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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 10:29

libertad

La Havane, 16 novembre, (RHC).- Le 6 colloque international de solidarité avec les 5 antiterroristes cubains ouvrira ses portes le 18 novembre dans la ville d’Holguín, dans l’est de Cuba.

Le but de cette rencontre est de renforcer et diversifier les actions en faveur de la libération de ces Cubains prisonniers politiques aux États depuis 12 ans, et cela malgré le fait qu’ils n’avaient fait qu’essayer de combattre le terrorisme prenant Cuba pour cible, en infiltrant les organisations anti cubaines de Floride qui organisent des attentats, attaques et autres crimes contre notre pays.

Alicia Jrapcko, la Coordonnatrice du Comité International pour la libération des 5 aux Etats-Unis a été la première déléguée de ce pays à arriver dans notre pays.

Dans des déclarations à la presse, elle a expliqué que la réunion avec les autres activistes dans le monde est très importante car on procède à un échange de points de vues, d’initiatives et que de nouveaux projets sont tracés dans le cadre de la campagne visant à mettre fin à cette injustice. Elle a précisé :

« Nous savons que c’est sur les États-Unis que nous devons centrer notre travail, mais nous faisons partie aussi d’un mouvement international. Nous avons participé à presque tous les colloques organisés à Holguín, nous avons vu grandir cette réunion et nous sommes très contents car nous avons appris que la participation cette année est bien plus supérieure, que davantage de gens vont venir de tous les coins du monde, des Etats-Unis bien entendu aussi, des gens qui ne sont jamais auparavant venus ».

Alicia Jrapko a expliqué que le 5è colloque avait abouti à des accords importants pour le travail de concert de toutes les organisations qui luttent pour la libération des 5. Elle a cité en exemple la confection et l’envoi de cartes postales à l’administration étasunienne pour exiger la libération immédiate de nos compatriotes.

« L’année dernière par exemple, l’un des résultats du colloque a été l’envoi par 10 Prix Nobel de cartes postales étant donné qu’Obama s’est vu remettre ce prix cette année-là. Le but était de demander à Obama de rejoindre ces Prix Nobel et de libérer les 5. Les cartes font partie de la campagne, elles ne vont pas libérer les 5, mais elles permettent aux gens qui les voient, qui les manipulent d’apprendre davantage sur cette affaire, sur l’histoire de ces hommes. C’est ainsi que des cartes postales ont commencé à arriver à Obama de partout dans le monde, dans plusieurs langues. Cela sans doute a eu un impact, cela lui montre qu’il y a dans le monde des personnes qui s’intéressent à cette affaire ».

Alicia a expliqué que c’est aux États-Unis qu’il faut livrer la plus grande bataille pour obtenir la libération des 5.

« Nous en sommes conscients. Il est difficile, certes. Ils sont victimes dans notre pays de la haine et de la politique anti cubaine cruelle qui depuis 50 ans est appliquée. Les conditions sont difficiles pour notre travail, mais les gens en général comprennent la valeur de la solidarité. C’est pour cela que nous avons proposé que des syndicalistes d’autres pays s’adressent aux syndicalistes étasuniens par exemple. Cela se fait, mais il faut renforcer ce travail ».

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 23:12

willy meyer cuba

La Havane, 3 novembre (AIN) – Willy Meyer, député espagnol au Parlement Européen qui conduit une délégation de la Gauche Unitaire, s’est prononcé aujourd’hui pour la libération immédiate des 5 Cubains prisonniers politiques aux Etats-Unis. Il a également demandé la levée du blocus économique, commercial et financier que les Etats-Unis imposent à notre pays depuis près de 50 ans.

Nos 5 compatriotes purgent de très lourdes peines de prison dans des pénitenciers étasuniens. Ils ont été accusés de conspiration afin d’espionner. Ils n’avaient pourtant fait que surveiller les organisations terroristes de Miami pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible.

Au sujet du blocus étasunien il a indiqué :


“Le blocus a été de nouveau condamné par l’Assemblée Générale de l’ONU presque à l’unanimité avec seulement deux voix contre. Il y a eu 3 abstentions et donc ce mandat démocratique du monde devrait se traduire par des faits. Il faut donc exiger des Etats-Unis qu’ils lèvent le blocus ».

Willy Meyer a relevé qu’un des objectifs de sa visite est d’obtenir un dialogue favorable pour Cuba et l’Europe. Se référant à la dite « Position Commune » de l’Union Européenne à l’égard de Cuba il a indiqué :

« Cuba est le seul pays au monde qui reçoit ce type de traitement exceptionnel qui constitue une ingérence dans les Affaires intérieures de Cuba. Cette position commune veut dire que l’Union Européenne veut une transition à Cuba. C’est une position pour lutter contre le socialisme à Cuba ; pour s’immiscer dans ses affaires intérieures. C’est quelque chose d’inacceptable qu’aucun pays de l’Union Européenne n’accepterait à son égard. C’est pourquoi il faut mettre fin à cette « Position Commune et établir des relations d’un mutuel accord, d’égal à égal entre Cuba et l’Union Européenne comme celle-ci le fait avec la Chine, avec le Viêt-nam ou avec n’importe quel autre pays du monde ».

Par ailleurs, au cours d’une rencontre avec des proches de René González, Ramón Labañino, Antonio Guerrero, Fernando González et Gerardo Hernández, Willy Meyer, qui est également membre du Parti Communiste d’Espagne a renouvelé l’engagement d’appuyer les Cubains au Parlement Européen et dans chacun des 27 états membres de l’Union Européenne.

Willy Meyer a condamné, au nom de la délégation –formée de députés de la France, du Portugal, de l’Allemagne et de la Grèce, entre autres- les obstacles que dresse Washington aux visites des proches des 5 aux prisons où ils sont enfermés ce qui viole des droits de l’Homme reconnus universellement.

« En ce moment –a souligné ce député espagnol- nous centrons nos efforts sur la demande de grâce au Président étasunien Barack Obama pour les 5 antiterroristes cubains.

Pour sa part, Giorgios Toussas, eurodéputé et membre du Comité Central du Parti Communiste de la Grèce a exprimé la volonté de poursuivre les campagnes d’appui à la libération des 5.

De son côté, Elizabeth Palmeiro, la femme de Ramon Labañino, a remercié la délégation de son appui inconditionnel. Elle a rappelé que c’est un moment crucial dans la cause des 5.

Elizabeth Palmeiro a souligné que le seul moyen de changer la situation des 5 est la pression internationale.

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 21:54

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Le Monde Diplomatique, noviembre 2010 (version longue)

Il y a dix ans, le 27 novembre 2000, s’ouvrait à Miami le procès de cinq Cubains qui, pour avoir infiltré les réseaux criminels agissant contre l’île depuis la Floride, ont été condamnés à des peines qui défient l’entendement. Avant et pendant les audiences, tandis que les médias nationaux et internationaux se désintéressaient de l’affaire, ceux de Miami ont joué un rôle primordial dans la mise en condition de l’opinion – et des jurés.

Par Maurice Lemoine

Cent policiers ! Une opération digne d’Hollywood pour, ce 12 septembre 1998, à Miami, arrêter cinq Cubains : MM. Gerardo Hernández, Ramon Labañino, René González, Fernando González et Antonio (Tony) Guerrero. Suivent deux jours d’interrogatoires ininterrompus, exténuants, au long desquels ils ne peuvent ni se laver ni se raser. Le 14 septembre, vêtements fripés, joues bleuies par la barbe, chevelures en broussaille, yeux ravagés, on les propulse devant une nuée de photographes. Belle séance de portraits ! Ce sont ces « tronches » de truands qui apparaîtront dans la presse, dès le lendemain.

Ce même 14 septembre, en conférence de presse, le chef local du Federal Bureau of Investigation (FBI) Hector Pesquera fait l’important : « Cette arrestation est un coup significatif porté au gouvernement cubain. Ses efforts pour espionner les Etats-Unis ont été déjoués. » M. Pesquera ment. Il s’en moque. Il peut se permettre n’importe quoi. Il se trouve dans la République bananière de Miami et il le sait.

Ceux qui bientôt deviendront les « cinq » ont en réalité infiltré les organisations armées de l’exil anticastriste, tout comme leur vaisseau-amiral, la « très respectable » Fondation nationale cubano-américaine (FNCA), créée par Ronald Reagan en 1981. Ils ont informé La Havane sur les tentatives d’infiltrations dans l’île et les attentats en préparation (1). Et pour qui douterait de l’existence de ces réseaux criminels, l’un de leurs principaux acteurs a mis personnellement les points sur les « i » : M. Luis Posada Carriles. Agent de la Central Intelligence Agency (CIA), auteur intellectuel du crime de La Barbade – l’explosion en vol, en 1976, d’un DC-8 de la Cubana de Aviación (soixante-treize morts) –, il a, depuis l’Amérique centrale, accordé treize heures d’entretien à Larry Rohter et Ann Louise Bardach, du New York Times. « Je tiens à déclarer que je suis l’organisateur de la campagne contre des objectifs touristiques, en 1997, à Cuba. » Une série de bombes a, du 12 avril au 4 septembre de cette année-là, frappé les hôtels de La Havane, provoquant d’importants dégâts, la mort d’un touriste italien et de nombreux blessés. Ayant, à ce moment, quelques comptes à régler avec ses amis, M. Posada Carriles a précisé : « Je suis en lien permanent avec la FNCA. » Réaction des journalistes : « Vous voulez dire qu’elle est au courant de vos activités ? » « Evidemment, puisqu’elle les finance ! De [Jorge] Mas Canosa [président à l’époque de la FNCA], j’ai dû recevoir environ deux cent mille dollars. »

Ces révélations, publiées par le NYT les 12 et 13 juillet 1998, tétanisent Miami. Le Miami Herald, le Nuevo Herald, le Diario las Americas, les radios – Radio Mambi, La Poderosa, etc. –, la télévision – Canal 23, Canal 41, TV Martí – détournent l’attention en bombardant le public de la nouvelle du siècle : une supposée maladie de M. Fidel Castro.

En revanche, quelques mois plus tard, et s’agissant des « cinq »… Tout y passe. Le mot « espions », en long, en large et en continu. Les formules stéréotypées, les clichés rebattus des plus mauvais romans. Les déclarations fantaisistes de fonctionnaires du FBI : les détenus sont des individus dangereux. Les mensonges les plus éhontés : « Les espions planifiaient des sabotages en Floride » (2).

Dix-sept mois d’isolement total dans le pourrissoir de cellules disciplinaires empêchent les inculpés de préparer leur défense. Qui serait assez simple, au demeurant. Il n’existe aucune preuve de leur culpabilité. Par ailleurs, prévoit la loi, si le climat hostile d’un lieu – et dans ce cas Miami, fief de l’extrême droite cubaine – peut avoir une quelconque influence sur le bon déroulement d’un procès, le juge doit le transférer en un autre endroit. Il n’en sera rien. Dix-sept avocats commis d’office par la Cour refuseront de siéger, craignant les répercussions que pourrait avoir sur leur carrière le fait de défendre un « espion cubain ».

Le 27 novembre 2000 commence la sélection du jury. De nombreuses personnes convoquées expriment leur réticence à l’intégrer, déclarant redouter la pression des médias. D’autres expriment leur crainte d’une manifestation violente de l’exil si les jurés décident d’absoudre les accusés. Le 2 décembre, la juge expose aux « heureux élus » les grandes lignes du fonctionnement d’un procès. « Il vous est interdit de lire quoi que ce soit sur l’affaire, dans les journaux, ou d’écouter des commentaires à la radio ou à la télévision, les médias pouvant contenir des informations et des jugements qui ne constituent en rien des preuves. (…) Vous m’avez compris ? » Ils acquiescent gravement. Un peu plus tard, ils quittent leur salon de réunion. Un greffier en sort précipitamment sur leurs talons. Il lève une main pour montrer un journal froissé. Un exemplaire du Miami Herald. A la « une », un assassinat en règle des « cinq espions ».

Début du procès. Télévision, quotidiens sérieux et feuilles à scandale couvrent les audiences, espérant sans doute y trouver le monde glamour de James Bond, des nuits de cocktails, des autos de luxe, des armes sophistiquées – bref, des « super-espions ». Déception. Quand la défense commence à parler de leur objectif antiterroriste, le New York Times rappelle sa correspondante. Malgré leur passion pour les chroniques judiciaires, fussent-elles totalement dépourvues d’intérêt, les autres envoyés spéciaux font leurs valises aussi.

Les médias européens ? Si la grande presse américaine consacrait une large place à l’affaire, si celle-ci concernait une star du showbiz ou une personnalité connue – comme M. O.J. Simpson en 1994-1995 ou Michael Jackson en 1993 et 2003 – sans doute s’y intéresseraient-ils. Ce n’est pas le cas. Ne restent que les reporters des médias de Miami.

Des manifestations ont lieu devant le siège du tribunal. Des excités brandissent des cordes en demandant que les « cinq » soient pendus. Jusqu’au moment des délibérations (le 4 juin 2001), les jurés subissent un harcèlement constant. Brandissant caméras et micros, des journalistes les poursuivent dans les couloirs, dans la rue, jusqu’à leurs véhicules, dont ils filment les plaques d’immatriculation.

Moment clé (parmi tant d’autres). Le 13 mars 2001, à la demande de la défense, M. José Basulto a été convoqué pour témoigner. Vétéran de la Baie des Cochons, lié à la CIA, auteur d’une attaque à la mitrailleuse contre un hôtel cubain en 1962, il a rejoint la contra nicaraguayenne (3) dans les années 1980 puis a fondé une « organisation humanitaire », Hermanos al Rescate (Frères du sauvetage ; HAR), à Miami, en mai 1991. Dotée de plusieurs avions – dont deux Cessna 0-2 en version militaire que lui a offert l’US Air Force (dont ils portent encore l’emblème), à la demande du président George Bush (père) – elle a pour objectif affiché de sauver les balseros (4) en perdition dans le détroit de Floride. Provoquant un scandale mondial, deux de ces appareils ont été abattus par la chasse cubaine (quatre morts), le 24 février 1996, dans l’espace aérien de l’île violé à maintes reprises pour inciter, à l’aide de tracts jetés du ciel, les Cubains à se rebeller. Lui imputant un rôle dans cet événement, on accuse M. Hernández de « conspiration d’assassinat au premier degré dans les eaux internationales ».

Seulement, le témoignage de M. Arnoldo Iglesias, lui aussi convoqué, a levé un coin de voile sur la face cachée de HAR. Pressé de questions par la défense, il a dû admettre que, en 1995, M. Basulto et lui ont fait l’essai de bombes artisanales en les lançant de leur avion dans la zone de l’aéroport d’Opa-Locka (et au large des Bahamas). Sommé de s’expliquer lors de l’audience du 13 mars, M. Basulto ment, s’enferre, se décompose et finit par perdre son sang-froid, accusant l’avocat Paul McKenna d’être « un espion communiste ».

Le lendemain, silence radio – au sens propre de l’expression. Indigné, M. Roberto González, frère d’un des accusés, René (5), croise le journaliste du Miami Herald dans le hall du tribunal. Il raconte : « Je lui ai dit : “Chico, je suis préoccupé. On m’a parlé de la liberté de la presse, mais je vois que lorsque quelque chose à l’audience contredit la thèse du gouvernement, tu ne publies rien, le jour suivant.” Il a eu l’air ennuyé et il m’a répondu : “Les gens n’aiment pas ce genre d’information. Ils disent que j’aide la défense.” » Le Nuevo Herald, pour sa part, titre, le 17 mars : « La défense tente de souiller Basulto ». Et le procès reste un brouillard pour ceux qui n’y assistent pas.

Extrême discrétion encore lorsque des représentants de la Federal Aviation Agency (FAA) confirment qu’ils ont averti sept fois M. Basulto du grave danger que faisaient courir à HAR ses vols illégaux sur La Havane. Lorsque le contre-amiral Eugène Carroll affirme que, informé par les autorités cubaines qu’elles défendraient leur espace aérien, conformément au droit international, il a prévenu les responsables militaires, à Washington, afin qu’ils mettent un terme aux provocations de HAR, mais qu’ils n’ont rien fait. Lorsque plusieurs officiers de haut rang – le général Edward Breed Atkison, instructeur de l’Ecole du renseignement pour la défense pendant dix ans ; le général Charles Elliott Wilhelm, ex-chef du Commandement sud de l’armée des Etats-Unis ; le général James Clapper, ex-directeur de la Defense Intelligence Agency, les services secrets du Pentagone – déclarent à la barre qu’aucun des inculpés n’a obtenu ou recherché des informations pouvant porter préjudice à la « sécurité nationale des Etats-Unis ».

En revanche, le 30 avril, le Nuevo Herald sonne le tocsin : « Le ministère public a assuré qu’il disposait de preuves et de documents en abondance au sujet des prétendues activités d’espionnage des accusés. Or, bien que le procès doive se conclure dans un mois, de nombreux observateurs et leaders communautaires se plaignent de ce que ces preuves écrasantes brillent par leur absence, et que la défense semble avoir assis l’exil cubain au banc des accusés… Si les choses continuent comme ça, ces espions vont être mis en liberté. »

Vaine inquiétude… Le 8 juin 2001, sans doute soucieux d’éviter le lynchage, les jurés, à l’unanimité, déclarent les « cinq » coupables. Entre le 13 et le 27 décembre 2001, les peines tombent, démesurées, irrationnelles, pour « conspiration d’espionnage en vue d’affecter la sécurité nationale des Etats-Unis » : quinze ans d’emprisonnement pour M. René González ; dix-neuf ans pour M. Fernando González ; perpétuité plus dix-huit ans pour M. Labañino ; perpétuité plus dix ans pour M. Guerrero ; deux perpétuités plus quinze ans (« conspiration en vue d’assassinat ») pour M. Hernández (6).

La presse locale explose de joie. Les médias internationaux se taisent.

En septembre 2006, scandale (très limité) : on découvre que dix journalistes influents, d’origine cubaine, qui travaillent dans les médias de Miami (7) – Miami Herald, Nuevo Herald, Diario Las Americas, les chaîne Univisión, Telemundo et Canal 41, Radio Mambi – sont régulièrement payés par le gouvernement fédéral pour participer à des programmes de Radio et TV Martí – deux chaînes officielles émettant vers l’île pour appuyer la politique anticastriste – afin de réaliser des opérations de propagande clandestine – ce que, dans le jargon des opérations psychologiques, on appelle « semer l’information ». Ces « professionnels » sont ceux qui, par leurs articles et commentaires, ont contribué à créer le climat qui a entouré l’affaire des « cinq » depuis leur arrestation en 1998 (8).

Le 2 juin 2010, le comité national américain pour la libération des « cinq » – Free The Five – a annoncé sa décision de porter plainte contre le Broadcasting Board of Governors (BBG), entité autonome du gouvernement fédéral responsable de toutes les transmissions financées par ce même gouvernement. Au terme d’une enquête de dix-huit mois, le comité dénonce le paiement par le BBG de 74 400 dollars à des journalistes, afin de créer une atmosphère préjudiciable aux « cinq ». Du 27 novembre 2000 au 8 juin 2001 – c’est-à-dire pendant le procès –, le Nuevo Herald a publié huit cent six articles, et le Miami Herald trois cent cinq, hostiles aux accusés.

Jamais la vérité n’a été aussi nue.

Mais, douze ans après leur arrestation, les « cinq » pourrissent toujours dans les pires établissements pénitenciers américains.

Maurice Lemoine

Version augmentée de l’article paru dans le Monde diplomatique de novembre 2010.

(1) Depuis 1959, les actions armées de l’exil ont fait plus de trois mille quatre cents morts à Cuba.

(2) El Nuevo Herald, 17 septembre 1998. El País, sous le titre « Les 007 de Fidel » (Madrid, 21 septembre 1998), évoquera des « plans de sabotage contre des avions et des aéroports » et le recueil d’« information détaillée sur les hauts commandants du Commandement sud de l’armée des Etats-Unis ».

(3) Contre-révolutionnaires qui ont mené des opérations armées contre la révolution sandiniste, depuis leurs camps du Honduras.

(4) Cubains cherchant à gagner les Etats-Unis sur des embarcations de fortune.

(5) Nés aux Etats-Unis de parents cubains qui ont regagné l’île après le triomphe de la révolution, ils ont tous deux la double nationalité cubaine et américaine, tout comme M. Antonio Guerrero.

(6) Au terme d’un processus judiciaire complexe, les peines de trois détenus ont été réduites, en 2008 : vingt et un ans et dix mois de prison pour M. Guerrero ; trente ans pour M. Labañino ; dix-sept ans et neuf mois pour M. Fernando González.

(7) Parmi eux : Carlos Alberto Montaner, collaborateur du journal conservateur espagnol ABC.

(8) En décembre 2006, Jésus Díaz, président et rédacteur en chef du Miami Herald et du Nuevo Herald a dû démissionner.

 Source : le monde diplomatique

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 01:13

“C’est un moment très difficile pour notre famille. Nous sommes reconnaissants envers tous ceux qui nous soutiennent et qui prient pour la santé et le prompt retour de notre mari et père».

Ce message publié aux Etats-Unis il y a quelques mois, et demandant le retour d’un homme soupçonné d’espionnage et incarcéré dans une prison de haute sécurité pourrait avoir été envoyé au nom des familles des Cinq de Miami qui attendent depuis plus de douze ans le retour de ceux qui se sont opposés au terrorisme contre révolutionnaire de la mafia cubano américaine de Floride. Ce n’est pas le cas.

Il est signé Judy Gross.

Son mari, Alan Gross, est incarcéré à Cuba depuis le 3 décembre 2009. Que faisait à La Havane (pour son cinquième voyage de l’année!) cet expert en technologie de communications longues distances, fervent supporter d’Obama et que les USA présentent comme travailleur indépendant et consultant pour « Development Alternatives, Inc. », un sous-traitant de l’USAID ? Lors de son arrestation à l’aéroport José Marti, ce brave homme voyageant avec un visa de tourisme a expliqué qu’il était venu offrir des téléphones satellitaires dernier cri (valeur marchande : entre 1795 et 5273 dollars – sans compter les frais du service) à la communauté juive de La Havane… Laquelle communauté, fort surprise, a affirmé n’avoir jamais rencontré ce Père Noël moderne!

On se demande comment Alan Gross a pu passer ainsi des dizaines et des dizaines de ces équipements ultra modernes au nez et à la barbe des douanes cubaines. Et ce, à plusieurs reprises. De là à penser que le matériel attendait sagement à la SINA, la Section des Intérêts Nord Américains à Cuba, il n’y a qu’un pas qu’il est bien tentant de franchir.

Cuba ne semble pas pressé d’inculper le bonhomme. Il y a sans doute de bonnes raisons à cela.

Comme à tous ceux qui ont un être cher en prison, le temps semble long à la famille d’Alan Gross! C’est pourquoi son épouse vient d’adresser une lettre au président Raúl Castro dans laquelle elle exprime les regrets de son mari pour son travail dans l’île, ajoutant que la Maison Blanche n’a, à ce jour, pas fait grand-chose pour lui… Elle demande au président cubain de libérer Alan Gross pour des raisons humanitaires: leur fille souffre d’un cancer du sein, et on a besoin de lui à la maison (sources : agence Reuters). Raùl Castro n’a pas encore répondu.

Il pourrait dire à Judy Gross que des lettres demandant la clémence et la liberté de ceux qui, contrairement aux agents de l’USAID contre Cuba, n’ont jamais cherché à nuire à la sécurité des USA, le président Obama en a reçu des milliers et des milliers. Ou que Carmen Nordelo, la mère de Gerardo Hernandez, est morte il y a juste un an sans avoir pu embrasser son fils une dernière fois. Que des enfants grandissent sans leur père, et pourtant ils en ont besoin chaque jour. Que des gens qui attendent la libération des Cinq Héros Cubains il y en a des milliers et des milliers de par le monde.

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Gerardo et sa mère Carmen

Cela dit, c’est bien triste pour madame Gross et sa famille.

Le président Obama a les cartes en main. Qu’est-ce qu’il attend pour mériter son prix Nobel de la Paix?

*Cubako Etxea- France Cuba

Source : Cubanismo

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 10:50

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Tony Guerrero est l´un des cinq Cubains emprisonnés injustement dans les geôles étasuniennes pour avoir découvert les auteurs d´expéditions terroristes vers Cuba.
Un message du Cubain Tony Guerrero qui a 52 ans aujourd´hui. Pour rappel: il avait 39 ans quand il a été arrêté aux États-Unis...
Il y a dans ce texte des lignes qui valaient la peine que je les traduise pour ceux qui auraient un peu de mal en espagnol.
musu eta zorionak ( bise et bon anniversaire ) à celles et ceux qui sont nés un 16 octobre. Avec extension aux natifs du 17 ou du 15.
Annie Arroyo.
16 OCTOBRE

Chers amis :
Un autre 16 octobre arrive dans une prison injuste, pour moi c’est le treizième anniversaire dans ces conditions.
Cette fois, comme jamais encore, m’arrivent des messages d’anniversaire de tous les confins de notre planète.
J’ai plus qu’il n´en faut de motifs pour me sentir heureux et bien accompagné.
Avant tout, que mes remerciements arrivent à tous les amis qui nous soutiennent et pas seulement aux anniversaires mais chaque jour, à chaque instant.
Parfois les dates où nous naissons coïncident avec un fait historique important. En ce qui me concerne, je me souviens toujours qu’un jour comme celui-là, en 1953, Fidel se défendait courageusement et brillamment, face à la cruelle dictature de Batista, lors du procès auquel il fut soumis après le glorieux assaut de la Caserne Moncada. Son plaidoyer historique mit en évidence les raisons de la lutte armée et fut le programme de la Révolution, qui aujourd’hui encore reste d’actualité. Il est connu comme « L’Histoire m’absoudra ».
Quand nous préparions nos plaidoyers pour les audiences de sentences en 2001, un petit livret de cette transcendantale et convaincante défense de Fidel. Celui-ci passa de main en main parmi mes frères, et ce jusqu’à moi qui fus le dernier à recevoir la sentence. le jour de mon audience j’ai emmené avec moi ce petit livre qui est passé inaperçu au milieu de mes documents légaux. Quand on m’a donné la parole, je l’ai mis devant moi. Là était présente notre histoire, là étaient présentes toute la justice et toute la dignité que contient l’œuvre révolutionnaire.
Une autre chose qui attire notre attention est ceux qui sont nés le même jour que nous. Deux très proches camarades de travail de l’aéroport de Santiago de Cuba, le chef de la Brigade de maintenance, Carlos Vizcay, et notre secrétaire, Marietta Mila, ont la même date de naissance que moi et nous avions l’habitude de fêter ensemble [l’évènement]. La soeur de mon camarade de fac, Ramonita Ontivero Valls, fête elle aussi son anniversaire le 16.
Dans une lettre qui m’est arrivée il y a deux jours des amis d’Allemagne me font savoir que le Prix Nobel de Littérature de 1999, Günter Grass, fêtera son 75° anniversaire à cette date. Nous lui serons éternellement reconnaissants pour son soutien dans l’appel pour notre libération.
Et il y a une coïncidence très spéciale, celle concernant mon fils Gabriel Eduardo, qui arrive à ses 18 ans. Je l’ai appelé par téléphone et nous avons conversé quelques minutes. Il était content et ses études se passent bien. Il m’a raconté que, avec quelques camarades, ils avaient mis une pancarte pour la liberté des Cinq sur le Cerro Anton, dans la ville de Panama où il habite. Il me l’a dit avec orgueil, comme pour me dire : Papa maintenant je suis grand ! Quel plus beau cadeau pour ce jour !
A tous ceux qui fêtent leur anniversaire ce 16 [octobre], ceux que je connais et ceux que je ne connais pas, BON ANNIVERSAIRE !
Je veux partager avec vous ce poème que j’ai écrit un 22 décembre 1999, dans une cellule de ce qu’on appelle “le trou”.

Tony Guerrero

Prison de Florence (Colorado)

En haut de la côte
Un jour, en haut de la côte, je suis parti chercher
Un morceau de soleil, une simple couche.
J’ai cheminé tout droit, fendant l’ombre farouche
Conscient des dangers, sans tergiverser.
Cultiver le sourire fut un très sage choix,
C’est l’aile indispensable pour pouvoir s’envoler.
Je n’ai pas choisi de vivre au pied d’un glacier
Si c’est là que le bien a besoin que je sois.
J’ai chanté la paix et la fleur ai soignée,
Dans les jours de soleil et dans les jours obscurs,
Je confirme aujourd’hui, en de sordides murs,
Que l’amour est la plus sûre des libertés.

22 janvier 1999


Traduit par Annie ARROYO ardakan@wanadoo.fr Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Source: Message de Stephan Chenier
http://www.facebook.com

Tiré de Cubarte

Source : Ahora

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 01:14

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Le 6 octobre dernier, alors que, à La Havane on commémorait le 34e anniversaire de l’attentat perpétré contre un avion de la compagnie Cubana de aviación qui explosa en plein vol entraînant la mort des 73 passagers et de l’équipage - parmi lesquels les très jeunes membres de l’équipe nationale d’escrime -, était présenté à Paris le livre de Maurice Lemoine, Cinq Cubains à Miami [1]. Ce roman a pour trame les activités, l’arrestation et l’emprisonnement – il y a douze ans - de cinq Cubains qui, à Miami, tentaient d’empêcher de nouveaux actes de terrorisme contre Cuba. Maurice Lemoine répond aux questions du journaliste cubain Enrique Ubieta Gómez.

Maurice, qu’est-ce qui t’a incité à écrire sur les Cinq ?

Dans Le Monde diplomatique, quand Ignacio Ramonet en était le directeur et moi le rédacteur en chef, nous avions publié deux articles sur les Cinq, dont un de l’avocat Leonard Weinglass. L’histoire m’a paru absolument incroyable. Je me suis donc intéressé au sujet, j’ai commencé à travailler sur le dossier et je me suis dit qu’il était impossible que cette histoire ne soit pas connue. Je fonctionne ainsi : un matin, je me suis levé en me disant que je devais écrire un roman sur cette affaire…

Pourquoi un roman ?

C’est mon quatrième roman. Il faut savoir que le monde de l’édition, dans un pays comme la France, est très compliqué. Si tu écris un document sur les Cinq, quelque chose de très sérieux, d’universitaire, personne ne s’y intéressera. Tu sais que tu ne pourras vendre le livre qu’aux membres des organisations de solidarité, mais tu ne toucheras pas le grand public. Pour que le livre soit connu, pour que l’histoire soit connue, tu dois passer par le filtre des médias.

Dans ces médias, si tu écris un livre « sérieux » sur les Cinq, tu devras l’envoyer en service de presse aux spécialistes de l’Amérique latine. Et la majorité de ces spécialistes ont des préjugés contre Cuba. C’est un fait. En revanche, si tu écris un roman, tu peux toucher d’autres types de journalistes, spécialistes de sujets généraux ou de littérature, plus curieux. Tu auras davantage de chances qu’ils voient le livre et qu’ils se disent : « Tiens, c’est intéressant », et qu’ils découvrent l’histoire des Cinq. C’est la raison pour laquelle j’ai choisi cette stratégie…

Par quelle maison d’édition est-il publié ?

Les éditions Don Quichotte à Paris. Le nom est bien choisi. C’est une maison d’édition très jeune, un an à peine, mais avec une directrice très courageuse. Quand tu arrives chez un éditeur en disant : « J’ai un livre sur les Cinq de Miami et il fait 1050 pages », il faut en effet que tu aies en face de toi quelqu’un de très courageux. Parce que c’est un gros risque économique, y compris pour des maisons d’éditions de renom. Mais la directrice de Don Quichotte a la tête sur les épaules, elle maîtrise bien les enjeux politiques, et elle m’a dit : « Très bien, on y va ».

Qu’as-tu pensé de la surprenante présentation du livre dans une des émissions de télévision les plus populaires de France ?

Pour te dire la vérité, je ne l’ai pas vue. Mais c’est une bonne nouvelle, d’abord parce que le journaliste [2] qui l’a présenté – et qui aborde des sujets généraux, précisément, comme je te le disais – est un homme sérieux et célèbre. Ensuite, c’est la première fois qu’on parle des Cinq à la télévision française. Pour moi, c’est formidable. D’habitude, les journalistes restent dans l’expectative. Si quelqu’un de très connu parle de quelque chose, les autres le font également et tu as plus de chances. C’est pourquoi, nous espérons que ce sera le début d’une campagne – pour moi c’est en effet une campagne -, qui nous permettra de faire connaître l’histoire des Cinq.

As-tu pu rencontrer la famille ?

Oui, bien sûr. Je ne connaissais ni Olga ni Adriana. À Cuba, j’ai fait la connaissance de la mère d’Antonio et de celle de Fernando, de l’épouse de Ramón et du frère de René. J’ai aussi beaucoup travaillé sur les témoignages, sur ce qui se sait de l’histoire car, à Cuba, on a beaucoup publié sur le sujet. C’est pourquoi, en réalité, mon livre est une œuvre collective. J’ai lu tout ce qui s’est écrit et, d’une certaine manière, on peut dire que j’ai résumé, pour un public français, l’information recueillie par de nombreuses personnes.

Ton roman sera-t-il traduit dans d’autres langues ?

Mon grand souhait c’est qu’il y ait une version espagnole. C’est compliqué parce que c’est un livre de mille pages, et cela représente un coût important pour une maison d’édition. Cela va dépendre également du succès du livre en France. Si, demain, un éditeur anglais s’aperçoit qu’un livre a du succès en France, il peut se décider à le publier, malgré le coût de la traduction. Le livre vient de sortir. Nous avons commencé avec un tirage de 5 000 exemplaires, et ensuite on verra.

 

Source : blog « La isla desconocida » d’Enrique Ubieta Gómez.
http://la-isla-desconocida.blogspot.com/

Source : Mémoire de luttes

 

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 01:05

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 10:57

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Washington, D.C. Le 13 Octobre 2010. - Dans un rapport publié aujourd'hui, Amnesty International manifeste sa préoccupation concernant l'équité du jugement des cinq Cubains déclarés coupables en 2001 d'avoir, entre autres, agi comme agents de renseignements pour Cuba. Les cinq hommes accomplissent des condamnations qui vont de 15 ans à la perpétuité dans les prisons fédérales des Etats-Unis.

 Dans une lettre envoyée le 4 Octobre à l'Attorney Général des Etats-Unis [Ministre de la Justice US] Eric Holder, Amnesty International fait part des doutes sur la clarté et l'impartialité du jugement qui n'ont pas été résolus en appel. L'organisation des Droits de l'Homme n'a pas pris position en ce qui concerne le fait de savoir si les cinq hommes sont coupables ou innocents des faits qui leur sont reprochés.

 Les Cinq - Fernando González, Gerardo Hernández et Ramón Labañino étant citoyens Cubains tandis que Antonio Guerrero et René González sont de nationalité US - ont été jugés à Miami et condamnés pour différentes charges, dont celles d'agir et de conspirer pour agir comme des agents non répertoriés de la République de Cuba, de fraude et usage indu de papiers d'identité, et, pour trois d'entre eux, conspiration pour transmettre des informations sur la Défense Nationale.

 Gerardo Hernández a de plus été condamné pour conspiration en vue de commettre des assassinats, accusation fondée sur sa présumée participation en 1996 à la destruction par Cuba de deux avions affrétés par une organisation hostile à Castro, "Frères à la rescousse", au cours de laquelle périrent quatre personnes. [Les pilotes des avions]

 Le rapport d'Amnesty mentionne que la tenue du jugement à Miami, compte tenu de l'hostilité générale à l'égard du gouvernement cubain dans cette zone, des médias et autres évènements survenus avant et pendant le jugement sont des facteurs qui rendent impossible de garantir un jugement totalement impartial.

 D'autres préoccupations concernent les questions sur la pertinence des preuves qui ont fait condamner Gerardo Hernández à la complicité pour assassinat, et sur les circonstances de la détention préventive des cinq hommes, durant laquelle ils avaient un accès limité à leurs avocats et aux documents, lesquelles peuvent avoir restreint leurs droits à la défense.

 Amnesty International a demandé au gouvernement qu'il réexamine ce cas et modère toute cette injustice, que ce soit par la grâce ou tout autre moyen approprié, au cas où de nouveaux recours demeureraient inefficaces.

 Amnesty International a rappelé sa préoccupation concernant les refus répétés du gouvernement des Etats-Unis d'accorder un visa temporaire aux épouses des deux prisonniers René González et Gerardo Hernández pour qu'elles puissent leur rendre visite. L'organisation est inquiète du fait que cette interdiction, qu'elle soit indéterminée ou permanente, des visites des épouses, représente une peine supplémentaire et est contraire aux normes internationales relatives au respect de la dignité humaine des prisonniers et à l'obligation des Etats-Unis de protéger la vie familiale.

 Amnesty International continue à demander au gouvernement d'accorder des visas temporaires aux épouses pour raisons humanitaires. Amnesty International, qui a obtenu le Prix Nobel de la paix, est une organisation de défense des Droits de l'Homme suivie par plus 2 800 000 de personnes, militants et volontaires dans plus de 150 pays dans le monde. L'organisation enquête et expose les abus, instruit et mobilise la population et travaille à protéger les personnes où qu'elles soient quand leur sont déniées laJustice, la Liberté, la Vérité et la Dignité.

Sources :

Original en anglais : http://www.amnestyusa.org/document.php?id=ENGUSA20101013001&lang=e

Espagnol : http://www.aporrea.org/ddhh/n167563.html

 

En français sur le site d’Amnesty (Un peu différent dans la forme – Précisions sur les recours en cours) :

http://www.amnestyinternational.be/doc/spip.php?page=imprimir_articulo&id_article=16810

 

Traduction : Alma

 

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 07:12

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Maurice Lemoine sera à Villerupt jeudi 14 octobre !

Cinq cubains à Miami, de Maurice Lemoine. Don Quichotte Éditions, 2010, 24 euros.

Traiter en forme romanesque des faits politiques rigoureusement réels est un pari osé et difficile. Un exercice périlleux qui peut s’avérer ennuyeusement lourd. Dans son roman, l’écrivain et journaliste Maurice Lemoine, ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique, réussit, sans machiavélisme, un récit au cordeau, où le « mensonge fictionnel » permet de mieux approcher la réalité ; un récit qui ne lâche pas le lecteur et le plonge au cœur de cette véritable guerre non déclarée, guerre de tous les instants, que livrent depuis 1959 les États-Unis contre la révolution cubaine. Plus de six cents tentatives de la CIA pour tuer Fidel Castro, des commandos, des infiltrations, des sabotages, des attaques, des réseaux d’extrême droite, des tueurs à gages qui plastronnent à Miami, des protections officielles, et un bilan de trois mille quatre cents morts pour Cuba. Si l’auteur embrasse toute la période historique, c’est que ce rappel est absolument nécessaire à la bonne compréhension de l’histoire des Cinq Cubains prisonniers de l’Empire. Face à l’implacable guerre secrète, que le roman restitue avec brio, Cuba se défend avec ingéniosité et persévérance. La Havane infiltre les réseaux terroristes de Miami comme l’une des lignes de défense. C’est ainsi que des révolutionnaires feignent de trahir leurs convictions. Au début des années 1990, cinq d’entre eux ont infiltré l’appareil contre-révolutionnaire de Miami, obtenant des renseignements capitaux, à tel point que le gouvernement cubain, en juin 1998, fut en mesure d’informer le FBI des opérations terroristes en préparation. Au lieu de prendre les devants, le 12 septembre 1998, le FBI arrêta les cinq agents cubains, Gerardo, Ramón, René, Fernando, Antonio, accusés d’espionnage, et plus grave encore, de « conspiration », alors que la caricature de procès a montré qu’ils n’ont nullement mis en cause « la sécurité nationale » des États-Unis. Maurice Lemoine nous fait vivre avec minutie le calvaire de ces cinq hommes, « barbouzes » pour les grands médias occidentaux, « héros » pour les Cubains, emprisonnés dans des conditions inhumaines, et victimes d’un insupportable acharnement politique et judiciaire. L’auteur n’en fait pas des surhommes ; il nous ouvre leur intimité, leurs lettres à leurs famille, leurs poèmes, leurs déchirements, leurs états d’âme. En contrepoint, les terroristes Orlando Bosch, Mas Canosa, José Basulto, Santiago Álvarez, Posada Carriles, la Fondation cubano-américaine, etc. se pavanent en toute impunité. Le roman permet également de dresser un bilan de cette révolution haïe par Washington, de ses problèmes, de ses acquis et insuffisances. L’ambition de l’auteur était d’ancrer l’histoire « des Cinq » dans une perspective historique, et d’entraîner le lecteur au-delà de l’anecdotique. Objectif pleinement atteint.

Jean Ortiz, universitaire

Source : l'Humanité

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 09:58

Free the Five2

Jeudi 14 octobre à Villerupt :

Villerupt en Lorraine pour Cuba : Une solidarité concrète ! Liberté pour les 5 !

Cinq Cubains à Miami par Maurice Lemoine qui sera présent à Villerupt le 14/10/2010

Paris, 7 octobre, (RHC)- Le groupe d’amitié France Caraïbe du Sénat français à reçu dans son siège Adriana Pérez et Olga Salanueva, les épouses de deux des 5 Cubains prisonniers politiques aux Etats-Unis.

Nos 5 compatriotes purgent de très lourdes peines de prison dont deux perpétuités dans des pénitenciers étasuniens. Ils ont été accusés de conspiration afin d’espionner alors que des hauts gradés cités à la barre des témoins avaient déclaré qu’ils n’avaient en rien cherché à porter atteinte à la sécurité nationale des Etats-Unis. Ils s’étaient bornés à surveiller les groupes terroristes de Miami pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible.

Une note du quotidien cubain Granma précise que le Vice-président du Sénat, Jean-Marc Todeschini et Jean Pierre Bel, président du Groupe socialiste au Sénat ont assisté à la rencontre avec les épouses de Gerardo Hernández et de René González.

Par ailleurs, des Portugais solidaires de Cuba ont envoyé une déclaration à des organismes nationaux et internationaux de la paix demandant la libération immédiate et inconditionnelle des 5 Cubains emprisonnés depuis 12 ans aux Etats-Unis.

Dans leur lettre, les Portugais solidaires de Cuba mettent l’accent sur le contraste qui existe entre l’emprisonnement long et illégal de Ramón Labañino, Gerardo Hernández, René González, Antonio Guerrero et Fernando González, et l’impunité dont bénéficient des assassins archiconnus comme Luis Posada Carriles, responsable de la destruction en plein vol d’un avion cubain de passagers en 1976. Les 73 personnes qui se trouvaient à bord ont été tuées.

En Argentine, des membres du Comité Argentin pour la libération des 5 et la Ligue Argentine pour les Droits de l’Homme ont envoyé des milliers de cartes postales demandant la libération des 5.

À Panama, le Parti de la Révolution Démocratique, le plus important de ce pays, a envoyé une lettre au Président Obama qui exprime l’espoir que la demande de libération soit satisfaite avec un esprit de rectification et de façon conséquente avec sa condition de Prix Nobel de la Paix.


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