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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 11:40

 

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Le 24 Juin 2010

 

La Colombie court le risque d'avoir à supporter les mêmes effets que produisirent l'installation des troupes des Etats-Unis en Afghanistan, où la production de drogues est 40 fois plus importante qu'avant le début de l'invasion militaire par les Etats Unis et l'OTAN, selon une information diffusée par Victor Ivanov, chef du Service Fédéral de la lutte contre le narcotrafic russe (SFLN).

 

wifmencuxg.jpgDe nombreuses dénonciations se sont succédées pour faire remarquer l'harmonie des politiques d'Uribe avec le narcotrafic, pendant que les critiques les plus conservateurs se limitaient à admettre l'indifférence du président sortant à l'égard du trafic de stupéfiants.

 

Ces dernières années, à peu près 90% de la cocaïne qui entrait sur le territoire des Etats Unis provenait de Colombie.

 

Ce qui est curieux, c'est que les Etats Unis occupent pratiquement la Colombie avec le "Plan Colombie", dont l'objectif apparent est la lutte contre le narcotrafic, mais qui, dans la pratique, a fait la démonstration de sa vocation anti-guerilla.z7r40sgde5.jpg

 

De son côté, Gil Kerlikowske, tsar du combat anti-drogue aux Etats-Unis, a affirmé récemment que des" Millions de personnes consomment des stupéfiants de différentes sortes et que seulement 10% d'entre elles reçoivent un traitement dans son pays (parce que le coût en est élevé).

 

Dans une interview à l'agence The Associated Press, Kerlikowske a considéré que la lutte contre la drogue était un échec de 40 années

 

Dans le même temps, le président du Conseil des Drogues et de l'Alcool Chuk Wade, a exprimé l'avis que plutôt qu'investir de l'argent pour attaquer l'offre de drogue, les fonds devraient être consacrés à freiner la demande.

 

"En dépit des sommes investies pour attaquer l'offre, la production de cocaïne et d'héroïne a doublé. Nous n'avons pas réglé le problème. 85% des délits commis aux Etats Unis sont en relation avec la drogue." a-t-il précisé.

 

Newsweek  publié il y a quelques mois un travail d'investigation de journaliste sur les liens entre Alvaro Uribe et les narco-paramilitaires.

 

VIDEO en espagnol où sont, une fois de plus, démontrés les liens d’Alvaro Uribe avec le Cartel de Medellin, etc…

 

Source : http://www.aporrea.org/internacionales/n159960.html

 

 

Le nouveau président de la Colombie, Juan Manuel Santos, était « le dauphin » d’Alvaro Uribe Les Colombiens vivent en permanence sous menace de mort et de torture par les paramilitaires. Cette « élection » est donc peut-être aussi, comme celle du Honduras, à considérer comme une « farce électorale »…

 

Voir l’article : Colombie, Santos est élu, les USA peuvent dormir tranquille

http://forget.e-monsite.com/rubrique,colombie-santos-et-usa-elus,1129957.html

 

Article traduit et proposé par Alma

 

 

 

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 00:18

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Lire ou relire ; Réflexions du compañero Fidel AU SEUIL DE LA TRAGÉDIE

Londres, 21 juin, (Granma-RHC) Au moins une douzaine de navires de guerre des Etats-Unis et d’Israël y compris un porte-avions, ont traversé le Canal de Suez et ils ont mis le cap sur la Mer Rouge.

« Selon des témoins oculaires, les cuirassiers des Etats-Unis ont été les plus grands à traverser le Canal ces dernières années » a indiqué le quotidien Al-Quds al-Arabi, qui paraît à Londres.

La Mer Rouge est la route la plus directe vers le Golfe Persique depuis la Méditerranée.

Les États –Unis et Israël, le seul pays du Moyen Orient à posséder des armes nucléaires, n’ont pas écarté une attaque pour détruire les installations nucléaires que l’Iran utilise à des fins pacifiques.

Samedi, le ministre iranien de la Défense a accusé les Etats-Unis de tromper l’opinion publique et mis l’accent sur le fait que son programme de missiles a un caractère strictement défensif. Il répondait ainsi à un haut responsable étasunien qui avait prétendu que l’Iran aurait la capacité d’atteindre l’Europe avec ses missiles.

« Les Etats-Unis ont indiqué qu’ils auront recours à toutes les options contre l’Iran. Nous annonçons que nous aussi, nous allons avoir recours à toutes les options pour nous défendre » a relevé le ministre iranien de la Défense.

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 07:18

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par Primitivi

Obama a déçu, beaucoup, mais Obama est peut-être en train de faire pire encore, de faire pire que Bush. On sait déjà que le président des États-Unis est plus favorable au développement d’opérations discrètes qu’au déploiement de la troupe. La population des États-Unis est fatiguée des guerres de la dynastie Bush et elle verrait d’un bon oeil que ses soldats rentrent à la maison.

Mais Obama est peut-être bien en train de préparer le pire, car il compte basculer de la guerre ouverte contre le terrorisme à la guerre secrète non conventionnelle, une guerre où toute population, où qu’elle soit, peut-être considérée comme l’ennemi "intérieur". En fait Obama est peut-être en train de mettre en place une "Bataille d’Alger" planétaire. Si c’est bien le cas on peut dire que l’humanité a des soucis à se faire.

"La guerre secrète contre la bolivie"
par Fortunato Esquivel

Au début du mois de juin, le président Evo Morales, a recommencé à dénoncer l’Agence pour le Développement International des États-Unis (USAID) et l’a accusée d’infiltrer les mouvements sociaux, pour provoquer des conflits contre le gouvernement et tendre à sa déstabilisation, il les a averti qu’ils seraient expulsés s’ils continuaient à persister dans ce sens.

Un travail impossible pour Morales. USAID ne se modérera jamais. C’est un organisme, une partie de la domination exercée par l’impérialisme nord-américain sur l’Amérique Latine, l’Afrique et l’Asie. C’est l’engrenage d’une stratégie complexe du capital monopoliste destiné à accroitre les intérêts de l’empire.

Cette machinerie montée après la deuxième guerre mondiale est constitué par USAID, l’Alliance pour le Progrès (CIAP), substitué peu après par la Fondation Interaméricaine (IAF), la Banque d’Importation et d’Exportations (Eximbank), la Banque Interaméricaine de Développement (BID), le Fonds monétaire international (FMI), la Banque Internationale de Reconstruction et de Promotion ou Banque mondiale (BM), l’Organisation pour la Promotion des Investissements en Amérique Latine (ADELA) et leurs autres bras financiers.

USAID a commencé ses activités sous le gouvernement de Harry S. Truman en 1946 et depuis ce temps-là elle a distribué plus de 200 milliards de dollars en "aides" militaires et économiques auprès des pays où elle exerce sa domination en protection des intérêts étasuniens. Combien doit la Bolivie à cet organisme ? C’est une donnée qu’il faut connaître.

USAID, utilise au moins quatre types de programmes et ils sont : Des prêts pour le Développement, les Programmes d’Aide Technique, des Fonds pour les Urgences et le Programme d’Appui Politico-Militaire. Ce dernier fait parti d’un vaste appareil d’espionnage et d’intervention étasunien.

Le Programme d’Appui Politico-Militaire est la raison de son existence, puisqu’il est destiné à freiner et à détruire les mouvements révolutionnaires d’Amérique Latine et pour cela un manuel répressif confidentiel a été mis au point, manuel qui a été révélé en Bolivie par le quotidien disparu "Hoy" dans son édition du 23 novembre 1978.

USAID agit de manière directe entre l’agence et le gouvernement du pays où elle travaille et d’une manière indirecte à travers les entreprises monopolistes, en suivant des objectifs politico-économiques définis à l’avance. Cet organisme dispose de fonds pour les investisseurs yankees, cela inclus des investissement directs afin d’influencer les centres de pouvoir.

L’appel à la modération qu’a fait le président Morales, ne s’accomplira jamais, parce que l’USAID a été organisé pour cela, pour conspirer et renverser des gouvernements révolutionnaires. Et maintenant elle aura encore plus d’aide puisque le Président Barak Obama vient d’approuver de nouveaux programmes “de guerre secrète” et “des opérations spéciales” au niveau mondial. La Bolivie et le Venezuela sont dans la mire d’Obama.

Obama pire que Bush

Une enquête publiée par le journal Washington Post, remarque que Barak Obama vient d’autoriser l’extension de la guerre secrète contre des groupes radicaux, en augmentant le budget nécessaire [1].

Suivant l’article du Post, les opérations spéciales se déroulent dans 75 pays avec le concours de 13 000 militaires et civils, experts dans les opérations de renseignement, de guerre psychologique, d’assassinats sélectifs, de missions d’entraînement, d’actions clandestines et autres [2].

La journaliste vénézuéliano-américaine, Eva Golinger fait remarquer dans l’un de ses récents articles [3] que l’enquêteur Jeremy Scahill a découvert que l’administration de Barak Obama a envoyé des équipes d’élites des forces spéciales, sous les ordres du Commandement des Opérations Spéciales Conjointes en Iran, en Géorgie, en Ukraine, mais aussi en Bolivie, au Paraguay, en Équateur et au Pérou.

Le chancelier Choquehuanca, négocie la réouverture de relations diplomatiques avec les États-Unis, mais comme on peut lz vérifier, ni le gouvernement d’Obama ni USAID ne changeront leurs politiques. Dans ces conditions : ne vaudrait-il pas mieux de repousser l’idée d’une ambassade des États-Unis en Bolivie ?

Des plans nord-américains pour déstabiliser les gouvernements, existent dans pour de nombreux endroits. Ils sont préparés et Washington attend uniquement le bon moment pour les activer. L’article de Golinger fait référence à un haut responsable militaire du Pentagone, qui a affirmé qu’Obama permet beaucoup d’actions, d’opérations et de stratégies qui n’ont pas été autorisées durant les mandats George W. Bush.

Plus d’argent pour déstabiliser

Il y aura de l’argent en trop pour conspirer et financer des organismes comme “La Torre” dans notre pays[La Bolivie] qui il y a presque deux ans ont tenté de renverser Morales avec un soulèvement de caciques qui s’est appelé le “coup civico-préfectoral”, coordonné par l’ambassadeur [US] de l’époque Philip Goldberg, opportunément expulsé depuis.

Obama, vient de solliciter une augmentation de 5,7% du budget pour les Opérations Spéciales en 2011. Il a demandé 6.3 milliards de dollars, et 3.5 milliards de dollars de plus pour d’éventuelles opérations clandestines. Pour 2011, le budget total de la défense s’élève à 872 milliards de dollars, avec seulement 75 milliards de dollars pour la communauté du renseignement. De l’argent, il y a en trop.

Quand au début 2009, le Président Obama a signé la “Doctrine de Guerre Irrégulière” [4], en lui accordant la priorité sur la guerre conventionnelle. Dans cette stratégie guerrière le champ de bataille n’a pas de limites, puisque les tactiques et les stratégies sont pas traditionnelles. La subversion, l’usage de forces spéciales pour des opérations clandestines, sont les principales techniques pour déstabiliser l’adversaire "de l’intérieur" [5].

Pour réaliser ces travaux, des agences comme USAID, le National Endowment for Democracy (NED) et Freedom House serviront à canaliser les fonds vers les acteurs choisis par Washington. La "société civile" et les mouvements sociaux sont infiltrés dans les pays où l’on suppose que les intérêts impériaux peuvent être affectés [6].

Golinger, indique dans son article, qu’une source des forces spéciales nord-américaines a indiqué : “Nous n’avons plus à travailler depuis les ambassades, nous n’avons plus à nous coordonner avec le Département d’État. Nous pouvons opérer d’où nous voulons”.

Cette année, le Venezuela a été sur le point d’être classée comme “État terroriste”, mais Washington l’a sorti de la liste pour ne pas nuire à la vente de pétrole [vénézuélien] aux États-Unis. Il n’est pas donc étrange qu’en Bolivie surgissent des accusations en provenance de l’opposition sur une présumée augmentation du trafic de stupéfiants. Le gouvernement doit prendre en considération ces porte-parole de l’impérialisme qui cherchent à provoquer un changement de régime.

"Guerra avisada, no mata moros", dit le proverbe, mais il est nécessaire d’être préparé face aux actions qui se développent à partir des ONG d’USAID. L’an prochain, ils seront une fois de plus habilités à corrompre ceux qui sont toujours disposés à se vendre.


Source
 : America Latine en movimiento "La guerra secreta contra Bolivia"
Traduction : Primitivi

Notes

[1] Voir entre autres "U.S. ’secret war’ expands globally as Special Operations forces take larger role"

[2] Voir l’article en anglais "Obama secretly deploys US special forces to 75 countries across world"

[3] Voir la traduction "Obama est en train d’intensifier sa guerre secrète et ses ’opérations spéciales’ selon le Washington Post" de l’artivle d’Eva Golinger

[4] On voit bien ici qu’Obama ne fait que reprendre les principes de la "guerre contre-insurrectionnelle" développée durant la Bataille d’Alger et qui a fait depuis énormément de chemin, passant par toutes les dictatures d’Amérique Latine, grâce à l’École des Amériques (voir le très bon documentaire "Escadrons de la mort, l’école francaise"), repassant ensuite en Afrique se développant silencieusement au sein des pays riches en ressources naturelles. Puis ré-émergeant au grand jour après le 11 septembre incarnée principalement par Guantanamo et Habou Grahib, devenus mondialement connus, mais aussi par toutes les prisons clandestines que la CIA a semée dans le monde, en Europe comme ailleurs. N’excluons pas l’Afghanistan dont on sait peu, mais où l’on ne voit pas pourquoi la même tactique ne serait pas appliquée.

[5] Obama a donc abouti à la phase ultime de la "guerre subversive" chère au colonel Roger Trinquier. La guerre qu’Obama est en train de mettre en place est une guerre subversive totale et mondiale. Par là même il se positionne encore plus loin que Bush qui disait "vous êtes avec ou contre nous", ici avec sa stratégie Obama positionne clairement toute la population mondiale comme étant un ennemi possible.

[6] La société civile, et ces mouvements, sont également infiltrés et manipulés lorsque les États-Unis peuvent inclure un futur pays "libre" dans leur giron, l’exemple actuel étant celui des différentes "révolutions colorées" qui se sont déroulées et se déroulent encore dans l’ex-Bloc Est, aidées en cela par USAID, le NED et Freedom House ainsi que par la diffusion d’un petit livre édité par l’Institut Enstein "From dictatorship to democracy" qui est le parfait manuel pour mettre en place une révolution pacifique, avec l’aide de l’argent des États-Unis. Un très intéressant documentaire "Comment la CIA prépare les révolutions colorées" relate comment cela se déroule.

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 07:00

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Jean-Guy ALLARD

Il y a eu cinq ans déjà ce 15 juin que le Venezuela a sollicité au gouvernement des Etats-Unis l’extradition du terroriste international Luis Posada Carriles, peu après sa détention le 17 mai 2005 à Miami, état de la Floride.

Bernardo Álvarez, ambassadeur de la République Bolivarienne du Venezuela à Washington a alors rappelé comment il avait demandé successivement, le 10 et le 13 juin, par des notes diplomatiques, tant l’arrestation que l’éventuelle remise de ce fugitif de la justice vénézuélienne, responsable de la destruction en plein vol d’un avion cubain qui a provoqué la mort de ses 73 occupants.

Présente à la même conférence de presse, la vice-ministre des Affaires étrangères Delsy Rodríguez, a déclaré que « le compte à rebours de l’extradition de Posada Carriles a commencé » et a signalé que le dossier déposé comptait 500 pages où étaient documentés chaque aspect de la présence de Posada Carriles au Venezuela. L’avocat au dossier, José Pertierra, a ajouté qu’une telle demande du gouvernement bolivarien devait être reçue « de façon immédiate ».

Dans un premier geste qui semblait orienté vers une éventuelle expulsion de celui qui tait entré illégalement en territoire étasunien à bord du bateau crevettier Santrina en provenance du Mexique, le magistrat de l’Immigration William Lee Abbott a refusé la libération de Posada Carriles, alors détenu dans un centre de détention pour immigrants illégaux à El Paso (Texas).

Cependant, quelques semaines plus tard, c’est le même magistrat qui, après avoir entendu le témoignage de Joaquim Chaffardet, complice de Posada dans les campagnes de contre-insurrection qui ont causé des centaines de morts et de torturés au Venezuela dans les années 70, décidait que Posada ne pouvait être extradé vers ce pays… car il courait le risque d’être torturé.

Le 19 avril 2007, après une longue série d’acrobaties judiciaires face à sept juges successifs, on a pu vérifier avec la remise en liberté de Posada par la juge Kathleen Cardone d’El Paso, la détermination du clan Bush a se moquer grossièrement de l’opinion publique.

Il est aussi devenu évident que pour le circuit anti-Cubains des services de renseignement américains, il s’agissait de sauver à tout prix celui qui durant des décennies avait exécuté ses désirs les plus inavouables.

AURAIENT-ILS OUBLIÉ L’AGENT “AMCLEVE/15” ?

Cinq années sont déjà passées au cours desquelles le gouvernement des Etats-Unis, son Département de la justice et son inimitable système judiciaire ont refusé de reconnaître et même prétendent ignorer le passé terroriste de Luis Posada Carriles.

Et ce bien qu’il se soit lui-même décrit comme terroriste à plusieurs occasions et que les archives, de la CIA comme du FBI, débordent de documents, déclassifiés ou non, qui révèlent la nature criminelle de ses activités.

Déjà au début des années 60, ces archives expliquent de façon explicite comment Posada Carriles est l’agent AMCLEVE/15 et que son officier se nomme Grover Lythcott.

Les archives déjà diffusées racontent tout sur l’entraînement qu’il a donné dans les Everglades à des terroristes de la Representación Cubana en el Exilio (RECE), le groupe de la société Bacardi.

Comment peuvent-ils ignorer le passé de Posada si le chef du RECE, Jorge Mas Canosa, était agent de la CIA ?

Créateur de la Fondation Nationale Cubano-Américaine, Mas ira plus tard jusqu’à commander et financer les activités de Posada.

Face à des dizaines de preuves irréfutables, la CIA doit savoir, logiquement, que l’ex président vénézuélien Carlos Andrés Pérez, aujourd’hui réfugié à Miami sous sa protection, donnait refuge et appui à Orlando Bosch, chef de la Coordination des Organisations Révolutionnaires Unies (CORU) et complice de Posada dans le crime de l’avion cubain, et aujourd’hui réfugié à Hialeah (Miami) où il bénéficie d’une totale impunité.

Le 11 juin 1976, en convoquant la réunion où a été fondée la CORU, à Bonao, en République Dominicaine, la CIA a signé la longue succession de crimes sanglants qu’a ensuite revendiqué cette organisation terroriste. Cette réunion de gangsters, où se trouvait entre autres Posada, était dirigée par l’agent CIA Alexander Vlonsky, un immigrant roumain naturalisé américain alors connu sous l’identité de Sacha Volman.

Malgré tous les efforts qu’elle a ensuite déployés pour se blanchir de toute responsabilité, la main de l’agence de renseignement étasunienne est alors apparue partout puisque cette réunion ultrasecrète contenait tous les éléments qui la caractérisent.

Tout comme elle apparaît dans l’évasion de Posada de sa prison vénézuélienne alors que le réclamait l’agent CIA Félix Rodríguez Mendigutía, assassin du Che et collaborateur de Oliver North, qui lui a confié la direction des opérations sur la base salvadorienne d’Ilopango. C’est là que Posada s’est converti, au service de la CIA, en trafiquant d’armes et de drogue.

Dans l’entrevue qu’il a accordée au New York Times en 1998, dans laquelle il confesse être l’auteur de la campagne de terreur qu’il a déchaîné à La Havane l’année précédente, Posada l’admettra avec une étonnante candeur : "La CIA nous a tout appris... comment utiliser des explosifs, comment tuer, fabriquer des bombes...”.

Le dossier Posada est beaucoup plus que l’affaire d’un seul homme.

La presse de droite du Venezuela le démontre chaque tour quand elle attaque la présence de collaborateurs civils cubains dans ce pays alors qu’elle a ignoré et parfois justifié durant des années la présence cubaine dans la DISIP alors qu’une troupe de tueurs massacrait de jeunes révolutionnaires, sous les ordres de Posada et ses amis.

Hier avec la violence de Posada et ses semblables, aujourd’hui derrière les rideaux de fumée des campagnes de diffamation, en se présentant comme défenseurs des droits de l’homme, les patrons du camp de la honte de Guantánamo ne récolteront toujours que ce qu’ils ont semé.

Pour les États-Unis, tant ceux de Bush comme ceux de son successeur, Posada est autre chose qu’un agent de plus, un tueur servile qu’il faut protéger pour ne pas faire peur aux autres..

Posada est le mot clé de décennies de guerre sale, d’opérations assassines, d’ingérence scandaleuse, de complicités honteuses grâce auxquelles on a pensé effacer, éradiquer, annihiler sur ce continent tout exemple de rébellion.

JEAN-GUY ALLARD

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/POSADA-CARRILES-Cinq-annees-a-camoufler-des-decennies-de-terreur.html

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 08:00

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Bien que partiellement ensevelie sous l’avalanche de nouvelles qui parviennent d’Afrique du Sud où se déroule le Championnat du Monde de Football, la tragédie de la fuite de pétrole et de la marée noire provoquées par l’explosion et le naufrage d’une plateforme pétrolière de la British Petroleum prend des proportions de plus en plus alarmantes. La catastrophe écologique qui se produit devrait faire réfléchir sérieusement les pays développés à leur politique énergétique.

Presque sans nous rendre compte, les chiffres sur l’ampleur de la fuite ont grimpé de façon extraordinaire. Pendant les premiers jours, la BP a fait état de 5000 barils par jour. Il est question maintenant de données vraiment alarmantes : entre 20 000 et 40 000 barils de brut.
Cela fait déjà 8 semaines que de plus en plus de brut contamine les eaux d’une des plus importantes réserves de la vie animale et végétale de la planète. Toutes les tentatives de colmater la fuite ont jusqu’à présent échoué et il faudra attendre au mois d’août pour avoir des nouvelles optimistes.
Le Président étasunien, Barack Obama, demande des mesures plus énergiques. On dirait que c’est pour démontrer qu’il prend très au sérieux l’affaire. Cependant, les choses ont très peu changé pour une simple raison: le puit a été foré en plein mer dans des eaux très profondes sans avoir la technologie nécessaire en cas d’accident comme celui du 20 avril dernier.
Et, qui plus est, la transnationale pétrolière, comme toutes les autres, a fait son possible pour réduire les coûts des opérations pour augmenter ses bénéfices, même au détriment des mesures de sécurité.
C’est ce qu’on déduit d’une lettre envoyée au directeur général de la BP Tony Hayward, par les élus démocrates américains Henry Waxman et Bart Stupak, dans laquelle ils citaient au moins 5 mesures discutables prises par la BP avant que la plateforme ne s’écroule entraînant la mort de 11 travailleurs.
La lettre souligne que : « il semble, que maintes fois la BP a pris des décisions qui ont augmenté le risque d’une explosion afin d’économiser à l’entreprise du temps ou des frais ». Si cela était prouvé on pourrait même parler d’une conduite criminelle qui devrait jeter en prison les responsables de tels agissements
Mais pourtant, il ne semble pas que cela arrivera. Jusqu’à présent toutes les discussions tournent autour de l’argent, possédé par la BP, bien qu’elle se plaigne des coûts du désastre.
L’attente règne au sujet du message qu’adressera le Président Obama au sujet de la catastrophe. On espère qu’il réaffirmera que la catastrophe écologique est comparable aux attentats du 11 septembre 2001.
Il a relevé que les événements dans le Golfe du Mexique obligeront les Etats-Unis à changer la vision et la politique en matière d’énergie.
Un bon début serait l’annonce de mesures pour freiner la consommation effrénée de combustibles au sein de la société étasunienne et l’adhésion immédiate des Etats-Unis au Protocole de Kyoto et aux conclusions du Sommet des Peuples sur l’Environnement qui s’est tenue récemment en Bolivie.
Les Etats-Unis seraient ainsi en train d’envoyer un message positif aux autres puissances de la planète et malgré les graves dommages aux espèces animales et végétales et aux ressources minérales causés par la fuite de pétrole, quelque chose d’utile pourrait être fait malgré tout.
Autrement, le monde continuerait en proie à l’anarchie des gigantesques transnationales ce qui entraînerait à court terme des catastrophes comme celle du Golfe du Mexique qui rapprocheraient encore plus l’humanité d’une fin inévitable.

 

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 07:14

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Blackwater est une société militaire privée US fondée en 1997. Ses activités ont débuté dans la sous-traitance de l'entraînement militaire. Après les attaques terroristes contre le destroyer USS Cole en 2000, Blackwater signe un contrat avec la Marine pour l'entraînement d'une force de protection, mais les grands contrats viendront après les attentats du 11 septembre. Depuis, ils ont travaillé notamment en Irak et en Afghanistan. Leur terrain d'action s'élargit de plus en plus.


Dans des enregistrements secrets obtenus par l’enquêteur étasunien Jeremy Scahill, le président de l’entreprise de mercenaires bien connue Blackwater, a révélé les plans pour réaliser des guerres clandestines dans plusieurs pays du monde.


Dans ces enregistrements, Erik Prince, fondateur et président de Blackwater (actuellement connu sous le nom de « Xe »), expliquait que Blackwater enverrait des mercenaires armés, embauchés par le gouvernement des USA, pour lutter contre des « terroristes » au Nigeria, en Somalie et en Arabie Saoudite.


Plus spécifiquement, l’objectif de ces missions serait de combattre l’influence de l’Iran dans la région, a confirmé Prince dans ses déclarations.


Selon Scahill, Prince a aussi révélé des informations sur les opérations clandestines que Blackwater conduit actuellement au travers de quatre bases d’ « opérations d’avant-garde » contrôlées par la société en Afghanistan. « Nous construisons quatre bases militaires, nous les équipons et les conduisons », a déclaré Prince, expliquant qu’elles sont localisées dans les régions nord, sud, est et ouest de l’Afghanistan. Une des bases réalisées par Blackwater, FOB Lonestar, est justement à moins de 10 kilomètres de la frontière avec le Pakistan. « Qui d’autre a construit une base d’opérations d’avant-garde si près de la route d’infiltration des Talibans ? », a demandé Prince, très fier de ses opérations.


Permettre à une entreprise privée de réaliser des « bases militaires » dans un pays étranger dans le contexte d’une guerre est en pleine violation de la Convention de Genève et des lois internationales qui régulent les conflits armés. Nonobstant, Washington n’a pas suspendu les opérations. A ce jour, les agences de Washington ont réalisé des contrats pour plus de deux mille millions de dollars avec Blackwater, depuis 2002.


Le président de Blackwater a aussi fait mention de son travail au Pakistan, ce qui dément la version officielle de Washington sur sa supposée absence dans ce pays asiatique. Prince a reconnu que Blackwater réalise actuellement des opérations secrètes à l’intérieur du Pakistan, financées par le Pentagone et la CIA, opérations faisant partie de la « guerre contre le terrorisme ».

Iran

Prince a révélé que Blackwater réalise activement un plan « maître » pour organiser une rébellion Shia dans la région. « Ils ne vont pas parvenir à résoudre le problème (de l’Iran) avec des soldats en uniforme. C’est beaucoup trop sensible. Le secteur privé peut opérer là-bas sans laisser quasi aucune trace », a affirmé Prince, ajoutant que l’utilisation de contractuels privés pour mener ces opérations serait beaucoup plus économique qu’une guerre traditionnelle.


Amérique latine

Depuis 2004, Washington a aussi maintenu un contrat avec Blackwater et d’autres entreprises sous contrat pour l’emploi de 500 mercenaires « latinos » (ou qui parlent espagnol) qui sont en permanence prêts à exécuter des actions clandestines en Amérique Latine. Sur ces 500 mercenaires, une équipe est spécifiquement affectée à Cuba et fait partie des efforts de Washington pour promouvoir un « changement de régime » et une « transition » dans l’île des Caraïbes.

Traduit par Jean-Louis Sellier pour Investig'Action

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 08:02

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Notre ami Andrés Gómez, en visite à Paris, le 28 octobre 2009, pour donner une conférence sur les cinq Cubains prisonniers de l’Empire, nous a fait parvenir un article très intéressant sur la manipulation médiatique qui a entouré le procès des Cinq à Miami.
Pablo Luis Gonzalez Justo

Conjuration contre les Cinq

Andrés Gómez*
10 juin 2010

Miami. — Le 2 juin dernier, le Comité national des États-Unis pour la libération des Cinq, a tenu une importante conférence de presse au Nacional Press Club de Washington D.C., au cours de laquelle sa coordinatrice, Gloria de la Riva, a informé d’une plainte du Comité national contre la Broadcasting Board of Governors (BBG), un organisme autonome du gouvernement fédéral responsable de toutes les transmissions du gouvernement des États-Unis ou financés par ce gouvernement.

Le Comité national a également rendu public les noms et les rétributions effectuées par la BBG à plusieurs journalistes à Miami, avant et pendant le procès des Cinq dans cette ville, entre novembre 2000 et juin 2001. Le Comité national a également annoncé l’organisation d’une campagne internationale adressée au Procureur général des États-Unis, Eric Holder, sur la base de ces versements occultes, et demandant que justice soit faite par la remise en liberté immédiate de Gerardo, Ramon, Antonio, Fernando et René.

Mara Verheyden-Hilliard, cofondatrice du Partnership for Civil Justice Fund, une association d’avocats à but non lucratif, présente à la conférence de presse, a informé que cette plainte avait été portée contre la BBG à la suite du refus de cet organisme, de remettre des informations, comme la loi le requiert, sur ces paiements effectués par la BBG, de1996 à 1999, à des journalistes traitant des sujets en relation avec Cuba.

Cette information démontrerait que la BBG et le Bureau des transmissions à Cuba (Office of Cuba Broadcasting) – qui fait partie de la BBG et qui dirige les émissions de Radio Marti et de TV Marti, dont l’objectif est de renverser l’ordre constitutionnel à Cuba, ont violé la loi fédérale en effectuant ces paiements, notamment la Loi Smith-Mundt de 1948, qui interdit à la BBG d’utiliser de la propagande réalisée ou financée par le gouvernement fédéral à l’intérieur des Etats-Unis.

Selon Heidi Boghosian, directrice exécutive de la Nacional Lawyers Guild (association nationale des avocats), également présente à la conférence, « les rétributions de ces journalistes suggère l’existence d’un plan destiné à subvertir les procédures judiciaires et incliner la décision du jury vers des verdicts de culpabilité». Ces agissements rendent le gouvernement fédéral – représenté dans le procès par le Ministère public – coupable du délit de manipulation du jury avant même le début du procès, violant ainsi le principe constitutionnel qui garantit un jugement impartial à tout accusé dans le cadre du 6e amendement. Le panel du Tribunal d’appel du 11e Circuit [d’Atlanta] qui en août 2005 a unanimement annulé le procès des Cinq et qui a ordonné la tenue d’un nouveau procès, s’est basé sur ce qu’il a qualifié de « grande publicité préjudiciable et séditieuse avant et pendant le procès qui a saturé la communauté de telle manière qu’il était pratiquement impossible de tenir un procès juste».

L’enquête réalisée par le Comité national, rendue publique à la conférence de presse, démontrent les versements effectués par la BBG à plusieurs journalistes de Miami, pour de supposés travaux réalisés par ceux-ci pour Radio Marti et TV Marti, pendant la détention des Cinq et le déroulement de leur procès. Parmi ces journalistes, on trouve : Pablo Alfonso (pour le journal El Nuevo Herald) payé 58.600 dollars ; Wilfredo Cancio Isla ( pour El Nuevo Herald) payé 4.725 dollars ; Enrique Encinosa (pour Radio Mambi) payé 5.200 dollars ; et Ariel Remos (pour Diario Las Américas) payé également 4.725 dollars.

Ces versements ont été effectués à ces dignes professionnels pendant la détention et au cours du procès des Cinq. En outre, de 1999 à 2007, la BBG a versé un total de 252.325 dollars à Pablo Alfonso ; entre 1999 et 2006, Wilfrido Cancio Isla a reçu 21.800 dollars ; et dans la même période Ariel Remos a encaissé 24.350 dollars de la BBG, tandis que Enrique Encinosa recevait 10.410 dollars entre 1999 et 2003.

L’enquête réalisée par le Comité national, ainsi que celle effectuée par notre camarade et collègue Salvador Capote montre à quel point la communauté a été saturée par cette propagande. Dans un important article d’octobre 2009, «Les Cinq et la propagande occulte», Capote affirmait :« […] dans les organes de presse de Miami, entre le 27 novembre 2000 et le 8 juin 2001, qui correspond la période entre le début du procès contre les Cinq jusqu’à la déclaration de leur culpabilité par le jury, même si cela peut paraître incroyable, pendant ces 194 jours, le Nuevo Herald a publié 806 articles susceptibles d’influencer négativement le cours du procès, sans compter les centaines de dépêches d’agences de presse sélectionnées (EFE, Reuters, France Press, et Associated Press ), contenant elles aussi des informations tendancieuses contre Cuba et contre les Cinq.

Parallèlement, le journal The Miami Herald publiait 305 articles aux points de vue identiques, sans compter également les nombreuses dépêches d’agences de presse, presque exclusivement d’Associated Press.

Au total, ces deux seuls journaux, pendant ces 194 jours, ont publié 1.111 articles, une moyenne de plus de cinq par jour. Ceci peut donner une idée de la sur-saturation médiatique à laquelle Miami a été soumise sur des sujets concernant les Cinq. »

*Andrés Gómez journaliste cubain, résident à Miami.


 

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 07:29

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par Manlio Dinucci*

Le sourire de Barack Obama est plus doux que celui de George W. Bush, mais son bellicisme est plus agressif encore. A l’ère des restrictions budgétaires et de la communication, la Maison-Blanche a abandonné les bombardements en prime-time et leur préfère l’intervention secrète tous azimuts. Via leurs actions spéciales, les Etats-Unis sont aujourd’hui en guerre dans 75 pays.

La guerre n’est pas que celle qui se voit. En plus des opérations militaires en Irak et en Afghanistan, le Pentagone conduit une guerre secrète où l’Iran est un des objectifs centraux. Elle est coordonnée par le Commandement des opérations spéciales (UsSoCom), qui dispose d’environ 57 000 spécialistes des quatre Armes (Terre, Mer, Air, Marines). Leur mission officielle comprend : le recueil d’informations sur l’ennemi ; l’action directe pour détruire des objectifs, éliminer ou capturer des ennemis ; la guerre non conventionnelle conduite par des forces externes, entraînées et organisées par l’Ussocom ; la contre-insurrection pour aider des gouvernements alliés à réprimer une rébellion ; les opérations psychologiques pour influencer l’opinion publique étrangère afin d’appuyer les actions militaires états-uniennes. Comme il ressort d’une enquête du Washington Post, les forces pour les opérations spéciales sont aujourd’hui déployées dans 75 pays, par rapport à 60 il y a un an [1]. Leur importance croissante est prouvée par le fait que « les commandants des forces spéciales sont aujourd’hui plus présents à la Maison-Blanche que ce qu’ils ne l’étaient à l’époque de Bush ».

L’aire où se concentrent ces opérations, dont le financement se monte officiellement à 10 milliards de dollars, comprend le Proche-Orient, l’Asie centrale et l’Afrique orientale. Il existe cependant « des plans d’attaque préventive ou de représaille dans de nombreux endroits du monde, à mettre en œuvre quand on découvre un complot ou après une attaque ». L’utilisation des forces pour les opérations spéciales offre l’ « avantage » de ne pas demander l’approbation du Congrès et de rester secrète. Ces opérations, selon des fonctionnaires de l’administration cités par l’agence UPI, « pourraient ouvrir la voie à des attaques militaires contre l’Iran si la confrontation sur le programme nucléaire de Téhéran se fait plus aigüe ».

Dans le cadre de la « guerre non-conventionnelle », l’UsSoCom emploie des compagnies militaires privées, comme Xe Services (ex-Blackwater, connue pour ses actions en Irak) qui s’avère employée dans diverses opérations spéciales parmi lesquelles le recueil d’informations en Iran. Ici l’UsSoCom soutient directement ou indirectement les groupes rebelles, surtout ceux qui sont dans la zone sud-orientale à majorité sunnite. Sans trop aller dans la nuance : un de ces groupes, les « Guerriers sacrés du peuple », figure dans la liste des organisations terroristes rédigée par Washington. La même politique est menée en Afghanistan, où les forces pour les opérations spéciales se servent de seigneurs de la guerre locaux. L’un de ceux-ci —rapporte le New York Times [2]— est Matiullah Khan : avec son armée privée, il combat les insurgés avec les forces spéciales états-uniennes (dont le quartier général est à une centaine de mètres de celui de Matiullah Khan) et assure le transit des convois de l’OTAN, qui lui verse un paiement de 1.200 dollars par camion. Il est ainsi devenu, dans sa province, le plus puissant et le plus riche seigneur de la guerre. Grâce à ce que le Pentagone appelle une « guerre non-conventionnelle ».

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 08:35

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La Guantanamera, libre de droits, est considéré comme l’hymne national cubain non officiel.

  En 2006, Richard Stallman, réalisant que la Guantanamera est une femme de Guantanamo a pensé aux hommes, les Guantanameros, qui sont prisonniers à Guantanamo.

  Ce qui était en 1885 une base navale américaine est devenu un centre de tortures après 2001, centre de tortures qui n’est toujours pas fermé en dépit des « promesses » américaines de Janvier 2009. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_de_Guant%C3%A1namo). Des démarches sont en cours pour que les pays d’Europe veuillent bien « accueillir », comme ils disent, ces détenus.........

  Mais il n’est pas question de libérer ceux dont Georges Bush lui-même savait déjà qu’ils étaient innocents. 

La base navale militaire américaine dans la baie de Guantanamo avait été obtenue en 1898 par les USA (Enmienda Platt) en échange du respect de l’indépendance de l’île que leur avaient « cédé » (? !) l’Espagne lors du Traité de Paris (Pourquoi Paris ?). La Enmienda Platt  stipule que le contrat qui lie Cuba aux Etats Unis ne peut être rompu qu'avec l'assentiment des deux parties....

Richard Stallman a créé pour les prisonniers de Guantanamo cette chanson, chantée par des Cubains :

 

Me odiaba mi primo
Por celos a mi carrera.

Me odiaba mi primo
Por celos a mi carrera.
Lo arrestaron y dijo
Que terrorista yo era.

 

Guantanamero, soy preso guantanamero.
Guantanamero, soy preso guantanamero.

 

Ha decidido el imperio
Tenerme por siempre preso

Ha decidido el imperio
Tenerme por siempre preso
Y la cuestión es hacerlo
Con o sin falso proceso.

 

Guantanamero, soy preso guantanamero.
Guantanamero, soy preso guantanamero.

 

Cuando me hieren el cuerpo,
Dicen que no me torturan.

Cuando me hieren el cuerpo,
Dicen que no me torturan
Causan heridas profundas
De esas que nunca se curan.

 

Guantanamero, soy preso guantanamero.
Guantanamero, soy preso guantanamero

 

No me permiten que duerma:
Mi fin no es un misterio.
Voy a salir cuando muera
O caiga el gran imperio.

 

Guantanamero, soy preso guantanamero.
Guantanamero, soy preso guantanamero

 

En français:

 

Mon bon cousin me déteste

Car jaloux de ma réussite

Mon bon cousin me déteste

Car jaloux de ma réussite

Ils l'ont arrêté, il a dit

Que j'étais un terroriste

 

Guantanamero, détenu à Guantanamo

Guantanamero, détenu à Guantanamo

 

Ainsi l'Empire a décidé

Pour moi de la prison à vie

Ainsi l'Empire a décidé

Pour moi de la prison à vie

La question est de le faire

Avec ou sans procès fictif

 

Guantanamero, détenu à Guantanamo

Guantanamero, détenu à Guantanamo

 

Quand ils me blessaient ils disaient

Qu'ils ne me torturaient pas

Quand ils me blessaient ils disaient

Qu'ils ne me torturaient pas

Ils m'ont causé des plaies profondes

Qui ne guériront jamais

 

Guantanamero, détenu à Guantanamo

Guantanamero, détenu à Guantanamo

 

Ils ne me laissaient pas dormir

Mon avenir n'est pas un mystère

Ils ne me laissaient pas dormir

Mon avenir n'est pas un mystère

Je ne sortirai que quand l'Empire

Sera mort ou aura chuté

 

Alma

Pour écouter la chanson allez sur la page : http://www.lastfm.fr/music/Richard+Stallman

 

Source : http://stallman.org/guantanamero.html

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 07:35

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Jean-Guy Allard

SI en désignant Mark Feierstein comme nouvel Administrateur adjoint pour l'Amérique latine et les Caraïbes de l'Agence pour le Développent international des Etats-Unis (USAID), le président Barack Obama a souhaité améliorer l'image de cette organisation discréditée, il s'est tiré une balle dans le pied. L'ex fonctionnaire fédéral est un spécialiste de la désinformation dont la feuille de route a l'odeur sulfureuse des services de renseignement.

Le caractère douteux de la candidature de Feierstein a été signalé ce 5 juin par le président bolivien Evo Morales, qui a promis d'expulser

l'USAID de son pays si elle continuait à apporter un appui clandestin à des organisations qui cherchent à déstabiliser son gouvernement. Avec raison.

En 2002, le nord-américain Feierstein a agi comme stratège dans la campagne électorale de l'ex-président bolivien Gonzalo «Goni» Sanchez de Lozada et son Mouvement nationaliste révolutionnaire (MNR).

«Goni» est l'homme qui a ordonné le massacre qui a causé la mort de 67 personnes et des blessures à quelque 400, durant la «Guerre du gaz», en octobre 2003.

Forcé de démissionner, le président assassin s'est réfugié aux Etats-Unis ou il a reçu la protection de George W. Bush et de sa mafia qui avaient organisé son ascension à la présidence. Avec l'aide de la bande à Feierstein.

Le gouvernement bolivien a exigé il y a déjà longtemps du gouvernement des Etats-Unis l'extradition de Sanchez de Lozada pour qu'il réponde devant la justice du génocide. Une requête qui a été ignorée, comme cela est parfaitement usuel pour les amitiés criminelles qu'ont entretenues et entretiennent Bush et son successeur Obama.

Greenberg Quinlan Rosner a «offert des études d'opinion (enquêtes et groupes de focus), productions media (télévision et publicité radio), et conseils stratégiques sur les éléments de campagne tels que débats, programmation, orientation et enquête», explique la firme sur son site web.

Parmi les spécialistes qui ont «participé à l'effort»se trouvait le conseiller politique israélien Tal Silberstein, avoue-t-on.

Selon une évaluation publiée par la revue spécialisée Covert Action sur l'intervention de Greenberg Quinlan Rosner en Bolivie, la tâche de la firme étasunienne a été essentiellement de convaincre le public que le pays allait «être submergé dans le chaos s'il n'élisait pas le candidat présidentiel bénéficiant de l'appui de Bush».

Au moment de sa désignation par Obama comme plus haut responsable de USAID pour l'Amérique latine, Feierstein était toujours vice-président de cette firme de marketing politique et de sondage qui a fait élire «Goni» en 2002.

Son curriculum présente cependant quelques taches qui demeurent très difficiles à laver, malgré son expérience en matière de détergent politique.

AU NICARAGUA, IL A DIRIGe LA CAMPAGNE SALE DE LA NED

Feierstein a été signalé dans les années 90 comme gestionnaire du projet mené au Nicaragua par la National Endowment for Democracy (NED), subventionnée par l'USAID, pour renverser les sandinistes.

Il a ensuite été directeur pour l'Amérique latine et les Caraïbes de l'Institut démocratique national, un autre instrument d'ingérence impériale affilié à la USAID qui agit parallèlement à l'Institut national républicain dans différentes opérations de déstabilisation.

L'administration de William Clinton a suffisamment eu confiance en lui pour le désigner comme conseiller spécial de l'ambassadeur USA auprès de l'Organisation des états américains (OEA), une tâche associée au Département d'Etat qui exige des références par trop spécifiques.

De ce poste stratégique lorsqu'il s'agit de géopolitique continentale, il est passé à l'USAID où on lui a confié la responsabilité du Bureau des élections globales, un autre mécanisme de manipulation de l'opinion.

Diplômé de la Fletcher School of Law and Diplomacy, Feierstein s'est aussi fait connaître comme «journaliste» en rédigeant des analyses, parfois même dans le New York Times, d'une indiscutable subtilité, à la fin desquelles les ennemis du pouvoir hégémonique des Etats-Unis apparaissent toujours comme voués à la défaite.

Au Venezuela, Feierstein a dirigé de nombreux sondages d'opinion, toujours pour le compte de l'un ou l'autre fonds du Département d'Etat, dans un but évident de propagande. Dans l'une de ses analyses apparemment brillantes, il est arrivé à signaler que le président Chavez est extrêmement populaire parmi ses partisans qui cependant «se sentent mal à l'aise avec lui» (sic)

La section Amérique latine du site web de

Greenberg Quinlan Rosner fait référence aux «apports» de la firme dans des «campagnes victorieuses, comme celle du président Manuel Zelaya, du Honduras.

Toutefois, en analysant le coup d'état hondurien, Feierstein prétend le regretter d'une manière assez singulière: «Le rejet du coup d'état par la communauté internationale reflète l'opinion de la majorité des Honduriens», dit-il. «Mel Zelaya n'aurait pas dû être destitué par la force…»

Feierstein, assure la publicité de son entreprise, «a supervisé des enquêtes d'opinion dans plus de 30 pays où il a acquis une grande compréhension des points de vue des peuples de monde entier sur une grande variété de sujets».

Pas de doute là-dessus.

«Nous avons expulsé l'ambassadeur des Etats-Unis et la DEA», a dit Evo Morales en dénonçant l'agence étasunienne et son nouveau patron pour l'Amérique latine et les Caraïbes. «Si l'USAID continue à travailler ainsi, la main ne va pas me trembler pour l'expulser, parce que nous sommes dignes, souverains et nous n'allons pas permettre d'ingérence, quelle qu'elle soit», a-t-il ajouté.

Feirstein occupera désormais le poste qu'a quitté en novembre 2007 le fonctionnaire corrompu Adolfo Franco, forcé de présenter sa démission de cette organisation quand le General Accountability Office (GAO) a découvert un mécanisme de fraude systématique dans les comptes de groupes liés à la mafia cubano-américaine qu'il subventionnait.

Franco a alors été remplacé par l'ex directeur mafieux de la Fondation nationale cubano-américaine (FNCA) José R. Cardenas, alias «Pepe», qui a été ensuite embauché, en juillet 2009, par la dictature hondurienne de Roberto Micheletti pour «améliorer son image» à Washington.

Le président Obama, pour sa part, a proclamé son espoir que la nomination du personnage soit ratifiée, tout en se félicitant que Feierstein «ait choisi de consacrer son talent à la défense du peule américain en ce moment important pour notre pays».

«J'espère travailler avec lui pour les prochains mois et années», a ajouté le président du «changement».
 

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