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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 22:37

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Londres, 1 mars (ANSA-RHC).- Le Premier ministre britannique, David Cameron, a annoncé que l’Occident est prêt pour utiliser la force militaire contre le gouvernement lybien de Mouamar El Kadhafi.

Le journal anglais Daily Telegraph a pour sa part indiqué que le Royaume Uni et les États-Unis sont en train d’envisager d’armer les rebelles en Libye pour renverser El Kadhaffi.

David Cameron a fait savoir aux parlementaires britanniques que son pays et ses alliés envisagent d’utiliser des jets d’attaque Typhoon pour imposer une zone interdite aux vols sur la Libye.

Pour sa part le Pentagone a annoncé que les États-Unis ont procédé à une nouvelle redistribution de leurs forces autour de la Libye. La France a annoncé qu’elle appuiera une éventuelle intervention militaire aux cotés de ses alliés de l’OTAN.

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 19:44

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Eva Golinger  Le 18 février 2011 

 

Le gouvernement états-unien se prépare pour l’élection présidentielle vénézuélienne de 2012 en demandant des fonds pour soutenir les organisations anti-chavistes et pour aider à lancer un « candidat » qui se présentera contre Chávez. Les Républicains, quant à eux, demandent un « embargo » contre le Venezuela.

 

Le président Barack Obama a présenté au Congrès un budget de 3700 milliards pour 2012, le plus élevé de l’histoire des États-Unis. Il prévoit d’importantes baisses dans les programmes sociaux et dans les emplois publics fédéraux partout dans le pays, mais il prévoit une ligne budgétaire pour le financement des organisations anti-chavistes du Venezuela.

 

Sur ces 3700 milliards, 670 milliards iront au Pentagone, dont le budget continue de croître, 75 milliards aux différents services d’intelligence et 55,7 milliards au département d’État et à l’Agence états-unienne pour le développement international (USAID).

 

Pour la première fois dans l’histoire récente, le Foreign Operation Budget, qui relève du département d’État, détaille ouvertement le financement des organisations anti-chavistes à hauteur de 5 millions de dollars. Les justifications du budget sont ainsi détaillées : « Ces fonds aideront à renforcer et soutenir la société civile vénézuélienne qui protégera l’espace démocratique et qui cherchera à servir les intérêts et les besoins du peuple vénézuélien. Ces financements renforceront les possibilités d’accès à une information objective pour les citoyens, faciliteront le débat pacifique sur des questions clés, apporteront un soutien aux institutions démocratiques et aux processus démocratiques, promouvront la participation citoyenne et encourageront les leaderships démocratiques. »

 

Ce langage pourrait sembler « joli » pour justifier la dépense de millions de dollars du contribuable états-unien pour des organisations politiques dans un pays étranger. Mais ces financements ont été à l’origine de la subversion et de la déstabilisation du Venezuela subie ces huit dernières années par le gouvernement démocratique d’Hugo Chávez. Selon certains documents, aujourd’hui disponibles, rien qu’entre 2008 et 2011 le département d’État des États-Unis a envoyé plus de 40 millions de dollars à l’opposition vénézuélienne, ces fonds étant principalement destinés à la propagande, notamment à l’encontre du président Chávez lors des campagnes électorales.

 

Les fonds demandés par Obama dans le budget 2012 pour les organisations anti-chavistes au Venezuela appartiennent à un budget du département d’État appelé Economic Support Fund [Fonds pour le soutien économique] (ESF), lequel, selon le porte-parole du département d’État Philip Crowley, sert à financer des ONG et différentes organisations dans « des pays stratégiques clés très importants » pour les États-Unis. En plus des financements de l’ESF pour l’opposition vénézuélienne, des millions de dollars pour les campagnes politiques, pour la propagande médiatique et d’autres activités déstabilisatrices en Amérique du Sud sont envoyés par le National Endowment for Democracy (NED), l’International Republican Institute (IRI), le National Democratic Institute (NDI) et plusieurs autres agences états-uniennes ou internationales qui soutiennent les organisations favorables aux États-Unis.

 

Financements illégaux

 

Le département d’État états-unien fait connaître les financements de l’opposition vénézuélienne pour 2012 alors que l’Assemblée nationale vénézuélienne a voté une loi, en décembre 2010, qui interdit tout financement étranger pour les activités politiques. La Loi de défense de la souveraineté politique et pour l’autodétermination rend clairement illégal tout financement de campagne politique, de parti, d’organisation, y compris les ONG, qui s’implique dans la vie politique. Comment les États-Unis vont-ils faire exactement pour envoyer cet argent, alors qu’il s’agit d’une claire violation de la loi vénézuélienne ?

Ces dernières années le Foreign Operations Budget [budget pour les opérations extérieures] ne stipulait jamais clairement le financement d’organisations politiques vénézuéliennes. Depuis 2002 Washington a utilisé un département de l’USAID, l’Office for Transition Initiatives [Bureau pour les opérations de transition] (OTI), pour faire parvenir ses millions de dollars à ses partenaires vénézuéliens. Le bureau de l’OTI, qui fonctionnait de façon clandestine à Caracas et qui n’a donc jamais reçu d’autorisation du gouvernement vénézuélien pour s’installer dans le pays, a brutalement fermé ses portes fin 2010 pour poursuivre ses activités depuis Washington et Miami. Ce fut l’opération la plus longue de l’histoire de l’OTI.

 

Il est clair que le financement et le soutien politique à l’opposition vénézuélienne représentent maintenant une priorité qui sera gérée directement par le département d’État. Les fonds demandés pour le budget du département d’État pour 2012 seront très probablement orientés vers des campagnes politiques, puisque au Venezuela cette année-là, décisive, se dérouleront des élections locales et l’élection présidentielle.

 

Le département d’État demande par ailleurs 20 millions de dollars pour financer les organisations anticastristes, à Miami et ailleurs, pour fragiliser la Révolution cubaine.

 

Est-ce que les contribuables états-uniens savent que leurs dollars durement gagnés vont financer des activités politiques dans d’autres pays au lieu d’être investis pour la création d’emplois, pour la santé et pour des programmes sociaux dans leur propre pays ?

 

L’embargo contre le Venezuela

 

Le chef du sous-comité des Affaires étrangères pour l’Hémisphère occidental de la Chambre des représentants, le républicain Connie Mack, a demandé au gouvernement Obama d’imposer un embargo économique contre le Venezuela, arguant de ses liens supposés avec des organisations terroristes.

 

Connie Mack, un néo-conservateur représentant le sud de la Floride, a également demandé que les États-Unis incluent le Venezuela cette année dans la liste des « États qui sponsorisent le terrorisme », une demande qu’il a déjà formulée en vain ces trois dernières années.

 

Lors d’un discours à la Conservative Political Action Conference [Conférence pour l’action politique conservatrice] (CPAC), Connie Mack a parlé du président élu du Venezuela comme d’un « voyoucrate » qui utilise des « armes », telles que « l’oppression, l’agression, le terrorisme et la drogue » pour « détruire la liberté et la démocratie en Amérique latine ». Connie Mack n’a pas présenté la moindre preuve pour étayer ses scandaleuses accusations. Le républicain de la Floride est allé jusqu’à déclarer que le président Hugo Chávez « est devenu le Ossama ben Laden et le Ahmadinejad de l’hémisphère occidental ».

 

Ces dernières années, les secteurs droitiers à Washington ont lancé des appels de plus en plus osés à agresser directement le Venezuela et à intervenir dans ce pays. Leurs déclarations ont été accompagnées d’une augmentation des financements pour les organisations anti-chavistes afin de provoquer déstabilisation et désordre au Venezuela, tout en essayant, sur le plan international, d’« isoler » le gouvernement vénézuélien et de diaboliser le président Chávez.

 

Cependant le chef d’État vénézuélien conserve une popularité de 60% dans son pays et reste l’un des leaders les plus admirés dans le monde.

 

Traduction : Numancia Martínez Poggi     Source : http://venezuelanalysis.com/analysis/6006

source : Cercvle Bolivarien de Paris

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 20:10

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Jean-Guy Allard

Traduction : Alma

23 Février 2011 - Le président des Etats-Unis, Barack Obama, a exigé la libération "immédiate et sans condition" des prisonniers politiques à Cuba, au moment de l'anniversaire de la mort du délinquant Cubain Orlando Zapata, converti en "martyre" par ses propres services. Il n'a pas eu une parole à propos des torturés du Pentagone, séquestrés depuis des années dans le camp de concentration de Guantanamo, en territoire cubain occupé illégalement.

 

Il y a un an, déjà avant que sa mort ne survienne, que la CIA avait son plan tout prêt pour médiatiser la mort de Orlando Zapata que ses propres services avaient baptisé "dissident" et dont ils ont programmé le suicide par grève de la faim. Le choeur des officines d'"information" de la CIA et du Département des Etats-Unis a aussitôt déclenché la publication dans des milliers de médias - comme pour le communiqué "présidentiel" d'aujourd'hui - de toute une série d'interventions dont les caractéristiques mettaient en lumière un plan de propagande bien organisé.

 

Le "Nuevo Herald" de Miami, que la CIA utilise comme navire de tête dans ce genre d'opération, avec El Pais de Madrid et les agences EFE et AFP, a dirigé le concert des attaques, avec la participation de toutes les organisations subventionnées par la USAID, qui s'étaient déjà concertées pour ce coup d'état médiatique.

 

Dans un communiqué distribué par la Maison Blanche hier, Obama a assuré que "la souffrance du peuple Cubain ne passe pas inaperçue et que les Etats-Unis demeurent inébranlables". Il a omis de préciser que son gouvernement maintient cyniquement un blocus génocidaire qui prétend depuis des dizaines d'années étouffer la souveraineté à Cuba par la faim et les privations.

 

Tandis qu'il diffamait Cuba, Obama n'a pas eu un mot pour les dizaines de milliers de travailleurs déçus qui manifestent en divers Etats des USA pour réclamer le respect de leurs droits élémentaires, violés par des politiciens d'extrême droite qui conduisent le pays au fascisme.

 

Il a préféré continuer à appuyer les services de "diplomatie publiques" créés par Otto Reich sous Ronald Reagan qui se consacrent à diffamer et désinformer, au service des multinationales et des banquiers escrocs qui ont assuré le financement de son arrivée à la Maison Blanche.

 

Source :aporrea

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Un prisonnier est mort à Guantanamo - sans que des accusations aient jamais été formulées et sans qu'il ait jamais été jugé.

 

Le 3 Février 2011 - Un prisonnier Afghan est mort d'un collapsus au Centre de Détention de Guantanamo après avoir accompli des exercices sur une machine, ont dit les forces armées des Etats-Unis.

 

Awal Malim Gul, accusé d'être un commandant Taliban et d'être en relation vec Al Qaida, est mort le mardi soir à la base navale américaine de la Baie d Guantanamo, a informé le "Commando Sur" de l'Armée.

 

(...) L'Afghan était détenu sans charges à Guantanamo depuis Ocobre 2002. C'est le septième prisonnier qui meurt là depuis que le centre de détention a éé ouvert dans la base navale des Etats-Unis en Janvier 2002.

 

L'un est mort de mort naturelle - cancer du côlon - et les cinq autres se sont apparemment suicidés.

 

Source : aporrea

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 00:25

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L’Empereur Obama et son prédécesseur l’Empereur Bush ont été mis en place par les mêmes institutions que celles qui ont installé Moubarak et Karzai. La différence est que nous sommes nombreux à croire encore, et avec la complicité des médias, que nous avons un « choix » en politique.

Les élites du monde ne qualifient jamais ces types de dictateurs, mais leurs peuples si.

Il était une fois, dans l’Empire du Mal, un homme extrêmement stupide et méchant appelé George Walker Bush (le IIIème George de l’Empire) qui fût élevé au rang de Dirigeant Suprême du Pays.

George III avait été un étudiant plus que médiocre et avait échoué dans toutes ses tentatives de gestion d’entreprises et se révéla un désastre sans nom au poste de gouverneur d’une des provinces lointaines de l’Empire du Mal appelée le Texas. La hache du son bourreau s’y abattait avec frénésie et il démantela le système d’éducation tout en ravageant l’environnement.

Ce n’était pas que George Walker Bush était plus méchant que les autres Dirigeants de l’Empire du Mal, mais son arrogante stupidité et méchanceté rebuta bon nombre de ses sujets. Et aussi parce qu’il avait volé son titre non par un coup d’état subtil, comme la première fois, mais par un coup d’état qui balaya les derniers semblants de démocratie.

Au cours du premier Règne de George III, l’Empire du Mal fut attaqué à cause de ses Mauvaises Actions à travers le monde et George III et son Consort, Richard le Malsain, expédièrent les Armées de l’Empire du Mal dans différentes régions du globe pour assassiner, violer et piller, provoquant ainsi encore plus de haine et de ressentiment envers l’Empire du Mal et il advint que les Sujets de l’Empire commencèrent à s’agiter.

Les Sujets de l’Empire se soulevèrent pour tenter de chasser George et Richard mais les Royaux Lèche-Culs du Parlement refusèrent de déchoir les dictateurs avant la fin de leur mandat au Sommet du Pouvoir.

George et Richard retournèrent ensuite à leurs vies confortables parmi la Noblesse de l’Empire, mais ils laissèrent derrière eux deux guerres et une des plus graves crises économiques que leurs Sujets aient jamais connues.

Soudain, en l’An du Seigneur 2008, un Ange apparut (sur CNN) et dit : « Réjouissez-vous, O grands Privilégiés ! Le Seigneur est avec vous. Soyez bénis parmi les Nations ! » Et l’Empire du Mal vit son sauveur : Barack Obama.

Les Sujets du Royaume des Démocrates se réjouirent en grand pompe et le souvenir des épreuves et malheurs des dernières huit années s’effacèrent des Mémoires – bien que les épreuves et malheurs fussent toujours présents.

Cependant, au Royaume des Républicains, ces mêmes épreuves et malheurs - devant lesquels ils étaient aveugles pendant tout le règne de George III et de Richard le Malsain - apparurent soudain comme par enchantement et ils se désespérèrent et se lancèrent dans la création de Tea Parties où l’on vous sert des bêtises et du racisme, mais pas de thé.

Quelle conclusion peut-on tirer de ce conte de fée ? Que les Etats-Unis sont une Mythocratie où les marionnettes qui sont apparemment aux commandes s’agitent en réalité sous les instructions des véritables maîtres du pays : la Corporatocracie (pas mieux - excuses du traducteur).

En résumé, les Assassins Financiers sont formés pour bâtir l’empire Américain. Pour créer des situations où le maximum de ressources sont redirigées vers ce pays, vers ses entreprises, vers son gouvernement. En fait, nous avons été très efficaces – John Perkins (Les Confessions d’un assassin financier. )

Ceci n’est pas une folle théorie conspirationniste et les Etats-Unis ne sont pas le seul pays à être dirigé par des super-riches – les mouvements antimondialistes ainsi que les mouvements qui s’opposent au G8, G20, OMC et la Banque Mondiale, le savent bien.

Regardez le récent soulèvement en Egypte. La marionnette de cette oligarchie globale, Moubarak, s’est accroché au pouvoir pendant 18 jours, allant jusqu’à envoyer ses sbires pour assassiner les manifestants afin de retarder son départ inévitable.

Pourquoi Moubarak s’est-il accroché si longtemps ? Il a dit à Christiane Amanpour, de CNN, qu’il ne voulait même plus être « président », après trente ans de viols et de pillages. Il est resté, selon un article récent du UK Telegraph, pour pouvoir mettre sa fortune, estimée à 70 milliards de dollars, en lieu sûr. Moubarak n’allait pas partir avant d’avoir soigneusement planqué jusqu’au dernier centime, hors d’atteinte des autorités suisses qui voudraient bloquer ses comptes ou du peuple qui voudrait récupérer l’argent volé.

Moubarak n’a jamais été un fonctionnaire de l’état au service du peuple égyptien car les fonctionnaires d’état n’amassent pas des fortunes dignes d’un Pharaon. On lui a donné des milliards de pièces d’argent tachées de sang pour trahir son peuple et le peuple palestinien.

L’homme de paille, la marionnette de l’oligarchie en Afghanistan, Hamid Karzai, ainsi que sa famille, sont assis sur une mine d’or qu’ils partagent avec leurs maitres : de vastes ressources naturelles et le commerce de l’Opium organisé par la CIA. Selon un document de Wikileaks publié l’année dernière, les Etats-Unis étaient « bouleversés » par le niveau de corruption en Afghanistan et les millions (sinon les milliards) de dollars des contribuables US qui entraient dans le pays pour repartir aussitôt vers des destinations telles que Dubai, où Karzai et ses copains ont planqué le magot au cas où ils se verraient un jours chassés du pouvoir par un soulèvement populaire. Si les Etats-Unis sont si « bouleversés » par toute cette corruption en Afghanistan, pourquoi laissent-ils Karzai en place ? Ce n’est pas parce qu’il a été « démocratiquement » élu au cours d’une élection ouvertement truquée. Non, c’est parce qu’il accepte de danser au rythme de la main du marionnettiste qui est fermement enfoncée dans une de ses parties intimes.

Certains pays réussissent à préserver une certaine indépendance à l’égard de l’oligarchie mondiale et un de ces pays se trouve à 150 km de la Floride : Cuba.

Bien que Cuba ait servi d’épouvantail entre les Etats-Unis et l’URSS au cours de la Guerre Froide, l’île n’a jamais représenté une menace militaire ou économique pour nous. Mais elle rappelle constamment aux Impérialistes Mondiaux qu’il y a encore des endroits, aussi petits soient-ils, où on peut à la fois être libre et survivre.

La propagande contre Cuba est incroyablement biaisée et pathétiquement niaise, et il n’y a pas besoin de creuser bien profond pour découvrir la vérité. Mais posez-vous la question suivante : pourquoi les Etats-Unis sont-ils obsédés par Cuba et les frères Castro alors qu’ils ont soutenu plus de dictatures en Amérique latine qu’on ne saurait compter ? Pourquoi ont-ils renversé Allende au Chili pour lui préférer un assassin et oppresseur épouvantable comme Pinochet ?

Pourquoi l’Empire est-il obsédé par le populaire et démocratiquement élu Hugo Chavez au Venezuela, tout en soutenant un narco-état violent comme la Colombie ?

Le récent coup d’état appuyé par le CIA (tous les coups d’état sont appuyés par la CIA) au Honduras, qui a renversé Zelaya pour installer un régime plus favorable à l’oligarchie, est encore un exemple de cette hypocrisie flagrante.

La raison pour laquelle tous les Karazai et Moubarak du monde sont appréciés par les mondialistes et détestés par leurs peuples est la même que celle pour laquelle tous les Chavez et Castro du monde sont détestés par les mondialistes et appréciés par leurs peuples (et par d’autres qui s’en inspirent) – parce que des dirigeants comme Chavez et Castro infligent un camouflet à la Corporatocracie par leur obstination à affirmer que les richesses et ressources de leurs pays respectifs appartiennent aux peuples.

Espérons que les soulèvements contre les élites du monde, qui n’ont pas commencé avec Egypte mais où ce fut une évidence, ne s’arrêteront pas là.

Ici nous vivons au coeur de ce rêve devenu réalité pour tout mondialiste qui se respecte : les Etats-Unis d’Amérique. Ah... l’Amérique... là où ceux qui sont tout en bas de l’échelle économique pensent encore pouvoir réussir à se frayer un chemin à coups de griffes, de poings et de pieds jusqu’au sommet... Et ce ne sont pas quelques dures réalités qui les réveilleront de cette quête de l’impossible devenue cauchemar et soigneusement entretenue par Madison Avenue.

Si la majorité d’entre nous n’arrivent même pas à comprendre que peu importe celui qui sera désigné par l’élite pour nous faire un numéro à la Maison Blanche, alors nous avons perdu d’avance.

L’Empereur Obama et son prédécesseur l’Empereur Bush ont été mis en place par les mêmes institutions que celles qui ont installé Moubarak et Karzai. La différence est que nous sommes nombreux à croire encore, et avec la complicité des médias, que nous avons un « choix » en politique.

Les élites du monde ne qualifient jamais ces types de dictateurs, mais leurs peuples si.

Ce conte de fées aura-t-il une fin heureuse ? Ce sont les peuples qui décideront.

Cindy Sheehan

Article original en anglais : Once Upon a Time in the Evil Empire, http://cindysheehanssoapbox.blogspo..., publié le 13 février 2011.

Traduction par VD pour le Grand Soir

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 00:44

¡Joder ! ¡Mi esposo regresó !

  (P… ! Mon mari est de retour !)

 

C’est peut-être ce qu’a pensé Laura Pollán, la « chef » des Dames en Blanc, quand son mari, libéré par le gouvernement cubain, est rentré à la maison.

 

En tous cas, elle n’a pas, contrairement à ses habitudes, claironné partout la libération de son bonhomme qui se déclare, comme tous les « dissidents » cubains, un opposant politique au « régime des frères Castro » et une victime héroïque de la « dictature » qui, paraît-il, écrase, désespère et affame le peuple cubain. Une affirmation péremptoire que battent en brèche les rondeurs de Laura, jetant ainsi un doute sur les autres griefs !

 

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Laura Pollán à la sortie de la section des intérêts américains à la Havane le 8 décembre 2010

Lui non plus ne semble pas avoir été enchanté par ces retrouvailles, survenant après plusieurs années de détention: à peine sorti, lui et son collègue co-détenu libéré le même jour, ont fait des pieds et des mains pour être de nouveau arrêtés !! Sans succès ! Peut-être regrettaient-ils de ne pas avoir accepté un exil vers l’Espagne, qui les attendait à bras ouverts et qui vient de débloquer 650 000 € pour des associations soutenant la contre-révolution cubaine basée sur son territoire, alors qu’elle écarte Cuba Información de ses largesses…

 

Si c’est ça, qu’ils se rassurent : les « opposants » qui ont choisi Madrid s’en mordent les doigts ! Six mois après leur arrivée, les lenteurs de l’administration ibérique les empêchent d’obtenir les documents nécessaires à l’établissement de papiers officiels ! Pas de papiers, pas de travail ! Or les aides accordées par le gouvernement espagnol arrivent à échéance! Quant à l’hébergement, n’en parlons pas! Eux qui croyaient être reçus avec les égards dus à leur statut de champions de la démocratie ont été logés avec leurs familles (nombreuses souvent !) dans des appartements modestes (les toilettes sont sur le palier !) de la banlieue ouvrière de Madrid, à vingt-cinq kilomètres du centre-ville. Pire qu’à Cuba !! Sans compter les fonctionnaires madrilènes qui, au lieu de leur dérouler un tapis rouge, leur font comprendre qu’ils emm… le monde avec leurs récriminations ! Car leur octroyer le statut de réfugiés politiques reviendrait, en effet, à reconnaître officiellement qu'il existe des prisonniers de conscience à Cuba. Or le gouvernement de Rodriguez Zapatero prône un assouplissement de la Position Européenne envers l’île des Caraïbes, et ces dissidents qui réclament l’asile politique se révèlent bien encombrants !

Il aurait mieux valu pour le mari de Laura et son compère qu’ils aillent rejoindre leurs semblables à Miami !

 

On pourrait penser que ces opposants qui ne veulent pas partir sont viscéralement attachés à leur patrie, ce qui est respectable. Mais le doute s’installe quand on lit les informations transmises par la SINA et révélées par Wikileaks ! On y apprend qu’une grève de la faim est rétribuée jusqu’à 3.500.000 $ (Orlando Gutierrez)*, qu’un prisonnier politique « gagne » jusqu’à 3.000.000 $ (Frank Trujillo), et que Laura Pollán elle-même a encaissé 200.000 $ au titre de Soutien de Prisonnier politique ! Les mauvais esprits feront un rapide calcul : plus de prisonnier politique signifie plus de soutien de prisonnier politique, donc plus de dollars ! Le chômage pour la Dame en Blanc, la misère pour le couple qui ne travaille pas !

 

Alors, amour de la Patrie ou amour du porte-monnaie ?

 

A chacun de tirer ses conclusions.

 

Annie Arroyo

 

* Guillermo Fariñas, prix Sakharov 2010, n’a touché « que » 25.000 $ pour ses très médiatisées grèves de la faim, ce qui l’a fortement contrarié et à motivé quelques réclamations auprès de son employeur. C’est peut-être en compensation qu’il touchera le pactole qui accompagne le prix Sakharov ?

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 00:07

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Lire ou relire : Argentine : UN CHARGEMENT D'ARMES NON DÉCLARÉES

Un différend diplomatique s’est créé entre l’Argentine et les États-Unis, à la suite de la découverte par les autorités argentines d’une charge non déclarée à bord d’un avion militaire étasunien qui a atterrit dans l’aéroport d’Ezeiza et parmi laquelle il y avait des armes, des équipements électroniques sophistiqués et même des drogues.

L’avion, un Boeing C-17 gigantesque, transportait prétendument, du matériel pour un cours que des spécialistes étasuniens étaient censés donner à des officiers de la police argentine durant les mois de février et mars sur la façon d’affronter des situations de crises, en cas de prise d’otages.

Cependant, les autorités ont pu constater qu’au moins un tiers de la charge ne figurait pas sur la liste qui avait été remise préalablement aux autorités douanières, raison pour laquelle, et en vertu des lois argentines, la charge a été confisquée et inspectée.

Les autorités douanières ont alors trouvé des armes, des équipements de système de positionnement global GPS, de par ses sigles en anglais, des appareils pour encrypter des communications, des clefs USB avec des informations, des codes pour encrypter, un disque dur qui portait l’inscription « secret » et des substances psycho tropiques et des narcotiques.

Aucun de ces objets ne figuraient pas sur le document adressé par l’ambassade des États-Unis au Ministère argentin de l’Intérieur avec l’énumération des matériels nécessaires pour le cours de la police.
Ce qui est curieux est la réaction de Washington. Le porte parole du Département d’État, Philip Crowley, s’est borné à dire: “Nous sommes perplexes et préoccupés par les actions de l’Argentine. ”

Perplexes ? Pourquoi, parce que l’Argentine ne leur a pas permis d’entrer illégalement en son territoire des armes, des appareils d’espionnage et d’intelligence et des drogues dangereuses ?

Perplexes parce qu’un pays latino-américain applique ses lois faisant preuve de souveraineté nationale, un droit légitime et qu’elle ne permet pas que des militaires étasuniens fassent ce qu’ils leur semble le mieux ?

Ce sont les Argentins qui devraient être préoccupés, parce que ce n’est pas la première fois qu’une chose pareille arrive. En août 2010, lorsque ce même cours allait être donné, les autorités argentines ont découvert que ni les numéros ni les calibres des armes déclarées ne coïncidaient pas avec celles qui sont arrivées en territoire argentin. L’avion a été alors renvoyé aux États-Unis.

Imaginez-vous le scandale que le gouvernement étasunien aurait fait si les choses étaient différentes, si un avion militaire argentin aurait prétendu entrer illégalement en territoire étasunien des armes, des équipements et des drogues ?

Ni perplexe, ni préoccupée, la Maison Blanche devrait être en ce moment rouge de honte, car elle a été prise au dépourvu, les mains dans la pâte et que l’opinion mondiale a pu constater, une fois de plus, que Washington n’est point préoccupé pour la souveraineté des pays de la région.

Cependant l’arrogance est plus grande que la honte et au lieu de donner des explications à la note de protestation de l’Argentine et de présenter des excuses et réparer la faute, l’administration étasunienne exige la dévolution immédiate du matériel confisqué.

Il pourrait paraître un incident isolé entre deux pays, mais il est bien plus que cela. Il s’agit d’une preuve que des théories telles que la destinée manifeste ou l’Amérique pour les Américains (du Nord) restent en vigueur et sont appuyées par ceux qui gouvernent les Etats-Unis, qui nous voient toujours, malgré des promesses électorales d’Obama, uniquement comme leur arrière cour.

Source : RHC

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 20:40

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Jacques Lanctôt

Deux tyrans sont partis mais plusieurs autres demeurent en poste. La grosse Presse, celle de Gesca, y est allée récemment de ses analyses clairvoyantes. Elle a envoyé sa journaliste Laura-Julie Perreault à la pêche aux moules moules moules. Elle nous apprend qu’à Cuba règne un dictateur, Raul Castro. Ah ben, dis-donc dis-donc, voilà Cuba abaissée au rang des pires dictatures sanguinaires où l’on emprisonne pour la simple raison d’être un opposant, où l’on torture et fusille sans autre forme de procès, où l’on bâillonne la presse et les citoyens, où les artistes, les scientifiques et le monde ordinaire n’ont pas le droit de s’exprimer ni de quitter le pays, etc.

Vous en connaissez beaucoup, vous, de dictateurs, qui pourraient aligner autant de talents scientifiques, culturels, sportifs, culinaires, etc., comme Cuba a su le faire depuis 50 ans? Récemment, la grande ballerine Alicia Alonzo était à Montréal pour y présenter le Ballet national de Cuba, qui a fait école mondialement. La chanteuse cubaine Omara Portuondo, âgée de 81 ans, dont le nom est étroitement lié au légendaire Buena Vista Social Club, nous visite actuellement et elle se produit au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts dans le cadre du festival Montréal en lumière. Bon an mal an, en décembre, a lieu à La Havane un Festival international du nouveau cinéma latino-américain, qui compte sur la participation des principaux producteurs et réalisateurs de ce continent, tandis qu’actuellement se déroule la 20e Foire internationale du livre de La Havane à laquelle participent 41 pays qu’on ne peut certes pas soupçonner d’être tous des «voyous».

Et la liste pourrait continuer de s’allonger puisqu’ils sont nombreux les artistes cubains à nous visiter à l’année longue, tout comme ils sont nombreux les médecins de l’île communiste à œuvrer de façon gratuite et généreuse dans les pays qui en ont le plus besoin, de Haïti au Venezuela, de la Bolivie à l’Angola. En fait, ils sont plus de 20 000 médecins à soulager la misère de leurs semblables dans 77 pays. Cuba, un petit pays sous-développé et victime du plus cruel blocus économique et commercial de la part de la plus grande puissance au monde (Cuba ne reçoit ni le centième de l’aide internationale accordée aux pays en voie de développement), se classe parmi les 10 meilleurs pays au chapitre des médailles lors des Jeux olympiques d’été. Vous croyez que cette situation aurait été possible du temps de Duvalier père ou de Baby Doc, en Haïti, ou de Pinochet au Chili, ou de la dictature militaire en Argentine, ou, plus récemment, du temps de Ben Ali en Tunisie ou de Moubarak en Égypte?

Drôle de «dictature» qui brille de ses mille feux à travers la voix de ses artistes reconnus un peu partout sur la planète — poètes, romanciers, dramaturges, peintres, cinéastes —, à travers les réalisations de ses scientifiques qui développent, entre autres, de nouveaux vaccins pour les populations de Cuba et d’ailleurs afin de réduire la mortalité infantile (Cuba se compare avantageusement aux pays les plus développés dans ce domaine), à travers les exploits de ses athlètes dans presque toutes les disciplines olympiques, dans l’organisation rapide et efficace des secours à sa population lorsque se déchaînent les cyclones sur l’île, etc.

Je sais que ce plaidoyer en faveur de Cuba va encore me valoir une volée de bois vert. On va m’accuser d’avoir des œillères, d’être un vieux communiste attardé et d’édulcorer la réalité de Cuba. Trop facile comme critique. Je le répète pour la énième fois, Cuba n’est pas un paradis et il reste encore beaucoup à faire pour qu’elle le devienne, si tant est qu’on puisse imaginer un paradis sur terre.

Comme l’affirmait Frei Betto, un père dominicain brésilien et un théologien de la libération, «le scandale de l’inquisition n’a pas incité les chrétiens à abandonner les valeurs et les idéaux de l’évangile. Alors, de la même manière, l’échec du socialisme dans les pays d’Europe de l’Est ne doit pas nous amener à écarter le socialisme de l’horizon de l’histoire de l’humanité.»

Je veux bien croire que Guantanamo est à Cuba, mais cette base militaire appartient aux Américains et l’on y a pratiqué les pires techniques de torture. La journaliste de La Presse, partie à la pêche aux moules, s’est très certainement trompée de territoire.

 

 

Source : Canoë

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 00:29

Gabriel Molina

UNE curieuse polémique défrayait la chronique de Miami dans les derniers jours de janvier et les premiers de février 1961, dont l’issue est facile à identifier de nos jours. Les personnages paraissaient tout droit sortis d’une tragi-comédie. Il s’agissait d’Esteban Ventura Novo et de Tony Varona

Esteban-Ventura-Novo_Batistiano.jpgLe premier s’était taillé une solide réputation d’assassin, vu le sang froid avec lequel il exécutait des révolutionnaires au temps de Batista. Il fit ses premiers pas de tueur dans la répression des manifestations étudiantes, sous le regard austère de la statue Alma Mater. On pourrait dire qu’il n’avait eu aucun parrain. Sans l’aide de personne, d’assassinat en assassinat, il conquit les galons que lui offrait Batista pour le récompenser de ses bons et loyaux services. De simple lieutenant il devint colonel en l’espace de deux ans.

Dans les dernières années de la tyrannie, il ne se passait guère de jours où l’on ne vit à la une des journaux sa silhouette haute et mince – impeccable costume de coutil blanc ou uniforme bleu, moustache soigneusement taillée – entourée de révolutionnaires arrêtés ou baignant dans une flaque de sang. Le plus retentissant de ses exploits fut le crime multiple et monstrueux de Fructuoso Rodriguez, José Machado, Juan Pedro Carbo Servia et Joe Westbrook, au 7 de la rue Humboldt, à La Havane.

Ventura s’acharna sur eux pour se venger de l’attaque du Palais présidentiel organisée par le Directoire révolutionnaire. Cette matinée-là (il n’était encore que lieutenant) lui avait laissé un souvenir amer : il venait de pénétrer dans l’enceinte de l’hôpital Calixto Garcia, lancé à la poursuite d’étudiants, et entra dans un des locaux de l’internat. Soudain, Juan Pedro Carbo sortit de l’armoire où il s’était caché, pouce et index tendus devant lui comme un enfant qui joue au gendarme et au voleur et simule de porter un revolver, et somma Ventura de se rendre.

Pris de court par cette blague aussi inattendue que dédaigneuse, Ventura faillit lâcher son arme. Il se reprit et se mit à crier, au comble de l’hystérie :

– Je vais te tuer, Carbo, je vais te tuer…

Avec l’aplomb qui le caractérisait, Carbo lui répondit en riant :

– Mais non, tu ne vas tuer personne, Ventura, tu n’es qu’une…

Varona.jpgTony Varona avait par contre fait de la politique sa profession. Ex-premier ministre et ex-président du Sénat, il était bien connu parmi les officiers de la CIA pour son manque total d’intelligence. Howard Hunt, l’espion étasunien subordonné à David Atlee Phillips dans les opérations anticubaines, a raconté dans son livre Give Us this Day les situations embarrassantes dans lesquelles il se retrouvait parfois à cause des bévues de Tony. Sa maladresse lui avait valu le surnom de Pony. Aussi bien de ce côté-ci que de l’autre.

Ventura était profondément vexé parce que Tony s’était prononcé publiquement contre le fait qu’il puisse entrer dans les rangs de la CIA pour œuvrer contre la Révolution cubaine. Le sbire adressa alors une lettre ouverte à celui qui était le favori de la Compagnie : « Je dirais que ceux d’entre nous qui occupions des postes élevés dans les forces armées de notre pays sont les véritables vétérans anticommunistes : nous avons été les premiers à les combattre. »

Après cette singulière profession de foi, Ventura racontait une partie de l’histoire de Varona. Il faisait la liste de plusieurs assassinats commis sous les gouvernements dont Pony était un dirigeant en vue. Il citait en particulier ceux des étudiants Maso et Regueyro, parlait de l’impunité concédée à certains groupes de gangsters, de la chambre de torture capitonnée de liège du Bureau des enquêtes. Il affirmait que les mains de Tony avaient plus d’une fois trempé dans le sang, mais aussi dans l’or. Tony avait selon lui participé à la fausse incinération de 40 millions de pesos, une somme dont s’appropria un groupe de hauts fonctionnaires du gouvernement de Carlos Prio, avec à sa tête le frère de celui-ci, Antonio Prio, ministre des Finances.

Tout en accusant Varona, il se moquait du tyran qui, prenant ses jambes à son cou, l’avait laissé derrière lui, en mauvaise passe. « Que pensait donc le Dr Tony Varona de ses obligations de premier ministre du gouvernement lorsqu’il approuva, tacitement, la concession de toutes sortes de facilités au fameux trafiquant de drogues Lucky Luciano, de sorte que celui-ci fit de La Havane sa base d’opérations pour toute l’Amérique latine ? Cela aussi vous rapporta gros, Dr Tony Varona, et l’or coula généreusement entre les mains de plusieurs fonctionnaires du régime dont vous étiez le premier ministre. La corruption, les emplois fictifs, le gaspillage, la dilapidation du Trésor public s’emparèrent de Cuba, Dr Tony Varona, pas précisément à l’époque des gouvernements que vous avez souillés mais sous ceux, « immaculés », qui précédèrent le lâche qui prit la fuite dans la nuit du 1er janvier… Ne divisez pas les Cubains selon les délits, mais selon les époques… Si vous allez les expulser du « temple des purs » pour les délits qu’ils ont commis, soyez sûr d’une chose : votre temple sera désert. »

A Miami et au Guatemala, la polémique VV (Ventura contre Varona), dont l’enjeu était la participation des hommes de Batista aux plans d’invasion de Cuba, battait son plein et faisait planer un danger sur l’aventure.

La suite des événements donna raison au sbire, au détriment du magouilleur. La CIA préférait compter dans ses rangs des hommes de Batista. La CIA pensait comme Ventura : les premiers anticommunistes avaient bel et bien été les sbires. En fait, Tony n’opposait pas son veto à tous les hommes de Batista : il avait accepté Calviño et le Chinois King, par exemple. Mais la présence de Ventura Novo lui semblait par trop scandaleuse.

Arthur Schlesinger, conseiller du président Kennedy mais aussi écrivain, justifia plus tard cette préférence par des arguments tactiques : « Les conseillers étasuniens s’impatientaient de ce qui leur faisait l’effet de politicailleries. Il leur fallait des hommes ayant une expérience professionnelle de l’armée (de Batista), comme Pepe San Roman, qui avait été entraîné à Fort Belvoir et à Fort Benning, aux Etats-Unis : des hommes sur qui on pouvait compter pour qu’ils exécutent un ordre. » (1)

Et c’étaient les officiers de Batista qui avaient une expérience militaire, même si elle ne leur fut guère utile dans la Sierra Maestra.

La CIA avait pris la précaution de former, en juin 1960, un « Front révolutionnaire démocratique » qui servirait de façade à l’agression. Le Front en question regroupait cinq des principaux meneurs, dont Tony Varona, qui, dès sa nomination, n’eut rien de plus pressé à faire que de déclarer que tous les biens confisqués par le régime de Castro aux propriétaires cubains ou étrangers leur seraient restitués. Mais le contrôle exercé par la CIA suscitait certains ressentiments à l’intérieur du Front, signalait Schlesinger. En septembre, la CIA désigna Tony Varona coordinateur du groupe, et cela eut pour effet de faire démissionner Aureliano Sanchez Arango, ancien ministre de l’Education et des Relations extérieures du gouvernement de Prio, dont Tony Varona faisait aussi partie.

Cette tempête passa. Par contre, les mêmes rivalités éclataient aussi dans les camps d’entraînement, où les hommes de Batista accaparaient les postes de commandement. Les partisans de Tony Varona et de Manuel Artime, le chef politique de la brigade, réclamaient la présence des deux hommes au Guatemala pour leur exposer personnellement leurs doléances. Ils pensaient aussi se plaindre du mépris avec lequel ils étaient traités par les instructeurs étasuniens. Mais la CIA n’autorisait pas les « dirigeants » du Front à se rendre dans les camps d’entraînement de Retalhuleu, et force était à ces derniers d’accepter les ordres, de crainte de ne se voir couper les vivres.

La situation finit par dégénérer en crise et, faisant fi de l’opinion des chefs de la CIA dans les camps d’entraînement, Washington donna le feu vert à Tony Varona et à Artime : à eux de se rendre sur place pour résoudre le problème. La direction de la CIA n’avait que faire de ces velléités, ce n’était pas pour rien qu’elle subvenait à toutes les dépenses occasionnées par la vie de Patachon des dirigeants et leurs déplacements en Amérique et en Europe. Howard Hunt reçut l’ordre de les conduire à la base d’entraînement du Guatemala et de réduire tout le monde à l’obéissance.

Hunt était un vieil ami de Miguel Ydigoras, le président guatémaltèque. Lorsque la CIA organisa et exécuta au Guatemala le plan contre le président constitutionnel Jacobo Arbenz, en 1954, Hunt était le chef de l’action politique. Officier du renseignement depuis les temps lointains du Bureau des services stratégiques (OSS), il se flattait d’avoir été félicité par Eisenhower en personne pour l’opération de 1954. Les Varona et Artime de cette vieille aventure avaient été les colonels Carlos Castillo Armas et, précisément, Miguel Ydigoras. Hunt conduisit Varona et Artime en présence d’Ydigoras, un personnage qui se caractérisait par ses excentricités (on le vit un jour sauter à la corde devant les caméras de télévision).

Varona avait une dette de reconnaissance envers Ydigoras, qui avait offert le territoire du Guatemala pour les camps d’entraînement. Ydigoras en avait une autre envers Varona, qui avait utilisé les hommes de la future brigade 2506 pour suffoquer une révolte de militaires contre le gouvernement, quelque deux mois plus tôt. Mais tous deux savaient bien qu’en réalité, ils devaient toutes ces faveurs à la CIA. Hunt fit le récit de la rencontre entre Ydigoras et Varona, qui fut sans doute délicieuse.

Varona prit sa voix de stentor pour prononcer un discours de pure rhétorique auquel il tenta d’imprimer la marque de la sincérité. Ydigoras dictait une lettre à sa secrétaire tandis que l’ex-premier ministre, déguisé en libérateur, débitait son discours. Il avait déjà eu à jouer ce rôle et s’en tirait très bien. Hunt devait écrire plus tard, ironiquement, que ce fut pour Ydigoras l’occasion de montrer qu’il était capable de faire deux choses à la fois. Le futur « plombier » du Watergate fit la une des journaux dans les années 70 pour avoir dirigé l’opération d’espionnage de Nixon contre le quartier général du Parti démocrate à Washington, en recourant aux mêmes individus d’origine cubaine que pour les fameux plans d’invasion. A Retalhuleu, Varona fut bien obligé d’exécuter les instructions de Hunt et de calmer ses comparses, dont plusieurs, d’ailleurs, avaient déjà été mis derrière les barreaux dans la forêt guatémaltèque.

La préférence pour les proches de Batista continue de se manifester de nos jours, et avec une intensité notoire, parmi les congressistes d’origine cubaine qui dirigent les conspirations contre Cuba : Ileana Ros Lehtinen et les frères Diaz-Balart sont les enfants et petits-enfants de hauts fonctionnaires du régime de Batista qui lui étaient étroitement liés.

(1) Arthur M. Schlesinger: Los mil días de Kennedy, Ayma Sociedad Anónima, Barcelone, 1966, p. 179.

Source : Granma

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 00:14
disidente-guillermo-farinas.jpgGuillermo Fariñas

« (Le gouvernement cubain) n'a aucun intérêt à me faire du mal. Son intérêt est que je n'obtienne pas le Prix Nobel de la Paix ». Guillermo Fariñas.

La violence policière contre différentes protestations sociales est le pain quotidien dans le monde. Nous citons trois exemples récents, tous situés en Amérique Latine: le 25 janvier, au Honduras, des centaines d'enseignants furent dispersés avec des gaz lacrymogènes et quatre d'entre eux arrêtés. Le 19 janvier, à Porto Rico, la police a tiré des gaz et des balles de caoutchouc contre des étudiants. Des dizaines d'entre eux et un journaliste ont été arrêtés. Au Venezuela, la police de la municipalité de Chacao, gouvernement de droite, a délogé violemment un groupe de 250 personnes qui occupaient des terrains abandonnés, et il y eut 30 arrestations. Aucun de ces événements violents n'a eu de répercussion internationale .

Par contre, les télévisions, radios et journaux du monde entier ont réalisé un suivi détaillé, sur plusieurs jours, d'un incident, de minime importance sociale et d'aucune gravité, qui s'est produit à Cuba concernant le « dissident » notoire Guillermo Fariñas. Les médias ont rapporté que le 28 janvier, Guillermo Fariñas a été arrêté à Santa Clara « pour avoir participé à une protestation de voisinage » contre l'expulsion d'une famille. Mais ces médias « oublient de signaler un petit détail: que la famille en question avait occupé, comme habitation particulière, le cabinet médical qui offrent des services gratuits à toute la communauté du quartier El Condado, à Santa Clara.

Aucun média ne s'est embêté à parler avec, par exemple, le Docteur Maria Antonia Izquierdo, qui essayait de dialoguer avec la famille en question. Ses paroles ont été recueillies sur le blog de la journaliste cubaine Norelys Morales: « Nous représentons la direction Municipale de la Santé, avec le vice-directeur de l'assistance médicale de la municipalité, pour persuader la dame de bien vouloir quitter les lieux, parce que la population en a besoin, pour recevoir les services de soins médicaux. Elle avait déjà fait des démarches pour obtenir un logement, chose difficile à Cuba . Nous lui avons demandé d'y penser ce jour-là parce que la population demandait qu'on lui rende son local parce que son médecin et son infirmière exercent là. Et, de plus, le local est gardé par la communauté qui a la clef. Et nous lui avons dit de ne pas s'en faire, qu'on ne l'avait pas dénoncée, que nous étions de simples médecins qui venions parler avec elle pour qu'elle sorte ce soir-là et ensuite que les institutions d'état s'occupent de son cas. »

La logique met en évidence que l'occupation d'un centre communautaire de santé pour résoudre un problème personnel d'habitation est quelque chose d'absurde et qui va contre la solidarité. Et que, dans tous les cas, le dialogue est la meilleure façon de résoudre une situation de ce type. Mais la logique n'avait rien à voir dans cette situation car l'occupation n'était qu'une excuse pour le show que Guillermo Fariñas, la blogueuse Yoani Sanchez et de nombreux correspondants de médias internationaux avaient arrangé au préalable.

Nous avons continué d'écouter la doctoresse: « A ce moment, un camarade s'approche de nous , nous interrompt et dit: « elle n'a rien à dire parce que c'est moi le maître de la situation, ici, je suis Guillermo Fariñas ». Nous ne savions pas qui était le camarade, nous ne connaissions pas ses liens avec la dame, s'ils étaient de la même famille, nous ne savions pas qui c'était. Nous sortons , nous descendons l'escalier du cabinet pour monter dans notre véhicule. A ce moment-là, le camarade en question sort et s'allonge devant la voiture. Une autre dame sort et monte sur le capot. Et il disait: « Je veux qu'on m'arrête. » Nous lui répondons: « voyons, camarade, nous ne sommes pas des policiers, nous sommes le personnel de santé, nous sommes des médecins. »

En fait, Guillermo Fariñas cherchait depuis le début, à être emprisonné et l'occupation du centre médical était seulement un moyen pour y arriver.

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A Cuba, les provocations de ceux qui, comme Guillermo Fariñas, reçoivent des fonds d'organisations d'extrême droite de Miami, du gouvernement des Etats-Unis et maintenant de l'Union Européenne, sont responsables de la manifestation spontanée de nombreuses personnes . En quelques minutes, il y avait plus de 200 personnes du quartier El Condado, entourant Fariñas. Bien sûr, aucun correspondant ne s'est embêté à recueillir les opinions des voisins ou le récit de la doctoresse. Pour éviter de plus grands dommages, la police intervint et sépara Guillermo Fariénas de la foule qui l'entourait et l'amena au commissariat d'où il fut libéré quelques heures plus tard.

Curieusement, les mêmes médias qui trouvent normale l'occupation d'un local de santé à Cuba, criminalisent ceux qui, dans d'autres pays, occupent et réhabilitent des locaux abandonnés, propriétés de spéculateurs immobiliers et justifient les  interventions policières les plus brutales.

Fariñas reconnaissait que, lors de l'arrestation, il avait été bien traité par la police, bien qu'il ait donné une explication sur laquelle les commentaires sont nombreux: « Ils ne veulent me faire aucun mal qui m'occasionne une hospitalisation parce que cela pourrait contribuer (à ce qu'on me donne) le Prix Nobel de la Paix. » Et il ajoutait: « Tout ceci arrive parce que le Gouvernement a peur qu'il y ait une explosion sociale et que nous soyons capables de la canaliser. »
Il suffit de voir le pouvoir de rassemblement de cet événement et d'autres de ce que l'on appelle « dissidence » cubaine pour lesquels il y a plus de journalistes étrangers que de manifestants pour comprendre la peur que le Gouvernement cubain doit avoir d'une explosion sociale.

Le show de Guillermo Fariñas comptait d'avance sur la participation de la célèbre blogueuse Yoani Sanchez, chargée d'amplifier les incidents sur internet et sur les médias internationaux. Elle commençait à comparer la situation de Cuba à celle de l'Egypte! Il faudrait rappeler à Yoani Sanchez qu'aucune des 100 personnes assassinées par la police en Egypte n'avait eu le privilège de recevoir, comme elle, en seulement 3 ans, 250 000 dollars de grandes entreprises de communication et de fondations politiques internationales, de même qu'une somme indéterminée du Gouvernement des Etats-Unis.

farinas.jpg

Parler de répression et de brutalités policières à Cuba en voyant les photos sur lesquelles la police retire Fariñas de la voie publique – en les comparant avec celles d'autres pays – est choquant. Mais à l'intérieur du bouillonnement informatif créé par les médias pour ce que l'on appelle « dissidence » cubaine, tout est possible. « Ils ont été victimes de la répression de la police politique »; « (la police utilise) une grande violence physique et verbale mais sans qu'il y ait de preuves légales de ce qui s'est passé »; « Cette semaine, dans la province de Villa Clara, il y a eu une forte répression ». Dans différentes télévisions, on pouvait entendre des messages de ce type.

A défaut d'images et de témoignages sur la violence policière, la presse internationale nous offrait tout un ensemble de détails sur le cas médical de Guillermo Fariñas qui, lors d'une de ses arrestations, ressentit, semble-t-il, une douleur dans la poitrine. Les lecteurs des principaux journaux savaient déjà qu'on avait pratiqué sur cette personne des radios du thorax, un électrocardiogramme et que, le 28, il était « immunodépressif, il avait des céphalées, il était aphone et déshydraté ». Si les médecins faisaient la même chose en ce qui concerne l'information, pour chaque personne détenue dans le monde, ils aideraient sans doute à élever la culture médicale de la population mondiale.

Solidairement avec Guillermo Fariñas, s'ajoutaient en peu de temps, d'autres acteurs du pouvoir médiatique: la Société Inter-américaine de Presse, qui regroupe des patrons de presse et qui a son siège à Miami, et Reporters Sans Frontières, l'ONG bien connue, financée par les Etats-Unis et l'Union Européenne , par divers groupes médiatiques et par des fabricants d'armes français.

Résumons l'histoire: un individu qui reçoit chaque année des milliers de dollars du Gouvernement des Etats-Unis, de l'extrême droite de Miami et de l'Union Européenne provoque un incident pour être emprisonné; préalablement, il s'est entendu avec les médias internationaux pour qu'ils couvrent un fait sans importance qui, dans la pratique, fait disparaître de l'actualité informative, les vrais drames sociaux en autres lieux du monde. Les médias, à leur tour, recueillent uniquement la version du protagoniste et ignorent celle du reste des témoins. Et de puissantes organisations internationales, financées aussi par des entreprises et des gouvernements, condamnent le Gouvernement Cubain au nom d'une soi-disante « société civile ». 

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Police espagnole expulse des gens de leurs demeures à Valence

Rappelons pour leur brutalité les images de l'intervention de la police nationale espagnole à Valence, contre un groupe d'habitants qui, en avril 2010, essayaient d'éviter la destruction de leurs maisons. Aucun parmi eux n'a été proposé pour le Prix Nobel de la Paix. Espérons que Guillermo Fariñas ne sera pas proposé non plus. Ce serait une fin trop grotesque pour des prix dont la crédibilité est déjà, par elle-même, fortement entamée.

Source : Cubainformacion
trad. : Gaston Lopez

Source : cubanismo

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 00:11

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Le sous-secrétaire de la DEA, l’Agence anti drogue des États-Unis, William Brownfield, a entamé par le Guatemala une tournée qui aurait pour but de mettre au point une stratégie multinationale pour contenir le trafic de drogue depuis le Mexique jusqu’à la Colombie.

Bien que le fonctionnaire ait assuré que des projets tels que l’Initiative de Mérida et le Plan Colombie continueront d’être appliquées, ils cherchent d’autres mécanismes pour renforcer la lutte contre le trafic de drogue qui, réellement, est devenue une menace pour la sécurité et la souveraineté de plusieurs nations.

Ce qui attire l’attention c’est que l’on parle de la construction d’un mur de contention dans une vaste zone, mais jusqu’à présent rien n’a été dit, au moins publiquement, d’un projet similaire pour freiner l’arrivée en territoire étasunien de stupéfiants ou mieux encore, pour éliminer la consommation dans ce pays, l’origine du problème.

Cela signifie que sous l’administration Obama, rien n’a changé concernant les politiques anti drogue et que l’on privilégie la méthode de mener la guerre en dehors des frontières étasuniennes, de telle sorte que ce soient d’autres qui paient les morts et les coûts sociaux élevés. Vous n’avez qu’à regarder l’exemple du Mexique.

Durant les cinq ans d’application, par le gouvernement de Felipe Calderon, de la stratégie étasunienne consistant à employer exclusivement la force militaire contre les maffias, près de 35 000 personnes ont trouvé la mort et le trafic de drogue reste pratiquement pareil, à part le seul effet d’avoir renchéri les prix pour les consommateurs. Rien n’a été obtenu en matière de diminution de la consommation.

Malgré un tel fiasco, ce modèle sera imposé à toute l’Amérique Centrale, d’après les déclarations de Brownfield.

“Nous cherchons, -a-t-il déclaré au Guatemala- à construire un parapluie sous lequel les pays de l’intérieur et de l’extérieur puissent construire une infrastructure"

Au Salvador, il devra se réunir avec des membres de la controversée Académie Internationale pour l’accomplissement de la loi, l’ILEA de par ses sigles en anglais, considérée par certains comme un successeur de l’École des Amériques.

L’ILEA fonctionne étroitement liée avec l’ambassade étasunienne, qui lui fourni les fonds, mais elle a aussi des liens étroits et des accords avec l’INTERPOL, l’EUROPOL, l’Union Européenne et l’Organisation des États Américains, l’OEA.

Tout le monde sait que le Pentagone a le contrôle de la base de Soto Cano, au Honduras, que le Costa Rica lui a donné l’autorisation pour déployer des hommes et des armes et qu’il a récupéré une partie de ses installations à Panamá.

Si on ajoute à cela les dispositifs créés en vertu du Plan Colombie dans cette nation, nous pourrons constater qu’en réalité, « la nouvelle structure régionale » n’en est pas une. Sa mise en place est bien avancée et Brownsfield, va en réalité, coordonner et non pas étudier le panorama, comme il l’avait assuré.

Rappelons qu’au Guatemala, il existe une école parrainée par les États-Unis où des militaires centraméricains reçoivent une préparation pour participer à « des missions humanitaires » dans n’importe quel endroit de la planète.

Nous savons tous jusqu’à quel point ces missions sont
“humanitaires » Nous sommes donc en présence, d’une militarisation dangereuse de cette zone, très sensible, car le Venezuela et les Caraïbes sont très proches. Cela nous fait penser qu’il ne s’agit même pas d’appliquer le jeu du bâton et de la carotte, mais de faire resurgir la politique du grand garrot, en brandissant le narcotrafic comme prétexte.

Source : RHC


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