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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 20:38

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 Maître Leonard Weinglass, avocat de la défense d’Antonio Guerrero et défenseur infatigable de la cause des Cinq, est décédé hier à New York, selon une information de ses proches à Cubadebate.

 
Né le 23 mars 1933, Me Weinglass, aurait eu 78 ans hier.
Depuis l’affaire des Huit de Chicago jusqu’à Jane Fonda, d’Angela Davis aux kidnappeurs de Patty Hearst, de Daniel Ellsberg à Amy Carter, Me Wienglass a représenté les accusés dans les procès judiciaires les plus spectaculaires aux Etats-Unis.
 
Le procès des Huit de Chicago, les manifestants contre la Guerre du Vietnam arrêtés pendant les marches de protestation à la Convention du Parti démocrate en 1968, propulsèrent Weinglass au premier plan de la scène judiciaire. Parmi les accusés se trouvaient Abbie « Steal This Book » Hoffman ; Tom Hayden, un militant politique qui plus tard devint congressiste démocrate, et Bobby Seale, qui fut traduit devant la cour menotté et bâillonné. Ce procès sera le sujet d’un prochain film de Steven Spielberg. Quelques années plus tard, Leonard Weinglass défendit Daniel Ellsberg, l’homme qui en 1971 remit à la presse les documents du Pentagone sur l’histoire secrète de la Guerre du Vietnam, ce qui entraîna la chute du gouvernement du président Nixon. Me Weinglass avait gardé des contacts avec nombre de ses anciens clients.
 
Dans une interview réalisée par Cubadebate en 2004, il expliqua sans détours les raisons pour lesquelles il avait accepté d’assumer la défense d’Antonio Guerrero et de soutenir la cause des Cinq. Ses paroles en disent long sa personnalité :
 
« Je n’ai jamais exercé comme avocat pour obtenir de l’argent ou dans des procès d’argent, où une personne souhaite tirer profit de l’autre. Depuis mes études universitaires où j’ai appris qu’être avocat était un engagement de justice, j’ai assumé cet enseignement tel quel, avec une passion absolue. Depuis lors, je me suis impliqué dans des cas où la justice est en question, ou qui ont un caractère politique tel que je conçois la politique – un engagement auprès de ceux à qui on refuse la justice quotidiennement. Mais, également, dans des procès aux Etats-Unis qui parfois acquièrent une portée internationale. Dans l’affaire des Cinq ces trois éléments se sont conjugués, mais il y a quelque chose de plus : nous représentons cinq personnes exceptionnelles. Pour moi, Antonio n’est pas un simple client. Être son avocat c’est plus que cela. C’est tout simplement un honneur. »  
 

 
 

Deux des 5 antiterroristes cubains emprisonnés aux Etats-Unis présentent des documents clefs

 

Washington, 22 mars (RHC-PL). Les documents présentés par deux des 5 antiterroristes cubains emprisonnés injustement aux États-Unis, démontrent la manipulation du procès intenté contre eux et surtout leur innocence.

Au cours d’une interview par téléphone avec l’Agence Prensa Latina, Gloria la Riva, présidente du Comité National des États-Unis pour la libération des 5 antiterroristes cubains a mis l’accent sur le fait que le nouveau recours en appel présenté par Gerardo Hernandez à la Cour Fédérale de Miami, démontre la vérité irréfutable de son innocence concernant l’une des charges qui pèsent sur lui.

Gloria la Riva a expliqué que dans ce document Gerardo Hernandez explique pour la première fois avec ses mots son innocence concernant la charge fausse de conspiration pour commettre de l’assassinat pour laquelle il a été condamné à la prison à vie.

Gloria la Riva a expliqué que le résumé légal présenté par Antonio Guerrero est un mémorandum appuyant la révocation des condamnations dictées contre les 5.

Gloria la Riva a expliqué que ce texte de 25 pages porte sur la découverte récemment d’une campagne médiatique contre eux, orchestrée par le gouvernement étasunien et des journalistes de Miami.

Plusieurs journalistes de cette ville de la Floride ont reçu des dizaines de milliers de dollars de l’administration fédérale pour attaquer les anti terroristes cubains, au cours d'émissions de Radio et TV Marti, ainsi que sur d’autres médias.

Gloria la Riva a expliqué que les avocats des 5 démontrent dans ces nouveaux documents qu’il s’agit d’un procès politique contre Cuba et insistent sur le fait que ces Cubains défendaient leur pays d’actions terroristes.

Gloria La Riva, coordonnatrice de ce comité a souligné que la solidarité doit aller de paire aux recours légaux.

« Par cette conférence de presse et les autres que nous avons organisées, nous avons essayé de divulguer cette information à la presse, au mouvement politique, au mouvement de solidarité avec les 5 car il s’agit d’importants outils pour faire pression sur Obama, pour obtenir qu’il libère les 5.

Nous ne voulons pas attendre la fin des démarches légales. Il est important de faire pression. La publicité, l’appui, la solidarité, sont très importants.

Cette conférence de presse a plus éveillé l’attention des médias que les précédentes, justement à cause de la déclaration de Gerardo, qui dit dans son document qu’il n’a aucune peur de parler, de dire la vérité, qu’il n’a pas peur d’un nouveau procès contre lui et encore moins d’y témoigner.

Il est très difficile qu’un nouveau procès soit ouvert, mais étant donné qu’il y a tant de violations de leurs droits, nous pensons qu’avec l’aide du mouvement international de solidarité, nous pouvons gagner cette bataille. Nous exigeons et nous continuerons à exiger la libération immédiate des 5. Obama doit user de ses pouvoirs exécutifs pour que ces héros puissent rentrer à Cuba ».


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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 11:16

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Quand Eric m’a annoncé, il y a de cela quelques mois, que Masy et lui désiraient que les Cinq soient les parrains d’honneur de leur fils Leandro, j’ai trouvé l’idée géniale. Et pas un instant je n’ai douté de la réponse de Tony, de Gerardo, de Ramon, de Fernando et de René. Ils m’ont donné raison en acceptant ce parrainage avec enthousiasme.

 

Nous voilà réunis pour fêter l’évènement. Certes, les parrains ne sont pas là physiquement, mais chacun de nous aujourd’hui, madame la Consul, le président de France Cuba, la secrétaire de l’association, les représentants des divers comités et de différentes associations, tous les amis des Cinq qui se sont retrouvés ici, nous tous nous les représentons.

 

Ainsi donc, Leandro Epitalon a maintenant pour parrains cinq Héros de la République Socialiste de Cuba, c’est leur titre officiel et prestigieux, des héros que la solidarité internationale, appuyée par dix Prix Nobel, dont Nelson Mandela, a proposé pour le titre de Prix Nobel de la Paix en 2009, prix octroyé cette année-là à Barack Obama, pour son œuvre à venir… Pourtant les Cinq méritaient ce titre, eux qui ont déjoué plus de 170 attentats en infiltrant les milieux terroristes de l’exil cubain, là-bas, dans ce paradis de cinéma qu’est Miami, sauvant ainsi des centaines de vies. Cinq héros qui depuis plus de douze ans payent dans des prisons des Etats-Unis leur amour de leur patrie, leur amour de leur peuple, leur amour de la vie.

 

Mais les Cinq de Miami, ainsi qu’on les appelle à travers le monde entier, sont bien plus que cette image véhiculée par les campagnes de solidarité. Leandro doit savoir qui sont ces cinq hommes que ses parents lui ont choisis pour parrains et auxquels, désormais, le rattachent des liens privilégiés. Bien plus que des héros, ils sont avant tout des hommes que je voudrais lui présenter.

 

Commençons par parrain Tony.

Papa de deux grands garçons, Tonito et Gabriel, il craque devant les gamins. Il n’y a pas de meilleur « babby sitter » que lui ! La patience et la gentillesse faites homme! L’idée d’être parrain d’un petit Léandro ne pouvait que le faire fondre !

 

Tony - Antonio Guerrero Rodríguez – est né le 16 Octobre 1958, à Miami. Il est le deuxième enfant de Antonio Guerrero et de Mirta Rodríguez. Il a une grande sœur, María Eugenia, qu’on appelle Maruchi. Quelques mois après la naissance de Tony, la Révolution cubaine triomphe. C’est le retour au pays. C’est sans doute de son père, ex pelotero professionnel, que Tony tient son amour des sports. Basket, natation, football, base-ball, il s’essaie à tout. C’est la pratique du sport qui va faire fondre les rondeurs du petit garçon gourmand qui aimait tant les glaces, surtout celles du Parc Coppelia, à La Havane. Et peut-être aussi le plaisir de danser la salsa, en bon Cubain qu’il est! Tony est un étudiant doué, brillant dans le domaine des mathématiques. Il aime le sport et les arts, mais c’est vers le Génie Civil qu’il oriente sa carrière. Il obtient une bourse d’études pour devenir ingénieur à Kiev, en Ukraine, en 1980. Il y découvre l’hiver, la neige, le froid, un monde aux antipodes des Caraïbes. Il en garde des images fortes qu’il transcrira dans des poèmes, et des amitiés solides. De retour à Cuba, il est chargé malgré sa jeunesse, de réaliser l’agrandissement de l’aéroport Antonio Maceo à Santiago. Fidel Castro en personne le félicitera du résultat. Mais les intérêts de Cuba envoient Tony à Miami, parce que c’est de là que vient le danger. Et voilà Antonio Guerrero à Key West. Lui, le brillant ingénieur, devient homme à tout faire dans la base aéronavale de Cayo Hueso, ce qui lui permet de surveiller l’activité des avions de « Hermanos al rescate » qui sortent quasi quotidiennement pour des raids sur Cuba et d’avertir La Havane.

A Miami, les gens aiment bien ce jeune homme sympathique, au sourire communicatif, qui danse si bien la salsa et qui est toujours prêt à rendre service. Parce que Tony est comme ça, dans la vie de tous les jours. Quand s’ouvrira le procès, en 2000, ses amis de Key West viendront témoigner en sa faveur, et leur amitié ne s’est jamais démentie au cours des longues années de sa détention.

 

Tous ses amis du monde entier attendent que justice soit rendue et que Tony retrouve la liberté. A Cuba aussi, tout le monde l’attend .Mais celle qui attend avec le plus de ferveur, c’est sa mère.

Mirta Rodríguez est une vieille dame à cheveux blancs, qui vit à la Havane dans la petite maison remplie de fleurs, de plantes vertes et de photos de Tony. Dans le couloir, une volée de placards métalliques qui prennent plein de place et qui sont remplis des courriers reçus par le fiston. Elle gère tout ça, « pour quand il reviendra ».

En prison, Tony s’est découvert une passion pour la poésie. Il est l’auteur de plusieurs recueils de poèmes. Ces trois dernières années, c’est surtout la peinture qui l’occupe et il a un véritable talent. Mais il continue à s’intéresser au sport, son préféré restant le football (européen) et une de ses équipes favorites… les Girondins de Bordeaux! D’ailleurs, en ce moment, il se fait pas mal de souci pour eux !! Il vaudrait peut-être mieux qu’il s’initie au rugby et à Toulon ! Peut-être que son filleul pourra l’y aider!

 

Parrain Gerardo

 

Gerardo Hernandez Nordelo est un homme attachant. Il est né à La Havane le 4 Juin 1965. Etudiant de l’Institut Supérieur des Relations Politiques Internationales, il est sorti major de sa promotion à tout juste 23 ans! Brillant, travailleur, généreux, un brin sentimental comme tout bon Cubain, et doté d’un humour ravageur, tel était – et tel est encore – Gera. Excellent caricaturiste, il cache sous un trait de crayon incisif une âme romantique.

Marié à Adriana Perez O’Connor, il n’oublie jamais de lui envoyer un mot tendre pour l’anniversaire de la date où ils se sont rencontrés, dans la guagua qui les menait à l’université. Pendant des semaines, il est arrivé en retard aux cours pour pouvoir prendre le même bus qu’Adriana, avant d’oser l’aborder à la faveur d’une pile de livres renversés. Un poème dédié à «la muchacha de la guagua» suivi d’une balade en bord de mer, une demande en mariage sous un flamboyant scelleront leur amour. Le destin les a brutalement séparés. Adriana, qualifiée de «dangereuse pour la sécurité des Etats-Unis» (1m58, à peine 50 kilos!) se voit systématiquement refuser le visa qui lui permettrait comme elle le dit joliment «de se regarder dans les yeux de l’homme qu’elle aime».

Condamné à une double perpétuité plus 15 ans de prison, Gerardo n’a jamais perdu confiance en l’avenir et reste convaincu d’avoir fait son devoir. Entre deux poèmes et trois dessins, il trouve le temps de répondre à un courrier chaque jour plus imposant. La plus grande angoisse de cet homme que rien ne semble pouvoir abattre, c’est de recevoir un coup de téléphone de La Havane. Parce que, dans son immense bonté, l’administration pénitentiaire américaine autorise exceptionnellement les proches à téléphoner pour annoncer une catastrophe familiale. Comme ce 2 novembre 2009, où son Adriana en larmes lui a annoncé la mort de Carmen, sa maman, sa « mamucha ».

Son seul regret, lui qui est déjà «grand-oncle», c’est de ne pas avoir eu un enfant d’Adriana. «Et là, dit-il, le temps joue contre nous.» Alors, être parrain de Leandro, c’est quelque part être papa par intérim. Un vrai bonheur.

 

Parrain Fernando

Fernando González Llort, qui est né à La Havane le 18 Août 1963, est un homme calme, réfléchi et sérieux. Qui pourrait imaginer, à part ses proches, le gamin bavard et facétieux qu’était Fernandito – Tito pour ses amis?

Et pourtant! Dès son plus jeune âge, il a manifesté un besoin impérieux de communiquer, au point que sa maîtresse de maternelle devait trouver des activités supplémentaires pour occuper ce bavard impénitent qui avait toujours tout fini avant les autres! Sa mère, Magaly Llort, se souvient de son fils qui quelques années plus tard, rentrait de l’école ventre à terre et expédiait ses devoirs – impeccables au demeurant!- pour se consacrer à sa passion : le base-ball. Un amour qui va de pair avec son goût pour la lecture. Il est capable de lire deux ou trois livres en même temps, sans perdre sa capacité d’analyse ni la rigueur de sa réflexion.

Fernandito grandit. En 1981, il entre à l’«Instituto Superior de Relaciones Internacionales » dont il sortira parmi les meilleurs grâce à un travail assidu et des capacités intellectuelles remarquables. A cette époque, Cuba est l’objet d’attaques de plus en plus nombreuses et violentes de la part des contre-révolutionnaires de Miami, formés et soutenus par la CIA. Fernando ne pouvait pas rester indifférent.

En 1995, il laisse Rosa Aurora, sa fiancée, à La Havane et gagne Miami où, sous le nom de Ruben Campa, il réussit à infiltrer les réseaux terroristes au point qu’Orlando Bosh, le chef de la bande, le remarque, lui accorde sa confiance et en fait … un de ses conseillers! Poste ultra dangereux s’il en est, mais qui permettait à Fernando de renseigner efficacement sa patrie sur les agissements des terroristes. Si son « patron » s’était douté un seul instant de la véritable activité de son jeune « assistant », nul doute que notre Fernando serait allé admirer les fonds sous-marins de Miami avec des chaussures en ciment!

 

Arrêté en 1998, en même temps que Tony, Gerardo, Ramón et René, il a été condamné à 19 ans de prison. Malgré les rigueurs de l’enfermement, il garde intact son amour de la vie, de la justice et de son pays. Il sait qu’il reviendra un jour ou l’autre, ne serait-ce que pour prouver ses talents de danseur de salsa à son épouse qui en doute fortement, et, malgré l’âge, taquiner un peu ses sœurs, Marta et Lurdes, comme au bon vieux temps!

 

Et pouvoir enfin embrasser son filleul, lui que le destin a privé du bonheur d’être père!

 

Parrain Ramón

 

Ramon Labañino Salazar est né le 9 juin 1963 à Marianao, dans une famille modeste. Il est le premier né de la nichée. Comme il faut bien nourrir tout ce petit monde, les parents travaillent. C’est donc à Ramón, l’aîné de la troupe, que revient l’obligation de s’occuper des petits, ce qu’il fera consciencieusement.

 

Ramón, c’est le grand frère idéal. Dans le genre gros nounours gentil et protecteur, mais intraitable quand il s’agit du devoir. Il trouve toujours un moment pour jouer aux billes ou au base-ball. Il n’a pas son pareil pour vous faire voyager à travers son atlas, et près de lui, on ne risque rien : il est ceinture noire de karaté! Par contre, pas moyen d’échapper au bain le soir ni de regarder la télé en arrivant de l’école: les devoirs et les leçons passent d’abord! Mais il accepte de prêter ses chers livres pendant qu’il prépare le repas!

 

C’est parce qu’il sait la valeur de l’éducation que Ramón étudie aussi sérieusement, tout en assumant, dans toutes les écoles où il est passé, des responsabilités sportives, éducatives, culturelles. Alors qu’il étudie l’économie à l’Université de la Havane, il participe à diverses compétitions de karaté et même aux Jeux de la Caraïbe! Ce qui ne l’empêchera pas de réussir ses examens!

 

Son diplôme en poche, Ramón va assumer des missions à l’étranger pour le gouvernement cubain. A partir de 1990, il est envoyé aux Etats-Unis pour surveiller les groupes anti révolutionnaires de Miami qui, aidés par les services américains, multiplient leurs activités terroristes contre l’Île, et s’installe à Tampa, en Floride, dans un minuscule appartement. Pendant des années, sous le nom de Luis Medina, il parcourt Miami pour livrer des médicaments aux pharmacies, tout en faisant des petits boulots, à l’instar de nombreux exilés latinos. Pas grand-chose à voir avec la vie dorée d’un James Bond! Comme Tony, Gerardo, Fernando et René, il sera arrêté le 12 Septembre 1998, et condamné à la perpétuité plus 18 ans de prison. Une sentence qui sera « réduite » à 30 ans de prison en décembre 2009.

 

Malgré ses longs séjours hors de Cuba, il trouve le temps de se marier. Il aura trois filles: Ailí, avec Ilia Cardoso, puis Laura et Lisbeth avec Elizabeth Palmeiro. Elles grandissent loin de leur père qu’elles vont voir de temps à autre, au gré des visas accordés ou non. Entre deux activités pratiquées en prison pour garder la forme, Ramón répond – à son rythme – au courrier qui arrive du monde entier et, en bon Cubain, écrit des poèmes. Car, outre ses filles et sa femme, Ramón a deux amours: la poésie et les parfums!

 

Il a accepté avec joie ce rôle nouveau pour lui, de parrain de Leandro. Mais il y a mis d’entrée une condition: que des photos de son filleul lui soient régulièrement envoyées toute sa vie ! Ce qui prouve qu’il n’a pas l’intention d’être un parrain d’opérette !

 

Parrain René

Chicago, Illinois, 13 Août 1956: le petit René vient de naître dans le foyer d’Irma et René González, deux Cubains qui ont émigré aux Etats-Unis pour fuir le régime de Batista. Le père a trouvé un petit boulot dans la sidérurgie, la mère fait des ménages. On n’est pas riche, à la maison, et on a la nostalgie de l’Île… Et quand la famille décide de retourner au pays, en 1961, le petit René se sent chez lui à La Havane. La fratrie s’agrandit avec Roberto, Iván, Dayana et Alina.

René aime jouer avec ses frères et sœurs – il adore démonter et remonter leurs jouets !- et aujourd’hui encore une profonde tendresse les unit. Il entre à l’école militaire « Camilo Cienfuegos » à Baracoa. Grand sportif, René pratique la plongée sous-marine avec Roberto, le base-ball, le basket, le volley, la natation. Il entre en 1972 à l’institut Combatientes de América. En 1977, il effectue en tant que conducteur de char T-34 une mission en Angola au cours de laquelle il obtiendra la médaille du Combatiente Internacionalista. A son retour, il réalise enfin son rêve: il devient pilote d’avions! Il épouse Olga Salanueva qui lui donne une première fille, Irma. Il est chef d’escadrille à la base de San Nicolás de Bari, responsable de la section d’aéronautique sportive et enfin, en 1990, membre du Parti Communiste cubain.

 

Il accepte pourtant de sacrifier ce bonheur tranquille pour partir en mission à Miami. Il fait semblant de voler un avion de l’armée et atterrit en Floride où il est reçu en héros. Il infiltre l’extrême droite des exilés cubains en tant qu’instructeur de pilotage. Pendant huit ans, il vivra au sein de cette mafia, accumulant les renseignements qui permettront de déjouer des dizaines d’attentats contre sa patrie. En 1997, Olga l’a rejoint à Miami et Ivette est venue au monde. Et puis le 12 septembre 1998, c’est l’arrestation de René. Le FBI débarque en force, armé jusqu’aux dents. René est menotté et embarqué dans les hurlements, Olga est jetée à terre, Irmita pleure, Ivette est terrifiée. Elle n’a que quelques mois: elle ne reverra son père, enchaîné et au milieu de policiers, que pendant quelques minutes plusieurs mois plus tard. Sa mère, après trois mois passés en prison, est renvoyée à Cuba. A partir de là, aucun visa ne lui sera accordé pour rendre visite à son mari, et Ivette, trop petite pour voyager seule, grandit loin d’un père qu’elle ne connaît qu’à travers des photos ou par le téléphone. René ne pourra voir sa petite dernière que huit ans plus tard, en 2006.

Pour des millions de Cubains, René est devenu un héros, au même titre que cet homme qui un jour, barbu et souriant, était venu à son école et s’était penché pour embrasser le petit René qui tirait sur sa veste. Cet homme, c’était Ernesto Che Guevara.

Aujourd’hui, c’est lui, René, qui depuis sa prison de Marianna en Floride se penche en souriant vers Leandro, son filleul.



Voilà qui sont les cinq parrains de Leandro Epitalon. Qu’ils soient pour leur filleul un modèle dans la vie qui s’ouvre devant ce tout petit bonhomme dans lequel Cuba s’unit à la France. Souhaitons lui d’être le digne héritier de deux révolutions et de suivre l’exemple de ses prestigieux parrains.

On dit que tout filleul a quelque chose de son parrain. Si cela se vérifie, Leandro Epitalon sera un grand bonhomme : il aura de qui tenir!

Ses parents lui diront qu’il pourra compter sur Tony, sur Gerardo, sur Fernando, sur Ramon, sur René et sur nous tous pour lui montrer le chemin à suivre. Même si ce n’est pas toujours le plus facile. Mais Marti le disait : « l’homme véritable ne regarde pas de quel côté on vit le mieux mais de quel côté est son devoir ».

C’est la devise de ses parrains.

Annie Arroyo

Carnoules, 12 mars 2011



 

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 11:14

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Le 20 prairial de l’an II (8 juin 1794), la toute jeune République Française instituait le parrainage civil, ou baptême républicain, réservé aux municipalités. Acte citoyen et laïque, le baptême républicain fait adhérer l’enfant de manière symbolique aux valeurs républicaines. Même si l'acte de parrainage n'a aucune valeur légale, il impose aux parrain(s) et marraine(s) l'engagement moral d’accompagner l’enfant dans les différentes étapes de sa vie.


            De nos jours, le baptême républicain est peu fréquent. C’est pourquoi le baptême civil de Leandro Epitalon, célébré le samedi 12 mars 2011 à Carnoules, dans le Var, était un évènement. Pas seulement par l’originalité de la cérémonie, mais parce que les parents de Leandro, Eric et Masy Epitalon, membres de l'association France-Cuba, avaient choisi pour parrains d’honneur les Cinq Héros de la République de Cuba, qui depuis plus de douze ans maintenant sont injustement détenus dans des prisons des Etats-Unis.

            La cérémonie, célébrée par Henri Cèze, le maire de Carnoules, en présence de nombreux invités, dont la Consul de Cuba Ana Maria Chongo, a été à la fois simple et émouvante. Gerardo Hernández, Tony Guerrero, Fernando González, Ramón Labañino et René González, les cinq parrains, bien qu’absents physiquement étaient présents dans la pensée de tous et leurs cinq photos entouraient leur filleul.

 

            Des parrains qui ont bien l’intention de remplir leur rôle, ainsi qu’en témoignait la lettre envoyée au nom des cinq  par Gerardo, dans laquelle, avec sa bénédiction communiste, il disait sa certitude que "leur filleul Leandro serait un homme de bien, dans ce monde qui marche aujourd’hui sur la tête mais qui sera demain meilleur".

            Avec des parrains comme les Cinq pour lui montrer la route tracée autrefois par Marti, le petit bonhomme de huit mois, haut comme trois pommes, a des chances de devenir grand. Et pas seulement par la taille. C’est ce que tous nous lui souhaitons.

Annie Arroyo

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 00:38

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Genève, 8 mars, (RHC)- Cuba a de nouveau dénoncé devant le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU l’emprisonnement arbitraire des 5 Cubains aux Etats-Unis.

Nos 5 compatriotes purgent de très lourdes peines de prison dont deux perpétuités dans des pénitenciers étasuniens. Ils ont été condamnés au terme d’un procès inique. Ils ont été accusés de conspiration afin d’espionner. Ils n’avaient pourtant fait que surveiller les organisations terroristes de Miami pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible.

Dans une intervention au débat interactif du Groupe de Travail sur les Arrestations Arbitraires et du Groupe de Travail sur les Disparitions Forcées, le diplomate cubain Juan Antonio Quintanilla a relevé le suivi donné par le groupe à l’affaire des 5 Cubains prisonniers aux Etats-Unis dont l’arrestation a été qualifiée d’arbitraire.

Juan Antonio Quintanilla a signalé que loin de respecter sa décision, les Etats-Unis ont maintenu leurs actions de manipulation politique et relevé que la Cour d’Appel était arrivée à la conclusion que les accusés pouvaient faire l’objet d’un procès impartial à Miami et que cet argument est insoutenable.

Il a ajouté que le procès intenté contre les 5 a été politiquement motivé dans un siège totalement hostile et qu’on leur a refusé l’accès à 80% de la documentation utilisée pour les inculper et les prises de contacts régulières avec les avocats de la défense.

Le délégué cubain a rappelé que trois prestigieux juges de la Cour d’Atlanta, chargés de réviser l’affaire, avaient demandé le 9 août 2005 l’annulation du procès et l’annulation des sentences.

« Exactement , un an plus tard, cette même Cour au grand complet, au terme d’un vote divisé, a refusé la tenue d’un nouveau procès et ratifié les sentences et elle a ordonné d’envoyer de nouveau l’affaire au groupe de juges pour considérer les autres aspects » -a-t-il ajouté-.

Juan Antonio Quintanilla a indiqué que les procès pour dicter de nouvelles sentences contre 3 de nos 5 compatriotes est une solution maquillée d’une réalité que l’on ne peut pas cacher.

Il a relevé que la seule nouvelle sentence juste serait la libération immédiate de Gerardo Hernández, Antonio Guerrero, Ramón Labañino, Fernando González et René González.

Juan Antonio Quintanilla a signalé que le gouvernement des Etats-Unis demande que le Groupe de Travail sur les Arrestations Arbitraires élimine l’affaire de sa liste, position que Cuba rejette tant que les mesures nécessaires pour mettre fin à cette situation qui a déterminé la conclusion 19/2005 du Groupe, ne seront pas prises.


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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 00:13

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Par Patrick Bèle , blog du figaro "regards latinos"

Le journaliste essayiste du Monde diplomatique Maurice Lemoine a écrit un livre à la fois tout à fait énervant pour son parti pris et totalement passionnant pour son contenu. Il s’agit de son « Roman de la guerre secrète entre Cuba et les Etats-Unis » : Cinq Cubains à Miami aux éditions Don Quichotte. Ce livre me permet enfin d’évoquer dans ce blog les « cinq héros », comme les qualifie le pouvoir cubain, qui sont emprisonnés aux Etats-Unis pour de longues années après avoir été condamnés par des tribunaux de Miami à des peines extravagantes par leur lourdeur pour « avoir porté atteinte à la sécurité des Etats-Unis ».
Dans toutes les administrations cubaines, comme dans les rues, les portraits de ces « cinq héros » sont omniprésents. Qu’ont-ils fait pour mériter cela ? Ils ont été envoyés par le pouvoir cubain dans les années 90 comme espions à Miami pour contrecarrer les activités terroristes des groupuscules cubains d’extrême droite de Miami.
Le livre a le mérite de rappeler que les cubains de Miami ont, depuis la révolution castriste 1959, été à l’origine d’une multitude d’actions violentes contre le régime castristes qui ont fait plusieurs milliers de morts, avec la passivité complice, voire la complicité active, des autorités de Washington.
Carriles.jpgLe poids du lobby cubain de la Floride est tel qu’aucun président américain, de Kennedy à Obama, ne s’est affranchi de l’allégeance obligatoire à ces groupes quasi mafieux qui font la pluie et le beau temps pour les Cubains de Miami. Le procès de Luis Posadas Carriles (photo AP), terroriste assumé, qui de déroule actuellement à El Paso au Texas, est une illustration de l’extraordinaire indulgence que Washington a toujours montré vis-à-vis des criminels qui ont travaillé pour les Cubains de Miami. Carriles a été employé pendant plusieurs dizaines d’années par la CIA.
Alors que tout le monde sait, parce que lui-même l’a avoué, qu’il a organisé une multitude d’attentats à et hors de Cuba, il est poursuivi pour n’avoir pas respecté la législation sur l’émigration ! Le mérite du livre de Maurice Lemoine est de raconter 50 ans d’activisme de ces groupes cubains expatriés et leur implication dans l’économie et la politique étatsunienne, comme au trafic de drogue en provenance de l’Amérique centrale.
C’est un éclairage indispensable pour sortir des visions simplistes sur les relations entre les deux pays. Le poids des milieux cubains de Miami fait craindre, à La Havane comme à Washington, qu’une ouverture trop rapide entre les deux pays ne transforme l’île en plaque tournante du trafic de drogue, et surtout de cocaïne, avec l’implantation des membres de la mafia cubaine de Miami. On raconte que les bateaux des Cubains de Miami sont prêts depuis des années, réservoirs pleins, à partir à l’assaut de l’île et à faire replonger Cuba dans les pires moments de son histoire, quand elle n’était que le « bordel » des Etats-Unis avec ses maisons clauses et ses casinos.
A l’époque de la prohibition de l’alcool aux Etats-Unis, les américains venaient s’encanailler à La Havane. Dans le film Le Parrain, une scène montre une réunion de la mafia à l’Hôtel Nacional de Cuba sous prétexte d’un concert de Franck Sinatra. La position géographique de Cuba en fait une plate forme idéale pour le trafic de cocaïne.*
Le livre de Maurice Lemoine pèche cependant par son manichéisme. Les Etatsuniens y sont forcément méchants et les Cubains de Cuba n’ont d’autres ambitions que d’assurer le bonheur du peuple malgré les méchants Cubains fascistes de Miami. Les « cinq héros » n’avait que des bonnes intentions quand ils espionnaient à Miami : ils voulaient protéger les Cubains des agressions des fascistes. Mais dépassé ce coté simpliste, la lecture du livre de Maurice Lemoine est passionnante.

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 09:45

cinco-prisioneros

Monsieur le Président Obama Le premier mars 2011.

The White House

1600 Pennsylvania Avenue N.W.

Washington DC 20500

 

 

Monsieur le Président,

 

Je voudrais commencer cette lettre par un poème écrit par l’un des Cinq, Antonio Guerrero, lorsqu’il était enfermé dans sa cellule d’isolement de la prison fédérale d’Oklahoma, en attendant sa nouvelle affectation. C’était il y a un an.

Poème d’espoir, qui rend hommage à la solidarité internationale de plus en plus grande pour vous demander, Monsieur le Président, de libérer les cinq agents cubains Gerardo Hernández, Antonio Guerrero, Fernando González, Ramón Labañino, et René González.



Ustedes

Seguro, en medio del temporal,

me imagino andando por el mundo

como si caminaran conmigo

hombro a hombro brazos invencibles.

Pasaran con sus alas oscuras

otras tantas gelidas noches

sin poder aniquilar la aurora

del dia final de la injusticia.

Hermanos y hermanas de la lucha

solidaria que se multiplica

cual las hojas en la primavera:

!Ustedes nos daran la victoria,

ustedes estaran con nosotros

en la gran jornada del regreso!

 

 

Vous

Sans crainte, au cœur de la tourmente,

je m’imagine allant de par le monde

comme si cheminaient avec moi

épaule contre épaule,

des bras invincibles.

Passeront avec leurs ailes sombres

Tant d’autres nuit glacées

sans pouvoir anéantir l’aurore

du jour qui verra la fin de l’injustice.

Frères et sœurs de la lutte

solidaire qui se multiplie

telles les feuilles au printemps :

C’est vous qui nous donnerez la victoire,

vous qui serez avec nous

au grand jour du retour !



Cette exigence mondiale de voir les Cinq libres est d’autant plus forte que la connivence entre le gouvernement que vous représentez et la mafia de Floride devient plus flagrante au fil du déroulement du procès de Luis Posada Carriles à El Paso.

Ce n’est pas un hasard si déjà, un témoin essentiel, la journaliste Ann Louise Bardach a été victime d’une cyber attaque des plus sophistiquées, comme nous l’avons appris le 7 février dernier, et elle craint pour sa vie. Cette journaliste avait eu en 1998 une série d’ entrevues avec Luis Posada Carriles, relatées dans les “ New York Times ” des 12 et 13 juillet 1998.

Au cours de ces entrevues, Posada Carriles avait confirmé son implication dans les attentats à la bombe de 1997 contre des infrastructures touristiques de La Havane. L’un de ces attentats avait tué le jeune touriste italien Fabio Di celmo.Posada Carriles avait aussi affirmé que ces attentats avaient été soutenus par les dirigeants de la Cuban American National Foundation [FNCA]. Son fondateur et dirigeant à l’époque, Jorge Mas Canosa, aujourd’hui décédé, a fraternisé avec les présidents Reagan, Bush et Clinton.

Posada Carriles a précisé que Mas Canosa, l’avait aidé à organiser son évasion d’une prison Vénézuélienne en 1985, puis à s‘installer au Salvador, où il a ensuite rejoint l’opération dirigée par la Maison Blanche qui devait mener au scandale Iran-Contra.

Ce n’est pas par hasard si, en 1998, Hector Pesquera avait été nommé à la tête du FBI de Sud Floride pour, quelques jours plus tard, arrêter les agents cubains qui infiltraient les milieux terroristes de Miami. C’est ce même homme qui avait donné l’ordre en août 2003 de passer à la broyeuse le dossier de Luis Posada Carriles.

Ce n’est pas un hasard si, en septembre 2005, la DHS (Department of Homeland Security) des Etats-Unis n’avait tenu aucun compte des aveux de Posada Carriles enregistrés par le journaliste des Etats-Unis Blake Fleetwood en 1977, à Caracas, en présence d’Orlando Bosh. Posada Carriles y racontait les liens entre la CIA, et son agence où ses actes sinistres avaient été planifiés.

Ce n’est pas un hasard si Posada Carriles se trouvait sur la Dealy Plaza de Dallas quand John Kennedy a été assassiné, comme l’a souligné le spécialiste de la question, le hollandais Wim Dankbaar.

« Si quelqu’un protège un terroriste, si quelqu’un soutient un terroriste, si quelqu’un finance un terroriste, il est aussi coupable que le terroriste », Georges Bush, 26 août 2003.

Ce terroriste va t-il enfin être jugé pour ses crimes?  Ou bien va t-il continuer à “dormir comme un bébé”, comme ne dormira jamais celui de Brenda Esquivel? Cet enfant a été tué dans le ventre de sa mère sur ordre de Posada Carriles: “finis-en avec cette semence avant qu’elle ne naisse”, lors d’un interrogatoire musclé en juillet 1972 au Venezuela, dans les locaux de la DISIP.

Avec les appuis très haut placés que compte cet ancien officier de la CIA et de l’Armée des États-Unis, la partie n’est pas gagnée !

En attendant, nos cinq Cubains, qui eux ont combattu ces crimes, continuent à moisir en prison, et l’injustice dont ils sont victimes est chaque jour plus insupportable. Elle ne nous surprend pourtant pas: nous savons que trois des procureurs qui ont participé au procès contre Gerardo Hernández ont signé un texte le 14 févier 2011 pour dénoncer le fait que l’avocat de Posada Carriles, Arturo Hernández, leur avait offert en 2001 des « formes d’assistance » pour obtenir la condamnation de Gerardo.

Au nom des nombreux amis des Cinq dans le monde, je vous demande à nouveau, Monsieur le Président, d’être digne de votre prix Nobel en signant cette clémence exécutive qui rendra enfin à ces cinq patriotes la liberté dont ils sont privée depuis plus de douze ans.

Espérant un tel geste de votre part, recevez, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments humanistes les plus sincères.

Jacqueline Roussie

64360 Monein (France)



Copies à : Mesdames Michelle Obama, Nancy Pelosi, Hillary Clinton, Janet Napolitano Messieurs Harry Reid, Eric Holder, Pete Rouse, Donald Werrilli, John F. Kerry et M. l’Ambassadeur des USA en France.

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 22:54

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  Cubadebate : Dame un beso. Foto: Kaloian

AIMER


Comment calmer ma soif. Tout est inutile.

Envies de revenir, de réclamer un baiser

là où des lèvres douces se sont posées sur moi.

Envies de sentir, de contempler un corps

comme dans un voyage infini entre hivers et étoiles.

Envies d’un combat flamboyant, de brûler,

de répandre le miel ardent du désir.

Je t’ai aimée,

et la lumière de ta peau, restée à mon insu,

embrase encore mes mains et mes yeux.

Et je comprends mieux maintenant

que je n’ai pu t’aimer qu’ainsi,

d’une façon où se mêle tout ce qui est éternel et pur :

si éternel que j’entends ta voie dans chaque étoile,

si pur que c’est avec ton âme que j’écris mes vers.


6 juin 1999


Recevez tous l’amour des cinq.

Cinco abrazos.

!Venceremos!

Tony

13 février 2011

FCI Florence

La Havane, 14 février, (RHC)- La Fête des Amoureux est célébrée dans tout Cuba. Cependant, l’injustice maintient éloignés 5 antiterroristes Cubains prisonniers politiques aux Etats-Unis de leurs êtres aimés.

Nos 5 compatriotes purgent de très lourdes peines de prison dont deux perpétuités aux Etats-Unis. Ils ont été condamnés au terme d’un procès truqué à Miami. Ils ont été accusés de conspiration afin d’espionner. Ils n’avaient pourtant fait que surveiller les organisations terroristes de Miami pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible.

Ecoutons Rosa Aurora Freijanes, la femme de Fernándo González qui évoque une lettre envoyée par son mari depuis la prison:
“N’hésite jamais à m’écrire et à me faire part de tes sentiments. Je te suggère de ne pas penser à ceux qui pourront lire ce que tu écris. Ne rate pas une seule seconde à penser à cela. Ce que nous éprouvons est très pur et est plus beau quant nous nous le disons l’un à l’autre. Si nous ne pouvons pas le faire recroquevillés l’un contre l’autre, nous n’avons pas d’autre option que le faire par cette voie. Tu peux vivre avec l’assurance que cette séparation touchera à sa fin un jour. Nous vivrons de nouveau des moments de bonheur partagé. Tout ceci fera partie du passé et je serai prêt à te serrer dans mes bras et à faire de toi la femme la plus heureuse de la terre ».

Pour sa part, Olga Salanueva, la femme de René González évoque elle aussi l’époque où elle a fait connaissance de René:
“ Il avait près de 24 ans, il était si plein de vie, très gai mais très profond à l’heure de converser ; très analytique. Il n’était pas très causeur mais sa conversation était très agréable ».


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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 01:40

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Hermanas y hermanos:

Vous avez tous été à nos côtés, dans les bons comme dans les mauvais moments, dans le sourire des victoires, dans la douleur des revers, mais toujours unis.

Chacun de vous nous offre la vertu de l’amour le plus fidèle, de la loyauté la plus éternelle, et nous voulons vous adresser en ce jour si particulier, toute l’affection et toute la gratitude que vous méritez, parce que nous vous aimons pareillement, parce que si nous sommes invincibles c’est parce que vous nous rendez invincibles; parce que si nous sommes en lutte, c’est parce que vous nous donnez force et armes ; parce que si nous rêvons, c’est grâce à la tendresse que vous nous donnez, parce que vous êtes la réalité qui rend possible toutes les merveilles, parce que, en un mot, vous êtes l’ami et l’amour…

Bonne fête du fond du coeur!

Les Cinq

 

**********************************************************************************************

Chers amis:

Voici que s’approche une date qui célèbre l’amour.[…] Je me souviens aujourd’hui de ces vers que j’ai écrits et partagés avec de nombreux amis en 2009...

 

SANS AMOUR, PRESQUE RIEN

 

Sans amour, nous sommes peu, très peu de chose.

Sans amour, nous sommes des traces dans la brume.

Sans amour, nous sommes de la suie dans l’âtre.

Sans amour, nous sommes une ombre au cœur de l’ombre.

Sans amour, nous sommes des oiseaux aux ailes brisées.

Sans amour, nous sommes des nuits sans étoiles.

Sans amour, nous sommes des fleuves desséchés.

Sans amour, nous sommes des arbres sans feuilles.

Sans amour, nous sommes des ports sans bateaux.

Sans amour, nous sommes des maisons sans fenêtres.

Sans amour, nous sommes des pages blanches.

Sans amour, nous sommes un corps sans âme.

Sans amour, nous sommes des cierges éteints.

Sans amour, nous ne sommes presque, presque rien.

 

Cinco abrazos.

!Venceremos!

Tony Guerrero (traduction : Annie Arroyo)

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 10:46

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Du 26 janvier au 12 février : Un poème pour briser les silences

Con el amor de mis sueños

 

Cruzando el corazon del azul

insondable, confuso de rutas,

mas, acompañado de esperanzas

insignificantes pero ciertas,

miro la callada geografia

sumergida en un fulgor de nieve,

territorio de lo indefinido,

espejismos de la libertad.

Hay cansancio, pero no me rindo.

Hay cortaduras, pero no sangro.

Tanta fatiga, tantos dolores

calmo con el amor de mis sueños

hecho de una materia invencible

que no reconocen los guardianes.

 

Viernes, 12 de febrero de 2010

 

Tony Guerrero

 

Avec l’amour né de mes rêves

 

Traversant le cœur de l’azur

insondable, embrouillé de routes,

mais, accompagné d’espérances

insignifiantes mais certaines,

je regarde la géographie secrète

noyée dans un éclat de neige,

territoire de ce qui est indéfini,

mirages de la liberté.

La fatigue est là, mais je ne me rends pas.

Il y a des coupures, mais je ne saigne pas.

Tant de fatigue, tant de douleurs,

Je les calme avec l’amour né de mes rêves

Fait d’une matière invincible

Que ne reconnaissent pas les gardiens.

 

Vendredi 12 février 2010

 

Tony Guerrero (trad: A. Arroyo)

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 11:52

Du 26 janvier au 12 février : Un poème pour briser les silences 1ro-mayo-kaloian-07

Ile de soleils

 

Depuis mon enfance à la maison et à l’école,

dans ma jeunesse de lieu en lieu,

toute ma vie, et jusque dans mes rêves,

tu as habité mon cœur.

Ile de soleils qui offre à tous

palmiers et plages, oiseaux et fruits,

cet été brûlant que j’aime,

cet arbre libre dans la campagne ;

prête chaque jour à cultiver la fleur

indispensable de l’espérance,

tu fais toujours vivre en moi la paix.

Ton amour me pousse, ton amour me comble

de lumière, oh ma patrie, viendra le retour

et ton baiser qui nous attend.

 

Jeudi 11 février 2010

 

Tony Guerrero (trad: A. Arroyo)

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