Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  • : Cuba Si Lorraine
  •  Cuba Si Lorraine
  • : blog des amis de Cuba en Lorraine
  • Contact

19610419-CubaVictoryPlayaGiron-crop.jpg
-
cooltext517277295.png
MILCIA---copie-1.jpg
cooltext517276476.png
cooltext517276264.pngcooltext517275991.png
cooltext517276810.png
             -
colonne-gauche-copie-1.jpg
.

logo-gauche.jpg
-
Capture-freeforfive.JPG
cuba-debate.jpg 1er-mai-cuba
Pour en savoir plus
Cliquez sur l'image !

Recherche

nos amis + liens utiles

  .

titre_891504.jpg
.
.
.
RHC-1.JPG
Cubavision-TV.jpg
.
.
cuba_linda.jpg
. 

Archives

cooltext518801341.png
cooltext518803453.gif

Catégories

 

Sans-titre-1-copie-3.jpg

neruda-fidel.jpg

  logo-bas-ok.jpg

 

4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 22:04

el_dia_cinco_de_cada_mes_0-copie-1.jpgCapture-47.JPG

Le 5 de chaque mois, téléphonez ou envoyez un fax, un courrier électronique ou un télégramme pour demander au Président Obama, de libérer les 5 Patriotes Cubains prisonniers aux USA pour vouloir défendre la vie.

l'ancien président et Prix Nobel Jimmy Carter:"Je crois que la rétention des cinq cubains n’a pas de sens, les tribunaux états-uniens et aussi les organisations de droits de l’homme dans le monde ont eu des doutes. Maintenant, ils en sont à 12 ans passés en prison et j’espère que dans un futur proche ils seront libérés afin de rentrer dans leurs foyers."

Dans un rapport émis le 13 Octobre 2010, Amnesty International a demandé au gouvernement américain de réviser le cas des Cinq et d'empêcher quelque injustice que ce soit, par le biais d’un processus d’indulgence ou autre moyen approprié.

Le Président Obama a des preuves plus que suffisantes de l’innocence des 5 Cubains, que ceux-ci n’ont jamais représenté une menace pour la sécurité nationale des USA, qu’ils n’étaient pas armés et que leur seul objectif était de surveiller des organisations terroristes siégeant à Miami, pour éviter la mort de gens innocents.

Faisant usage des facultés que lui confère la Constitution des États-Unis, en tant qu’avocat, en tant que père, fils, mari, personne décente, aimant la justice, comme Prix Nobel de la Paix, nous exigeons du Président Obama qu’il METTE FIN À CETTE COLOSSALE INJUSTICE ET QU’IL FASSE LIBÉRER DÈS MAINTENANT LES 5.

MESSAGE:

We ask President Obama as a lawyer, as a father, as a son, as a husband, as a decent justice loving person, and as a winner of the Nobel Peace Prize, to end this colossal injustice and to free the Cuban Five, imprisoned in the United States for defending their homeland.

(votre nom et pays)

 

VOICI LES DIFFÉRENTES FORMES D’ENTRER EN CONTACT AVEC LA MAISON BLANCHE

Par téléphone: 001 202-456-1111

Par fax: 001 202 456-2461

Par courriel: via le site web HTTP://WWW.WHITEHOUSE.GOV/CONTACT

Instructions pour les personnes qui ne lisent pas l’anglais pour envoyer un courrier électronique au président Obama

Ne remplir que les questions comportant un astérisque (*)
Où est écrit First Name, écrivez votre prénom
Où est écrit Last Name, écrivez votre nom
Où est écrit E-mail, écrivez votre courrier électronique

IMPORTANT : « Type » n’a pas d’astérisque mais vous devez cliquer sur « Internacional » pour pouvoir continuer.

Où est écrit Country, vous devez écrire votre pays
Où est écrit Subject, choisissez "Foreign Policy"
Où est écrit Message, écrivez votre message sans dépasser les 2.500 caractères.

À la fin écrivez textuellement la phrase qui apparaît sur l’écran qui dit « type the two words », en laissant un espace entre les deux mots.

Pour envoyer un télégramme :

Président Barack Obama
The White House
1600 Pennsylvania Ave, NW
Washington, DC 20500
USA 

 

 

 

Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans les 5 de Miami
commenter cet article
23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 12:55

tn-copie-1.jpg

La solidarité est plus nécessaire que jamais

 

Le Comité "Liberté pour les Cinq" et l’Amistad Luxemburgo-Cuba organisent, le jeudi 29 septembre 2011 à 19h au Casino syndical de Bonnevoie, une soirée de solidarité avec les Cinq, en collaboration avec le Parti communiste luxembourgeois (KPL).


Pour ce rendez-vous annuel avec des membres des familles des Cinq, nous recevrons Adriana Perez, épouse de Gerardo Hernandez, que nous avons déjà eu le plaisir d’accueillir à plusieurs reprises, et Magali Llort, mère de Fernando González, un des Cinq cubains prisonniers aux Etats-Unis, qui est également députée de l'Assemblée nationale de Cuba, pour qui ce sera la première visite au Luxembourg. Rappelons que Fernando a été condamné à 19 ans et que, suite à un appel de la défense, a vu sa peine «réduite» à 17 ans et 9 mois en octobre 2009.


On croyait avoir tout vu dans cette affaire, mais il y a quelques jours, nous avons reçu une nouvelle qui ne fait que confirmer tout ce que l’on a affirmé jusqu’à ce jour au sujet du procès. Le 7 octobre prochain, ayant accompli 85% de sa peine, René González sera libéré. Mais voilà, du fait qu’il est né aux Etats-Unis, au lieu de pouvoir quitter les Etats-Unis et retourner enfin à Cuba, il devra encore passer trois ans en «liberté surveillée» aux Etats-Unis, et plus précisément à Miami, qui est le nid des terroristes et de la mafia cubano-étasunienne.


Pour son avocat, Richard Klugh, le refus de la juge du District Sud de Floride, Joan Lenard (qui a présidé leur procès) de permettre à René González de retourner à Cuba, pour y retrouver sa famille, et en particulier son épouse Olga Salanueva, que les autorités étatsuniennes ne lui ont pas permis de revoir depuis 13 ans, est une décision sans précédent. Il n’y a, à sa connaissance, jamais eu d’autre cas similaire dans l’histoire des Etats-Unis.


Pour l’avocat étasunien de Washington, José Pertierra, « Forcer René González à vivre pendant trois années de « liberté surveillée » dans une atmosphère de violence et de terrorisme constitue une décision irresponsable et dangereuse de la part des Etats-Unis ». Il poursuit en déclarant : «Sa vie est en danger».


D’autre part, nous sommes toujours sans nouvelle de l’autre action de la défense en cours actuellement, l’habeas corpus en faveur de Gerardo Hernandez, que le gouvernement étasunien s’acharne à faire rejeter par la cour.


Cette soirée de solidarité avec les Cinq sera une nouvelle opportunité pour tous ceux qui ne peuvent rester indifférents face à une telle injustice, d’en savoir plus sur cette affaire, mais surtout de témoigner leur solidarité à l’égard des Cinq et de leurs familles.


Si vous souhaitez avoir de plus amples informations, ou participer à nos actions, n’hésitez pas à nous contacter au 446066-22, ou par mail iiognaprat@zlv.lu, ou enfin en nous écrivant : Comité "Liberté pour les Cinq" ℅Iogna Prat Ivano 1, rue Omar Bradley L-1279 Luxembourg.


Comité des Cinq - Luxembourg

Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans les 5 de Miami
commenter cet article
23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 12:27

p_14_09_2011.jpg

Nouvelle sanction contre René González   

 

 

Le 7 octobre prochain, René González un des cinq patriotes cubains, condamné à 15 ans de prison aux États-Unis pour avoir défendu la vie de son peuple, doit être remis en liberté après avoir purgé sa peine d’emprisonnement.

 

Le gouvernement des États-Unis prétend maintenant lui interdire de revenir immédiatement dans sa patrie et auprès de sa famille, après qu’il ait accompli jusqu’au dernier jour de son injuste condamnation, et sans avoir eu accès à la procédure d’application de nouvelle sentence.

 

Pour être de nationalité nord-américaine, René a été condamné à trois ans supplémentaires de liberté surveillée. Il y a sept mois, son avocat a présenté une motion sollicitant la modification de ses conditions de liberté conditionnelle, et demandé qu’au terme de son emprisonnement il soit autorisé à revenir à Cuba pour retrouver son épouse et sa famille, pour des raisons humanitaires.

 

Le 25 mars, la procureure Caroline Heck Miller a demandé à la juge de s’opposer à la requête. Le 16 septembre, la juge Joan Lenard, a rejeté la motion de la défense, alléguant entre autres arguments, que la cour avait besoin de temps pour évaluer la conduite du condamné après sa remise en liberté, afin de s’assurer qu’il n’est pas dangereux pour les États-Unis.

 

Nous devons nous souvenir que c’est cette même procureure qui a refusé de juger Luis Posada Carriles comme criminel, et que c’est cette même juge qui a inclus dans les actes de sentence de René une condition spéciale, après sa remise en liberté… : « il est interdit à l’accusé de s’approcher ou de se rendre dans des endroits spécifiques où on sait qu’ils sont fréquentés par des individus ou des groupes terroristes. »

 

C’est ainsi qu’ont été mis en évidence, y compris par écrit, l’impunité honteuse dont jouissent les groupes terroristes, l’interdiction expresse de les déranger, alors que sont sanctionnés ceux qui comme René et ses quatre compagnons de lutte ont osé les dénoncer.

 

Il n’a pas été suffisant que René ait purgé sa condamnation complète sans que lui soit décompté un seul jour; il n’a pas été suffisant d’utiliser l’avenir de sa famille pour lui faire du chantage en lui proposant de lui éviter le procès s’il collaborait avec le gouvernement étasunien en dénonçant ses compagnons ; cela ne leur a pas suffit de faire pression sur René en arrêtant, puis en expulsant son épouse Olga Salanueva des États-Unis, puis en lui refusant pendant plus de dix ans le visa pour aller rendre visite à son épouse en prison.

 

Pour quelles raisons le gouvernement des États-Unis s’acharne-t-il à sanctionner René et sa famille ?

 

Les préjugés de la communauté de Miami contre les Cinq ont été dénoncés par 13 juges du 11e Circuit d’Atlanta le 27 août 2005, qui ont admis qui étaient les terroristes, à quelles organisations ils appartenaient et où ils étaient basés.

 

Obliger René Gonzalez à purger 3 ans de liberté surveillée en Floride, repaire de terroristes internationaux que les Cinq ont dénoncés, c’est mettre en danger l’intégrité physique et la vie de René.

 

Combien de souffrances supplémentaires les États-Unis prétendent-ils infliger à René Gonzalez et à sa famille ?

 

Nous appelons tous les amis solidaires dans le monde à dénoncer cette nouvelle sanction et à se mobiliser en exigeant du gouvernement des États-Unis qu’il autorise René Gonzalez à revenir à Cuba pour retrouver son épouse et sa famille dès sa remise en liberté.

 

Écrivez sans tarder au président Barack Obama et au procureur général Eric Holder afin de solliciter le retour immédiat de René Gonzalez dans sa patrie et auprès de sa famille.

 

POUR COMMUNIQUER AVEC LA MAISON-BLANCHE

 

Écrivez une lettre au Président Barack Obama
> President Barack Obama
> The White House
> 1600 Pennsylvania Ave, NW
> Washington, DC 20500
> EE.UU.

ou
> Envoyez un courrier électronique au président Barack Obama:HTTP://WWW.WHITEHOUSE.GOV/CONTACT 

 


> POUR COMMUNIQUER AVEC LE DÉPARTEMENT DE JUSTICE


> Écrivez une lettre au procureur général Eric Holder

US Attorney General Eric Holder
> U.S. Department of Justice
> 950 Pennsylvania Avenue, NW
> Washington, DC 20530-0001

ou
> Envoyez un courrier électronique à Eric Holder

AskDOJ@usdoj.gov


> Comité International pour la Liberté des Cinq

 

 

Comité Internacional por la Libertad de los 5 Cubanos

Pour avoir plus d’informations sur l’actualité des Cinq, visitez le site :  

www.thecuban5.org  


Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans les 5 de Miami
commenter cet article
12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 13:01

Download.jpg

 

Lorsque Gerardo Hernández, Fernando González, Ramón Labañino, Antonio Guerrero et René González ont été arrêtés à Miami le 12 septembre 1998, une chape de plomb s’est abattue sur eux pendant dix-sept mois jusqu’à l’ouverture de leur procès en novembre 2000. Le 8 juin 2001 le jury les déclarait coupables de tentative d’espionnage.

Trois mois plus tard s’écroulaient les tours jumelles du World Trade Center, faisant plus de 3000 morts, et cette immense tragédie restera comme une cicatrice dans la mémoire de l’humanité tout entière. Il reste que c’est pratiquement le même chiffre que celui des victimes cubaines du terrorisme cubano-américain basé en Floride. Mais de ces victimes-là, on ne parle jamais. Pas plus qu’on ne parle des victimes anonymes des agressions de l’Occident qui n’auront jamais de monument érigé à leur mémoire… L’histoire est toujours écrite par le plus fort.

C’est dans ce contexte qu’en décembre 2001 sont tombées les sentences contre les cinq. Dans la haine qui révulsait Miami et les USA et l’indifférence du reste du monde.

 

Aujourd’hui, treize ans après, pour des milliers et des milliers de gens, ces hommes sont devenus les Cinq Héros antiterroristes de Miami. Aujourd’hui, treize ans après, il existe près de 330 comités de solidarité avec les Cinq, répartis sur 110 pays à travers les cinq continents et qui luttent pour leur libération. Que de chemin parcouru depuis leur arrestation! Mais malgré des avancées significatives, il reste encore beaucoup à faire à la solidarité internationale pour qu’enfin Gerardo, Ramon, Tony, Fernando et René retournent dans leur patrie. Ecoutons Olga Salanueva, l’épouse de René

 

« Toute aide provenant de n’importe quel pays du monde pour faire connaître la réalité occultée par les grands medias est une  bonne chose. Bien qu’il existe plus de 300 comités de solidarité tout autour [des 5], il a été difficile de divulguer les véritables intentions des monstres [qui dirigent] les transnationales qui gardent le silence sur les faits et les déforment. […] Il ne suffit pas d’expliquer l’injustice devant les Nations Unies, les organisations des Droits de l’Homme ou en faveur des droits des Femmes, il faut en appeler aux peuples et aux mouvements sociaux. »

 

Et Olga précise qu’en octobre prochain, René, son mari, aura accompli 85% de sa peine et qu’il doit être libéré tout en restant soumis à résidence pendant trois ans, en tant que citoyen américain. «  Pour lui, continue Olga qui n’a et n’aura pas de visa pour rendre visite à René, l’injustice va continuer au-delà des grilles, car il sera libre mais il devra rester en Floride. La juge a dit qu’il ne peut s’approcher de lieux fréquentés par des gens qui appartiennent au crime organisé, mais elle l’oblige à demeurer dans cet état, ce qui constitue pour lui un danger éminent. »

 

La place de René n’est pas en Floride, mais à Cuba. Comme pour Gerardo, Ramon, Tony et Fernando. Tant que cela ne sera pas, tant qu’Obama n’aura pas signé leur libération, comme le lui permettent ses prérogatives de président, la solidarité ne cessera pas le combat. Plus que jamais il nous faut- et ce par tous les moyens -  faire connaître l’histoire des Cinq, qui est indissociable de celle que mène Cuba pour la dignité et la liberté.

 

            « Nous vaincrons, affirme Olga Salanueva. Ils pourront s’acharner contre nous comme ils l’ont fait [depuis si longtemps]. Ils ont déversé toute leur haine, mais nous sommes maîtres de notre espoir et le droit est avec nous ».

 

Annie Arroyo

Kubako Etxea – France Cuba

Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans les 5 de Miami
commenter cet article
9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 09:32

091119123127 sp cincodecuba afp 526x395

Dans un article signé de son commentateur DeWayne Wickham, l’influent journal nord-américain USA Today signale que « l’entrepreneur » nord-américain « pourrait être chez lui d’ici quelques jours » si les USA l’échangeaient contre les cinq Cubains « incarcérés depuis 13 ans » dans ce pays.

“Quand le FBI a arrêté les 10 espions russes l’année dernière”, rappelle Wickham, ils furent “rapidement échangés contre quatre hommes [qui étaient] aux mains de la Russie, accusés d’être des agents de l’espionnage pour les Etats-Unis et la Grande Bretagne ».

  El gobierno de EE.UU. “tomó poco más de una semana” para negociar la salida hacia Moscú de los “agentes rusos”, que “habían estado en este país por más de una década”.

Le gouvernement des Etats-Unis “ a mis plus d’une semaine” pour négocier le départ vers Moscou des “agents russes”, qui « étaient dans le pays depuis plus d’une décade ».

« Après une brève  comparution devant un tribunal fédéral pour se déclarer coupables de la seule charge de conspiration « pour agir en tant qu’agent d’un pays étranger », les Russes furent  transférés vers leur pays ».

 

Des quatre hommes qui furent remis en liberté par la Russie – tous des Russes – en échange de ce geste, “deux furent amenés en Grande-Bretagne, les autres atterrirent à Washington et disparurent ensuite dans une caravane de camionnettes de couleur noire ».

Et l’analyste de USA Today de conclure : « Le gouvernement des Etats-Unis doit faire la même chose pour Alan Gross ».

Le journal rappelle comment “six mois avant cet échange” entre les USA et la Russie, Gross a été arrêté à Cuba et accusé de commettre  « des actes contre l’indépendance et l’intégrité territoriale ».

Gross travaillait pour le Development Alternatives, Inc., un sous-traitant du Département d’état des USA qui visait à établir à Cuba un réseau illégal de communication satellitaire de dernière génération.

Condamné à 15 ans de prison, Gross a confessé devant un tribunal d’appel qu’il avait été un gogo (mot à mot : « un imbécile de confiance »), selon une transcription récemment rendue publique par son avocat étasunien.

“Peut-être Gross ignorait-il la gravité de ses actions mais pas le Département d’Etat » écrit le commentateur de USA Today. « En mettant dans l’affaire l’entreprise qui a embauché Gross pour aider à implanter son « Programme pour la Démocratie à Cuba », les diplomates de Foggy Bottom (Note : le quartier où se trouve le Département d’Etat) savaient très certainement les risques auxquels on l’exposait avec l’exécution d’une partie « privatisée » de leurs efforts pour arriver à un « changement de régime » dans la nation de l’île.

“Ils devaient savoir que si on repérait Gross, il serait traité comme un espion”.

L’espionnage est un sujet qui, « lamentablement provoque quantité de dégâts collatéraux. Maintenir les Cinq Cubains en prison n’a aucune utilité et leur échange pourrait changer le sort de Gross, « un homme qui dit avoir été piégé dans le jeu de l’espionnage ».

Tout en signalant que, de toute évidence, un tel geste humanitaire rencontrera une résistance parmi quelques exilés cubains, Wickham termine cependant en insistant sur le fait que Gross « doit être échangé contre les Cinq Cubains, avec autant de célérité » que dans le cas de la Russie.

----------------------------------------------------------------

trad. A. Arroyo

Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans les 5 de Miami
commenter cet article
4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 23:03

Si les récentes révélations de Wikileaks mettent en accusation les méthodes du pouvoir exécutif des Etats-Unis, il est une affaire – celle des cinq Cubains de Miami – qui révèle les méthodes du pouvoir judiciaire américain, son manque d’impartialité en même temps que de fortes contradictions dans le discours antiterroriste officiel de la Maison Blanche.

Rappelons que les « Cinq » sont emprisonnés depuis 12 ans après avoir infiltré à Miami des organisations paramilitaires de l’extrême droite d’origine cubaine spécialisées dans l’organisation d’un certain nombre d’actions terroristes dirigés contre des objectifs civils cubains (avion de ligne, hôtels, restaurants etc.). Chargés par leur gouvernement de rassembler des informations sur ces organisations en vue de prévenir de futurs attentats, les Cinq ont été arrêtés à Miami lorsque les informations récoltées ont été transmises, dans une logique de coopération, par le gouvernement cubain au gouvernement des Etats-Unis. C’est alors qu’a commencé ce qui est à ce jour le plus long procès de l’histoire des Etats-Unis, procès qui concentre par ailleurs un grand nombre d’irrégularités de procédure et de violations du droit constitutionnel et pénal américain ainsi que du droit international. L’organisation Amnesty International s’est elle-même emparé du dossier avec un récent rapport qui met tout particulièrement en doute le caractère équitable du procès.

La notion de « procès juste et équitable » est bien au centre de ce procès. Elle comprend essentiellement le droit de tout accusé à être entendu équitablement par un tribunal indépendant et impartial et à disposer du temps et des facilités nécessaire à la préparation de sa défense, droits inscrits à l’article 10 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, à l’article 14 du Pacte international des droits civils et politiques (ratifié par les Etats-Unis) et au 6è amendement de la constitution des Etats-Unis.

Les cinq Cubains ont été jugés par un tribunal de Miami, ville où se situent les états-majors des organisations qu’ils ont infiltrées et où ces dernières disposent de puissants réseaux d’influence. Ces réseaux ont exercé des pressions – y compris par l’intermédiaire des médias locaux – sur les jurés : méthodes de sélection partiale des jurés, visages de ces derniers et plaques d’immatriculation de leurs véhicules montrés à la télévision etc... Dix-sept avocats désignés d’office par le tribunal ont refusé de défendre les accusés, craignant les répercussions que pourrait avoir sur leur travail le fait de défendre ce que certains médias locaux désignaient comme des « espions cubains ».

De fait, les jurés (dont certains se sont d’ailleurs plaint auprès du juge des pressions exercées) n’ont pas posé une seule question aux accusés et ont prononcé le verdict en un temps relativement court (5 jours) par rapport à la longueur (7 mois) et à la complexité du procès (50 000 pages de documents, 110 volumes de témoignages). Les condamnations prononcées ont été extrêmement lourdes par rapport à l’absence de preuves sur les délits imputés (conspiration en vue d’espionnage, conspiration en vue de commettre un assassinat) : un des Cinq a été notamment condamné à deux peines de prisons à vie plus 15 ans. Des généraux de l’armée U.S avaient pourtant témoigné, à la barre, de l’absence d’espionnage dans l’affaire, ce qu’a confirmé par la suite le Pentagone. Le choix de « conspiration d’espionnage » comme chef d’accusation principal n’était pas innocent car il permettait au juge de restreindre l’accès de la défense au dossier d’accusation et n’exigeait pas, pour les accusateurs, la production de preuves matérielles : l’élément d’intentionnalité suffit à constituer le délit.

Sur la base de ces éléments, un groupe d’experts de l’ONU sur la détention arbitraire a, en 2005, appelé à la révision du procès et à la libération des cinq Cubains, ce qui a conduit la même année un panel de 3 juges de la Cour d’appel du 11è circuit d’Atlanta à annuler les peines et à ordonner la tenue d’un nouveau procès dans un lieu cette fois neutre, décision qui s’appuyait également sur la propre jurisprudence américaine en matière de changement de lieu de procès. Mais c’était sans compter sur la réaction furieuse d’Alberto Gonzalez, le fameux ministre de la justice de George Bush, qui a demandé à ce que cette décision soit revue par un nouveau panel de 12 juges. Ces derniers ont, en 2006, annulé la décision du panel précédent et ont confirmé la décision initiale du tribunal de Miami. Dans son rapport sur l’affaire, Amnesty International note que les 12 juges n’ont pas, dans leur arrêt, dissipé les « doutes inquiétants portant sur l’impartialité du tribunal de Miami ».

Après divers rebondissements judiciaires, les avocats des cinq Cubains ont porté l’affaire devant la Cour Suprême des Etats-Unis en 2009, les arguments étant appuyés par des « Amicus Curiae » provenant de nombreux pays du monde dont l’association française Droit Solidarité. 10 prix Nobel se sont également mobilisés. Le rejet non motivé, par la Cour Suprême, de la demande de réexamen de l’affaire a été critiqué par le rapport d’Amnesty International qui relève que la justice des Etats-Unis n’applique pas aux Cinq Cubains les critères qu’elle applique dans d’autres affaires, notamment en matière de changement de lieu du procès et d’égalité des armes entre la défense et l’accusation.

Avec les diverses violations des droits à la défense des 5 Cubains évoquées ci-dessus, la justice des Etats-Unis donne au monde une mauvaise image d’elle-même, celle d’une justice manipulable politiquement par des réseaux d’intérêts mafieux et par un pouvoir exécutif toujours avide de punir des Cubains fidèles à l’indépendance et au système politique et social de leur pays.

Notons que la justice des Etats-Unis maintient depuis 12 ans en prison ces cinq Cubains venus à Miami combattre la préparation d’actes terroristes contre leur pays alors que cette même justice refuse, à ce jour, de poursuivre, d’incarcérer et d’extrader Luis Posada Carriles et Orlando Bosh. Ces derniers, avec d’autres auteurs présumés de plusieurs attentats meurtriers contre des objectifs civils cubains, se trouvent en Floride et apparaissent de temps à autre dans des réunions publiques. Ce comportement incohérent des Etats-Unis en matière de lutte anti-terroriste n’engage-t-il pas leur responsabilité internationale au regard de la Résolution 1373 du conseil de Sécurité des Nations Unies (votée le 28 septembre 2001 à la suite des attentats du 11 septembre) ?

En juin dernier, les avocats des 5 Cubains ont présenté des demandes d’habeas corpus devant la Cour du District Fédéral de Miami en se basant sur de nouveaux éléments indiquant par exemple qu’une dizaine de journalistes locaux couvrant l’affaire recevaient des paiements de la part du gouvernement des Etats-Unis. Mais les regards des défenseurs des Cinq Cubains et des organisations de la société civile des Etats-Unis, de Cuba et d’ailleurs se tournent de plus en plus vers le président Obama qui pourrait, s’il le voulait, user de son droit de grâce.

*avocat français du barreau de Paris, membre de l'Association internationale des juristes démocrates.

Source: Radio Habana Cuba

Cubanismo

Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans les 5 de Miami
commenter cet article
4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 22:59

“Il n'y a rien de caché qui ne doive se découvrir, rien de secret qui ne doive être connu.”(Saint-Luc 12.2)
Intervention du président du parlement cubain à l’Université des Sciences de l’Informatique (UCI)

Le thème qui m’a été assigné pour ce séminaire s’intitule: “La situation actuelle du cas de nos Cinq Héros”.
Je commencerai par dire que du point de vue juridique, le cours normal de cette affaire est arrivé à son terme. Maintenant, nous nous trouvons face à une procédure extraordinaire, le fameux Habeas Corpus, dernier recours possible pour les condamnés, qu'ils ne peuvent utiliser qu’une seule fois après avoir épuisés tous les recours en appel. Si l’on prend en compte les antécédents de ce cas, la possibilité d’obtenir par cette voie la libération de nos camarades est très lointaine.

Nous prenons cependant cette décision pour deux raisons fondamentales. La première est une question de principes : il nous faut livrer cette bataille sur tous les terrains où elle est possible car ce sont cinq innocents qui supportent un emprisonnement injuste et cruel. La deuxième raison réside dans le fait que ce n'est que sur les décisions prises dans les instances judiciaires qu'il a été possible de briser, bien que de manière partielle et limitée, la censure à outrance que les grands moyens de communication imposaient à ce cas.

J’aurais aussi pu commencer cette exposé en affirmant que la situation des Cinq est la même que celle qu’ils affrontent depuis treize ans. Il n’y a aucune information à leur propos. Ils subissent un double emprisonnement, celui de leurs geôliers et celui des journalistes.

La première question à se poser est la suivante : pourquoi ce silence médiatique ? Est-ce que Cuba, sa Révolution, ses problèmes ont été des thèmes de peu d’intérêts pour ces médias ? Vous, vous savez que c’est le contraire. Notre Patrie a suscité et suscite encore un intérêt incomparablement plus grand que celui des autres pays du continent ; on nous analyse jour et nuit sous de puissants réflecteurs et d’énormes loupes qui traitent, et presque toujours de façon déformée, les aspects les plus divers de notre réalité. Alors, pourquoi n'ont-il jamais rien dit sur ce cas ? Si les Cinq avaient commis un crime, si l’un d’entre eux avait fait ou tenté de faire quelque chose contre le peuple américain, qui doute vraiment qu’ils auraient été un thème constant de la propagande anti cubaine?

La vérité, c’est que les Cinq sont complètement innocents et sont, sans exagérer, littéralement des héros qui ont sacrifié leurs vies pour sauver les nôtres, qui ont fait preuve d'un altruisme incomparable. Et ce n’est pas un exercice de rhétorique. Cette vérité est consignée dans des documents officiels du gouvernement des États-Unis et de leurs tribunaux. Que leur mission était de découvrir les plans terroristes contre Cuba est écrit en toutes lettres dans de nombreux écrits, depuis l’Acte d’accusation initial formulé contre eux comme dans plusieurs motions du ministère public au début du procès et au cours de son déroulement, jusqu’ aux sentences finales qui leur ont été imposées. Que le but du gouvernement nord américain était de protéger les terroristes a aussi été reconnu dans ces documents et dans diverses interventions répétées du ministère public : tout cela a été enregistré dans les actes du tribunal.

Le grand problème que nous affrontons, c’est que l’Empire a réussi à empêcher que l’information parvienne aux gens. Sa réussite est remarquable. Il a pu séquestrer la vérité impunément. Et je ne parle pas de textes secrets ou confidentiels. Je me réfère à des documents qui ont été et sont disponibles pour quiconque prend la peine de visiter le site officiel du Tribunal Fédéral du Sud de la Floride et recherche le cas « les États-Unis contre Gerardo Hernandez et autres.” Mais cela, seuls le font quelques spécialistes ou des personnes particulièrement intéressées. Le grand public est au courant de ce qui se passe dans les tribunaux uniquement par les versions des faits que les « moyens de communication » veulent bien leur donner. Et de ce procès, l’un des plus longs dans l’histoire d’un pays qui, entre autres, possède plusieurs chaînes de télévision et autres publications consacrées exclusivement aux tribunaux, rien n'a été dit au-delà de Miami. Je dois m'arrêter sur ce point.

Comme je vous l’ai dit, à l’heure actuelle, nous sommes engagés dans la présentation du recours à l’Habeas Corpus. Le cas le plus difficile est celui de Gerardo sur lequel je parlerai par la suite.

Mais il existe un élément commun se rapportant à la conduite de la presse. Alors qu’il était complètement ignoré dans monde entier, à Miami, le procès a été l’objet d’une couverture médiatique exagérée et hystérique de la part des médias locaux, qui non seulement entretenaient un climat de haine contre les accusés, mais en plus, menaçaient les membres du jury, les avocats et les témoins. La juge elle-même s’est plainte plusieurs fois et a demandé au gouvernement de mettre fin à une situation de claire violation des normes du procès. Ce fut l’une des raisons qui motiva la décision unanime de la Cour d’Appel en 2005 d’annuler cette mascarade et d’ordonner un nouveau procès, juste décision révoquée par la suite sous les pressions du gouvernement Bush.

L’année suivante, en 2006, on apprit que ces “journalistes” de Miami étaient payés par le gouvernement pour réaliser cette tâche méprisable. Depuis cinq ans, des groupes de la société civile nord américaine exigent des autorités qu'elles révèlent tout ce qu'elles cachent encore sur l'ampleur de cette opération dont le coût se chiffre en millions de dollars – combien elles ont payé, à qui et pourquoi - un complot dont la révélation est plus que suffisante pour déclarer nul et sans valeur tout le procès contre nos camarades.

Gerardo est sujet d’une accusation supplémentaire, une calomnie infâme qui explique pourquoi il a été condamné à mourir deux fois en prison. Ils l’ont accusé de “conspiration criminelle au premier degré”.

Or, j’ai ici ce document daté du 30 mai 2001. Il provient du Parquet des États–Unis. Ici, ils disent qu’ils ne peuvent pas prouver une telle accusation et en conséquence, ils demandent de la retirer au dernier moment. Malgré cela, Gerardo fut déclaré coupable pour un crime qui n’a pas eu lieu, qu’il était impossible de prouver et, pour comble, pour lequel il n’était plus accusé.

Alors, à quoi sert ce document si personne n'en parle ?

On accusait faussement Gerardo d’avoir participé à quelque chose dont il n’avait absolument rien à voir : avoir contribué à abattre dans les eaux cubaines, en février 1996, deux avions d’un groupe terroriste qui se consacrait systématiquement à violer le territoire cubain, annonçait qu’il allait le faire et s'en vantait sans pudeur dans les médias de Miami. Indépendamment du fait que ce document représente une preuve irréfutable que l’accusation était insoutenable, il existe une autre donnée importante qui montre la prévarication des autorités nord américaines.

 

Pour réclamer la juridiction de l’incident, les États-Unis devaient démontrer que celui-ci avait eu lieu hors de l’espace aérien cubain. Or, les radars cubains ont enregistré le fait à l’intérieur de nos eaux territoriales, tout près de La Havane. Les radars nord-américains, de leur côté, motraient des données confuses ou qui se contredisaient. La mission d’investigation de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) a demandé à voir les images prises par les satellites des États-Unis mais Washington a refusé de les lui montrer. Pendant le procès de Miami, la défense a renouvelé cette demande et le gouvernement la lui refusa à nouveau. Maintenant Gerardo la réclame encore dans son Habeas Corpus et Washington, une fois de plus, refuse que quiconque voie ces images. Cela fait déjà plus de quinze ans de mise au secret, quinze années qui révèlent le caractère frauduleux de l’accusation nord américaine. Mais Washington a réussi à faire en sorte que personne ne dénonce ce fait et continue à tromper les gens.

L'information est la question clé pour obtenir la libération de Gerardo Hernández Nordelo, Ramón Labañino Salazar, Antonio Guerrero Rodríguez, Fernando González Llort et René Gonzalez Sehwerert. Pour gagner cette bataille, il faut mobiliser beaucoup de gens, des millions de personnes, et déployer un mouvement de solidarité qui soit réellement large et efficace.
Tout point de vue sur cette question, s'il est pris avec un minimum d’objectivité, devra reconnaître que nous sommes très loin d’atteindre ce but.

Il est prouvé que les grandes corporations médiatiques imposent un silence absolu sur ce cas, silence particulièrement rigoureux aux États-Unis où l’immense majorité de la population l'ignore complètement. Que les médias ne traitent pas l’affaire n’est pas le reflet de l’incapacité professionnelle des journalistes, mais bien celui d’instructions précises, de la décision politique de la passer sous silence qui provient des plus hautes autorités de Washington.

Espérer que ces censeurs changent d’attitude est une illusion insensée ; ce serait se tromper soi-même. Les dénoncer encore et encore, c'est correct mais insuffisant, car nos dénonciations réitérées ont très peu d'impact.
Nous pouvons et devons faire beaucoup plus. Il faut avant tout évaluer de manière objective l'ampleur que prend aujourd'hui ce que nous devons appeler par son nom, la tyrannie médiatique globalisante.

Il ne s’agit pas seulement de ce que disent ou ne disent pas les journaux renommés, les grandes chaînes télévisées ou les agences de câbles qui décident de la transmission des informations dans le monde entier. Tous sont unis dans d’énormes monopoles qui contrôlent et manipulent l’information et étendent leur influence jusqu’aux médias qui cherchent des alternatives à cette dictature globalisante, même à ceux qui s’auto définissent comme révolutionnaires.

Il y a dans le monde beaucoup de gens qui s’efforcent de parler et de se faire entendre avec des moyens très limités et qui ont réussi quelquefois à contourner la muraille de la désinformation et de la tromperie. Nos ressources, celles des Universités cubaines, de leurs professeurs et de leurs étudiants, sont bien plus grandes.

Agissons comme les enfants de “La Colmenita” (La Petite Ruche) et demandons-nous sincèrement : que pouvons-nous faire ?

trad.: Dominique Gomis

Source : cubanismo

Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans les 5 de Miami
commenter cet article
2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 07:36

20110617222251-cinco-libertad-a-la-verdad.jpg

Monsieur le Président Obama Le premier septembre 2011.

The White House

1600 Pennsylvania Avenue N.W.

Washington DC 20500





Monsieur le Président,



Comme chaque mois depuis votre élection à la Maison Blanche, au nom des amis des Cinq de Monein, je m’adresse à vous.

Voilà maintenant treize ans que les cinq cubains Gerardo Hernández, Antonio Guerrero, Fernando González, Ramón Labañino et René González sont emprisonnés dans votre pays.

Treize ans d’enfermement dans des conditions extrêmement dures, dans diverses prisons des Etats-Unis, pour ces cinq hommes victimes d’un complot politique.

Treize ans que Gerardo Hernandez n’a pu embrasser son épouse Adriana à qui les autorités de votre pays refusent le visa d’entrée, et presque autant d’années qu’il en est de même pour René Gonzalez et son épouse Olga.

Dans un mois, le 7 octobre 2011, l’un des Cinq, René Gonzalez sera libéré. Mais que signifie une telle libération, qui obligerait cet homme à rester pendant trois ans à Miami ?

Miami est une ville où quelques nostalgiques du dictateur Batista entretiennent une haine farouche à l’égard de la révolution cubaine.

C’est à Miami que les cinq ont été jugés dans les conditions iniques que vous connaissez Monsieur le Président.

C’est à Miami que réside la mafia qui est prête à tout pour détruire un régime qu’elle abhorre, mafia qui vénère le terroriste Luis Posada Carriles.

Vous imaginez, Monsieur le Président, dans ce repaire de tueurs, les conditions de vie d’un patriote Cubain sortant de treize années de prison pour avoir défendu son pays? Autant l’envoyer directement à l’abattoir !

C’est à Miami qu’ont été programmés les plus violents attentats. L’opération Condor est encore dans toutes les mémoires, avec sa litanie de crimes.

La congressiste républicaine de Floride Ileana Ros-Lehtinen a osé déclarer en mars 2006, lors d’une interview pour le documentaire britannique 638 Ways to Kill Castro : « J’approuve la possibilité de voir quelqu’un assassiner Fidel Castro ». Ros-Lehtinen est vice-présidente du Comité des relations internationales de la Chambre des Représentants. Il ne faut pas compter sur elle pour fournir des gardes du corps à René Gonzalez pendant trois ans, elle paierait plutôt des hommes de main pour l’abattre !

Croyez-vous qu’il serait aisé à ce patriote cubain de trouver un employeur? Bien sûr tous les habitants de Miami ne sont pas des ennemis de la révolution cubaine, mais j’imagine déjà les menaces de mort que recevraient ceux qui auraient le courage d’offrir du travail à René Gonzalez ! Nous avons vu comment ont été traitées les personnes qui avaient été pressenties pour être jurés lors du procès des Cinq à Miami!

Dans cette ville, René pourrait-t-il vivre sereinement en famille? Comment penser que sa femme obtiendrait tout d’un coup le visa qui lui a été refusé pendant des années ? Quand bien même Olga l’obtiendrait, comment imaginer une vie familiale dans une angoisse permanente face à des conditions de vie aussi dangereuses ?

René Gonzalez pourrait-il témoigner impunément, depuis Miami, des treize années passées dans vos prisons ? C’est impensable !

Monsieur le Président, c’est avec la plus grande gravité que je m’adresse à vous. Il vous reste à peine un mois pour prendre la décision de renvoyer ces cinq hommes valeureux à Cuba.

En refusant de signer leur libération, vous porteriez une responsabilité écrasante dans les événements prévisibles qui suivraient.

Certes, vous risqueriez perdre quelques électeurs de Floride, mais vous gagneriez l’estime et le respect de millions de citoyens des Etats-Unis et du monde. Vous sortiriez grandi, face à la Justice de votre pays, et face à vous-mêmes, Monsieur le Président.

Nous attendons tous votre signature qui doit rendre à ces cinq courageux Cubains la liberté dont ils n’auraient jamais dû être privée.

Recevez, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments humanistes les plus sincères.


Jacqueline Roussie

Quartier Castet (64360 Monein)

 

Copies envoyées à: Mesdames. Michelle Obama, Nancy Pelosi, Hillary Clinton, Janet Napolitano; à Messieurs Harry Reid, Eric Holder, John F. Kerry, Pete Rouse, Donald Werrilli, et Charles Rivkin,Ambassadeur des Etats-Unis en France.

 











Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans les 5 de Miami
commenter cet article
31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 11:37

639x360 1314419009 Irma%202%20Cubana

Irma Shewerert, 73 ans, ancienne syndicaliste , retraitée.

 

Matilde Córdoba

 

En Septembre 1998, Irma Shewerert allait à une réunion du Parti Communiste quand elle fut avisée que son fils avait été appréhendé à Miami. Cubaine de naissance et fille d'une mère Américaine, elle s’est sentie soulagée.

 

Cela faisait dix ans que René, dont le métier était d’être pilote et instructeur de vol, avait quitté Cuba pour les Etats-Unis. Depuis lors, il était considéré comme un traître dans l’ïle.

 

« J’ai toujours su qu’il ne pouvait être un traître à la Révolution. J’étais totalement convaincue de cela, mais je ne pouvais le dire à personne. C’est impossible, me disais-je, le caractère de René n’est pas comme ça. Je connaissais très bien ses sentiments. C’est très difficile pour un fils de tromper une mère » , raconte Irma en visite au Nicaragua.

 

René González Shewerert est l’un des « Cinq » . C’est ainsi qu’on les appelle à Cuba et dans les pays où leur histoire est connue. Lui et quatre autres agents de renseignement cubain s’installèrent aux Etats-Unis pour contrôler les activités de groupes et organisations qu’ils qualifiaient de terroristes.

 

Pour les Cubains, ces cinq hommes, « les Cinq », sont des héros. En Septembre 2008 ils ont été arrêtés par le FBI, accusés de conspiration, conspirations pour réaliser de l’espionnage et pour commettre des assassinats, entre autres délits, et ils furent condamnés après un jugement qui dura 18 mois à des peines de prison de durées différentes mais pas inférieures à dix ans.

 

Cinq hommes.

 

Les mères de ces Cubains leur ont rendu visite en prison une fois par an. En Avril dernier, Irma a vu René. Il était maigre. Plus vieux mais « la conscience tranquille et mentalement fort ». Il a été condamné à 15 ans de prison.

 

René a participé en tant que combattant international en Angola entre 1977 et 1979, comme Gerardo Hernández, pour qui Irma Shewerert a eu beaucoup de paroles d’affection et d’admiration.

 

Hernández est dessinateur caricaturiste, diplômé en relations politiques internationales, chauve et la barbe rasée – selon la photo du livret diffusé par le gouvernement Cubain – et c’est le seul dont la peine n’a pas été réduite il y a quelques années après l’audience consacrée à la révision des peines.

 

Antonio Guerrero, qu’Irma appelle Tony, est poète et peintre, mais son métier est d’être ingénieur en construction d’aérodromes. « Tony est une personne d’une grande noblesse. Il a appris à lire aux prisonniers » raconte Irma.

 

Selon Irma Shewerert, « Les Cinq » ont alphabétisé plusieurs prisonniers et n’ont pas de problèmes de santé. Ramón Lanañino, économiste, écrit aussi des poèmes, et Fernando González, licencié en relations politiques internationales et qui a reçu – Irma insiste – un diplôme d’or, sont les autres condamnés.

 

Le gouvernement des Etats-Unis les considère comme des espions. Tandis que Cuba déplore la pauvre couverture de ce cas réalisée par les médias de ce pays, les difficultés qu’ont les familles des «Cinq » à leurs rendre visite, et le traitement infligé aux Cubains, par comparaison avec les préférences dont bénéficient des condamnés d’autres nationalités, comme les agents de Saddam Hussein et les condamnés pour possession d’informations secrètes.

 

En Octobre, René González Shewerert sortira libre et devra passer trois ans en liberté conditionnelle.

 

Ensuite, il pourra revenir dans l’île. Mais le calvaire de sa mère ne s’achèvera que lorsque les quatre autres sortiront. Irma Shewerert dit que les familles des «Cinq » en sont devenues une seule.

 

 Traduction : Alma

 

Source : http://www.elnuevodiario.com.ni/nacionales/111988-madre-cubana-no-de-sino-de-cinco-hijos

Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans les 5 de Miami
commenter cet article
12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 18:08

5-heroes-cuba.jpg

Déclaration du Comité International

12 août 2011

La semaine prochaine, le délai pour la présentation du Recours en Habeas Corpus présenté par Gerardo Hernández Nordelo, condamné sans preuve à une double perpétuité et auquel le gouvernement des USA continue de refuser son droit élémentaire à être entendu devant la justice, arrivera à son terme.

Il ne faut pas oublier que le 25 avril dernier, la Procureur Caroline Heck Miller, au nom du gouvernement des Etats-Unis, a demandé au tribunal fédéral de Miami de refuser son appel extraordinaire.

A cette occasion nous nous posons une question..."Que redoute le Parquet de Miami en refusant une audience à Gerardo, Héros de la République de Cuba pour avoir empêché des actes terroristes contre son peuple, détenu depuis près de 13 ans dans une prison de sécurité maximum, à qui on refuse la visite de son épouse depuis plus d’une décade, qui comme ses quatre frères qui luttaient pour cette même cause, a été reclus à plusieurs reprises dans des cellules d’isolement maximum sans avoir commis un quelconque manquement à la discipline, et qui sollicite le droit basique à ce que ses arguments  soient écoutés et que soient produites les preuves supposées exister contre lui ?".

Récemment a été publiquement révélée la manipulation du gouvernement américain consistant à payer à des journalistes de Miami un quart de million de dollars pour diaboliser les Cinq afin de convaincre à l’avance le jury de leur culpabilité. Ceci constitue une prévarication de la part du gouvernement des USA et c’est l’un des arguments que Gerardo doit présenter devant la justice.

Depuis 12 jours, le Parlement de la République de Cuba dénonce l’arbitraire des Etats-Unis contre Gerardo auquel est refusé l’accès aux documents légaux en relation avec son affaire.

Pour paraphraser les récentes déclarations d’Obama, nous dirons avec 10 Prix Nobel, des milliers d’intellectuels et d’artistes, des Parlementaires et des Gouvernements: « Il est temps que Gerardo Hernandez et ses quatre compagnons soient libérés », « Même si ce n’est que pour des raisons humanitaires, nous croyons qu’il est temps, après 13 ans d’un enfermement injuste que les cinq soient libérés ». « Nous n’attendons rien d’autre des cours nord américaines, mais nous croyons que le gouvernement des USA devrait prendre la décision correcte de permettre le retour des Cinq dans leurs familles ».

Obama peut libérer les Cinq en faisant usage des prérogatives que lui confère la Constitution des USA en tant que président. Il est temps qu’il mette fin à cette injustice et qu’il écoute la clameur de l’humanité.

 

Nous vous prions instamment d’envoyer à la Maison Blanche et aux ambassades de vos pays respectifs des télégrammes, des fax, des courriers électroniques exigeant que cesse le traitement illégal et arbitraire contre Gerardo Hernandez.

 

Site web de la Maison Blanche: HTTP://WWW.WHITEHOUSE.GOV/CONTACT

Tel: 1 + 202. 456-1111

Fax:1 +202. 456-2461

Adresse:

President Barack Obama

The White House

1600 Pennsylvania Ave, NW

Washington, DC 20500

EE.UU.

 

Au sein de la solidarité internationale nous ne cesserons pas un instant de lutter jusqu’à ce que les Cinq retrouvent leur Patrie et leurs familles.

 

 

Comité International pour la Libération des Cinq

(trad : A. Arroyo)

Repost 0
Published by cuba si lorraine - dans les 5 de Miami
commenter cet article