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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 11:54


Le nouveau gouvernement formé par Obama pénalise des entreprises qui font affaire avec Cuba


Depuis l'élection du gouvernement de Barack Obama, de nombreuses pressions ont été exercées pour que soient réexaminées les pratiques commerciales en vigueur dans le cadre du blocus imposé depuis un demi-siècle contre Cuba. Malgré ces pressions, l'agence nord-américaine chargée de traquer ceux qui font affaire avec Cuba vient de condamner la compagnie Lactalis USA, une filiale étasunienne du géant français Lactalis, à payer une amende de 20 950 dollars.

Selon des médias de Miami, le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du département du Trésor des Etats-Unis a infligé cette sanction à la compagnie de fromages et produits laitiers parce qu'elle a transgressé les règlements imposés par le blocus contre Cuba. Plus précisément, elle est accusée d' « avoir effectué des transferts bancaires électroniques dans une entreprise dans laquelle Cuba ou un citoyen cubain avait des intérêts », entre le mois de février 2004 et le mois de mars 2007.

Depuis l'élection de Barack Obama à la Maison Blanche, c'est la première amende imposée par le département du Trésor des Etats-Unis à une entreprise faisant affaire avec Cuba. Ce qui ne fait que confirmer que le nouveau gouvernement entend maintenir le blocus contre la nation cubaine.

Le 16 janvier dernier, l'OFAC a publié un communiqué dans lequel il précise certains « aspects juridiques » qui durcissent encore davantage la réglementation sur les voyages à Cuba. Ces nouvelles restrictions pénalisent d'ores et déjà les compagnies nord-américaines spécialisées dans les vols charters et dans les envois d'argent aux familles cubaines, de même que les agences de voyage.

Drôle de coïncidence, ces mesures ont été annoncées seulement quatre jours avant que le nouveau président fasse son entrée à la Maison Blanche. De toute évidence, certains fonctionnaires pro-Bush sont mécontents de l'arrivée de Barack Obama et ils entendent s'opposer à toute volonté de changement de la nouvelle administration démocrate.

Le Bureau de contrôle des avoirs étrangers n'est qu'une facette de l'énorme machine agressive mise en place par les différentes administrations nord-américaines contre Cuba. A travers cette agence, le département du Trésor peut espionner ses propres citoyens de même que tout citoyen étranger qui osent maintenir des relations avec Cuba. Depuis des décennies, l'OFAC alloue des sommes considérables et une bonne partie de son personnel pour espionner, traquer et faire condamner des individus, des entreprises et des organismes qui font affaire avec Cuba. (JGA)

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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 17:22

AUTEUR:  Cristina CASTELLO

Traduit par  par l'auteure et révisé par Fausto Giudice


À quoi bon faire des lois à présent?
Ce sont les Barbares qui bientôt les feront. (...)
Pourquoi aujourd'hui ces cannes précieuses
finement ciselées d'or et d'argent?
Parce que les Barbares seront là aujourd'hui

Constantin Cavafy, En attendant les barbares



C'est une prison secrète qui se dresse sur des terres qui ont été volées aux habitants originaires du lieu. Depuis sa piste ont décollé les bombardiers des USA, pour envahir le Cambodge, l'Afghanistan et l'Irak,  à coups de feu, crimes et impiété; pour contrôler le Moyen-Orient et ...  il y a plus encore, comme nous le verrons.


Diego García est un embryon de la mort. C'est le repaire  qu'ont choisi les barbares - avec l'excuse d'un prétendu « terrorisme »- pour mieux torturer. C'est un vrai trésor pour l'Amérique du Nord et le Royaume-Uni. C'est la base militaire la plus importante que l'Empire a, pour surveiller le monde; et avec ses paires -les bases de Guam et d' Ascensión - ce sont  des clés pour l'envahisseur. C'est un endroit idéal pour accueillir des missiles à ogives nucléaires, bien qu'ils soient interdits par les traités internationaux. Mais est-ce que cela compte, pour les barbares ?


 Les barbares ne vivent pas dans l'océan Indien, où  Diego García, cet atoll né pour devenir une oasis qui s'est converti en enfer. Non. Les barbares donnent les ordres aux barbares de la CIA nord-américaine, appuyés par la Grande-Bretagne et par l'Union Européenne, qui savent si bien se taire quand c'est le Pouvoir qui est cause de la terreur.


Diego García, est l'enclave appropriée au cas où il viendrait à l'esprit des barbares de lancer une action sanglante contre l'Iran. C'est le lieu où la torture exhibe sa plus grande sophistication. C'est une sorte d'échafaud - la mort vivante - et la première marche, pour mériter le soulagement de passer Guantánamo, cet échafaud avec lequel Barack Obama a promis  d'en finir.  Diego García : personne n'en parle et elle ne figure pas dans les agendas présidentiels, bien qu'elle soit pire encore que  Guantánamo. J'ai dit : « pis ». Mais comparer deux horreurs ne jette pas de clarté : qui est le pire, Dracula ou Frankenstein ?

  La terre de la planète n'a pas été suffisante pour le Pouvoir impérial. Les États-Unis du nord sillonnent les mers du monde avec entre dix-sept et vingt bateaux - « prisons flottantes ». Dans celles-ci ont été arrêtées et interrogées sous supplice, des milliers de personnes. Mais presque personne n'informe de cela. Non, on ne parle pas de ça.

 Qui parle, oui, et qui agit par la justice, c'est l'ONG londonienne des droits de l'homme Reprieve, qui représente trente détenus, non inculpés, de Guantánamo, bagnards qui attendent des condamnations et accusés d'un prétendu  « terrorisme ».

 C'est en 1998, durant la présidence de Bill Clinton et la vice-présidence d'Al Gore -prix Nobel de la Paix- qu'ont débuté les détentions hors de toute loi et de tout sens de l'existence  humaine. Et George Bush les a développées en progression géométrique. Quand il était encore président, il a admis la détention d'au moins 26 000 personnes dans des prisons flottantes; mais selon les sondages de Reprieve, le nombre des personnes qui y sont passées aura été de 80.000 à partir de 2001. Qui croire ? Le choix est clair.

  

Châtrer l'île

Sans égards, sans pudeur, sans pitié,
de hauts, de larges murs ils m'ont environné
Constantin Cavafy

Les 44 kilomètres de « Diego García », sentent l'absence. Sous son ciel, le grand absent est le caractère sacré de l'existence humaine. L'île est un territoire britannique d'outremer, situé dans l'archipel de Chagos, dans l'océan Indien. En 1966 un mariage parfait s'est produit entre les barbares. Le lieu - si beau qu'il semble un sourire de la nature -  a été offert par l'Angleterre à l'Amérique du Nord, qui le voulait pour installer cette base militaire. C'était un échange ignominieux : la location pour cinquante ans de terres anglaises, en échange de quatorze millions de dollars et de missiles du sous-marin nucléaire « Polaris ». Musique, Maestro !

 Mais -certes, il y avait une condition à respecter- à ce moment-là, plus tôt que tard, il fallait empêcher les « problèmes de population ». Il fallait désinfecter l'archipel, des êtres humains.
 Châtrer l'île. Lui couper les racines, clôturer la vie.  À l'œuvre immédiatement, le Royaume-Uni  a bloqué toute entrée d'aliments. Cette vieille et maléfique sorcière -la faim-, a fait sonner un concert d'estomacs vides, en même temps que les habitants commençaient à partir... ou à être éjectés. La destinée de ces exilés a été, et se trouve, dans les bidonvilles de l'Ile Maurice.
 Là, à plus de 200 kilomètres de la terre qui les a vus naître, les exilés rêvent autant de manger que  de retourner à leur patrie  dépatriée.

 Sauvagement les 2.000 habitants nés dans l'île, ont été expulsés. Un cas, qui résume beaucoup d'autres similaires, est celui de Marie Aimee, née et élevée à Diego García. En 1969 elle a emmené ses enfants à Port-Louis (Maurice), pour un traitement médical. Le gouvernement britannique ne lui a jamais permis de remonter sur le bateau pour rentrer et jamais plus elle n'a pu y retourner.

 Son mari, est resté deux ans dans l'île puis il est arrivé à la rejoindre, avec seulement un sac et dans un état lamentable. Il avait été  expulsé de sa terre. Les histoires des autres milliers d'insulaires abandonnés, sont terrifiantes; exilés et humiliés, il sont été rassemblés dans des taudis, où ils vivaient dans des boîtes ou des huttes de fer-blanc. On s'était débarrassé d'eux avec des promesses mensongères de vacances gratuites dans des lieux de rêve. Il fallait les balayer de l'île : la stériliser de la présence de ses habitants.
 La majorité des Chagossiens ont été arrêtés, expulsés de leurs foyers, littéralement « emballés » et déposés au fond d'embarcations, au milieu des cris et des pleurs; avant, ils avaient vu exterminer leurs animaux domestiques et leur bétail. Ainsi, ils pouvaient bombarder plus facilement le Vietnam, le Laos et le Cambodge; menacer la Chine lors de la Révolution culturelle, puis continuer avec le Golfe Persique, l'Afghanistan, l'Irak, et... y a beaucoup plus. Ces barbares n'ont pas de cœur.

 Et ce n'est pas tout ! Beaucoup sont morts de tristesse, se sont suicidés, ou sont devenus alcooliques, rêvant de la terre promise. Mais personne n'a abandonné l'idée de revenir à son île de coraux et de palmiers; à l'île qui - tant qu'ils y ont vécu - n'était pas contaminée par les armes et la méchanceté. Dans le Times  de Londres du 9 novembre 2007, l'une des Îloises a résumé : « C'était le paradis, nous étions comme des oiseaux libres, et maintenant nous sommes comme en prison ».

 La Haute Cour britannique d'abord, puis la Cour d'Appel, ont condamné  l'expulsion comme étant illégale et ont donné à la population le droit de rentrer; mais aucun gouvernement n'a voulu accomplir ces sentences. Et le Bureau des affaires Internes et Internationales du Royaume-Uni a dit en revanche qu'il n'y aurait pas de population indigène. Le droit à une citoyenneté était accordé uniquement aux mouettes.
 Aujourd'hui, des 2000 expulsés à l'origine, moins de 700 sont encore en vie. Les barbares jouent-ils à l'extinction finale ?

  Les USA ont loué l'île jusqu'en 2016. Et jusque-là, et après: quoi ?

Dracula, Frankenstein et les euphémismes


«Ah ces murs qu'on dressait, comment n'y ai-je pas pris garde ?
Mais aucun bruit de bâtisseurs ne me parvenait, pas un son :
tout doucement, ils m'ont emmuré hors du monde »

Constantin Cavafy


 Et que dire de la prison de Diego García ? Diego García est le plus grand centre de tortures  -appelées par euphémisme « interrogatoires »- pour les prisonniers considérés comme les plus « importants » par l'Empire. C'est là que le prisonnier Ibn Al-Sheikh Al-Libi a dû  mentir, puisqu'il ne résistait pas au supplice auquel il était soumis. Il a dit, pour éviter qu'ils continuent de le lacérer, que Saddam Hussein était allié d'Al-Qaïda, et qu'il avait les fameuses armes de destruction massive dont on a tant parlé.

 Certes, il a été démontré que ces armes n'existaient pas. Mais c'était les arguments dont George W. avait besoin, pour la guerre du pétrole : celle qu'il a lancée, affamé de dollars, avec l'excuse du « terrorisme »; comme s'il avait été  le sauveur du monde,  alors qu'il l'anéantissait et c'est pourquoi,  aujourd'hui on  essaye de le juger. De par toute la planète, de plus en plus de voix se lèvent pour demander, précisément, qu'il soit présenté à la justice pour crimes contre l'humanité.

 La geôle de Diego García est connue sous le nom de « Camp Justice ». Encore un euphémisme. Et les six mille bases militaires mondiales des USA, sont mentionnées comme « des traces  » dans le jargon militaire américain. Parmi elles, Diego García a un nom qui ressemble à ne blague  : « Trace de la liberté ». Les mots ont perdu leur sens.

 Entretemps, les transferts de prisonniers drogués, encagoulés et durement torturés, de là à Guantanamo, ont été courants. Des personnes captives transférées d'une horreur, à l'autre. De Diego García à Guantánamo. De  Dracula, comme on l'a dit, à Frankenstein.
 Les 2.000 soldats yankees stationnés en permanence dans ce lieu sont la population centrale de Diego García. La torture a besoin d'une surveillance, voyons ! Par une ironie de la vie, les bannis étaient aussi 2000 : les armes remplacent la vie.

 Les barbares nient tout, mais les preuves existent. Par exemple, celles d'ex-prisonniers qui, par un miracle, ont obtenu la liberté, et racontent comment ils ont été transférés à Guantanamo, ainsi que la frayeur des tortures, impossibles même à imaginer pour tout esprit humain. Par exemple, le témoignage fondé de l'historien britannique Andy Worthington, l'auteur de « The le Guantanamo files : the stories of the 774 detainees in America's illegal prison » (« Les archives de Guantanamo : les histoires des 774 détenus dans la  prison illégale de l'Amérique »).

 Worthington raconte qu' « une personne honnête ayant accès à une information privilégiée », Barry McCaffrey,  général américain en retraite et  professeur prestigieux d'études de sécurité internationale, a reconnu à deux occasions qu'à Diego García des personnes accusées de terrorisme sont retenues ; de la même manière, il a reconnu que la même chose arrive à Bagram,  Guantanamo, bien sûr, et en Irak. Pour sa part, Clive Stafford Smith, directeur de Reprieve, dont personne ne met le sérieux en doute, a assuré à The Guardian qu'il était catégorique : la présence de prisonniers dans l'île est certaine.
 Aussi le conseiller des États (sénateur) suisse Dick Marty a confirmé en 2006 les «transferts extraordinaires» de détenus, de là vers Guantanamo. Dans un rapport remis au Conseil de l'Europe, il a certifié que, sous la responsabilité légale internationale du Royaume-Uni, les USA ont utilisé cet atoll de l'océan Indien comme prison secrète pour « des détenus de haute valeur ». Le rapporteur spécial sur la Torture des Nations Unies, Manfred Novak, l'a confirmé.

 Guantánamo semble être une priorité dans l'agenda de Barack Obama. Et Diego García ? Il est vrai que le président flambant neuf de la Maison Blanche a trop de défis, de casse-têtes et de crises à résoudre, ainsi qu'une opposition conservatrice qui ne lui rend pas la tâche de gouverner facile. Mais a-t-il la volonté politique d'en finir avec cette abjection ? Pourra-t-il - et surtout voudra-t-il - aller contre les semailles de mort des barbares ?

  La liberté, la justice et les déportés de Diego García attendent son mot et celui de l'Union Européenne. Ils attendent,  « comme les beaux corps de morts qui n'ont pas vieilli / et ils les ont enfermés, avec des larmes, dans une tombe splendide / - avec des roses sur la tête et aux  pieds des jasmins » (Constantin Cavafy).




Cristina Castello
Poète et journaliste

http://www.cristinacastello.com
http://les-risques-du-journalisme.over-blog.com/
castello.cristina@gmail.com




Source : El peor Guantánamo: Isla «Diego García», embrión de muerte

Article original publié le 7/3/2009

Sur l'auteure 

Cristina Castello est auteure associée de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique, dont Fausto Giudice est membre. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l'intégrité et d'en mentionner l'auteure et le réviseur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=7195&lg=fr
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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 19:27




By Rédaction AHORA  / Tuesday, 10 March 2009  /  redaccion@ahora.cu

Par Jean-Guy Allard*
La commentatrice étasunienne Amy Goodman -du site Democracy Now- raconte comment 2 000 enfants ont été incarcérés par deux juges corrompus " qui ont reçu des pots-de-vin d'entreprises de construction et de propriétaires de prisons privées qui profitaient des incarcérations ".

Goodman ajoute: " Les juges Mark A. Ciavarella Jr.et Michael T. Conahan ont reçu 2.6 millions de dollars pour envoyer en prison des enfants qui, dans la majorité des cas, n'avaient pas accès à un avocat ".

L'industrie des prisons privées est seulement l'un des chapitres de l'encyclopédie qui reste à écrire sur le viol des droits de l'homme au soi-disant pays de la liberté où un adulte sur 31 (7.2 millions au total) se trouve incarcéré ou sous une forme quelconque de libération conditionnelle.

David Garlan, professeur de l'Université de New York, docteur en sociologie en droit et criminologue, rapportait récemment qu'aux États-Unis, on incarcère quotidiennement deux millions et demi de personnes en vertu de lois qu'il qualifie de plus dures de l'ensemble du monde occidental.

Cela aurait-il quelque chose à voir avec les droits de l'homme?

Des experts situent à 16 000 le nombre de personnes qui meurent annuellement dans ce pays dans des affaires de violence reliées au narcotrafic, la surconsommation de drogue et les règlements de compte entre gang.

Le FBI lui-même reconnaît qu'on a enregistré 1.4 millions de crimes violents en 2007, une tendance qui ne cesse de croître


Droits de l'homme version Wall Street

La crise financière actuelle a démasqué des artistes des droits de l'homme comme le " magicien de Wall Street ", Bernard Madoff, qui a ruiné ses victimes en détournant 50 milliards de dollars et Sir Robert Allen Stanford -respectable chevalier du Royaume-Uni- qui a volé 8 milliards de dollars: personne ne doit se préoccuper du sort de ces deux personnages qui, avec leurs batteries d'avocat, sauront s'acheter une condamnation "light" ou "soft" digne de leur statut social.

Des millions de personnes sont cependant demeurées sans logement après être tombées dans des pièges bancaires qui leur promettaient des solutions magiques pour éviter la banqueroute. Toutes ont cru que l'on pouvait survivre aux incohérences du rêve américain en ne payant que les intérêts des énormes hypothèques de leurs maisons.

Rajesh Mirchandani, le correspondant de la BBC à Los Ángeles, racontait comment face aux quartiers exclusifs de Santa Bárbara, où les maisons les plus humbles valent plusieurs millions, apparaissent au coucher du soleil des automobiles qui se garent au coin des rues.

Dans chaque voiture, il y a des sacs contenant des effets personnels. Face à des résidences où l'on trouve des chambres inutilisées, " ce sont les autres habitants de Santa Bárbara: des personnes qui au cours de la dernière année ont perdu leur foyer à cause de l'effondrement du système hypothécaire ".

Mais sous le concept quelque peu échevelé du Département d'État, il ne s'agit pas dans ce cas de " droits de l'homme ".

Santé gratuite: les leçons de l'Empire

En matière de santé -sujet fondamental lorsque l'on parle de droits de l'homme- il appert que le Département des services de santé du pays où des dizaines de milliers d'afro-américains ont été abandonnés à leur sort dans une Nouvelle-Orléans submergée, vient de confesser que les squelettiques assurances gouvernementales marchent droit vers la faillite au rythme où la crise s'accentue.

Selon le communiqué émis fin février par les autorités du programme national, le coût des soins médicaux va doubler avant 2017, atteignant un montant de 4,3 milliards de dollars.

Plus de quatre millions de nord-américains ont perdu leurs assurances médicales en raison de la crise économique, un nombre en hausse constante, révélait simultanément le Centre pour le progrès, en précisant que le nombre de citoyens sans couverture médicale augmente de 14 000 par jour.

Droits politiques: la réforme qui n'arrive jamais

Pendant ce temps, les droits politiques du nord-américain sont illustrés par un des systèmes électoraux les plus complexes, incompréhensibles et incongrus de la planète. La grande majorité des victimes d'innombrables opérations de fraude sont noires, latinos ou membres d'autres minorités raciales. En Floride, plus de 30% des hommes noirs ne peuvent voter parce qu'ils ont des antécédents pénaux, selon The Washington Post, qui situe à plus de six millions la quantité de personnes dont les noms se répètent plus d'une fois dans les listes électorales.

Par ailleurs, les années Bush ont mis en pièces les droits les plus élémentaires d'expression avec la surveillance généralisée des activités politiques et une omniprésence du FBI y du Département de la sécurité de la patrie (homeland security) qui dispose depuis juillet d'une nouvelle législation sur l'interception gouvernementale des communications.


Parlons de sexe

Le très sérieux site web nord-américain de statistiques Top Ten Reviews, confirme que les USA produisent 89% de tout le matériel porno diffusé mondialement, évalué à plus d'un milliard de dollars. La même source situe à 1.3 milliards les revenus de l'ensemble de l'industrie élégamment appelée de divertissement pour adulte.

Les effets d'une aussi démocratique entreprise sont nombreux.

Récemment, le FBI arrêtait Rafael "Marco" Bernabé Caballero, 34 ans, de Miami Beach, qui obligeait des immigrantes pauvres à travailler comme prostituées dans un énorme réseau qui s'étendait de Detroit, Chicago, Minneapolis et Cleveland jusqu'à Washington DC.

Le 20 février dernier, rapporte Associated Press, la police fédérale a rescapé " plus de 45 prostituées adolescentes, , au cours d'un raid national ". En trois nuits, les agents fédéraux ont arrêté plus de 45 proxénètes. " Les prostituées adolescentes ont entre 13 et 17 ans ", selon l'agence.

Mais il est possible que, selon les critères du Département d'État, de tels faits aient peu à voir avec les droits de l'homme.


Torture: le changement devra attendre

Le 24 février dernier, un communiqué de l'Union américaine des libertés civiles (ACLU) a horrifié le monde en révélant quelques-unes des techniques d'interrogatoire utilisées en Irak, Afghanistan et Guantánamo par les troupes d'occupation nord-américaines.

Le communiqué décrivait en ces termes la mort du détenu Dilar Dababa dans la "Disco" de la Force des opérations spéciales de l'aéroport de Mossoul, en Irak:
" La torture a consisté à remplir son vêtement de glace, le mouiller avec le boyau d'arrosage et faire en sorte qu'il soit debout durant de longues périodes, parfois face à l'air climatisé... l'obliger à se coucher et boire de l'eau jusqu'à ce qu'il s'étouffe, vomisse ou se noie, frapper sa tête contre une plaque d'acier chauffé tandis qu'il portait un capuchon et était interrogé.... l'obliger à lever ses jambes à répétition avec des sacs de glace attachés aux pieds et lui donner des coups de pied quand il n'en peut plus ".

Le nouveau chef de la CIA, León Panetta, vient de confirmer l'engagement de la nouvelle administration de continuer avec plusieurs politiques propres à l'administration Bush dans sa prétendue " guerre contre le terrorisme ".
Panetta assure que l'on poursuivra les attaques d'avions téléguidés qui ont provoqué la mort de centaines de civils et la pratique des " redditions ", qui consistent en l'enlèvement de prétendus suspects étrangers et leur envoi dans des pays où on peut compter sur qui les " ramollira " sans trop de scrupules humanitaires.

Immigration" raids avec quotas

En matière de droits de l'immigrant, que penseront les brillants cerveaux de Washington de ces agents du Service de l'immigration et des douanes (ICE) qui ont effectué des raids contre des sans-papiers dans des lieux publics tels que des supermarchés pour atteindre leurs quotas 1 000 arrestations par équipe?

Gustavo Torres, directeur de l'organisation communautaire Casa de Maryland, a révélé il y a quelques jours que l'un des escadrons de l'ICE a détenu 24 personnes d'un seul coup dans un magasin de la chaine Seven Eleven " en se basant sur leur apparence hispanique ".

Le Département d'État qui s'intéresse tant à Cuba et au Venezuela ne parle pas de cela.

Quand viendront donc les changements promis au pays de la liberté qui avec tant d'arrogance détermine ce qui est bon ou mauvais dans le monde?

*Journaliste à Granma International

Tiré de Radio Habana Cuba
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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 12:02

...Ou deux poids, deux mesures selon que l'on soit valet de l'impérialisme ou pas..!

 États Unis: les droits humains, style 'Bush'

 (Roberto Pérez Betancourt)

Nombreux sont les diplomates et les journalistes qui, après avoir lu  le rapport récemment publié par le département d'État des États-Unis sur « la situation des droits humains dans le monde », se sont posé la question de savoir qui l'a rédigé, révisé et approuvé, maintenant que s'est mise en place la nouvelle équipe présidentielle.
 Ce n'est plus Condolezza Rice qui dirige le Département. On peut  pourtant apprécier dans cet incroyable fatras  le style de l'époque où Bush, le plus impopulaire de tous les présidents des États Unis, occupait encore son poste à la Maison Blanche, un style caractérisé par l'arbitraire des décisions de politique extérieure.
Tout se passe comme s'il était encore à son poste. Une fois de plus, des juges que personne n'a élus, recommencent à accuser et juger près de 200 pays tout en oubliant placidement les mauvaises odeurs qui émanent de leur propre terrain.
 Cuba, le Venezuela, la Bolivie, le Nicaragua, l'Argentine et le Mexique  apparaissent dans la liste des pays victimes des diatribes de la nation nord-américaine grâce de grossières manipulations qui poursuivent une politique de chantage déjà bien connue.
Ceci constitue une agression qui a motivé la légitime protestation de gouvernements qui n'acceptent plus la politique d'ingérence d'un pays dont le nouveau gouvernement devrait se rendre compte que  les temps changent : il ne suffit plus de menacer pour voir les peuples se soumettre.
 Cuba vient de recevoir un appui certain au Conseil des Droits Humains des Nations Unies. Les experts chargés d'en évaluer les indicateurs fondamentaux ont applaudi les institutions et le gouvernement pour les progrès obtenus, reconnus comme des paradigmes, dans les domaines de la santé publique et de l'éducation.
 Il est paradoxal que les États-Unis - exclus de ce Conseil - se permettent de nier les vérités exposées par une vingtaine de pays qui, à Genève, ont fait l'éloge du niveau de développement de Cuba dans ces domaines, et dont se bénéficient d'autres nations grâce à la coopération scientifique, technique, médicale et éducative qu'elle leur apporte.
 Il y a encore aux États-Unis des droits élémentaires qui continuent à  être violés, ce qui entraîne des tragédies quotidiennes :
 le racisme, l'absence d'une  attention médicale ou éducative décente, les répressions, la corruption, la torture, l'arbitraire dans l'application de la justice, les conséquences de la crise économique...
 Comment peut-on être orgueilleux d'une nation dont la population pénale dépasse les 2,32 millions de personnes ? Ce chiffre ne fait que démontrer à quel point il est difficile de survivre pour la grande majorité des habitants des 50 états de l'Union, et explique pourquoi, pour les jeunes les plus pauvres, la participation comme mercenaires à des guerres d'agression peut constituer une option de travail
 intéressante.
 Des terroristes comme Luís Posada Carriles, Orlando Bosch Ávila et des dizaines d'autres assassins continuent de bénéficier de l'implicite protection bienveillante de l'administration de l'État de la Floride et de Washington. Ceux qui croyaient à la possibilité d'un changement de position craignent de voir s'éloigner leurs espérances quand ils voient se répéter ces dénonciations infondées et immorales dont le seul objectif est l'ingérence et le chantage dirigés contre d'autres nations. Tout cela rappelle trop le style 'Bush' qui avait déjà écœuré le peuple américain et le monde entier.

Título en español :
 EE.UU.: Derechos humanos al estilo "bushiano"
Servicio de francés agencia cubana de noticias
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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 20:57

lundi 2 mars 2009
Caleb McCarry, nommé proconsul sous l'administration Bush pour le plan d'annexion de Cuba en 2005, quitte ses fonctions après avoir reçu en cadeau deux années de salaire. Il rejoint, en tant que conseiller principal de la présidence, l'association Creative Associates International, une officine de la CIA financé par l'USAID à hauteur de 1,5 milliards de dollars et destiné à effectuer des opérations de subversion dans différents pays.

Par Jean-Guy Allard


Ancien fonctionnaire du bureau du sénateur ultra-conservateur Jesse Helms et fils d'un ex-agent de l'Agence centrale de renseignements, McCarry avait déjà officié en Haïti. En 2004, il avait dirigé la participation de l'International Republican Institute dans l'opération qui avait mené au rapt et à l'expulsion du président Jean-Bertrand Aristide. Le nord-américain avait conçu ce coup d'État avec le soutien de Stanley Lucas, un délinquant politique lié à la dictature des Duvalier, dont la famille s'est illustrée par le massacre de 200 paysans.

Des sources de Miami très bien informées affirment que le « coordonnateur pour la transition à Cuba » a converti sa sortie de la commission créée par Bush en un véritable détournement de fonds. Prétextant une indemnisation, McCarry aurait fait passer sur son compte en banque personnel quelques centaines de milliers de dollars correspondant à deux années de rémunération. Le fonctionnaire bushiste a aussi récolté d'autres sommes appartenant aux projets destinés à déstabiliser la révolution cubaine.

CREATIVE ASSOCIATES ET LA PRIVATISATION DE LA SUBVERSION

Selon les observateurs, McCarry poursuivra chez Creative Associates International ses activités anti-cubaines ainsi que la direction d'agressions similaires dans d'autres pays. Pour la spécialiste vénézuélienne Eva Golinger, auteur du "Code Chavez" et co-auteur avec Romain Migus du plus récent "La teleraña imperial", la Creative Associates International est un autre exemple de « la stratégie de privatisation de la subversion » mise en marche par le gouvernement nord-américain depuis déjà quelques années. Selon Golinger, Creative Associates International fait partie d'un groupe de firmes quasi-privées qui reçoivent des subventions de centaines de millions de dollars de Washington, par le biais de la USAID et autres agences du Département d'État, pour exécuter les soi-disant « projets de transition, stabilité et reconstruction » sous le prétexte de « promouvoir la démocratie ». « En réalité, ces entités des services de renseignement et sécurité des États-Unis, sont les exécutants de la stratégie de subversion et de contre-insurrection de Washington, et jouent un rôle parallèle à ses contreparties dans le secteur de la défense et de la sécurité telles que Blackwater, Lockheed Martin, Dyncorp et autres, embauchées par le Pentagone et le Département d'état pour fonctionner comme des armées privées », précise l'experte. Des entreprises comme Creative Associates International laissent filtrer des millions de dollars à des ONG et des partis politiques qui promeuvent l'agenda de Washington dans des pays stratégiquement importants pour les intérêts étasuniens.

1,5 MILLIARDS DE DOLLARS POUR FINANCER DES OPÉRATIONS SUBVERSIVES

Les sommes d'argent gaspillées sont colossales. Golinger explique : « Au cours des dernières années, Creative Associates International a financé des campagnes électorales en Amérique latine, dans des pays comme le Nicaragua, le Salvador, la Bolivie et le Venezuela, en appuyant toujours la tendance favorable aux politiques étasuniennes. En septembre 2008, l'entreprise a reçu un contrat de 1,5 millards de dollars du Bureau des initiatives pour une transition (OTI) de la USAID, afin d'exécuter des programmes dits de transition, de stabilité et de démocratie dans des pays comme l'Afghanistan, le Sri Lanka, le Salvador et le Vénézuela où fonctionne cette section de la USAID ». Au Vénézuela, l'OTI fonctionne depuis l'an 2002 avec un budget annuel de près de cinq millions de dollars. « Jusqu'à aujourd'hui, ce bureau, par le biais de ses subsidiaires quasi-privés tels que Freedom House, Development Alternatives, l'Institut républicain international et l'Institut démocrate international, a financé et fourni de l'appui stratégique à plus de 450 partis polítiques, ONG et groupes de l'opposition ». Pour la chercheure, la firme à laquelle se joint le chef sortant du Plan Bush fait partie de cette élite des façades d'intervention à partir desquelles les services de renseignement de Washington fournissent des millions à leurs acteurs régionaux.

MCCARRY, PARRAIN DE TERRORISTES

Après trois ans passés à gérer le plan Bush, McCarry a gaspillé des dizaines de millions de dollars provenant du contribuable américain dans de très coûteuses opérations de propagande, principalement en Europe. Dans plusieurs de ces missions, il a utilisé comme protagonistes quelques-uns des éléments les plus connus de la faune terroriste de Miami, tels que Sixto Reynaldo "El Chino" Aquit, célèbre pour une longue succession d'actions criminelles, et Angel Cuadra Landrova, connu à Cuba pour sa participation dans l'incendie de champs de cane à sucre où des chats avaient été utilisés comme torches. Les deux sont liés au gang mafieux de Luis Posada Carriles. Caleb McCarry a aussi appuyé les opérations d'individus aussi peu prestigieux que Carlos Alberto Montaner et des politiciens européens d'extrême droite connus pour leur affiliation au Département d'État.

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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 19:44

  Le Venezuela, une menace imaginaire
par Mark Weisbrot Article publié le 2 mars 2009

Sous la présidence de George Bush, les relations entre les États-Unis et les pays d'Amérique latine ont été à leur plus bas niveau, si bien que l'arrivée de Barack Obama à la Maison blanche a permis d'espérer une nouvelle approche, aussi bien au nord qu'au sud de la Frontière. Pour l'heure, la plupart des signes semblent indiquer que la continuité l'emportera sur le changement.

Barack Obama a commencé sans raison à s'en prendre verbalement au Venezuela . Dans une interview diffusée par la chaîne de télévision hispanophone Univisión le dimanche qui a précédé son investiture, il a accusé Hugo Chávez « d'avoir entravé le progrès dans la région » et « d'exporter des activités terroristes  » [1].

Même mesurés à l'aune de la précédente administration, ces propos ont été anormalement hostiles et comminatoires. D'autant plus qu'ils sont erronés et diamétralement opposés à la manière dont les autres pays de la région perçoivent le Venezuela. En effet, la plupart des gouvernements d'Amérique latine ne prennent pas au sérieux l'accusation selon laquelle le Venezuela « exporte le terrorisme ».

Le président de l'Organisation des États américains (OEA), le Chilien José Miguel Insulza, a parlé au nom de pratiquement tous les pays du continent lorsque, l'année dernière, il a déclaré devant le Congrès des États-Unis qu' « il n'y a pas de preuve » et qu'aucun des pays membres, pas même les États-Unis, n'a apporté « une telle preuve » selon laquelle le Venezuela soutient des groupes terroristes.

Pas une seule des démocraties latino-américaines ne perçoit non plus le Venezuela comme un obstacle au progrès dans la région. Au contraire, le président brésilien Lula da Silva et plusieurs autres présidents sud-américains ont, à plusieurs reprises, défendu Chávez et reconnu le rôle qu'il joue dans la région. Quelques jours après que Barack Obama a accusé le Venezuela, Lula était dans l'État vénézuélien de Zulia, situé dans le nord-ouest du pays, d'où il a souligné l'importance de son partenariat stratégique avec Chávez et leurs efforts communs en faveur de l'intégration économique régionale.

La déclaration de Barack Obama n'a pas été fortuite. Quiconque lui a suggéré ces paroles voulait fort probablement faire savoir aux électeurs vénézuéliens, préalablement au référendum du dimanche 15 février [2], que leur pays n'aura pas de relations normales avec les États-Unis tant que Chávez restera président.

Il est certain que, au sein de l'administration Obama, un certain nombre de personnes souhaitent poursuivre les politiques de Bush. Durant son processus de nomination, James Steinberg, le numéro deux du département d'État après Hillary Clinton, a lancé une pique gratuite contre la Bolivie et le Venezuela en déclarant que les États-Unis devraient « faire contrepoids à des gouvernements tels que ceux actuellement au pouvoir au Venezuela et en Bolivie, qui mènent des politiques qui ne servent pas les intérêts de leurpeuple ou de la région. »

Le fait que Barack Obama n'ait toujours pas remplacé Thomas Shannon, le principal diplomate pour l'hémisphère occidental [les Amériques] sous l'administration Bush, constitue un autre signe de continuité.

Dans cette situation, les médias états-uniens jouent le rôle de provocateur. Ainsi, l'Associated Press ne tient pas compte des attaques lancées par Washington et dépeint la réponse de Chávez comme une simple manœuvre électoraliste de sa part, alors que, contrairement à son habitude, le président vénézuélien a fait preuve de retenue. Durant tout le temps qu'a duré la longue campagne électorale états-unienne, il n'a pas répondu aux attaques, et ce, même lorsque Hillary Clinton et Joe Biden l'ont traité de « dictateur » et Barack Obama, de « despote », qualificatifs que pas un politologue sérieux au monde n'accepterait pour parler d'un président élu démocratiquement dans un pays où l'opposition domine les médias. Il a mis tout cela sur le compte de l'influence du sud de la Floride sur les élections présidentielles étasuniennes.

Pourtant, dans le monde, rares sont les présidents qui auraient subi des agressions verbales répétées sans répondre.

Les conseillers de Barack Obama savent pertinemment que la presse dépeindra Hugo Chávez comme l'agresseur, peu importe la manière dont leur administration se comporte envers le Venezuela. Par conséquent, le fait d'empoisonner dès le départ les relations entre les deux pays relève du calcul politique facile, quoique cynique. Mais ce que ces conseillers n'ont pas encore compris, c'est que ce faisant, ils s'aliènent la majeure partie de la région.

Néanmoins, il est toujours possible d'espérer un changement dans la politique étrangère des États-Unis pour l'Amérique latine, une politique qui, de la lutte antidrogue à la politique commerciale en passant par l'embargo contre Cuba, a perdu toute crédibilité. Mais, comme à l'époque de Bush, il faudra une pression constante du Sud sur nous. En septembre dernier, l'Union des nations sud-américaines (UNASUR) a vigoureusement soutenu le gouvernement bolivien contre la violence et la déstabilisation de l'opposition. Ce soutien s'est avéré extrêmement efficace pour contrer le soutien tacite que Washington a apporté aux éléments les plus extrémistes de l'opposition et il a montré à l'administration Bush que la région ne tolérerait pas que les États-Unis essaient de légitimer, en Bolivie, une opposition qui sort du cadre des lois, ni qu'ils lui accordent des droits particuliers en faisant abstraction du processus démocratique.

Lorsqu'ils l'ont félicité de sa victoire, plusieurs présidents, dont Lula, ont demandé à Barack Obama de lever l'embargo contre Cuba. Lula lui a également demandé de rencontrer Hugo Chávez. Il est à espérer que ces gouvernements continueront d'affirmer - de manière réitérée, publiquement et d'une seule voix - que les conflits qui opposent Washington à Cuba, à la Bolivie et au Venezuela sont des problèmes de Washington et pas le résultat d'une quelconque action de ces gouvernements. Lorsque l'équipe du président Obama comprendra que, dans la région, la méthode du « diviser pour mieux régner » échouera aussi lamentablement pour la nouvelle administration que pour la précédente, peut-être alors verrons-nous l'avènement d'une nouvelle politique envers l'Amérique latine.

Notes :

[1] [RISAL] « Chavez has been a force that has impeded progress in the region » ; « We must be very firm when we see this news that Venezuela is exporting terrorist activities or backing malicious entities like FARC ».

[2] [RISAL] La majorité des électeurs vénézuéliens ont accepté approuvé l'amendement constitutionnel permettant à tout élu de se représenter à un élection sans limitation du nombre de mandat.

Source : Center for Economic and Policy Research, Common Dreams, The Guardian, Venezuelanalysis, février 2009.

Traduction : Arnaud Bréart, pour RISAL.info.

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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 12:02


 Chronique de Jacques Lanctot sur canoe infos

 

Les petits pas
Bon, vous allez dire que je ne sais plus sur quel pied danser au sujet de l'arrivée à la Maison Blanche d'un gouvernement démocrate avec à sa tête un homme surprenant, Barack Obama.

Hier, j'émettais de sérieux doutes sur ses intentions de changer la nature même de l'empire. Mais peut-être que de petits pas en petits pas, on finira par avancer vraiment vers quelque chose qui ressemblerait à la paix.

Voici qu'on apprend que le Congrès vient de voter une loi qui autorise les Cubano-Américains à voyager une fois par année à Cuba pour y visiter un membre de leur famille et à y dépenser, tenez-vous bien, 179$ par jour pour un séjour maximum de 14 jours. Pas 180$, pas 200$, non, mais bien 179$. C'est-à-dire que Big Brother va compter les sous que vous avez sur vous avant votre départ, va vérifier vos cartes de crédit, va ouvrir vos valises, pour bien s'assurer que vous n'êtes pas un hors-la-loi.

Cette loi n'autorise pas les citoyens nord-américains ordinaires à voyager à Cuba. Pas du tout. Pas encore. Seulement les Cubano-Américains, soit les pères et mères, les grands-parents, les frères et sœurs, les enfants, les oncles et les neveux et nièces, qui peuvent prouver qu'ils ont des liens parentaux sur l'île cubaine. Quant aux autres, ils n'ont qu'à aller se faire bronzer au Mexique ou en République dominicaine. Et ceux qui osent malgré tout contourner la loi, en passant par Montréal ou Toronto, risquent fort bien de payer une amende assez salée s'ils se font prendre ou dénoncer après coup.

En 2004, l'ineffable Bush, pour plaire à son électorat de Floride, où prédominent toujours la droite pure et dure et la mafia qui faisait la loi avant la révolution à Cuba, avait resserré les conditions concernant les relations parentales et humanitaires avec Cuba. Il avait voté une loi qui restreignait encore davantage les voyages vers l'île et les envois d'argent. Un voyage une fois tous les trois ans seulement, et des dépenses de 50$ par jour pendant 14 jours. Oui oui, vous avez bien lu! Et cela, dans le pays qui se dit le plus libre du monde. Pas question que le tourisme profite au méchant régime communiste qui, après, va se targuer de bien soigner et éduquer sa population.

«On veut envoyer ainsi un message selon lequel le Congrès appuie un changement de politique envers Cuba», a expliqué José Serrano, un congressiste démocrate qui a déjà défendu des lois progressistes comme celle qui encourageait les citoyens des États-Unis à apprendre une seconde langue, en plus de l'anglais. Ce représentant du Bronx, né à Porto Rico, avait voté contre le Patriot Act qui faisait de tous les citoyens de la Terre des terroristes en puissance et il est un des trop peu nombreux législateurs à demander la fin du blocus contre Cuba.

Par la même occasion, la loi autorisera les entreprises étasuniennes à vendre des médicaments et de la nourriture à Cuba, sans que Cuba soit obligé de payer à l'avance la commande. Mais elle devra le faire au moment de la livraison, cependant. Pas question de faire crédit, «qui est pourtant l'essence même du capitalisme», ironise le même José Serrano qui aimerait voir Cuba bénéficier des mêmes facilités de crédit accordées aux autres pays. Après tout, une écrasante majorité de pays à l'ONU (sauf les États-Unis, Israël et une semi-colonie du Pacifique) a voté pour la 17e année consécutive contre le blocus honteux imposé par les États-Unis.

Tout n'est pas encore gagné. Cette loi devra maintenant recevoir l'assentiment du Sénat. Or, cette loi est loin de faire l'unanimité et la vieille garde s'active, même s'ils sont nombreux maintenant à reconnaître, même chez les républicains, que la politique de l'affrontement n'a rien donné et qu'elle n'est pas venue à bout de la volonté de résistance de ce petit peuple de 12 millions d'habitants.

Pendant ce temps, Sarkozy, qui ne rate jamais une bonne occasion et qui a un bon pif pour sentir la soupe chaude, a envoyé à La Havane un « émissaire spécial », Jack Lang, ancien ministre de la culture socialiste, pour explorer les possibilités de dégel. Le printemps, c'est pour bientôt après tout. Si les Étasuniens s'apprêtent à faire du commerce avec Cuba, pourquoi les Français ne pourraient-ils pas le faire, eux aussi ? Pour le grand bien de tout le monde.


Chronique de Jacques Lanctot sur : http://www2.canoe.com/infos/chroniques/jacqueslanctot/archives/2009/02/20090226-232806.html
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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 01:44

Secrets. Le journaliste Tim Weiner révèle les pires erreurs de l'agence américaine.

Extraits

Opération mangouste

On présenta Harvey aux Kennedy comme le James Bond de la CIA. Cela semble avoir intrigué John Fitzgerald Kennedy, grand amateur des romans d'espionnage de Ian Fleming, car Bond et Harvey n'avaient en commun qu'un goût certain pour les martinis. Obèse, les yeux exorbités, toujours armé d'un pistolet, Harvey buvait des whiskies doubles au déjeuner puis retournait travailler en maudissant le jour où il avait rencontré Robert Kennedy. Bobby Kennedy « exigeait des mesures immédiates et des solutions rapides, raconta l'adjoint de McCone, Walt Elder. Harvey n'avait ni mesure immédiate à proposer ni solution rapide à offrir. »

Il disposait cependant d'une arme secrète. La Maison-Blanche de Kennedy avait ordonné à la CIA de créer une équipe d'assassins. Interrogé par une commission d'enquête sénatoriale et une commission présidentielle en 1975, Richard Bissell déclara que ces ordres étaient venus du conseiller à la sécurité nationale, McGeorge Bundy, et de son assistant, Walt Rostow, ajoutant que les hommes du président « n'auraient pas donné ce genre d'encouragement s'ils n'avaient pas eu l'assurance d'avoir l'approbation du président ».

Bissell avait transmis l'ordre à Bill Harvey, qui fit ce qu'on lui demandait. Il était rentré de Berlin en septembre 1959 pour prendre le commandement de la Division D du Service d'action clandestine. Les officiers de la Division D s'introduisaient dans les ambassades étrangères situées hors des Etats-Unis afin de voler des livres de codes et de chiffres pour les petits curieux de la National Security Agency. La Division D avait dans les capitales étrangères des contacts avec des criminels auxquels on pouvait faire appel pour des cambriolages, l'enlèvement de courriers diplomatiques et autres crimes commis au nom de la sécurité nationale des Etats-Unis.

En février 1962, Harvey créa un programme d'action directe, nom de code Fusil, et engagea les services d'un agent étranger, un résident luxembourgeois-en fait apatride-qui travaillait sous contrat pour la Division D. Harvey songeait à lui pour tuer Fidel Castro.

En avril 1962-les archives de la CIA le montrent-, Harvey fit une nouvelle tentative : il rencontra à New York le gangster John Rosselli, puis choisit un nouvel assortiment de comprimés empoisonnés fournis par le Dr Edward Gunn, le chef du bureau des services médicaux de la CIA, qu'on devait verser dans le thé ou le café de Castro. Il se rendit alors à Miami et les remit à Rosselli, ainsi qu'un camion de déménagement bourré d'armes. [....]

Richard Helms, qui avait pris trois mois plus tôt la direction du service d'action clandestine, donna son feu vert à Harvey. Il estima toutefois préférable de ne pas en parler à McCone, considérant à juste titre que le directeur formulerait de vives objections d'ordre religieux, juridique et politique. J'ai un jour posé personnellement la question à Helms : le président Kennedy voulait-il la mort de Castro ? « Il n'y a rien par écrit, bien sûr, répondit-il tranquillement, mais, à mon avis, certainement oui. » [...]

Négociations secrètes

Nixon et Kissinger opéraient à un niveau de clandestinité qui surpassait celui de la CIA. Lorsqu'ils discutaient avec les ennemis des Etats-Unis-négociant en secret avec les Soviétiques, les Chinois, les Nord-Vietnamiens-, la CIA n'en savait pas grand-chose, sinon rien. Il y avait à cela une raison : la Maison-Blanche ne croyait guère à ce que disaient les experts de la CIA des forces du communisme, et surtout pas à ses estimations de la puissance militaire de l'Union soviétique.

« Je ne veux pas dire qu'ils mentent ou qu'ils déforment les renseignements, mais je tiens à ce que vous autres fassiez bien attention à séparer les faits des opinions », déclara Nixon à Helms lors de la réunion du National Security Council du 18 juin 1969.

Nixon fut scandalisé d'entendre l'Agence affirmer que les Soviétiques n'avaient ni la technologie ni l'intention de frapper d'emblée un coup massif en cas d'affrontement nucléaire. Cette conclusion accompagnait une avalanche d'estimations des forces stratégiques soviétiques que Nixon repoussa en bloc. « Inutile, écrivit-il en marge d'un mémo de Helms sur les capacités nucléaires de Moscou. Une répétition sans intérêt de ce que nous lisons dans la presse quotidienne. » Les analyses de la CIA allaient à l'encontre des projets de Nixon d'installer un système de missiles antibalistiques-prélude aux fantasmes style Guerre des étoiles de l'avenir [...]

Afghanistan

La plus importante opération d'envoi d'armes de la CIA fut le pipeline à l'échelle mondiale qui approvisionnait les moudjahidine, les saints guerriers d'Afghanistan qui luttaient contre les 110 000 hommes de l'armée d'occupation soviétique. Cela commença sous Jimmy Carter, en janvier 1980. Comme il s'agissait d'une idée de Carter, Casey ne s'y rallia pas de bon coeur-pas au début, en tout cas. Mais il comprit bientôt l'occasion qui se présentait.

« J'étais le premier chef d'antenne envoyé à l'étranger avec cette merveilleuse consigne : "Allez tuer des soldats soviétiques", relata Howard Hart, arrivé au Pakistan pour occuper ce poste en 1981. Imaginez un peu ! J'étais ravi. » Noble objectif. Pourtant, la mission ne consistait pas à libérer l'Afghanistan : personne ne croyait vraiment les Afghans capables de l'emporter.

Dès l'abord, les Saoudiens rivalisèrent, au dollar près, avec la CIA pour soutenir les rebelles. Les Chinois y allèrent de quelques millions de dollars d'armes, tout comme les Egyptiens et les Anglais. La CIA coordonnait les expéditions. Hart faisait les livraisons au Renseignement pakistanais. Les Pakistanais en prélevaient une bonne part avant d'acheminer le matériel à la résistance afghane à Peshawar, à l'est de la passe de Khyber, et les chefs rebelles cachaient la leur avant que les armes ne parviennent enfin en Afghanistan.

« Nous n'essayions pas d'apprendre aux rebelles afghans comment faire la guerre, mais en voyant certains succès des Soviétiques, analysa John McMahon, je me persuadai que toutes les armes que nous avions envoyées ne se retrouvaient pas entre les mains des tireurs afghans. » Il partit donc pour le Pakistan et réunit sept chefs de la rébellion. « Je leur déclarai que je me demandais s'ils ne fauchaient pas des armes afin de les garder pour plus tard ou s'ils ne les vendaient tout simplement pas. Ils éclatèrent de rire et me répondirent : "Tu as parfaitement raison, nous cachons des armes. Parce qu'un jour les Etats-Unis ne seront plus là et nous resterons tout seuls pour poursuivre la lutte." »

« Des cendres en héritage. L'histoire de la CIA », de Tim Weiner (Editions de Fallois, 546 pages, 23 E)
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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 21:19

YVTV mundial

Mardi 18 à La Havane

"La Toile d'araignée Impériale"

à la foire internationale du livre 2009 à Cuba



Le livre la Toile d'araignée Impériale : Encyclopédie ingérence et subversion, écrit par Eva Golinger et Romain Migus, sera présentée dans la XVIII Foire Internationale du Livre La Havane 2009, laquelle présentera  au peuple cubain, des représentants de plus de 40 pays et à 266 éditeurs  du monde entier à partir du 12 février.

Cette recherche, entreprise par l'avocat Américain-vénézuélienne et le sociologue français, explique l'interventionnisme impérial que des pays puissants ont exercé sur les peuples du monde, en les plongeant dans la misère en leur imposant la tyrannie du système néo-libéral et du capitalisme.

Les auteurs montrent le complexe système  de relations et des institutions, spécialement les Etats-Unis de l'Amérique du Nord, pour soumettre les pays et interférer dans leurs affaires internes.

Selon Golinger et Migus, des institutions comme l'Agence Centrale d'Intelligence (CIA), Human Rights Watch, Endowment for National Democracy (NED), entre autres, « forment un  grand réseau qui a pour but la domination mondiale du système capitaliste-de consommation ».

Présenté en format encyclopédie ou dictionnaire, la Toile d'araignée Impériale sert de glossaire des termes à comprendre la nature de l'impérialisme contemporain et,  comme arme politique pour obtenir l'émancipation des peuples qui ont décidé d'assumer leur destin par la voie du socialisme.

L'événement aura lieu mardi 18 février à onze H du matin, dans la Salle José Antonio Portuondo de la Forteresse de San Carlos du Cheptel, sièges de la Foire Internationale du Livre de La Havane Cuba 2009.

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