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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 07:17
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« Il se situe entre les quatre musiciens vivants les plus remarquables des deux cents dernières années [...] »
Léo Brouwer (Photo: La Jiribilla)

Par Rafael Lam Marimón

Traduit par Alain de Cullant

Léo Brouwer célébra son 65 ème anniversaire avec une œuvre musicale. Il commença très jeune à jouer de la guitare pour passer le temps et termine aujourd’hui, passant son temps à la création. C’est un « capo scuola », maestro, musicologue, guitariste, compositeur, chef d'orchestre, écrivain et promoteur musical.

Il se situe entre les quatre musiciens vivants les plus remarquables des deux cents dernières années; inscrit à l'histoire des plus grands guitaristes. En 1988, durant la 22ème Assemblée du Conseil International de la Musique (CIM) de l'UNESCO, l’institution le marqua dans ses statuts comme Membre d'Honneur à Vie, Léo Brouwer se trouve entres les classiques comme Shostakovich, Shankar, Menuhin, Karajan, Ginastera et Villa- Lobos. Parmi ses reconnaissances se trouvent le Prix Manuel de Falla 1998, Espagne; le Prix National de Musique de Cuba, 1999; le Prix MIDEM Classique, Cannes 2003.  
Converser avec Léo Brouwer, c'est comme voyager par le monde de la musique; un géni qui mentionne rarement l'histoire. Les souvenirs de ces temps où il rêvait de révolutionner la musique, les concerts, la symphonie. Sa tête est pleine d'idées tacites, qui naîtront avec la patience d'un philosophe chinois, comme ce sang asiatique qui coule dans ses veines.

Pendant cette rencontre, Léo nous donne l'opportunité de parcourir plus d'un demi siècle de musique.

- Léo, comment fut le monde musical de ton enfance ?

- Mon grand- père était promoteur musical de radio, mon père joueur amateur de tango à la guitare; ma mère chanteuse et instrumentiste de l'Orchestre Las Hermanas Mesquida qui jouait à Los Aires Libres. Mes grand- tantes et oncles, Ernestina et Ernesto Lecuona, une véritable institution musicale.

- Qu'as-tu appris d'Ernesto Lecuona ?

- J'ai appris, comme Ernesto, à composer sur la table en mettant les papier en éventail, je le fait quand j'écris de la musique pour le cinéma : Auprès des Lecuona les vibrations te parviennent toujours, le courant musical est important.

- Parlons de tes études.

- Isaac Nicola fut mon grand maître, mais je déployais beaucoup d'efforts pour apprendre. En 1959 j'ai gagné une bourse pour étudier au Juilliart du complexe Lincoln Center de New York. En 1960 les relations entre les Etats-Unis et Cuba se rompent et je ne pensais pas revenir dans mon pays. Ils m'avaient proposé une classe de guitare à Juilliart, des tournées et un contrat à la maison de disques Columbia, un consortium gigantesque. J'ai pu aussi accompagné le chanteur Harry Belafonte. Mais je nécessitais un public plus chaleureux, plus humain et à Cuba commençait une révolution culturelle.

- Que se passa-t-il à ton retour à Cuba ?

- J'ai commencé à jouer dans des concerts, donner des cours, être conseiller à Radio Habana Cuba et diriger la musique au Teatro Musical de La Habana, aux cotés d'Alfonso Arau et d'autres figures de légende comme Chucho Valdés y Bobby Carcasés.

- Comment es-tu arrivé à l'ICAIC (Institut du Cinéma Cubain) ?

- En 1969, animé par Haydee Santamaría, Alfredo Guevara arriva du Brésil avec l'idée de former le Groupe d'Expérimentation Sonore de l'ICAIC (GESI), avec des musiciens de talents comme Silvio Rodríguez, Pablo Milanés , Sara González, Noël Nicola. Pour eux, j'ai conçu un programme d'apprentissage accéléré, compact. Méthode qui s'applique actuellement à la formation des étudiants de groupe. La Nueva Trova arriva au sommet de ce mouvement dans le Groupe de l'ICAIC.

- Quel est le grand envol de Léo ?

 - Dans les années 70, vient l'étape de la conquête de l'Europe avec des tournées dans les grandes scènes.

- Parlons des concours et des festivals à Cuba.

- Ceux-ci ont un antécédent en 1978, avec la Rencontre de Guitare de la Casa de las Américas. La force de la guitare à Cuba nous a conduit à l'organisation d'un Concours et d'un Festival International de Guitare de La Havane. Par celui-ci défilèrent tous les grands de la guitare mondiale.

- Quel fut ton concept dans les concerts ?

- Moi – comme les grecs et les égyptiens – je ne sépare pas la distraction de la culture. La douceur et l'utile sont des choses qui doivent s'équilibrer dans l'art. J'ai commencé faisant des concerts qui allaient de Bach aux Beatles; le plus avancé de mon temps. Durant cette ultime étape j'ai amené la Conga avec ses tambours, à la tradition symphonique européenne.

- Il n'est pas usuel, dans le monde symphonique de rencontrer un interprète qui soit simultanément un bon compositeur. Comment conçois-tu cette alliance ?

- Je me suis introduit dans le monde de la composition pensant à la nécessité qu'avait la guitare de sortir des traditions de son ghetto andalou pour s'intégrer à la modernité. J'ai étudié les possibilités de la guitare, de l'orchestre, de l'électronique et de tous les « outils » sonores, la manière d'accommoder la guitare avec l'orchestre et vice-versa. Ce fut un résultat très passionnant pour les nombreuses façons de brasser les structures et les modèles techniques.

- Dans la facette musicologique, tu viens de publier un livre : « Léo Brouwer, gajes del oficio » (Léo B, impondérables du métier), quel but poursuit ce livre ?

- C'est une compilation de huit textes sélectionnés parmi une centaine de conférences, articles et essais que j'ai réalisé.

Léo et la musique continuent, il voyage moins et compose plus; il est de retour. Il se trouve à une étape de sa vie que José Martí appelait « concentration de la quintessence ». Le maestro assure que « [...] la musique est partout et en tout. Si nous restions quarante huit heures sans musique, il y aurait une catastrophe mondiale. »

Le Ministre de la Culture Abel Prieto a dit, en parlant de Léo Brouwer : « Léo crée l'île de jour en jour jeune et souriante, et le diable l'observe – envieux – dans l'ombre. »

merci à CUBANIA de nous donner à lire, écouter, voir Cuba autremnent, si riche et portant si haut la culture !

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 09:17

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Pianiste et compositeur cubain né à Camagüey en 1965, Omar Sosa étudie très tôt les percussions puis le piano, au sein de l'École nationale de musique de La Havane, à Cuba, avant d'entrer à l'Institut supérieur d'art. Il vivra en Équateur, à San Francisco puis à Barcelone. Le créateur trouve son inspiration dans la musique traditionnelle cubaine, le jazz, le hip-hop ou encore la musique arabe. Il joue tout autour du globe, compose des musiques de films et a également des références de musique classique.

Expression de l'humanisme

Profondément politique et spirituelle, il décrit sa musique comme une expression de l'humanisme. D'albums en live, au sein d'un orchestre symphonique ou de toute autre formation, il fait voyager son public, envoûte chaque endroit qu'il occupe par sa musique métissée, véritable alliage de cultures et de genres.

En 2008, l'album « Afreecanos » démontre comme toujours l'étendue de son inspiration : un mélange de jazz, de sonorités afro-caribéennes et de musiques plus urbaines. L'esprit des ancêtres africains souffle. Certes, son jazz s'est toujours enraciné dans le versant le plus coloré et le plus vaudou des musiques de son île natale, car il est initié aux tambours de la santería et à leur mysticisme hérité des anciens esclaves noirs. Mais cette fois, il invite une chanteuse malienne (Mamani Keita) et un vocaliste sénégalais (Mola Sylla), aux côtés d'un flûtiste peul (Ali Wagué), d'un joueur de kora (Ali Boulo Santo) et d'un percussionniste mandingue (Baba Sissoko). Ces apports arrivent comme de lointaines réminiscences reliées entre elles par les couleurs plutôt jazzy du piano de Sosa avec, à ses côtés, la trompette de Stéphane Belmondo. Omar Sosa ensorcelle. Macs communauté de communes aux côtés de Scène aux champs invite au voyage. Soirée immanquable pour les mélomanes.

Auteur : Chantal Destribats Sud Ouest.com
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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 10:17

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Bebo & Chucho VALDES : “Juntos para Siempre“ (Calle 54/Sony BMG)

La réunion attendue de Bebo et Chucho Valdés, le père et le fils. Deux pianos. Chucho utilise celui que l’on entend dans le haut-parleur de droite. Il est aujourd’hui beaucoup plus célèbre que son père, un très vieux monsieur né en 1918, nonagénaire depuis octobre. Seul survivant des grands pianistes afro-cubains des années 40 et 50, arrangeur et pianiste du fameux Tropicana, club légendaire des années pré-castristes de la Havane, Bebo connaît tous les rythmes et les danses de Cuba, le mambo, le son, le bembé, la rumba et ses nombreuses variantes. En 1952 à Miami, il participe à l’enregistrement de “Cubano“, un disque de jazz afro-cubain produit par Norman Granz dont je reproduis la pochette.Cubano-2.png Bebo tient le piano de la formation, le André’s All Stars. Il crée la même année le rythme batanga, un dérivé du mambo qui offre de larges espaces aux solistes et fait le lien entre l’Afrique et Cuba. Le mambo, il le popularise en 1957  à la tête d’un nouvel orchestre Sabor de Cuba dont Chucho est alors le pianiste. Trois ans plus tard, il quitte Cuba, réside au Mexique, gagne l’Espagne et pour finir s’installe en Suède en 1963 où il se fait peu à peu oublier. Une poignée d’albums parmi lesquels “Lagrimas Negras“ réalisé avec le chanteur de flamenco Diego El Cigala et un film, “Calle 54“, réalisé par le cinéaste espagnol Fernando Trueba, mettent fin dans les années 90 à un long purgatoire musical. Une version de The Peanut Vendor pour un album de Paquito D’Rivera en 1995 et La comparsa à deux pianos pour “Calle 54“ en mars 2000 constituaient ses seuls enregistrements avec Chucho. “Juntos para Siempre“ répare cette lacune. Il s’ouvre sur une composition de Chucho dédiée à Bebo, une pièce romantique dans laquelle l’influence de Debussy s'accorde à un joyeux feu d’artifice de rythmes. Les deux hommes reprennent plusieurs boléros dont le célèbre Tres palabras d’Osvaldo Farrés (l’auteur du fameux Quizás, Quizás, Quizás qu’interprètent Nat King Cole et Doris Day). Perdido et Tea for Two ancrent cette rencontre dans le jazz. Chucho délaisse ici les cadences infernales, les tourbillons de trilles, adopte un jeu sobre et lyrique et instaure avec son père un dialogue serein. Bebo offre une pièce à son fils et ajoute au programme Rareza del siglo écrit dans les années 40 pour l’orchestre de Julio Cueva au sein duquel il officiait au piano. Une joyeuse conga conclut un disque d’une grande fraîcheur musicale. Père et fils cajolent leurs plus belles notes et nous offrent un grand bain de tendresse.
Par Pierre de Chocqueuse dans blogdechoc



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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 23:22
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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 08:37

Emir Kusturica participera au festival du livre et de la lecture à la Havane la semaine prochaine, le 13 novembre, en compagnie du No Smoking Orchestra et donnera ensuite un concert avec ses musiciens et le groupe de rap cubain Doble Filo dans le quartier du Vedado.
Le 15 Novembre, il participera à un grand concert à Caracas en compagnie de Dame pa' Matala, Manu Chao et Ska py.

Je m'évaderai bien une petite semaine....et là, cette vidéo....
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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 20:11

 Ayant appris que l’on écoutait ses romans dans la fabrique Partagas, Victor Hugo adressa une lettre de remerciement aux ouvriers de La Havane.

Femmes de Cuba, j’entends votre plainte. Ô désespérées, vous vous adressez à moi. Fugitives, martyres, veuves, orphelines, vous demandez secours à un vaincu. Proscrites, vous vous tournez vers un proscrit ; celles qui n’ont plus de foyer appellent à leur aide celui qui n’a plus de patrie. Certes, nous sommes bien accablés ; vous n’avez plus que votre voix, et je n’ai plus que la mienne ; votre voix gémit, la mienne avertit. Ces deux souffles, chez vous le sanglot, chez moi le conseil, voilà tout ce qui nous reste. Qui sommes-nous ? La faiblesse. Non, nous sommes la force. Car vous êtes le droit, et je suis la conscience.
-  La conscience est la colonne vertébrale de l’âme ; tant que la conscience est droite, l’âme se tient debout ; je n’ai en moi que cette force-là ; mais elle suffit. Et vous faites bien de vous adresser à moi.
-  Je parlerai pour Cuba comme j’ai parlé pour la Crète.
-  Aucune nation n’a le droit de poser son ongle sur l’autre, pas plus l’Espagne sur Cuba que l’Angleterre sur Gibraltar. Un peuple ne possède pas plus un autre peuple qu’un homme ne possède un autre homme. Le crime est plus odieux encore sur une nation que sur un individu ; voilà tout. Agrandir le format de l’esclavage, c’est en accroître l’indignité. Un peuple tyran d’un autre peuple, une race soutirant la vie à une autre race, c’est la succion monstrueuse de la pieuvre, et cette superposition épouvantable est un des faits terribles du dix-neuvième siècle. On voit à cette heure la Russie sur la Pologne, l’Angleterre sur l’Irlande, l’Autriche sur la Hongrie, la Turquie sur l’Herzégovine et sur la Crète, l’Espagne sur Cuba. Partout des veines ouvertes, et des vampires sur des cadavres.
-  Cadavres, non. J’efface le mot. Je l’ai dit déjà, les nations saignent, mais ne meurent pas. Cuba a toute sa vie et la Pologne a toute son âme.
-  L’Espagne est une noble et admirable nation, et je l’aime ; mais je ne puis l’aimer plus que la France. Eh bien, si la France avait encore Haïti, de même que je dis à l’Espagne : Rendez Cuba ! je dirais à la France : Rends Haïti !
-  Et en lui parlant ainsi, je prouverais à ma patrie ma vénération. Le respect se compose de conseils justes. Dire la vérité, c’est aimer.
-  Femmes de Cuba, qui me dites si éloquemment tant d’angoisses et tant de souffrances, je me mets à genoux devant vous, et je baise vos pieds douloureux. N’en doutez pas, votre persévérante patrie sera payée de sa peine, tant de sang n’aura pas coulé en vain, et la magnifique Cuba se dressera un jour libre et souveraine parmi ses soeurs augustes, les républiques d’Amérique. Quant à moi, puisque vous me demandez ma pensée, je vous envoie ma conviction. À cette heure où l’Europe est couverte de crimes, dans cette obscurité où l’on entrevoit sur des sommets on ne sait quels fantômes qui sont des forfaits portant des couronnes, sous l’amas horrible des événements décourageants, je dresse la tête et j’attends. J’ai toujours eu pour religion la contemplation de l’espérance. Posséder par intuition l’avenir, cela suffit au vaincu. Regarder aujourd’hui ce que le monde verra demain, c’est une joie. À un instant marqué, quelle que soit la noirceur du moment présent, la justice, la vérité et la liberté surgiront, et feront leur entrée splendide sur l’horizon.
-  Je remercie Dieu de m’en accorder dès à présent la certitude ; le bonheur qui reste au proscrit dans les ténèbres, c’est de voir un lever d’aurore au fond de son âme.

Victor Hugo - 1870
Lecture : Clémentine Jouffroy


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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 19:56
World . La jeune chanteuse, originaire de Praia, est en train de réinventer la musique îlienne. En témoigne le registre très riche de son nouvel album, Storia, Storia…

Mayra Andrade serait-elle en train de devenir la nouvelle ambassadrice de la chanson capverdienne ? Originaire de Praia, à Sao Tiago, la plus grande île de l’archipel du Cap-Vert, la jeune chanteuse n’a pas l’expérience de son aînée et compatriote Cesaria Evora, dont la saudade a fait le tour du monde. Mais elle possède un vrai talent avec lequel il va falloir compter si l’on veut comprendre l’âme musicale du pays lusophone, situé à un jet de pierre des côtes du Sénégal.

Après Navega, Mayra Andrade sort son deuxième opus, Storia, Storia…, concentré de tendresse et de mélopées afro-portugaises au sein duquel elle évolue avec grâce. Un style velouté en lien avec la douceur de la culture capverdienne : « Il y a certainement une nostalgie dans l’allégresse et une certaine gaieté dans la tristesse, confie-t-elle. Cette dualité cohabite facilement. Ce n’est pas comme dans le fado, où la tristesse est toujours dramatique. »

Des styles musicaux spécifiques

À l’image des nombreuses îles qui composent sa géographie, le Cap-Vert est à l’origine de styles musicaux très variés. Le plus célèbre est la morna, laquelle mêle à la fois le fado portugais, les rythmes afros, le tango argentin et la saudade (où excelle Cesaria Evora). On trouve également la caladeira et ses intonations brésiliennes, mais aussi le funana dont les sonorités flirtent avec le zouk antillais.

L’univers de Mayra Andrade se situe dans l’héritage de tous ces courants, avec en plus, chez elle, la présence de la bossa, du jazz et même des rythmes cubains. Un cocktail particulièrement inventif qui fait la richesse du registre très feutré de la jeune chanteuse et apporte un souffle nouveau à la musique du Cap-Vert. Enregistré entre Paris, Rio, Sao Paulo et La Havane, son nouvel album repose sur l’idée de voyage, reflet de son parcours personnel. Née à Cuba, fille d’une mère travaillant dans la gestion des ressources humaines et d’un père militaire - « il a été un des plus jeunes combattants pour l’indépendance du Cap-Vert » -, belle-fille de diplomate, Mayra Andrade a beaucoup bougé entre le Sénégal, l’Angola et l’Allemagne.

des « histoires

de vies »

On ne s’étonne donc pas d’un album aux multiples influences, interprété en portugais (hormis le titre Mon carrousel chanté en français), résultat du métissage propre au Cap-Vert. Un disque où se croisent des « histoires de vies », dit-elle : « Dans le premier album, je parlais de la femme du pêcheur, de la fille de la campagne, du quotidien de la vie rurale, ainsi que de mon désir de chanter jusqu’à la fin. Là, j’évoque des histoires d’amour improbables, des récoltes qui ont du mal à venir à cause des sécheresses. On manque de beaucoup de choses et, pourtant, nous avons un amour assez inconditionnel pour ce pays. » Un pays jeune, souligne-t-elle : « Indépendant depuis 1975. Le pays est en train de s’inventer, de créer chaque jour son histoire. » C’est de tout cela que nous parlent les chansons de la belle Mayra Andrade.

 

 

 


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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 19:38
Dany Brillant est de retour avec son nouvel opus "Puerto Rico", un album très salsa. Zikeo.com vous propose aujourd'hui de découvrir l'interview de notre crooner "Made in France". 

Après La Havane, Porto Rico ?
Porto Rico oui. C'est un disque qui me tenait à coeur depuis longtemps. Je sortais d'un concept assez particulier : je voulais remettre au gout du jour les danses de couple. J'ai donc fait un disque qui reprenait toutes les danses de couple, le tango, le rock, le mambo... Ce disque a été suivi d'une tournée sur un concept un peu particulier : j'avais mis des parquets, les gens pouvaient écouter le concert et ceux qui voulaient danser le pouvaient, sans gêner ceux qui étaient assis. Je regardais un peu ces parquets en chantant et je me suis aperçu, comme un DJ dans les boites qui enchainent les morceaux, que sur certains morceaux les pistes se remplissent et sur d'autres elles se vident. Je me suis aperçu que quand je faisais du rock ou du tango, les pistes étaient à moitié pleines, et étaient réservées à un public un peu âgé. Alors que quand je faisais de la salsa, tout le monde venait, des gens de tous les âges et de toutes les cultures. Je me suis donc dit qu'il fallait que je fasse un autre disque de salsa, parce que c'est une musique qui rassemble, qui donne envie aux gens. Elle est synonyme de soleil, d'exotisme, d'évasion... Comme j'avais déjà fait un disque il y a 12 ans à Cuba, je ne voulais pas retourner à Cuba, qui est le berceau de la salsa ; je suis allé dans l'autre pays de la salsa, Porto Rico. C'était l'année dernière, en pleine crise, j'entendais parler de mauvaises nouvelles toute la journée. J'ai fait ma valise et je suis allé aux Caraïbes, à Porto Rico, en n'y connaissant personne.

Je sais que tu aimes bien, quand tu es à la Havane par exemple, vivre localement les choses. Comment ça s'est passé à Porto Rico, il y a eu un casting pour trouver les musiciens ?
Non, je suis allé à Porto Rico, j'ai écouté des concerts et j'ai demandé autour de moi afin de trouver les références, les maitres de l'île. Mon ange gardien m'a fait rencontrer un grand maitre de la musique portoricaine, Angel « Cucco » Peňa. On s'est rencontré, on a sympathisé et il est allé voir un peu sur mon site ce que je faisais. Je remercie Internet ! Ce que j'ai fait lui a plu. Il m'a ouvert les portes des studios. Il a réuni la fine fleur des musiciens portoricains. J'ai fait des allers-retours sur Paris, il a tout préparé pour moi, les musiciens et les studios. Je suis revenu au mois de janvier et j'ai enregistré les 10 chansons que j'avais préparées.

Est-ce que les textes se sont fait en même temps ? Il faut dire que tu fais un tour d'horizon de toutes les variations de salsa, qu'on ne connait pas toujours en France.
La musique de la salsa est connue mais pas très connue à la fois. Pour les gens, c'est souvent synonyme de soleil, c'est une musique d'été. Je trouve qu'on peut dire des choses importantes, très mélancoliques, très sociales, sur la salsa. J'ai fait l'inventaire de tous les rythmes, j'ai fait le mambo, le bolero, le cha cha cha, le meringué. Evidemment ce n'est pas exhaustif, il y a une infinité de rythmes de salsa, qui est une musique très riche. Salsa veut dire « seau », c'est une marmite dans laquelle on retrouve plein d'influences du monde entier. Ça donnera l'occasion d'un volume 2 je pense.

Toi qui dis que tu fais du recyclage d'époque, ce qui n'est pas très joli comme expression...
Ce n'est pas du recyclage. J'aime bien la tradition, être l'hériter de racines, je n'aime pas faire des musiques trop branchées, trop à la mode, qui ne s'inscrivent dans aucune lignée. La salsa c'est génial parce que ça existe depuis les années 30, il y a eu des grands maitres. J'aime reprendre ces rythmes qu'on entend un peu moins à la radio ou à la télé, et leur faire un petit lifting, leur donner quelque chose de plus moderne.

Tu deviens un spécialiste dans un sens. Le meringué peut parler, mais quand on prend le bougalou, tu donnes la possibilité de faire des découvertes en français non ?
Oui, c'est le but d'un chanteur ou d'un artiste, faire connaitre des choses aux gens. Quand on a la chance de passer un peu en télé, il faut se servir de ce canal pour essayer de diffuser des choses originales, qu'on n'entend pas trop. Depuis mes années au Cabaret, je me suis dit que si un jour on me donnait la chance de passer à la télé ou à la radio, j'essaierais que chaque album soit un concept avec les musiques du monde que j'aime, jazz, musique italienne, tango, salsa... Au fur et à mesure de ma carrière, j'ai fait pour chaque album un voyage.

En même temps ce n'est pas un hasard parce que tu es née à Tunis, tu as marqué tes origines italiennes dans un album, "Dolce Vita", et il y a le papa qui écoutait beaucoup de choses, de l'opéra, de la chanson française, et aussi de la salsa. Tu as un souvenir précis par rapport à ça ?
Je fais partie de la génération qui en général n'aimait pas la musique de ses parents, qui écoutait beaucoup de rock anglais, une réponse à la musique des parents. Moi j'adorais la musique et les disques qu'écoutaient mes parents, je n'étais pas du tout en confrontation avec mon père. Mon père adorait le jazz, il aimait la salsa, la chanson napolitaine, la chanson orientale. Il était très mélomane, je suppose que c'était un chanteur contrarié. Je pense qu'il voulait être chanteur mais c'était compliqué à l'époque ; mais il avait toujours ce rêve et il chantait tout le temps. Les disques de mon père ont été ma culture.

Tu te rappelles d'un disque en particulier ? En ce qui le concerne, il avait beaucoup de disques de Silvia Cruz et de Benny Moré, des chanteurs cubains, de Hector Lavoe, des musiciens portoricains...
J'ai repris « l'Americano » sur un de mes précédents disques parce que c'était une de ses chansons préférées. Ça a été mon lien avec la musique des années 50. Si mon père n'était pas là, je n'aurais peut-être pas eu toute cette culture parce que c'est une musique qu'on n'entendait plus dans les années 70-80, quand j'étais ado.

On peut dire que c'est la « vitamine » latino contre la crise. Il y a quand même des prises de conscience dans tes textes, la quarantaine...
J'ai eu envie de faire un album anti crise. J'étouffais l'année dernière, à la télé, à la radio, il y avait un marasme très pesant. Je me suis dit qu'il nous faudrait une musique qui nous libère et qui nous apporte un peu de soleil. La salsa a ces vertus, dès qu'on l'entend on se sent mieux. Je ne sais pas si ça vient des percussions, du mélange de cuivres qui vient du jazz... C'est une espèce de sauce qui nous fait nous sentir mieux dès qu'on l'entend. Alors que dans l'album précédent j'ai fait des reprises, là je tenais vraiment à écrire mes textes. C'est vrai que j'ai passé la quarantaine, de manière un peu difficile comme beaucoup d'hommes. J'ai parlé de ma fille, de ma première femme, j'ai fait une chanson très optimiste qui est « On verra demain ». Je dis que quand on a un problème, ça nous démolit, mais ça peut être une chance pour rebondir ailleurs. Quand on perd son travail, on est détruit sur le moment mais on se rend compte quelques années plus tard que ça nous a permis d'évoluer, de trouver autre chose. Quand votre femme ou votre fiancée vous quitte, on est détruit mais finalement on se rend compte que ce n'est peut-être pas la bonne. Quand un malheur nous arrive on n'est pas très bien sur le moment, mais avec le recul, on se rend compte que c'est peut-être une chance. J'ai écrit une chanson comme ça, et j'ai trouvé qu'il fallait mettre du rythme et du soleil dans cet univers un peu sombre.

Ce sont comme des lettres en musique. Est-ce plus facile à dire en musique ?
Oui, j'ai dit des choses à ma fille à travers une chanson que je n'aurais peut être pas pu lui dire comme ça.

Le cinéma est omniprésent dans tes chansons, on connait ton parcours de comédien. Il y a toujours une sorte de décor, en permanence.
C'est pour ça que je voyage, pour avoir un décor. J'essaie d'avoir toujours la même couleur dans mes chansons mais j'aime changer le décor, pour surprendre le public et le faire voyager. C'est vrai que je suis très influencé par le cinéma. C'est un film que j'ai vu quand j'avais 8 ans qui a déclenché chez moi le gout de la musique latine, le film de Brigitte Bardot « Et Dieu... Créa la femme », où elle danse une scène de mambo endiablée avec des percussionnistes cubains. Ça m'a foutu un truc au coeur ; le lendemain, je suis allé m'acheter une paire de combos. Ces percussions ont été mon premier instrument, avant la guitare. Et avant je prenais les casseroles de ma mère, je lui cassais les oreilles. Les percussions ont été mes premiers instruments et ça a été déclenché par un film. Le cinéma est omniprésent, même quand j'écris mes chansons, c'est très imagé, comme pour raconter une histoire.

Si tu n'avais pas soigné ta timidité avec ta musique, que ce serait-il passé ? Serais-tu tombé dans la musique pour exprimer tout ça ? Tu as un côté, si je comprends bien, très introverti, et un côté extraverti à mort ?
Beaucoup de gens qui font ces métiers de spectacles et qui se mettent devant le font souvent pour cacher un mal être, une angoisse d'ado, « je n'étais pas très bien accepté, j'étais timide pour parler aux filles »... Ils montaient sur scène, mettaient un costume, et se trouvaient audacieux, libres. Ça arrive souvent. Les comédiens surtout, ont souvent besoin d'être un autre personnage pour devenir audacieux. C'est vrai que j'ai soigné ma timidité et mon isolement, parce que je suis assez solitaire, grâce à la musique. Vers 18-19 ans, je suis arrivé au cabaret, aux Trois Mailletz, à Paris. Un jour je suis monté sur scène et j'étais un autre, je ne sais pas pourquoi. Je m'étais acheté un costard aux puces, pour ressembler à Gary Grant, je m'étais fait une coupe chez Jacky, rue Championnet. Il faisait des coupes un peu de Daniel Gélin. J'étais un autre, et je me suis mis à chanter du jazz. Ça me libérait. Ça m'a aidé, c'est comme une thérapie, je pense que ça arrive à beaucoup d'artistes. D'ailleurs ma mère ne m'a pas reconnu. Elle m'a vu solaire sur scène, il y a une sorte de skyzophrénie.

Tu as passé un cap au dessus dans cet album, avec une chanson sans ambigüité, c'est franchement dit à un moment : c'est l'appel à la chaire, au corps.
Sur Dis moi que tu m'aimes, oui. Je m'étais aperçu sur ma dernière tournée que la danse de couple est une métaphore de l'acte sexuel. Je ne sais plus qui a dit « c'est l'expression verticale d'un désir horizontal ». Quand on danse avec quelqu'un, quelque chose se passe. On peut inviter à danser quelqu'un qu'on n'a jamais vu et le prendre dans ses bras. Je trouve ça extraordinaire pour draguer. On sent si ça va le faire, entre les deux personnes, c'est plus rapide et plus efficace que quand on s'invite à diner et qu'on parle pendant des heures. La danse est quelque chose de très sexy. J'ai fait une chanson dans laquelle un garçon apprend à une fille à danser. Mais on ne sait pas s'il lui apprend à danser ou à faire autre chose... Toute la chanson est dans cette ambigüité.

La salsa et la musique latino désinhibent beaucoup, et on n'a pas cette culture là en France. Quand on est à Cuba, c'est très naturel de chanter et de danser. Tu disais que lors de ton expérience à Bercy, quand les gens ont commencé à danser sur de la salsa, ils se lâchent !
Oui, on a moins cette conscience du corps en France, c'est vrai. Il faut savoir que là bas dans les pays tropicaux, il y a beaucoup de métissage, ce sont des africains et des espagnols qui se sont mélangés. Il y a beaucoup de métisses, et donc un rapport au corps qui est différent. Ils vivent dans la rue, le climat aide à vivre dehors ; vous allez toujours voir à Porto Rico quelqu'un qui va prendre un paire de Congas à n'importe quel moment de la journée. Les gens vont se réunir et se mettre à danser. Si on fait ça à Paris, il va y avoir des embouteillages, ce n'est pas possible. C'est une mentalité où les gens sont très libérés. Ils dansent, expriment cette libération à travers la salsa, une musique qui a été inventée par les esclaves, des gens qui vivaient dans des conditions très dures et qui trouvaient dans cette musique un moyen de se libérer. Il y a toujours cette notion de libération dans cette musique. Même si vous avez des soucis, quand vous l'écoutez ils s'envolent.

A travers toutes ces chansons, on arrive à deviner chez toi quelques traits de caractère, au-delà même du rapport avec la femme. Dans « Dans ta chambre », on comprend que tu aimes être dans des endroits exigus pour créer, que ça t'aide ?
Oui, j'aime toujours les chambres, parce que c'est là que j'ai commencé, dans une chambre de bonne. Plus tard, quand j'ai eu les moyens et que je me suis acheté un deux pièces, je suis toujours resté dans ma chambre. C'est un endroit très petit, avec vue sur les toits de Paris, sur le ciel et l'infini. Autant la chambre est un petit endroit, autant votre imaginaire peut partir partout. Vous pouvez écrire des chansons, aimer votre fiancée, écrire des déclarations, fomenter des révolutions, imaginer des symphonies... Il y a plus d'espace dans une chambre que dans la rue, où on se sent perdu. Mon refuge c'est ma chambre ; j'ai donc écrit « Dans ta chambre », où on est deux, ma fiancée et moi, et où on imagine des tas de choses.

Est-ce qu'au fil des albums tu as l'impression que le processus de création est toujours le même, que tu as besoin d'être dans une ambiance particulière, il y a t-il comme un parcours ?
J'ai besoin d'être à l'étranger. A Paris, je n'ai pas beaucoup d'inspiration, parce que tout le monde me connait, j'ai mes copains et mes repères, et que j'ai besoin d'être en danger. J'ai besoin, à chaque fois, d'être comme un débutant. Quand j'arrive dans un pays où personne ne me connait, c'est vierge, il n'y a pas d'image de moi. Personne ne me connaissait à Porto Rico, comme je vous l'ai dit. J'aime cette image de liberté, personne ne connait ni mes chansons, ni moi. Je me sens libre. C'est pour ça que je vais à Cuba, à Porto Rico, à la Nouvelle Orléans, des endroits où personne ne me connait. Je veux juste avoir de bons musiciens pour que le disque sonne et ait le parfum de la musique que je veux.

Tu ressens ça comme un challenge de coucher ta voix en français sur du cru ?
C'est l'idée. Il y a un apriori sur le français qui dit que le français ne swingue pas, que le swing est plutôt réservé à l'anglais ou l'espagnol. C'est vrai qu'on a plutôt l'habitude d'écouter de la salsa sur de l'espagnol, et rarement en français. J'ai toujours eu envie de montrer que si c'est bien fait, la salsa ou le jazz en français peuvent swinguer. C'est un challenge pour moi que de montrer que le français est une langue qui n'a rien à envier à l'anglais.

Il y a une reprise de Franck Sinatra. Le fait que tu aies choisi ce titre va audelà de ce grand succès que tu aimes forcément beaucoup, c'est aussi avec le personnage qu'on trouve des points communs ?
Tout le monde sait que je suis un fan de Sinatra. J'ai repris « Fly me to the moon » dans un album fait à la Nouvelle Orléans. J'adore ce mec depuis tout petit, comme Dean Martin, il y a des gens qui étaient libres, qui expriment une certaine liberté. J'ai bien étudié la vie de Sinatra et ce qui m'a frappé c'est qu'il faisait ce qu'il voulait. On a souvent essayé de l'influencer, de lui dire qu'il fallait faire ci ou ça pour que ça marche, il s'en moquait, il faisait sa musique, ce qu'il ressentait. J'ai pris leçon là dessus, je me suis toujours dit "Ma musique n'est peut être pas à la mode, je ne vais pas passer en radio, mais ce n'est pas grave, c'est ce que je sens". Des gens comme Sinatra ou Aznavour ont été des modèles pour moi, ils faisaient que ce qu'ils ressentaient et non pas ce qu'on leur disait de faire. Ce texte est magnifique. My way raconte l'histoire d'un homme qui arrive au milieu de sa vie et qui fait le bilan. Il dit que tout ce qu'il a fait, il l'a fait à sa manière. Je trouve que c'est une leçon merveilleuse.

Le fait d'être un crooner à part entière, c'est ce qu'on dit de toi en France non ?
C'est gentil. C'est ce que je voulais. Quand j'étais ado dans les années 80, j'écoutais de la musique et je me demandais pourquoi personne ne reprenait du swing, de la musique latine, du bolero, de la musique latine, de grandes orchestrations avec des violons. L'emploi de crooner très à la mode dans les années 50, avec Sacha Distel, Yves Montand et Gilbert Becaud, je me suis dit « je vais le prendre, m'habiller comme ça, faire des grands big bands, faire des chansons romantiques... ». Cet emploi était vacant et je l'ai pris, c'est tout.

Comment ressens-tu ce costard de crooner ? Ce sont les gens qui te renvoient cette image, tu as peut-être été agréablement surpris, ou bien t'es-tu dit "Tiens, on me voit comme ça" ?
Au début, on me regardait un peu bizarrement. J'arrivais dans les années 90 où tout le monde était en jeans et en chemise, les chanteurs ne s'habillaient pas, ils voulaient ressembler aux gens du quotidien. Moi j'étais en costard, ça faisait bizarre, le mec qui chante en costard cravate. J'avais des modèles, les crooners dont on a parlé tout à l'heure, très élégants. Mais dans la vie, je ne m'habillais jamais comme ça. J'ai toujours été cool. C'est un costume dont j'avais besoin pour rentrer dans le personnage du crooner qui passait par une certaine élégance. Je m'habillais chez les tailleurs italiens, j'avais toute une recherche vestimentaire. Au début, on me regardait bizarrement, puis on s'est habitué à ce personnage là. Si je venais chanter en jeans à la télé, on m'enverrait des lettres, en me disant que ce n'est pas possible ! J'en ai déjà eu d'ailleurs, quand j'ai fait un album un peu pop à Londres. Je m'étais dit que je n'allais pas m'habiller en costume pour ce disque un peu pop soul. Les gens n'ont pas suivi. Ils ont aimé ce côté très élégant, donc j'ai continué.

Tu parlais de tes fans, est-ce qu'ils t'ont renvoyé des choses qui t'ont surprises, à un moment donné ? Tu as une image, et tu ne peux pas trop en sortir ?
J'ai essayé d'en sortir sans trop en sortir. Quand j'ai fait mon premier disque très swing Saint Germain, pour ne pas qu'on me fige là dedans, je suis allé à Cuba, j'ai essayé de brouiller en peu les pistes en faisant de la musique latine tout en restant dans la lignée. Après je suis allé en Angleterre, en Italie. C'était moi-même, mais je changeais un peu. Si vous changez trop, les gens sont un peu surpris. Je suis toujours resté entre la musique latine et le jazz, ce sont des musiques qui me passionnent, je les écoute depuis que j'ai 5-6 ans. Je suis toujours en accord avec moi-même. J'essaie de changer un peu pour que les gens trouvent ça différent. Je ne pourrais pas demain faire du hard rock, ce n'est pas mon truc et les gens trouveraient ça bizarre. J'oscillerai toujours entre ces deux musiques là, le jazz et la musique latine.

Après avoir fait danser la France entière, à Bercy en particulier, tu es reparti pour une nouvelle tournée, ambitieuse, avec beaucoup de musiciens.
J'ai des big bands. Comme c'est un disque très salsa, j'ai engagé des salseros, j'ai pris deux percussionnistes cubains, je vais prendre des cuivres qui viennent des caraïbes... Je vais faire un concept très salsa. Même les vieux tubes comme « Suzette » ou «Tant qu'il y aura des femmes », je vais les revisiter en salsa. Je veux donner un côté très latin à ce disque et j'ai envie que la musique latine redevienne à la mode. C'était très à la mode il y a 12 ans, quand j'ai fait ce disque à Cuba. Après, Buenavista social club est arrivé, toute une mode latine, qui est retombée un peu et je trouve ça dommage. Pour moi c'est plus qu'une mode, c'est quelque chose d'intemporel, une musique traditionnelle, qui est romantique et sentimentale, qui s'inscrit dans la tradition et qui à la fois moderne. Elle plait aux jeunes et aux moins jeunes. C'est comme le jazz, c'est une musique totalement intemporelle. J'avais besoin de faire ce disque et sur scène, j'espère que ça va être très « caliente ».
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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 23:28
Une nouvelle tournée en France pour le groupe cubain qui se terminera avec en concert exclusif à Paris dans le cadre exceptionnel de la
 Maison de l’Amérique Latine…


BUENA FE est le groupe cubain, pour le moins atypique et insolite, qui a su donner de nouvelles sonorités à la musique traditionnelle cubaine en s'inspirant de la culture poétique latine de Silvio Rodriguez, Pablo Milanes... La musique de BUENA FE est une vraie fusion de Trova-Pop-Folk harmonieuse sur fond de rythmes cubains et caraïbes revisités. Ils dévoilent l’autre visage de la musique populaire de Cuba, représentative d’une génération de musiciens qui prétendent rompre le stéréotype qui amalgame la musique Cubaine à la seule «salsa» !

La tournée France 2009 :

Le Groupe BUENA FE se produira
- le 3 octobre, en concert à 21 h dans le cadre de la 18ème édition du Festival du Cinéma et des Cultures d’Amérique Latine, Biarritz.
Plus d’infos : http://www.festivaldebiarritz.com

- le 7 octobre, en concert à 21 h à Tarbes (65) à La Gespe. Réservations/ billetterie : http://www.lagespe.com

Le Duo BUENA FE se produira
- le 9 octobre à 21 h en concert exclusif dans l’intimité de la Maison de l’Amérique Latine, 217 Bd Saint Germain - 75007 PARIS.
Après le concert, les musiciens iront à la rencontre de leur public, dernière chance pour les fans de rencontrer avant leur retour vers Cuba : Israël Rojas, Compositeur, chanteur et Yoël Martinez, Guitare et voix.

Où acheter ses places :
Tarifs : 12 euros, (réduit 8 euros). Nombre de places limitées.
Réservez auprès d’Anne-Marie CHARTIER,
Tel 06 63 64 74 41, par Mel : amcharti@wanadoo.fr
Plus d’infos : Maison de l’Amérique Latine : www.mal217.org

En savoir plus sur le groupe BUENA FE :
- Une amitié qui débute en 1999 au Conservatoire de Musique de Guantanamo autour d’un piano.


- Une belle opportunité en 2001 : l’EGREM (Empresa de Gravacion y Ediciones Musicales) propose à Buena Fe et ses musiciens d’enregistrer leur premier disque « dejame entrar,
- 2001- 2003 : Le succès est au rendez-vous avec trois autres albums et plusieurs tournées, à Madrid, Londres, Moscou, Montréal et en Amérique Latine.

- Depuis 2003, le phénomène « BUENA FE » est installé ; ils révolutionnent la musique à Cuba. Le niveau hautement poétique et culturel de leurs textes et leur professionnalisme les a fait consacrer « Ambassadeurs » de la Culture cubaine !

Ils ont été primés au Cubadisco en 2009 pour leur album "Catalejo" : le meilleur de la Nueva Trova cubaine.

Composition du groupe : Israël Rojas,Compositeur, chanteur – Yoël Martinez, Guitare et voix - Ernesto Cisneros, Piano - Maikel Leyva, Percussions – Israel Lopez, Guitare basse - Alejandro Bonzon, Guitare acoustique - Felix Paradelo, Percussion mineure et Manager du groupe à Cuba.

Encore plus d’infos sur le groupe BUENA FE : http://www.buenafecuba.com

CONTACT PRESSE : ASSOCIATION «MUSICUBANA65FRANCE »
Tél. : 06 63 64 74 41- Licences 2 n° 656010 et licence 3, n° 656011 SIRET : 488 530 429 00015 - APE : 9001 Z
Tourneur/Prod. : Melle Anne-Marie CHARTIER,
Email : amcharti@wanadoo.fr
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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 22:12

Source: CCTV.com


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Un concert, baptisé "Paix sans frontière", a eu lieu ce dimanche dans la capitale de Cuba, La Havane. Il marquait la Journée Internationale de la paix. Participant au concert : le célèbre musicien colombien, Juanes.

 

 

Cuba : concert pour une "Paix sans frontière"

La paix sans frontière, comme chante la musique.

Des milliers des Cubains se sont réunis sur la place de la Révolution à La Havane, oreilles grandes ouvertes.

Pour symboliser la paix, artistes et spectateurs étaient tous habillé en blanc. Juanes, 17 fois vainqueur des Grammy Awards, avait accepté l'invitation des autorités cubaines. Pour lui, le concert "Paix sans frontière" n'est pas politique. Il était destiné à encourager l'espoir et le rêve.

 

 

Cuba : concert pour une "Paix sans
 frontière"

Juanes

Musicien colombien

"C'est un message de paix, pas seulement pour Cuba, il s'adresse au monde entier. Ce qui se passe est triste. Comme nous sommes polarisés, divisés, comme nous nous sommes battus parce que nos pensées sont différentes."

Juanes a joué avec 14 artistes issus de 6 pays différents. Parmi eux la chanteuse portoricaine, Olga Tanon, et le chanteur espagnol, Miguel Bose.

Pour Juanes, ce concert "Paix sans frontière" est le deuxième du genre. Le premier avait eu lieu en mars 2008. Il avait attiré des dizaines de milliers de spectateurs à la frontière entre le Venezuela et la Colombie.

Selon le gouvernement cubain, plus de 160 journalistes étrangers accrédités ont pris part à l'événement. Le spectacle a été retransmis à la télé et sur Internet en direct.

SHAN Liang, CCTV.
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