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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 00:35

Par Tania Hernández

fidel-marti.jpgLa Havane, 25 janvier, (RHC)- Le leader historique de la Révolution Cubaine, Fidel Castro a relevé que les Etats-Unis ne pourront jamais se servir de Cuba pour s’abattre sur les peuples de notre Amérique.

Dans ses plus récentes réflexions intitulées « Le fruit qui n’est pas tombé », Fidel Castro a indiqué que la Révolution Cubaine perdure depuis un demi-siècle déjà, malgré les desseins de l’impérialisme. Il a résumé l’histoire de la lutte  à laquelle le peuple cubain a été forcé pour survivre face à une puissance située tout près des côtes de notre pays.

Fidel Castro s’est référé à l’éditorial publié lundi par le quotidien cubain Granma qui rejette la plus récente campagne médiatique contre Cuba au sujet d’un prisonnier de droit commun qui a reçu tous les soins nécessaires avant de décéder d’une paralysie des organes associée à un processus respiratoire infectieux sévère.

À ce sujet il a appelé le gouvernement espagnol à s’informer auprès des Etats-Unis sur ce qui se passe dans les prisons yankees, sur la conduite impitoyable qu’il a envers des millions de prisonniers, sur la politique appliquée sur la chaise électrique et sur les horreurs qui sont commises contre les détenus dans les prisons et contre ceux qui protestent dans les rues. 

Fidel Castro a rejeté les mensonges qu’utilisent l’Espagne et l’Union Européenne pour attaquer Cuba. Ils les a appelés à s’occuper d’abord de sauver l’Euro, s’ils le peuvent,  et à résoudre le problème du chômage chronique parmi les jeunes que la police de la région qu’il a qualifiée de bien mal en point, réprime sans pitié.

Après avoir annoncé qu’il publiera demain jeudi d’autres réflexions complétant celles-ci,  le leader historique de la Révolution Cubaine a indiqué que le sang de notre Héros National José Martí n’a pas été versé en vain.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 00:11

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Réflexions du compañero Fidel

 

LE MEILLEUR PRÉSIDENT POUR LES ÉTATS-UNIS

 

Une agence de presse européenne bien connue a informé avant-hier depuis Sydney :

« Un groupe de chercheurs australiens de l’Université de la Nouvelle-Galles du Sud a annoncé la création d’un câble électrique dix mille fois plus fin qu’un cheveu et capable de conduire autant d’électricité que son similaire de cuivre traditionnel.

[…]

« Bent Weber, chef du projet réalisé dans cette université australienne, a expliqué dans un article que publie la revue Science qu’ "il sera essentiel de pouvoir effectuer des connexions à cette échelle microscopique pour développer les circuits électroniques du futur".

« Le câble a été mis au point par des physiciens australiens et étasuniens à partir de chaînes d’atomes de phosphore dans un cristal de silice : le nanocâble compte à peine quatre atomes de large sur un de haut.

[…]

« La découverte est essentielle dans la course internationale à la mise au point du premier "ordinateur quantique", une machine super-rapide qui sera capable de traiter d’énormes quantités de données en quelques secondes, autrement dit de faire une série de calculs que les ordinateurs actuels mettraient des années, voire des décennies à réaliser.

« Dans un câble de cuivre traditionnel, l’électricité est engendrée quand les électrons de cuivre passent tout au long du conducteur ; mais plus celui-ci est petit et plus augmente la résistance au courant électrique.

« Pour solutionner ce problème, Weber et son équipe ont utilisé des microscopes conçus spécialement avec une précision atomique qui leur ont permis de placer les atomes de phosphore dans les cristaux de silice.

« Ceci a permis au nanocâble d’agir comme le cuivre, les électrons passant facilement et sans problèmes de résistance. "Nous montrons par cette technique qu’il est possible de minimiser des composants à l’échelle de quelques atomes", a signalé Weber.

[…]

« "Si nous allons utiliser les atomes à la place des bits, nous avons besoin de câbles à la même échelle qu’eux", a remarqué Michelle Simmons, superviseur du projet.

  

Face à ces avancées technologiques irrésistibles qui devraient servir au bien-être de l’humanité, je me suis souvenu de ce que j’ai écrit voilà quatre jours sur le réchauffement de la Terre et sur l’exploitation accélérée du dangereux gaz de schiste dans un monde en train de consommer en deux cents ans l’énergie fossile accumulée pendant quatre milliards d’années.

 

J’ai imaginé Obama, ce bon articuleur de mots en quête désespérée de réélection, pour qui les rêves de Martin Luther King orbitent à autant d’années-lumière de distance que la Terre de la planète habitable la plus proche.

 

Pis encore : n’importe quel parlementaire républicain présidentiable, ou n’importe quel chef ou cheffesse du Tea Party, trimballe plus d’armes atomiques sur son dos que d’idées de paix dans sa tête.

 

Que les lecteurs imaginent une minute cette puissante calculatrice quantique capable de multiplier à l’infini les données que stockent les ordinateurs modernes.

 

N’est-il pas évident que le pire de tout est l’absence à la Maison-Blanche d’un robot en mesure de gouverner les États-Unis et d’empêcher une guerre qui mettrait fin à la vie de notre espèce ?

 

Je suis sûr que 90 p. 100 des électeurs étasuniens, en particulier les Latinos, les Noirs et la classe moyenne toujours plus nombreuse, tous en voie de paupérisation, voteraient pour le robot.

 

Fidel Castro Ruz

Le 8 janvier 2012

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 00:11

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J’ai eu le plaisir, hier, de converser calmement avec Mahmoud Ahmadineyad que je n’avais plus vu depuis septembre 2006, voilà plus de cinq ans, quand il était venu à La Havane participer à la Quatorzième Conférence au sommet du Mouvement des pays non alignés qui avait élu Cuba pour la seconde fois à la présidence de cette organisation pour la durée prévue de trois ans. J’étais tombé gravement malade le 26 juillet 2006, un mois et demi avant, et je pouvais à peine me maintenir assis sur le lit. Plusieurs des dirigeants les plus distingués qui assistaient au Sommet eurent l’amabilité de me rendre visite. Chávez et Evo le firent plusieurs fois. Quatre dont je me souviens encore vinrent en début d’après-midi : Kofi Annan, le secrétaire général de l’ONU ; un vieil ami, Abdelaziz Bouteflika, le président algérien ; Mahmoud Ahmadineyad, le président iranien ; et Yang Jiechi, alors vice-ministre et aujourd’hui ministre des Relations extérieures de la République populaire de Chine, en représentation de Ju Jintao, chef du Parti communiste et président du pays. Ce fut vraiment un moment important pour moi qui rééduquais aux prix de gros efforts mon bras droit sérieusement blessé lors de ma chute à Santa Clara.


J’avais commenté avec ces quatre dirigeants des aspects des problèmes complexes que le monde connaissait alors et qui sont le devenus assurément de plus en plus.


À notre rencontre d’hier, j’ai constaté que le président iranien était on ne peut plus tranquille, absolument indifférent aux menaces yankees, confiant en la capacité de son peuple de repousser n’importe quelle agression et dans l’efficacité des armes dont il produisent une grande partie eux-mêmes pour faire payer aux agresseurs un prix insupportable.


En fait, c’est à peine s’il a parlé de la guerre. Il est plutôt revenu sur les idées qu’il avait exposées à sa conférence dans le grand amphi de l’Université de La Havane, axées sur l’être humain : « S’acheminer vers la paix, le respect de la dignité humaine en tant que souhait de tous les êtres humains tout au long de l’Histoire. »


Je suis convaincu qu’on ne doit pas s’attendre de la part de l’Iran à des actions irréfléchies qui contribueraient au déclanchement d’une guerre. Si celle-ci éclate, ce sera uniquement la faute de l’aventurisme et de l’irresponsabilité congénitale de l’Empire yankee.


Je pense de mon côté que la situation politique créée autour de l’Iran et les risques d’une guerre atomique qui en émanerait et toucherait tous les pays, qu’ils possèdent des armes de ce genre ou non, sont extrêmement délicats parce qu’ils menacent l’existence même de notre espèce. Le Moyen-Orient, qui produit des ressources économiques vitales pour l’économie de la planète, est devenu aujourd’hui la région la plus conflictuelle au monde.


La capacité de destruction de certaines armes employées durant la Deuxième Guerre mondiale et les souffrances massives qu’elles infligèrent incitèrent fortement à en prohiber quelques-unes, dont les gaz asphyxiants. Néanmoins, les conflits d’intérêts et les énormes profits des fabricants les conduisirent à élaborer des armes encore plus cruelles et plus destructrices, jusqu’au jour où la technologie moderne a fourni les matériaux et les moyens nécessaires à la mise au point d’armements dont l’emploi dans une guerre mondiale conduirait à notre extermination.


Je suis d’avis – qui est sans aucun doute celui de toutes les personnes dotées d’un sens élémentaire de leurs responsabilités – qu’aucun pays, grand ou petit, n’a le droit de posséder des armes atomiques.


On n’aurait jamais dû s’en servir pour attaquer deux villes sans intérêt militaire comme Hiroshima et Nagasaki, pour assassiner et irradier avec d’horribles effets durables des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants d’un pays déjà vaincu sur le plan militaire.


À supposer que le nazi-fascisme eût obligé les puissances liées contre lui à rivaliser avec cet ennemi de l’humanité dans la fabrication de cette arme, le premier devoir de l’Organisation des Nations Unies, créée à la fin de la guerre, aurait dû être de l’interdire sans la moindre exception.


Mais les États-Unis, la nation la plus puissante et la plus riche, imposèrent au reste du monde la ligne à suivre. Ils possèdent aujourd’hui des centaines de satellites qui épient et surveillent de l’espace tous les habitants de la planète ; ils ont équipé leurs forces navales, terrestres et aériennes de milliers d’armes atomiques ; ils manipulent à leur guise, par Fonds monétaire international interposé, les finances et les investissements du monde.


Quand on analyse l’histoire de l’Amérique latine, depuis le Mexique jusqu’à la Patagonie en passant par Saint-Domingue et Haïti, on constate que toutes les nations, sans exception, du début du XIXe siècle  à nos jours, soit deux cents ans, ont été victimes et continuent de l’être toujours plus des pires crimes que le pouvoir et la force puissent commettre contre le droit des peuples. De brillants écrivains ne cessent de les dénoncer. L’un d’eux, Eduardo Galeano, auteur de Les Veines ouvertes de l’Amérique latine, vient d’être invité à inaugurer le prix prestigieux de la Casa de las Américas, en reconnaissance à son œuvre marquante.


Les événements se succèdent à une vitesse incroyable, mais la technologie permet d’en informer le public encore plus vite. Des nouvelles importants tombent, aujourd’hui comme  hier. Une dépêche de presse du 11 nous apprend :


« La présidence danoise de l’Union européenne a informé mercredi qu’un nouveau train de sanctions encore plus sévères serait décidé le 23 contre l’Iran à cause de son programme nucléaire, visant non seulement son secteur pétrolier, mais aussi sa Banque centrale… Nous irons encore plus loin dans nos sanctions contre son pétrole et ses structures financières », a affirmé le chef de la diplomatie danoise, Villy Soevndal, à la presse étrangère.


On peut constate clairement que sous prétexte d’éviter la prolifération nucléaire, Israël a le droit d’accumuler des centaines d’ogives atomiques, tandis que l’Iran, lui, n’a même pas celui de produire de l’uranium enrichi à 20 p. 100.


Une agence de presse britannique bien connue fournit une autre nouvelle sur ce thème :

« La Chine n’a pas donné le moindre signe, mercredi, qu’elle céderait aux pressions des États-Unis pour qu’elle réduise ses achats de pétrole iranien et elle a considéré comme excessives les sanctions de Washington contre Téhéran. »

On reste abasourdi de voir avec quelle tranquillité les États-Unis et l’Europe censément civilisée orchestrent une campagne assortie de méthodes systématiquement terroristes. Pour s’en convaincre, il suffit de la nouvelle fournie par une autre agence de presse européenne :

« L’assassinat, ce mercredi, d’un responsable de la centrale nucléaire de Natanz, au centre de l’Iran, a été précédé de trois autres depuis janvier 2010. »

Le 12 janvier de cette année-là, « un physicien nucléaire de renommée internationale, Massoud Ali-Mohammad, professeur à l’Université de Téhéran, qui travaillait pour les Gardiens de la révolution, est mort dans l’explosion d’une moto piégée devant son domicile de la capitale. »

« 29 novembre 2010 : Majid Shahriari, fondateur de la Société nucléaire iranienne, "chargé d’un des grands projets de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique" […] a été tué à Téhéran par l’explosion d’une bombe magnétique fixée à sa voiture.

« Ce même jour, un autre physicien nucléaire, Feyerdoun Abbasi Davani,  a fait l’objet d’un attentat dans des conditions identiques quand il garait sa voiture devant l’Université Shahid Beheshti de Téhéran, où tous deux étaient professeurs. » Il n’a été que blessé.

« 23 juillet 2011: le scientifique Dariush Rezainejad, qui travaillait à des projets du ministère de la Défense, a été abattu à coups de feu par des inconnus qui roulaient en moto à Téhéran.

« 11 janvier 2012 – soit le jour même où Ahmadineyad voyageait entre le Nicaragua et Cuba pour donner sa conférence à l’Université de La Havane – le scientifique Moustapha Ahmadi Roshan, qui travaillait à la centrale de Natanz où il était le vice-directeur pour les affaires commerciales, est mort dans l’explosion d’une bombe magnétique posée sur sa voiture, près de l’Université Allameh Tabatabai, à l’est de Téhéran… L’Iran en a accusé de nouveau les États-Unis et Israël », comme pour les cas précédents.

Il s’agit là de l’assassinat sélectif, mais systématique, de brillants scientifiques iraniens. J’ai lu des articles de sympathisants notoires d’Israël qui considèrent ces crimes perpétrés par ses services secrets en collaboration avec ceux des États-Unis et de l’OTAN comme quelque chose de tout à fait normal. 

Des agences informent depuis Moscou :

« La Russie a alerté aujourd’hui qu’un scénario similaire à celui de la Libyeétait en train de mûrir en Syrie, mais que l’attaque partirait cette fois-ci de la voisine Turquie.

« Nikolaï Patrouchev, secrétaire du Conseil de sécurité russe, a affirmé que l’Occident voulait "punir Damas non pas tant à cause de la répression contre l’opposition, mais de son refus de rompre son alliance avec Téhéran".

« …à son avis, un scénario libyen est en train de mûrir, mais les attaques ne viendront pas en l’occurrence de France, de Grande-Bretagne et d’Italie, mais de Turquie.

« Il s’est même risqué à affirmer : "Il se peut que Washington et Ankara soient déjà en train de définir différentes options de zones d’exclusion aérienne, où des armées de rebelles syriens pourraient être entraînées et concentrées". »


Les nouvelles proviennent non seulement d’Iran et du Moyen-Orient, mais aussi d’autres points d’Asie centrale proche de cette région. Ce qui nous permet d’apprécier la complexité des problèmes découlant de cette zone dangereuse.


Les États-Unis ont été entraînés par leur politique impériale contradictoire et absurde dans de sérieux problèmes dans des pays comme le Pakistan, dont les frontières avec celles d’un autre État important, l’Afghanistan, ont été délimitées par les colonialistes sans tenir compte des cultures ni des ethnies.

Dans ce dernier pays qui a défendu des siècles durant son indépendance face au colonialisme anglais, la production de drogues s’est multipliée depuis l’invasion yankee, tandis que les soldats européens appuyés par des drones et l’armement perfectionné des États-Unis commettent des massacres ignominieux qui augmentent la haine de la population et éloignent les possibilités de paix. C’est bien ça, et d’autres horreurs, que reflètent les dépêches des agences de presse occidentales :


« WASHINGTON, 12 janvier 2012. Le secrétaire d’État à la Défense, Leon Panetta, a taxé ce jeudi d’ "absolument déplorable" le comportement de quatre hommes présentés come des marines étasuniens en train de pisser sur des cadavres, selon une vidéo circulant sur Internet.

« "J’ai vu les images et je trouve ce comportement absolument déplorable".


« "Ce comportement est absolument inapproprié de la part de membres de l’armée étasunienne et ne traduit en aucun cas les critères et les valeurs que nos forces armées jurent de respecter".


En fait, le secrétaire à la Défense ne confirme ni n’infirme ces faits. Chacun donc peut en douter, et lui le premier peut-être.

En tout cas, il est extrêmement inhumain que des hommes, des femmes et des enfants, ou un combattant afghan qui se bat contre l’occupation étrangère, soient assassinés sous les bombes d’avions sans pilote. Pis encore : des dizaines de soldats et officiers pakistanais qui surveillent les frontières du pays ont été déchiquetées par ces bombes.

Le président afghan lui-même, Karzai, a affirmé qu’outrager des cadavres était « "tout simplement inhumain"  et il a demandé à l’administration étasunienne d’ "infliger la peine la plus sévère à quiconque serait condamné pour ce crime". »


Des porte-parole des Talibans ont déclaré : « Des centaines d’actes semblables ont été commis ces dix dernières années sans qu’on les révèle. »


On en arrive presque à prendre en pitié ces soldats, séparés de leurs familles et de leurs amis, envoyés à des milliers de kilomètres de leur patrie pour lutter dans des pays dont ils n’ont peut-être jamais entendu parler à l’école et où on leur confie la mission de tuer ou de mourir afin d’enrichir des sociétés transnationales, des fabricants d’armes et des politicards sans scrupules qui dilapident chaque année les fonds dont on aurait besoin pour alimenter et éduquer les innombrables millions d’affamés et d’analphabètes dans le monde.

 Nombre de ces soldats, victimes de leurs traumatismes, finissent par s’ôter la vie.

Est-ce que j’exagère quand je dis que la paix mondiale tient à un fil ?

 

Fidel Castro Ruz

Le 12 janvier 2012

21 h 14

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 08:05

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Adriana Muñoz conquisto el oro en los 800 m. Foto: Reuters

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16es Jeux panaméricains à Guadalajara : Ordre des pays : rapports nbre de médailles/nbre d'habitants

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16es Jeux panaméricains à Guadalajara : Résultats des premiers pays par nombre de médailles

 

Je fais une très courte halte dans mes analyses politiques pour aborder l’exploit que les athlètes cubains viennent de réaliser aux Seizièmes Jeux panaméricains.


Les Jeux olympiques et les compétitions sportives internationales qu’ils ont engendrées et qui suscitent tant d’intérêt chez des milliards de personnes ont une belle histoire qu’on ne devrait pas manquer, bien que bafouée, de rappeler.


L’apport du créateur des Jeux olympiques a été particulièrement heureux, bien plus que celui de Nobel qui, à un moment de sa vie, en quête d’un moyen de production plus efficace, inventa l’explosif dont les fruits économiques permettent à ceux qu’il nomma pour accomplir sa dernière volonté en faveur de la paix de récompenser aussi bien un scientifique ou un écrivain brillant qu’un chef d’Empire qui ordonne l’assassinat d’un adversaire en présence de sa famille, le bombardement d’une tribu en Asie centrale ou d’un petit pays indépendant du Nord de l’Afrique et l’extermination de ses organes de direction.


Le baron Pierre de Coubertin, créateur des Jeux olympiques modernes, était un aristocrate, né en France, un pays capitaliste où un paysan, un ouvrier ou un artisan n’avait pas la moindre possibilité dans cette société-là d’entreprendre une tâche pareille.


Refusant de satisfaire aux désirs de sa famille qui voulait en faire un officier, il renonça à l’école militaire et se consacra à la pédagogie. Sa vie rappelle en quelque sorte celle de Darwin, le découvreur des lois de l’évolution naturelle. Coubertin devint le disciple d’un pasteur anglican, fonda la première revue consacrée au sport et obtint du gouvernement français qu’elle fît partie de l’Exposition universelle de 1889.


Il rêva alors de réunir dans une compétition basée sur le principe de l’union et de la fraternité, des sportifs de tous les pays motivés non par l’appât du gain, mais uniquement par le désir de se couvrir de gloire. Bien que ses idées n’aient pas été très bien comprises au départ, il s’acharna et entreprit de voyager dans le monde, prêchant la paix et l’union entre les peuples et les êtres humains.


Le Congrès international d’éducation physique, tenu à Paris en juin 1894, créa finalement les Jeux olympiques.


L’idée se heurta à la résistance et à l’incompréhension de l’Angleterre, la principale puissance coloniale d’alors, au boycottage de l’Allemagne, le puissant empire rival, et même à l’opposition d’Athènes, la ville choisie pour les premiers Jeux olympiques. Pierre de Coubertin parvint, grâce à des efforts inlassables et à ses talents de diplomate, à convaincre des empereurs, des rois et des gouvernements d’Europe.


Mais l’essentiel fut, à mes yeux, la profondeur et la noblesse de ses idées qui lui gagnèrent l’appui des peuples du monde.


Voilà cent quinze ans maintenant, le 24 mars 1896, le roi de Grèce déclara ouverts les Premiers Jeux olympiques internationaux d’Athènes.


Deux guerres destructrices et meurtrières ont eu lieu depuis, qui prirent naissance en Europe et coûtèrent au monde des dizaines de millions de morts au combat, sans parler des civils décédés sous les bombardements, ou de faim, ou de maladies postérieures. La paix aujourd’hui n’est toujours pas garantie. Au contraire, en cas de nouvelle guerre mondiale, les armes modernes pourraient détruire plusieurs fois l’humanité.


C’est à la lumière de ces réalités que j’admire tant la conduite de nos sportifs.


Le plus important du mouvement olympique, c’est la conception du sport comme instrument d’éducation, de santé et d’amitié entre les peuples, comme antidote réel à des vices comme les drogues, le tabagisme, l’abus de boissons alcooliques et les actes de violence qui font tant de mal à la société humaine.


Le fondateur du mouvement olympique n’eut jamais à l’esprit le sport tarifé et le marché d’athlètes. Et ce fut là aussi le noble objectif de la Révolution cubaine : promouvoir comme un devoir le sport et la santé, l’éducation, la science, la culture et l’art, un principe auquel elle n’a jamais renoncé.


Qui plus est, notre pays a promu la pratique des sports et la formation d’entraîneurs dans les pays du Tiers-monde qui luttaient pour se développer. L’École internationale d’éducation physique et de sport, qui fonctionne dans notre pays depuis bien des années, a formé de nombreux entraîneurs qui remplissent efficacement leurs fonctions dans des pays dont les sportifs apparaissent parfois, ensuite, comme des rivaux des nôtres dans des disciplines importantes.


Des milliers de spécialistes sportifs cubains ont prêté service comme entraîneurs et techniciens dans de nombreux pays de ce qu’on appelle le Tiers-monde.


C’est compte tenu de ces principes appliqués durant des dizaines d’années que notre peuple est fier des médailles que décrochent ses sportifs dans les compétitions internationales.

Mais les transnationale du sport tarifé ont largement balayé les rêves du créateur de l’olympisme moderne.


Profitant du prestige des compétitions sportives, ces transnationales achètent et vendent sur le marché international d’excellents athlètes, nés pour la plupart dans des pays pauvres d’Afrique et d’Amérique latine, qui ne reçoivent qu’à de rares occasions l’autorisation de jouer dans les équipes de leur pays où ils ont gagné un renom par leurs efforts personnels et leur propre talent.


Notre peuple austère et digne connaît bien les coups de griffe de ces mercantis du sport tarifé qui offrent des sommes fabuleuses à nos sportifs et qui le privent de leur présence par cette grossière piraterie.


Passionné de  sport, j’ai bien souvent conversé avec nos sportifs les plus brillants. On comprend donc ma grande satisfaction de suivre à la télévision les succès de notre délégation et son retour victorieux dans notre patrie en provenance de Guadalajara où les États-Unis, bien que comptant environ vingt-sept fois plus d’habitants, n’a pourtant pu obtenir que 1,58 fois plus de médailles d’or que Cuba, avec ses 58 titres.


Le Brésil, avec plus de 200 millions d’habitants, en a décroché 48.


Le Mexique, avec plus de 100 millions, 42.


Le Canada, un pays riche et développé de 34 millions d’habitants, à peine 29.


Le nombre total de médailles d’or, d’argent et de bronze remportées par Cuba a été proportionnel à la quantité de titres susmentionnée.


Nombre de nos jeunes sportifs ont obtenu des succès vraiment surprenants.

Malgré ces victoires qui enorgueillissent notre peuple, nous avons le devoir de continuer de faire mieux.

 

 

Fidel Castro Ruz

Le 30 octobre 2011

22 h 11

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 08:01

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J’ai écrit le 2 mars sous le titre : « La guerre inévitable de l’OTAN » :

 

À la différence de l’Égypte et de la Tunisie, la Libye occupe la première place  de toute l’Afrique en Indice du développement humain et en espérance de vie. L’éducation et la santé y reçoivent une attention spéciale de l’État Le niveau culturel de sa population est sans doute plus élevé. Ses problèmes sont d’une autre nature. […] Le pays avait besoin d’une importante main-d’œuvre étrangère pour concrétiser ses plans de production et de développement social ambitieux.


[…] Il disposait d’énormes ressources et réserves en devises convertibles, déposées dans les banques des pays riches, ce qui lui permettait d’acheter des biens de consommation, voire des armes perfectionnées, auprès de ces mêmes pays qui veulent aujourd’hui l’envahir au nom des droits humains.

La colossale campagne de mensonges orchestrée par les médias a provoqué une grande confusion dans l’opinion publique mondiale. Il se passera du temps avant qu’on puisse reconstruire ce qu’il s’est vraiment passé en Libye et trier les faits réels des mensonges divulgués.

[…]

[…] L’Empire et ses principaux alliés recourent aux moyens les plus perfectionnés pour diffuser des informations dont il faut déduire des brins de vérité.

[…]

L’Empire et l’OTAN – sérieusement inquiets devant la vague révolutionnaire déclenchée dans le monde arabe qui produit une grande partie du pétrole sur lequel repose l’économie de consommation des pays développés et riches – ne pouvaient pas laisser filer l’occasion du conflit interne surgi en Libye pour promouvoir une intervention militaire. […]

[…]

Malgré leur déluge de mensonges et la confusion qu’ils ont semée, les États-Unis ne sont pas parvenus à entraîner la Chine et la Fédération de Russie à faire adopter par le Conseil de sécurité une intervention militaire en Libye, bien qu’ils aient obtenu en revanche l’approbation de leur objectif momentané au Conseil des droits de l’homme. […]

Le fait est que, comme je l’avais prévu, la Libye est désormais en proie à une guerre civile que les Nations Unies n’ont rien pu faire pour éviter, même si leur secrétaire général a jeté sa bonne part d’huile sur le feu.

Le hic – ce que les différents acteurs n’imaginaient sans doute pas – c’est que les chefs de la rébellion ont déclaré qu’ils refusaient toute intervention militaire étrangère.


Selon différentes agences de presse, Hafiz Ghoga, porte-parole du Comité de la révolution, a déclaré le lundi 28 février : […] « Ce que nous voulons, ce sont des informations secrètes, mais absolument pas qu’on touche à notre souveraineté aérienne, terrestre et maritime », a-t-il ajouté lors d’une rencontre avec les journalistes…

Selon une dépêche de l’AFP de lundi dernier, « l’intransigeance des responsables de l’opposition en matière de souveraineté nationale reflétait l’opinion que de nombreux Libyens ont manifestée spontanément à la presse internationale à Benghazi ».


Une professeure de sciences politiques de l’université de Benghazi, Abeir Imneina, a affirmé ce même jour :


«  Il y a un très fort sentiment national en Libye.

« De plus, l'exemple de l'Irak fait peur dans l'ensemble du monde arabe », souligne-t-elle, en référence à l'invasion américaine de 2003, censée apporter la démocratie dans le pays, puis par contagion à l'ensemble de la région, un scénario totalement démenti par les faits.


« On sait bien comment cela s'est passé en Iraq, qui se trouve en pleine instabilité, ça ne donne vraiment pas envie de suivre le même chemin. On ne veut pas que les Américains viennent pour finir par devoir regretter Kadhafi. » […]

Quelques heures après la diffusion de cette dépêche, deux des principaux journaux des USA, The New York Times et The Washington Post, s’empressèrent d’offrir de nouvelles versions sur ce point, que rapporte l’agence DPA le 1er mars :


 « L’opposition libyenne pourrait demander à l’Occident de bombarder par  air des positions stratégiques occupées par des forces fidèles au président Mouammar el-Kadhafi, fait savoir aujourd’hui la presse étasunienne. »

« La question est discutée par le Conseil révolutionnaire libyen, précisent The New York Times et The Washington Post dans leurs versions numériques.

[…]

« Au cas où les actions aériennes se réaliseraient dans le cadre des Nations Unies, cela n’impliquerait aucun intervention internationale, a expliqué le porte-parole du Conseil, cité par The New York Times.

[…]

« The Washington Post a cité des rebelles qui reconnaissent que, sans l’appui de l’Occident, les combats contre les forces loyales à Kadhafi pourraient durer longtemps et coûter beaucoup de vie. »


Je me suis aussitôt demandé dans ces Réflexions :

 

Pourquoi cette insistance à présenter les rebelles comme des membres éminents de la société libyenne en train d’inviter les États-Unis et l’OTAN à bombarder et à tuer des Libyens ?

On saura un jour la vérité à travers des gens comme la professeure de sciences politiques de l’Université de Benghazi, si éloquente quand elle raconte la terrible expérience qu’ont vécue des millions d’Iraquiens, tués, sans abri, sans emploi ou contraints d’émigrer.


Aujourd’hui, mercredi 2 mars, l’agence EFE présente ce porte-parole rebelle faisant des déclarations qui, à mon avis, infirment et confirment à la fois celles de lundi :


« Benghazi (Libye), 2 mars. La direction rebelle en Libye a demandé aujourd’hui au Conseil de sécurité de l’ONU de lancer une attaque aérienne "contre les mercenaires" du régime Mouammar el-Kadhafi.

« "Notre armée ne peut pas lancer des attaques contre les mercenaires en raison de son rôle défensif", a affirmé le porte-parole rebelle Hafiz Ghoga en conférence de presse à Benghazi. […]


À laquelle des nombreuses guerres impérialistes ressemblerait celle-ci ?


À celle d’Espagne en 1936, à celle de Mussolini contre l’Éthiopie en 1935, à celle de George W. Bush contre l’Iraq en 2003, ou à n’importe laquelle des dizaines de guerres lancées par les États-Unis contre les peuples d’Amérique, depuis l’invasion du Mexique en 1846 jusqu’à celle des Malvinas en  1982 ?


Sans exclure, bien entendu, l’invasion mercenaire de Playa Girón, la sale guerre et le blocus contre notre patrie, une invasion dont nous fêterons le cinquantième anniversaire le 16 avril prochain.


Toutes ces guerres, comme celle du Viet Nam qui a coûté des millions de vies, ont eu pour points de départ les justifications et les mesures les plus cyniques.


Pour ceux qui doutent encore qu’une intervention militaire aura forcément lieu en Libye, je tiens à citer l’agence de presse AP, que je considère bien informée, dont une dépêche d’aujourd’hui affirme :


« Les pays de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) élaborent un plan d’urgence qui prend pour modèle les zones d’exclusion de vols établies dans les Balkans dans les années 90, au cas où la communauté internationale déciderait d’imposer un embargo aérien sur la Libye, ont affirmé des diplomates. »


N’importe quelle personne honnête capable d’observer avec objectivité les événements peut constater le danger que représente l’ensemble des faits cyniques et brutaux qui caractérisent la politique des États-Unis et qui expliquent pourquoi ils se sont retrouvés si honteusement seuls lors du débat aux Nations Unies sur la résolution : « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique. »

Malgré mon travail, je suis les Jeux panaméricains de Guadalajara.

 

Notre pays se sent fier de ces jeunes gens qui sont des exemples pour le monde par leur désintéressement et leur esprit de solidarité. Je les félicite chaleureusement. Personne ne pourra plus leur ôter la place d’honneur qu’ils ont gagnée.

 

Je continuerai dimanche 30.

 

Fidel Castro Ruz
Le 28 octobre 2011
19 h 14

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 12:00

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Réflexions de Fidel : LE RÔLE DE TUEUR DE L’OTAN

Réflexions de Fidel : LE RÔLE DE TUEUR DE L’OTAN (DEUXIEME PARTIE)

Le 23 février, j’ai affirmé sous le titre: « La danse macabre du cynisme » :

 

La politique de pillage imposée par les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN au Moyen-Orient est entrée en crise. […]

La trahison de Sadat à Camp David a empêché l’existence de l’État arabe de Palestine visé dans les accords de l’ONU de novembre 1947, si bien qu’Israël est devenu une forte puissance nucléaire alliée des États-Unis et de l’OTAN.

Le complexe militaro-industriel étasunien a livré des dizaines de milliards de dollars tous les ans à Israël et même aux États arabes que celui-ci soumettait et humiliait.


Le génie s’est échappé de la bouteille, et l’OTAN ne sait pas comment le contrôler.


Il va s’efforcer de tirer le plus gros profit des regrettables événements libyens. Nul n’est capable de savoir actuellement ce qu’il se passe dans ce pays. L’Empire a fait publier par ses médias toutes sortes de chiffres et de versions, jusqu’aux plus saugrenus, afin de semer le chaos et la désinformation.


De toute évidence, une guerre civile se déroule en Libye. Pourquoi et comment a-t-elle éclaté ? Qui en paiera les conséquences ? L’agence Reuters, se faisant l’écho d’une banque japonaise bien connue, la Nomura, a signalé que les cours du pétrole pourraient battre tous les records :


[…]  Quelles en seraient les conséquences en pleine crise alimentaire ?


Les principaux leaders de l’OTAN jubilent. Le Premier ministre britannique, David Cameron – selon ANSA – « …a admis dans un discours au Koweït que les pays occidentaux avaient fait erreur d’avoir soutenu des gouvernements non démocratiques dans le monde arabe. » […]


Son collègue français Nicolas Sarkozy a déclaré : « La poursuite de la répression brutale et sanglante contre la population civile libyenne est répugnante. »


Le ministre italien des affaires étrangères, Franco Frattini, a jugé « crédible » la quantité de mille morts à Tripoli, et a parlé de "chiffres tragiques" et de "bain de sang".


Selon Hillary Clinton, le « bain de sang » est « absolument inacceptable » et « doit cesser ».


Pour Ban Ki-moon, « le recours à la violence dans ce pays est absolument inacceptable… le Conseil de sécurité agira en accord avec les décisions de la communauté internationale… nous envisageons une série de variantes. »

 En fait, ce qu’attend Ban Ki-moon, c’est qu’Obama dise le dernier mot.


Le président étasunien a parlé ce mercredi après-midi. Il a fait savoir que sa secrétaire d’Etat partirait en Europe afin de décider avec les alliés de l’OTAN des mesures à prendre. À le voir, on constatait qu’il ne voulait pas laisser filer l’occasion de se colleter avec le sénateur républicain d’extrême droite, John McCain, avec le sénateur pro-israélien du Connecticut, Joseph Lieberman, et avec les dirigeants du Tea Party, et de garantir son investiture par le Parti démocrate.


Les médias de l’Empire ont préparé le terrain en vue d’une action. Une intervention militaire en Libye n’aurait rien de surprenant, ce qui garantirait par ailleurs à l’Europe les presque deux millions de barils par jour de pétrole léger qu’elle importe, si des événements qui mettraient fin au leadership ou à la vie de Kadhafi n’intervenaient pas avant.

De toute façon, le rôle d’Obama est plutôt compliqué. Comment réagira le monde arabe et musulman si une telle équipée faisait couler à flot le sang libyen ? La vague révolutionnaire déclenchée en Égypte freinera-t-elle une intervention de l’OTAN en Libye ?


L’invasion de l’Iraq déclenchée […] sous de faux prétexte […] a coûté la vie à plus d’un million d’Arabes innocents.

Nul dans le monde n’acceptera jamais la mort de civils innocents, en Libye ou ailleurs. Je me demande : les États-Unis et l’OTAN appliqueront-ils un jour ce même principe aux civils désarmés que leurs drones et leurs soldats tuent tous les jours en Afghanistan et au Pakistan ?


C’est vraiment la danse macabre du cynisme !


Tandis que je réfléchissais à ces faits, les Nations Unies ont ouvert hier, mardi 25 octobre, le débat sur la résolution intitulée : « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique », une levée que l’immense majorité des États membres de cette organisation réclament depuis maintenant vingt ans.

 

Cette fois-ci, les nombreux raisonnements justes et coulant de source – qui ne sont que de simples exercices de rhétorique selon les différentes administrations étasuniennes – ont mis plus que jamais à nu la fragilité politique et morale de l’Empire le plus puissant qui ait existé, aux intérêts oligarchiques et à la soif insatiable de pouvoir et de richesse duquel tous les habitants de la planète, dont ceux du pays même, ont été soumis.

Les États-Unis tyrannisent et saignent à blanc le monde globalisé par leur puissance politique, économique, technologique et militaire.

 

Vingt années de débats honnêtes et courageux menés aux Nations Unies avec le soutien d’États qui expriment censément la volonté de l’immense majorité des habitants de la planète ont prouvé cette vérité-là de plus en plus éloquemment.

 

Avant l’intervention de Bruno, des représentants ont exprimé les vues de nombreuses organisations de pays : l’Argentine, pour  le Groupe des 77 plus la Chine; l’Égypte, pour  le Mouvement des pays non alignés ; le Kenya, pour  l’Union africaine ; le Belize, pour  la Communauté des Caraïbes (CARICOM) ; le Kazakhstan, pour  l’Organisation de la coopération islamique, et l’Uruguay, pour le MERCOSUR.

 

Indépendamment de ces critères collectifs, la Chine, dont le poids politique et économique ne cesse de croître dans le monde, l’Inde et l’Indonésie, des pays qui représentent à eux seuls 2,7 milliards d’habitants,  ont appuyé fermement la Résolution à travers leurs ambassadeurs.  Tout comme l’ont fait les ambassadeurs de la Fédération de Russie, du Belarus, de l’Afrique du Sud, de l’Algérie, du Venezuela et du Mexique. Parmi les pays les plus pauvres des Caraïbes et d’Amérique latine, la représentante du Belize, qui a parlé au nom de la Communauté des Caraïbes,  Saint-Vincent-et-Grenadines et la Bolivie, qui ont parlé au nom de leurs respectifs pays ; dont les arguments relatifs à la solidarité de notre peuple, malgré un blocus qui date maintenant de cinquante ans, seront un encouragement immense pour nos médecins, nos éducateurs et nos scientifiques, ont fait vibrer leur voix solidaire.

 

Le Nicaragua est aussi intervenu avant le scrutin pour expliquer vaillamment pourquoi son pays voterait contre cette mesure perfide.

 

Le représentant des États-Unis l’avait fait juste avant pour expliquer l’inexplicable. Il m’a fait pitié. C’est le rôle qu’il doit jouer.

 

À l’heure du scrutin, deux pays se sont éclipsés : la Libye et la Suède ; trois se sont abstenus : les îles Marshall, la Micronésie et Palau ; deux ont voté contre : les États-Unis et Israël. Quand on sait que les USA comptent 313 millions d’habitants ; Israël, 7,4 millions ; la Suède, 9,1 millions ; la Libye, 6,5 millions ; les îles Marshall, 67 100 habitants ; la Micronésie, 106 800 ; Palau, 20 900, cela donne un total de 336 948 000 habitants, soit 4,8 p. 100 de la population mondiale qui se chiffre ce mois-ci à 7 milliards d’habitants.

 

Après le scrutin, la Pologne a expliqué le vote de l’Union européenne qui, bien qu’elle soit une étroite alliée des États-Unis et qu’elle participe forcément au blocus, est contraire à cette mesure criminelle.

 

Puis dix-sept pays ont pris la parole pour expliquer avec fermeté et décision pourquoi ils avaient voté la résolution contre le blocus.

 

Je poursuivrai vendredi 28.

 

Fidel Castro Ruz

le 26 octobre 2011

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 10:01

reflexiones-de-fidel

 

Voilà un peu plus de huit mois, le 21 février dernier, j’avais affirmé, absolument convaincu : « Le plan de l’OTAN est d’occuper la Libye. » C’est sous ce titre que j’avais abordé pour la première fois ce point dans des Réflexions dont la teneur semblait relever de la fantaisie.

Je reprends ci-dessous les facteurs qui m’avaient conduit à cette conclusion :

 

Le pétrole est devenu la principale richesse aux mains des grandes transnationales yankees ; cette source de richesse leur a permis de disposer d’un instrument qui a accru considérablement leur pouvoir politique dans le monde. […]

C’est sur cette source d’énergie que s’est développée la civilisation actuelle. Sur notre continent, le Venezuela a été le pays qui l’a payé le plus cher dans la mesure où les USA s’étaient emparés des gisements énormes dont la Nature a doté ce pays frère.

À la fin de la dernière guerre mondiale, des quantités toujours plus élevées de pétrole ont été extraites des gisements d’Iran, ainsi que de ceux d’Arabie saoudite, d’Iraq et des pays arabes situés autour qui en devinrent les principaux fournisseurs. La consommation mondiale n’a cessé de s’élever pour atteindre le chiffre fabuleux d’environ quatre-vingts millions de barils par jour, y compris ceux qui sont extraits des États-Unis, à quoi sont venus s’ajouter le gaz, l’énergie hydraulique et l’énergie nucléaire. […]

Le gaspillage du pétrole et du gaz est associé à l’une des plus grandes tragédies, absolument pas solutionnées, que souffre l’humanité : les changements climatiques.

[…] La Libye est devenue en décembre 1951 le premier pays africain à atteindre son indépendance après la Deuxième Guerre mondiale au cours de laquelle son territoire fut le théâtre de combats importants entre les troupes allemandes et celles du Royaume-Uni…

Le territoire de la Libye est désertique à 95 p. 100. La technologie a permis de découvrir d’importants gisements d’excellent pétrole léger – qui produisent aujourd’hui 1,8 million de barils par jour – et des gisements abondants de gaz naturel. […] Son rude désert est situé sur un énorme lac d’eau fossile, qui fait le triple de la surface de Cuba, ce qui lui a permis de construire un vaste réseau de conduits d’eau potable à travers tout le pays.

[…] La Révolution libyenne a eu lieu en septembre 1969. Son principal dirigeant était Mouammar Kadhafi, un militaire d’origine bédouine, qui s’inspira dès sa première jeunesse des idées du leader égyptien Gamal Abdel Nasser. Nombre de ses décisions furent sans doute associées aux changements qui se produisirent quand, tout comme en Égypte, une monarchie faible et corrompue y fut renversée.

[…] On peut être d’accord ou pas avec Mouammar Kadhafi. Le monde est actuellement bombardé de nouvelles de toutes sortes, surtout produites par les médias. Il faudra attendre le temps nécessaire pour connaître vraiment ce qu’il y a de vrai et de mensonger ou de semi-vérités dans ce qu’on nous dit de la situation chaotique en Libye. Ce qui est absolument évident à mes yeux, c’est que l’administration étasunienne se fiche bien de la paix en Libye et qu’elle n’hésitera pas à donner l’ordre à l’OTAN d’envahir ce riche pays, peut-être même dans quelques heures ou quelques jours.

Ceux qui, motivés par de perfides desseins, ont inventé, hier dimanche 20 février dans l’après-midi,  le mensonge selon lequel Mouammar Kadhafi se dirigeait au Venezuela, ont eu droit aujourd’hui à la digne réponse du ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Nicolás Maduro…

Je n’imagine pas, quant à moi, que le dirigeant libyen puisse abandonner le pays et fuir les responsabilités qu’on lui impute, qu’elles soient fausses ou non en tout ou partie.

Toute personne honnête sera toujours opposée à n’importe quelle injustice commise contre n’importe quel peuple du monde. La pire serait maintenant de faire silence sur le crime que l’OTAN s’apprête à commettre contre le peuple libyen.

Pour les chefs de cette organisation belliciste, il y a urgence. Il faut le dénoncer !

 

Dès cette date, j’avais perçu ce qui coulait de source.

Demain, mardi 25 octobre, notre ministre des Relations extérieures Bruno Rodríguez interviendra au siège des Nations Unies pour dénoncer le blocus criminel des États-Unis contre Cuba. Nous suivrons de près cette bataille qui prouvera une fois de plus la nécessité non seulement de lever le blocus, mais encore d’en finir avec le système qui engendre l’injustice sur notre planète, dilapide ses ressources  et met la survie humaine en danger. Nous prêterons une attention spéciale à la plaidoirie de Cuba.

Je continuerai mercredi 26.

 

Fidel Castro Ruz

Le 24 octobre 2011

17 h 19

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 10:10

fidel-acusaCette brutale alliance militaire est devenue le plus perfide instrument de répression qu’a connue l’histoire de l’humanité.

L’OTAN a assumé ce rôle répressif dès que l’URSS, qui avait servi de prétexte aux États-Unis pour la créer, a eu cessé d’exister. Ses visées criminelles sont apparues au grand jour en Serbie, un pays slave dont le peuple avait lutté si héroïquement contre les troupes nazies durant la Deuxième Guerre mondiale.

Quand, en mars 1999, les pays de cette organisation néfaste, qui ambitionnaient de désintégrer la Yougoslavie après la mort de Josip Broz Tito, dépêchèrent leurs troupes pour appuyer les sécessionnistes kosovars, ils se heurtèrent à la forte résistance de cette nation dont les troupes expérimentées étaient intactes.

L’administration yankee, conseillée par le gouvernement espagnol de droite de José María Aznar, bombarda l’édifice de la télévision serbe, les ponts du Danube et Belgrade, la capitale. Elle détruisit sous les bombes l’ambassade de la République populaire de Chine dont plusieurs fonctionnaires moururent, et ce ne fut absolument pas une erreur comme arguèrent les responsables. De nombreux patriotes serbes perdirent la vie. Le président Slobodan Milošević accablé par la puissance des agresseurs et par la disparition de l’URSS, céda aux exigences de l’OTAN et admit la présence de ses troupes au Kosovo sous mandat de l’ONU, ce qui conduisit finalement à sa défaite politique et à son envoi devant la cour, en rien impartiale, de La Haye. Curieusement, il mourut en prison. Si le dirigeant serbe avait résisté quelques jours de plus, l’OTAN serait entrée dans une grave crise qui fut sur le point d’éclater. L’Empire disposa ainsi de bien plus de temps pour imposer son hégémonie aux membres toujours plus subordonnés de cette organisation.

Du 21 février au 27 avril dernier, j’ai publié sur le site web CubaDebate neuf Réflexions consacrées à cette question, abordant longuement le rôle de l’OTAN en Libye et ce qu’il allait se passer de mon point de vue.

Je vais devoir faire un résumé des idées essentielles que j’ai exposées et des faits qui se sont déroulés comme je les avais prévus, maintenant qu’un personnage clef de cette histoire, Mouammar Kadhafi, après avoir été grièvement blessé par les chasseurs-bombardiers les plus modernes de l’OTAN qui ont intercepté et détruit son véhicule, a été capturé vivant et assassiné par les hommes que cette organisation militaire a armés.

Son cadavre a ensuite été séquestré et exhibé comme un trophée de guerre, une conduite qui viole les principes les plus élémentaires de l’islam et d’autres religions. On nous annonce que la Libye sera bientôt déclarée « État démocratique et défenseur des droits humains ».

Je devrai donc consacrer plusieurs Réflexions à ces faits importants et significatifs.

Je continuerai demain lundi.

Fidel Castro Ruz
Le 23 octobre 2011
18 h 10

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 23:54

fidel-acusa.jpgLa Havane, 24 octobre (RHC) – Le leader de la révolution cubaine, Fidel Castro, a qualifié l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord du plus perfide instrument de répression qu’ait connu l’histoire de l’humanité.

Dans la première partie de ses plus récentes réflexions intitulées « Le rôle génocidaire de l’OTAN », Fidel Castro rappelle que cette alliance militaire a revêtu ce caractère génocidaire dès la disparition de l’URSS.

« Son principal objectif est devenu évident en Serbie, un pays slave, dont le peuple a lutté héroïquement contre les troupes nazies pendant la Deuxième Guerre Mondiale » a ajouté Fidel Castro, faisant allusion au soutien apporté par l’organisation belliciste aux séparatistes du Kosovo, dont l’objectif était de faire éclater la Yougoslavie après la mort de Yosip Broz Tito.

Le leader de la révolution cubaine a rappelé les neuf réflexions publiées sur ce sujet entre le 21 février et le 27 avril de cette année, des textes dans lesquels Fidel Castro avait étudié le rôle de l’OTAN en Libye, en anticipant les événements.

Après un bref rappel des faits concernant l’assassinat de Mouammar Kadhafi, un crime dans lequel les avions de l’OTAN sont directement impliqués, le leader révolutionnaire a annoncé que ce sujet étant très important, il publierait plusieurs réflexions sur la question dans les prochains jours.

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 08:44

barbados.jpg

Quand les pires actes eurent lieu contre Cuba en 1976, spécialement la destruction en plein vol d’un avion de passagers cubain qui avait décollé de la Barbade, causant la mort des soixante-treize personnes à bord – les pilotes, les hôtesses de l’air et le personnel auxiliaire prêtant leurs nobles services sur notre ligne nationale, l’équipe junior d’escrime au complet qui venait de rafler toutes les médailles d’or du championnat d’Amérique centrale et des Caraïbes de cette spécialité, les autres passagers, tant de Cuba que d’autres pays – ces faits provoquèrent une telle indignation qu’une foule absolument bouleversée – la plus immense et la plus dense que j’ai jamais vue en ma vie – se réunit sur la place de la Révolution de La Havane pour rendre un dernier hommage aux quelques restes mortels retrouvés. Les scènes de douleurs furent indélébiles, et le restent. Aucun dirigeant des États-Unis et bien des gens dans le monde n’ont sans doute pas  eu la possibilité de les voir. Il serait bon que les médias les divulguent pour que l’on comprenne bien les motivations de nos héroïques combattants antiterroristes.


Bush père était un important fonctionnaire des services de renseignement étasuniens quand ceux-ci reçurent la mission d’organiser la contre-révolution à Cuba. La CIA créa en Floride sa plus grande base d’opérations sur le continent américain, prenant la responsabilité de toutes les actions subversives organisées contre notre pays, dont les tentatives d’assassinat de dirigeants de la Révolution, ainsi que de tous les plans et de tous les calculs qui, s’ils avaient réussi, auraient représenté une quantité énormes de victimes des deux parties, car notre peuple était décidé, et le reste, comme il l’a prouvé à Playa Girón, à lutter jusqu’à la dernière goutte de son sang. Bush ne comprit jamais que la victoire de Cuba sauva de nombreuses vies, tant cubaines qu’étasuniennes.


Le crime monstrueux de la Barbade se produisit quand il était d’ores et déjà le chef de la CIA et qu’il avait presque autant d’autorité que le président Ford.

En juin de cette année-là, la Coordination des organisations révolutionnaires unies avait vu le jour  à Banao (République dominicaine) sous la supervision personnelle de Vernon Walters, directeur adjoint de la CIA. Vous lisez bien : « Organisations révolutionnaires unies » !

Orlando Bosch et Posada Carriles, des agents de la CIA très actifs, furent nommés à la tête de cette organisation – qui signifia le début d’une nouvelle étape de terrorisme contre Cuba – et dirigèrent personnellement le sabotage qui fit exploser en plein vol l’avion cubain le 6 octobre 1976.


Les autorités arrêtèrent les individus impliqués et les extradèrent au Venezuela.


Le scandale fut tel que le gouvernement de ce pays, alors allié des États-Unis et complice de leurs crimes au Venezuela et ailleurs, fut contraint de les traduire en justice.

La Révolution sandiniste triompha au Nicaragua en juillet 1979, mais dut faire face presque aussitôt à la guerre sanglante et sordide que les USA déclenchèrent contre elle. Le président étasunien était alors Ronald Reagan.


Quand Gerald Ford avait succédé à Richard Nixon, les tentatives d’assassinat de dirigeants étrangers avaient causé un tel scandale qu’il interdit aux fonctionnaires de son administration d’y participer. Et le Congrès avait refusé les fonds requis pour la sale guerre contre le Nicaragua. Un Posada Carriles s’avérait nécessaire : la CIA, passant à travers la Fondation nationale cubano-américaine, soudoya par de gros bakchichs les autorités pénitentiaires pertinentes et le terroriste sortit tout tranquillement de prison déguisé en visiteur. Transféré d’urgence à la base militaire d’Ilopango (El Salvador), non seulement il dirigea les livraisons d’armes qui causèrent des milliers de morts et d’invalides parmi les patriotes nicaraguayens, mais encore, avec la coopération de la CIA, il acheta des drogues en Amérique centrale et les vendit aux USA pour pouvoir acquérir des armes étasuniennes au profit des contre-révolutionnaires nicaraguayens.


Pour être bref, j’omets de nombreux facteur de cette histoire brutale.


On a du mal à comprendre que l’illustre prix Nobel qui préside l’administration étasunienne ressasse à son tour l’idée stupide que Cuba est un pays terroriste, qu’il continue de maintenir en prison, séparés les uns des autres et dans des conditions inhumaines, les quatre antiterroristes cubains – une peine que les USA n’infligent à aucun citoyen d’aucun autre pays qui est leur adversaire, à plus forte raison quand les autorités militaires étasuniennes elles-mêmes ont reconnu qu’ils n’avaient pas fait courir de risque à leur sécurité – et qu’il interdit à René González de rentrer dans sa famille et dans sa patrie.


Le dimanche 9 octobre, où il a transmis son message courageux au peuple cubain, René en a enregistré et filmé un autre, tout aussi fraternel, intitulé Message à Fidel et à Raúl. Suivant les conseils de Ricardo Alarcó, président de notre Assemblée nationale, aucun d’eux n’a été divulgué tant que le fonctionnaire de la cour fédérale de la Floride ne lui aurait pas communiqué formellement les conditions dans lesquels il devait passer ses trois années de « liberté surveillée ».


Ceci fait, je me réjouis de faire connaître textuellement à notre peuple ce message qui honore tant nos héros et exprime leur attitude exemplaire et leur volonté de fer :


Cher comandante:

Avant tout une étreinte, mes remerciements, mes sentiments d’estime, non seulement pour tout l’appui que vous nous avez apporté, pour la façon dont vous avez mobilisé la solidarité internationale en notre faveur, mais aussi, et tout d’abord, pour nous avoir servi d’inspiration, pour avoir été l’exemple que nous avons suivi durant ces treize années et pour avoir été pour nous un drapeau derrière lequel nous n’allions jamais cesser de marcher.

Pour nous, cette mission n’a été que la continuation de tout ce que vous avez fait, vous, de ce que votre génération a fait pour le peuple cubain et pour le reste de l’humanité.

C’est pour moi un plaisir énorme de vous adresser ce message, de vous envoyer cette étreinte provisoire par ce moyen, car je sais que nous nous la donnerons finalement en vrai, même si nos adversaires font l’impossible pour l’empêcher. Je sais que nous rentrerons, tous les Cinq, parce que vous nous l’avez promis et parce que vous avez mobilisé l’énergie, le meilleur de l’humanité, la volonté du monde entier pour que ça arrive.

C’est pour nous un honneur de servir la cause que vous avez inspirée dans le peuple cubain, de vous suivre, de suivre le chemin que vous-même et Raúl avait frayé, et nous ne manquerons jamais de mériter cette confiance que vous avez déposée en nous.

À vous deux, à vous Fidel, et à Raúl qui nous guide maintenant à cette nouvelle étape difficile, complexe, mais glorieuse dans laquelle nous sommes entrés pour briser la dépendance économique qui nous lie encore et qui nous empêche de parvenir à édifier la société que nous voulons, je vous adresse l’étreinte des Cinq, je vous dis que nous vous avons toujours fait confiance. Quand nous étions seuls en cellules disciplinaires, quand nous étions coupés du monde, quand nous ne recevions pas de nouvelles, quand mes quatre frères ne savaient rien de leur famille parce qu’on ne pouvait rien leur dire, nous vous avons toujours fait confiance, nous savions que vous n’abandonneriez pas vos enfants, parce que nous avons toujours su que la Révolution n’abandonnait jamais ceux qui la défendent. Voilà pourquoi elle mérite d’être défendue, voilà pourquoi nous le ferons toujours.

Et tout en étant convaincu que nous ne méritons pas tous les honneurs qu’on nous a réservés, je peux vous dire en tout cas que nous consacrerons ce qu’il nous reste de vie à les mériter, parce que vous nous inspirez, parce que vous êtes le drapeau qui nous a appris comment nous devions nous porter, et que nous nous efforcerons jusqu’à la fin de nos jours de mériter la confiance que vous avez déposée en nous.

Je suis ici, maintenant, dans une tranchée d’où je poursuivrai le même combat auquel vous nous avez convoqué, et je continuerai jusqu’au bout, jusqu’à ce que justice soit faite, à suivre vos ordres, à faire ce qu’il faut.

Et je vous dis, Fidel et Raúl : « Comandantes, tous les deux, à vos ordres ! »


Fidel Castro Ruz
Le 17 octobre 2011
22 h 35

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