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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 12:41
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par Chems Eddine Chitour

«Je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs dont ils remplissent leur âme. Chacun d’eux retiré à l’écart est comme étranger à la destinée de tous les autres ; ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l’espèce humaine...»

Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique


Ces lignes écrites il y a plus de 150 ans par Tocqueville n’ont pas pris une ride ; à croire que le capitalisme n’a pas dégénéré au fil du temps et qu’il est originellement contre la valeur humaine. Je voudrais m’interroger sur ce qu’il me semble important de décrire comme dérives dues, en tout état de cause, à l’insatiabilité des hommes qui font tout pour s’enrichir quel qu’en soit le prix matériel ou moral. Parmi les indicateurs de l’intolérable injustice alimentaire, on ne peut pas ne pas citer la mainmise des multinationales sur le marché de la faim.

Comme l’écrit si justement la journaliste et sociologue Esther Vivas :

« Le modèle alimentaire actuel, tout au long de sa chaîne du producteur au consommateur, est soumis à une forte concentration, monopolisé par une série de corporations agroalimentaires transnationales qui font passer leurs intérêts économiques avant le bien public et la communauté. Le système alimentaire ne correspond plus aujourd’hui aux besoins des individus ni à la production durable basée sur le respect de l’environnement. C’est un système dont l’ensemble du processus est enraciné dans la logique capitaliste - la recherche du profit maximum, l’optimisation des coûts et l’exploitation de la force de travail. Les biens communs comme l’eau, les semences, la terre, qui depuis des siècles appartenaient aux communautés, ont été privatisés, spoliés des mains du peuple et transformés en une monnaie d’échange à la merci du plus offrant... Face à ce scénario, les gouvernements et les institutions internationales se sont ralliés aux desseins des sociétés transnationales et sont devenus les complices, d’un système alimentaire productiviste, non durable et privatisé. (...) » (1)

Abordant la famine récurrente, elle poursuit :

«La crise alimentaire qui est apparue tout au long des années 2007 et 2008, avec une forte augmentation du prix des aliments de base, met en évidence la vulnérabilité extrême du modèle agricole et alimentaire actuel. Selon la FAO, cette crise alimentaire a réduit à la famine 925 millions de personnes...  (...)Compte tenu de ces données, il n’est pas surprenant qu’une vague d’émeutes de la faim ait traversé le Sud, car ce sont précisément les produits dont les pauvres se nourrissent, qui ont connu la hausse la plus importante. (...) Le problème aujourd’hui ce n’est pas le manque de nourriture, mais l’impossibilité de l’obtenir. En fait, la production mondiale de céréales a triplé depuis les années 1960, alors que la population mondiale a seulement doublé.»(2)


D’une crise, l’autre...


Cette augmentation est-elle due à d’autres facteurs?

«Il est vrai, poursuit Esther Vivas, que des causes conjoncturelles permettent d’expliquer en partie l’augmentation spectaculaire des prix au cours des dernières années : la sécheresse et d’autres phénomènes météorologiques, liés au changement climatique, ont touché les pays producteurs comme la Chine, le Bangladesh, l’Australie (...) L’augmentation du prix du pétrole, qui a doublé au cours des années 2007 et 2008, a provoqué une flambée du prix des engrais et des transports. Elle a aussi eu pour conséquence des investissements accrus dans la production des combustibles alternatifs d’origine végétale. Les biocarburants ont affamé les pauvres. En 2007, aux Etats-Unis, 20% de la récolte des céréales ont été employés pour produire de l’éthanol (3)

Cependant la cause fondamentale est la spéculation, ce cancer financier des temps modernes. «Aujourd’hui, on estime qu’une part significative des investissements financiers dans le secteur agricole est de nature spéculative. Selon les chiffres les plus conservateurs, il s’agirait de 55% du total de ces investissements. (...) Les pays du Sud, qui étaient autosuffisants et même disposaient d’un excédent de produits agricoles d’une valeur de un milliard de dollars il y a une quarantaine d’années, sont devenus aujourd’hui totalement dépendants du marché mondial et importent en moyenne pour onze milliards de dollars de nourriture.(...)»(4)


Abordant l’autre dimension crisique, Esther Vivas écrit :

«Le capitalisme a démontré son incapacité de satisfaire les besoins fondamentaux de la majorité de la population mondiale (un accès à la nourriture, un logement digne, des services publics d’éducation et de santé de bonne qualité) tout comme son incompatibilité absolue avec la préservation de l’écosystème (perte croissante de la biodiversité, changement climatique en cours). Au cours des années 2007-2008 éclata la crise financière internationale la plus importante depuis 1929. La crise des hypothèques "subprimes", à la mi-2007, fut un des éléments déclencheurs, qui a conduit à l’effondrement historique des marchés boursiers du monde entier, à de nombreuses faillites financières, à l’intervention constante des banques centrales, des opérations de sauvetage.»(5)

Nous voilà donc confortés dans ce que nous subodorions. Les multinationales, par leur politique sans état d’âme, ont fait main basse et l’agrobusiness a de beaux jours devant lui. Le secret des puissances de l’Argent l’est de moins en moins. Beaucoup savent maintenant que les crises économiques mondiales ne sont pas des «tempêtes parfaites» sur lesquelles nous ne pouvons rien, mais plutôt des opérations économiques d’envergure calculées et exécutées par quelques puissantes banques qui vont jusqu’à menacer des États de faillite totale pour arriver à leurs fins.

Le journaliste Matt Taibbi décrit la banque Goldman Sachs, il débute son texte comme suit :

«La première chose que vous devez savoir de Goldman Sachs, c’est qu’elle est partout. La banque d’investissements la plus puissante au monde est une gigantesque pieuvre vampire qui enfonce sans cesse son siphon sanguinaire dans tout ce qui a l’odeur de l’argent. Certains cerveaux chez Goldman Sachs ont conçu et exécuté toutes les crises financières depuis les années 20. Elle a de plus, toujours utilisé à peu près le même procédé : elle se place d’abord au centre d’une bulle financière en émettant des produits financiers sophistiqués conçus dès le départ pour faillir. Ensuite, elle s’arrange pour que la petite et la moyenne classe (les gens ordinaires et les PME par exemple) investissent dans ces produits condamnés d’avance Puis c’est encore la "Big banque" qui finit le travail en pétant la bulle elle-même, faisant disparaître du coup un tas de petites banques. Une fois que tout le monde est appauvri et que l’économie est à l’agonie, la Big banque arrive en triomphe, nous offre de sauver l’économie et nous prête à haut taux d’intérêts l’argent qu’elle vient juste de nous siphonner. Et le processus recommence...» (6)

Il vient que l’économie américaine continue à gouverner le monde, peut-être pas pour longtemps. On sent un frémissement ; de plus en plus de pays remettent en cause cette suprématie qui repose sur du vent. Certes, écrit Jochen Scholz, l’économie américaine est encore la plus importante du monde, mais elle est fragile car elle a perdu sa base industrielle au profit de la création de valeur dans le domaine financier. Cela a été rendu possible grâce au système mondial reposant sur le dollar, qui a permis aux Etats-Unis d’avoir une dette toujours plus élevée envers le reste du monde, de délocaliser sa production à l’étranger et d’encourager une consommation fondée sur l’endettement. A la fin de 2008, la dette américaine représentait 70% du produit intérieur brut. La revendication du leadership formulée en 1948 a été pour la première fois remise en cause dans les années 1970 par la Cnuded avec l’initiative «New International Economic Order». Son objectif était la dissolution du système de Bretton Woods. (7) Souvenons-nous : le président Boumediene portant la parole du Tiers-Monde aux Nations Unis a plaidé en 1974 pour un ordre international plus juste.

Malgré les appels de plusieurs pays pour un changement de paradigme pour une architecture du système financier international, même de la part des pays capitalistes comme la France, le système de Bretton Woods semble avoir de beaux jours devant lui Cela n’empêche pas les nations des PVD notamment les pays émergents de réclamer aux Etats-Unis de nouvelles règles.

« La Chine, écrit Jochen Scholz, principal créancier des Etats-Unis, n’éprouve guère l’envie d’ajouter au bilan de sa banque centrale des obligations américaines sans valeur et réfléchit avec les Etats Bric et d’autres partenaires asiatiques à des alternatives au dollar(...) Les 6 Etats de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) et les Etats Bric ont l’intention de réaliser leurs transactions dans leurs propres monnaies. Le monde extérieur aux 950 millions d’habitants de l’«Occident» s’est réveillé. Il n’accepte plus une division durable de l’économie mondiale entre riches et pauvres, entre profiteurs et mendiants, (...). La Chine demande une monnaie de référence mondiale qui ne soit contrôlée par aucun Etat particulier. (8)

Une autre crise que les pays industrialisés et, notamment les climato-sceptiques tentent de minimiser en démonétisant le GIC qui a eu à se tromper sur certaines de ses conclusions et qui a abouti comme on le sait, à l’échec de Copenhague où les pays riches n’ont rien voulu céder. En d’autres termes, les pays industrialisés ont externalisé une partie de leurs émissions dans les pays émergents, et plus particulièrement la Chine. Il faut rendre à César le carbone qui est à César. La Chine est de loin le principal importateur d’émissions de CO2. 23% des émissions des produits de consommation des pays développés sont exportés vers les pays en voie de développement. A la crise énergétique en raison de la dépendance des combustibles fossiles, fera suite une crise de la biodiversité, avec la disparition d’espèces animales et végétales qui pourrait conduire à la «sixième grande extinction»(9)


La crise de «civilisation»


Cette dernière crise est à la fois ancienne et actuelle, elle structure l’imaginaire des pays occidentaux, elle plonge ses racines dans l’arrogance de l’Occident mâtiné de christianisme au départ pour les besoins de sa cause et qui ensuite s’est découvert un sacerdoce dans le money théisme. Tout au long de l’aventure du capitalisme, des vies ont été broyées au nom de l’intérêt, des guerres ont été faites, un colonialisme le plus abject a été imposé aux nations fragiles par les patries des droits de l’homme européen. Pour Jean Ziegler, « les peuples du tiers-monde ont bien raison de haïr l’Occident.(...) Par le fer et le feu, ils ont colonisé et exterminé les peuples qui vivaient sur les terres de leurs ancêtres en Afrique, en Australie, en Inde...Le temps a coulé depuis, mais les peuples, se souviennent des humiliations, des horreurs subies dans le passé. Ils ont décidé de demander des comptes à l’Occident». Même les droits de l’homme - un héritage du siècle des Lumières - participent du complot. Alors qu’ils devraient être «l’armature de la communauté internationale» et le «langage commun de l’humanité», ils sont instrumentalisés par les Occidentaux au gré de leurs intérêts.(10)

Une analyse pertinente du déclin de l’Occident pour avoir failli à son magistère moral nous est donnée par l’ambassadeur singapourien Kishore Mahbubani. Dans cet essai magistral, il analyse le déclin occidental : recul démographique, récession économique, et perte de ses propres valeurs. Il observe les signes d’un basculement du centre du monde de l’Occident vers l’Orient. Il cite l’historien britannique Victor Kiernan et son ouvrage «The Lords of Humankind», Europe an Attitudes to the Outside World in the Imperial Age.. Kiernan brossait le portrait de l’arrogance et du fanatisme traversés par un rayon de lumière exceptionnel. La plupart du temps, cependant, les colonialistes étaient des gens médiocres mais en raison de leur position et, surtout, de leur couleur de peau, ils étaient en mesure de se comporter comme les maîtres de la création. En fait, [l’attitude colonialiste] reste très vive en ce début de XXIe siècle.(...) Le complexe de supériorité subsiste. « Cette tendance européenne à regarder de haut, à mépriser les cultures et les sociétés non européennes, a des racines profondes dans le psychisme européen.»(11)

La dichotomie «The West and the Rest» (l’Ouest et le reste du monde), voire la perspective conflictuelle résumée par la formule «The West against the Rest» (l’Ouest contre le reste du monde) semble être étayée par le mythe de la guerre contre Al-Qaida. Il n’est pas étonnant dans ces conditions de voir perdurer des situations dantesques s’agissant de l’arrogance des riches en face de la détresse des pauvres. Santiago Alba Rico en donne un exemple récent, il s’agit du luxe d’une croisière qui jette l’ancre à... Haïti au moment du tremblement de terre.

« Vers dix heures du matin, le 19 janvier dernier, le Liberty of the Seas, un des yachts les plus luxueux du monde, débarqua ses passagers dans le port idyllique de Labedee. Accueillis au son d’une musique folklorique enchanteresse, avec des rafraichissements... Ce rêve matérialisé, ce retour civilisé au Jardin d’Éden biblique, était cependant attenant à un autre monde d’innocence perdue et de barbarie antédiluvienne. Une mince cloison, une transparence dure et infranchissable le séparait de cet autre monde. Et c’est qu’en effet, de l’autre côté du mur de trois mètres de hauteur, hérissé de fils de fer barbelés et gardé par des vigiles armés, on n’était pas le 19 janvier, mais le 12, il n’était pas dix heures du matin, mais cinq heures de l’après-midi, on n’était pas à Labedee, mais à Haïti et la terre tremblait, les maisons s’écroulaient, les enfants pleuraient et des milliers de survivants fouillaient les décombres pour y rechercher des cadavres et un peu de nourriture. » (12)

« (…) De quel droit survivons-nous aux morts? Du droit que nous donne la certitude inexorable de notre propre mort. (...) De quel droit les États-uniens rient-ils à des funérailles à Haïti? (...) Eh bien, la mondialisation capitaliste consiste - du point de vue anthropologique - en ce que les classes moyennes de l’Occident, à travers le tourisme et la télévision, aillent rire à gorge déployée, et boire et danser...» (13)

Alba Rico conclut d’une façon pertinente :

«Nous sommes là parce que nous sommes plus riches et plus puissants et cela vaut également pour les bons sentiments ; mais si nous sommes, en plus, impolis et grossiers, si nous rions à leurs funérailles, c’est parce que nous sommes convaincus que, contrairement aux Haïtiens et aux Indonésiens, nous n’allons pas mourir. (...) La grossièreté, l’irrespect, la mauvaise éducation sont presque devenus des impératifs moraux. Cela peut-il nous étonner que lorsqu’il s’agit de "sauver le monde" l’Occident s’empresse d’envoyer des marines et des touristes?» (14)

Alexis de Tocqueville avait en son temps mesuré l’étendue de la toile invisible tissée par le capitalisme qui broie les individus Ecoutons le :

« (…) Quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d’eux, mais il ne les voit pas ; il les touche et ne les sent point ; il n’existe qu’en lui-même et pour lui seul, et s’il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu’il n’a plus de patrie. Au-dessus de ceux-là s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. (…) Que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre? » (15)

Aragon en son temps écrivait devant l’anomie du monde : «Est-ce ainsi que les Hommes vivent? » Son inquiétude restera sans réponse.

1. Esther Vivas : http://esthervivas.wordpress.com/ Inprecor, n. 556-557, janvier 2010 : http://www.legrandsoir.info/Les-contradictions-du-systeme-alimentaire-mondial.html

2. Ibid.

3. Ibid

4. Ibid.

5. Ibid.

6 .Matt Taibbi : Vers une autre crise économique signée Goldman Sachs http://infodesderniershumains.blogspot.com/ mardi 9 mars 2010

7.Jochen Scholz. http://www.horizons-et-debats.ch 19 Mars 2010

8. Ibid.

9. Grégoire Macqueron, Futura-Sciences http://m.futura-sciences.com/12 mars 2010

10 .Jean Ziegler : La haine de l’Occident. Albin Michel. 2008

11 .Kishore Mahbubani : The Irresistible Shift of Global Power to the East. 2008

12 .S.Alba Rico http://www.legrandsoir.info/De-quel-droit-survivons-nous-aux-morts.html6

13. Ibid.

14. Ibid.

15. Alexis de Tocqueville : De la démocratie aux Amérique.

 

 

Professeur Chems Eddine Chitour : École Polytechnique enp-edu.dz

 Mondialisation.ca

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 07:15
onu1
13e séance du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, mars 2010

ef/thk. Au sein du «High Level Segment» du Conseil des droits de l’homme de Ge­nève, les représentants des pays membres de l’ONU prennent position, au cours des trois premiers jours de la séance de printemps, sur les droits humains et leur importance ainsi que sur le rôle et les tâches du Conseil. Les rapporteurs sont en général les vice-Premiers ministres ainsi que les mi­nistres de la Jus­tice ou des Affaires étrangères des pays concernés. Leurs interventions reflètent donc le point de vue des divers gouvernements, indiquent la ligne politique souhaitée et ­montrent qui joue quel rôle sur la scène mondiale. Les prises de position des pays de l’UE ont été particulièrement frappantes; ils se conduisent comme les maîtres du monde et le ton aussi bien que le contenu de leurs discours rappellent les sombres époques du colonialisme.
La ligne Obama, voilà les programmes occidentaux. C’est ainsi que la libération des femmes figure sur l’ordre du jour, car cela fait toujours bien. Cela permet aux pays occidentaux de plastronner, dissimulant ainsi les conséquences dévastatrices de la crise financière. Les autres pays auront bien de la peine à se défendre contre les nouvelles formes que prennent les reproches de discrimination. C’est du racisme occidental drapé dans le manteau des droits humains.
Libérer les femmes, c’était déjà l’une des justifications de la guerre en Afghanistan, qui laisse un sillage de dévastations et dure depuis 8 ans déjà.
Depuis le changement de gouvernement, la diplomatie états-unienne a changé de lan­gage, on est passé de la rhétorique va-t-en-guerre au «soft power», ce qui signifie qu’on est passé d’une propagande belliciste ou­verte à un ton plus modéré, ni plus ni moins; le danger reste le même. C’est également frappant et ne s’explique pas seulement par l’obligation où se trouvent les USA d’accepter eux aussi l’enquête sur le respect des droits humains (EPU: Examen périodique universel des Nations Unies).
Tout en discourant sur les droits humains en général et en soulignant leur engagement en leur faveur, les Etats-Unis évitent sans doute très consciemment de nommer certains Etats. «L’axe du mal» n’est plus de mise, du moins en public. D’autant plus nette est la reprise de ce thème par certains pays de l’UE. L’Espagne qui assure la prési­dence de l’UE n’a pas mentionné l’Iran dans son intervention, mais d’autres Etats membres, en particulier l’Allemagne, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Belgique et la Suède ont sorti l’arsenal empoisonné de la rhétorique guerrière et attaqué violemment ce pays. Certains pays ont mis en doute le droit de l’Iran à siéger au Conseil des droits de l’homme. C’est en particulier l’Allemagne qui semble monter au créneau et reprendre la rhétorique états-unienne. Son discours a été particulièrement dur envers l’Iran et elle s’est auto-attribuée le rôle de défenseur des droits humains.
Les louanges adressées par Verhagen, le ministre des Affaires étrangères néerlandais, à Facebook, Twitter et autres sites volontaires de surveillance électronique, donnent beaucoup à penser, sur fond des débordements en Iran et dans d’autres pays. Celui qui prête une oreille attentive aux orateurs en retire l’impression qu’on devrait s’attendre pro­chainement à la poursuite et au renforcement du choc des cultures.
Veut-on nous préparer, au motif de la violation des droits humains, à des interventions militaires dans des pays en développement, pour détourner notre attention de la débâcle financière et de l’endettement exorbitant des nations les plus riches? Les USA en sont à financer 50% de leur budget au moyen d’emprunts, l’implosion du système n’est plus qu’une question de temps.
Quel rôle réserve-t-on à l’Europe, si violemment partie en croisade contre l’Iran à Genève? Déjà plusieurs fois dans l’his­toire les Etats-Unis ont réussi dans un premier temps à se tenir en-dehors d’une guerre et à laisser le sale boulot aux autres, pour apparaître à la fin comme les superbes vainqueurs et placer l’Europe sous contrôle, une manière élégante de cacher leur propre désastre en se faisant fêter comme des libérateurs.
Mais d’autres voix se sont fait entendre, comme celle du ministre cubain des Affaires étrangères, dont la position indépendante et originale devrait faire réfléchir tous les Occidentaux.
Ou celle du représentant du Saint-Siège au Conseil des droits de l’homme, l’archevêque Silvano M. Tomasi, qui a apporté à la résolution de la crise économique et financière une réflexion de fond constructive.    •
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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 07:32

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70 gouvernements ont confirmé leur participation à la Conférence Mondiale sur le Changement Climatique, organisée par Evo Morales en Bolivie du 20 au 22 Avril 2010.


Le 22 Avril, jour de clôture de la Conférence , coïncide avec la date que l'ONU à consacrée "jour de la terre-mère". L'ambassadeur Bolivien à l'ONU, Pablo Solón, a confirmé aux journalistes la participation de représentants de 70 gouvernements.

L'invitation  été lancée par le gouvernement de Bolivie à toutes les organisations sociales, indigènes, paysannes, scientifiques, universitaires, ainsi qu'à tous les gouvernements.


A Cochabamba se réuniront, selon Pablo Solón, des représentants de la société civile de 94 pays. Le ministre des Affaires Extérieures, David Choquehuanca, estimait qu'il pourrait y avoir quelques 5000 étrangers et 6000 dirigeants d'organisations sociales boliviennes.


Solón a indiqué que "les peuples" peuvent s'unir "en une grande campagne mondiale pour exiger qu'il y ait réellement une réduction drastique des gaz à effet de serre par les pays qui se sont engagé à le faire."


A Cochabamba, on discutera de projets d'actions globales comme les mobilisations, mais aussi
le referendum mondialproposé par le président Morales au sommet de Copenhague en décembre passé.

Solón a dit aussi que la Conférence travaillerait à créer les conditions permettant un engagement des pays à s’organiser pour le referendum, auquel pourraient participer, selon ses estimations, 2 000 millions de personnes, moins d'un tiers de la population mondiale.


La réunion convoquée par Morales aura lieu  préalablement à la conférence présidentielle sur le même thème qui  se tiendra à México à la fin de cette année, en continuité avec ce qui a été discuté à Copenhague fin 2009.


Source:
http://www.aporrea.org/internacionales/n153176.html

Traduction : Alma

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 10:32

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Manifestation à Haiti

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Des activistes de plusieurs pays dénoncent la situation des femmes dans le monde et présentent leurs revendications pour le bien commun et les services publiques, la paix et la démilitarisation, l’autonomie économique des femmes et la fin de la violence envers les femmes. De plus, elles vont célébrer le 100ème anniversaire de la proclamation de la Journée internationale des femmes.

5 mars 2010 - Sous le slogan « Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en marche ! » la Marche Mondiale des Femmes (MMF) sera dans les rues aux quatre coins de la planète - Afrique, Amériques, Asie-Oceanie, Europe - pendant la première étape de la Troisième Action Internationale, qui aura lieu entre le 8 et le 18 mars. Selon le Secrétariat international de la MMF, basé à Sao Paulo, Brésil, 51 pays vont réaliser des actions à cette occasion (voir tableau ci-dessous). Dans de nombreux pays, des actions auront lieu ce samedi, le 6 mars. En Nouvelle-Calédonie, l’action a eu lieu le 27 février. Cependant, la plupart des pays réaliseront des activités le 8 mars, journée internationale des femmes.

Pour le lancement de l’Action internationale de 2010, certains pays vont organiser des marches et des manifestations couvrant toute la période du 8 au 18 mars et d’autres pour plusieurs jours pendant cette période, attirant l’attention sur la situation de violence dans laquelle vivent les femmes et leurs revendications pour un monde plus juste. C’est le cas du Brésil, où environ 2 000 femmes vont marcher pendant 10 jours, partant de Campinas pour se rendre jusqu’à la capitale de l’État de São Paulo. Au Pakistan, des manifestations, des séminaires et d’autres activités se dérouleront entre le 12 et le 18 mars dans différents régions telles que Faisalabad, Toba Tek Singh, Gojra, Gujranwala, Shaikhupora, Kasur et Lahore. Au Sri Lanka, la marche se déroulera en deux moments entre les villes de Marawila et Thalahena, du 8 au 11 et du15 au 18. Au Mali, des marches auront lieu dans les six quartiers de la capitale, Bamako, entre le 8 et le 15 mars. Ces actions vont aboutir à l’organisation d’une marche le 18 mars dans la région nord du pays qui est en conflit. Au Kenya, les activités débuteront le 8 mars et se terminerons le 18 mars et il y aura des marches et des manifestations culturelles telles que des spectacles de rue, ainsi que des veilles et des visites de communautés


Comment s’organise la troisième Action internationale de la MMF


L’action commencera avec la Journée internationale des femmes (8 mars) et se déroulera sur une période se terminant avec la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté (le 17 octobre). Il y aura des événements décentralisés (au niveau des pays), et d’autres régionaux (réunissant des femmes de divers pays d’un même continent, en Asie, Océanie, Europe et dans les Amériques). Un événement international de clotûre se déroulera à Bukavu (province du Sud Kivu, République Démocratique du Congo) et réunira 500 femmes, principalement en provenance du continent Africain, mais aussi d’autres pays en conflit. Elles attireront l’attention sur la paix et la démilitarisation. Pour plus de détails sur les activités dans les différents pays, visitez le site web de la Troisième Action Internationale : http://www.mmf2010.info


L’histoire perdue de la Journée Internationale des Femmes


En ce début de la Troisième Action Internationale, les activistes de la MMF veulent aussi rappeler l’histoire de la Journée Internationale des Femmes, commémorée le 8 mars. Le sens militant de cette journée de lutte pour l’émancipation reste trop souvent dans l’ombre de la marchandisation entourant la date. Cette date est souvent associée à une grève et/ou un incendie qui aurait eu lieu à New York en 1857 ou en 1908, dans une fabrique textile où travaillaient des femmes.
Cependant, en remontant aux origines, on retrouve l’histoire de toute une période de luttes féministes pour les droits économiques et du travail ainsi que pour le droit de vote aux États-Unis et ailleurs. C’est à Copenhague, au Danemark, à l’occasion de la IIème Conférence de l’Internationale socialiste des femmes, que Clara Zetkin, socialiste et féministe allemande, a proposé l’instauration d’une Journée internationale annuelle des Femmes. Elle donnait suite à l’initiative des femmes socialistes américaines qui, depuis 1908, organisaient une Journée annuelle nationale des femmes dans le but de revendiquer l’égalité économique et politique des femmes, leur droit de vote, mais aussi de dénoncer, entre autres, l’exploitation des ouvrières.
Pour savoir plus sur cette histoire : http://www.marchemondiale.org/actio...

Interviews et d’autres informations

Alessandra Ceregatti (Secretariat International de la Marche Mondiale des Femmes), contact avec le Comité Internationale et les Coordinations Nationales de la MMF : Tel. +55 (11) 3032-3243 et cel. +55 11 8316-3664 (Email : communication@marchemondiale.org).

Siteweb de l’Action internationale :www.mmf2010.info et de la MMF : www.marchemondiale.org

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 07:00

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Granma

LIMA, Pérou.- Ce lundi, des représentants d’organisations sociales et de soutien aux émigrés se sont donné rendez-vous devant le siège de l’ambassade d’Italie, dans cette capitale, pour protester contre les violations des droits des migrants et les abus commis à l’encontre de ces personnes dans la plupart des pays membres de l’Union européenne.

Convoqué par le Comité des Péruviens à l’étranger et la Coordinatrice politico-sociale, ce rassemblement avait pour but d’exiger le respect des droits fondamentaux des migrants, et de dénoncer le durcissement des politiques migratoires en Europe. En 2008, le Conseil européen a approuvé des mesures qui violent les normes internationales et établissent une législation, des tribunaux et des prisons pour les émigrés en situation irrégulière.

Dans un communiqué signé par les organisations présentes à la manifestation, il y aurait actuellement 180 prisons pour émigrés irréguliers dans l’Union européenne. Les traitements réservés à environ 100 000 de ces personnes est inhumain, pour le seul crime de ne pas avoir de papiers en règle.

Le meeting a également permis aux membres d’organisations sociales et de défense du droit d’asile d’échanger des vues, de renforcer le combat en faveur du respect des droits de tous les émigrés, et de dénoncer les violations en la matière commises en Europe. Les manifestants ont aussi exprimé leur soutien aux manifestations d’émigrés qui ont eu lieu récemment en Espagne, en Italie, en Grèce et en France.
 

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 00:44

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Le président brésilien Lula est un des voix les plus fermes dans le sens de la sagesse, lorsqu’il s’agit de la crise iranienne, dont on sait qu’on voudrait l’agrémenter de nouvelles sanctions anti-iraniennes, jusqu’à évoquer des idées de blocus. Lula est contre, résolument contre, après l’avoir proprement signifié à Hillary Clinton. Il s’en explique dans une interview à AP, dont PressTV.Ir10 mars 2010, quelques détails. donne, le

Puisque la France prétend avoir des “relations stratégiques” avec le Brésil, peut-être son sémillant président pourrait-il avoir une bonne discussion avec son ami Lula sur le sujet? Puis, ensuite, il lui parlerait du Rafale.


«Brazilian President Luiz Inacio Lula da Silva has warned that imposing new sanctions on Iran over its nuclear program would be a very dangerous step. Sanctions could isolate Iran so much that tensions would spiral out of control, Lula told AP in an interview on Tuesday.

»He suggested that new Iran sanctions might even lead to war. “We don't want to repeat in Iran what happened in Iraq,” Lula said, a week after rebuffing US Secretary of State Hillary Clinton's appeal for Brazilian support for a new round of tough sanctions.

»Lula said that Brazil will not support the calls for sanctions, but added that during his visit to Tehran in May, he will try to convince President Mahmoud Ahmadinejad to restart negotiations to allay concerns about the Islamic Republic's nuclear program.»

 

dedefensa.org

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 08:15

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Eric Toussaint : Dans la crise globale actuelle, il faut prendre une option anticapitaliste avec la participation des mouvements sociaux

Publié à La Havane, le 2 mars 2010, dans le quotidien Globalizacion de la 12e Rencontre internationale des Economistes.

« Il y a 160 ans que Karl Marx a prévenu du risque d’interpréter superficiellement les crises capitalistes », affirme devant un millier de participants Eric Toussaint, du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde, dans son intervention au panel intitulé Le débat sur la perspective de la crise globale actuelle. Son exposé met l’accent sur les responsabilités des pays industrialisés dans l’actuelle crise économique et sur la nécessité d’une option anticapitaliste avec la participation des mouvements sociaux.
Avec d’abondantes informations statistiques, Toussaint approfondit l’évolution du conflit entre le Travail et le Capital dans la société contemporaine et situe dans les années ‘80 du 20e siècle, le début d’une étape offensive du capital à partir des politiques néo-libérales, offensive qui provoqua un accroissement soutenu de son taux de profit, fondamentalement dans le secteur financier.

Il met en évidence comment cela s’exprime par une plus grande concentration des revenus et une distribution plus inégale des richesses, avec à l’appui l’exemple du comportement des Etats-Unis où, juste avant la crise, les 10% des familles les plus riches concentraient 50% des revenus.

Avec des nuances peu habituelles, Eric Toussaint indique que, selon la pensée économique marxiste, un observateur superficiel n’arrive pas à voir les causes des crises capitalistes dans la surproduction. La spéculation n’explique pas tout. Pour expliquer la conjoncture difficile d’aujourd’hui, il faut prendre en compte la surproduction dans les secteurs de l’immobilier, de l’automobile, des communications et de l’informatique.
Il argumente aussi, sur la base de graphiques indiquant l’évolution de la relation entre salaire et consommation en proportion du PIB aux Etats-Unis, comment a décrû depuis les années 1980 la masse salariale par rapport au PIB, tandis que la consommation croissait de quasi 70%. Il explique cette apparente contradiction en attribuant le secret de cette croissance à l’endettement des ménages des Etats-Unis, qui atteint les 120% en 2008.

Mais il a été plus loin en indiquant que cette dette des ménages n’est pas principalement le fait des ménages pauvres. En effet, le secteur le plus riche de la société nord-américaine s’est plus endetté en termes absolus que les classes moins favorisées. Les riches se sont endettés pour spéculer, profitant des hauts rendements de l’investissement financier.
Toussaint a montré que la spéculation immobilière ne fut pas un phénomène exclusif des Etats-Unis, mais qu’elle existe dans d’autres régions industrialisées comme l’Europe, principalement la Grande-Bretagne, l’Espagne, l’Irlande, les pays d’Europe centrale et orientale, ce qui rend maintenant plus difficile une nouvelle croissance économique. Mais la plus spectaculaire et convaincante de ses comparaisons est celle qu’il a faite de l’évolution de la dette extérieure par rapport au PIB, où il apparaît clairement que les pays industrialisés ont un niveau d’endettement proportionnellement beaucoup plus élevé que les nations moins développées.

En contraste, il a montré le montant astronomique des transferts nets sur la dette extérieure qu’ont faits les Etats les plus pauvres envers les riches, ce qui signifie la différence entre les prêts reçus et les remboursements de cette dette. Entre 1985 et 2008, ce flux de ressources financières a atteint, d’après Toussaint, des niveaux équivalents à quasi huit fois ce qui a été consacré par les Etats-Unis au Plan Marshall pour la reconstruction de l’Europe après la Seconde Guerre mondiale.

Finalement, le participant assidu de Globalizacion émet l’opinion que le capital est seulement capable d’offrir des sorties capitalistes à ses crises, ce qui implique renforcer son agression contre le travail, ce qui est clair dans les licenciements massifs et les ajustements impopulaires. Selon lui, c’est seulement sous la pression des luttes sociales que les gouvernements prendront des mesures dans l’autre sens, ce qui fonde sa thèse de la nécessité de nouvelles alternatives et options, non capitalistes, qui peuvent surgir avec la participation et l’action des mouvements sociaux.

Traduction Denise Comanne

Tiré de CADTM
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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 23:15

kaloian-cincuenta-veces-cuba-03-bandera.jpgPhoto cubdebate


100 ans se sont écoulés depuis la proclamation du 8 mars Journée Internationale de la Femme, au cours de la Seconde Conférence des Femmes Socialistes qui s’est tenue à Copenhague. Bien que des progrès très importants aient été faits dans certaines régions du monde, cette date manque de signification pour des millions de femmes sur la planète à cause de la précarité de leurs vies et de la violation systématique de leurs droits les plus élémentaires.

En Afrique subsaharienne, beaucoup de femmes ignorent même qu’il existe un jour qui leur est dédié. Là-bas, la lutte quotidienne pour trouver des aliments et de l’eau, pour échapper aux multiples conflits tribaux ou pour survivre à des maladies pénibles comme le SIDA, la tuberculose et la malaria leur prend trop de temps.

Dans un continent où, par tradition, ce sont les hommes qui décident quand et comment se font les rapports sexuels, les femmes se retrouvent sans défense face à la progression imparable de la dite Pandémie du 20e siècle qui touche 13% de la population adulte, bien que dans certains pays le taux dépasse 25%.

Il s’agit, n’oublions pas, d’une portion du monde où la présence de l’Europe a laissé en héritage une pauvreté atroce, une grande ignorance et un grand retard qui rendent inutiles les efforts que déploient beaucoup de gouvernements pour contrôler le mal qui cause 10 fois plus de victimes que la guerre.


En Amérique Latine et dans les Caraïbes, bien que la situation ne soit pas aussi dramatique, la vie des femmes n’est pas non plus bien meilleure que celle des femmes africaines.

Des millions d’indiennes sont victimes d’un triple système d’exploitation et de discrimination : en raison du genre, de la race et de la pauvreté.

Cela fait un temps relativement court, les femmes des communautés autochtones n’avaient pas accès à l’enseignement moyen et supérieur, mais elles réussissaient à terminer le primaire et leur participation à la vie politique et à la prise de décisions à niveau local ou national était impensable.


En termes généraux, sur les quelque 190 millions de pauvres et les quelque 76 millions qui vivent dans une pauvreté extrême, 60% sont des femmes.


Ces dernières années, un phénomène pénible a finalement réussi à attirer l’attention publique. C’est l’assassinat de femmes qui a même donné lieu à la naissance du terme « femmicide », c’est-à-dire, la mort violente dont le mobile est le genre de la victime.


Au Guatemala, depuis que la police a commencé à répertorier les assassinats par sexe en 2001, il y a eu plus de 6000 cas. Cela a même amené les autorités à promulguer une loi spécifique pour sanctionner de tels délits.


Dans la pratique, cependant, la législation n’a pas freiné la violence. Rien que dans les deux premiers mois de 2010, 78 femmes ont été assassinées et ce qui est pire, les tribunaux n’ont été saisis que de 2% des affaires concernant les crimes commis durant presque une décennie. Seuls 1% des procès ont abouti à la condamnation des coupables. Comme il arrive dans d’autres pays de la région, les autorités tendent à criminaliser les victimes au lieu de poursuivre les auteurs de ces actes abominables.


Sauf dans quelques exceptions parmi lesquelles il faut relever, bien sûr, celle de Cuba, l’humanité doit encore honorer la grande dette contractée envers les femmes qui sont , non seulement la graine d’où germe l’arbre de notre espèce mais aussi la sauvegarde et la préservation des traditions, des coutumes, des langues et de la culture qui forment aujourd’hui l’identité des peuples et des nations qui doivent leur existence aux femmes qui sont les dépositaires de leur passé et de leur présent et qui garantissent leur avenir.

 

 

Fuentes: RHC, AIN, GRANMA, TRABAJADORES, JUVENTUD REBELDE, PL, REUTER, EFE, IPS, ANSA, AFP, XINHUA, TASS, DPA, AP.
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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 07:07

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RHC : Pendant que les alchimistes des organismes multilatéraux de crédit et d’autres institutions spécialisées tentent de nous convaincre du fait que le pire de la crise globale du système capitaliste est passé, la réalité démontre le contraire.

Mettons plusieurs exemples de ce qui arrive dans les principales économies de la planète et nous suggérons de commencer par celle de la superpuissance de l’heure : les Etats-Unis.

Dans son premier rapport sur l’état de la nation, le Président Barack Obama a reconnu que le chômage est un des principaux problèmes dont la solution est encore est suspens. Selon des chiffres officiels le taux de sans-emploi serait de 10%, mais selon des données plus exactes il frôlerait les 17%.

Obama a pris l’engagement de travailler intensément à l’augmentation du nombre d’emplois, mais il a signalé que durant 2010 le nombre de chômeurs augmentera. Nous savons tous que moins d’emplois veut dire aussi moins de consommation.

D’autre part, il y a une autre bulle financière qui est sur le point d’éclater bien qu’on n’en parle pas. Nous nous référons au secteur immobilier non résidentiel, c’est-à-dire, des édifices qui accueillent des entreprises, des usines et des bureaux.


Depuis 2007 on assiste à une baisse de 40% à cause de l’élévation des intérêts des crédits et il existe en ce moment une dette accumulée de 1,4 billions de dollars.

L’économiste Elízabeth Warren, celle qui a pronostiqué la disparition de la classe moyenne étasunienne à cause de l’échec du modèle de croissance basé sur l’endettement des familles, a indiqué que « sans de nouveaux financements, les hypothéques qui pèsent sur les propriétés risquent d’être appliquées, les banques risquent de devenir insolvables et les clients, les entreprises et les locataires sont en proie à une forte dose d’incertitude ».

Le panorama reste donc sombre et nous ne devons pas perdre de vue ce qui arrivera dans un monde à l’argent en plastic - les cartes de crédit- qui, d’un moment à l’autre peut voler en éclats.

En traversant l’Atlantique, dans l’autre prétendu paradis économique, l’Union Européenne, on vit aussi des journées difficiles dans plusieurs de ses membres. L’Espagne n’arrive pas à se relever et elle aura cette année un taux de chômage de 20%, le double de la moyenne de la « zone euro ».

Le gouvernement espagnol a d’ores et déjà reconnu que la récession économique s’est maintenue pour le septième semestre consécutif ce qui veut dire que les Espagnols sont sur le point d’avoir vécu deux ans de suite sans croissance économique.

Pour sa part, la Grèce vit ses pires journées. On sait déjà qu’elle a menti à ses partenaires, avec l’aide de Wall Street, il faut le dire, en ce qui concerne ses niveaux d’endettement. Un programme draconien de stabilisation économique a éveillé la colère populaire et, selon les dernières informations, elle fait face à une pénurie de combustible à cause d’une longue grève de douaniers.

Le gouvernement grec attend toujours une bouée de sauvetage, mais celle-ci se fait attendre, en partie car les autres membres de l’Union Européenne ont leurs propres préoccupations.

Nous insistons alors sur le fait qu’il est trop tôt pour parler d’une fin véritable de la crise du capitalisme. Les légères relances à l’origine des poussées d’optimisme sont normales dans un cycle critique et, elles sont le résultat des programmes d’urgence mais ceux-ci ont un effet limité dans le temps.

Tel un malade dans un état grave, le capitalisme ne sent pas la douleur car il est sous l’effet des sédatifs et lorsque l’effet de ceux-ci disparaîtra on saura vraiment s’il y a eu amélioration ou pas.

 

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 07:47
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Le FIDA, le Fonds International de Développement Agricole, a joint sa voix à l’alerte internationale sur l’augmentation de la faim sur la planète, un fléau qui touche plus d’un milliard de personnes à cause de la pauvreté engendrée par la crise globale, la hausse des prix et la détérioration de l’environnement.

Le Président du FIDA, Kanayo Nwanze, a relevé qu’actuellement 31 pays dépendent presque exclusivement de l’aide internationale pour nourrir leurs populations. 20 d’entre eux se trouvent en Afrique une des régions les plus affectées.

Ce continent a été victime, pendant des siècles, d’une surexploitation sans merci par les métropoles européennes qui ont pillé leurs ressources naturelles et leur population sans leur donner en échange aucun moyen de se développer.

Cette région du monde, qui s’étend sur quelque 30 millions de kilomètres carrés est restée pendant trop longtemps dans l’oubli. Les deux tiers de ses terres ne sont pas aptes à l’agriculture et l’élevage.
La pauvreté endémique est aggravée par les conflits interethniques - caractérisés par une violence extrême-. À tout cela vient s’ajouter le manque d’investissements dans le secteur public et dans le secteur agricole et les graves conséquences de maladies comme la tuberculose, la malaria et le SIDA.

Selon des organisations humanitaires, dans le Sud de l’Afrique, 30% des adultes sexuellement actifs sont porteurs du virus du SIDA et quand le membre d’une famille tombe malade, la production d’aliments pour le foyer se réduit de 60% voire plus.

4 millions d’enfants meurent dans le continent avant 1 an et 1 sur 6 mourra avant 5 ans dont la plupart à cause de complications découlant de la malnutrition chronique.

Mais, le problème de la faim n’est pas exclusif à cette région de la planète.

La FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture a mis l’accent sur le fait qu’il y a, en Amérique Latine, au moins 71 millions de personnes qui manquent de ressources pour se nourrir et que la situation s’est aggravée tout au long de 2009 à cause du prix élevé de plusieurs grains essentiels.

Il y a une décennie, le coût de la faim et de la malnutrition en Amérique Latine oscillait de 5 à 10% du PIB. Cela signifiait à peu près 70 milliards de dollars par an. Le problème est bien plus grave encore maintenant.

Malgré cette triste réalité, on a appris récemment que l’Union Européenne a décidé que pour 2020, 10% des combustibles utilisés dans les transports devront provenir de sources renouvelables, c’est-à-dire des dits biocombustibles.

Pour atteindre cet objectif, les pays de ce bloc accélérerons la consommation à échelle industrielle de produits agricoles y compris des aliments essentiels comme la maïs, le blé, la canne à sucre ou les huiles végétales dans des proportions jamais vues.

Selon des rapports élaborés dans ce continent, il y a déjà beaucoup d’entreprises européennes qui achètent des terres dans des pays pauvres et que les surfaces ainsi obtenues pourraient aller jusqu’a 5 millions d’hectares à ces fins, ce qui signifie le déplacement de communautés et une plus grave pénurie d’aliments.

Le document appelé « De la nourriture ou de l’essence : l’impact des biocombustibles industriels sur les personnes et la faim dans le monde » relève que le programme énergétique de l’Union Européenne se traduira par 100 millions d’affamés de plus. Une véritable infamie dans les conditions actuelles.

Rappelons qu’en mars 2007, le leader historique de la Révolution Cubaine, Fidel Castro, avait pronostiqué que des projets similaires dans le monde développé, ayant à la tête les Etats-Unis, voueront à une mort prématurée à cause de la faim et de la soif, 3 milliards de personnes. Il a alors relevé que c’est un chiffre qui n’est pas du tout exagéré mais plutôt conservatrice.
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