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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 20:48

 
Poésies d'un jour
choisies par Nathalie Vuillemin

 



AHÍ NOMÁS

En el manso dolor que te perturba
cuando asumes lejano cómo vibra o jadea
la inocencia del otro

en la desolación convertida en crisálida
en el silencio lleno de palabras nonatas
en el hueco de llanto inmerecido
en tu ausencia de dioses
en la asunción de tus mejores miedos
en tus cenizas de utopía
en tu fe de a pesar / de sin embargo

ahí nomás
precisamente ahí
se oculta / resiste / permanece
la caverna profunda / inexpugnable
que algunos / unos pocos
dicen que es la conciencia


Mario Benedetti, El olvido está lleno de memoria (1995), Inventario tres, Santillana Ediciones Generales, Mexico, 2005 (2004), p. 456.






JUSTE LÀ

Dans la paisible douleur qui te perturbe
quand tu saisis au loin comment vibre ou halète
l'innocence de l'autre

dans la désolation muée en chrysalide
dans le silence plein de mots non-nés
dans le creux des pleurs immérités
dans ton absence de dieux
dans l'acceptation de tes meilleures peurs
dans tes cendres d'utopie
dans ta foi de malgré / de toutefois

juste là
précisément là
se cache / résiste / demeure
la caverne profonde / inexpugnable
que certains / quelques-uns
disent être la conscience


(traduction inédite de Nathalie Vuillemin, 2009)





NO SÉ QUIÉN ES

Es probable que venga de muy lejos
no sé quién es ni a dónde se dirige
es sólo una mujer que se muere de amor
se le nota en sus pétalos de luna
en su paciencia de algodón / en sus
labios sin besos u otras cicatrices /
en los ojos de oliva y penitencia

esta mujer que se muere de amor
y llora protegida por la lluvia
sabe que no es amada ni en los sueños
lleva en las manos sus caricias vírgenes
que no encontraron piel donde posarse /
y / como huye del tiempo / su lujuria
se derrama en un cuenco de cenizas


Mario Benedetti, La vida ese parentesis (1998), Inventario tres, Santillana Ediciones Generales, Mexico, 2005 (2004), p. 244.




JE NE SAIS QUI ELLE EST

Il est probable qu'elle vienne de très loin
je ne sais qui elle est ni où elle se dirige
c'est seulement une femme qui se meurt d'amour
on le remarque à ses pétales de lune
à sa patience de coton / à ses
lèvres sans baisers ou autres cicatrices
à ses yeux d'olive et de pénitence

cette femme qui se meurt d'amour
et pleure protégée par la pluie
sait qu'elle n'est pas même aimée dans les rêves /
elle tient dans ses mains ses caresses vierges
qui ne rencontrèrent aucune peau où se poser /
et / comme elle fuit du temps / sa luxure
se déverse en une terrine de cendres.

(traduction inédite de Nathalie Vuillemin, 2009)





PAPEL MOJADO

Con ríos
con sangre
con lluvia
o rocío
con semen
con vino
con nieve
con llanto
los poemas
suelen
ser
papel mojado


Mario Benedetti, La vida ese parentesis (1998), Inventario tres, Santillana Ediciones Generales, Mexico, 2005 (2004), p. 257.




PAPIER MOUILLÉ

par des fleuves
par du sang
par de la pluie
ou de la rosée
par du sperme
par du vin
par de la neige
par des pleurs
les poèmes
ont coutume
d'être
du papier mouillé


(traduction inédite de Nathalie Vuillemin, 2009)

reprise partielle et pour en savoir plus :


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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 23:13
 Le printemps 1928 était en cours quand Ernest Hemingway foula pour la première fois la terre cubaine. Il arriva en provenance de la France sur le vapeur Orita et une brève escale à La Havane suffit pour décider de son avenir, parce que le déjà fameux auteur de « l'adieu aux armes » fut attrapé par les enchantements de la ville qui serait après témoin de ses aventures pendant des années.
Au tours de sa vie agitée beaucoup de villes attirèrent l'attention de cet homme à la démarche lente et au regard profond, mais aucune comme La Havane ne l'aimanta, surtout après qu'il revint pour pêcher l'espadon pendant une saison où il prit dix-neuf espèces qui le lièrent pour toujours à la vie de la mer et à l'odeur caractéristique de sel qui imprègne la peau jusqu'au cœur.
L'écrivain Lisandro Otero révéla d'Hemingway qu'il avait découvert à Cuba le goût de l'avocat, l'ananas et la mangue. Ernest Hemingway parle de tout cela dans un article qu'il a intitulé « Espadons loin du Morro : une lettre cubaine », qu'il publia dans la revue Esquire, dans le numéro d'autone 1933.
Son second séjour à Cuba avait eu lieu d'avril à juin 1932, la troisième un an plus tard. Pendant ce temps il écrit deux de ses meilleurs contes et s'aperçoit que le climat cubain et ses activités sportives le stimulent physiquement et mentalement. Il exprimait que Cuba « le remplissait de jus », ce qui était sa manière de dire là bas une grande énergie créatrice l'envahissait.
À ce moment il « découvrit » l'hôtel Ambos Mundos, un joyau architectural qui se conserve comme si le temps s'était arrêté.
Ceci allait être la demeure du grand écrivain américain. La chambre marquée du numéro 511 se maintient telle qu'il l'a connue. Depuis la fenêtre il scrutait le bleu marin vers le nord, et vers le nord l'entrée du port. De plus, il voyait aussi la cathédrale, le village de Casa Blanca, les toits coloniaux et les quais. En 1937 la capitale cubaine et le pays en général vivaient une époque difficile. Les problèmes sociaux qui se succédaient lors de cette décénie pénétrèrent profondément ses sentiments.
Alors il écrivit le roman "En avoir ou pas" dont la trame se déroule à La Havane et Cayo Hueso. Dans l'œuvre il raconta : « Tu sais comment est La Havane tôt le matin, avec les vagabonds qui dorment encore appuyés contre les murs ; avant que les camions frigorifiques apportent la glace aux bars. Bon, nous avons traversé la petite place qui est en face du quai et nous sommes allés au café La Perla de San Francisco et il y avait seulement un mendiant réveillé sur la place qui buvait de l'eau de la fontaine. »
Harry Morgan, personnage principal de ce roman, demande à un révolutionnaire cubain quelle genre de révolution ferons ses compagnons : « nous sommes le seul parti révolutionnaire... Nous voulons en finir avec les vieux politiquars, avec l'impérialisme américain qui nous étrangle et avec la tyrannie de l'armée. Nous allons commencer à zéro pour donner sa chance à chacun. Nous voulons en finir avec l'esclavage des paysans... répartir les grandes fermes qui travaillent la canne à sucre entre ceux qui les travaillent... En ce moment nous sommes gouvernés par des fusils des pistolets, des mitraillettes et des baïonnettes... J'aime mon pays et je ferais n'importe quoi... pour le libérer de sa tyrannie. »
En 1939 il recherche la tranquillité qui lui manquait lorsqu'il découvre la ferme La Vigia, à San Francisco de Paula un cartier des alentours de la ville.
Dans un premier temps il n'était pas convaincu par l'environnement. Cela lui paraissait trop loin et s'il adopta la décision ce fut pour faire plaisir à sa femme. C'est peut être pour ça qu'il préférait passer son temps à La Havane ou sur son yacht Pilar.
La maison fut rénovée et en 1940 il acheta la propriété de cet endroit qui le marquerait pour l'éternité. « Pour qui sonne le glas » fut la première grande œuvre écrite là. Pas à pas il parcourut les étroites rues pavées d'une ville qui l'enveloppait de plus en plus. Il allait fréquemment au restaurant El Floridita, pour rafraîchir son corps et peut être son âme avec le daiquiri, une des boissons les plus exquises de la cocktailerie nationale.
Actuellement suivant ces traces beaucoup de touristes se rendent à la fameuse Bodeguita del Medio, lieu attirant où l'écrivain avait l'habitude de d'aller pour discuter, entre deux mojitos avec le vieux Martinez, patron de l'établissement.
Avec beaucoup de clarté il commenta qu'entre les boissons cubaines il préférait boire son daiquiri au Floridita et son mojito à La Bodeguita del Medio.
À Cojimar, village de pêcheurs, il connut Gregorio Fuentes, qui devint son inséparable compagnon d'aventures à la recherche des espèces marines dans les eaux du golf du Mexique. Ce même Gregorio qui fut capitaine du yacht Pilar, fut une magnifique inspiration pour son œuvre maîtresse « Le vieil homme et la mer ».
Lorsqu'en 1954 il reçu le prix Nobel de Littérature, il dit : « Ceci est un prix qui appartient à Cuba parce que mon œuvre fut pensée et créée à Cuba, avec mes amis de Cojimar d'où je suis citoyen. À travers toutes les traductions cette patrie adoptive où j'ais mes livres et ma maison est présente ».
Il sentait une immense dette envers un peuple qui l'aimait et l'admirait. Ce explique probablement sa décision de faire offrande de la médaille de Prix Nobel à la Vierge de la Charité, patronne de Cuba.
Après le triomphe de la Révolution à Cuba il se maintint inaltérable dans sa ferme. Il connu Fidel Castro et ensemble ils partagèrent une journée de pêche et comme de vieux amis ils discutèrent pendant des heures. C'est pour cette raison que personne ne s'étonna quand en 1960, lorsqu'il se déplaça, malade, aux États-Unis, un journaliste lui demanda son opinion au sujet du processus qui commençait à germer dans l'Île.
Ernest Hemingway n'hésita pas un instant pour répondre : « Les gens d'honneur nous croyons à la Révolution Cubaine. »
Son état de santé empirait chaque jour un peu plus. Il le savait et voulut prendre de l'avance sur la faiblesse à travers la terrible décision qui accéléra l'inévitable. Avec toutes les bonnes choses qu'il gardait dans son âme, il emmena aussi son amour pour Cuba dans la tombe.
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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 13:24











Nous serons des millions
Evo Morales et la gauche au pouvoir en Bolivie
Hervé Do Alto & Pablo Stefanoni

Nous serons des millions - Evo Morales et la gauche au pouvoir en Bolivie


Evo Morales et la gauche au pouvoir en Bolivie

Avant d'être exécuté pour avoir mené l'insurrection indienne de 1780-81 dans le Haut-Pérou, dont la future Bolivie est une des composantes, Túpac Katari annonce : « Je reviendrai et nous serons des millions ».

Plus de deux siècles plus tard, en décembre 2005, le peuple bolivien élit Evo Morales à la présidence de la République. Le candidat du Mouvement vers le Socialisme (MAS) devient le premier dirigeant indigène d'un pays où les fractures ethniques redoublent les divisions de classe. Son programme, qui ambitionne de rompre simultanément avec l'héritage colonial et le néolibéralisme, traduit sur le plan électoral les conquêtes des mouvements sociaux.

La mobilisation contre les multinationales de l'eau en avril 2000, puis la « guerre du gaz » de 2003 en faveur de la nationalisation des hydrocarbures, sont les épisodes les plus marquants d'une résistance multiforme, qui a fait converger organisations rurales et syndicats urbains, processus identitaires et revendications économiques, nationalisme révolutionnaire et indianisme. Convaincus qu'on ne change pas le monde sans prendre le pouvoir, paysans et ouvriers, métis et indigènes, ont transformé leur attelage hétéroclite en une force politique capable de diriger le pays : faut-il pour autant y voir un modèle pour une recomposition de la gauche ?



Nous serons des millions / Evo Morales et la gauche au pouvoir en Bolivie.
Hervé Do Alto & Pablo Stefanoni. Éditions Raisons d'Agir

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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 16:05




Marti (1890)


Cuba, fleur d'écume, effervescence

De lys écarlate, Cuba de jasmins,

Comment donc pourrait-on,

Sous le lacis fleuri, découvrir

Ton sombre charbon martyrisé,

L'antique ride que la mort a laissée,

Cicatrice par l'écume recouverte.


Mais en ton sein, comme une claire

Géométrie de neige déjà germée

Là où s'ouvrent tes ultimes écorces,

Telle une pure amande, repose Marti.


Il se trouve au fond circulaire de l'air,

Il est au centre bleu du territoire,

Et, endormie, sa pureté de semence

Luit comme une goutte d'eau.


C'est une nuit de cristal qui le recouvre.


Pleurs, douleurs, tout à coup, de cruelles gouttes

Traversent la terre jusqu'à l'enceinte

Où s'est endormie la clarté infinie.

Parfois le peuple descend ses racines

Au cœur de la nuit jusqu'à toucher

L'eau calme en son manteau caché.

Il croise parfois l'irascible rancœur

Foulant des terres ensemencées,

Et un mort tombe en sa coupe.


Parfois, le fouet enfoui revient

Siffler dans l'air de la coupole,

Et, tel un pétale, une goutte

De sang tombe à terre et descend au silence.

Tout vient à l'éclat immaculé

Les plus infimes tremblements

Frappent aux portes de cristal

De celui qui demeure caché.


Toute larme rejoint son courant.


Tout feu perturbe sa structure,

Et ainsi de la forteresse qui gît,

Du germe occulte et prolifique,

Jaillissent les combattants de l'île.


Ils viennent d'une source résolue.


Ils naissent d'une fontaine cristalline.

( traduction de Jean François )



Pablo Neruda: MARTI (1890).


Cuba, flor espumosa, efervescente

Azucena escarlata, jazminero,

Cuesta encontrar bajo la red florida

Tu sombrío carbón martirizado

La antigua arruga que dejó la muerte,

La cicatriz cubierta por la espuma.


Pero dentro de ti como una clara

Geometría de nieve germinada,

Donde se abren tus últimas cortezas,

Yace Marti como una almendra pura.


Esta en el fondo circular del aire,

Esta en el centro azul del territorio,

Y reluce como una gota de agua

Su dormida pureza de semilla.


Es de cristal la noche que lo cubre.


Llanto y dolor, de pronto, crueles gotas

Atraviesan la tierra hasta el recinto

De la infinita claridad dormida.

El pueblo a veces baja sus raíces,

A través de la noche hasta tocar

El agua quieta en su escondido manto.

A veces cruza el rencor iracundo

Pisoteando sembradas superficies

Y un muerto cae en la copa del pueblo.


A veces vuelve el látigo enterrado

A silbar en el aire de la cúpula

Y una gota de sangre como un pétalo

Cae a la tierra y desciende al silencio.

Todo llega al fulgor inmaculado.

Los temblores minúsculos golpean

Las puertas de cristal del escondido.


Toda lagrima toca su corriente.


Todo fuego estremece su estructura.

Y así de la yacente fortaleza,

Del escondido germen caudaloso

Salen los combatientes de la isla.


Vienen de un manantial determinado.


Nacen de una vertiente cristalina.



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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 12:11
Cuba 50 ans de Révolution
Hernando Calvo Ospina
Document - Socialisme - Histoire Contemporaine
ISBN : 9782841097678 - 186 pages - Format : 145 x 185
Paru le 30-01-2009 - Disponible
18 €
 
Défendre Cuba, c'est tout d'abord connaître et faire connaître ce pays petit par la taille mais grand à travers son rayonnement international et par l'espoir qu'il symbolise pour les peuples et tous ceux qui pensent qu'«un autre monde, meilleur, est possible. » Avec ce travail, coordonné par le journaliste et écrivain Hernando Calvo Ospina, nous n'avions pas la prétention de faire oeuvre d'historien, mais simplement d'évoquer 50 ans de Révolution à travers des extraits de discours, des témoignages de personnalités, des articles sur certaines réalités plus ou moins connues du grand public. Aider à comprendre, donner envie d'aller plus loin et de découvrir Cuba pour entendre que ce peuple plus qu'aucun autre mérite notre solidarité.Préface : Ignacio Ramonet.
Extraits de discours d'acteurs de la Révolution (Fidel et Raul Castro, le Che, Camilo Cienfuegos, Carlos Lage...). Interviews et textes de personnalités (Paul Estrade, Eduardo Galeano, François Houtart, Pierre Richard, Maurice Lemoine, Rony Brauman,Manu Chao, Rémy Herrera, Danny Glover, Jean Ortiz, DanielleMitterrand, Mariela Castro, Gabriel Garcia Marquez, Hernando Calvo Ospina...)
Coordination Hernando Calvo Ospina
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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 17:35

Hors série exceptionnel pour le cinquantenaire de  la Révolution Cubaine au prix de huit euros à ne pas manquer !

Si vous ne le trouvez pas en kiosque vous pouvez le réserver en laissant vos coordonnées à l'adresse mail suivante : jf.lassagne@wanadoo.fr

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