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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 08:26

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Du 26 janvier au 12 février : Un poème pour briser les silences

Miercoles, 27 de enero de 2010

 

Cuando cierran

 

Cuando cierran la puerta de hierro

silbadores vientos de huracan

encima se me echan y me apagan

el candil, parpadeando en mis manos.

La celda se vuelve una laguna

en la que yacen palomas muertas

y por mi trepa su olor a espanto

como si las sombras me embistieran.

Con mi inofensivo corazon

desgarro el silencio congelado,

adelgazo ausencias prolongadas

hasta que la larga noche pasa

y todas las tinieblas se esfuman

envueltas en la luz matutina.

 

Tony Guerrero

Mercredi 27 janvier 2010

 

Quand se ferme

 

Quand se ferme la porte de fer

des vents sifflant en ouragan

se jette sur moi et éteignent

ma chandelle, qui vacille entre mes mains.

La cellule devient une lagune

Dans laquelle gisent des colombes mortes

et sur moi grimpe son odeur d’épouvante 

comme si les ombres fonçaient sur moi.

De mon cœur inoffensif

je déchire le silence congelé,

j’amenuise les absences prolongées

jusqu’à ce que passe la longue nuit

et que toutes les ténèbres s’effilochent

enveloppées dans la lumière du petit matin.

 

Tony Guerrero (trad: A. Arroyo)

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 10:56

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Du 26 janvier au 12 février : Un poème pour briser les silences

Sucede

 

Sucede que la injusticia sigue.

Sucede que llevo caja negra.

Sucede que soy yo quien lo dice.

Sucede que quisiera que me creas.

Sucede que vuelo sin temores.

Sucede que sacudo mis venas.

Sucede que dos soles se cruzan.

Sucede que oscurecen las piedras.

Sucede que el olor no es de campos.

Sucede que mi hora tiene duen~o.

Sucede que se unen las paredes.

Sucede que un hermano sonrie.

Sucede que me nace en el pecho

una serenidad y sucede.

 

Martes, 26 de enero de 2010

 

Tony Guerrero


Ce qui arrive

 

Ce qui arrive, c’est que l’injustice continue.

Ce qui arrive, c’est que je porte une boite noire.

Ce qui arrive, c’est que c’est moi qui le dis ;

Ce qui arrive, c’est que je voudrais que tu me croies.

Ce qui arrive, c’est que je vole sans angoisse.

Ce qui arrive, c’est que je secoue mes veines.

Ce qui arrive, c’est que deux soleils se croisent ;

Ce qui arrive, c’est que les pierres s’assombrissent.

Ce qui arrive, c’est que l’odeur n’est pas celle des champs.

Ce qui arrive, c’est que mes heures ont un maître.

Ce qui arrive, c’est que les murs se joignent.

Ce qui arrive, c’est qu’un frère sourit.

Ce qui arrive, c’est que dans ma poitrine naît

une sérénité et cela arrive.

 

Mardi, 26 janvier 2010

 

Tony Guerrero (trad: A. Arroyo)

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 08:20

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Communiqué de l’Alianza Martiana
Par Andrés Gómez

Lire ou relire : Los cinco : Miami sans dessus dessous!

 

Un encart exigeant la liberté des Cinq a été publié ce lundi 24 janvier dans les éditions imprimées du Miami Herald et du Nuevo Herald.

Les organisations qui composent l’Alianza Martiana ont le plaisir de rendre public le fait qu’aujourd’hui, lundi 24 janvier, a été publié un encart de l’Alianza Martiana exigeant la liberté des Cinq dans les éditions imprimées du Miami Herald et du Nuevo Herald. C’est le même encart exigeant la liberté des Cinq qui avait été affiché sur un panneau [électronique] dans Miami le 11 janvier dernier. 

A cette occasion, à cause des intimidations de l’extrême-droite, la compagnie propriétaire du panneau avait dû retirer l’encart du panneau au bout de 24 heures.  L’extrême-droite cubano américaine à Miami démontrant ainsi, une fois de plus, son caractère intolérant, colérique et antidémocratique.
 

Les encarts publiés aujourd’hui par l’Alianza Martiana dans The Miami Herald et dans El Nuevo Herald sont une nouvelle preuve de notre inéluctable engagement envers la justice et notre exigence que soit immédiatement accordé la liberté aux Cinq à travers une grâce présidentielle.
 

La campagne nationale aux Etats-Unis et la campagne mondiale dans les autres pays sur tous les continents s’amplifie et s’approfondit. Notre exemple ici, à Miami, stimulera l’ensemble de ce mouvement mondial qui exige la libération immédiate des Cinq.

Comme une malédiction gitane, nous ne faiblirons pas dans notre entreprise jusqu’à ce que nous les voyions libres.

Pour plus d’information : (305) 757-3113

Traduction : A.Arroyo
France-Cuba

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 00:23

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Mon séjour au Centre de Transit Fédéral d’Oklahoma a été long. Dix-huit jours, isolé, dans une cellule de ce qu’on appelle « el hueco », le mitard, des jours qui m’ont semblé une éternité.

Avec un peu de papierl et des bouts de crayons, j’ai quotidiennement écrit le récit de ces jours, et quelques lettres personnelles et très spéciales, nées de cette solitude dont, paraphrasant des vers de Juán Ramón Jiménez, je pourrais dire : »Tu es dieu dans ton âme, tu es tout l’Univers, tu es un au centre de toi-même ».

Une partie seulement de ce journal et une seule des neuf lettres écrites arrivèrent à destination. Cela m’a fait très mal, et j’ai eu recours à la poésie pour revivre ces moments d’isolement, et d’une certaine manière, rattraper cette perte irréparable. Entre le 3 et le 16 mars, de retour à Florence, sont nés ces poèmes, en guise de journal, des poèmes que je vous suggère de lire comme étant un seul poème (comme il paraît qu’on doit lire les célèbres Sonnets de Shakespeare, en n’oubliant pas  bien sûr la grande différence entre cette œuvre classique et cette modeste création). Pour cet ensemble de poèmes j’ai décidé d’utiliser des vers décasyllabes avec des rimes libres, en gardant le nombre de vers qui composent un sonnet. Mon objectif n’est pas la recherche d’une beauté rythmique ou d’une perfection des strophes, bien moins encore la création de quelque chose de nouveau.

Je veux simplement amener le lecteur dans les recoins de mon âme tout au long de ces jours d’un isolement  aussi injuste que total, quoique ainsi, également, comme le dirait Dario, « ma protestation reste écrite » contre ces traitements et cette perte inhabituelle. »
C’est ce que nous dit Antonio Guerrero Rodriguez, notre Tony, un des cinq Cubains injustement détenus aux Etats-Unis, dans un recueil de ses poèmes les plus douloureusement conçus: nous vous parlons de”Un lieu à l’écart”, qui a vu le jour l’année dernière grâce à une initiative de le maison d’éditions Vigia.

Emu par la grandeur humaine qui émane de ces vers, un poète italien, Silvano, a eu l’idée de publier sur Internet, sur le plus grand nombre de sites possible et ce dans le plus grand nombre de langues possible, le recueil de poèmes de Tony.

Chaque jour, à partir du 26 janvier et ce jusqu’au 12 février 2011, sea publié sur les blogs, les listes de correspondants et sur les pages des cyberjournaux qui le souhaiteront, le poème correspondant à la date, écrit par Tony un an plus tôt, c’est-à-dire entre le 26 janvier et le 12 février 2010. En italien, en anglais, en français, en portugais, et même en russe  ou en bulgare, les poèmes de Tony sillonneront le cyberespace, faisant s’écrouler des murs de silence.

Que ceci soit une façon de plus de prouver aux Cinq notre solidarité, notre affection, notre foi en la légitimté de leurs actes, et une façon aussi de crier à l’empire, de tous les coins du monde, Libérez les Cinq, MAINTENANT !
Comme Tony, disons :
« La fatigue est présente, mais je ne me rends pas.

Des blessures sont visibles, mais je ne saigne pas.

Tant de fatigue, tant de douleurs,

Je les calme avec l’amour né de mes rêves

Faits d’une matière invincible

Que les gardien ne reconnaissent pas ».

Nous vous invitons à participer à cette nouvelle action poétique « Un poème pour briser les silences » en solidarité avec les 5 et plus particulièrement en hommage à Antonio Guerrero, un homme qui même dans les circonstances les plus terribles n’a jamais perdu ni son courage, ni son sourire.

Si vous voulez recevoir une ou  plusieurs des traductions par courrier électronique pour participer à la campagne, vous pouvez nous écrire à :

POEMAS TONY <tonyunlugarderetiro@gmail.com>

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 12:20

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Annie Arroyo

Le 26 décembre dernier, le Miami Herald publiait sous la plume de Jay Weaver un article dans lequel on pouvait lire: “Le chef des espions cubains [Gerardo Hernández] reconnaît maintenant que le mitraillage contre Hermanos al Rescate a eu lieu en dehors de l’espace aérien cubain » et ajoutait : « Dans un changement radical d’attitude, l’espion cubain dit que les avions ont été abattus dans les eaux internationales ». Ce qui revenait à dire que Gerardo démentait la version de son propre gouvernement.


Cet article faisait allusion à l’accusation de “Conspiration afin de commettre un assassinat en soutenant et en mettant en pratique un plan destiné à abattre des avions civils étatsuniens en dehors des espaces aériens de Cuba et des Etats-Unis.

 

La nouvelle ne m’avait pas étonnée outre mesure. Nous savons tous de quoi peuvent être capables des journalistes payés par un gouvernement, et ceux du Miami Herald en font partie. Je m’étais dit que c’était une mesquinerie supplémentaire dont le résultat serait de mettre Gerardo en rogne, et que ce n’était pas un hasard si l’article paraissait au moment où se prépare l’Habeas Corpus présenté par la défense de Gerardo.

C’était une erreur. Il ne faut jamais sous-estimer l’adversaire.

Outre le fait de « chauffer » l’opinion publique de Miami où doit être examiné l’Habeas Corpus (on ne sait pas encore si ce sera la juge Lenard, ou si elle en chargera un autre juge de Miami), l’article en question visait à semer le doute chez les gens peu ou pas informés. Je l’ai vérifié auprès d’un tout nouveau membre de la solidarité qui m’écrivait : « Et si c’était vrai ? »…

 

Eh bien non, ce n’est pas vrai !

La défense de Gerardo n’est en aucun cas un démenti envers son gouvernement. C’est une simple remise en cause de la stratégie de défense présentée au procès. Pour parler en clair, ce sont les erreurs de la défense assurée par Paul McKenna, l’avocat commis d’office à l’époque, qui sont la cible de la nouvelle équipe de défenseurs de Gerardo, équipe dirigée par l’avocat chevronné qu’est Leonard Weinglass.

 

Le point essentiel de la double condamnation à perpétuité de Gerardo est cette accusation de conspiration pour assassinat.

Rappelons les faits. Le 24 février 1996, deux petits avions d’Hermanos al Rescate sont abattus par la chasse cubaine, alors qu’ils venaient de balancer des tracts sur La Havane. Un troisième appareil dans lequel se trouvaient José Basulto, le patron de H al R, et trois « invités » fait prudemment demi tour aux premières sommations, tout en commentant le drame en direct pour une radio de Miami. L’affaire avait fait un grand scandale dans le monde et Cuba avait été accusée par les USA et la communauté gusana de Floride d’avoir descendu les deux avions dans les eaux internationales. Les Cubains affirmaient que non. Le Conseil de Sécurité de l’ONU, saisi par les yanquis, chargea l’OACI (l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale), sa branche spécialisée dans l’aviation, de faire une enquête. Celle-ci révéla qu’entre les informations fournies par les radars cubains et les radars étatsuniens, il y avait « des différences significatives et irréconciliables », ce qui veut dire que les Américains avaient une estimation des eaux territoriales cubaines nettement en dessous de la réalité… Les tergiversations de l’ONU agacèrent Madeleine Albright, alors secrétaire d’état de Clinton, qui imposa au Conseil de Sécurité un texte condamnant Cuba !

Ce qui permit d’indemniser les familles des quatre victimes et les avocats en puisant dans les avoirs cubains gelés aux USA.

 

Gerardo Hernández était le responsable du réseau Avispa. C’est ce réseau de dix agents, qui étaient sous surveillance de la CIA depuis un certain temps, qui a été démantelé le 12 septembre 1998. Sur les dix, cinq acceptèrent de négocier avec le procureur en plaidant coupables contre des peines très réduites et une « green card », c’est-à-dire un permis de résidence et de travail. Un onzième échappa de peu à la rafle. Il s’appelle Juan Pablo Roque, a un physique à la Richard Gere et une histoire digne d’un film d’espionnage. Recruté comme agent de renseignements par l’état cubain, il a un beau jour rallié la base yanqui de Guantànamo à l’aide d’un équipement de plongée sous-marine. Il déclare être un pilote de l’armée cubaine écœuré par une mise à pied injustifiée et demande l’asile politique. Transféré à Miami, il y est reçu en héros. La FNCA va même financer une publication de ses «mémoires», au contenu adapté, bien entendu, au public local. Basulto, conquis, le prend sous son aile et l’incorpore à Hermanos al Rescate, où il retrouve notre René Gonzàlez, lui aussi devenu pilote de l’association après être arrivé aux USA dans un avion militaire soi-disant volé à Cuba. Tous deux informent Cuba des plans d’Hermanos al Rescate, mais informent aussi le FBI sur les trafics d’armes et de drogue qui sont les activités annexes de l’association… Mais Roque a le mal du pays, sa famille lui manque. Il ne supporte pas la pression terrible qui pèse sur chacun des infiltrés. Il demande son rapatriement. Le 26 février, c’est l’anniversaire de son fils et il voudrait être là. Alors le gouvernement cubain organise « l’opération Venetia » pour organiser son retour. C’est Gerardo qui est chargé de mener à bien l’opération. Le 23, il réussit à le faire embarquer sur un avion de ligne et peut le 24 envoyer à La Havane le message suivant : « La operación a la que aportamos un granito de arena terminó con éxito ». Message intercepté comme 350 autres par la CIA ! Ce qui aurait dû faire un scandale de premier ordre parmi la mafia de Miami est quasiment passé inaperçu car ce jour même la chasse cubaine abattait les deux petits avions. Ce qui permit à l’accusation de donner au message de Gerardo un tout autre sens et de dénoncer un plan entre Gerardo et le gouvernement cubain pour assassiner les quatre occupants des petits Cessna de l’armée américaine aimablement fournis à Hermanos al Rescate. Des avions militaires qui permettait à Basulto de faire du rase-mottes sur la Havane, de mitrailler des hôtels, de balancer de la propagande et des médailles religieuses, et de perturber les communications entre la tour de contrôle de José Marti et les avions de ligne, ce qui aurait pu singulièrement perturber les atterrissages, en braillant au micro des âneries du genre :  « Como “cubano libre” tengo derecho a violar el espacio aéreo restringido de cualquiera »… Le qualificatif qui me vient à l’esprit étant indigne d’une personne bien élevée, je m’abstiendrai de le dire ici.

 

C’est sur des éléments aussi peu probants que Gerardo Hernandez a été condamné à une seconde perpétuité. Le fait d’avoir été déclaré coupable de la mort des quatre occupants des Cessna a fait de Gerardo le bouc émissaire de la mafia de Miami, rendant encore plus difficile pour Obama de lui accorder une grâce présidentielle. C’est aussi cette seconde perpétuité qui l’a écarté de toute révision de sentence concernant l’accusation de tentative d’espionnage contre la sécurité des USA. Autre effet souvent ignoré de cette affaire, le vote de la loi Helms-Burton, une loi que le Congrès US renâclait à voter depuis plusieurs mois et contre laquelle Clinton avait menacé d’opposer son veto. Après la destruction des petits avions d’Hermanos al Rescate, la loi fut votée sans problème…

 

Voilà le fond de l’histoire.

Aujourd’hui seule une demande d’Habeas Corpus peut changer la situation des Cinq et plus encore celle de Gerardo, puisque tous les recours juridiques ont été épuisés, ce qui est la condition sine qua non pour lancer la procédure. Ce qui ne veut pas dire qu’elle sera acceptée puisque cela dépend essentiellement de la juge Lenard, celle-la même qui a condamné les Cinq il y a dix ans. De plus pour que l’Habeas Corpus soit examiné il faut des éléments nouveaux.

Grâce à l’action du Comité National US de Gloria La Riva, cet élément nouveau nous l’avons depuis le 3 juin 2010. Une enquête commanditée par ce Comité a révélé, preuves et chiffres à l’appui, que des journalistes des principaux médias de Miami ont été payés pour créer un climat propice à la condamnation des Cinq. Heidi Boghosian, directrice de la Corporation Nationale d’Avocats, a déclaré : « De cette  manière a été interdit aux accusés le droit affirmé par le Sixième amendement de la Constitution américaine, qui garantit le droit à un juste jugement et à un jury impartial. Il n’y a aucun doute que les articles trompeurs et les écrits méprisants des reporters payés par le gouvernement ont eu un impact direct sur l’opinion publique, sur le tribunal et sur la cour d’appel  dans le cas des Cubains ».

 

L’équipe d’avocats qui s’occupent collégialement des Cinq depuis plusieurs années a donc présenté cette demande d’Habeas Corpus au nom de Gerardo Hernandez, demande qui pourra ensuite être éventuellement étendue aux autres co-accusés. Ce qui est une autre histoire.

L’audience préliminaire se tiendra lorsque toutes les conclusions des parties auront été déposées, sans doute entre mars et juin 2011.

 

Il reste très peu de temps à la défense pour présenter ses conclusions. Elles sont basées essentiellement sur la dénonciation d’erreurs de la défense de l’époque.

Une des erreurs les plus graves a sans doute été de ne pas informer Gerardo de son droit à exiger un procès séparé pour la charge de conspiration en vue de commettre un assassinat, empêchant ainsi les autres co-inculpés, et essentiellement René, de témoigner en faveur de Gerardo. De plus, Paul McKenna, le jeune avocat commis d’office, s’est tellement arc-bouté sur ce point qu’il n’a pas plaidé contre les autres charges, contrairement à la demande de son client !

Une autre erreur majeure de la défense a été de vouloir remettre en cause la décision du conseil de Sécurité de l’ONU sur la détermination du lieu de l’intervention de la chasse cubaine. Avec pour seul résultat d’indisposer davantage les jurés contre Gerardo. McKenna n’a même pas demandé le recours aux informations satellitaires nord-américaines qui auraient pu résoudre le problème une fois pour toutes !

Dans ce procès, ce point était absolument secondaire : que Cuba ait eu le droit de se défendre contre une menace imminente est un fait indiscutable.

Pour condamner Gerardo Hernandez, le gouvernement avait besoin de prouver l’existence d’un plan pour descendre les avions d’Hermanos al Rescate hors de l’espace aérien cubain, que l’accusé était au courant de ce plan et qu’il était d’accord pour y participer. Or l’OACI a mis en évidence que le largage des tracts avait eu lieu depuis l’espace aérien cubain, ce que Basulto lui-même avait dit à la radio,mais curieusement ces faits ont été oubliés…

Les trois juges d’Atlanta qui en 2005 avaient cassé le jugement avant d’être désavoués par la Cour plénière ont fait par de leurs réserves sur le cas de Gerardo. Ainsi Phyllis Kravitch a-t-elle déclaré : « Il ne suffit pas que le gouvernement indique simplement qu’il y a eu une attaque dans l’espace aérien international, il doit prouver au-delà de tout doute raisonnable qu’Hernàndez était d’accord pour que cela ait lieu ». Le juge Birtch, quant à lui, a affirmé a propos de la condamnation de Gerardo qu’il s’agissait « d’un cas très très douteux »… Ce qui en dit long.

 

Vers la fin du procès, McKenna semble s’être rendu compte qu’il s’était fourvoyé dans sa défense. Il expliqua alors au jury que toutes les preuves qu’il avait présentées depuis le début ne devaient pas être prises en considération. Ce qui ne fut pas du goût des jurés qui souhaitaient avant tout que tout cela finisse pour revenir à leur quotidien.

Aujourd’hui, Paul McKenna reconnaît courageusement ces erreurs, dues à la démesure d’un procès qui dépassait le jeune et inexpérimenté avocat commis d’office et a accepté d’en témoigner à l’audience d’Habeas Corpus afin de permettre de démontrer que Gerardo Hernandez a droit à un nouveau procès. On ne peut que saluer le courage de cet homme qui dans un premier temps a accepté de défendre un accusé alors que plusieurs de ses confrères ont refusé, craignant pour leur carrière et pour leur tranquillité. Lui a pris ces risques.

 

Quant à Gerardo, isolé dans sa prison d’Adelanto, en plein désert de Californie, il garde le moral. Même la brutale mise au secret du 21 juillet au 3 août 2010, au moment où ses avocats mettaient en place les bases de l’appel en Habeas Corpus, n’a pu entamer sa détermination et sa foi en la victoire. Il dit que tous les efforts de la solidarité pour obtenir sa libération « son como el agua que cae sobre una roca, e incluso las rocas más duras ceden con el tiempo».

Ce qui signifie : « C’est comme de l’eau qui tombe sur un rocher, et même les rochers les plus durs cèdent avec le temps ».

 

Annie Arroyo

21 janvier 2011

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 13:28

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Tout fout le camp, M’sieurs-dames !!

 

            C’est ce qu’ont dû se dire les vieux gusanos de Miami lorsque le 11 janvier dernier ils ont eu la stupeur de voir le visage souriant des Cinq antiterroristes cubains s’afficher au cœur même de la Petite Havane à Miami! Sur un panneau électronique situé à l’angle de la 37° avenue et de la Calle 4, on pouvait lire sous les cinq portraits : « Free the Cuban Five », et le nom du commanditaire : l’Alianza Martiana.

            De quoi faire attraper un coup de sang à ce pauvre Posada Carriles, juste au moment où à El Paso commençait son procès pour entrée illégale aux Etats-Unis ! Hasard ? Non pas ! Andrés Gomez, président de la Brigada Antonio Maceo, une des composantes de l’Alianza Martiana, a revendiqué publiquement le choix de la date.

            « Mais où allons-nous ? » a dû penser le quarteron des vieux ennemis de la Révolution qui attendent depuis si longtemps le retour des temps bénis où l’argent permettait d’être un roi à Cuba…

 


            « On » ne pouvait tolérer un tel outrage ! Dieu merci, « on » a encore de l’influence en Floride ! Grâce aux relations et à quelques coups de gueule, l’affiche a été retirée dès le lendemain. Max Lesnik, un journaliste cubain installé en Floride et qui prône une relation plus respectueuse des Etats-Unis envers Cuba (et il l’a payé cher à plusieurs reprises !), commentait amèrement à Cubadebate: « Pendant 24h, nous avons respiré à Miami un air de tolérance et de liberté d’expression. Où sont la justice et la liberté? Parce que moi je ne les vois pas ! La haine et la rage au ventre, Miami ne change pas ».

 


            N’empêche que pendant 24h, ces cinq sourires ont secoué la Petite Havane.

 


            Pour la première fois la mafia gusanera de Miami a été défiée dans son propre fief. Même si ça n’a pas duré, cette bouffée d’air pur est un symbole, un premier pas qui ouvrira la voie à bien d’autres !

 


            Posada Carriles a annoncé il y a quelques jours que cette année il serait à La Havane. Pas si sûr, papy! A moins que ce ne soit dans une prison cubaine.

            Allez, les Cubains, faites un geste: ouvrez-lui une cellule !

 

Annie Arroyo

*****************

 

 

Extraits d’un article de Lorenzo Gonzalo, un journaliste cubain résidant aux USA et sous-directeur de Radio Miami.

Vous ne vous trompez pas : il ose dire en face aux gusanos  que “la réaction contre cette affiche est le vivant reflet de l’intolérance et en dit long sur les personnes qui ne peuvent supporter de débattre loyalement des réalités, avec des garanties et dans la neutralité nécessaire à des débats de ce genre ».

*******

“[...] En la ciudad de Miami se colocó una valla pidiendo la libertad de cinco prisioneros condenados injustamente. La ira logró derribarla.

La  campaña mundial a favor de la libertad de Cinco cubanos en Estados Unidos, condenados bajo cargos de espionaje, es un propósito que responde a valores universales.
[...]

Por arte de magia convirtieron el caso de estos cinco cubanos, en un acto de espionaje. No habían trabajado para buscar información de Estado de Estados Unidos sino dentro de los grupos de fanáticos, que inclusive contravenían las leyes de ese país.

En la campaña porque se haga justicia y sean puestos en libertad esas cinco personas, condenadas injustamente y a través de un juicio politizado, una organización de Miami llamada Alianza Martiana, decidió colocar una valla con sus fotografías en una de las avenidas de la ciudad.

Lo más parecido a la violencia incubada en la sociedad estadounidense, por dos siglos de un enfoque mesiánico de su historia, es la intolerancia del pequeño grupo de cubanos que también posee una visión distorsionada de la realidad cubana y de lo que debieran ser las relaciones entre Estados Unidos y Cuba.

La valla causó estupor entre las filas de ese grupo. Son pocos, pero dominan la ciudad y poseen muchos de los negocios que subvencionan a la prensa, la radio y la televisión por donde lanzan sus consignas.

La verdad los aterra. Pensar que el castillo donde han vivido se derrumbó hace tiempo es intolerable para ellos y mucho más verlo con sus propios ojos. La valla fue la fotografía que les permitió ver las ruinas de sus falsas ilusiones. El poder que aun mantienen logró convencer a los negociantes publicitarios dueños de la misma, para que suspendieran el anuncio pidiendo justicia.

Esta es una breve historia de lo sucedido con una de las miles de gestiones que en la ciudad de Miami realizan personas que nos sentimos comprometidos con la justicia.

La verdad duele, la desesperación ahoga y la derrota a veces mata. La reacción contra esa valla es el vivo reflejo de la intolerancia y dice mucho de las personas que no resisten debatir las realidades en buena lid, con garantías y dentro de la neutralidad requerida para debates de esa naturaleza.

Lorenzo Gonzalo,

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 08:38

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Un panneau en faveur de la libération des 5 Cubains prisonniers politiques aux Etats-Unis  installé à Miami (qui aux dernières nouvelles n'a pas tenu 24h, Miami oblige...)

 

Par : Basilio Gutiérrez, vice-président de l'ICAP, l'Institut Cubain d'Amitié avec les Peuples a fait savoir qu'une nouvelle initiative est appliquée dans la lutte pour la libération des 5 Cubains prisonniers politiques aux Etats-Unis.
Nos 5 compatriotes purgent de très lourdes peines de prison dont deux perpétuités, dans des pénitenciers étasuniens, Ils ont été accusés de conspiration afin d'espionner. Ils n'avaient pourtant fait que surveiller les organisations terroristes de Miami pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible.
Dans des déclarations qu'il a faites à Radio Havane Cuba il a précisé :
« Cette initiative qui a reçu le nom de « 5 pour les 5 » est née au Costa Rica mais le Comité International pour la Libération de nos 5 compatriotes lui a donné une portée internationale. Le 5 de chaque mois, tout le mouvement international de solidarité avec Cuba, toutes les personnes de bonne volonté sont convoquées à s'adresser par différentes voies -fax, courrier électronique- à la Maison-Blanche pour demander au Président Etats-Unis, Barack Obama d'user de ses prérogatives pour faire libérer nos 5 compatriotes.
De nouvelles actions sont entreprises en territoire étasunien. La publication d'articles sur la vérité de l'affaire, surtout dans des médias importants. On a prévu aussi une conférence internationale avec la participation d'importantes personnalités des Etats-Unis et du monde.
Toutes ces actions constituent l'application des décisions prises au 6e Colloque pour la libération des 5 qui s'est tenu en novembre 2010 dans la ville d'Holguín, dans l'Est de notre pays.
Briser le silence médiatique sur l'affaire des 5, notamment aux Etats-Unis, reste le principal défi. C'est aux Etats-Unis où se trouve la clé pour la réparation définitive de cette grande injustice. La réalité a démontré que quand le peuple des Etats-Unis sait la vérité il se joint à des causes justes ».
Source : www.radiohc.cu

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 08:24

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On sait que pour justifier leur invasion de l'Afghanistan, les Etats-Unis ont prétexté que ce pays servait de refuge aux terroristes de Al Qaïda [1]. Quelle crédibilité leur accorder quand, dans le même temps, les auteurs d’attentats criminels perpétrés contre Cuba coulent des jours paisibles en Floride ou ailleurs sur le territoire américain ?

Un autre aspect de cette duplicité américaine est l’affaire des cinq agents cubains que le journal Bakchich [2] a récemment présentée comme « un des pires scandales judiciaires des années 2000 ».

 

091119123127 sp cincodecuba afp 526x395Ces cinq Cubains - Gerardo Hernández, Fernando González, René González, Antonio Guerrero, Ramon Labañino - « croupissent depuis plus de dix ans dans des geôles américaines, après ce qu’il faut bien appeler une parodie de procès ».

Leur seul crime est d'avoir « informé leur gouvernement – qui a ensuite transmis ces renseignements aux plus hautes autorités des États-Unis – sur les auteurs des attentats qui, depuis un demi-siècle, ensanglantent Cuba ».

« Mais qui a entendu parler de cette campagne de terreur ? », interroge Bakchich.

Le journal rappelle donc comment, le 6 octobre 1976, un avion de ligne de la compagnie Cubana a explosé en plein vol au dessus de la Barbade faisant 73 morts ; il rappelle également que l’un des instigateurs de cet attentat - Luis Posada Carriles – est un acolyte de l’extrême-droite cubaine exilée aux Etats-Unis.

« L’attentat de la Barbade s’inscrit dans une suite ininterrompue d’exactions qui ont fait à Cuba, depuis un demi-siècle, 3.400 morts - autant que les attentats du 11 septembre 2001 – sans que cela émeuve outre mesure les opinions occidentales ».

En 1997, ce sont des bombes qui explosent dans plusieurs hôtels de l’île, tuant un touriste italien [3]. L’objectif des terroristes est clair : frapper l'industrie du tourisme, l’une des principales ressources de l'île, alors que celle-ci subit déjà l'embargo imposé par les Etats-Unis.

Pour mettre fin à ces agissements, au début des années 90, le gouvernement cubain décide d’envoyer cinq agents en Floride avec pour mission d’infiltrer les réseaux paramilitaires responsables des attentats.

Dès juin 1998, les autorités cubaines sont en mesure de remettre à deux hauts responsables de la police fédérale américaine, venus à La Havane, un volumineux dossier contenant les informations recueillies et transmises par les infiltrés ; elles dévoilent l’organisation et les activités des terroristes qui opèrent à partir du territoire américain.

Mais, coup de théâtre, peu de temps après, le gouvernement américain, plutôt que de frapper les auteurs des attentats, fait arrêter les cinq agents cubains.

Ceux-ci sont immédiatement mis au secret et emprisonnés durant un an et demi sans pouvoir préparer leur défense. Et, en décembre 2001, au terme d'un procès où le tribunal échoue à fonder l'accusation d’espionnage, les cinq agents cubains sont condamnés pour « conspiration » à des peines maximales.

Si ces peines seront réduites en 2008, par la cour d’appel d’Atlanta, qui les jugera « excessives et contraires aux normes juridiques », il reste qu’à ce jour les cinq cubains sont toujours en prison ; et que les nombreuses démarches demandant leur libération sont demeurées infructueuses. [4]

2824005815.jpgAdriana Pérez et Olga Salanueva, épouses de Gerardo Hernández et de René González, étaient à Paris, en octobre dernier, pour plaider la cause de leurs maris emprisonnés .

JPD

[1] L'objectif des Etats-Unis est « d'utiliser désormais le terrorisme comme un argument moralement et politiquement imparable pour organiser le monde de la manière qui leur convient » (Jean Ziegler, « Les nouveaux maîtres du monde », Ed. Fayard, 2002.

[2] Sébastien Fontenelle, « Coup bas contre Cuba », Bakchich n°61, 17 au 23 décembre 2010.

[3] En 1998, dans un entretien publié par le New York Times, Luis Posada Carriles s’est vanté d’être à l’origine de la vague d’attentats qui a frappé des hôtels cubains en 1997, qualifiant la mort du touriste italien d’« incident insolite ».

[4] Pas moins de dix Prix Nobel ont présenté une pétition amicus curiae [se référe à quelqu'un qui, n'étant pas partie à une cause, se porte volontaire pour aider la cour à trancher une matière] auprès de la Cour suprême américaine exigeant un procès équitable et la libération des cinq Cubains. Ont à leur tour demandé la libération des cinq Cubains : Mary Robinson, ancienne présidente de l’Irlande et Haut-commissaire aux droits de l’homme des Nations unies entre 1997 et 2002, le Sénat mexicain à l’unanimité, toutes tendances politiques confondues, la National Association of Criminal Defense Lawyers, les Cuban-American Scholars, l’Ibero-American Federation of Ombudsmen, le National Jury Project, le William C Velazques Institute and the Mexican American Political Association, le National Lawyers Guild et la National Conference of Black Lawyers, le Civil Right Clinic de l’Howard University School of Law, l’International Association of Democratic Lawyers, la Florida Association of Criminal Defense Lawyers-Miami Chapter, le Center for International Policy et le Council on Hemispheric Affairs. Au mois de septembre 2010, l’acteur Sean Penn a également signé une pétition demandant à Barack Obama de libérer les Cinq.

Source : lepetitblanquiste

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 15:31

les cinq

Par Redacción AHORA

Un groupe d’écologistes dominicains a prévu d’atteindre le sommet du pic Duarte, la montagne la plus élevée des Antilles, pour y réclamer, depuis sa hauteur, que soient immédiatement libérés les cinq antiterroristes cubains injustement emprisonnés aux Etats-Unis.

Les écologistes ont publié un communiqué de presse informant qu’au cours de la randonnée, qui devrait se terminer jeudi, ils réaliseront une série d’activités récréatives et sportives, des matchs de volley-ball et de soft-ball et des tournois de domino. Un cours de sauvetage en montagne sera également organisé. Toutes les informations se trouvent sur le site web cubaminrex.cu .

Des jeunes du monde entier ont déjà escaladé une série de sommets parmi les plus élevés de notre planète pour y crier l’innocence de Gerardo Hernández, de Ramón Labañino, d’Antonio Guerrero, de Fernando González et de René González, emprisonnés depuis douze ans pour avoir combattu des actions terroristes organisées contre son pays, et pour réclamer qu’ils puissent retourner dans leur patrie

Avec le même objectif, trois argentins ont escaladé, l’année dernière, l’Aconcagua, le toit de l’Amérique ; des équatoriens sont parvenus au sommet du Chimborazo et du Cayambe, deux sommets de la cordillère des Andes ; des libanais ont monté jusqu’au sommet du Qornet el-Sawda, la montagne la plus élevée du Moyen Orient.

Plusieurs tchèques ont également émis des messages de solidarité avec les Cinq depuis le sommet d’une colline de ce pays, la Milesovka. Un groupe de cubains, membres de diverses organisations de ce pays, a lancé le même message depuis le point le plus haut de la chaîne montagneuse cubaine de la Sierra Maestra, le Pic Turquino.

Tiré de l'AIN

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 08:52

147

Monsieur le Président Obama The White House

1600 Pennsylvania Avenue N.W.

Washington DC 20500

 

Monsieur le Président,

 

Nous entamons une nouvelle année, et les cinq Cubains Gerardo Hernández, Antonio Guerrero, Fernando González, Ramón Labañino, et René González n’ont pas été encore libérés, ils croupissent toujours dans des prisons de votre pays.


Vous avez, comme il est de coutume en la période de Noël, gracié plusieurs condamnés : des narcotrafiquants ou des individus ayant commis des activités frauduleuses. Vous n’avez pas eu un geste pour les cinq Cubains. Ce sont, eux, des prisonniers politiques qui sont venus à Miami il y a une vingtaine d’années pour infiltrer les milieux terroristes de Floride : ils ont œuvré pour la Vie.


Pour que vous mainteniez ces hommes sous les verrous, faut-il que la connivence soit grande entre les mafieux de Floride et la CIA, c’est-à-dire le gouvernement que vous représentez !

La fin de l’année 2010 nous en a encore apporté des exemples flagrants. En voici deux, l’un qui appartient au passé, l’autre qui augure mal de l’avenir.


Celui faisant référence au passé d’abord.


A Miami, les 12 et 13 novembre derniers a été fêté en grande pompe, et avec beaucoup d’émotion d’ailleurs, le cinquantième anniversaire de l’opération « Peter Pan». Ce qui a été passé sous silence lors de cette commémoration, c’est que cette opération a été l’œuvre machiavélique la CIA.

Alvaro F. Fernandez le 18 mai 2009, soit 8 ans jour pour jour après la mort de son père Angel Fernandez Varela agent de la CIA à cette époque, a écrit :



"...Ce qui provoqua la panique d’un grand nombre de parents fut la rumeur selon laquelle le nouveau gouvernement révolutionnaire se préparait à rédiger et mettre en œuvre une loi qui enlèverait aux parents leur autorité parentale. Les enfants seraient envoyés en URSS pour être endoctrinés. 
Ainsi est née l’ « Opération Peter Pan » A cette époque la CIA avec l’aide de l’église catholique, a préparé un plan qui, s’il réussissait, aiderait à déstabiliser le nouveau et fragile gouvernement, à provoquer sa ruine et finalement sa chute. Les pions de cette partie d’échec aux enjeux politiques élevés étaient 14 048 enfants et leurs parents.


Mon père Angel Fernandez Varela a été probablement l’un des agents d’origine cubaine les plus importants de la CIA, durant cette décade d’échecs 1960 qui a conduit au fiasco de la Baie des Cochons. Quelques années avant sa mort à Miami Beach, en présence de ma mère, de ma sœur Maria et son mari, et de moi même il (mon père) nous a dit qu’il avait été un des responsables de la rédaction de la fausse loi qui a provoqué l’hystérie liée à la suppression de l’autorité parentale. C’est pour cela que je sais, sans l’ombre d’un doute, que l’opération Peter Pan a été une initiative sinistre et immorale imaginée par la CIA avant l’invasion de la Baie des Cochons en 1961..."


Depuis la création en janvier 1960 par Allen Dulles, directeur de la CIA, de la « force spéciale » chargée des actions de subversion contre Cuba, l’opération Peter Pan n’a hélas pas été le seul drame. Cuba a vécu un demi siècle de sabotages, d’attentats, de malheurs qui lui ont été infligés par votre pays.

Les Etats-Unis n’en ont malheureusement pas terminé avec leur politique agressive, non seulement contre Cuba, mais aussi contre les autres pays de l’Alba pour s’en tenir à l’Amérique latine.


J’en arrive à l’exemple qui concerne cette fois le futur : Le « séminaire de conspirateurs » qui s’est tenu dans l’hémicycle du capitole à Washington le 17 novembre dernier, convoqué par les congressistes de Floride Ilena Ros-Lehtinen et Connie Mack. Ces deux élus vouent une haine farouche à la révolution cubaine, et leur initiative n’augure rien de bon. Tous deux sont liés à la mafieuse FNCA qui protège des terroristes comme Luis Posada Carriles ou Orlando Bosch, pour ne citer qu’eux.


Parmi les présents se trouvait la fine fleur des congressistes de la droite extrême des Etats-Unis, et quelques invités parmi lesquels plusieurs étrangers, spécialistes de coups tordus ! Les ex ambassadeurs US du Vénézuela et du Costa Rica, Otto Reich et Jaime Daremblum étaient présents à ce séminaire. On y trouvait aussi Roger Noriega co-auteur de la loi Helms-Burton, le vénézuélien Guillermo Zuloaga, président de Globovisión, la plus grosse chaîne TV d’opposition, et qui vient de demander l’asile politique aux Etats-Unis, Alejandro Aguirre, ancien président de la SIP, précieux instrument de la CIA pendant la guerre froide, l’équatorien Lucio Gutierrez spécialise es coups d’Etats, John D. Negroponte qui s’est illustré dans le scandale de l’Iran-Contra, et tant d’autres qu‘il serait trop long de nommer.


Quelles actions terroristes ont-elles été manigancées une fois de plus dans ce lieu hautement symbolique de votre pays, qui devrait être un garant de la démocratie ?


Vous en conviendrez, Monsieur le Président, le travail des cinq Cubains dans votre pays était on ne peut plus justifié ! Pourtant ce sont eux qui sont emprisonnés, quand les mafieux complotent en toute impunité, voire même y sont encouragés ! Ce sont aux épouses de deux d’entre eux que votre gouvernement refuse le visa d’entrée aux Etats-Unis, les empêchant ainsi d’aller voir leurs maris, sous prétexte qu’elles sont dangereuses pour la sécurité de ce pays !

Monsieur le Président Obama, vous vous devez d’accorder la « clémence exécutive » à ces cinq hommes qui n’ont que trop souffert depuis plus de 12 ans. Il n’est pas trop tard, même si cette clémence ne pourrait effacer toutes ces années de jeunesse qu’ils ont perdues dans vos prisons, mais ce serait un premier pas vers un début de justice. « Yes you can ».


Recevez, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments humanistes les plus sincères.


Jacqueline Roussie


Copies à : Mesdames Michelle Obama, Nancy Pelosi, Hillary Clinton, Messieurs Harry Reid, Eric Holder et l’Ambassadeur des USA en France

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