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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 08:06

 

Adolfo Pérez Esquivel                                                             
Buenos Aires, Café Tortoni, mois d’août 2009.  
J’ai invité Barack Obama à prendre un café au traditionnel Café Tortoni, avenue de Mai à Buenos Aires.
Il est arrivé de Washington pas mal perturbé et très préoccupé. Il m’a dit que la Maison Blanche était pleine de fantômes et que, certains jours, il ne pouvait pas dormir car ils faisaient beaucoup de bruit et le matin, quand il va dans le Bureau Ovale, il trouve tout sans dessus-dessous. Pour moi, je ne crois pas aux fantômes, mais puisqu’il le dit, c’est sûrement ainsi.  

Mon cher Barack, je crains que tu aies bien des problèmes car, ici aussi, nous avons nos fantômes qui parcourent le pays en faisant des ravages et en désorganisant tout. Je me réjouis que tu sois venu jusqu’ici et que nous puissions converser tranquillement. Le café est bon mais j’aurais préféré t’inviter à prendre quelques « matés » amers bien de chez nous; cependant, considérant que tu vivais des situations pleines d’amertume, comme par exemple celle du coup d’État au Honduras, je n’ai pas voulu te rendre les choses encore plus amères. Tu vas avoir besoin d’un guide spirituel qui va faire quelques exorcismes à la Maison Blanche pour en expulser les fantômes, car ils risquent fort de te compliquer la vie.  

Voici que les militaires honduriens se précipitent à Washington pour informer qu’ils ont bien accompli les ordres en faisant le coup d’État contre le Président Zélaya, tel qu’il avait été programmé. Maintenant, ils veulent leur récompense et les décorations d’approbation sur leurs épaules. Ils sont tous là comme des chiens de chasse qui attendent que leur maître leur fasse une caresse ou leur jette un os. Mon cher, tout ceci met en évidence que tu es bien arrivé à la tête du gouvernement mais non au véritable pouvoir. Tu dois reconnaître qu’ils t’ont donné un bon coup de pied dans l ‘arrière train et qu’ils n’ont pas de pitié. Ils vont t’en faire voir dans tous les domaines. Comment trouves-tu ce café ? Est-ce que tu te sens toujours bien ?...  

Ce coup d’État civico-militaire au Honduras représente une menace pour tout le continent. On cherche à y imposer une « dictature douce », (una dicta-blanda). C’est un test pour voir quelle sera la réaction des gouvernements et des sociétés. Cela me paraît être une bonne chose que tu aies déclaré la non reconnaissance du nouveau corps diplomatique hondurien. C’est de ta part un geste clair en défense du droit des peuples. Mais tu sais très bien que les choses ne sont souvent qu’apparences et ne reflètent pas la réalité. Déjà, la Secrétaire d’État, Hillary Clinton, dit que Zélaya, (le Président hondurien élu légitimement) commettrait une grave imprudence s’il revenait au Honduras.  

Tu devrais savoir que la dignité a un coût et que Zélaya ne peut pas se tenir tranquille sans rien faire en attendant qu’Hillary lui dise ce qu’il doit faire. Imposer à nouveau les coups d’État, c’est très dangereux pour tout le reste du monde. Il faut à tout prix que tu prennes des décisions claires et concrètes pour aider le président Zélaya à reprendre sa charge de Président du Honduras, sans conditions et sans impositions du Pentagone, de la CIA et du Département d’État. Est-ce que tu es au courant de la brutale répression des militaires honduriens contre le peuple et de la persécution et de la censure contre les journalistes ?...

Pour justifier l’injustifiable, la dictature de Micheletti (le président putschiste) accuse de tous les maux le Président du Venezuela, Hugo Chavez. Tu sais très bien que la CIA est spécialisée dans la déstabilisation des gouvernements et sait comment provoquer les coups d’État. Puisque ton visage ne manifeste aucun signe d’étonnement, c’est donc que tu n’ignores pas ce qui se passe. Dis-moi Barack pourquoi les États Unis veulent établir trois bases militaires de plus en Colombie?… Ne me dis pas que c’est pour lutter contre le trafic de drogue, car je ne le crois pas et personne ne le croit.  

Je viens d’être informé que ton gouvernement et le Commandement Sud de ton armée investissent des millions de dollars pour promouvoir la « démocratie » au Venezuela, en Bolivie et en Équateur, ces trois pays qui sont en train de construire d’autres modèles de société, modèles qui justement ne sont pas ceux qui intéressent les États Unis.   Dis-moi Barack, est-ce que tu vas continuer longtemps avec la même politique que celle des gouvernements antérieurs ou es-ce que tu veux changer de politique et construire une démocratie qui signifie droit et égalité pour tous et respect de la vie et de la dignité des peuples?…
Je te suggère que tout cet argent qu’ils veulent investir dans « la démocratie telle qu’ils la pense », tu l’investisses plutôt pour fortifier la démocratie à l’intérieur des États Unis qui ont tellement de problèmes chez eux de discrimination, de pauvreté, de faim et de chômage. Est-ce que cela te paraît juste ou non?  

J’ai derrière moi bien des années de travail et d’engagement avec les peuples d’Amérique Latine et, à mon âge, je suis devenu méfiant. J’ai constaté tellement de trahisons, d’abandons et de peurs.  

Un autre problème préoccupant et qui nous fait tous souffrir, c’est Cuba. Tu penses que pour changer la politique des États Unis envers Cuba, il faut attendre des gestes de changements dans cette île. En fait, depuis presque 50 ans ton pays impose le blocus de façon unilatérale avec la superbe de celui qui est le plus fort.  

Il semblerait que tu n’as pas de bons exécutants, car le continent latino-américain n’est toujours pas manipulable et tous ses peuples veulent participer en collaborant et ne pas seulement rester spectateurs. Le peuple l’a maintes fois démontré et maintenant, ce sont les Honduriens, de même que les Boliviens et les Vénézuéliens.   Celui qui doit changer, c’est ton gouvernement qui viole le droit international et impose des sanctions à un pays souverain. Est-ce que tu oublies toutes les résolutions de l’ONU et de bien d’autres pays qui réclament la fin du blocus et le respect de la souveraineté du peuple cubain?…  
Exerçons notre mémoire. Te rappelles-tu du président de ton pays, John Kennedy, qui était parvenu à séduire même la belle Marilyne? C’est ce même jeune homme qui a ordonné d’envahir Cuba par la Baie des Cochons et qui as obtenu une vraie cochonnerie qui lui a fait bien du tort. Comment peux-tu penser que Cuba va changer alors que ton gouvernement ne veut pas changer?   Pense un peu à ce qui se passerait si ton pays levait le blocus de Cuba sans conditions et qu’alors commence une nouvelle étape de relations basées sur la coopération et le développement des peuples. Tout cela ressemble à de la futurologie politique.
Que se passerait-il si tu libérais les 5 Cubains prisonniers en permettant d’abord à leurs épouses de leur rendre visite, ce dont on les empêche depuis près de 10 ans. Tu dis que c’est là un problème qui est entre les mains de la justice, qu’il faut encore attendre et que tu subis de fortes pressions pour ne pas les libérer. De quelle justice parles-tu?
Je ne veux pas comme on dit chez nous te faire passer « la facture ». Je veux simplement te rappeler quelques faits et quelques problèmes qui se posent dans la vie des peuples.  

Je veux encore te raconter quelques actions d’éclat d’un de tes compatriotes qui a fait preuve de cohérence entre le dire et le faire et qui as beaucoup influencé les luttes sociales pour la libération de nos peuples. Il a su assumer la résistance civile comme l’a fait le Mahatma Gandhi lors de la libération de l’Inde et comme Martin Luther King qui a lutté sur ta terre pour la défense des droits civils et contre les discriminations raciales. Je me réfère ici à Henry Thoreau qui a dit: « Toute personne qui aime la liberté doit respecter la loi; il doit la respecter et la faire respecter . » Mais, Thoreau continue en disant:  « Toutes les lois ne sont pas justes et on doit désobéir aux lois injustes jusqu’à ce qu’elles soient supprimées ». Pour rester cohérent avec lui même, il a dû accepter d’aller en prison en assumant le défi de défendre la liberté en refusant de payer des impôts injustes et immoraux au gouvernement des Etats-Unis, impôts qui finançaient alors la guerre contre le Mexique, pays auquel on a arraché une grande partie de son territoire pour l’annexer à ton pays.  

Dis-moi aussi qui a décidé d’installer davantage de bases militaires nord-américaines en Colombie?… C’est très ennuyeux et périlleux pour le continent.  

Autre sujet préoccupant, c’est le Moyen Orient. C’est sûr qu‘en ton âme et ta conscience, cela te fait mal que ton prédécesseur George Bush t’ait laissé ce terrain encombré et miné; n’importe quelle chose tu touches… et boum!… cela explose. Ce personnage a vraiment porté tort à ton peuple et au monde entier; il est responsable de crimes de lèse humanité.  
Je vais te raconter un conte soufi. Je viens de le lire dans un journal de quartier « La Batouta »: « La Peste cheminait vers Bagdad quand elle a rencontré Nasdurin qui lui a demandé: « Où vas-tu? » « A Bagdad où je vais tuer dix mille personnes ». Quelque temps après, la Peste rencontra à nouveau Nasdurin qui, très en colère, lui dit « Tu m’as menti. Tu m’as dit que tu allais tuer dix mille personnes et tu en a tué cent mille ». La Peste lui répondit: « Je ne t’ai pas menti. J’ai tué dix mille personnes … et les autres sont morts de peur ». La peur paralyse et de la peur à la lâcheté, il n’y a qu’un seul pas. La peur nous affecte tous et réduit nos mécanismes naturels de défense.  

Obama, il est temps de penser à nouveau et de porter ton regard vers l’intérieur de ton esprit, de savoir écouter le silence de Dieu qui parle à chacun d’entre nous. Combien de morts a provoqué la guerre déchaînée par ton pays contre l’Irak et l‘Afghanistan au nom des raisons les plus perverses et les plus inhumaines que l‘on puisse imaginer?…; la source de toutes ces violences, est-ce que ce n’est pas « le mensonge » qui a été évoqué pour la défense de la démocratie et du droit des peuples?… Ils ont inondé les rivières de sang et ont semé la mort partout.  

Eduardo Galeano, ce grand écrivain uruguayen a écrit: « Le navigateur navigue bien qu’il sache qu’il n’atteindra jamais les étoiles qui le guident ». Tu te souviens qu’Hugo Chavez, le président du Venezuela t’a offert le livre de Galéano intitulé « Les veines ouvertes de l’Amérique Latine ». J’espère que tu l’as lu? Si tu ne l’as pas encore lu, c’est cela qui est préoccupant. Comment vas-tu pouvoir comprendre l’Amérique Latine si tu ne connais pas cet ouvrage? Toi qui es encore jeune, essaye de comprendre les peuples et de bien connaître quelle a été la politique de ton pays dans ce continent. Tu seras vraiment étonné.  

C’est un long et douloureux drame que vivent Israël et la Palestine. Cela nous fait vraiment mal de constater qu’aucun nouvel horizon ne s’éclaire et que l’on continue à semer la mort et la destruction. Israël est passé de l’état de victime à celui de bourreau, violant les droits du peuple palestinien, le soumettant à la violence sociale et structurelle et construisant un mur infâme qui porte tort à toute l’humanité et empêche les Palestiniens d’avoir leur patrie. Ton pays est l’allié principal d’Israël et, tant que cette situation de guerre et d’instabilité continuera, la Paix sera absente de cette région.  

Et pour finir, Barack, comment ça va chez toi… avec le chômage, le problème économique et l’immigration. Vraiment, les problèmes ne te manquent pas. L’économie mondiale prend l’eau de toutes parts et elle est vraiment contaminée. La crise économique frappe durement les plus nécessiteux, mais tu continues à sauver les banques et non pas les peuples. Il est urgent de revenir aux sources et de commencer à réfléchir à un « Nouveau contrat social  » à l’échelle mondiale; nous en avons bien besoin car nous arrivons à la fin d’une époque blessée par les fausses certitudes, les erreurs et les horreurs. Souviens-toi que la FAO nous signale que, chaque jour, 35 mille enfants meurent de faim dans le monde. C’est ça, le « terrorisme économique » dont on ne parle jamais et qui est pourtant toujours présent dans le monde.  

Ton gouvernement dépense des millions de dollars dans les armes et les bases militaires pour dominer et pour détruire et non pas pour vaincre la faim, le chômage, la marginalité et l’analphabétisme. Sais-tu Barack de quelle couleur est la faim?… Ceux qui ont faim disent que c’est le jaune; tout devient de cette couleur jusqu’à ce que la mort les libère.   Bien! Mon cher Barack, il ne faut pas perdre l’espérance. C’est devenu nécessaire de construire la Paix car elle n’est jamais donnée définitivement et reste toujours une conquête de la conscience et de l’esprit. Il y a beaucoup de réserves dans la vie des peuples.
On pourrait encore parler de bien d’autres choses mais ce sera pour une autre fois quand nous parviendrons à nous réunir à nouveau. Cela a été pour moi un vrai plaisir de pouvoir converser avec toi. La prochaine fois je te recevrai avec du maté amer et des galettes frites.  

Je t’envoie un fraternel « abrazo » solidaire de Paix et de Bien,
Adolfo.

http://www.alainet.org/active/32457

                           
Adolfo Pérez Esquivel
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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 13:02

Né à Yako le 21 décembre 1949, en Haute-Volta (actuel Burkina Faso), Thomas SANKARA fait d’abord une carrière militaire, notamment à Madagascar, où il assiste à la révolution qui renverse le régime néocolonialiste.
Ici, naissent ses idées d’une " révolution démocratique et populaire ".
De retour en Haute-Volta, il est d’abord secrétaire d’Etat à l’information sous le régime de Saye ZERBO (1981) d’où il démissionnera.

Il devient Premier ministre sous la présidence de Jean-Baptiste OUEDRAOGO (1983). Dans son discours d’investiture, le mot " peuple " revient 59 fois !
Il rencontre aussi en 1983, à New-Dehli Fidel CASTRO et Samora MACHEL (alors Président du Mozambique).
Cette même année, OUEDRAOGO emprisonne SANKARA, mais il est libéré par son ami Blaise COMPAORE et devient Président.

Commencent ici ses ouvres pour redonner au Burkina Faso une dignité, une autonomie et une indépendance économique (le fameux " consommons Burkinabé ") de par ses actes et ses discours (Thomas SANKARA fût très tôt contre l’injustice) : contre la domination historique des grandes puissances sur son pays et pour la participation du peuple au pouvoir, le mot d’ordre est que le pays doit vivre de ses propres forces et au niveau de ses propres moyens.

Ses grandes actions furent : . campagne massive de vaccination des Burkinabé qui fera chuter le taux de mortalité infantile alors le plus haut d’Afrique, . construction considérable d’écoles et d’hôpitaux, . campagne de reboisement : plantation de millions d’arbres pour faire reculer le Sahel, . grande réforme agraire de redistribution des terres aux paysans, élévation des prix et suppression des impôts agricoles,, . institution de Tribunaux Populaires de la Révolution (TPR), . grandes mesures de libération de la femme (interdiction de l’excision, réglementation de la polygamie, participation à la vie politique, etc.), . aides au logement (baisse des loyers, grandes constructions de logement pour tous), et tant d’autres.

Il est assassiné suite à un coup d’état orchestré le 15 octobre 1987.
Toute la population Burkinabé défile dans les rues pour pleurer l’enfant chéri et les jours suivants, des milliers de personnes se rendent sur sa tombe et condamnent ainsi le crime.
Ses grands discours " Tant qu’il y aura l’oppression et l’exploitation, il y aura toujours deux justices et deux démocraties : celle des oppresseurs et celle des opprimés, celle des exploiteurs et celle des exploités.
La justice sous la révolution démocratique et populaire sera toujours celle des opprimés et des exploités contre la justice néo-coloniale d’hier, qui était celle des oppresseurs et des exploiteurs. "
3 janvier 1984, ouverture des 1ères assises des TPR - " Il n’y a pas de révolution sociale véritable que lorsque la femme est libérée. Que jamais mes yeux ne voient une société où la moitié du peuple est maintenue dans le silence. J’entends le vacarme de ce silence des femmes, je pressens le grondement de leur bourrasque, je sens la furie de leur révolte. J’attends et espère l’irruption féconde de la révolution dont elles traduiront la force et la rigoureuse justesse sorties de leurs entrailles d’opprimées."

8 mars 1987, Ouagadougou
" Le pillage colonial a décimé nos forêts sans la moindre pensée réparatrice pour nos lendemains "

1983, Paris, Conférence Internationale sur l’arbre et la forêt
" Il faut proclamer qu’il ne peut y avoir de salut pour nos peuples que si nous tournons radicalement le dos à tous les modèles que tous les charlatans de même acabit ont essayé de nous vendre 20 années durant. Il ne saurait y avoir pour nous de salut en dehors de ce refus là. Pas de développement en dehors de cette rupture là. Il faut ranimer la confiance du peuple en lui-même en lui rappelant qu’il a été grand hier et donc, peut-être aujourd’hui et demain. Fonder l’espoir. "
" La plus grande difficulté rencontrée est constituée par l’esprit de néo-colonisé qu’il y a dans ce pays. Nous avons été colonisés par un pays, la France, qui nous a donné certaines habitudes.
Et pour nous, réussir dans la vie, avoir le bonheur, c’est essayer de vivre comme en France, comme le plus riche des Français. Si bien que les transformations que nous voulons opérer rencontrent des obstacles, des freins."
A un journaliste américain - " L’esprit de liberté, de dignité, de compter sur ses propres forces, d’indépendance et de lutte anti-impérialiste [.] doit souffler du Nord au Sud, du Sud au Nord et franchir allègrement les frontières. D’autant plus que les peuples africains pâtissent des mêmes misères, nourrissent les mêmes sentiments, rêvent des mêmes lendemains meilleurs. "
Août 1984, Conférence de presse - " Nous n’avons pas compris comment ils [Jonas SAVIMBI de l’Angola et Pieter BOTHA d’Afrique du Sud, pro Apartheid] ont eu le droit de parcourir la France si belle et si propre. Ils l’ont tachée de leurs mains et de leurs pieds couverts de sang. Et tous ceux qui leur ont permis de poser ces actes en portent l’entière responsabilité ici et ailleurs, aujourd’hui et toujours. "
Novembre 1986, discours fait à François Mitterrand, en visite à Ouagadougou :
.- " Parce que de toutes les races humaines, nous appartenons à celles qui ont le plus souffert, nous nous sommes jurés de ne plus jamais accepter sur la moindre parcelle de cette terre le moindre déni de justice . "

Source : Rastafusion
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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 13:06


"On n'a pas le droit de désespérer les gens. Quand on ne peut ajouter à l'expression de sa souffrance ne serait-ce qu'un brin d'espoir, et bien on n'a qu'à rester dans le silence. Tu apprendras que le désespoir est contagieux."
Paul Eluard à Madeleine Riffaud

 

 

De retour de Cuba depuis des semaines la même question me taraude l'esprit.

 

Comment et pourquoi ce peuple, ce parti, cette nation tiennent ils face à un blocus démesuré, à des calamités certainement pas si naturelles qu'un réchauffement planétaire ne veut le signifier...

 

J'ai l'habitude en cas de doute sur ma propre volonté de persévérer dans un combat politique dont je ne vois pas le bout et dont je n'aperçois pas nécessairement les effets immédiats, donc quand je veux tout plaquer, vidé de ma substance militante, je réagis de cette manière uniforme, direction le cimetière du Père Lachaise.

 

Là entre fans défraichis de Morrisson, nouveaux admirateurs d'un Oscar Wilde ou promeneurs atypiques je me confronte au passé, à mes « maitres ».

 

Le mouvement révolutionnaire et ouvrier a connu là, dans ce cimetière une agonie que la bourgeoisie déclara définitive.

Des milliers de Communeux tombés face à la mitraille versaillaise, Victor Hugo, le cubain en parle si bien de ce cadavre à terre....Tout comme il aimera et racontera Cuba.

 

Pas un authentique ami de Cuba n'échappe à cette interrogation admirative, où le peuple de Cuba plonge t'il ses racines pour y trouver cette force collective peu commune, cette fusion populaire, cette ferveur révolutionnaire quand tout est dur, perpétuellement remis en question, que chaque acquis l'est dans l'incertitude de la durée.

 

Un citoyen, un travailleur, un dirigeant, à Cuba serait il génétiquement différent, la Révolution des Barbudos serait elle parvenue à un homme nouveau en si peu de temps et avec une telle hostilité à quelques kilomètres de ses propres côtes ?

 

Je ne veux pas nier un système scolaire classé parmi les meilleurs au monde, des choix de classes qui font aller au peuple tout ce qui peut être sauvé, maintenu mais cela ne semble pas suffire à expliquer cette persistance d'un comportement d'ensemble qui lie la fierté d'une lutte au bras d'honneur au yankee.

 

Cuba est socialiste, en recherche constante d'équilibre entre les besoins populaires et une réalité économique aggravée par la propre crise de l'ennemi de classe.

 

Alors comment et pourquoi Fidel, Raoul et les autres n'ont ils pas cédé quand l'Union Soviétique tombait sous les coups de la contre révolution, quand le pays de Lénine s'engageait sur la voie d'un retour au pire.

 

Etrangement c'est ainsi qu'au Père Lachaise que je trouve une réponse qui me convienne dans l'instant.

 

Les communeux, ceux de 1871 ont su qu'ils étaient perdus, qu'ils avaient perdu, que les cercueils de planches disjointes étaient prêts, la fosse creusée et ils tinrent jusqu'au bout, tombant l'un après l' autre sur les barricades, dans les derniers retranchements, ceux qui furent capturés reçurent les décharges de plombs de l'infanterie française, cornaquée par l'envahisseur prussien.

 

Je crois que pour tenir il n'existe que peu de raison, de motivations...

 

Il ne s'agit pas d'aller au bout de la seconde mi-temps d'un match mais d'envisager parfois d'y laisser sa peau et ceux que l'on aime.

 

Je crois que la lucidité révolutionnaire, le refus de se rendre, couplés à une vision d'un monde transformé pour soi, pour les siens apportent le ciment qui va lier et lie les révolutionnaires entre eux.

 

Ni meilleurs ni pire, chaque militant du Monde Nouveau, membre d'une organisation politique, syndicale ou non, ou celui nommé simple citoyen comme si il était si simple d'être citoyen, mais ceux là qui ont tranché, établi un choix pour leurs existences, ils ont un à venir.

 

Se dépasser demande des efforts terribles et se dépasser constamment, des efforts constants et cela constitue sans aucun doute la raison majeure de la résistance de la Révolution cubaine quand l'Urss renonçait Cuba socialiste se dépensait , se dépassait, se prolongeait par un socialisme du réel et de la vérité dite et débattue par le collectif.

 

Cuba socialiste tient, le Parti Communiste de Cuba tient il ne mute pas, ne cède pas à l'appel à se rendre, la fierté d'un peuple intimement nouée à celle de ses militants communistes, il faut savoir oser parler d'eux, ils sont les fondations de cette société qui a banni l'exploitation des hommes par d'autres hommes, ils se caractérisent par cette intransigeance politique, la saine intransigeance qui se refuse non pas au dialogue mais rejette toute compromission.

 

Donc en mon Père Lachaise, déambulant devant ces plaques , ces noms de ces intransigeants de chez moi je me dis et si j'étais cubain et que José Marti m'ait montré le chemin de la dignité, de l'indépendance comme l'ont fait , ici, mes frères de la Commune, sans doute je serais un communiste cubain.

 

Parce que la Révolution cubaine et celles qui désormais l'entourent puisent leurs forces et que leurs racines ont ceci de commun: une société nouvelle pour des hommes nouveaux débarrassés des antagonismes de classes.

 

Parce que le travailleur cubain sait, et c'est désormais, presque un instinct de classe chez lui, que le collectif sera toujours la clé de l'avancée, de toute conquête, il s'y prête quitte à revendiquer une meilleure prise en compte de l'individu, Il sent, il sait par où passer, comment, avec qui.

 

Le peuple de Cuba a ses ressources, elles sont cubaines avant tout et je , nous sommes estomaqués de tant de capacités et d'audaces politiques, de ce pragmatisme, de ce sens de la débrouille.

 

Je suis sans doute injuste... mais plutôt que de nous extasier devant ce collectif cubain, de sa richesse, des ses contradictions transformées en convergences révolutionnaires ou plutôt en nous laissant penser, de notre propre chef, que la façon cubaine ne saurait prétendre à l'universel, ayons le courage et l'audace de redevenir ceux pour qui l'idée est debout.

 

ET NOUS SERONS ENFIN DIGNES D'UN FIDEL, D'UN RAOUL, D'UN CHE, NOUS AURONS RETROUVE CES RACINES COMMUNES QUI POUSSENT LA, EN CE PERE LACHAISE OU REPOSENT CELLES ET CEUX QUI ONT OUVERT LE CHEMIN....

 

 

 

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 21:00

 

 

 

 

 

 

Je hais les coups d'état, je hais la violence aveugle d'hommes de pouvoir quant ils ne sont pas de simples nervis, ceux là sont sans doute les pires,


Je hais la lâcheté qui fait frapper tout un peuple, une nation, au petit matin ou au coucher, c'est selon,


Je hais les commanditaires, banquiers, affairistes, les sans morale, les hommes du capital,


Je me souviens, c'était en 74 , je suivais décomposé mon premier coup d'état ou plutôt le premier que je pouvais comprendre, enfin pas comprendre ni accepter mais enfin vous connaissez cela,


C'était l'Unité Populaire, Allende, Néruda,, la droite chilienne mobilisait les poids lourds et leurs chauffeurs, ils coupaient déjà le Chili en deux comme il le firent ensuite avec Victor Jara,



Ils manifestaient au son des casseroles, ils gagnèrent au son des bombes et des armes automatiques,


Je me souviens de cette camarade socialiste chilienne, réfugiée en France, elle faisait le ménage, j'étais son petit chef, je lui ai trouvé une salle pour tenir une réunion, j'y étais l'invité,


C'est là qu'elle et les siens m'ont offert ces bouleversants objets, une tasse et un pot avec son couvercle en terre cuite, peints en noir,



C'était son mari et ses camarades qui les fabriquaient pour survivre, pour survivre dans leur prison chilienne après y avoir enduré sévices et tortures, ils étaient au fond de la nuit, leur nuit et brouillard du pays de Pablo,


Ces socialistes chiliens, bien loin de ceux d'ici, me racontèrent Fidel et Cuba, Néruda et l'Espoir, l'Unité Populaire, le retour,


Elle me laissait pantois, prête à rentrer au Chili pour reprendre son combat, leur combat, quelqu'en soit le prix car la dignité, la liberté ne s'achètent pas, elles se conquièrent,


J'ai oublié son prénom, celui de ses compagnes, tout comme j'ai oublié celui de ce jeune palestinien à qui je donnais ce que je pouvais et qui apprit ici le mot solidarité avec , en retour,cette carte postale de Jordanie, barrée du même mot, il était rentré se battre,



Je n'ai pas oublié Muza, il cachait les armes de la guérilla kurde, l'armée l'a tellement torturé, je ne peux pas l'effacer pas plus que que Kénan, une partie du cou arrachée par une balle américaine, d'un fusil américain, d'un soldat turc,


Je ne peux gommer ces femmes qui partout portent les journaux, les armes, les messages, les enfants, l'avenir,


Je sais qu'aujourd'hui c'est le Honduras, le sang imprègne la terre, les hommes tombent les mains vides, ils n'ont qu'un tambour pour combattre le canon disait Brel,


Je sais aujourd'hui pourquoi les Farc ne se rendent pas,


Je me souviens de cette petite pomme fripée, ce bout de femme qui me racontait dans son français toujours hésitant, elle me disait sa vie,


C'était il y a longtemps et c'est si près encore,


Elle ne savait ni lire ni écrire, elle travaillait aux champs, du matin à la nuit et seule, le soir, la radio apportait un peu de nouvelles, un peu de lumière dans une vie étale, de misère,


Elle m'a raconté ce jour où une femme prit la parole dans la boîte sonore, elle laissa tout en plan, les oreilles grandes ouvertes, elle me confia qu'à cet instant elle avait su où aller, que faire, que choisir, où se trouvait l'avenir,

Elle venait d'écouter Dolorés Ibarruri, la Pasionaria du peuple d'Espagne,


Infirmière de l'armée républicaine, son mari combattant des Brigades Internationales, des êtres de chair et de sang, en connaissant le prix et la douleur,


Ils quittèrent leur Terre sacrée inondée du sang des enfants d'Espagne et des milliers de volontaires,

Ce fut la retirada,


Elle eut, ils eurent deux enfants, une fille, un gars,


Leur fils faisait encore des cauchemars bien après, bien après qu'il ait vu son père, tué, assassiné par des gendarmes, il était un FTP-MOI, un partisan espagnol engagé dans l'armée de l'ombre française, abattu par des gendarmes français,


Elle demanda la nationalité française et elle attendit patiemment plus de 30 ans pour l'obtenir, elle avait des médailles, mais elle possédait surtout cette photo prise en Espagne, celle de son homme, du père de ses enfants,


Carmen, c'est elle, me racontait Franco, le coup d'état, ses yeux luisaient de colère, elle haissait la guerre ,


Carmen n'est plus là, mes camarades sont dispersés, aucun ne regrette, je le sais, ils ont fait ce qu'ils pouvaient, tout ce qu'ils pouvaient,


Un putchiste ne peut, ne sait dormir sereinement, il sait,

il sait que ces femmes et ces hommes se sont prolongés, ils sont en Colombie, au Honduras, ils ont déposé les armes à Cuba mais sont prêts à toute éventualité,


Un putchiste peut penser dormir tranquille, la conscience du travail accompli mais il ne peut que penser dormir tranquille, la nuit la Résistance veille !



  Alain Girard

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 19:04
Comment lutter contre la maladie d'Alzheimer ?
En mangeant tous les jours du poisson, d'après une nouvelle étude anglaise.

Une nouvelle bonne raison de mettre à l'honneur le poisson dans nos assiettes. D'après une étude publiée dans la revue American Journal of Clinical Nutrition, la consommation régulière de poisson réduirait le risque de démence chez les personnes âgées.
Les auteurs de cette étude, des chercheurs du King's College of London, ont voulu connaître le lien entre consommation de poisson et risque de démence. Pour cela, ils ont analysé les habitudes alimentaires de plus de 15 000 personnes âgées de plus de 65 ans et habitants sept pays différents (Chine, Inde, Cuba, République Dominicaine, Venezuela, Mexique et Pérou).
Résultat : les personnes qui consomment le plus de poisson ont un risque de démence diminué de 20%. En revanche, ceux qui consomment le plus de viande ont un risque plus élevé.
D'après les chercheurs, les oméga-3 contenus dans le poisson ont un effet protecteur sur les neurones. La consommation régulière de poisson permettrait de lutter contre la dégénérescence cérébrale et la maladie d'Alzheimer.




E. Albanese, A.D. Dangour, R. Uauy, D. Acosta, M. Guerra, S.S. Gallardo Guerra, Y. Huang, K.S. Jacob, J. Llibre de Rodriguez, L. Hernandex Noriega, A. Salas, A.L. Sosa, R.M. Sousa, J. Williams, C.P. Ferri, M.J. Prince, "Dietary fish and meat intake and dementia in Latin America, China, and India: a 10/66 Dementia Research Group population-based study", American Journal of Clinical Nutrition, 24 June 2009, doi:10.3945/ajcn.2009.2758.
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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 18:53


BEYROUTH - La Fédération des Etudiants Libéraux (FEL) participe cette semaine au Congrès de la Fédération internationale des Jeunes Libéraux. Un rassemblement qui se tiendra au Liban trois ans après le début de la « Guerre de juillet », dernier conflit israélo-libanais. Réunis dans la ville de Beyrouth, les jeunesses libérales des cinq continents travailleront à l'adoption de positions communes sur d'importantes questions internationales. Celles-ci seront ensuite relayées sur nombre de scènes politiques nationales.


Outre diverses rencontres locales, la délégation de la FEL s'envole pour Beyrouth avec à son programme la défense de trois résolutions, toutes significatives de l'engagement international des Etudiants Libéraux.

Ainsi, la situation actuelle en Iran et la répression musclée commise par le régime en place sur les mouvements d'opposition est au centre d'un premier texte appelant à un arrêt immédiat et vérifiable de la répression du peuple iranien. La FEL attend le soutien des jeunesses libérales à trois revendications majeures : l'envoie d'une mission des Nations-Unies avec pour objectifs de faciliter la recherche d'une solution négociée et de constater la fin des violations des droits de l'homme et libertés fondamentales ; l'organisation d'un nouveau scrutin placé sous le contrôle d'observateurs internationaux ; la non-reconnaissance, par la Communauté internationale, du régime iranien actuellement en place assortie d'une suspension claire des relations diplomatiques avec celui-ci.

Ensuite, dans un pays qui n'a évidemment pas été épargné par les conséquences du conflit israélo-palestinien, la FEL appellera à un soutien massif des jeunesses libérales envers une seconde résolution appelant à un arrêt de la colonisation en Territoires palestiniens. Trois revendications majeures sont adressées à l'Etat d'Israël : la renonciation à toute politique d'implantation dans les territoires palestiniens, y compris Jérusalem-Est ; l'arrêt de toute expansion des colonies existantes, y compris en raison d'une croissance naturelle ; l'engagement vers un démantèlement des colonies se situant hors des frontières reconnues internationalement à Israël.

Enfin, la FEL souhaite profiter du tournant constaté dans la politique internationale américaine et obtenir le soutien des jeunesses libérales - dont celui des Jeunes démocrates d'Amérique (YDA) - à une dernière résolution visant à exiger la fin de tout embargo sur Cuba. Il s'agit, ainsi, ici de lancer un appel tant aux Congrès et gouvernement américains qu'à tout autre état afin que Cuba puisse désormais bénéficier d'un maximum d'échanges économiques, culturels ou autres nonobstant toute objection des Etats-Unis.

Ces trois résolutions sont le fruit d'un engagement certain des Etudiants Libéraux dans la défense des droits de l'homme et des valeurs libérales au niveau international. Par le passé, la FEL su obtenir à diverses reprises le soutien des autres jeunesses libérales : intervention européenne au Darfour (2007) et au Nord-Kivu (2008), abolition universelle de la peine de mort (2007), promotion du droit à l'euthanasie (2007), ...

La délégation des Etudiants Libéraux est menée par Arnaud Van Praet, Président, accompagné de Wafa Zouaghi et Amaury Bertholome, Vice-présidents.

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 18:44

La Murale collective (photo) de La Havane est, pour la première fois, montrée en Europe, à Groningen (Pays-Bas) durant tout l'été.

Ce jeu de l'oie, grand comme un appartement (55 m2), avait été peint en pleine contestation antiguerre, la nuit du 17 juillet 1967, par une centaine d'artistes invités dans la capitale de «la révolution mondiale». Lam, Leiris, Limbour, Erro, Rancillac y étaient.

Destinée au Salon de mai à Paris, en 1968, elle fut remballée dès les premiers pavés lancés au Quartier latin. Elle avait été montrée hors de Cuba pour la première fois en 2008, lors de l'exposition ¡Cuba! Art et histoire de 1868 à nos jours, à Montréal, qui fit le point sur un siècle et demi d'art cubain en réunissant des œuvres du musée de La Havane et des grandes collections américaines. C'est cette exposition de référence qu'on retrouve, adaptée par Nathalie Bondil à l'architecture moderniste du musée de Groningen, jusqu'au 20 septembre. On rêve que ce dialogue par l'art trouve sa voie aux Etats-Unis. Rien que les Coupeurs de canne de Carreno, d'une collection privée, ou la découverte de Pogolotti, inspiré par le futurisme et Léger, valent le voyage. C'est l'expo à ne pas manquer. PHOTO MUSEO NACIONAL DE BELLAS ARTES. LA HAVANE

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 23:30

L'écrivain martiniquais publie un conte philosophique et signe le scénario d'un film, Aliker, en salles en France métropolitaine depuis le 3 juin. Au cœur de ces deux œuvres, la créolité et le métissage comme clés de compréhension du monde moderne. Interview.

Prix Goncourt 1992, le Martiniquais Patrick Chamoiseau livre avec Les Neuf Consciences du malfini (Gallimard, 2009) un récit original et allégorique sur la prise de conscience de la diversité du monde. Avec pour principaux personnages un rapace (le malfini) et des colibris. Il signe également le scénario d'Aliker, en salles en France métropolitaine depuis le 3 juin mais sorti aux Antilles en 2008. Réalisé par Guy Deslauriers, ce long-métrage passionnant raconte comment un militant communiste proche des milieux syndicalistes, André Aliker (remarquablement interprété par Stomy Bugsy), voit son destin basculer le jour où il prend la direction d'une petite feuille militante, Justice. Il la transforme en un véritable journal, devenant lui-même un pionnier du journalisme d'investigation ; ce qui le conduit à s'attaquer aux planteurs et aux usiniers, ces békés qui régentent tout sur l'île. Le plus puissant d'entre eux, surnommé le Dragon, décide de le neutraliser définitivement. On retrouvera le corps sans vie d'Aliker, le 12 janvier 1934, sur une plage de la Martinique. Cet assassinat, malgré l'émoi énorme qu'il a soulevé, est resté impuni. Entretien.


Jeune Afrique : Les Neuf Consciences du malfini sont davantage une fable ou un conte philosophique qu'un roman. Pourquoi ?

Patrick Chamoiseau : Dans ma culture d'origine, martiniquaise et créole-américaine, le conte est fondateur de la parole. Il a permis aux esclaves de se reconstruire à partir des traces qu'ils avaient conservées de leurs origines et qui se mêlaient aux éléments trouvés sur les plantations. Je voulais rendre hommage aux conteurs qui ont contribué à fonder notre imaginaire. Mais aussi illustrer les concepts qui portent sur l'identité relationnelle, la question du « tout-monde », l'écologie, bref, les idées qui constituent notre conscience contemporaine. J'ai alors choisi une narration allégorique dont les protagonistes sont des oiseaux.


Un petit colibri et un rapace...

Oui, c'est la rencontre de deux manières d'« être-dans-le-monde ». D'un côté, la suffisance orgueilleuse du rapace qu'on appelle « malfini » dans nos contrées et, de l'autre, la puissance fulgurante et minuscule du colibri. Pour imaginer leur face-à-face explosif, il faut penser à la rencontre de Salieri et de Mozart. Le musicien officiel, assuré de sa magnificence, confronté au génie montant d'un Mozart maladroit, mais non dénué de grâce et de talent. J'ai passé beaucoup de temps à observer les deux oiseaux, avant de me dire que je tenais là le contraste qu'il me fallait pour incarner la diversité du monde.


Faut-il lire cette rencontre comme la métaphore du processus de la créolité, qui, selon vous, caractérise notre modernité ?

Exactement. Le rapace finit par comprendre que le monde est une mosaïque de diversités où les identités se définissent selon des modalités relationnelles qui relèvent du métissage et de la créolité.


Vous êtes également le scénariste d'Aliker. Comment expliquer que vos films soient si réalistes, contrairement à votre écriture romanesque ?

Aliker est un personnage éminemment poétique, un héros tragique qui fonce dans le mur. Il sacrifie sa vie au nom de la justice, de la vérité, de la générosité et de la solidarité. Il y a de l'épique, du sublime dans son combat. Même sa mort est poétique ! Il fut jeté à la mer enchaîné à un boulet, mais son corps parvint à se libérer et à remonter à la surface précisément au moment où le soleil se levait. C'est le symbole de la naissance de l'esprit moderne du questionnement et de l'interrogation dans l'obscurité d'une colonie.


Aliker s'attaque à un scandale qui met en cause le béké le plus puissant de l'île. Quand on voit ce film juste après les mouvements sociaux des mois de février-mars derniers, on a l'impression que la société antillaise n'a pas tellement évolué.

Il faut comprendre que l'esclavage fut un crime sans châtiment. Il n'y a pas eu de tribunal de Nuremberg pour juger ou condamner les esclavagistes. Il n'y a pas eu de réformes agraires non plus. Les colons ont ainsi gardé toutes leurs terres. Avec la départementalisation, les békés ont pris le contrôle de l'économie en vendant leurs terres. Ils se sont surtout accaparé le réseau d'import-export et ont pu ainsi demeurer la puissance économique centrale des îles. Ils sont passés d'un système esclavagiste à un système post-esclavagiste en conservant la même prééminence sociétale et leur esprit raciste.


Pourquoi Paris n'a pas tenté de réformer ce système ?

Pour Paris, le maintien de l'ordre républicain passait par l'acceptation du statu quo en matière de structures sociales. Les autorités politiques n'ont rien entrepris non plus pour apaiser le traumatisme de l'esclavage. C'est pourquoi chaque fois que des phénomènes de crise sociale apparaissent aux Antilles, le vieux fond esclavagiste se révèle brusquement. Dans la mesure où cette mémoire n'a pas été traitée, tout le ressentiment ressurgit en termes de pulsions, d'agressivité et de racisme. Le rapport des forces que l'on voit dans le film Aliker opposant la toute-puissance békée à la masse nègre est quelque chose qui n'a pas fondamentalement changé en 2009. Le système colonial s'est seulement transmué dans le système capitaliste-consommateur qui permet aux békés d'accumuler les profits par la pratique des prix abusifs. Les caddies ont remplacé les matraques.


Au plus fort de la contestation sociale, vous aviez signé avec Édouard Glissant et quelques autres intellectuels un manifeste de soutien1 aux grévistes de la Guadeloupe. Comment voyez-vous l'évolution des Antilles ?

Les Dom-Tom sont des absurdités qui empêchent les régions concernées de vivre dans leur espace naturel. Les Antilles n'ont aucun contact avec la Caraïbe, la Guyane n'a aucun lien avec l'Amérique latine, La Réunion est coupée des pays de l'océan Indien. Tous ces territoires sont nés de l'esclavage et de la colonisation et ont des histoires différentes. Ils ont vocation à être des entités souveraines, responsables de leur destin. Je milite pour la fin de la relation de sujétion assistée et dépendante qui lie la Martinique à la France. J'aimerais que mon pays puisse adhérer en pleine souveraineté à une République française unie, mais plurielle.


On vous a également entendu lors de l'élection de Barack Obama. Comment expliquez-vous que le phénomène Obama ait suscité un tel enthousiasme ?

Il y a un inconnaissable dans le phénomène Obama. On ne pourra jamais l'aplatir complètement, en donner une explication historico-sociologique, car c'est une émergence davantage poétique que politique. Comment expliquer autrement que le phénotype le plus déprécié du monde, le phénotype négro-africain, suscite une si grande adhésion ? L'Afrique aujourd'hui est la zone souffrante de la conscience-monde. Pour moi, le monde ne pourra pas se construire tant que l'Afrique sera dans cette condition chaotique.


Quel jugement portez-vous sur les cent premiers jours d'Obama à la Maison Blanche ?

Dans notre petit livre2, nous avions expliqué, avec Édouard Glissant, qu'il ne fallait pas tout attendre d'Obama. Cela étant dit, ce que la nouvelle administration a réalisé depuis son entrée en fonction en janvier n'est pas mal. Elle a desserré l'embargo contre Cuba, repris contact avec l'Amérique latine et le monde musulman. Elle a surtout rappelé que l'Amérique n'est pas seule sur la planète : elle a besoin de partenaires. Cette perception horizontale du monde permet de penser qu'on en a fini avec la domination et qu'on est entré dans l'ère de la « diversalité », marquée par la poétique de la relation et le respect mutuel.


1. Manifeste pour les « produits » de haute nécessité, Collectif, Galaade, 16 pages, 3 euros.

2. L'Intraitable Beauté du monde. Adresse à Barack Obama, d'Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau, Galaade, 64 pages, 8 euros.

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 13:43

LES ÉTATS PARTIES À LA CONVENTION SUR LE DROIT DE LA MER OUVRENT LES TRAVAUX DE LEUR SESSION ANNUELLE DE 2009


La dix-neuvième Réunion des États parties à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer s'est ouverte aujourd'hui, au Siège de l'ONU, à New York.  La Réunion, qui se poursuivra jusqu'au 26 juin, a adopté l'ordre du jour de ses travaux* après un long débat sur l'opportunité ou non d'y inscrire un point consacré à l'interprétation de l'article 121 de la Convention de l'ONU sur le droit de la mer. 


Aux termes de ce débat et d'une suspension de séance, la Réunion a décidé de reporter l'examen de la proposition** de la Chine, de la Côte d'Ivoire et du Pakistan, d'inscrire à l'ordre du jour de ses travaux un point intitulé « La Zone internationale des fonds marins en tant que patrimoine commun de l'humanité et l'article 121 de la Convention de l'ONU sur le droit de la mer ».  Elle a également décidé de tenir un échange de vues sur cette question au titre des points de l'ordre du jour pertinents, y compris le point 15, consacré aux questions de caractère général qui ont surgi à propos de la Convention.   


Les représentants de la Chine et du Pakistan ont notamment souhaité un débat sur le contenu de l'article 121,3 de la Convention stipulant que « les rochers qui ne se prêtent pas à l'habitation humaine ou à une vie économique propre, n'ont pas de zone économique exclusive ni de plateau continental ».  Pour leur part, les représentants de la France et du Japon ont souhaité que l'on évite d'utiliser la Réunion des États parties pour régler des différends d'interprétation et estimé qu'un tel débat risquait de créer un précédent pour de nombreux articles de la Convention.  À l'instar de ces délégations, les représentants de la Norvège, de l'Islande, des Palaos (qui intervenait aussi au nom de Tonga et de Tuvalu) et des États-Unis ont estimé que la Réunion des États parties n'était pas compétente pour interpréter les dispositions de la Convention.  Le représentant de l'Allemagne a fait sienne la remarque de la représentante de l'Australie soulignant l'importance du mécanisme de règlement des différends pour traiter de ce type de questions et a suggéré que l'on demande un avis consultatif au Tribunal international du droit de la mer.


De leur côté, les représentants de Myanmar, du Bélarus, de Cuba, de la République de Corée, de l'Indonésie, de l'Argentine, de Trinité-et-Tobago, de la Namibie, de Fidji, de l'Uruguay et du Mexique ont appuyé la proposition de la Chine et du Pakistan, en souhaitant que les États parties ne limitent pas leurs délibérations aux questions administratives et budgétaires.


Examinant un projet de texte consacré à la répartition de 21 sièges*** au Tribunal international du droit de la mer et à la Commission des limites du plateau continental, les États parties ont décidé de tenir des consultations officieuses plus approfondies avant de se prononcer sur son adoption. 


En début de séance, les États parties ont élu à la présidence de la Réunion, par acclamation, M. Somduth Soborun, de Maurice (au nom du Groupe des États d'Afrique).  L'après-midi, ils ont également élu, par acclamation, les quatre Vice-Présidents suivants, complétant ainsi la composition du Bureau: M. Scott Sheeran de la Nouvelle-Zélande (au nom du Groupe des États d'Europe de l'Ouest et autres États); M. Bae Byeong-Soo de la République de Corée (au nom du Groupe des États d'Asie); M. Eden Charles de Trinidad-et-Tobago (au nom du Groupe des États d'Amérique latine et des Caraïbes) et Mme Emilena Popova de la Bulgarie (au nom des États d'Europe orientale).  Ils ont ensuite décidé que la Commission de vérification des pouvoirs de la Réunion serait composée des neuf États suivants pour l'année à venir: Angola, Brésil, Finlande, Kenya, Indonésie, Malaisie, Pays-Bas, Pologne et Argentine. 


Dans une déclaration liminaire, Mme Patricia O'Brien, Secrétaire générale ajointe et Conseillère juridique de l'ONU, a salué l'importance de la Réunion des États parties à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer pour garantir l'application uniforme et cohérente de l'utilisation pacifique des océans et des mers, la conservation de leurs ressources vivantes, ainsi que l'étude et la préservation de l'environnement marin.  Elle a, en outre, mis l'accent sur la première célébration de la Journée mondiale de l'océan le 8 juin 2009 et la qualité des deux derniers rapports du Secrétaire général sur les océans et droit de la mer****.


La Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, adoptée en 1982 et entrée en vigueur en 1994, est considérée comme une véritable « constitution pour les océans ».  Cet instrument juridique couvre en effet l'ensemble des questions relatives aux droits de navigation, aux limites maritimes, à la recherche scientifique marine, à la gestion des ressources, à la protection de l'environnement et au règlement des différends.  Le Président de la dix-neuvième Réunion des États parties a souligné que depuis la session précédente, trois nouveaux États étaient devenus parties à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (Congo, Libéria et Suisse) portant à 158 le nombre total des États parties à la Convention.

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 13:22
   PROPOS RECUEILLIS PAR BENITO PEREZ    
SolidaritéÉCONOMIE - Spécialiste de la dette, l'économiste péruvien Oscar Ugarteche s'inquiète des effets d'une crise née au Nord mais qui se propage au Sud et à l'Est. L'opportunité de changer de modèle?
Il fait partie de ces rares spécialistes de la finance qui n'ont pas vendu leur âme pour quelques stock-options. Depuis plus de trente ans, le Péruvien Oscar Ugarteche observe les flux et reflux des richesses du monde avec l'oeil de l'analyste critique et le coeur d'un homme épris de justice sociale. Face A, le chercheur de l'Université nationale autonome du Mexique (UNAM), où il coordonne l'Observatoire économique latino-américain, est l'auteur de nombreux ouvrages sur la dette et la globalisation. Face B, M. Ugarteche préside l'Agence latino-américaine d'information (ALAI), membre du Conseil international du Forum social mondial, et milite de longue date pour le respect des minorités sexuelles au Pérou. Le Courrier a voulu connaître son avis sur le krach du système financier néolibéral et la crise économique planétaire qui s'en est suivie. Son constat est ravageur pour les actuels dirigeants économiques et politiques mais non dénué d'espoir.


L'actuelle crise économique a éclaté au coeur du monde développé. Le Sud est-il concerné par cette débâcle?

La crise amène ce constat: un ordre international où les pays en développement financent les déficits des Etats développés ne peut être que précaire. Le modèle idéologique dominant est mis en cause. Nous affrontons les conséquences de vingt ans de croissance économique par les exportations. Une crise de la consommation au sein des pays riches était inévitable. Or elle éclate au moment même où le modèle technologique basé sur les énergies fossiles entre lui aussi en crise! Ensuite - et non pas en premier lieu comme on l'a beaucoup dit - la crise est aussi financière. La preuve a été apportée, une nouvelle fois, qu'un système financier fonctionnant pour lui-même, comme instrument d'auto-enrichissement déconnecté de l'économie réelle et de la consommation, finit toujours par éclater. Les banques, en particulier les banques d'affaires, sont sorties de leur rôle. Elles ne font plus l'interface entre les taux d'intérêts, entre l'épargne et l'investissement. Elles ont renoncé à assumer la responsabilité des prêts, préférant en faire commerce à d'autres banques. En définitive, on a créé des instruments financiers de plus en plus complexes, bâtis les uns sur les autres, se propageant comme une bombe atomique... Eh bien, au final, c'est cela qu'on a eu: une bombe atomique au coeur du capitalisme!

On croyait la finance globalisée. Or il n'y a pas eu de faillites au Sud.

En effet. Ces produits dérivés ont été principalement achetés par d'autres banques d'affaires anglo-saxonnes ou de pays fortement arrimés à ces marchés, comme l'Allemagne, l'Islande, les pays de l'Est, etc. Mais si l'épicentre est circonscrit, les pertes sont tellement gigantesques qu'elles ont asséché l'ensemble du secteur bancaire. Avec les conséquences que l'on sait sur le volume des échanges mondiaux.


Paradoxalement, si les pays du Nord sont plus endettés que ceux du Sud, les créances de ces derniers pèsent davantage sur la population. Quel effet aura la crise?

La hausse de taux d'intérêt et la chute des prix des matières premières vont avoir des effets catastrophiques sur les Etats du Sud déficitaires. En revanche, la crise sera moins durement ressentie dans les pays à revenu intermédiaire comme le Brésil, où les créanciers internes ont substitué les internationaux. La question d'un effacement des créances des pays les plus pauvres va revenir sur le tapis! Cette dette est absurde, elle est le produit d'une accumulation d'intérêts et n'a plus rien avoir avec les prêts d'origine. De plus, son montant est ridiculement bas si on le compare aux sommes injectées, par exemple, pour réactiver l'économie étasunienne.

Le sommet du G20 à Londres en avril dernier a marqué le retour en force du Fonds monétaire international (FMI) qui a pourtant laissé un bien mauvais souvenir en Amérique latine...

Je ne crois pas qu'il y ait un retour en force du FMI. Je crois que le G2 (Implicitement: les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, ndlr) a la volonté de le renforcer. Le FMI est un instrument de domination pur et dur, rien d'autre. Qu'on essaie de le réactiver pour relancer les transferts de fonds du Sud vers le Nord, ne m'étonne pas. Cela dit, en Amérique latine, cela ne marchera pas. Les pays de l'Est européen, en revanche, n'ont pas cette expérience. Ils sont très favorables au libéralisme. Ils ont tous passés des accords avec le FMI depuis le début de l'année. Les huit conventions que j'ai étudiées proposent toutes une contraction de l'économie, en insistant sur la baisse des dépenses de l'Etat et une hausse des taux d'intérêts. Aucun de ces plans n'est anticyclique. En fait, ils proposent exactement le contraire du discours officiel du G20... Exactement l'inverse de ce que les Etats-Unis et l'Europe ont fait... Après les transferts du Sud vers le Nord, le FMI organise les transferts de fonds de l'Est vers l'Ouest... I

 

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