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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 10:31
Cuba | Entretien avec Aurelio Alonso La fin imprévisible du labyrinthe cubain par Waldo Fernández Cuenca Article publié le 11 février 2009
  Aurelio Alonso, philosophe, sociologue et militant révolutionnaire cubain, est passé par toutes les expériences de la gauche critique cubaine, celle de la revue Pensamiento Critico des années 1970 et celle du Centre d'Études sur l'Amérique des années 1980-1990, deux institutions ayant subi chacune en son temps le zèle policier et bureaucratique alors qu'ils cristallisaient le meilleur de la pensée révolutionnaire du pays. Il est actuellement directeur adjoint de la revue cubaine Casa de Las Américas. En 1994, il a publié avec Julio Carranza, La économie cubana : ajustes con socialismo (L'économie cubaine : ajustements et socialisme) et, en 1998, Iglesia y politica en Cuba revolucionaria (Église et politique à Cuba révolutionnaire). Interview.

Qu'avez-vous pensé lorsque vous avez appris la chute du camp socialiste et de l'URSS ?


Pour moi - comme pour presque tout le monde -, ce fut quelque chose de totalement inattendu, une surprise. Mais, s'il y a un endroit dans le monde où cette chute a été comprise de manière rationnelle, c'est à Cuba. Nous savions ce qui se passait dans certains pays du bloc, comme en Pologne et en Hongrie, où s'était développée une très forte option vers une économie de marché.

Dans les années 1960, le projet cubain a essayé de se développer avec une certaine autonomie qui n'a pas eu le succès escompté. Nous avons donc été obligés d'adhérer au Comecon [1] et de nous aligner sur le système soviétique. Mais déjà, Che Guevara avait presque pronostiqué la chute du système socialiste, ce qui était généralement perçu comme peu probable. Je pense même que le système aurait pu se réformer de l'intérieur sans se déstructurer.

En matière économique, la chute a été pour nous catastrophique et a provoqué dans le domaine politique une crise de paradigme. On avait assumé l'idée que ce modèle serait le nôtre en matière de développement, et d'un coup, il s'est effondré. C'est la raison pour laquelle nombreux furent ceux qui pensaient que le socialisme allait s'effondrer ici aussi. Mais les dirigeants cubains ont vite vu clairement que l'option à suivre était de résister par tous les moyens à cette vague : c'était à la fois nécessaire et possible.


Avez-vous pensé à un moment que le socialisme pouvait s'effondrer ici aussi ?


Oui. J'ai toujours pensé qu'il pouvait s'effondrer, comme je le pense encore aujourd'hui. Si le camp socialiste a démontré quelque chose, c'est que l'irréversibilité du système n'est pas une loi inviolable. Cette idée selon laquelle nous étions arrivés à une société supérieure et que le chemin était irréversible était totalement erronée. C'est ce qu'a dit Fidel en 2005 dans un discours - qui était à la fois alarmiste et surprenant parce qu'il n'avait jamais reconnu les possibilités d'échec - en disant que nous pouvions nous-mêmes détruire notre socialisme, notamment à cause de la corruption. Plus que de corruption, je parlerais pour ma part de bureaucratie, d'immobilisme, et de routinisation de notre système.

Je pense que la destruction du système est toujours possible et qu'il faut le sauver tous les jours, le refaire, le perfectionner au quotidien. Nous ne le faisons pas toujours et ce peut être un boulet pour demain. Le grand problème du socialisme cubain réside dans le fait qu'il a été pris au piège de l'extérieur par un blocus, mais aussi de l'intérieur par une très grande incertitude.


Dans une interview pour le quotidien mexicain La Jornada, vous avez parlé de réinventer le socialisme. Que signifie pour vous réinventer le socialisme à Cuba ?


Le première fois que j'ai utilisé ce terme, c'était en 2003 au Chili, lorsque j'ai dit que le futur de la planète devait être socialiste mais qu'il fallait le réinventer. C'est le cas à Cuba, mais aussi pour tous les projets de socialisme qui naissent aujourd'hui en Amérique latine dans le cadre de sociétés qui essaient des changements radicaux et révolutionnaires. C'est le cas du Venezuela, de la Bolivie et maintenant de l'Équateur.

Ces pays ne peuvent copier les modèles du passé. Ni le soviétique, ni le modèle chinois actuel - particulièrement controversé en raison du degré de compromis obtenu avec le marché. Cela génère beaucoup d'incertitudes quant à l'avenir. Réinventer est devenu un verbe clé pour les expériences socialistes d'aujourd'hui.

Notre socialisme aussi doit être réinventé, en regardant de façon critique l'expérience du système au XXe siècle. Dans le domaine économique par exemple, nous devons dire que, d'une économie très étatisée, nous devons aller vers une économie plus flexible mais où l'État ne perde pas son pouvoir économique, c'est-à-dire ni le contrôle intégral de l'appareil économique national, ni son rôle principal dans les entreprises en tant qu'investisseur, ni dans les secteurs clés. Mais il doit laisser de l'espace à d'autres formes de propriété comme la propriété coopérative ou l'économie familiale. Ni même exclure d'autres possibilités que nous n'avons même pas imaginées. Les dogmes sont souvent obstacles à l'imagination.

Aucune des formes non socialisées, ou moins socialisées, ne doit imposer une norme de marché aux formes de propriété plus socialisées. Nous devons trouver une configuration efficace qui ne suive pas les critères quantitatifs de l'économie de marché, mais qui permette une nouvelle conception de l'efficacité. Le critère doit être de permettre que le système dans son ensemble soit soutenable.

Quelle voie prendre ? Combien de temps cela durera-t-il ? Comment faire ? Ces questions concrètes ont besoin de réponses encore plus concrètes. Et ces réponses plus concrètes nécessitent d'avoir accès à beaucoup de variables qui sont hors de ma portée. Mais je n'ai aucun doute quant à la nécessité de rompre avec l'idée qu'étatique et socialisé - ou socialiste - sont des termes équivalents.


N'y a-t-il pas aussi une idée implicite d'échec ?


Bien sûr que si. Il y a deux choses : prendre acte de l'échec du modèle antérieur, mais aussi saisir les apports réels de ce modèle. Le premier d'entre eux est de reconnaître que l'Union soviétique est passée d'un empire féodal, bien que capitaliste (basé sur les paysans), à la position de seconde puissance mondiale en moins d'un demi-siècle. Tout n'était pas échec dans cette économie et on peut en tirer quelques expériences importantes. Mais il faut le faire en tenant compte que c'est le système dans son ensemble qui n'a pas pu subsister. Ni sur le plan économique, ni sur le plan politique. Sur ce dernier plan, parce que le socialisme est le seul régime mondial dont la subsistance dépende de la démocratie. Or il n'a pas été capable de la créer. Le capitalisme peut vivre sans démocratie. N'oublions pas que c'est sous le régime de Pinochet au Chili que s'implante le modèle néolibéral. Le capitaliste utilise les mécanismes d'institutionnalisation politique dont il a besoin, qui lui sont rentables, sans aucun scrupule. Il peut même appliquer des modèles autoritaires, parfois fascistes, sous le masque d'une institutionnalité dite démocratique. C'est le cas de certains régimes électoraux où règne l'alternance gouvernementale.

Le capitalisme n'a aucun intérêt à créer une véritable démocratie. Par contre, le socialisme les a tous. C'est ce qui a manqué à Moscou où, s'il y avait eu un véritable pouvoir populaire, le gouvernement soviétique aurait pu mettre en route des réformes plus radicales destinées à maintenir le système socialiste. Je ne dis pas radical au sens de renoncer au système. Cela a échoué parce qu'il n'y avait pas de pouvoir populaire, le peuple n'avait aucun pouvoir dans les prises de décision, depuis le niveau communal jusqu'aux plus hautes sphères de l'État.


Quels sont les problèmes du projet démocratique cubain ?


Je crois qu'il faut commencer par reconnaître que nous avons construit un système trop étatisé, très bureaucratisé, avec un niveau très limité de participation populaire dans les mécanismes de prise de décision. Il y a par exemple un système de pouvoir populaire où l'assemblée nationale est électoralement très démocratique mais où les élus ont un pouvoir très limité pour prendre une quelconque décision. Elle se réunit deux fois par an et vote des choses qui ont déjà été actées. Ces votes unanimes donnent la mesure de l'inconsistance de son rôle.


Il faudrait alors refonder la démocratie cubaine actuelle ?


Refonder n'est pas le bon terme puisqu'il signifie fonder de nouveau, trouver une architecture complètement différente en liquidant tout ce qui a préexisté. Je crois qu'il faut la transformer de façon critique. Les acteurs politiques doivent avoir un regard critique et autocritique. Le rôle du parti doit être changé : le parti ne peut diriger l'État, c'est le peuple qui doit le faire. Marti [2] utilisait des mots qui m'ont toujours impressionné. Il parlait d'un parti pour former la république et non pour la diriger. Pour Marti, le rôle du parti était plus éthique, il avait un rôle d'avant-garde.

Cela nous mène à l'analyse des différences entre un parti-avant-garde et un parti-pouvoir. Si nous nous projetons dans une structure de pouvoir, nous dépassons le rôle de l'avant-garde.

Et si notre objectif est de garantir la reproduction et le perfectionnement de l'avant-garde au sein du projet, notre aspiration ne peut pas se traduire par l'exercice du pouvoir, même en administrant efficacement. Car on ôte alors au peuple la responsabilité des décisions.

Exercer le pouvoir crée des intérêts de corps. On souhaite alors être au Parti pour exercer le pouvoir. C'est toute une dynamique d'intérêts et de compromis au vu du rôle que jouent les institutions.


Croyez-vous, sans sous-estimer l'intelligence de l'ennemi, au dépassement de la mentalité d'état de siège ?


Pour dépasser cet état d'esprit, il faudrait que l'état de siège disparaisse réellement. Cette mentalité d'état de siège est le fruit de la réalité. Les dernières quinze années le démontrent clairement. Les États-Unis ont changé leur politique envers tous les pays de l'ex-camp socialiste, sauf envers Cuba. Et ils commencent à attaquer les régimes latino-américains qui se rapprochent de nous ou adoptent des positions anti-impérialistes proches de celles de Cuba.

La politique d'encerclement existe et son centre principal se déplace vers le Venezuela. Ce pays est, plus que Cuba, l'objet possible d'une invasion à cause des intérêts nord-américains qui y sont présents. Car le Venezuela est un des fournisseurs principaux de pétrole des États-Unis, assis sur les secondes plus grandes réserves mondiales de pétrole.


Dans plusieurs de vos articles sur la société cubaine et l'impact de la crise des années 1990, vous dites que Cuba subit une crise d'insertion étant donné le monde qu'il affronte. Est-ce que le pays est arrivé à s'insérer dans la dynamique globale actuelle en même temps qu'il protège son modèle ?


J'ai parlé de la crise d'insertion provoquée par la chute du « camp socialiste », car, jusqu'en 1989 Cuba était inséré dans un système international. L'insertion a toujours été un problème pour notre pays. Les premières années de révolution ont été des années de rupture et la recherche d'un chemin indépendant dans le cadre du marché mondial. Nous n'avons pas réussi. Nous avons connu les premiers éléments de la crise d'insertion jusqu'à ce que Cuba intègre le Comecon et obtienne une association internationale articulée et stable. Mais aussi une nouvelle situation de dépendance. Le Comecon n'a pas dominé une portion suffisante de l'économie mondiale. Il s'est de plus développé sur un quiproquo puisqu'il n'a pas réussi à être un système alternatif, en terme de marché, au système capitaliste dominant le marché mondial.

A partir de là, Cuba a vécu une croissance économique très profitable, bien que nous soyons redevenus une économie sucrière, dépendante d'un marché captif avec peu de possibilités d'en sortir. Aujourd'hui, nous avons obtenu une insertion polycentrique, puisque nous ne dépendons plus d'un centre en particulier. Notre insertion économique internationale a trois axes : le Venezuela, la Chine et quelques pays développés.


Comment voyez-vous le socialisme du XXIe siècle que Chavez nous propose ?


C'est une théorisation. Je confesse que j'ai moi aussi utilisé ce terme, mais ce qui est vrai, c'est que nous ne savons pas ce que sera ou seront les socialismes de ce siècle puisque seules sept années ont passé. Je crois qu'il y a un rapport de forces favorable pour recommencer la quête du socialisme en Amérique latine. C'est de là que vient le terme de « réinventer », et comme il y a encore beaucoup à réinventer, j'ai un certain rejet pour ceux qui prétendent avoir des vérités clés en mains.

Nous ne pouvons construire des modèles in abstracto, ce qui ne veut pas dire que nous ne puissions pas théoriser, mais nous devons le faire de manière progressive. Les conditions des pays qui vont construire ce socialisme, tout en sortant des complications héritées du système de dépendance néolibérale, doivent le faire sur la base d'une série de constructions distinctes de celles de la société cubaine qui a une économie très étatisée. Les objectifs sont sûrement les mêmes, mais les points de départ, les chemins et les stratégies sont différents. Nous ne devrions même pas voir les privatisations comme un péché capital. Le Venezuela part de fait d'une société hyperprivatisée et je ne crois pas que les processus de nationalisation nécessaire s'orienteront vers une déprivatisation massive. Il existe aussi des conditions différentes entre les pays qui ont de grandes ressources matérielles et naturelles, et les autres. Les conditions ne seront pas non plus les mêmes pour que triomphe un projet socialiste dans un pays capitaliste développé, elles seront nécessairement différentes. Le dilemme n'est pas entre théoriser et ne pas théoriser, mais si nous construisons des modèles ou non. Y compris à partir d'expériences évaluées comme positives.


Jusqu'à quel point le fait de copier le système soviétique et d'adopter une centralisation excessive a-t-il été néfaste pour l'économie de notre pays ?


C'est très difficile de le dire. Il faudrait se poser aussi la question de savoir jusqu'à quel point notre économie aurait pu exister sans adopter le modèle soviétique. Il ne s'agissait pas uniquement de copier un modèle mais de s'adapter aux exigences d'un ensemble de pays pour pouvoir s'insérer dans leur système. La proposition n'était pas « si tu ne t'adaptes pas au modèle, nous ne t'aidons pas », mais « si tu ne t'adaptes pas, tu ne pourras pas t'y insérer  ».

Ce modèle nous a fait du mal et du bien parce qu'il nous a permis de sortir de la crise du début des années 1970. A partir de là nous avons eu une dynamique de développement stable. Un des plus grands problèmes à résoudre l'était dans le domaine financier. Il fallait trouver dans le reste du marché des modalités de financement qui n'existaient pas dans le Comecon. Nous avons alors « bénéficié » du flux d'eurodollars qu'offrait le monde développé. Cela a généré un processus d'endettement qui a dépassé les capacités de paiement du pays en monnaie convertible.

Il faudrait aussi considérer que nos politiques d'insertion étaient liées à des instruments juridiques et non à une dynamique mercantile. On construisait des usines qui ensuite ne fonctionnaient pas ou très peu parce que nous n'avions pas fait de prévisions pertinentes.
Rends-toi compte que la crise de l'économie cubaine ne commence pas de fait avec la chute du camp socialiste mais à cause de la carence de ressources financières pour solder les engagements de la dette extérieure en monnaie convertible dans les premières années de la décennie 1980.

En 1985, Cuba a dû dire aux créditeurs capitalistes qu'on ne pouvait pas payer et, pour pouvoir accéder à de nouveaux prêts, les créditeurs ont exigé du pays une forte réduction des dépenses publiques et un programme de privatisation qui privilégiait l'efficacité économique sur les dépenses sociales. C'était une version des politiques d'ajustement structurel du FMI et de la Banque mondiale, caractéristiques des liens de dépendance néolibérale. Mais Cuba ne l'a pas accepté et a déclaré un moratoire sur la dette.

Les crédits capitalistes représentaient 16% des entrées de devises dans le pays, mais ces 16% affectaient 35% de l'économie cubaine. Les accords avec les pays du Comecon se basaient sur ce que ces pays pouvaient te donner, ce qui ne coïncidait pas toujours avec ce dont nous avions besoin. Les crédits capitalistes étaient donc des entrées de devises utiles pour trouver ce dont nous avions besoin. Le moratoire sur la dette avec les créditeurs capitalistes a eu comme conséquence que le niveau de dépendance de Cuba envers le Comecon est passé d'environ 65% à presque 90% en 1989.


Quels sont les changements structurels les plus urgents dont a besoin l'économie cubaine pour faire décoller ses forces productives ?


En premier lieu nous devons regarder vers la substitution d'importations. Nous avons toujours refusé d'appliquer ce modèle alors que les principales dépenses sont le combustible et les aliments. On ne pourra jamais arriver à l'autosuffisance, mais on ne peut plus dépendre à 50% ou 60% d'importations dans ces domaines. Dans ce pays, il y a beaucoup de terres qui ne sont pas cultivées. Raul l'a rappelé en disant qu'il n'avait vu que du « marabú » [3] lors de son déplacement dans la province de Camaguey. Il y a évidemment un problème structurel qui réclame un changement structurel. 30% des producteurs agricoles assurent aujourd'hui 60% de la production d'aliments. Ces 30% sont les producteurs privés et les coopératives disposant de la plus grande autonomie dans la prise de décisions. Ce sont ceux qui sont le moins pris en tenaille par les subventions de l'État, par les engagements de l'État, par les choix de cultures fait par l'État, par les prix imposés par l'État.

Je ne suis pas un expert dans ces domaines, mais beaucoup de choses ont été écrites à ce propos.

Je crois qu'il faudrait porter un peu plus d'attention à ces critiques. Il faut générer des changements dans l'agriculture qui garantissent une meilleure autosuffisance. Je pense que le socialisme du XXe siècle a été si étatiste dans tous les domaines qu'il n'est pas difficile aujourd'hui d'adopter d'autres formes de propriété comme la coopérative et la privée.


Considérez-vous la négation du marché comme la négation du développement ?


Écoute, le marché n'est pas le capital. Mais c'est bien le capital qui a fait le marché. Les économies de marché avancent jusqu'à ce que le capital s'effondre. On doit chercher la déconnexion entre marché et capital et, en même temps, réduire le poids spécifique du marché comme dispositif de conduite de l'économie. Je ne crois pas au « socialisme de marché ». On ne peut pas diriger une économie socialiste par le biais du marché. L'économie socialiste doit être dirigée de manière globale par une institutionnalisation sociale représentative des intérêts de la population, et qui doit dominer le marché.

Il faut se servir du marché pour promouvoir une logique d'efficacité, mais sans compromettre le projet social. Une efficacité qui ne soit pas dictée par les lois du marché, mais qui dépende des intérêts supérieurs de la société, dans laquelle le marché assure aussi, grâce à ses mécanismes, l'intérêt global du projet. Le marché dont je parle ne peut donc être une concession à l'intérêt privé au détriment de l'intérêt social, mais se soumettre à lui.


Depuis que Raul a assumé la présidence du pays, on parle surtout de changements. Comment pourrait-on différencier les personnalités de Raul et de Fidel ?


Fidel est l'homme d'État le plus brillant du XXe siècle. Il a été le chef d'État qui a prouvé la plus grande capacité pour assurer la subsistance sociale dans des conditions de très grande adversité tout en maintenant un consensus de soutien au système. Les révolutions génèrent de grandes personnalités. En Équateur, personne ne connaissait Rafael Correa il y a deux ans et il a acquis une stature d'homme d'État impressionnante. Raul n'est pas Fidel. Mais je crois qu'il a une stature d'homme d'État, comme l'ont eue le Che, Dorticos, Carlos Rafael Rodriguez. C'est une opinion très personnelle. Je dirais même que Raul est mieux que Fidel sur plusieurs aspects. Je crois que Raul est un meilleur administrateur et nombreux sont ceux qui le pensent à Cuba. Il a eu un poids décisif dans les réformes mises en place dans les années 1990 et qui ont permis de contenir la chute de l'économie cubaine.


Où en est-on de la sortie du labyrinthe ?


On ne sait pas où est la sortie du labyrinthe. Elle sera le fruit de la réinsertion qui doit beaucoup à la politique de résistance, mais aussi de ce qui ce passe en Amérique latine avec la crise de l'impérialisme et les changements politiques à l'œuvre. Nous sommes dans une époque de grandes incertitudes, nous ne pouvons pas décrire les chemins que prendront les projets alternatifs et comment ils vont affronter l'impérialisme. Un impérialisme que nous aimons qualifier d'agonisant mais qui, même agonisant, ne restera pas les bras croisés ! Les agressions armées vont se développer, les croisades et les invasions aussi. En conséquence, le principal allié qu'auront les peuples de l'Amérique latine sera la résistance des peuples. Quant à Cuba, nous devons penser que la situation de siège peut encore durer cent ans. Ce siège est une composante réelle de notre labyrinthe.

Propos recueilli par Waldo Fernández Cuenca, étudiant en journalisme à Cuba.

Notes :

[1] Le Conseil d'assistance économique mutuelle (CAEM ou Comecon), créé en 1949 par Staline et dissous en 1991, était un organisme de gestion des échanges économiques au sein du dit « bloc soviétique ». Il devait garantir la spécialisation de chaque économie nationale et était soumis aux besoins de la bureaucratie soviétique. En dehors de l'URSS, en faisaient partie l'Albanie, la Bulgarie, la Hongrie, la Tchécoslovaquie, la Pologne, la Roumanie, la République démocratique allemande. La Yougoslavie avait un statut d'associée. En 1962 la Mongolie y a adhéré, suivie en 1972 par Cuba et en 1978 par le Viêtnam.

[2] José Julián Martí y Pérez (1853-1895) était un militant politique, philosophe, journaliste et poète cubain, fondateur du Parti révolutionnaire cubain (en 1892) et organisateur de la guerre d'indépendance en 1895.

[3] Dichrostachys cinerea, une plante arbustive, particulièrement invasive et difficile à éradiquer dans les Antilles. À Cuba, où elle a été introduite sans doute par hasard au XIXe siècle, c'est une véritable plaie.

Source : Espacio Laica, Cuba, n° 3/2008. Inprecor, n°545-546, janvier-février 2009.

Traduction : Inprecor.

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 09:52
 

Cuba 2008: la plus faible mortalité enfantine jamais atteinte

Veerle Janssens


En 2008 Cuba a réussi à faire enregistrer la plus faible mortalité enfantine jamais atteinte dans son histoire. Une prestation, surtout parce que justement dans cette année 2008 trois ouragans ont touché le pays comme jamais auparavant. Lors du passage de Gustav, Ike et Paloma la protection civile Cubaine a accordé une attention spéciale aux mères, femmes enceintes et enfants.
Cela explique pourquoi Cuba a pu faire enregistrer ce chiffre historiquement bas "4,7", moins que 5 décès dans la première année par mille enfants nés vivants.

Le chiffre de mortalité enfantine est reconnu internationalement comme une mesure du bien être et du développement d'une population. Une mortalité enfantine faible présuppose en effet un système de santé de qualité et accessible ainsi qu'un niveau d'éducation élevé de la population.

Avant le triomphe de la Révolution en 1959 mourraient à Cuba plus de 60 bébés sur 1000 dans leur première année. Le Gouvernement Cubain a réussi à faire baisser continuellement ce chiffre, comme tu peux voir clairement dans le tableau suivant du Ministère cubain pour la Santé.

1960 37.3 1973 29.6 1986 13.6 1999 6.5
1961 39.0 1974 29.3 1987 13.3 2000 7.2
1962 41.7 1975 27.5 1988 11.9 2001 6.2
1963 38.1 1976 23.3 1989 11.1 2002 6.5
1964 37.8 1977 24.9 1990 10.7 2003 6.3
1965 37.9 1978 22.4 1991 10.7 2004 5.8
1966 37.3 1979 19.4 1992 10.2 2005 6.2
1967 36.4 1980 19.6 1993 9.4 2006 5.3
1968 38.3 1981 18.5 1994 9.9 2007 5.3
1969 46.7 1982 17.3 1995 9.4 2008 4.7
1970 38.7 1983 16.8 1996 7.9

1971 36.1 1984 15.0 1997 7.2

1972 28.7 1985 16.5 1998 7.1

Que la mortalité enfantine a continué à baisser au début des années '90 est un petit miracle. C'étaient pour Cuba les années les plus difficiles d'une crise économique profonde, à la suite de la chute de l'URSS et du renforcement du blocus US contre Cuba. Mais même dans les années les plus difficiles de cette "Période Spéciale" Cuba n'a pas réduit ses budgets de santé, et a développé 40 programmes pour encore mieux accompagner mères et enfants.

Cuba fait en 2008 significativement mieux que pas mal de pays dans les environs, et résiste même à une comparaison avec des pays riches comme le Canada et les Etats Unis. Le contraste avec le pays voisin Haïti est le plus fort, comme apparaît dans les chiffres suivants du rapport annuel de l'Unicef (2008):

Canada 5 Argentine 14 Paraguay 19 Nicaragua 29
VS 6 Colombie 17 Ecuador 21 Mexico 29
Chile 8 Venezuela 18 Peru 21 Guatemala 31
Costa Rica 11 Panama 18 El Salvador 22 Haïti 60
Uruguay 11 Brésil 19 Rep. Dominicana 25  

Le Ministre Cubain de la Santé José Ramón Balaguer était donc très content avec les chiffres obtenus. Il a félicité les travailleurs de la santé Cubains pour ce résultat magnifique, la couronne sur 50 ans de Révolution.

Source: José A. De la Osa, Granma
Trad. : Hubert Hedebouw

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 21:05

Interview du sociologue argentin Atilio Borón, Consolidée, la Révolution Cubaine a besoin de rompre avec l'immobilisme social et bureaucratique

Publié 10 février 2009 sur socio13

Valeria Nader y Gabriel Brito
http://www.correiocidadania.com.br/content/view/2880/9/
06-02-2009 

Version espagnole:
http://www.rebelion.org/noticia.php?id=80383&titular=consolidada-la-revolución-cubana-requiere-romper-con-el-inmovilismo-social-y-burocrático-

Traduction française : Raymond Muller: rmullerr@bluewin.ch

Comme tout le monde l'a rappelé, l'année 2009 a débuté marquée par le cinquantenaire de la Révolution Cubaine - le moment quand, guidés par les Fidel Castro et Che Guevara devenus mythiques plus tard, les guerrilleros descendirent des montagnes de la Sierra Maestra et en finirent avec la dictature sanguinaire de Fulgencio Batista.

Commentés selon les préférences personnelles et idéologiques des médias et de leurs respectifs commentateurs, ces événements d'il y a un demi-siècle se sont infiltrés dans la vie de générations entières et inspirent aujourd'hui encore des idéaux de rupture et de changement social. Avec la Révolution accomplie, ce qui se met en avant à partir de maintenant c'est le futur de l'Île, le thème central de l'interview réalisée par Correio da Cidadania avec le sociologue argentin Atilio Boron.


Pour ce chercheur social, journaliste aussi du journal Página/12, de Buenos Aires, la révolution ne courre aucun risque à Cuba car dans la conscience de la population est bien ancrée l'idée qu'une capitulation face aux forces du marché "renverrait Cuba au 19ème siècle.". Selon Borón, le moment pendant lequel la révolution aurait pu être détruite est déjà révolu, les conditions les plus favorables pour réaliser une telle entreprise ont cessé d'exister.

Malgré les ouragans destructeurs qui ont ravagé le pays en 2008, Atilio observe que Cuba compte aujourd'hui avec des possibilités pour une plus grande insertion dans l'économie mondiale grâce aux accords de coopération signés avec la Chine et le Venezuela, entre autres. En même temps le sociologue affirme que les cubains ne s'illusionnent pas avec l'élection de Barack Obama, car il n'y a pas eu un véritable changement de rhétorique envers l'Île.

Si cela n'eut pas été grâce aux "révolutionnaires barbus", notre continent serait actuellement un immense « protectorat » étasunien, ce qui fait de la solidarité avec le peuple cubain un impératif pour nos populations, renchérit Borón.


Quel est le signifiant réel des mesures que Raúl Castro a prises à Cuba en ce qui concerne la propriété agricole, les possibilités d'acquisitions de matériel électronique, le salaire des fonctionnaires de l'Etat et la liberté de circulation des cubains dans les zones touristiques, quelques-unes des mesures ayant une plus grande visibilité dans nos médias?


Ces mesures montrent que la réforme économique dans le socialisme a commencé à se faire dans la pratique. C'est le début d'un processus long et difficile parce que l'on veut éviter, avec raison, d'appliquer des réformes qui impliquent d'une manière ou d'une autre la réintroduction de relations capitalistes à Cuba ou la fiction d'un « socialisme de marché » au sein duquel le deuxième finirait par dévorer le premier. Au moins partiellement, c'est ce qui est arrivé en Chine et au Viêt-Nam, et les cubains n'ont pas l'intention de tomber dans la même erreur. Ce serait le chemin réformiste le plus facile, mais il déchaînerait une énorme régression économique et sociale au sein de la révolution cubaine, une régression qui finirait dans la pratique par l'épuiser. L'autre chemin, c'est celui des réformes dans le socialisme, une voie plus dilatée et complexe, et il n'y a pas d'antécédents internationaux qui permettent d'extraire quelques leçons en ce qui concerne ce qui doit se faire et ce qui ne doit pas se faire. Les réformes en ex-Union Soviétique ont abouti en un retour en arrière phénoménale et une Russie devenue un pays capitaliste. Et en Chine et au Viêt-Nam, comme on l'a déjà dit, a commencé une transition qui, dans le deuxième cas surtout, pourrait bien terminer comme en Russie. La Chine est différente, grâce à ses dimensions géographiques et démographiques unies à la force de son Etat qui lui confèrent la possibilité de fixer des conditions au capital étranger (et national) qu'aucun autre pays de la planète possède. Pour cela, les cubains sont à l'avant-garde de l'histoire pour réaliser une expérience très complexe. Par ailleurs, la circonstance inédite qui a fait que trois ouragans ont ravagé l'île en 2008 a obligé à ralentir le processus de réformes et à avancer avec une grande prudence dans un contexte économique d'émergence nationale. En plus, la poursuite du blocus impérialiste est un autre obstacle important dans un processus d'innovations comme celui que Cuba est en train d'entreprendre.


Selon vous, qu'est-ce qui caractériserait aujourd'hui certains "blocages" de la société cubaine?


Je crois qu'il y a beaucoup de facteurs. Dans la réponse antérieure j'en ai déjà mentionné quelques-uns, très importants, comme le caractère inédit des réformes socialistes au sein du socialisme, le blocus impérialiste, la dévastation des ouragans. Il faudrait en ajouter d'autres : l'existence d'une bureaucratie avec très peu de vocation innovatrice est aussi un de ces facteurs qui explique l'existence de ces « blocages ». Un autre élément important, c'est la faiblesse du débat économique à Cuba, un débat qui dans les premières années de la Révolution était parvenu à nourrir une notable densité théorique comme l'a démontré l'échange entre le Che Guevara et Bettelheim. Aujourd'hui ce débat n'a pas lieu, il n'a qu'une présence naissante. Les réunions annuelles de la ANEC ont été l'un des rares espaces dans lesquels les économistes et les spécialistes ont commencé à discuter sur ces thèmes centrés autour d'une grande question : que faire face à l'irréversible obsolescence du modèle de planification ultra centralisé ? Si ce modèle a marché dans le passé, un sujet qui est l'objet de fortes polémiques, il n'y a pas le moindre doute qu'il ne fonctionne plus. Par quoi le remplacer ? Par ailleurs, et ça Fidel et Raúl l'ont signalé de manière réitérée ces dernières années, il y a une tendance à la « quiétude » dans une société qui suite à cinquante ans de révolution s'est habituée à ce que les problèmes, tous les problèmes, c'est l'Etat qui les solutionne. La conséquence, c'est la passivité et l'immobilisme, et pour changer il faut précisément le contraire : activisme et mobilisation. Finalement, je crois que le Parti devrait remplir un rôle éducatif et mobilisateur que je ne suis pas certain qu'il remplisse avec l'intensité nécessaire. Il le fait, mais ses efforts sont partiels et insuffisants. Et ceci s'aggrave avec l'apparition d'un important décalage générationnel entre les grands leaders de la révolution et la jeunesse, qui considère l'épopée de la Sierra Maestra avec l'éloignement que produisent les événements historiques, et veut le changement maintenant. Dans de larges secteurs de la bureaucratie étatique, cette urgence provoque une réaction d'immobilisme qui loin de faciliter les changements les rend plus difficiles.


Comment sera t'il possible de résoudre ces "blocages"? Cuba continuera t'il son chemin socialiste ?


Je suis certain que si, que Cuba, qui a rompu les moules de la tradition avec le triomphe de sa révolution dans un pays de la périphérie et sous-développé et qui, malgré cela, a survécu à un demi-siècle de blocus, d'attentats et de sabotages de toutes sortes, saura aussi répondre avec succès aux défis actuels. Cuba est un pays qui compte avec un large secteur de la population qui possède un degré élevé de conscience politique, comme il n'en existe avec cette proportion dans aucun autre pays d'Amérique latine et, peut-être, dans le monde. En plus c'est une population qui a été très bien organisée par le Parti et qui sait qu'une éventuelle chute du socialisme ramènerait l'île au 19ème siècle, avec la mafia terroriste de Miami en tête et disposée à prendre sa revanche sur l'audace qu'elle a eue d'avoir déclenché la révolution. Elle sait aussi que les réussites de la révolution dans les domaines de la santé, l'éducation, les sports, la culture, qui placent Cuba bien au dessus de n'importe quel autre pays d'Amérique latine, seraient balayées avec le retour de la droite au cas où les forces révolutionnaires pourraient céder. Mais un tel danger n'existe pas. Fidel est resté debout ferme quand le socialisme s'est écroulé partout dans le monde, et dans cette situation aussi l'histoire "l'a absout" en lui donnant la raison. Et son exemple continuera d'être vivant, même après sa disparition physique, pour inspirer les millions d'êtes humains qui sont disposés à donner leur vie pour la défense du socialisme et du communisme à Cuba.


On spécule beaucoup sur le type de socialisme qui devra exister à Cuba, en faisant allusion par exemple au modèle chinois mais aussi aux gouvernements de Chávez, Morales et Correa en Amérique latine, qui ont eu un affrontement plus fort avec le néolibéralisme. Quelle est votre idée sur cette question ?


Sur cela j'ai écrit longuement dans un livre que je viens de publier et qui s'appelle "Socialisme au XXIème siècle". Y a t'il une vie après le néolibéralisme ? La thèse centrale c'est qu'il n'existe aucun modèle ou type de socialisme qui puisse être imité ou qui soit prêt pour être appliqué. Chaque processus est une création historique unique et au-delà de quelques « dénominateurs communs » - comme par exemple la lutte intransigeante contre les relations capitalistes de production (et pas seulement celles du néolibéralisme) et la marchandisation de tous les aspects de la vie sociale, depuis les biens et services jusqu'aux idées, les religions, la politique et l'Etat - les expériences concrètes de construction socialiste de ce siècle seront bien différentes entre elles. Celle de Cuba est inimitable, celle de Chávez aussi, de même que celles de Correa ou d'Evo. Il est opportun de citer ici le vers de Machado, avec une paire de légères modifications, « militant, il n'y a pas de modèle, le modèle se fait en marchant. » Le Brésil, l'Argentine, le Chili, dans la mesure de leur abandon des illusions de centre-gauche de la « troisième voie » (qui nous ont fait tellement de dommages et perdre tellement de temps) passeront à s'incorporer à ce projet de construction socialiste mais avec des caractéristiques absolument propres, particulières, uniques. Et c'est bien que ce soit ainsi : cette diversité de chemins vers le socialisme nous enrichit et nous rend plus forts.

Existe t'il la crainte que les forces impérialistes puissent d'une certaine manière casser la résistance cubaine? 

Ils n'y sont pas parvenu en cinquante ans lorsque la corrélation de forces était beaucoup plus favorable à l'impérialisme. Maintenant ils ne jouissent plus des conditions pour tenter quelque chose de ce genre. L'incorporation de Cuba au Groupe de Rio et à l'UNASUR, ainsi que l'expulsion pratique de l'empire dans la solution de la crise bolivienne de l'année dernière, démontrent que, comme le dit le président Correa, « nous sommes en train de vivre un changement d'époque et non pas seulement une époque de changements ». Qui aurait pu imaginer il y a à peine quelques années qu'un président de la Bolivie pourrait expulser l'ambassadeur étasunien sans devoir en peu de temps faire face à un coup d'état militaire ? Qui pouvait penser que la flotte russe ferait des manoeuvres dans la mer des Caraïbes avec l'Armada vénézuélienne sans déclencher une punition exemplaire de la part des Etats-Unis ? Ou que l'Equateur pourrait dire à Washington qu'il ne renouvellerait pas la location de la base de Manta, stratégique pour le contrôle politique de la région andine ? La réaction impérialiste n'a pas pu en finir avec la révolution cubaine quand existaient les conditions internationales propices. Elle a  perdu cette occasion, et aujourd'hui ces conditions n'existent plus. La révolution a fini par s'imposer.


Quelle est l'attente à Cuba en relation au gouvernement d'Obama et quelle serait la relation que l'on pense avoir avec les étasuniens à partir de maintenant?


Il n'y a pas de grandes attentes. Il ne peut avoir de grandes attentes parce que les déclarations d'Obama sur Cuba furent assez malheureuses, pour ne pas parler des mauvaises que furent celles de Hillary Clinton lors de son audition de confirmation au Sénat. On continue d'exiger des « libertés politiques pour l'opposition » sans reconnaître que à Cuba cette opposition est contre-révolutionnaire et de manière prouvée financée et organisée par la CIA et les autres agences du gouvernement étasunien. Il existe même des documents filmés qui constatent que cette opposition est en réalité un groupe d'agents de l'empire qui opèrent à Cuba. Obama a dit qu'il ne pensait pas lever un blocus condamné tant par l'Assemblée Générale de l'ONU que par Jean-Paul II, sans avoir besoin de nommer les plus importantes personnalités du monde entier qui se sont prononcées sur le sujet. Je crois que les cubains, avec raison, ne se font aucune illusion sur Obama, et que nous dans le reste de l'Amérique latine il serait bien que nous fassions de même. Si par hasard Obama ne se comportait pas ainsi, et qu'il ait des gestes concrets d'ouverture, de compréhension et une plus grande rationalité envers Cuba, La Havane répondrait positivement.


Comment les cubains vivent-ils le moment actuel? Perçoit-on la croissance d'un certain type d'ambivalence dans la population ou le soutien à l'expérience révolutionnaire persiste t'il avec force ?


L'appui à la révolution continue d'être impressionnant. Bien sûr, il n'est pas unanime, ni pourrait l'être. Mais il est très fort. Ceci ne veut pas dire qu'on approuve toutes les politiques du gouvernement révolutionnaire. Il y a beaucoup de critiques au sujet de l'offre insuffisante d'aliments, des bas salaires, du logement, du bureaucratisme, l'accès limité à Internet o les restrictions pour voyager. Mais les gens savent que ces problèmes ont leurs origines à partir de situations qui souvent dépassent ce que le gouvernement peut faire ou prendre en considération. Le blocus a coûté près de 100'000 millions de dollars, plus de 2 fois le PIB de l'île. Son impact sur les finances publiques a été drastique. En plus, à cause de l'agression permanente de Washington, Cuba doit consacrer à la défense une proportion très élevée de son budget public. Si ces deux conditions n'existaient pas, c'est-à-dire sans blocus et sans menaces permanentes d'agressions extérieures, Cuba disposerait de beaucoup plus de ressources pour stimuler la production d'aliments, construire des logements, améliorer les salaires. Mais cette situation n'existe pas, lamentablement. Naturellement, même de cette manière quelques activités pourraient être améliorées : par exemple, en adoptant une politique plus flexible par rapport à la paysannerie pour augmenter l'offre alimentaire, ou pour exploiter des terres qui sont encore en friches. Là-dessus pèse le rôle d'une bureaucratie qui est devenue conservatrice y qui ne pense pas encore à une alternative « post planification centralisée ». D'autres restrictions provoquent aussi du mécontentement dans la population : le transport public était un problème très grave, surtout à La Havane, mais depuis l'année dernière il y a eu une considérable amélioration grâce au soutien de la Chine. Internet est un problème parce que les Etats-Unis sanctionne tout pays qui facilite la bande large à Cuba. Venezuela maintenant est en train d'installer un câble sous-marin pour résoudre ce problème. Finalement, les gens protestent parce que le peuple cubain est très extroverti et n'éprouve aucune crainte à exprimer ses plaintes et ses demandes. Mais celles-ci concernent fondamentalement quelques décisions politiques, en aucune façon le régime révolutionnaire ou le socialisme. Et beaucoup moins envers la figure de Fidel. Ils croient, et ils ont raison, qu'un socialisme plus efficient peut se construire avec une plus grande capacité pour attribuer du bien-être à la population. Et ils n'oublient pas que malgré les limitations Cuba possède le taux de mortalité infantile la plus basse du continent américain, similaire à celle du Canada, plus basse que celle des Etats-Unis, et trois ou quatre fois plus basse que celle de pays potentiellement plus riches comme peuvent l'être l'Argentine et le Brésil.


Comment voit-on le Sommet des Amériques à Bahia, les exigences des gouvernants pour en finir avec l'embargo sont toujours plus fréquentes - même l'ONU s'est manifesté dans le même sens, pour la 17ème fois en 2008? Finalement, l'illusion de pouvoir s'insérer pleinement dans l'économie ou, au moins, resserrer les associations et les accords avec quelques nations latino-américaines existe t'elle?


Le cubain est un peuple très culte qui a beaucoup appris avec la révolution. Il ne se fait aucune illusion parce qu'il sait que l'impérialisme n'arrêtera jamais d'harceler Cuba et, en conséquence, son insertion dans l'économie mondiale dominée par les grandes multinationales, nombre d'entre elles étasuniennes ou de pays gouvernés par des alliés ou des clients de la Maison Blanche, sera truffée de difficultés. On ne croit pas que dans l'immédiat les Etats-Unis lèvent le blocus (il ne s'agit pas d'un embargo mais d'un blocus, ce qui est beaucoup plus grave), bien que s'ils le faisaient  ce serait une grande nouvelle. Mais en pouvant faire du commerce librement avec les pays de l'Amérique latine et les Caraïbes, ajoutant à cela les relations croissantes avec la Chine, la Russie, et d'autres grandes économies, Cuba peut résoudre une grande partie de ses problèmes. C'est pour cela qu'il est très important que les plus grandes économies de l'Amérique latine, comme le Brésil, le Mexique et l'Argentine, adoptent une politique de solidarité militante avec la révolution cubaine. Une révolution qui exporte des médecins des infirmiers, des dentistes, des instituteurs, des instructeurs de sport, une révolution qui aide à vaincre l'analphabétisme en Bolivie et au Venezuela, qui rend la vue à des millions de personnes, qui vend des vaccins pour combattre des maladies en marge et bien au dessous des prix du marché. Une révolution en somme qui a toujours été solidaire avec nos peuples et qui mérite notre plus retentissante solidarité. Pour ceux qui ont encore des doutes, il leur suffit de penser ce qu'il en aurait été de l'Amérique latine si la révolution cubaine avait été vaincue à Playa Girón ou si, après l'implosion de l'Union Soviétique, elle était arrivée à la conclusion de retourner au plus vite vers le capitalisme. Si une telle situation s'était produite en Amérique latine, il n'existerait pas un Chávez, un Evo, un Correa, un Lugo, pour ne pas parler du "centre gauche", nous serions un immense protectorat étasunien dans lequel les personnages les plus à gauche de la région seraient des politiciens comme Álvaro Uribe, Alan García ou Oscar Arias. Grâce à la présence inébranlable de la révolution cubaine nous nous livrons de ce cauchemar. C'est pourquoi notre dette avec Cuba sera éternelle, et tout ce que nous pouvons faire pour l'aider sera bien peu.

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 12:49

Maria Esther Reus, ministre de la Justice à Cuba

Large soutien à Cuba au Conseil des droits de l'Homme


FAUSTO TRIANA (envoyé spécial)


GENEVE, 5 février.- Le rapport de Cuba devant le Conseil des droits de l'Homme

(CDH) a été suivi par de nombreuses interventions de divers pays saluant les

réussites obtenues par Cuba dans le domaine de l'éducation, de la santé, de la

solidarité internationale et pour la défense de sa souveraineté.

Il s'agissait de l'exercice de l'Examen périodique universel (EPU) du groupe de travail

de cet organe de l'ONU, qui a déjà examiné 54 pays depuis son installation.

Maria Esther Reus, ministre cubaine de la Justice était chargée de présenter le

rapport. Elle a expliqué que pour l'élaboration de ce rapport, la société civile ainsi que

plus de 200 organisations non gouvernementales (ONG) avaient été largement

consultées.

Elle a souligné que son pays accordait une grande importance à l'EPU, ajoutant que la

qualité essentielle du système politique cubain était sa capacité à se perfectionner

constamment en fonction des nouvelles exigences.

Il s'agit d'un projet authentiquement cubain, fondé sur une histoire de lutte pour

l'égalité et la solidarité entre les hommes et les femmes, l'indépendance, la

souveraineté, la non-discrimination et la justice sociale, a-t-elle précisé.

La ministre a conclu son exposé en insistant sur l'attachement de l'île, toujours

ouverte au dialogue, aux principes d'objectivité et d'impartialité qui doivent guider la

coopération internationale en matière de droits humains.

Les délégués sont intervenus ensuite. Une centaine de pays s'étaient inscrits pour

donner leur avis, mais pour des raisons de temps, seulement 60 pays ont pu

intervenir. 51 parmi eux se sont exprimés de façon constructive, et la majorité avec

admiration. Les neuf autres ont répété les mêmes discours dictés par l'empire dont ils

sont les alliés.

L'intervention de l'ambassadeur du Sri Lanka a rompu avec le style diplomatique

guindé de l'EPU. Il n'a pas tari d'éloges sur Cuba, qu'il a qualifié de pays à l'avantgarde

de la collaboration avec le tiers monde.

Il a mentionné les avancées des droits de la femme, le soutien de l'île à la lutte contre

l'apartheid, les missions médicales et d'alphabétisation, l'assistance pour faire face

aux conséquences du tsunami au Sri lanka et au tremblement de terre au Pakistan,

entres autres.

Il a conclu par un Hasta la victoria siempre, salué par une ovation nourrie dans le

Palais des Nations de Genève.

Des phrases ont résonné dans la salle telles que : impressionnants résultats, meilleure

démonstration de l'expression populaire de la démocratie, engagement sincère avec

la solidarité internationale malgré le blocus des Etats-Unis et une Révolution qui a

rendu la dignité à son peuple.

A ce propos, le vice-ministre des Relations extérieures de Cuba, Bruno Rodriguez

Parilla, a signalé l'atmosphère favorable et respectueuse qui a prévalu durant

l'exercice, contrairement aux anciennes pratiques de manipulation et de double

morale.

Au cours des trois heures de délibérations, les intervenants de l'Afrique du Sud, du

Venezuela, de la Bolivie, du Nicaragua, des Philippines, de l'Equateur, du Mexique, de

la Jordanie, du Pakistan, de l'Algérie, de la Chine, de la Russie, de Trinidad et Tobago

et de la Jamaïque ont pu prendre la parole.

Pour compléter certains aspects du rapport, d'autres membres de la délégation

cubaine ont abordé les thèmes du système judiciaire, parlementaire, du travail, de la

sécurité sociale, de l'informatique et des communications. (PL)

(source « Granma International » édition en français, 10 février 2009)

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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 17:16
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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 15:33

Nous vous proposons l'invitation ci dessous, recue récemment :  

IV EME  BRIGADE  MONDIALE “PREMIER MAI”, 2009

Cher(e) s Ami(e) s:

Recevez les salutations cordiales et fraternelles de l'Institut Cubain d'Amitié avec les Peuples.

La célébration de la Journée des Travailleurs le 1er Mai constitue une tradition du prolétariat mondial. Dans toutes les latitudes de la planète, la classe ouvrière, protagoniste principale de l’époque contemporaine, se manifeste en demandant des revendications à travers des expressions les plus diverses d’activité révolutionnaire.

En 2009, la classe ouvrière cubaine fêtera ses 50 ans de Révolution, un demi-siècle de pouvoir de travailleurs, de lutte contre l’empire nord-américain et de l’exercice de l’internationalisme.

Cette année notre Institut vous convoque à la IV édition de la Brigade Mondiale de Solidarité avec Cuba « 1er Mai ». Cette nouvelle édition invite les amis de tout le monde à célébrer la Journée Internationale des Travailleurs avec la classe ouvrière et le peuple cubain.

Le programme comprend : des visites de lieux historiques, économiques, culturels  et sociaux; des conférences sur des thèmes les plus divers concernant la situation interne cubaine et la Rencontre Internationale de Solidarité avec Cuba. Cette rencontre se tiendra après l’acte officiel  du 1er Mai.

La Brigade 1er Mai aura lieu du 27 avril au 10 mai 2009. Le séjour comprend 10 nuits au Camp International Julio Antonio Mella (CIJAM), qui se trouve dans la commune de Caimito à 45 Kms de la ville La Havane et, 4 nuits dans un hôtel de province.

Le Camp International, créé en 1972 a toutes les conditions pour satisfaire la vie en collectivité et les besoins de tous les participants.

Les journées de travail se réalisent aux alentours du CIJAM.

Le prix du séjour est de 300 CUC et inclut le logement en chambres de 8 personnes en pension complète, le transfert depuis et jusqu’à l’aéroport, le transport aux activités comprises dans le programme. Les visites en option ne sont pas incluses dans le prix du programme. La nuit supplémentaire sur le camp est de 10 CUC.

La participation active des amis à cette brigade démontre non seulement leur motivation de connaître Cuba mais aussi leur solidarité envers l’Ile. Cette motivation est stimulée d’une part, par l’engagement de la Révolution Cubaine de lutter contre le blocus imposé par l’impérialisme nord-américain et d’autre part, pour défendre son droit d’indépendance et de souveraineté.

La participation à la Brigade engage aux amis à accomplir le programme et à maintenir les normes de coexistence régies par la discipline et le bon comportement.

Nous apprécions de pouvoir compter sur votre présence à cette IV édition et vous demandons de nous informer avant le 15 avril 2009, la date et l’heure d’arrivée à La Havane et de retour dans leur pays, ainsi que la ligne aérienne choisie.


Leopoldo Alfredo Valle Álvarez
Le Directeur
IV Brigade Internationale
Premier Mai

 

PROGRAMME IV EME  BRIGADE  MONDIALE “PREMIER MAI”, 2009

    Samedi, 25-avr, 2009
    Arrivee des delegations

    Dimanche, 26-avr, 2009
    Arrivee des delegations
07:00 hrs.
  Activités en option à Varadero et autres.

    Lundi, 27-avr, 2009
09:00 hrs.
  Dépôt d’un gerbe de fleurs devant le buste de Julio Antonio Mella
09:30 hrs.
  Activité officielle de bienvenue.
10:30 hrs.
  Activité culturelle
12:00 hrs.
  Déjeuner.
14:00 hrs.
 

Conférence sur “l’Economie cubaine et l’ALBA : projet d’intégration latino-américaine.

                  
15:30 hrs.
  Projection des films documentaires sur le passage des ouragans. Travail de  récupération.
18:00 hrs.
  Réunion du Comité de Coordination.
20:00 hrs.
  Soirée Cubaine

    Mardi, 28-avr, 2009
06:00 hrs.
  Petit Déjeuner
06:45 hrs.
  Infos
07:30 hrs.
  Départ pour les travaux agricoles
11:00 hrs.
  Retour au CIJAM
12:00 hrs.
  Déjeuner
14:30 hrs.
  Conférence: Différend Cuba- Etats-Unis.
18:30 hrs.
  Dîner
20:30 hrs.
  Projection de la vidéo ou d’un film cubain.

    Mercredi, 29-avr, 2009
06:00 hrs.
  Petit-déjeuner
06:45 hrs.
  Info
07:30 hrs.
  Départ pour les travaux agricoles
11:00 hrs.
  Retour au CIJAM
12:00 hrs.
  Déjeuner
15:00 hrs.
 

Visite du Musée de la Révolution et du Mémorial José Martí.
Libre en ville.

19:30 hrs.
  Maison de l’Amitié : Dîner et Spectacle Culturel
23:00 hrs.
  Retour au CIJAM

    Jeudi, 30-avr, 2009
07:00 hrs.
  Petit- déjeuner
08:00 hrs.
  Acte de clôture : Rencontré organisée par la jeunesse sur la Campagne Internationale pour la libération des Cinq Cubains emprisonnés aux Etats-Unis.
12:30 hrs.
  Déjeuner à la Maison de l’Amitié.
13:30 hrs.
  Visite d’une fabrique de cigares ou de l’ »Antillana ». Rencontre avec les travailleurs.
18:00 hrs.
 

Retour au CIJAM

20:00 hrs.
  Dîner au CIJAM. Reunión d’organisation pour participer à l’Acte  du 1er Mai.
20:30 hrs.
  Projection de la vidéo ou d’un film cubain.

    Vendredi, 01-mai, 2009
    Participation à l’Acte du 1er Mai.
    Retour au CIJAM
   

Déjeuner au CIJAM.

    Journée libre au CIJAM
18:00 hrs.
 

Dîner

20:30 hrs.
  Projection de la vidéo ou d’un film cubain
20:30 hrs.
  Réunion du Comité de Coordination

    Samedi, 02-mai, 2009
   

Rencontre Mondiale de Solidarité avec Cuba. Participation des délégations présentes à la célébration du 1er Mai au  Mai. Palais des Conventions

    Déjeuner sur place.
16:00 hrs.
  Visite de l’Ecole Latino-américaine de Médecine (ELAM)
18:00 hrs.
 

Dîner

20:30 hrs.
  Projection de la vidéo ou d’un film cubain.

    Dimanche, 03-mai, 2009
06:00 hrs.
  Petit - déjeuner
06:45 hrs.
  Infos
07:30 hrs.
  Départ pour les travaux agricoles.
11:00 hrs.
  Retour au CIJAM
12:00 hrs.
  Déjeuner
14:00 hrs.
 

Départ pour la province de Cienfuegos. Installation à l’hôtel Pasacaballos

23:00 hrs.
  Activité de bienvenue à l’hôtel.

    Lundi,04-mai, 2009
07:00 hrs.
  Petit-déjeuner à l’hôtel.
09:00 hrs.
 

Accueil par les Autorités de la province de Cienfuegos et parcours de la ville de Cienfuegos “Patrimoine de l’Humanité.

                  
12:00 hrs.
  Déjeuner à l’hôtel.
.
  Visite d’une école de l’éducation spéciale ou d’un jardin d’enfants.
18:00 hrs.
  Dîner à l’hôtel.
20:00 hrs.
 

Rencontre avec les Comités locaux de Défense de la Révolution., CDR

23:00 hrs.
  Retour à l’hôtel.

    Mardi, 05-mai, 2009
07:00 hrs.
  Petit – déjeuner à l’hôtel.
08:30 hrs.
 

Travail Bénévole dans un jardin potager à culture organique intense ou dans une usine.
Rencontre avec des dirigeants de la Centrale des Travailleurs Cubains et des Travailleurs Sociaux.

12:00 hrs.
  Déjeuner à l’hôtel.
14:00 hrs.
  Visite d’un hôpital ou d’une polyclinique.
V Visite d’un centre de développement industriel ou de recherche scientifique.
18:00 hrs.
  Dîner à l’hotel.
21:00 hrs.
 

Soirée Cubaine à l’hôtel.


    Mercredi, 06-mai, 2009
07:00 hrs.
  Petit- déjeuner à l’hôtel.
09:00 hrs.
  Rencontre et visite d’une communauté agricole.
12:00 hrs.
  Déjeuner à l’hôtel.
13:00 hrs.
  Journée libre à l’hôtel.
18:00 hrs.
  Dîner à l’hôtel.
21:00 hrs.
 

Activité culturelle.


    Jeudi, 07-mai, 2009
07:00 hrs.
  Petit- déjeuner
 Journée libre à l’hôtel.
11:30 hrs.
  Déjeuner à l’hôtel.
12:30 hrs.
  Check out.
13:00 hrs.
  Départ pour Santa Clara.
15:30 hrs.
  Visite du Mausolée du Che et du Train Blindé.
Retour au CIJAM. Diner.
22:30 hrs.
 

Réunion du Comité de Coordination.


    Vendredi, 08-mai, 2009
07:00 hrs.
  Petit- déjeuner
10:00 hrs.
  Rencontre de Solidarité

12:00 hrs.

 

Déjeuner
Préparation de la Soirée Latino-américaine et des Caraïbes.

18:00 hrs.
  Dîner
20:30 hrs.
  Soiree Internationale

    Samedi, 09-mai, 2009
06:00 hrs.
  Petit- déjeuner
07:00 hrs.
  En option : Varadero.

09:00 hrs.

 

Départ pour la ville de la Havana. Libre en ville

18:00 hrs.
  Retour au CIJAM depuis la Maison de l’Amitié.
19:30 hrs.
  Dîner
20:30 hrs.
  Activité Culturelle: Journée des Mères.

    Dimanche, 10-mai, 2009
    Retour des delegations aux pays respectifs.


Prix du programme de la brigade :

     300. 00 CUC par pax

    Comprend
   
  • Des visites selon le programme
  • Logement suivant l’itinéraire
  • Nourriture
  • Entrées
  • Transfert
  • Assistance

    Il n’est pas inclus
   
  • Alimentation additionnelle.
  • Des vols internes et/ou internationaux.
  • Des impôts d’aéroport.
  • Excès de bagages.
  • Boisson.
  • Appels téléphoniques (personnels et internationaux).
  • Visites d’autres institutions cubaines.
 
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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 14:39

Le front haut, la consciente nette et la vérité entre les mains

Un rapport a été présenté au Conseil des droits de l’Homme pour évaluation

Aida Calviac Mora

«Cuba participera au mécanisme d’Examen périodique universel (EPU) du Conseil des droits de l’Homme, et ce sera le front haut, la conscience nette et la vérité ente les mains, parce qu’elle a travaillé pour la cause des droits humains de tous les Cubains et de toutes les Cubaines», a déclaré ce 29 janvier Felipe Pérez Roque, ministre des Relations extérieures, au cours d’une conférence de presse donnée au siège de son ministère.

Le ministre estime que l’élaboration du Rapport national sur l’île à l’EPU a requis un travail intense et authentiquement participatif. Le texte est disponible sur les sites Cubaminrex et Cubadebate et sera publié  très prochainement sous forme de brochure.

«Ce processus a requis la participation de nombreux organismes d’Etat et de plus de trois cents cinquante organisations non gouvernementales, dont deux cents cubaines et cent cinquante étrangères, qui ont adressé leurs contributions au bureau du Haut Commissariat aux droits de l’Homme», a-t-il précisé.

Il a insisté sur le fait que Cuba assume sa participation au mécanisme d’Examen périodique universel avec le plus grand sérieux, convaincue que le dialogue respectueux, basé sur l’objectivité, l’impartialité et la non sélectivité constitue la seule voie conduisant à la coopération internationale en matière de droits de l’Homme.

Pérez Roque a évoqué le mandat anticubain imposé par les Etats-Unis au sein de l’ancienne Commission des droits de l’Homme dont l’élimination, a-t-il dit, a permis d’améliorer la qualité de notre coopération avec les mécanismes appliqués en la matière sur des bases dépourvues de toute discrimination. Cette décision a constitué un acte de simple justice envers notre peuple et la reconnaissance du prestige et du travail de la Révolution dans la protection et la promotion des droits humains pour tous.

Par ailleurs il a informé  que, dans le courant de la semaine prochaine, Cuba  fera parvenir une invitation  à Manfred Novak, Rapporteur spécial sur la torture et autres traitements ou peines cruelles, inhumaines ou dégradantes, manifestant ainsi sa disposition à poursuivre ses échanges avec les instances spéciales du Conseil.

Le ministre a aussi annoncé la signature prochaine de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, dans un pays où, «ces  cinquante dernières années, il n’y a pas eu un seul cas de disparition, ni de torture, ni une seule exécution extrajudiciaire».

Cuba est signataire de 41 des plus importants traités ou conventions sur les droits de l’Homme, dont, depuis l’année dernière, les Pactes internationaux relatifs aux droits civiques et politiques et aux droits économiques, sociaux et culturels, qui sont actuellement soumis à la procédure ordinaire de consultation constitutionnelle.

La nation des Caraïbes fait aussi parvenir ses rapports au Comité des droits de l’enfant et au Comité pour l’élimination de la discrimination raciale; elle travaille à son rapport à adresser au Comité sur la torture qui devrait être prêt, selon le ministre, à la fin du premier trimestre de 2009.

La conférence de presse a été l’occasion de présenter le multimédia Cuba et les droits de l’Homme, réalisé par le MINREX à l’occasion de cet exercice.
 

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 19:37
Révolution, cela veut dire avoir le sens du moment historique;
cela veut dire changer tout ce qui doit être changé;
cela veut dire l'égalité et la liberté pleines;
cela veut dire être traité soi-même et traiter autrui comme un être humain;
cela veut dire nous libérer par nous-mêmes et par nos propres efforts;
cela veut dire défier de puissantes forces dominantes dans l'arène sociale et nationale et au-dehors;
cela veut dire défendre des valeurs auxquelles on croit au prix de n'importe quel sacrifice;
cela veut dire modestie, désintéressement, altruisme, solidarité et héroïsme; cela veut dire lutter avec audace, intelligence et réalisme;
cela veut dire ne jamais mentir, ne jamais violer des principes moraux;
cela veut dire conviction profonde qu'il n'existe pas de force au monde capable d'écraser la force de la vérité et des idées.
Révolution, cela veut dire unité, cela veut dire indépendance, cela veut dire lutter pour nos rêves de justice en faveur de Cuba et en faveur du monde, qui est la base de notre patriotisme, de notre socialisme et de notre internationalisme. (Fidel, 1er Mai 2000)

link
http://www.embacubalebanon.com/revolucionf.html
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1 janvier 1970 4 01 /01 /janvier /1970 01:00

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Par Tania Hernandez, correspondante à Cuba pour CCN

http://www.caraibcreolenews.com/caribbean.php



Un nouveau ministre de l’agriculture est nommé à Cuba

 

 

 

La Havane. 15 Juin 2010. CCN. Sur proposition du Président Raul Castro, le Conseil d’Etat de Cuba a décidé, de promouvoir au poste de ministre de l’agriculture, Gustavo Rodriguez, qui était jusqu'à présent son premier vice-ministre.

 

Le nouveau ministre de l’agriculture devra se consacrer à temps complet à la tâche stratégique visant à l’augmentation soutenue de la production agricole.

Ulises Rosales del Toro qui détenait ce portefeuille aura désormais pour mission de s’occuper de l’attention intégrale aux ministères de l’industrie sucrière, de l’agriculture et de l’industrie alimentaire, chargés de la production d’aliments à Cuba.

 

Le CARICOM se prononce une fois de plus pour la levée du blocus de Cuba

 

 

 

La Havane. 15 Juin 2010. CCN. Le CARICOM, la Communauté des Caraïbes, a appelé une fois de plus les Etats-Unis à lever le blocus économique, commercial et financier qui est appliqué contre Cuba, depuis février 1962.



L’Australie fait l’éloge du programme cubain de coopération internationale dans le domaine de la santé

 

   

 La Havane. 15 Juin 2010. CCN. Le gouvernement australien a salué le programme de coopération internationale que Cuba mène à bien à l’égard des pays du Tiers Monde.

 

Un communiqué présenté par le ministre australien des Affaires étrangères, Stephen Smith, au sujet de la récente visite que son homologue cubain à Perth, souligne que Cuba offre une coopération médicale aux pays les plus nécessiteux. Il a annoncé qu’il avait évalué avec Bruno Rodriguez la possibilité d’établir des programmes triangulaires afin d’améliorer les services de santé dans les îles du Pacifique et des Caraïbes, notamment en Haïti.
Le ministre australien des Affaires étrangères a confirmé l’opposition de son gouvernement au blocus de Cuba.



Au cours d’une réunion au sommet organisée à Bridgetown, la capitale de la Barbade, avec la secrétaire d’Etat nord-américaine, Hillary Clinton, le Président du Caricom, Roosevelt Skerrit, lui a fait savoir la position de ce bloc régional.





La Bolivie remercie Cuba de sa contribution aux efforts post-alphabétisation

 

 

 La Havane. 15 Juin 2010. CCN. Le vice-ministre bolivien de l’éducation, Noel Aguirre, a salué la contribution de Cuba au programme post-alphabétisation que mène son ministère.

 

Il a annoncé que le programme « Moi, oui, je peux suivre » mis au point par une équipe de pédagogues cubains à l’intention des personnes venant d’apprendre à lire et à écrire, est appliqué dans 310 communes de la Bolivie et permet à 2 000 de ses compatriotes de terminer les études primaires.

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