissipés, nous voilà bousculés par l’imprévu !


Je dois dire que je m’étais pas mal informé sur le sujet, et s’il est une chose que je croyais connaître de A à Z, c’est bien la révolution cubaine.


J’avais consacré des milliers d’heures à écouter, lire et m’informer sur cet événement qui chaque jour semble vouloir défier la logique ou le « naturel ».

Parce que tout a été et reste une « belle folie ». Une Révolution à seulement 90 milles marins du plus grand empire de l’histoire ? De la folie ! Attaque de la caserne Moncada avec 135 hommes mal armés ? De la folie ! Débarquement du yacht Granma avec 82 hommes pour livrer (et gagner !) leur premier combat avec les 12 survivants ? De la folie totale !


Parce qu’à Cuba les choses sont comme ça, et pas autrement. Les gens semblent avoir rayé le mot « impossible » de leur dictionnaire. On test, on change, on insiste… Et si cela ne donne rien on recommence. A la fin, les choses finissent par rentrer dans l’ordre, de gré ou de force… Peuvent-ils faire autrement ?


Mais j’étais au courant de tout cela. J’ai voulu me rendre sur place en simple observateur, pour faire du « tourisme révolutionnaire », comme on dit.


Mais mes projets ont lamentablement échoué. Et ce dès le premier jour. Un lecteur avisé pourrait penser que cette chronique est un « piège » pour attirer l’attention sur ce qui s’offre à leurs yeux comme un cliché. Ceux qui croient tout savoir sur Cuba (comme moi) se posent dès lors la même question : Comment est-il possible que Cuba soit encore debout ?


Parce que quand on regarde le panorama international et qu’on voit des pays entiers s’effondrer comme des châteaux de cartes face à l’imposante machine impériale, chaque jour plus sophistiquée et destructrice, pilonnant des villages et des villes, à l’aide de porte-avions, de tanks, de missiles et tout autre moyen servant à détruire, écraser, terroriser le genre humain… On ne peut s’empêcher de trembler pour Cuba ! Car que chaque fois que le royaume de la terreur se lance dans une nouvelle aventure, on ne peut s’empêcher de craindre pour Cuba.


Cependant, ici les gens affichent une telle assurance qu’on a toujours l’impression que rien ne peut les perturber. Comment expliquer ce paradoxe ? Alors que je me résignais à mourir sans avoir eu le temps de découvrir ce secret, l’un de ces gens gais et fiers m’a dit, tout sourire : « Ici les yankees ont déjà taté de nos fusils, monsieur ». Et je sentais qu’il ne plaisantait pas.


Pour la première fois j’ai pu découvrir les ingrédients d’une réalité dont on a de cesse de rabâcher le nom, sans savoir vraiment de quoi il s’agit. Cette réalité s’appelle RÉVOLUTION.


J’ai pu voir cette Révolution dans chaque chose, dans chaque foyer, dans chaque personne. Parce que les Cubains sont conscients que les révolutions commencent chez chaque individu. Et qu’elles se doivent de refléter nos valeurs et nos principes.


J’ai fait 25 heures de film. A beau mentir qui vient de loin, dit le proverbe. Je savais qu’à mon retour au pays je ne pourrais pas résister à raconter tout ce que j’ai vu ici.


Me croirait-on dis je disais que lorsque j’ai demandé à un chauffeur de taxi (je suis moi-même chauffeur de taxi) s’il y avait beaucoup d’attaques visant les taxis, il m’a répondu, incrédule :


Mais, monsieur, qui aurait l’idée d’attaquer un taxi ?

Quand je lui ai expliqué que chez nous les taxis étaient munis d’une vitre de séparation blindée et que deux ou trois collègues se faisaient tuer chaque année, il n’a pas voulu me croire et m’a répondu : « Si c’est comme ça, c’est tous des mafieux dans ton pays. Vous devez tous être armés jusqu’aux dents ! » Tout est filmé.

J’aimerais maintenant aborder un sujet qui me tient à cœur.


LES CINQ PRISONNIERS DE L’EMPIRE


A notre arrivée, on nous a annoncé qu’il y avait un spectacle d’enfants dans le quartier de la Vieille ville. C’était facultatif. J’aurais préféré m’en passer pour pouvoir découvrir le pays, parler aux gens. En bon touriste… Mais décliner l’invitation m’a semblé un manque de courtoisie.


Le théâtre s’appelait La Colmenita (La petite ruche). C’était une version du bâtiment précédent qui avait brûlé – j’ignore dans quelles circonstances – et portait le même nom. Aujourd’hui c’est le siège d’une troupe de théâtre enfantine assez nombreuse.


Le théâtre était plein à craquer et j’ai été surpris par le nombre d’étrangers présents dans la salle. Beaucoup d’Américains, d’Allemands, de Néerlandais… Bref, nous étions nombreux.


Un orchestre (composé d’enfants) a interprété (très bien) des chansons cubaines que nous connaissions tous. Les percussions étaient à la fête, mais chaque instrument avait son espace.


Ensuite les enfants ont interprété une pièce de théâtre intitulée Abracadabra. C’est l’histoire d’une jeune institutrice qui refuse qu’on lui impose des concepts dépassés. On voit la discussion avec le directeur, et les enfants qui prennent le parti leur institutrice. Elle leur donnera des devoirs à faire.

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LA SIGNIFICATION DU MOT ESSENCE


Et trouver des exemples, bien entendu. Je ne vais pas tous les raconter, mais après de nombreuses situations empreintes d’une profonde tendresse, avec un premier acteur âgé de quatre ans seulement, les acteurs et le public découvrent que l’essentiel maintenant pour la patrie est le retour des cinq prisonniers cubains. Le « comment » est quelque chose qu’il faut voir, qu’on ne peut décrire.


Au baisser du rideau, nous étions tous profondément émus. Et à notre grande surprise les enfants sont venus se mêler au public pour nous remercier. Nous sommes partis très impressionnés, et nous avons été surpris d’apprendre qu’il y avait déjà des troupes La Colmenita dans plusieurs pays. Vous pouvez consulter le net.


 

Mais ce n’est pas tout. Dans ce pays du « jamais plus ! » qui n’a pas besoin de publicité, il y a de nombreuses pancartes à l’effigie des cinq camarades incarcérés. Les légendes : Nous les voulons parmi nous ! Ils ont confiance en nous ! Dans tout Cuba, des pancartes réclament la libération immédiate des cinq héros injustement prisonniers. La loyauté envers les camarades est l’un des grands principes de la Révolution cubaine. (Tiré de http://postaportenia.blogspot.com/)

Source : Granma

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 00:05

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Par Redacción AHORA / redaccion@ahora.cu / Mercredi, 22 Juin 2011 15:13

Des juristes de 11 pays réunis à La Havane débattent de la nécessité de réformer l’ONU, sa vision sur les Droits de l’Homme et sa position concernant les violations des Droits de l’Homme.

Les participants à la 5e Rencontre Internationale: Ecole d’été de La Havane 2011 sur le Droit International Public et au 7e Séminaire sur le Droit International Humanitaire analysent également la responsabilité des États et le concept d’impunité.

Ce mardi, le professeur titulaire de l’Institut Supérieur des Relations Internationales, Néstor García a souligné que les Etats-Unis sont les principaux violateurs du Droit International dans le monde.

Néstor García a rappelé que Washington a été impliqué dans de grands scandales à cause des abus commis dans ses prisons secrètes où de nombreuses personnes sont enfermées pour un temps illimité et ont été privées du droit à un procès juste.

« Dans ces prisons, la CIA a torturé des prisonniers avec des techniques comme l’étouffement, avec des techniques qui provoquent du stress et d’autres qui consistent à appliquer des changements brusques de température ; à les empêcher de dormir » -a-t-il précisé-.

Il a signalé que la Maison-Blanche viole le Droit International Humanitaire en massacrant continuellement des civils dans des pays agressés où ils utilisent des armes sophistiquées contre des écoles et des hôpitaux et qu’elle se livre au pillage d’œuvres d’art du patrimoine culturel de ces nations.

Les participants se sont accordés à relever que l’agression contre la Libye est une violation flagrante du Droit International et qu’elle a pour objectif explicite l’élimination du leader de ce pays Mouammar El Khadafi, sans un procès judiciaire au cas où il le mériterait.

La rencontre prendra fin le 24 juillet à l’Hôtel National de Cuba où elle siège.

Tiré de Radio Habana Cuba

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 00:02

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Conversation intégrale en espagnol

Silvio Rodríguez réaffirme son attachement à la Révolution Cubaine.

Par Reynaldo Henquen

La Havane, 22 juin (Cubadebate-RHC) – Silvio Rodríguez, remarquable chanteur et compositeur cubain, l’un des fondateurs du Mouvement de la Nouvelle Chanson Cubaine a relevé ici, à La Havane que si être pro officiel c’est appartenir à la Révolution Cubaine ; à la Révolution qu’a dirigée Fidel et qu’ont poursuivie des personnes d’une aussi grande valeur que Raul, le Ché, Camilo il est pro officiel, avec fierté. Il a précisé:


 “Cependant, je ne peux pas être pro officiel à l’égard de ceux qui écrasent sous les bombes l’Irak et l’Afghanistan ; de ceux qui sont en train de tirer profit de tous les mouvements révolutionnaires au Maghreb ; à l’égard de ceux qui veulent envahir la Libye coûte que coûte ; à l’égard de ceux qui ont voulu envahir Cuba, à l’égard de ceux qui criaient « L’Irak maintenant, Cuba après » car cela serait pour moi un déshonneur et une honte que d’être pro officiel de ces idées ».

Silvio Rodríguez, a été interviewé au cours du programme de la Télévision Cubaine « « Con dos que se quieran basta » (Avec deux qui s’aiment c’est suffisant) que dirige et anime Amaury Pèrez, lui aussi chanteur et compositeur.

Amary Pérez a rappelé à Silvio Rodríguez que dans l'album “Rendez-vous avec les anges II » il propose d’enlever la lettre r au mot révolution ce qui donnerait évolution et qu’il a repris cette idée dans plusieurs interviews. Il lui a demandé d’expliquer ce qu’il a voulu dire par là :

« Une Révolution surgit de temps en temps, quand elle est nécessaire. Elle surgit à un moment où certaines conditions sont réunies, mais l’évolution doit être constante. Nous avons déjà fait la Révolution, nous devons maintenant continuer à évoluer ».

L’immobilisme dont nous avons souffert durant des années nous fait du mal, beaucoup de mal. Je crois que, heureusement, nous avons rompu avec l’inertie, dans beaucoup de directions et que nous devons continuer à avancer. Je me sens optimiste, sans aucun doute je me sens optimiste car nous avons brisé l’inertie et car nous bougeons. C’est un principe de l’Univers « comment rester statiques alors que tout bouge ? a signalé Silvio Rodríguez dans l’interview qu’il a accordée à Amaury Pérez dans le programme de celui-ci à la télévision cubaine.

 

 

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 00:02

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Guillermo Nova

 

Le XII° colloque international Ernest Hemingway réuni cette fin de semaine à La Havane est symbolique des aléas et tentatives pour surmonter les obstacles sur le chemin de la réconciliation entre les Etats-Unis et Cuba.

 

Durant la session inaugurale, la présidente du Conseil National pour le Patrimoine Culturel de l'Ile, Margarita Ruiz, a dit que l'évènement prévoyait un échange avec des personnalités connues sur la vie de Hemingway dans les lieux où il a élaboré une grande partie de son oeuvre littéraire.

 

Entre temps le Département du Trésor des Etats-Unis à refusé le visa pour voyager à Cuba à 14 chercheurs des USA qui devaient participer comme intervenants et observateurs au Colloque.

 

Jenny Philips, présidente de la Fondation Finca Vigia  des Etats-Unis a déploré que le blocus de son pays contre Cuba limite les possibilités d'accélérter la récupération et la conservation de l'oeuvre d'Hemingway dans l'île.

 

"Au cours du mandat du président Clinton, il avait semblé y avoir une ouverture, avec Bush les choses devinrent très difficiles, rigides, inflexibles, et le président Obama n'a guère changé la politique envers Cuba", a dit à la presse la nièce de l'éditeur du Nobel de Littérature.

 

Lors de la rencontre, les organisateurs ont annoncé la publication prochaine de quelques 6 000 lettres rédigées par Hemingway qui se trouvent dispersées de part le monde et ont été rassemblées en 18 volumes, après 8 ans de recherche par des spécialistes de l'écrivain nord-américain.

 

Les lettres de l'auteur de "Le vieil homme et la mer" rassemblent ses expériences de la Première Guerre Mondiale, où il fut blessé, comme ses relations avec sa première épouse, Elizabeth Hadley Richardson, et les impressions laissées par les écrivains Ezra Pound et Francis Scott Key Fitzgerald.

 

Les journées coïncidaient cette année avec le 50° anniversaire de la remise par la veuve d'Hemingway, Mary Welsh, de Finca Vigia à l'Etat Cubain, et avec les 85 ans de la publication de sa nouvelle "Fiesta" ("Le soleil se lève aussi").

 

L'évènement a eu lieu à l'hôtel Ambos Mundos (Les deux mondes), dans la

Vieille Havane, où il allait dans les années vingt, situé à mi-chemin entre le Florida et la Bodequita del Medio, bars où avait l'habitude de s'arrêter l'écrivain américain pour prendre ses boissons préférées.

 

Plus tard, dans les années trente, il acheta une propriété dans les alentours de la capitale cubaine, “La Vigía”, où il a habité jusqu'à ce qu'il parte aux Etats-Unis en 1961. L'antique demeure du quartier de San Francisco de Paula est aujourd'hui l'un des musées les plus visités par les touristes à Cuba.

 

Le musée conserve plus de 22 000 pièces, comprenant des livres, des lettres, des photos, des films, des trophées de chasse, des disques, des armes, des objets de sport ou de pêche, entre autres propriétés et documents de l'auteur.

 

Dans un climat d'hostilité la Fondation a reçu l'appui du congressiste démocrate James Mac Govern, lequel est venu dans l'île à plusieurs occasions et est arrivé à ce que l'Institution établisse un accord entre les deux pays pour restaurer et numériser les documents qui se trouvaient dans la résidence.

 

Maintenant la Fondation Finca Vigia a comme nouveau projet l'étude de la bibliothèque de la demeure, composée de plus de 9 000 volumes et revues qui contiennent des annotations manuscrites du premier Nobel.

 

Mais Philips a affirmé que "tout ce que nous pourrions faire est limité d'une manière ou d'une autre par l'embargo. Nous avons été capables de faire cela malgré la si difficile situation politique. Une des choses qui me réjouis le plus dans ce projet, c'est que nous avons été unis aux Cubains, par delà la politique.

 

 

Source: La República

Traduction : Alma


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