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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 11:40

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Bernard Kouchner devrait prochainement être nommé haut représentant de l’ONU pour la reconstruction d’Haïti chargé de coordonner l'aide internationale, selon les informations révélées par Europe 1.

L'ancien ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy  a fait l’unanimité contre lui au Quai d’Orsay. Il s’est distingué par son effacement total au profit de la cellule diplomatique de l’Elysée. Bernard Kouchner a déjà occupé une fonction pour l’ONU lorsqu'il était haut représentant pour le Kosovo. A cette même époque, les dirigeants de la guérilla kosovare pratiquaient le trafic d’organes humains. Kouchner affirme qu’il n’était pas au courant.

La nomination de Bernard Kouchner, toujours selon Europe 1, confirmerait l'implication personnelle de Nicolas Sarkozy dans la reconversion de son ancien ministre. Le président de la République aurait convaincu le secrétaire général de l'ONU Ban Kid-Moon lors de son récent voyage aux Etats-Unis. Reste à savoir, toujours selon Europe 1, s'il remplacera l'ancien président américain Bill Clinton, chargé par l'ONU de coordonner l'aide internationale, ou s'il coordonnera son action avec ce dernier. L'ancien Médecin sans frontière aura-t-il par ailleurs la même rémunération symbolique que celle de l'ex-président américain, à savoir un dollar par mois ?

Bernard Kouchner était silencieux depuis son débarquement du gouvernement. Certains affirmaient qu’il frisait la dépression. D’autres indiquaient qu’il ne voulait pas interférer dans une affaire d’espionnage interne à France 24 dans laquelle sa femme serait impliquée. Le couple « Thénardier », selon « Le Canard Enchaîné » reprenant une formule attribuée à Nicolas Sarkozy, va faire reparler de lui. Le pauvre peuple haïtien a besoin d’autres choses que de pitres à la dérive.

José Fort

Source : Blog Joséfort

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 00:35
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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 09:35

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Sous thème de la paix et de la solidarité, les différentes délégations présentes ont appelé à la fin de l’oppression des peuples par quelques pays dominants. Palestine, Cuba, Sahara Occidental, Inde, Corée du Nord, tous ont témoigné des atrocités pour certains, d’une pression économique et politique pour d’autres.

Le procès de l’impérialisme a permis aux représentants de plusieurs peuples durement opprimés de décrire leur quotidien. (photo CT)

Au cours du Procès symbolique anti-impérialiste organisé lors du 17ème Festival mondial de la jeunesse, de nombreux intervenants ont témoigné des horreurs qu’ils ont vécues. Principaux témoins de la domination étrangère, le Sahara Occidental a été l’espace de dix jours, l’acteur principal, d’une bataille de longue haleine. De même, les Palestiniens ont en profité pour dénoncer les pressions subies du fait du gouvernement d’Israël.
Face à un système capitaliste qui a atteint ses limites, les gouvernements ont le devoir de mettre en place une politique économique et sociale la plus a même au bonheur de son peuple.
Le Festival Mondial de la Jeunesse et des Étudiants a mis en avant le droit, et la légitimité des pays du monde à être indépendant, et libre de circuler sur son sol. L’appel à la paix, la solidarité, la transformation sociale, et la fin de l’impérialisme par les centaines de délégations montrent qu’aujourd’hui, chacun a des droits, notamment celui d’avoir sa propre culture, son propre territoire.

Céline Tabou


Sahara occidental : le plus ancien contentieux territorial d’Afrique

En novembre 2010, vingt mille Sahraouis ont demandé la fin de la discrimination et du pillage de leurs richesses. En réponse à leur revendication, les autorités marocaines ont étouffé la contestation, par la force, et la violence. La violence, le peuple sahraoui la vit chaque jour : tortures, passage à tabac, humiliation, menaces, enlèvements, assassinats, absence de soins médicaux, assimilation forcée, monopolisation des richesses …
Le conflit sahraoui est le plus ancien contentieux territorial d’Afrique. « 80% du territoire du Sahara occidental est colonisé par le Maroc, qui a laissé la partie désertique aux Sahraouis », a expliqué l’un des délégués de ce pays lors du Festival Mondial de la Jeunesse et des Étudiants.
Une jeune femme a expliqué devant la cour contre l’impérialisme, les tortures qu’elle a subies : « La police marocaine m’a frappé à l’œil sans aucune raison, je saignais énormément, mon œil est sorti de mon orbite, je n’ai pas pu avoir de soin, parce que les médecins marocains ne veulent soigner les Sahraouis. Il a fallu attendre, des jours, avant de voir un médecin ». De même, un jeune homme de 19 ans, étudiant dans une université marocaine, a raconté comment l’an dernier, un chauffeur avait foncé sur lui et ses amis. Blessé au bras, il n’a pas reçu de soin.
Des émissaires tels que James Baker, avocat et diplomate américain, n’ont pas pu mettre en place de médiation entre les Sahraouis, et les autorités marocaines. L’actuel envoyé de l’ONU, Christopher Ross, était certes parvenu à trouver un terrain d’entente entre les deux parties, mais Rabat a décidé de garder sa ligne officielle, vieille de 35 ans. Le Maroc a expulsé des parlementaires étrangers, des journalistes et des médias, pour qu’ils ne diffusent pas d’information sur le Sahara occidental. La chape de plomb est maintenue sur ce territoire.
À l’instar de la militante espagnole, Isabel Terraza et du Mexicain, Antonio Velazquez, de nombreuses personnalités ont dénoncé ce qu’ils nomment un génocide contre le peuple sahraoui. Ils réclament une intervention urgente de l’ONU, de son côté, le Parlement européen a condamné la violence marocaine, le 8 novembre dernier, contre les civils sahraouis à Gdeim-Izik, demandant une enquête « indépendante et transparente ».


"Les 5 Cubains"

Cette affaire symbolise l’impérialisme américain contre Cuba. Arrêtés par le FBI en 1998, "les 5 Cubains" (Cuban Five), Gerardo Hernandez, Antonio Guerrero, Ramon Labanino, Fernando Gonzalez, et René Gonzalez, ont été condamnés à plusieurs dizaines d’années de prison chacun, aux États-Unis. Accusés d’espionnage, les cinq hommes tentaient d’infiltrer les activités de groupes terroristes implantés aux États-Unis, afin d’éviter des attentats à Cuba. Le gouvernement américain les a accusés de faire partie, eux-mêmes, d’une mouvance terroriste.
Face à ces accusations, la communauté internationale appelle à la libération des cinq hommes.
La justice américaine ajoute aux chefs d’accusation : conspiration en vue de commettre un assassinat, contre Gerardo Hernandez. S’ensuivent des pressions, expulsions, et menaces, auprès des familles pour qu’elles témoignent contre eux. Les 5 Cubains adressent un courrier à l’opinion publique américaine, en expliquant qu’ils voulaient éviter un attentat terroriste sur le sol cubain, mais en vain, la justice décide de les condamner, sans commune mesure.
Kurt De Loor, homme politique belge, explique qu’une « campagne pour la liberté des Cuban Five est menée au niveau mondial, appuyé entre autres par dix lauréats du prix Nobel et par des centaines de personnalités. En outre, Amnesty International pose des questions quant à la procédure judiciaire. Je suis très content qu’en Belgique, au-delà des frontières linguistiques et de parti, nous puissions donner un signal indiquant que même pour une superpuissance comme les États-Unis, les droits de l’Homme ne puissent rester lettre morte. Dans notre lettre nous invitons nos collègues d’outre-mer et le président Obama à amnistier les cinq Cubains ».


La Palestine occupée et expropriée

Le conflit israélo-palestinien débute officiellement le 14 mai 1948, jour de la création de l’État d’Israël. Ce conflit, non résolu à ce jour, a un caractère principalement nationaliste, mais il inclut une dimension religieuse, avec d’un côté, les Israéliens, principalement de religion juive, et les Palestiniens, à majorité musulmane. Le conflit prend une tournure politique en 1947, lorsque l’ONU vote un plan de partage de la Palestine donnant un État distinct à chaque communauté et plaçant Jérusalem sous contrôle international. Depuis, les Nations unies ont émis des centaines de résolutions par le Conseil de Sécurité et l’Assemblée générale, pour résoudre le conflit, mais celles-ci n’ont eu aucun résultat.
Soutenu par le gouvernement américain, Israël est parvenu au fil des années à coloniser la Palestine, notamment en logeant des Israéliens sur les propriétés appartenant aux Palestiniens. Cette colonisation, et occupation forcée, mettent à mal les négociations de paix entre les deux parties. D’autant plus que les dirigeants israéliens ont affirmé que la construction de logements dans les quartiers juifs de colonisation à Jérusalem-Est allait se poursuivre, quitte à défier le président américain Barack Obama et la communauté internationale.
Le gouvernement d’Israël use de tous les artifices pour empêcher les Palestiniens de vivre dignement en Cisjordanie : blocus économique, pressions, menaces, tortures, meurtres.
Face à cette situation, Jamil Majdalawi, membre du Bureau politique du FPLP, a mit l’accent sur la nécessité pour l’unité nationale palestinienne de faire face à l’occupant et de construire la résistance face à toute la répression, lors du 43ème anniversaire du Front Populaire pour la Libération de la Palestine, le 15 décembre. Ce dernier a indiqué que « le peuple palestinien a droit à toutes les formes de résistance, y compris la résistance armée, populaire et économique, et que la résistance est la seule solution à l’occupation ».

Source : Témoignages

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 00:05

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Par Redacción AHORA / redaccion@ahora.cu / Mardi, 21 Décembre 2010 14:26

Le Tribunal Anti-impérialiste réuni dans le cadre du 17ème Festival Mondial de la Jeunesse et des Étudiants prononcera, aujourd’hui, son verdict sur les plaintes présentées par Cuba d’actions terroristes menées contre ce pays.

L’agence Prensa Latina a informé que les délégués qui, depuis la veille, ont développé leurs accusations contre l’impérialisme pour les nombreux dommages qu’ils ont causés à de nombreux peuples, s’attendent à ce que le jury présidé par le magistrat sud-africain Andele Magxitama prononce une condamnation catégorique.

Les délégués de l’île caribéenne ont également dénoncé devant le Tribunal la politique de ‘deux poids, deux mesures’ menée par le gouvernement des Etats-Unis dans sa lutte contre le terrorisme.

Luis Manuel Ruiz, petit-fils d’une des victimes du sabotage en plein vol, en 1976, d’un avion de la compagnie aérienne Cubana de Aviación, a dénoncé que les Etats-Unis, tout en s’autoproclamant champions de la lutte contre le terrorisme, protégent ouvertement l’auteur de ce crime, Luis Posada Carriles.

Il a déclaré que cet homme, qui a tué son grand père, a également essayé d’attenter contre la vie du leader de la Révolution cubaine Fidel Castro, qu’il a fait parvenir à Cuba des bombes pour qu’elles y soient utilisées et qu’il a commis des actes de torture au Venezuela lorsqu’il était membre des corps répressifs de ce pays.

« Nous demandons que Posada Carriles soit jugé pour ses nombreux crimes ou qu’il soit extradé à Caracas où il est réclamé depuis plusieurs années, afin que justice soit faite » a exigé Ruiz qui s’est également référé aux plus de 3 000 morts que les actes terroristes ont provoqués au peuple cubain au cours des cinq dernières décennies.

Irma González, fille de René, l’un des cinq antiterroristes cubains injustement emprisonnés aux Etats-Unis, s’est jointe à cette réclamation.

« Pendant que Posada Carriles circule librement au Sud des Etats-Unis, les cinq cubains sont enfermés dans des prisons nord-américaines depuis le 12 septembre 1998 parce qu’ils ont défendu leur peuple contre les actions de groupes criminels », a précisé la jeune fille.

Elle a raconté comment Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Antonio Guerrero, Fernando González et René González ont été victimes de la haine d’un gouvernement qui méprise Cuba et qui n’est pas capable d’accepter la volonté du pays antillais de sauvegarder son indépendance.

Irma a également évoqué les moments les plus importants ces 12 années de lutte pour la libération des cinq antiterroristes qui démontrent bien le caractère indomptable des héros cubains.

Tiré de l'AIN

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 00:27

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François Houtart a cette petite flamme qui l’anime et lui a donné la force d’agir. Cet homme est prêtre, sociologue, professeur universitaire, fondateur du CETRI et surtout il a consacré sa vie à la justice sociale et aux gens. Nous avons rencontré ce grand monsieur qui nous parle de son combat, de sa vision de la société et du message qu’il délivre aux jeunes générations.

Vous avez plus de 80 ans. Et vous avez mené une vie de luttes. Pour les gens qui ne vous connaissent pas, comment expliqueriez le combat que vous avez mené ? Quelles sont, pour vous, les causes les plus emblématiques que vous ayez défendues ?
La situation dans le monde est telle qu’il y a malheureusement beaucoup de causes à défendre. Une des premières questions dans lesquelles je me suis investi est l’opposition à la Guerre du Vietnam et aux crimes perpétrés par l’agression des Etats-Unis. Ensuite, je me suis tourné vers les colonies portugaises et l’Apartheid, la région de l’Afrique Australe, la Guinée et le Cap Vert. Je me suis également fortement impliqué dans la révolution sandiniste au Nicaragua. J’ai soutenu Cuba et tout ce que l’île pouvait représenter en termes de transformations en profondeur de la société. Dans la même lignée, j’appuie le Venezuela avec sa révolution bolivarienne, la Bolivie ou l’Equateur.
 
Les causes que vous défendez pourraient être qualifiées d’altermondialistes. Pourtant vous venez d’un milieu plutôt aisé, vous avez choisi de devenir prêtre et vous avez accumulé les diplômes. Comment se fait-il que vous ayez décidé de vous engager dans cette voie-là ?
C’est assez simple. Mon engagement comme prêtre était orienté vers l’aspect de justice sociale qu’on retrouve dans l’évangile, et cette référence à un dieu de justice et d’amour, ainsi que les contradictions dans le monde tel qu’il existe. Cela a pris forme lorsque j’ai rejoint les JOC, Jeunesses Ouvrières Chrétiennes. C’était le mouvement le plus progressiste à l’intérieur de l’Eglise. J’y ai découvert la réalité de la classe ouvrière et notamment des jeunes travailleurs. Cela m’a amené, quand j’ai été ordonné prêtre, à demander de faire des études sociales. C’est pourquoi après mes études à Chicago, je me suis rendu en Amérique Latine. Pendant plus de 6 mois, j’ai visité la JOC dans les différents pays latino-américains. C’était une manière de connaitre le continent par le bas. J’ai été profondément frappé par tout ce que j’y ai découvert. Après cela, j’ai voulu approfondir mes études pour acquérir les instruments qui permettent de comprendre les sociétés. C’est comme ça que j’ai fait des recherches en Amérique Latine, en Asie et mon doctorat sur la sociologie du bouddhisme au Sri-lanka.
J’ai découvert les grandes causes, telles que le Vietnam, les colonies portugaises, les mouvements de libération en Amérique Latine, parce que j’y ai été directement confronté. Je me rappelle que j’avais été invité à Khartoum, à une réunion de solidarité Asie-Afrique avec les luttes des colonies portugaises et d’Afrique du Sud. Et là je me suis demandé si mon rôle de prêtre était compatible avec un engagement dans des affaires aussi politiques. En réfléchissant, je me suis dit que si le fait d’être prêtre m’empêchait de défendre les valeurs de l’évangile, ça n’aurait pas beaucoup de sens. Cela ne m’a pas facilité le travail. Mais pour moi, ce n’est pas possible de faire autrement.
 
Quel est votre fer de lance actuellement ?
La cause des agrocarburants et de l’énergie me tient particulièrement à cœur. C’est une thématique emblématique de la logique capitaliste face à un besoin réel. Le discours dominant présente les agrocarburants comme la solution alors que c’est une fausse solution. En réalité, cette proposition détruit la biodiversité. Elle demande des millions d’hectares au Sud pour produire de l’énergie, soi-disant verte, pour le Nord. Cela engendre des destructions épouvantables sur le plan écologique et social, en expulsant les petits paysans de leurs terres.
 
Vous avez fait des recherches et du travail de terrain. D’après vous qu’est-ce qu’il faut concrètement pour défendre des idées telles que les vôtres ?
Il faut une certaine motivation, alliée à une bonne analyse des phénomènes. Sans quoi on peut se faire tromper par des slogans et des informations incorrectes, utilisée comme une arme par les adversaires.
Il faut aussi ne pas rester purement dans la théorie. Il faut toujours confronter la pensée théorique à la réalité. Cette combinaison est essentielle.
Ajoutons à cela, le travail avec les mouvements sociaux. Ils sont les forces sociales qui essaient de porter soit une résistance, soit une proposition d’alternative. Il faut donc rester constamment en contact avec ces mouvements. D’une part, on peut apporter en les aidant dans l’analyse et la réflexion sur leur propre action. D’autre part, ce sont eux qui nous nourrissent car ce sont eux qui vivent cette réalité et ses contradictions. Travailler dans son bureau peut être intéressant mais cela n’a finalement que peu d’impact. C’est pour cela que je continue à voyager et à m’investir sur le terrain.
 
Vous faites aussi des conférences, vous participez à des cours universitaires, vous avez un pied dans le CETRI aussi. Qu’est-ce qui vous occupe d’autre actuellement ?
Oui, c’est ce que je fais… Je crois que tant qu’il y a moyen de faire une multitude d’activités, il faut le faire. Je remplis mon rôle de prêtre aussi, j’accompagne des gens, je célèbre des baptêmes et des mariages ou je préside des cérémonies d’enterrement. Je cherche à donner un sens à la vie des gens, indépendamment de leurs croyances religieuses.
 
Vous avez reçu le prix Unesco pour la tolérance et l’action non violente en 2009. Qu’en avez-vous pensé ?
Quand on m’a annoncé que j’étais nominé pour le prix Unesco, je n’y croyais pas beaucoup mais finalement je l’ai obtenu. Aussi étonnant que ça puisse paraitre, c’est en fait le gouvernement cubain qui m’a proposé comme leur candidat. Cela a marché.
Le prix récompense « la tolérance et l’action non violente » mais il m’a été accordé pour mon action sociale dans les différentes parties du monde. Dans mon speech lors de la réception du prix, j’ai précisé que j’étais en faveur de la tolérance et l’action non violente. Mais il existe des situations intolérables et une violence est présente dans l’organisation des sociétés. Alors je voulais bien définir le sens de ce prix là pour moi. Et en réalité, ce genre de prix représente l’occasion de remettre en valeur toutes les idées de l’altermondialisme et des luttes sociales d’aujourd’hui, face aux crises dans lesquelles nous nous trouvons et face au défi énorme devant lequel se trouve l’humanité dans son ensemble.
 
Quel serait le message que vous auriez envie de faire passer aux jeunes générations ?
Les jeunes devraient prendre conscience des mécanismes qui définissent la société. Ils construisent ou vont construire la société de demain, sans vraiment connaitre les fondements du monde qui les entoure. La mémoire historique est également indispensable. Ce sont des outils fondamentaux pour mener une lutte pour un changement de la société. Il ne faut pas suivre les pistes d’évasions qui réduiraient à néant toute possibilité de transformation des sociétés. Or tout est mis en œuvre pour qu’on n’ait pas les instruments d’analyse nécessaires, notamment via l’éducation. Cela demande donc un effort considérable de la part des jeunes. Ils ne doivent surtout pas perdre leur énergie transformatrice et s’endormir avec toute une série de gadgets et d’activités. Les grands pouvoirs économiques et politiques, qui orientent le monde, ne demandent qu’une seule chose, que les gens restent passifs.
Il faut donc une jeunesse informée, consciente et qui se bouge pour transformer la société en quelque chose de mieux. C’est l’adage de toutes les générations, à condition d’avoir tous les instruments qu’il faut pour comprendre la société et la volonté qu’il faut pour s’engager efficacement.
J’ajouterais qu’il est très important d’avoir une référence solide pour tous les engagements qu’on prend. J’entends par référence solide, une base de convictions fondamentales. Cette base de convictions peut être la foi religieuse. Pour moi, c’est une base très importante parce qu’elle est l’affirmation des valeurs de justice, d’égalité entre les être humains, en référence à un transcendant. Cette base de référence peut aussi être un humanisme profond, comme on l’a connu chez Marx, par exemple. Sans base fondamentale, on peut partir dans toutes les directions. J’ai vu tellement de gens de la gauche radicale devenir, avec le temps, les meilleurs néolibéraux qui soient.
 
 
Note :

[1] Le CETRI est une ONG. C’est un centre d'étude, de publication, de documentation et d'éducation permanente sur le développement et les rapports Nord-Sud. Le CETRI a pour objectif de faire entendre des points de vue du Sud et de contribuer à une réflexion critique sur les conceptions et les pratiques dominantes du développement à l'heure de la mondialisation néolibérale.

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 08:51

Ce lundi s’ouvre en Afrique du Sud le 17è Festival mondial de la Jeunesse et des étudiants, un événement durant lequel des délégués de 140 pays passeront en revue la situation du monde dans lequel ils vivent et parlerons de celui qu’ils entendent construire dans l’avenir.

C’est la seconde fois qu’un pays africain accueille un festival des jeunes. On trouve en Afrique, toutes les traces de l’exploitation, du racisme, le manque de scrupules du capitalisme, mais aussi les traces des luttes pour la liberté, la dignité et la défense de la souveraineté.

Ce festival est justement dédié à deux hommes qui sont des paradigmes de ces principes, qui ont mis leur vie au service des idéaux les plus nobles, sans jamais céder ou capituler, aussi brutales qu’aient été les pressions exercées sur eux.

Nous faisons référence à Fidel Castro et à Nelson Mandela, qui ont conduit leurs peuples respectifs, Cuba et l’Afrique du Sud vers un monde meilleur, plus juste et plus humain.

Les jeunes réunis dans la ville de Pretoria ont devant eux un vaste programme d’activités qui inclut des débats sur la lutte pour la paix, la souveraineté et la solidarité entre les peuples, et sur le combat contre l’impérialisme dans ses manifestations les plus diverses.

Ils consacrerons quelques journées aux débats sur des questions ponctuelles comme le droit des jeunes à avoir accès à un système d’éducation universel, gratuit et de qualité leur garantissant d’être mieux préparés pour faire face aux transformations nécessaires.

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C’est une heureuse coïncidence que le festival ait lieu à l’occasion du 50è anniversaire de la résolution 1514 de l’Assemblée Générale de l’ONU, du 14 décembre 1960, connue comme la Charte magne de la décolonisation, qui a permis à de nombreux peuples de devenir maîtres de leur destinée.

Alors que les jeunes discutent à Pretoria de paix, de souveraineté, à l’autre bout du continent, à Alger, une Conférence Internationale s’est ouverte aujourd’hui aussi pour analyser comment faire pour accélérer l’indépendance de plusieurs territoires, qui en ce 21è siècle sont toujours sous le joug colonial ou néo colonial.

Justement, parmi les activités prévues dans le festival mondial de la Jeunesse et des étudiants, se trouve la célébration d’un tribunal anti impérialiste, occasion pour condamner les crimes commis contre la République Arabe Sahraouie, occupée par le Maroc, ainsi que les souffrances imposées par Israël au peuple héroïque de la Palestine.

Les délégués au festival vont également condamner le blocus de Cuba et exiger la libération immédiate et inconditionnelle de 5 Cubains emprisonnés aux Etats-Unis pour avoir lutté contre le terrorisme prenant Cuba pour cible.

63 ans se sont écoulés depuis le Premier festival à Prague, la capitale de la Tchécoslovaquie. Sans doute, le principal rendez-vous des jeunesses révolutionnaires et progressistes est une tradition consolidée et ferme.

De nombreux dangers planent sur le monde et l’Humanité: une crise financière et énergétique, le chômage, la pauvreté, la faim et les maladies, le réchauffement global, la menace de guerre nucléaire.

Aucun d’entre eux n’aura pas de solutions jamais sans la participation décisive des jeunes qui sont un bastion aujourd’hui et la garantie de l’avenir.


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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 07:56

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On associe en général le français Bernard Cassen aux initiatives les plus diverses des mouvements sociaux. Celui qui s’est converti en un des intellectuels les plus connus pour ce qui est de l’analyse du phénomène de la globalisation, fut aussi un des promoteurs des premiers forums sociaux mondiaux. Jusqu’il y a peu, il dirigeait avec son collègue Ignacio Ramonet le journal Le Monde Diplomatique. Pas étonnant donc que Cassen réponde aux invitations de Cuba à participer à des événements théoriques comme celui qu’a promu cette année le Festival du Nouveau Cinéma Latinoaméricain sur le thème “Les intellectuels et la planète”.

 

Lors de l’édition précédente de l’événement cinématographique, celui qui est aussi président d’honneur de l’Association pour une Taxe sur les Transactions Spéculatives pour l’Aide aux Citoyens (ATTAC), a lancé une phrase par laquelle il appelait à regarder le monde sous le prisme de la survie de la planète :“Je ne crois pas au capitalisme vert”. Sa thèse sur les changements nécessaires à la préservation de l’existence de la Terre se construit sur l’idée selon laquelle chacun de ses habitants doit jouir de la même empreinte écologique. Mais la crise climatique, insiste-t-il, “plus qu’un caractère environnemental, est la crise de la domination sur toute la vie sociale et politique”.

Pour Cassen, la crise globale contemporaine ne doit pas être associée uniquement au changement climatique ; elle est multifacétique et révèle une profonde crise écologique où les organisations sont conçues indépendamment des écosystèmes et où la domination de la concurrence suppose une dynamique déprédatrice.

Se référant à ce panorama sans précédent dans l’Histoire de l’humanité, le théoricien français cite le président équatorien Rafael Correa : “nous assistons à un changement d’époque”. Preuve en est la remise en cause à grande échelle de la forme de développement capitaliste, bien que la volonté légitime de certains pays de sortir de la pauvreté soit identifiée confusément avec la copie aveugle du modèle traditionnel de consommation qui conçoit la croissance économique sur la base du pillage des ressources naturelles.

“L’Amérique Latine : là où ça bouge”

Au sommet des efforts pour établir la justice sociale, récupérer les biens publics et améliorer les relations Nord-Sud, se trouvent les processus politiques d’Amérique Latine, estime Bernard Cassen. “C’est la seule région du monde où se produisent des événements positifs desquels on peut tirer des leçons. Nous devons profiter au maximum de ces thématiques dans l’environnement politique français à travers des colloques et des conversations avec les dirigeants, y compris socialistes”.

L’Amérique Latine, lieu des plus grandes mobilisations sociales actuelles, a permis le succès des Forums Sociaux Mondiaux, qui, comme le souligne Cassen, ont permis que “quelqu’un de l’Inde ou de n’importe quel autre pays, un paysan, un écologiste équatorien, un ouvrier nord-américain, se rendent compte qu’ils ont plus de points en commun que de différences, parce que les politiques discriminatoires et oppressives sont les mêmes pour tous. Dans ces espaces se créent des alliances, des articulations pour former un front commun qui va s’élargissant”.

Le mouvement altermondialiste subit cependant plusieurs fractures : “il se compose d’une gamme très vaste, réunit toute sorte de personnes : syndicats, ONGs, églises, organisations de solidarité, etc. Chacune de ces organisations dispose de sa propre cellule, le rôle d’un syndicat n’est pas le même que celui d’un réseau de solidarité. Ils participent mais individuellement représentent des activités ou des processus différents.

“La charte de principes des Forums Sociaux Mondiaux établit que le forum n’est pas une entité, que nul ne peut parler au nom du forum, qu’il n’émet pas de communiqué final ; mais qu’il est à la fois un espace et un processus. Cette charte fut rédigée à une époque durant laquelle se dressait une très haute muraille sans fissures autor de la quasi-totalité des gouvernements du monde. Dernièrement des gouvernements de gauche au Venezuela, en Bolivie et en Équateur ont lancé des politiques de transformation très importantes. En particulier, des transformations que nous demandions à nos gouvernants dans les forums. Mais les activistes ne s’engagent pas parce que persiste la sacrosainte idée de ce que le mouvement social doit rester en dehors de la politique”.

Le post-altermondialisme

Le changement des réalités latino-américaines a provoqué la reconceptualisation des alternatives à la domination hégémonique impérialiste : “Nous avons lancé le concept de post-altermondialisme – explique le journaliste français —, qui implique la poursuite de ce que fait le mouvement altermondialiste, car le processus d’agglutination est loin d’être infaillible, il souffre de divisions dans le monde entier et d’autres forces sociales de pays tels que la Chine, la Russie ou ceux du Moyen Orient n’en font pas partie.

“Mais simultanément on doit imaginer des formes d’articulation entre certains mouvements sociaux, partis politiques et gouvernements autour de thèmes particuliers. Il ne s’agit pas de subordination mais de construire un front commun sur certaines questions, dans lequel chacun conserve son autonomie.

“Les sommets et les forums sont des pas positifs ; les changements concrets se font dans chaque pays à partir de demandes différentes. Il n’existe pas deux situations identiques, même dans les pays développés. Je ne vois pas de solution aux grands problèmes sans alliance sélective entre mouvements sociaux, partis et gouvernements, en fonction de l’impact que peut générer la totalité de leurs actions. On peut partager certains critères sur des thèmes déterminés et divergir sur d’autres, l’important est de rester ensemble”.

Avertissement

Tandis que la droite asume une attitude pragmatique vis-à-vis des gouvernements progressistes du seul point de vue financier, c’est depuis la gauche light qu’on lance les plus dures ataques. Ce qui inquiète ces groupes, selon Cassen, c’est que “que des dirigeants politiques courageux puissent changer le cours de l’Histoire, puissent dire “NON” à la social-démocratie. Dès que les sociaux-démocrates voient qu’une autre partie de la gauche met en oeuvre de puissants changements structurels, ils éprouvent de la honte parce qu’ils ont renoncé totalement à tout changement profond”.

Par ailleurs, dans un contexte où les processus politiques se produisent à des rythmes de plus en plus rapides et sans précédents, le raccourcissement du temps historique est un autre obstacle à l’action des forces populaires dans la recherche de la survie de la planète : “Il n’y a pas d’autre option que celle de faire pression par tous les moyens. Former un grand mouvement d’idées, un grand consensus pas seulement de surface mais en profondeur, capable de créer la motivation à l’heure où la vie même des gens est en jeu. Seule une multitude d’actions peut changer la société, ou l’apparition d’un grand pays qui décide de changer radicalement, et de payer au prix fort la rupture avec son système comercial et financier”.

Le rôle des intellectuels

Pour Cassen il est clair que nous faisons face à une situation qui oblige au changement et que “pour sauver la planète il n’y a pas d’autre option que celle de sortir du capitalisme”. Pour aller où ? : “La question est ouverte et touche à la mobilisation des forces potentielles que sont les mouvements sociaux, les organisations politiques impliquées dans cette lutte. C’est dans ce trajet qu’apparaissent les outils qui se profilent plus comme des questions que comme des réponses.

“C’est ici qu’entre en scène l’intellectuel. Le cinéaste, le chercheur, le professeur, le scientifique, le journaliste ou le syndicaliste doivent se proposer d’aider à répondre à la question générale de comment changer la relation actuelle des forces. Dans le domaine des idées, parce que les idées sont le moteur des changements. La révolution française fut le produit des idées de l’Illustration jaillies d’esprits comme Voltaire ou Rousseau. Fidel Castro a subi le revers du Granma qui vit la perte de nombreux compagnons mais la progression de ses idées a finalement débouché sur la révolution. Tout passe d’abord par les esprits et ensuite dans la réalité. La lutte va se révéler feroce à coup sûr, c’est pourquoi nous devons former des personnes bien armées sur les plans théorique, politique et moral. C’est le rôle qui nous incombe en tant qu’intellectuels”.

Source : La Jiribilla Mabel Machado • La Habana Foto : Alexis Rodríguez

Traduction : Thierry Deronne

Source : La Révolution Vive

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 00:30

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Cancun, au Mexique.

La première étape du 14è sommet de l’ONU sur le changement climatique a pris fin dans la station balnéaire de Cancun avec beaucoup de bruit et très peu de résultats : à peine un texte informel sur la coopération à long terme qui n’a fait qu’augmenter les critiques et les divergences entre les participants.

Le document a été rédigé dans les termes ambigus qui prédominent depuis le sommet de l’année dernière à Copenhague où l’on a parlé de “libérer”, jusqu’en 2020, quelque 100 milliards de dollars pour aider les pays en voie de développement à faire face aux conséquences du changement climatique, mais sans dire d’où va sortir l’argent et comment il va être administré.

Au terme d’une semaine de négociations intenses, mais stériles, ce qui résulte est un climat de déception. Il ne reste que l’espoir que la phase ministérielle et celle de chefs d’état ou de gouvernement, soit plus productive.

Le représentant brésilien, Luiz Alberto Figueiredo a déclaré au terme de la première semaine, qu’il était temps d’avoir une idée de comment la réunion allait se terminer, mais l’attitude de plusieurs négociateurs, qui ont refusé d’aller au delà des instructions reçues, a freiné tout le processus.

Comme pour en finir avec les illusions de nombreuses personnes, le Prix Nobel de Chimie en 1995, le Mexicain Mario Molina, a assuré que les États-Unis ne vont pas signer d’engagements concernant le changement climatique et les émissions de gaz à effet de serre, à cause, entre autres choses, des modifications du climat politique après les législatives du mois de novembre.

Mario Molina, a expliqué que dans ce pays du nord il n’y a pas de conscience claire sur les dangers du réchauffement global et qu’un grand nombre d’hommes politiques insistent à dire qu’il s’agit de mensonges ou d’exagérations des scientifiques.

Les augures pessimistes sur un sommet, dont le monde aurait pu se passer compte tenu de ses résultas, se sont accentués lorsque le Japon a assuré depuis le début, que dans un premier temps, il ne signera pas une extension du Protocole de Kyoto qui, bien qu’insuffisant, est le seul instrument légal pour lutter contre les dommages de la contamination.

Ce document a été adopté en 1997 ; il est entré en vigueur en 2005 et il arrive à échéance à la fin 2012. Si une formule n’est pas trouvée pour l’améliorer et l’élargir, la planète sera menacée par un danger imminent.

Tout semble indiquer que ce ne sera pas le sommet de Cancun qui trouvera cette formule. Tout y est confus, à commencer par le titre: 16è Conférence des Parties de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique, de telle sorte que le monde préfère l’appeler par ses sigles :COP16.

Il faudra attendre les discours des présidents, qui commencent ce mardi. Le premier ministre de la Grenade, Tillman Thomas, y prendra la parole pour parler des risques que courent les petits pays insulaires, menacés de disparaître à cause de l’élevation du niveau de la mer, sans que jusqu’à présent la communauté internationale, ait prêté des oreilles réceptives à cette situation.

Le Président de Colombie, Juan Manuel Santos, devait, lui aussi, parler demain. Il a dû annuler sa participation au sommet à cause de la tragédie causée par les pluies intenses qui ont d’ores et déjà causé 174 morts, et auxquelles il faut ajouter les victimes du récent éboulement qui a enseveli quelque 150 personnes dans la banlieue de la ville de Medellin.

Si l’on veut encore des preuves de ce que le changement climatique peut entraîner, la situation en Colombie et au Venezuela est douloureusement illustrative.

Malheureusement, Cancun ne sera pas une référence dans l’histoire, mais une étape de plus, dont la seule leçon à tirer sera, dans les meilleurs des cas, qu’il n’est de pire aveugle, que celui qui ne veut pas voir.

Source : RHC


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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 09:32

 

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Maylin Guerrero Ocaña

Dédié pour cette occasion à Fidel Castro et Nelson Mandela, le 17e Festival mondial de la jeunesse et des étudiants réunira 265 délégués cubains prêts à faire de cet espace une tribune de lutte en faveur de l’anti-impérialisme, de la paix, de la solidarité, et de la préservation de l’environnement.

Ainsi s’exprimait en conférence de presse Leira Sanchez, présidente du Comité national de préparation et membre du Bureau national des Jeunesses communistes, qui a également annoncé que des gloires du sport, des artistes, des membres des familles des cinq Cubains antiterroristes, des combattants internationalistes et des jeunes de 27 pays qui font leurs études à Cuba, seront présents à la rencontre de Pretoria, en Afrique du Sud, du 13 au 21 décembre.

« La délégation cubaine, qui partira de La Havane le 9 décembre prochain, comportera en outre 35 coopérants dans différents secteurs, notamment de la santé, qui prêtent leurs services dans plusieurs pays d’Afrique, comme l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Mozambique, et la Namibie » , a précisé Sanchez.

Yordanis Cachabal, présidente de l’Organisation continentale latino-américaine et caribéenne des étudiants, a expliqué que 22 associations d’étudiants, membres de cette organisation, se sont données rendez-vous à Pretoria, où 15 000 jeunes de 109 pays ont déjà confirmé leur présence.

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17ème Festival mondial de la jeunesse et des étudiants en Afrique du sud en décembre 2010: une affluence historique prévue pour une fête placée sous le signe de l'anti-impérialisme 

 L'inestimable valeur de la résistance

 

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ et pour http://mjcf-internationaliste.over-blog.org/

 

Pour la première fois de son histoire, le FMJE se déroulera en Afrique australe, plus exactement à Johannesbourg, en Afrique du sud. Même la date choisie est inhabituelle, ce ne sera pas en Août, comme d'habitude, mais en Décembre, plus précisément entre le 13 et le 21. Toutes ces nouveautés ne fond pas peur aux organisateurs de l'événement, qui sont persuadés que ce sera un grand Festival.

Comme en témoigne à Avante! Tiago Vieira, dirigeant de la Jeunesse communiste portugaise (JCP) et président actuel de la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique (FMJD), tout indique que la participation sera similaire à celle constatée au Vénézuela en 2005. Pour la cérémonie d'ouverture, qui se déroulera au Stade d'Orlando, dans la banlieue de Johannesbourg, on prévoit la présence de 60 000 personnes.

 

La grande différence viendra, prévoit le jeune dirigeant communiste, de la « forte et large » participation des pays du Sud de l'Afrique, notamment de Namibie, du Mozambique, d'Angola et du Zimbabwe (au-delà de l'hôte qu'est l'Afrique du sud) qui « apportera au Festival une grande richesse, qui n'aura pas été possible dans les derniers festivals ». Au-delà des luttes historiques des peuples africains, contre le colonialisme ou l'apartheid(régime de ségrégation raciale et de domination blanche en Afrique du sud, qui a pris fin dans les années 1990), seront présents les combats actuels menés par la jeunesse africaine et, particulièrement, sud-africaine – notamment les luttes pour la gratuité de l'enseignement, pour la nationalisation des ressources naturelles, en particulier des mines, et contre la militarisation du continent, orchestrée par les Etats-unis d'Amérique.

 

Outre les thématiques spécifiques à l'Afrique, d'autres questions traverseront le Festival. Tiago Vieira, après avoir révélé que le programme du Festival est déjà fixé, a affirmé que les questions de la guerre et de la paix, de la résistance à la domination impérialiste, seront les thématiques centrales. Les droits sociaux et les libertés et les droits démocratiques auront aussi une place importante. L'environnement est une autre question qui mobilisera, mais elle sera traitée « du point de vue anti-impérialiste ». « Nous n'entrons pas dans le jeu de placer cette question au-dessus des autres et en la dissociant des autres », a déclaré la président de la Fédération.

Tiago Vieira a révélé qu'il est prévu près de 120 activités dans les neuf jours du Festival, des plus variés. Un exemple, le tournoi de football, qui aura comme devise: Donne un coup de pied à l'impérialisme.

 

 

Une forte présence portugaise

 

De bonnes perspectives également autour de la participation portugaise au Festival de l'Afrique du sud, a confié Tiago Vieira: « Le travail avance », a-t-il affirmé, ajoutant que le Comité national préparatoire portugaise compte déjà plus de 30 organisations.

 

Tiago Vieira reconnaît que la date de Décembre est un « défi », pour que ceux qui voudraient participer prennent déjà les mesures nécessaires, àl'école ou au travail. Mais par les jeunes qui se sont inscrits entre-temps et par l'enthousiasme existant autour de l'événement, on espère que la participation portugaise au Festival puisse être plus importante et plus diversifiée que celle qui a marqué le Festival de Caracas il y a cinq ans.

 

Le lien entre les jeunes portugais et le mouvement des festivals mondiaux de la jeunesse et des étudiants est trop fort et très ancien. Empêchés de participer aux trois premiers, les jeunes portugais, réunis dans une délégation du Mouvement de l'unité démocratique de jeunesse, sont à Bucarest en 1953. De retour au Portugal, ils sont arrêtés pour participation à des « activités subversives ».

 

Le Festival en Roumanie a été également le premier festival où les peuples des colonies portugaises d'alors ont été reconnus en tant que tels. Jusqu'alors intégrés à la délégation de la MUD de jeunesse, les jeunes africains se sont autonomisés en délégations de l'Angola, du Mozambique, de la Guinée et de Sao Tomé. Huit années avant le début des guerres de libération.

 

Les autres festivals: jeunes du monde entier

 

Le premier Festival mondial de la jeunesse et des étudiants s'est tenu à Prague, dans ce qui était alors la Tchécoslovaquie. Se déroulant dans le champ de ruines laissé par la seconde guerre mondiale, 17 000 jeunes se sont réunis à Prague sous le mot d'ordre Jeunesse unie pour une paix durable. Dans ce festival, où pour la première fois on a entendu l'Hymne de la jeunesse démocratiquefut symboliquement reconstruit un pont détruit par les forces nazies.

 

Emballés par le succès du premier festival, la jeunesse progressiste du monde entier a attendu près de deux ans pour réaliser le second FMJE, à Budapest, en Hongrie. Y ont participé plus de 10 000 jeunes originaires de 82 pays, réunis sous le mot d'ordre:Jeunesse unie, en avant pour une paix durable: démocratie, indépendance nationale et un avenir meilleur pour les peuples.

 

Le troisième festival a eu lieu en 1951, à Berlin, capital de ce qui était alors la République démocratique allemande (RDA). Au plus fort de la Guerre froide, le mot d'ordre exprimait les préoccupations de l'époque: Pour la paix et l'amitié – contre les armes nucléaires. Etaient présents 26 000 jeunes de 104 pays.

 

Bucarest, en Roumanie, a accueilli en 1953 le quatrième FMJE – le premier à compter avec la participation d'une délégation portugaise et des colonies portugaises de l'époque. Sous le mot d'otdre Pour la paix et l'amitié, l'événement a compté sur la présence de 30 000 participants de 111 pays. Originaires de 114 pays, 30 000 jeunes ont également marqué de leur présence le cinquième festival, à Varsovie, en Pologne, qui s'est tenu en 1955. Le mot d'ordre est bien révélateur de la conjoncture de l'époque: Pour la paix et l'amitié – contre les pactes militaires agressifs de l'impérialisme.

 

Le sixième festival a eu lieu à Moscouen 1957. Pour la paix et l'amitiéétait encore le mot d'ordre qui a réuni 34 000 jeunes de 131 pays. Le septième festival, organisé en 1959, eut la particularité de se tenir pour la première fois hors des pays du camp socialiste – à Vienne, capitale de l'Autriche. Pour la paix, l'amitié et la coexistence pacifiquefut le mot d'ordre. Y étaient présents 18 000 personnes de 112 pays. Trois années plus tard, ce fut au tour de Helsinki d'accueillir le FMJE et ses 18 000 participants issus des délégations de 137 pays. Le mot d'ordre fut: Pour la paix et l'amitié.

 

Le neuvième festival a eu lieu à Sofia, en Bulgarie, en 1968. 20 000 jeunes, de 142 pays, se sont réunis Pour la solidarité, la paix et l'amitié. En 1973, le festival retourne àBerlinpour sa dixième édition. 25 000 personnes, de 140 pays y étaient présents. Pour la solidarité anti-impérialiste, la paix et l'amitiéfut le mot d'ordre.

 

1978 marque la réalisation du premier festival hors d'Europe. La Havane, capitale de Cuba, fut le lieu choisi. De 145 pays, affluent 18 500 participants, sous le même mot d'ordre que celui de l'édition précédente. Sept années plus tard, le FMJE revient à Moscou. Participent 26 000 jeunes de 157 pays. En 1989, le Festival sort de nouveau de l'Europe, mais cette fois pour aller en Asie. Pyongyang, capitale de la République populaire démocratique de Corée, reçoit 22 000 jeunes de 177 pays.

 

En 1997, la FMJE retourne à la Havanepour sa 14ème édition. Plus de 12 000 jeunes, de 136 nationalités, se déplacent pour la solidarité anti-impérialiste, la paix et l'amitié. En 2001, le Festival se tient pour la première fois en Afrique, précisément à Alger. Des milliers de jeunes adoptent le mot d'ordre: Globalisons la lutte pour la paix, la solidarité et le développement contre l'impérialisme.

 

Caracas, capitale de la République bolivarienne du Vénézuela, accueille la 16ème édition du FMJE et ses 17 000 participants (originaires de 144 pays). Pour la paix et la solidarité, luttons contre l'impérialisme et la guerrefut le mot d'ordre.

 

Article d'Avante! Hebdomadaire du Parti communiste portugais

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 01:09

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Miguel Fernández Martínez

La Havane, (AIN) - Le représentant permanent de Cuba auprès des Nations Unies, Rodolfo Benítez, a réaffirmé à New York, devant l’Assemblée Générale de cette institution, la nécessité de profonds changements dans l’ordre économique mondial actuel, qu’il a qualifié d’injuste et d’insoutenable.

Benítez a souligné l’énorme différence existante entre les millions des paquets de stimulation destinés à sauver des banques ou d’autres entreprises privées et les ressources financières, de plus en plus restreintes, destinées au développement, a informé l’agence Prensa Latina.

En allusion aux thème des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et du fonctionnement de l’ONU, le diplomate cubain a affirmé que les mesures prises pour stimuler la croissance et la récupération économique mondiale n’ont pas toujours répondu aux besoins des plus pauvres et des plus vulnérables.

Bien au contraire, a-t-il signalé, malgré les promesses faites, beaucoup de pays industrialisés ont inclus des mesures protectionnistes parmi celles qu’ils ont prises pour faire face à la crise, en détriment des économies sous-développées.

Il a souligné que la plupart des pays ne parviendront pas à atteindre les OMD et il a également dénoncé l’attitude des pays les plus riches qui ont, encore une fois, fait la sourde oreille aux demandes de ressources financières supplémentaires des pays pauvres pour essayer de parvenir à ces objectifs.

Benítez a signalé que Cuba a atteint la plupart des objectifs avant le délai fixé, malgré le poids de l’injuste et criminel blocus économique, financier et commercial imposé depuis déjà presque 50 ans par les Etats-Unis à l’île.

L’ambassadeur a souligné le besoin de changer radicalement les modèles de production et de consommation des sociétés du Nord et de mettre en place un nouvel ordre économique international basé sur des nouveaux principes de développement.

C’est la seule manière possible de réaliser de véritables progrès dans la direction des objectifs sur lesquels ils s’étaient engagés, a-t-il affirmé.

Il a, en outre, appelé à renforcer le rôle central de l’ONU et il a prévenu que le soi-disant « gouvernement global » ne peut pas ignorer les mécanismes les plus démocratiques de l’organisation, ni permettre que certains groupes de pays s’érigent en centres de décisions pour les autres.

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