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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 01:45

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Une manifestation anti-Otan a rassemblé 30 000 personnes dans les rues de Lisbonne

Descendant l’avenue de la Libertad vers le Tage, plus de 30 000 personnes ont défilé samedi sur la prestigieuse avenue de Lisbonne, au cri de « Paz Sim, Nato Nao » (Oui à la paix, non à l’Otan), du nom de la campagne qui avait appelé au rassemblement et regroupe une centaine d’organisations pacifistes, syndicats et partis politiques (Parti communiste, Bloc de gauche et Verts). « Dissolution de l’Otan tout de suite », « Fin des armes nucléaires », « Non à la militarisation de l’UE », « Retrait d’Afghanistan », pouvait-on lire sur les banderoles.

« Nous pensons que l’Otan est une structure agressive et la réalisation de ce sommet ici mérite une réponse de forte protestation », a expliqué Gustavo Carneiro, un des porte-parole de « Paz Sim, Nato Nao ».

Beaucoup de jeunes étaient présents, regroupés en tête du cortège et suivis par les délégations internationales du Mouvement de la paix et des organisations étrangères, parmi lesquelles le PCF, représenté par Jacques Fath, responsable des relations internationales, et José Cordon. « Cette manifestation montre l’énorme effort de dignité et de résistance dont fait preuve le peuple portugais pour la défense d’un monde plus juste et plus solidaire », a déclaré Gracieté Cruz, responsable internationale du syndicat CGTP, engagé dans la préparation de la grève générale de mercredi prochain. « Au moment où l’Otan mobilise pour la militarisation dans une logique d’ingérence, les peuples sont aux prises avec des coupes dans les budgets sociaux. »

La veille, deux réunions se sont tenues. L’une rassemblait les organisations du Conseil mondial pour la paix et était organisée par le Conseil portugais pour la paix et la coopération (CPPC) ; la seconde, faisant office de contre-sommet, proposait des débats dans des ateliers ouverts au public. Prenant la parole au cours de ces rencontres, Jacques Fath a estimé que « l’Otan parie sur la militarisation pour légitimer son existence, et qu’il faut aujourd’hui dégager d’autres perspectives pour assurer la sécurité du monde ».

Envoyée spéciale.

D. B.

Source : L'Humanité

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 00:41

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Dans une Lisbonne, blindée comme pour une guerre, les leaders de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, OTAN, ont défini, cette fin de semaine, les lignes stratégiques pour les 10 prochaines années. L’OTAN prétend consolider le rôle qu’elle s’est fixée depuis 1999, alors que l’existence de ce bloc militaire avait perdu sa raison d’être: celui de police mondiale.

Fondée à Washington en 1949 comme un instrument militaire pouvant freiner l’avancée et l’influence de l’Union Soviétique dans l’Europe de l’après guerre, elle aurait dû être dissoute une fois la disparition du camp socialiste et le démembrement de l’URSS.

Cependant, Washington a trouvé les arguments nécessaires pour préserver cette alliance et transformer son essence. L’OTAN a donc cessé d’être l’oeil surveillant posé sur l’un des piliers dans un monde bipolaire, pour devenir le gendarme de la planète dans la nouvelle ère unipolaire.

Rappelons qu’elle est réapparue en grande pompe, durant la nuit du 24 mars 1999, lorsque des missiles de croisière et des super bombardiers B-2 ont attaqué la Yougoslavie, dans le cadre d’une action soigneusement planifiée et dont le but était d’éliminer un pays qui ne se pliait pas à l’hégémonie des Etats-Unis.

L’impensable était survenu: l’Alliance Atlantique a attaqué un pays européen pour satisfaire les intérêts d’une puissance, qui plus est, extra continentale.

Cet événement a démontré le nouveau rôle accordé à la structure militaire au service des politiques élaborées à la Maison Blanche.
Il suffit de rappeler que l‘OTAN a ignoré les réserves et l’opposition de certains de ses membres, dont la France et l’Allemagne et a attaqué, à la demande du Président étasunien de l’époque, George W. Bush, l’Irak, s’impliquant ainsi dans cette guerre.

À partir de ce moment, il n’a été qu’une question de temps. En 2003 le bloc a assumé le contrôle de la Force Internationale d’Assistance pour la sécurité, créée en décembre 2001 par l’ONU à Kaboul, la capitale de l’Afghanistan, pour appuyer ainsi l’agression militaire lancée en octobre de cette année-là par les États-Unis.

À ce moment-là, aucun de leurs alliés ne mettait en question l’existence de cette alliance Nord atlantique, qui avait survécue aux fins qu’elle avait eu au moment de sa fondation et trouvé de nouveaux ennemis pour combattre, pas seulement dans le cadre de l’Europe, mais dans n’importe quel « coin obscur» du monde.

Le sommet de Lisbonne n’est venu que confirmer cette nouvelle vision stratégique, où de nouvelles priorités ont été fixées pour les années à venir. Lutter contre les attaques cybernétiques contre des banques et des systèmes financiers, créer un bouclier anti missiles inter continental pour neutraliser d’éventuelles agressions en provenance d’une trentaine de pays- les noms desquels n’ont pas été précisé- contre des membres de ce bloc et empêcher un éventuel blocage des ressources énergétiques, ce qui pourrait désarticuler leur économie.

Le sommet de l’OTAN a confirmé la volonté d’intervenir dans n’importe quel endroit du monde, pour garantir -selon la vision des Etats-Unis- « la sécurité internationale ».

Concernant l’Afghanistan, les membres du bloc ont décidé d’entreprendre le retrait de leurs troupes au plus tard pendant l’été 2011, opération qui devrait conclure en 2014, mais il ne faut pas se faire d’illusions. Le Secrétaire Général de l’Alliance Anders Fogh Rasmussen a été très clair lorsqu’il a dit: “Il ne doit pas y avoir aucun doute sur notre engagement, l’Afghanistan continuera d’être notre partenaire stratégique », avant d’ajouter: “nous y resterons tout le temps qu’il faudra pour faire notre travail”.

Nous assistons donc à la consolidation d’un bloc, prêt à contrôler toute la planète, à remplacer même l’ONU et son Conseil de Sécurité et à nous transformer nous tous en pions dans l’échiquier de la stratégie globale de domination politique économique et militaire.

Source : RHC

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 09:56

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Pour DiversesCités

La réunion du Groupe dit des 20 qui vient de se  tenir à Séoul en Corée du Sud s’est achevée comme un non événement. La France va présider ce groupe durant l’année 2011 plus généralement qualifié les « nouveaux maîtres du monde ».

Le groupe des 20 (19 pays plus l’Union européenne) a été créé en 1999 après la succession des crises financières. Il représente 80% du commerce international et 90% du produit mondial brut. L’immense majorité des pays de la planète est exclue de ce club qui regroupe 19 chefs d’Etat et de gouvernement, leurs ministres des finances, les gouverneurs des banques centrales. Pour les experts du FMI actuellement dirigé par Dominique Strauss Kahn, « la gouvernance mondiale ne pourra évoluer qu’à travers le G20 » qui accueille non seulement le FMI mais aussi le président de la banque mondiale, celui du comité monétaire et financier international. Exit l’ONU  rangée par les grandes puissances aux rayons des vieilleries.

Quel bilan de la réunion de Séoul ? Selon la plupart des observateurs,  ce sommet s’est terminé sur un échec aucune des grandes questions  - les problèmes monétaires, les matières premières - n’ayant trouvé un compromis. Les maîtres du monde ont joué à minima en adoptant un texte reportant à plus tard la recherche d’accords.

 Lors des dernières réunions  du groupe des 20, à Washington, à Londres, à Pittsburg, en pleine crise, les chefs d’Etat et de gouvernement avaient tenu de vifs propos sur « la nécessaire régulation du capitalisme », sur les paradis fiscaux, les traders… en se retrouvant pour débloquer des milliards d’euros et de dollars en faveur des banques. A Séoul, rien de tout cela. La pauvreté dans le monde, l’emploi, la juste répartition des richesses  n’ont pas fait l’objet d’échange dans la capitale sud-coréenne, encore moins d’engagement d’actions. La France va présider ce groupe qui a décidé la tenue d’un « séminaire » sur les monnaies en Chine au printemps prochain et rien de plus.  Les maîtres du monde ne sont pas en manque d’idées. Ils roulent pour eux et seulement pour eux.

José Fort

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 09:56

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Les manifestants ont demandé à ne pas payer pour la crise

La police a dissous ce jeudi les manifestions organises par des syndicats de Corée du Sud et des militants étrangers venus d'Europe, du Japon, des Etats-Unis, d'Afrique et d'Amérique Latine. les manifestants nt demandé la stabilité de l'emploi, une juste répartition des richesses et la fin des accords de Libre Commerce de la Corée du Sud avec l'Union Européenne et les Etats-Unis.
Ils ont aussi exigé que les banques ne soient pas renflouées avec l'argent public des nations du monde.
Une étudiante Française de l'Université de Séoul: "il est important de faire voir que les gouvernements se sont positionnés du côté du système financier, avec la crise"
L'Argentine Alexandra Angriman, de la Centrale des Travailleurs Argentins, a dénoncé aussi "qu'au G20 ce n'est pas un changement de modèle qui est recherché mais la perpétuation d'un système qui favorise les industriels aux dépends des travailleurs"
Les mouvements sociaux français "sont unis et dénonceront à Séoul comme en France, quand ce pays en assume la présidence, les politiques néolibérales du G20" a averti Amelie Cannone, la présidente d'ATTAC
En Corée du sud a été promulguée une loi spéciale sur la sécurité durant le G20 qui interdit toute manifestation dans une zone de 2km autours du siège de la réunion, au sud de Séoul.
Quelques 50 000 policiers, comprenant environ 20 000 policiers anti-émeutes, ont été mobilisés pour "protéger" les leaders mondiaux. La police est l'armée sont au niveau d'alerte 3, le plus haut des 4 existants.
http://www.radiomundial.com.ve/yvke/noticia.php?475222
La présidente de l'Argentine, Cristina Fernandez, a dit à la commission des finances qui se tenait avant le G20, qu'il était indispensable "qu'il y aie de bons salaires, de manière, précisément, à stimuler la croissance du marché intérieur"
http://www.radiomundial.com.ve/yvke/noticia.php?475223
Lula da Silva, président du Brésil, avant de partir au G20 (Avec Dilma Roussef), avait dit que le dollar devait cesser d'être la monnaie de référence:
http://www.aporrea.org/actualidad/n169332.html

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 08:26

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Hedelberto López Blanch

Traduit par Gérard Jugant

Edité par Fausto Giudice

L’Amérique latine n’est plus le fief particulier des USA. Les gouvernements progressistes qui sont venus au pouvoir ces dernières années et les intérêts commerciaux et économiques de divers pays émergents envers la région, ont permis de renforcer la souveraineté économique dans cette partie de l’hémisphère sud.

Les quatre pays qui intègrent le groupe BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) détiennent 25% du Produit intérieur brut mondial et ont  tous une forte participation dans la collaboration, le commerce et l’investissement en Amérique latine.
 
La crise profonde qui s’est déclenchée en 2008 aux USA et a secoué les économies d’autres pays développées, outre le peu d’intérêt qu’ont eu pour cette région les dernières administrations usaméricaines du fait de l’obsession de s’emparer du pétrole du Moyen-Orient et de l’Asie Centrale qui les ont embourbées dans d’énormes guerres d’usure en Afghanistan et en Irak, ont aussi influé sur cette nouvelle réalité.
 
Les pays qui ont créé le BRIC lors d’une réunion qui s’est tenue dans la ville russe d’Ekaterinenbourg en 2009, avaient déjà une présence effective en Amérique latine.
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Le groupe, qui représente 40% de la population mondiale, 25% des terres émergées, 25% du PIB et 12,8% du commerce international, défend des questions-clés comme le multilatéralisme et impulse la présence économique et commerciale dans le marché des quatre pays en mettant l’accent sur  l’élimination des subventions agricoles dans les pays développés.
 
La Chine, qui a émergé comme la troisième puissance économique mondiale (sur le point de passer en deuxième position avant le Japon), a une politique économique bien définie envers la zone.
 
Selon la Commission économique pour l’Amérique latine (CEPAL), le commerce avec le géant asiatique, qui a augmenté à un taux de 30% par an dans la dernière décennie et qui augmentera de 15% par an jusqu’en 2020, a aidé la région à survivre à la crise économique mondiale.
 
Entre 2000 et 2008 le commerce bilatéral est passé de 10 milliards de dollars à 143,38 milliards. Pour les neufs premiers mois de 2010 l’augmentation a été de 68%, a informé l’organisme.
 
Le pays est ainsi devenu la nouvelle référence économique. Ses principaux partenaires commerciaux sont le Brésil, le Chili, le Mexique, l’Argentine et le Venezuela. Le Brésil et le Chili ensemble représentent 60% des exportations latino-américaines vers la Chine et les échanges avec le Brésil ont atteint 42,4 milliards de dollars.
 
Dans le premier semestre de 2009 Pékin est devenu, pour la première fois, le principal destinataire des exportations brésiliennes. En outre les deux pays maintiennent une alliance politico-commerciale par leur appartenance au BRIC, lequel coordonne également leurs intérêts au sein du Groupe des 20 (G20).
 
Les exportations chiliennes vers la Chine en 2009 ont atteint 7, 817 milliards de dollars, ce qui en a fait son principal partenaire commercial, le double des 3,56 milliards de dollars exportés aux USA.
 
Le Venezuela, l’Argentine, le Pérou et la Colombie prennent le même chemin que Cuba. Cette dernière, bien qu’elle soit un petit pays caribéen, a servi durant des années de pont pour l’expansion de ces échanges dans la zone.
 
Depuis l’arrivée à la présidence de Luiz Inacio da Silva, le Brésil a développé abondamment ses relations politiques et économiques en Amérique latine et dans les Caraïbes et s’est transformé en un promoteur du multilatéralisme et de la collaboration commerciale avec ces pays.
 
Ses liens se sont resserrés avec l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay, membres avec Brasilia du MERCOSUR, de même qu’avec le Venezuela, la Colombie, la Bolivie, l’Équateur, le Pérou, Panama, l’Amérique Centrale et les Caraïbes.
 
Le géant sud-américain, qui est devenu la huitième puissance économique mondiale, a favorisé entre autres actions, l’aide au peuple haïtien dévasté après le tremblement de terre, et a stimulé les échanges commerciaux et les prêts financiers à Cuba, contre la politique usaméricaine de blocus économique qu’elle maintient contre depuis 50 ans.
 
C’est dire que le Brésil est devenu une référence pour l’intégration et le développement des pays de la région.
 
Pour sa part, la Russie a accru ses intérêts en Amérique latine avec des accords commerciaux et des alliances stratégiques dans une nouvelle démonstration que l’unipolarité économique dont souffrait la région du fait des USA, est en train de passer de mode.
 
Le géant eurasien, qui renaît après la crise provoquée par la désintégration de l’Union Soviétique, a signé des accords pour l’exportation d’armes avec divers pays de la zone, outre des accords techniques et commerciaux de transfert de technologie, de licences de production et de crédits financiers.
 
Avec le Venezuela, le Brésil, l’Argentine, le Pérou, la Bolivie, l’Équateur, l’Uruguay et Cuba, pour en citer quelques-uns, se sont noués de fructueux échanges économico-financiers et de collaboration dans les secteurs phytosanitaires, de la pêche, de l’aquaculture et de la vitiviniculture, des mines, de la pétrochimie, de la science, de la technologie, de l’éducation, de l’énergie et technico-militaire.
 
L’Inde, bien qu’avec plus de lenteur, avance aussi dans les échanges commerciaux avec cette partie de l'hémisphère sud.
Lors d’une récente conférence à Washington, l’ambassadeur indien aux USA, Arun K. Singh, a qualifié l’intention de son gouvernement de se rapprocher plus de l’Amérique latine de profonde.
 
Singh a situé à 19 milliards de dollars le commerce entre la région et l’Inde en 2008, chiffre supérieur aux 14 milliards de dollars entre son pays et les USA.
Il a aussi souligné que les entreprises indiennes ont investi dans les années récentes 11 milliards de dollars et généré 12.000 emplois dans cette zone.
 
Le dynamisme des marchés latino-américains, en opposition avec la crise mondiale, donne une impulsion à une indépendance économique régionale naissante, appuyée par des crédits octroyés par les membres du BRIC et de groupes comme l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA), qui n’ont rien à voir avec les politiques léonines du Fond Monétaire International (FMI) et de  la Banque Mondiale (BM).
 
Comme l’a affirmé la présidente argentine Cristina Fernandez, en réponse à une question sur les inquiétudes que pourrait générer à Washington l’influence d’autres pays dans la région, après la visite effectuée à Buenos Aires par son homologue russe Dimitri Medvedev en avril 2010 : “L’Amérique latine n’est l’arrière-cour de personne”.
 
Les temps de l’unipolarité usaméricaine sont en train de changer.
Merci à Tlaxcala
Source: http://www.opciones.cu/leer.asp?idnuevo=4459
Date de parution de l'article original: 21/10/2010
URL de cet article: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=2239
 
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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 12:10

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Assemblée générale                                         

Soixante-cinquième session                                 

36e et 37e séances plénières – matin et après-midi


ASSEMBLÉE GÉNÉRALE: 187 ÉTATS MEMBRES VOTENT POUR LA LEVÉE DE L’EMBARGO

IMPOSÉ PAR LES ÉTATS-UNIS À CUBA DEPUIS 1962


Dans ce que certaines délégations ont appelé un « rituel annuel », l’Assemblée générale a voté, aujourd’hui, pour la dix-neuvième année consécutive, la levée de l’embargo économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba depuis 1962. 


Satisfait du vote, le Ministre cubain des affaires étrangères a dit constater parmi la population nord-américaine et les émigrés cubains du « sud de la Floride » un « appui grandissant » à la normalisation des relations avec Cuba et a regretté que le Gouvernement américain ait ignoré les propositions faites par Cuba, « en public ou en privé ». 


Au total, 187 États Membres se sont prononcés en faveur de la résolution intitulée « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d’Amérique  »*.  Les États-Unis et Israël se sont opposés au texte, alors que Palau, les Îles Marshall et la Micronésie se sont abstenus.


Dans cette résolution, qu’est venu présenter en personne le Ministre des affaires étrangères de Cuba, l’Assemblée générale se déclare préoccupéepar le fait que des États Membres continuent d’adopter et d’appliquer des lois et règlements, tels que la loi adoptée le 12 mars 1996 sous le nom de « loi Helms-Burton », dont les effets extraterritoriaux portent atteinte à la souveraineté d’autres États.


Elle exhorte de nouveautous les États à s’abstenir d’adopter ou d’appliquer des lois et mesures de ce type et demande instammentaux États concernés de faire le nécessaire pour les abroger ou pour en annuler l’effet le plus tôt possible.


Deux ans après la proclamation par le Président américain, Barack Obama, d’un nouveau début avec Cuba, ce dernier n’a toujours pas utilisé ses prérogatives étendues pour assouplir le blocus, a déclaré le Ministre cubain, alors que plusieurs délégations reconnaissaient des « petits pas » comme l’assouplissement des restrictions sur les visites familiales, les envois de fonds ou l’acheminement facilité des biens humanitaires.


Le Ministre a affirmé que l’appui à un changement de politique envers Cuba était soutenu par une large majorité parmi la société nord-américaine et l’émigration cubaine du « sud de la Floride ».  Il a regretté que le Gouvernement américain ait ignoré les déclarations et propositions faites par Cuba, « en public ou en privé », qui attestent de sa volonté de renouer un dialogue sérieux et constructif. 


Malgré les grands espoirs suscités par le changement d’administration aux États-Unis, les signaux positifs de souplesse ont été accompagnés d’un relent de « rigidité unilatérale », a commenté le représentant du Venezuela, à l’instar d’autres délégations.  


Limitant son intervention à une explication de vote, le représentant des États-Unis a réitéré la disposition de son gouvernement à entamer de nouvelles relations avec Cuba.  Il a reconnu que la libération par Cuba de 52 prisonniers politiques constitue une étape positive et a espéré voir une ouverture plus large du Gouvernement cubain, ainsi qu’un dialogue avec son peuple. 


Le représentant américain a souligné qu’une ère nouvelle ne verra pas le jour tant que le peuple cubain ne jouira pas des libertés qui font partie des valeurs fondamentales dont cette Assemblée s’inquiète dès qu’il s’agit d’autres pays. 


Les engagements pris par les États-Unis lors du Sommet de Londres de 1998 ont été rappelés au représentant américain par son homologue belge.  Au nom de l’Union européenne, il a rappelé que l’Union a levé, dès 2008, les mesures restrictives imposées en 2003 à Cuba avec qui le dialogue a repris sans condition préalable.


Il a tout de même souligné que les limites aux droits et aux libertés jettent une ombre sur les résultats de Cuba en matière de santé et d’éducation, alors que la politique économique ébranle sérieusement le développement économique.  Il a dit espérer voir les réformes économiques promises par le Gouvernement cubain. 


Aucun pays ne renonce à ses intérêts nationaux au profit des visées hégémoniques d’un autre, a prévenu le représentant de l’Iran pour illustrer l’inutilité des sanctions.  De nombreuses délégations ont défendu le droit de Cuba à choisir son propre régime politique et son propre modèle de développement.


L’Assemblée générale poursuivra ses travaux jeudi 28 octobre, à partir de 10 heures, avec l’examen des rapports de la Cour internationale de Justice (CIJ) et de la Cour pénale internationale (CPI).


* A/65/L.3



NÉCESSITÉ DE LEVER LE BLOCUS ÉCONOMIQUE, COMMERCIAL ET FINANCIER IMPOSÉ À CUBA PAR LES ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE


Déclarations


M. ABDULLAH ALI FADHEL AL-SAADI (Yémen), au nom du Groupe des 77 et de la Chine, a réitéré que son Groupe s’était toujours fermement opposé à l’embargo, rappelant la position ferme que le Groupe des 77 et la Chine ont exprimée, le 28 septembre dernier.  Le Groupe des 77 et la Chine notent également que les communications contenues dans le rapport de Secrétaire général sur la résolution 64/6 montrent sans équivoque que cet embargo reste largement inchangé, imposant des restrictions économiques graves sur Cuba à un moment de crise économique mondiale. Le Groupe des 77 et la Chine appellent les États-Unis à tenir compte des appels de la communauté internationale visant à mettre fin à un embargo de 50 ans et à adhérer pleinement aux principes de respect mutuel et de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un « pays frère ».  Cet embargo, a ajouté le représentant, entrave les efforts liés à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et affecte négativement la coopération régionale.  La coexistence pacifique des pays requiert l’adhésion, par eux tous, des principes cardinaux de la Charte des Nations Unies.


M. MAGED A. ABDELAZIZ (Égypte), au nom du Mouvement des pays non alignés, a jugé « très perturbant » le fait que des mesures unilatérales et coercitives soient imposées contre des membres du Mouvement.  Nous ne pouvons que rejeter de telles violations du multilatéralisme, a-t-il déclaré, en prévenant que l’ONU ne pourra jouer un rôle central dans la gouvernance mondiale que le jour où tous les États Membres renonceront à l’imposition de mesures unilatérales et s’engageront à respecter la Chartre ainsi que le principe de respect mutuel.  Il a appelé les États-Unis à mettre un terme à cet embargo, « le plus long et le plus grave qu’il ait imposé dans toute son histoire ».  C’est la demande de 187 États Membres, a-t-il ajouté, évoquant l’adoption, l’année dernière, d’une résolution similaire.  Nous sommes tous conscients des conséquences délétères de cet acte, et ce, dans de nombreux domaines allant de l’économie au tourisme.  Le représentant a également commenté la nature extraterritoriale de cet embargo qui « relève d’un ère révolue depuis longtemps ».  « Termine el bloqueo ahora! », a-t-il encouragé en espagnol.


M. BRIAN G. BOWLER (Malawi), au nom du Groupe africain, a réitéré la décision du quinzième Sommet de l’Assemblée des chefs d’État et de Gouvernement, tenu à Kampala, en juillet dernier, qui a appelé le Gouvernement des États-Unis à lever ce blocus injustifiable et permettre à Cuba de jouir de toutes les perspectives légitimes de son développement durable.  L’Afrique pense qu’il est temps maintenant de donner une chance au dialogue et de permettre à Cuba de continuer à faire sa part dans le développement mondial.  Cet embargo est en place depuis 50 ans, et les enfants nés après 1960, qui sont maintenant des hommes et des femmes, n’ont rien connu d’autre que ce blocus sur un pays qui a pourtant tant de potentiel et de bonne volonté.  Encore une fois, l’Union africaine appelle à une levée immédiate de cet embargo.


Mme PAULETTE BETHEL (Bahamas), au nom de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), a réitéré son opposition « sans équivoque » à l’embargo, comme le fait la majorité de la communauté internationale depuis 18 ans.  Elle a dénoncé sa « persistance entêtée », au vu notamment des grands changements qu’a connu la planète au cours des quatre dernières décennies.  L’embargo, a-t-elle insisté, a survécu à huit présidents américains et à Fidel Castro lui-même.  Cet embargo punitif est particulièrement préoccupant pour la CARICOM parce qu’elle partage une histoire, une culture et des liens de fraternité avec le peuple de Cuba, a-t-elle ajouté.  Dans ces conditions, l’embargo n’est pas seulement une mesure punitive contre Cuba mais aussi contre le développement tout entier.


Le non-respect d’une résolution appuyée par une très large majorité de l’Assemblée entache la crédibilité et l’efficacité de l’Assemblée, a averti la représentante.  Elle a appelé le Président de l’Assemblée à envisager des mécanismes additionnels pour assurer la mise en œuvre de la résolution.  Le mépris constant de la volonté de l’Assemblée générale ne fera que compliquer la réalisation de l’objectif du Président d’améliorer le rôle de l’ONU dans les questions de gouvernance mondiale, a-t-elle aussi prévenu. 


Mme Bethel a ensuite passé en revue les conséquences économiques de l’embargo, indiquant notamment qu’il avait coûté près de 100 milliards de dollars à Cuba depuis son imposition en 1962.  Elle a également évoqué les efforts déployés par ce pays pour appuyer le développement d’autres États en développement, notamment en matière de formation et de santé.  Ma délégation, a-t-elle conclu, continue de penser qu’un nouveau début est possible dans les relations entre les États-Unis et Cuba. 


Elle a toutefois prévenu que la levée de l’embargo est une condition préalable à tout rapprochement, en regrettant que les signaux positifs de souplesse aient été accompagnés d’un relent de « rigidité unilatérale ».  Elle a affiché un optimisme prudent, en espérant que l’engagement renouvelé des États-Unis en faveur du multilatéralisme débouchera sur une plus grande volonté d’écouter les opinions et les préoccupations de leurs amis et partenaires.


Mme REGINA MARIA CORDEIRO DUNLOP (Brésil), au nom du Marché commun du Sud(MERCOSUR) et du Venezuela et des membres associés, a rappelé que le Mercosur avait salué en son temps, les décisions prises l’an dernier, y compris l’assouplissement des restrictions sur les voyages, l’annulation des limites sur les envois de fonds et la réduction des conditions imposées sur l’envoi des colis.  Il est toutefois regrettable que des mesures similaires n’aient pas été prises récemment et que le blocus contre Cuba continue sans modification, a noté la représentante.  Le Mercosur estime que ce blocus est contraire aux principes de la Charte des Nations Unies et viole les règles du droit international.  Ce blocus est aussi une violation des principes de justice et des droits de l’homme, car il sanctionne une population innocente sans raison apparente.  Nous rejetons par principe les mesures unilatérales et extraterritoriales qui causent des dommages irréparables au bien-être des personnes et bloquent le processus d’intégration régionale. Le blocus de Cuba est l’exemple d’une politique obsolète qui n’a pas sa place dans le monde actuel, a conclu la représentante. 


Mme SOCORRO ROVIROSA (Mexique) a estimé que l’imposition de sanctions ne peut émaner que du Conseil de sécurité ou de l’Assemblée générale.  Elle a estimé que les mesures unilatérales sont un renoncement à la diplomatie et au dialogue.  Le multilatéralisme, le respect du droit international et les principes de la coexistence pacifique demeurent le meilleur moyen de résoudre les différends, a-t-elle ajouté.  Mme Rovirosa a donc appelé à la levée de l’embargo.  Nous savons par expérience, a-t-elle conclu, que les sociétés évoluent et se transforment en fonction de leur propre contexte et non par le biais de mesures coercitives et arbitraires imposées de l’extérieur.


M. WANG MIN (Chine) a regretté que les nombreuses résolutions adoptées au cours des 18 dernières années appelant au respect de la Charte des Nations Unies et du droit international n’aient pas été mises en action de façon effective et que le blocus de Cuba n’ait toujours pas été levé.  Ceci constitue une violation sérieuse des objectifs et des principes de la Charte, affecte négativement le commerce dans la région et entrave le fonctionnement des institutions des Nations Unies à Cuba.  En plus, ce blocus viole les droits du peuple de Cuba à survivre et à se développer, et a entravé énormément les efforts du peuple cubain à éradiquer la pauvreté et à réaliser les OMD.  La Chine souligne que tout État souverain a le droit de choisir indépendamment le système social et la voie du développement qui lui conviennent le mieux.  Aucun pays n’a le droit d’imposer unilatéralement des sanctions militaires, politiques ou économiques sur un autre pays.  L’expérience montre que les sanctions n’atteignent pas les résultats escomptés, mais fait des victimes parmi les civils, notamment les plus vulnérables.  La Chine a toujours espéré que dans les relations entre États, le dialogue remplace la confrontation et que l’engagement et les échanges prennent la place des embargos et des sanctions.  Le représentant a appelé le « pays concerné » à mettre fin le plus rapidement possible à son blocus contre Cuba.


M. JORGE VALERO BRICEÑO (Venezuela) a rappelé qu’une « majorité écrasante » d’États Membres avait voté en faveur de la levée de l’embargo.  Partageant un « sentiment fort », ces États condamnent en fait les menaces contre l’indépendance politique des pays.  Le Gouvernement « impérial » des États-Unis continuera-t-il d’ignorer la volonté de l’Assemblée générale? s’est-il demandé, en estimant que le changement d’Administration aux États-Unis avait suscité de grands espoirs.  Mais, a-t-il regretté, rien n’indique aujourd’hui qu’il y a eu des amendements à la politique étrangère, en particulier s’agissant du blocus contre Cuba.  Le Gouvernement américain continue d’ignorer la voix des peuples du monde.  Après avoir énuméré les principaux effets de l’embargo, le représentant a jugé que ce débat est très important car c’est celui de la souveraineté contre la soumission, de l’indépendance contre la domination, et de la dignité contre l’indignité. 


M. MOHAMMAD KHAZAEE (République islamique d’Iran) a estimé que les sanctions sont devenues un instrument au service des grandes puissances pour imposer leur hégémonie.  Les sanctions finissent toujours par prendre pour cible la vie quotidienne des gens ordinaires.  En plus d’être nocives, ces sanctions se sont révélées inutiles, a continué M. Khazaee.  Il n’existe pas d’exemple d’un pays qui ait renoncé à ses intérêts nationaux, pressé par la volonté d’une puissance hégémonique.  D’autre part, l’argument selon lequel les sanctions sont préférables à des mesures plus vigoureuses n’a aucun poids.  Les bellicistes ne s’interrogent pas sur l’enchaînement des mesures punitives et ne se limitent pas aux dispositions de la Charte des Nations Unies.  Ils peuvent recourir avec ou sans sanctions préalables et avec ou sans l’accord des Nations Unies.  Les sanctions ne les ont jamais empêchés d’avoir recours à la force, a estimé le représentant.


La forme la plus injustifiable et la plus déplorable des sanctions est d’imposer des blocus unilatéraux, ce qui est, « sans surprise », le cas des États-Unis.  Après tant d’appels et de résolutions, on peut se demander ce qui doit être fait encore pour convaincre les États-Unis de lever ce blocus, a constaté le représentant.  Le blocus n’a d’autre objet que d’infliger des souffrances écrasantes au peuple de Cuba, notamment les femmes et les enfants.  L’Iran rejette fermement et reste opposé à l’application de mesures unilatérales contre un État et condamne ses mesures.  Il fera tout ce qui est en son pouvoir pour s’opposer à ces mesures et exhorte les autres États à faire de même.  Les sanctions, quel que soit celui qui les impose sous quel que prétexte qu’il soit, sont illégitimes, inutiles et punitives.


M. MOURAD BENMEHIDI (Algérie) a réitéré ses graves préoccupations face au maintien de l’embargo imposé à Cuba et a rappelé que son pays avait toujours condamné l’imposition de mesures économiques coercitives et extraterritoriales.  Le représentant a également observé que les conséquences économiques et humaines de l’embargo avaient été exacerbées par les effets conjugués de l’actuelle crise économique et financière.  M. Benmehidi a par ailleurs rappelé que le quinzième Sommet du Mouvement des non-alignés avait confirmé son opposition au recours à des mesures économiques coercitives et à l’imposition aux pays en développement de lois extraterritoriales.


M. BASO SANGQU (Afrique du Sud) a déclaré que le blocus avait constitué une violation au droit international, montrant le mépris des principes de la Charte des Nations Unies et infligeant des souffrances indicibles au peuple de Cuba.  L’Afrique du Sud et son peuple se souviennent du rôle joué par le peuple de Cuba dans leur libération.  Le peuple de Cuba ne pouvait rester les bras croisés alors que d’autres étaient opprimés.  C’est pourquoi nous nous joignons aux forces progressistes pour condamner sans équivoque le blocus illégal imposé par les États-Unis.


Malgré ce blocus, le peuple de Cuba a offert son amitié et sa solidarité au monde.  Son travail remarquable dans les domaines de la santé et de l’éducation dans le monde en développement, notamment l’Afrique, a été reconnu par la communauté internationale.  La crise internationale ne fait que rendre plus difficile le sort du peuple cubain.  La communauté internationale se doit de prendre des mesures significatives pour libérer le peuple cubain des effets dévastateurs du blocus.  L’Afrique du Sud appelle les États-Unis à s’engager dans un véritable dialogue avec Cuba, a conclu le délégué.


M. HASAN KLEIB (Indonésie) a tout d’abord indiqué que le monde avait énormément changé depuis 1961, et qu’en 2010, la mondialisation avait crée les conditions favorables à une véritable solidarité mondiale.  L’embargo imposé à Cuba va à l’encontre de cet esprit d’unité et de camaraderie et viole les principes de la Charte de l’ONU, a-t-il estimé.  Plutôt qu’un dialogue tendant à résoudre un différend, a-t-il poursuivi, nous avons un affrontement qui ne permet pas un échange de vues sur la normalisation des relations.  S’il a reconnu les petits changements favorables intervenus récemment, le représentant a souligné que son choix se porte résolument sur une levée complète de l’embargo.  Le temps de transformer les relations entre les deux États en engagement constructif a sonné, a-t-il conclu. 


M. COLLIN D. BECK (Îles Salomon) a rappelé que le blocus continue d’être enrobé de prétextes idéologiques qui éloignent toujours un peu plus la perspective de sa levée.  Nous espérons cependant que le principe de bon voisinage gagnera en fin de compte et que le peuple des États-Unis restaurera et renouvellera l’amitié et le respect pour la souveraineté de Cuba, conformément à la Charte des Nations Unies.  En fin de compte, les peuples restent au cœur de tout, la Charte des Nations Unies elle-même commence avec les mots « nous les peuples ».  Nous, en tant que Membres de Nations Unies, devons continuer de donner une chance à l’humanité et de faire ce qui est nécessaire pour la préservation des droits du peuple cubain au développement.  L’imposition de ce blocus est obsolète et il nous revient de faire changer cet état de fait en appelant à sa levée.


M. D. RAJA (Inde) a relevé que malgré les appels répétés de l’Assemblée générale, les résolutions réclamant la levée de l’embargo n’étaient toujours pas mises en œuvre.  Ce manque d’égard éhonté devant la volonté de l’ONU sape sa crédibilité et affaiblit le multilatéralisme, tandis que le peuple cubain continue de souffrir, a-t-il dénoncé.  M. Raja a souligné qu’outre les conséquences sur le plan national, les efforts de Cuba dans le cadre de la coopération Sud-Sud souffraient également du blocus.  Le représentant de l’Inde a estimé que les efforts du Congrès américain pour atténuer ou lever les sanctions et l’intérêt du secteur privé pour un accès élargi au marché cubain donnaient encore plus de crédibilité aux résolutions annuelles de l’Assemblée générale.


M. LAZAROUS KAPAMBWE (Zambie) a rappelé les paroles prononcées par le Président Ronald Reagan en 1987: « M. Gorbachev, faites tomber ce mur ».  Il a prié le Président Obama de faire « ce qu’il faut faire » et de lever le blocus.  Le moment est venu d’être du bon côté de l’histoire. 


M. VITALY I. CHURKIN (Fédération de Russie) a rejeté l’embargo et réclamé sa levée immédiate.  Il a estimé que son maintien est contreproductif, anachronique et non conforme aux réalités actuelles.  Évoquant les mesures d’ouverture prises l’an dernier par l’Administration américaine, M. Churkin a dit espérer qu’elles seront suivies par d’autres initiatives tendant à améliorer les relations entre les deux États, et ce, dans le but ultime de lever l’embargo.


Mme SUSAN WAFFA-OGOO (Gambie) a dénoncé l’imposition du blocus et ses conséquences dévastatrices sur le Gouvernement et le peuple cubains.  Elle a également relevé que le travail de l’ONU était entravé, en citant les problèmes liés au mouvement du personnel et les coûts élevés des procédures.  La représentante a ensuite passé en revue les effets de l’embargo sur l’agriculture, la santé et l’éducation, avant d’arguer que Cuba ne mérite par ce traitement.  Les lois Helms-Burton et Torricelli doivent être mises dans les « poubelles de l’histoire », a-t-elle dit.


M. LESLIE KOJO CHRISTIAN (Ghana) a noté que la solidarité montrée chaque année par l’Assemblée générale démontre d’elle-même que ces restrictions contre un État Membre doit prendre fin.  Après avoir parlé des « excellentes relations » qu’entretient son pays avec Cuba, il a rappelé que le peuple de Cuba compte sur l’appui du reste du monde pour mettre fin à l’embargo.  Le Ghana a choisi d’offrir cet appui aujourd’hui dans un esprit de solidarité pour ses frères et sœurs cubains, a conclu le représentant.  


M. JOSEPH GODDARD (Barbade) a appelé tous les États Membres à respecter l’état de droit et la Charte de l’ONU, arguant que l’embargo est une violation de la Charte.  Il a exprimé son appui à Cuba et regretté que l’embargo entrave tous les efforts d’échanges commerciaux légitimes entre voisins.  Après avoir insisté sur l’impact de l’embargo sur le développement national et régional, le représentant a réclamé sa levée immédiate et exhorté les États-Unis à engager un dialogue constructif avec Cuba.


Venu présenter le projet de résolution, M. BRUNO EDUARDO RODRÍGUEZ PARRILLA, Ministre des affaires étrangères de Cuba, a jugé que la politique des États-Unis contre Cuba ne reposait sur aucun fondement moral ou légal, qu’elle n’était pas crédible et ne bénéficiait d’aucun appui.  « Ainsi le démontrent les plus de 180 voix qui pendant les dernières années ont réclamé la fin du blocus économique, commercial et financier ».  Le Ministre a affirmé que le consensus en faveur d’un changement de politique envers Cuba était croissant dans la société nord-américaine et l’émigration cubaine.  Des sondages récents démontrent que 71% des Américains préconisent la normalisation des relations avec Cuba, tandis que 64% de ces mêmes Américains et une proportion semblable de Cubains résidant au sud de la Floride s’opposent à l’interdiction de voyager à Cuba qui déroge aux droits de l’individu, a-t-il précisé.


Deux ans après la proclamation du Président américain d’un nouveau début avec Cuba, a fait observer le Ministre, ce dernier n’a pas utilisé ses prérogatives étendues pour assouplir le blocus, a-t-il accusé, en insistant sur le fait qu’en 2010, le blocus économique s’est durci.  Les dommages économiques directs causés par l’application du blocus dépassent les 751 milliards de dollars, a dit le Ministre.


Il est évident, en a-t-il conclu, que les USA n’ont pas la moindre intention d’éliminer le blocus.  À chaque fois que les prétextes invoqués comme obstacles à la levée du blocus contre Cuba s’effondrent, ils sont remplacés par de nouvelles excuses afin de justifier le maintien d’une politique insoutenable à tout point de vue. 


Le Ministre a indiqué que le 19 octobre dernier, le Président Obama avait qualifié d’insuffisants les processus qui ont lieu à présent à Cuba.  « Le Président a tort lorsqu’il se croit dans le droit de qualifier et de s’immiscer dans les processus qui ont lieu aujourd’hui à Cuba », a dénoncé M. Parrilla qui a ajouté « il est regrettable qu’il soit si mal informé et conseillé ».  Pour la superpuissance, a-t-il cru comprendre, tout ce qui ne conduira pas à l’établissement d’un régime subordonné à ses intérêts sera toujours insuffisant. 


Le Ministre a regretté que le Gouvernement américain ait ignoré les déclarations et les propositions faites par Cuba, « en public ou en privé », qui ratifient la volonté de ce dernier de renouer un dialogue sérieux et constructif.  Jugeant « révoltant et insolite » que la politique des États-Unis soit toujours guidée par la logique du mémorandum du 6 avril 1960, le Ministre a estimé que nous ne sommes pas devant une question bilatérale telle que les représentants nord-américains ont l’habitude de le répéter.  Le blocus, a-t-il dit, est un acte hostile et unilatéral qui doit prendre fin de manière unilatérale.


Cuba, a-t-il ajouté, sera toujours prête à entretenir des relations de paix et de respect avec les États-Unis, mais elle ne renoncera jamais à dénoncer le blocus ni ne cessera de réclamer le droit légitime de son peuple à vivre et à travailler pour atteindre un développement socioéconomique dans des conditions d’égalité, en coopérant avec le reste des nations.


Explications de vote


Le représentant des États-Unis a déclaré que son pays était fermement attaché, ainsi que tous les autres États Membres, aux droits souverains de Cuba ainsi qu’à son développement économique.  La situation présente constitue une question bilatérale qui a pour objet d’encourager les droits de l’homme et les libertés fondamentales, valeurs essentielles de cette Organisation.  Ce débat, a affirmé le représentant, participe d’une tactique qui ne fait rien pour aider le peuple de Cuba.  Les États-Unis déplorent que Cuba continue chaque année à qualifier les sanctions qui lui sont imposées d’acte de génocide, ce qui déprécie la souffrance des vraies victimes de génocide.


Les États-Unis n’entravent jamais l’aide humanitaire vers Cuba et fournissent une aide considérable en termes de nourriture ou de produits pharmaceutiques.  De fait, les États-Unis sont le cinquième partenaire commercial de Cuba.  Ils sont prêts à dialoguer et recherchent un nouveau début dans leurs relations avec Cuba.  Au cours des 21 derniers mois, de grands progrès ont été faits s’agissant des visites familiales, des transferts de fonds et des biens humanitaires.  Un débat a été repris sur l’immigration et la restauration des services postaux.  La libération par Cuba des prisonniers politiques constitue une étape positive et les États-Unis espèrent voir une ouverture plus large du Gouvernement cubain ainsi qu’un dialogue avec sa propre population. 


Le représentant a rappelé qu’une ère nouvelle ne verra pas le jour tant que le peuple cubain ne jouira pas des libertés qui font partie des valeurs fondamentales dont cette Assemblée s’inquiète dès qu’il s’agit d’autres pays.  Le moment est venu de soutenir le peuple cubain et d’aller au-delà des postures rhétoriques, a conclu le représentant. 


La représentante du Nicaragua, a dénoncé les dommages et préjudices causés par l’administration du Président Obama à Cuba.  Elle a indiqué qu’une brigade médicale cubaine « Tous avec vous » avait récemment été décorée par le Président du Nicaragua pour son travail en faveur des personnes handicapées.  Elle est le modèle vivant de l’humanisme « de la Cuba de Fidel et de Raul », s’est exclamée la représentante qui a réclamé la fin d’une politique absurde et inhumaine.  Une fois de plus, a-t-elle ajouté, le Gouvernement des États-Unis sera isolé face à la communauté internationale. 


L’administration du Président Obama n’a entrepris aucun des changements promis pendant la campagne présidentielle et s’isole davantage en s’entêtant dans le blocus, a dit la représentante qui a par ailleurs dénoncé le maintien en détention de cinq ressortissants cubains et le fait que « des terroristes » pouvaient circuler en toute liberté sur le sol américain et planifier d’éventuelles attaques contre Cuba.  Un vote en faveur de la résolution est un signe de paix, de solidarité et de respect de la Charte de l’ONU, a-t-elle conclu.


Le représentant de la Belgique, au nom de l’Union européenne, a déclaré que la politique commerciale des États-Unis à l’encontre de Cuba constituait fondamentalement une question bilatérale.  Cependant, des lois américaines ont élargi les effets du blocus aux États tiers.  Il s’agit là de mesures extraterritoriales auxquelles l’Union européenne s’est toujours fermement opposée.  Bien que nous reconnaissions la décision des États-Unis d’assouplir les restrictions sur les envois de fonds et les voyages, nous ne pouvons pas accepter que des mesures imposées de façon unilatérale entravent nos relations économiques et commerciales avec Cuba, a affirmé le représentant.


Rappelant les engagements pris par les États-Unis lors du Sommet de Londres de 1998, le représentant les a appelés à respecter cet accord.  De son côté, a-t-il dit, l’Union européenne a levé en 2008 des mesures restrictives imposées à Cuba en 2003 et le dialogue a repris sans condition préalable.  L’Union européenne réaffirme sa détermination à continuer un dialogue approfondi avec les autorités cubaines ainsi que les représentants de la société civile œuvrant pour la démocratie.  L’Union européenne est encouragée par la libération de 52 prisonniers parmi ceux qui ont été appréhendés en 2003 et réitère son appel au Gouvernement cubain pour qu’il libère sans condition tous ses prisonniers politiques.  L’Union européenne demande également à Cuba de donner à ses citoyens tous les droits et libertés, y compris la liberté d’expression et le libre accès à l’information.


Les restrictions existantes sur les droits et les libertés, a déclaré le représentant, jettent une ombre sur les résultats de Cuba en matière de santé et d’éducation, et la politique économique interne de Cuba ébranle sérieusement son propre développement économique.  Dans ce contexte, l’Union européenne espère voir la mise en place de réformes économiques annoncées par le Gouvernement cubain et espère qu’elles résoudront les problèmes de la population cubaine.  Le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis contribue aux problèmes de Cuba et affecte de façon négative la vie du peuple cubain.  L’Union européenne est d’avis que la levée du blocus contribuera à l’ouverture de l’économie cubaine et sera bénéfique au peuple cubain.  Elle exhorte les autorités cubaines à réaliser des améliorations réelles dans les domaines susmentionnés.  En dépit de ses préoccupations et critiques concernant la situation des droits de l’homme à Cuba, l’Union européenne a voté de façon unanime en faveur du projet de résolution. 


Le représentant d l’Uruguay a souligné que l’embargo va à l’encontre de la Charte de l’ONU et foule du pied les principes qui régissent le commerce international.  Le représentant a précisé que sa législation nationale ne reconnaissait pas la portée extraterritoriale des lois nationales.  Il a réaffirmé l’appui de sa délégation aux principes du multilatéralisme.


Le représentant de la Bolivie a constaté que le blocus contre Cuba était un échec, pratiquement 50 après l’instauration de ce carcan inhumain. Cette résolution est la reconnaissance de la dignité, de la fermeté et de la résistance d’un pays qui a eu le courage de faire entendre sa voix propre et souveraine. Les agissements des États-Unis sont contraires aux principes des Nations Unies.  Ils ont dit, a accusé le représentant, que le blocus prendrait fin lorsque la situation des droits de l’homme à Cuba serait conforme à leurs critères,  prouvant leur vision hégémonique. La conséquence majeure du blocus est l’isolement  des États-Unis, a tranché le représentant.


La représentante de l’Angola a estimé que l’Administration américaine n’avait fait aucun progrès notable pour assurer la levée de l’embargo, lequel est une violation flagrante des principes de la Charte.  Il a estimé que les changements adoptés par l’Administration américaine n’étaient ni pertinents ni suffisants, mais a toutefois encouragé le Gouvernement américain à poursuivre la voie positive sur laquelle il s’est engagé.


Le représentant du Myanmar a déclaré que son pays sympathisait pleinement avec le peuple cubain et les souffrances qui lui sont imposées.  Chaque nation a le droit de choisir son propre régime et son modèle de société, et ce blocus est contraire au droit international, a-t-il dit.


Le représentant du Suriname a également considéré que le blocus est contraire à la Charte des Nations Unies et affecte négativement la coopération régionale.  Une année supplémentaire dans le contexte de la crise économique et financière mondiale ne fera qu’aggraver les difficultés du peuple de Cuba.  Le Suriname réitère ses appels à la levée de cette mesure.


Le représentant du Bélarus a rappelé que son pays a toujours condamné les mesures unilatérales imposées à des pays en développement.  Il a insisté sur le droit inaliénable de chaque État de développer son propre modèle de développement.  Compte tenu des conséquences de la crise économique et financière, les sanctions unilatérales sont tout simplement inacceptables, a-t-il jugé.


Le représentant de Saint-Kitts-et-Nevis a souligné que son pays entretenait d’excellentes relations avec les États-Unis, tout en saluant les contributions de Cuba au développement.  Il a engagé tous les États à respecter les résolutions de l’Assemblée et exhorté les États-Unis et Cuba à trouver un terrain d’entente pour permettre à la communauté internationale de sortir de l’impasse.


Le représentant de la République démocratique populaire lao a réitéré sa position selon laquelle le blocus unilatéral est non seulement contraire aux objectifs de la Charte des Nations Unies, mais il viole en plus la souveraineté et le droit au développement des nations.  Soulignant aussi qu’il empêche Cuba d’avancer dans la voie du développement économique, le représentant s’est réjoui que la résolution montre la solidarité et l’amitié de la communauté internationale à l’égard de Cuba.  Elle montre la nécessité de résoudre les conflits de manière pacifique.


Le représentant de la République-Unie de Tanzanie a dit avoir marqué par son vote sa solidarité avec les États Membres qui s’opposent aux mesures unilatérales contre Cuba, lesquelles vont à l’encontre du multilatéralisme et de la Charte de l’ONU.  Il a ajouté que la coopération entre son pays et Cuba bénéficierait grandement de la levée de l’embargo.  Soulignant les excellentes relations que son pays entretient avec les États-Unis, il a exhorté ces derniers à écouter les appels incessants de la communauté internationale.


Le représentant de la Jamahiriya arabe libyenne a estimé que les mesures coercitives étaient le reflet de l’autoritarisme, de l’arrogance et du mépris du principe de règlement des conflits par des moyens pacifiques.  Il a rappelé que son pays avait également été victime d’un embargo et stigmatisé des mesures contraires au droit international et au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des États.


Le représentant de la République arabe syrienne a voulu que tous les Membres des Nations Unies respectent la Charte, qui est le principal instrument de référence.  Le blocus contre Cuba et les nouvelles mesures coercitives pour le renforcer sont contraires au droit international humanitaire et au principe d’égalité entre États.  Ce blocus revêt un caractère d’illégalité.  Il aggrave la situation de Cuba et place les États-Unis en opposition avec la communauté internationale.  La Syrie, a dit le représentant, espère la levée de ce blocus et de celui qui lui est imposé.  Il est grand temps que le droit international prévale, a-t-il dit, en invitant le monde entier à voir dans le vote négatif d’Israël, une manœuvre pour justifier son propre blocus contre Gaza.  Ce blocus-là n’est pas non plus toléré par la communauté internationale, a rappelé le représentant.


Le représentant du Soudan a exprimé la vive préoccupation de son pays face à des États qui veulent imposer leurs règles, en empiétant sur la souveraineté des autres.  L’Assemblée générale a examiné cette question dans une ambiance de rejet total des mesures unilatérales et son vote a été très clair, a dit le représentant.  Durant les conférences internationales, les États Membres ont à maintes reprises, souligné la nécessité impérieuse de mettre fin à ces mesures coercitives, a-t-il rappelé.  Le Soudan, a-t-il affirmé, mène une politique en accord avec les principes de non-ingérence dans les affaires intérieures des États.  Il s’oppose à l’idée qu’un pays puisse adopter des mesures qui s’appliquent en dehors de ses frontières.  Le Soudan, a insisté le représentant, s’insurge contre les sanctions qui lui ont aussi été imposées par les États-Unis depuis 1997, sanctions qui portent atteinte à la qualité de la vie du peuple soudanais et entravent ses efforts pour réaliser les OMD.  En dépit de ce blocus, le Soudan multiplie ses activités avec d’autres pays du Sud, dans le but de créer un monde meilleur pour tous, a conclu le représentant.


Le représentant du Viet Nam a relevé que depuis 18 ans, l’Assemblée générale adopte chaque année, avec « un appui consensuel grandissant » une résolution réclamant la levée de l’embargo contre Cuba.  Cet embargo va à l’encontre des règles régissant les relations entre les États souverains, quel que soit leur système politique ou leur mode de développement.  Il viole aussi les principes de la Charte de l’ONU, a dit le représentant qui a affirmé que le blocus était l’obstacle le plus important au développement de Cuba, avec ses conséquences pour tous ceux qui cherchent à forger des liens légitimes dans les domaines de la culture, de l’économie, du commerce et de la finance.  Le représentant a estimé que les différends entre États devaient être résolus par un dialogue et des négociations pacifiques.


Le représentant du Nigéria a affirmé que l’embargo allait à l’encontre des principes de multilatéralisme, du droit international, de la souveraineté et de la liberté de commerce.  Ma délégation réitère qu’un engagement constructif et des négociations pacifiques demeurent le seul moyen acceptable d’avancer sur la voie de la paix et de la stabilité, a-t-il conclu.


Le représentant de Saint-Vincent-et-les Grenadines a cité les paroles prononcées par le Président Barack Obama lors de son discours devant l’Assemblée générale, l’année dernière, sur l’importance du droit international et la nécessité de mettre fin aux clivages nés de la guerre froide.  Si nous devons établir un droit international qui serait davantage qu’une promesse sans conséquence, ce blocus doit prendre fin, a déclaré le représentant.  S’il faut abandonner les clivages de la guerre froide, alors ce vestige doit disparaître, a-t-il dit.  Presque tous les amis des États-Unis, dont Saint-Vincent-et-les Grenadines, ont dénoncé à maintes reprises les raisons, l’impact, l’inutilité et l’illégalité de ce blocus qui n’a pas de sens, a poursuivi le représentant. 


Ces restrictions ne sauraient être utilisées comme un nœud coulissant pour étrangler un pays, au mépris flagrant des lois et des normes internationales.  Les mesures récentes et symboliques pour faciliter les voyages et les transferts de fonds n’ont pas allégé les entraves majeures au développement de Cuba, qui pourtant a été un partenaire fort et loyal du développement de Saint-Vincent-et-les Grenadines, a reconnu le représentant.  Aucune somme d’argent ne peut traduire le soutien et la solidarité dont a fait preuve le peuple cubain, a-t-il insisté, en soulignant que la résolution n’est pas seulement un rite annuel pour les Nations Unies.


Le représentant de la République populaire démocratique de Corée a réitéré sa solidarité envers le peuple de Cuba et son opposition à toute forme d’ingérence dans les affaires intérieures d’États souverains.  Ces résolutions nous rappellent que le blocus constitue une violation flagrante de la Charte des Nations Unies, a-t-il dit, en jugeant déplorable qu’il reste inchangé.  Si les fonds alloués par les États-Unis pour déstabiliser Cuba étaient utilisés pour encourager son développement au lieu de servir à des actes de subversion, on peut imaginer les résultats positifs, a ajouté le représentant.


Ce n’est d’ailleurs pas seulement Cuba qui est victime d’un tel blocus unilatéral.  Tous les blocus méritent notre rejet, a dit le représentant.  Aucune mesure coercitive ayant des objectifs politiques sinistres ne doit être tolérée.  La République populaire démocratique de Corée considère que ce blocus ne pourra jamais être justifié et qu’il constitue une violation des droits d’un peuple tout entier.  Elle saisit cette occasion pour demander aux États-Unis de respecter toutes les résolutions adoptées jusqu’ici par la communauté internationale et de lever le blocus immédiatement et sans condition.  La RPDC soutient la juste lutte du peuple cubain, a souligné le représentant.


Déclaration


Reprenant la parole, le Ministre des affaires étrangères de Cuba a réaffirmé que le blocus était un acte de génocide, en illustrant ses propos par l’article 2 de la Convention de Genève pour appuyer sa position.  Le blocus est un vestige de la guerre froide et une véritable agression contre le peuple cubain, a-t-il dit.  Si l’idée est d’appuyer le peuple cubain, il suffit de lever le blocus, a-t-il commenté, en faisant référence à l’intervention des États-Unis.  Il a réitéré la disposition de sa délégation à discuter de la question des droits de l’homme, avant d’évoquer le « camp de concentration » de Guantanamo, les prisons secrètes et les révélations de Wikileaks, entre autres.  Le peuple cubain a librement choisi son destin et la seule chose qui satisferait les États-Unis serait l’installation d’un « gouvernement pro-yankee » à Cuba; ce qui n’arrivera jamais, a prévenu le représentant.


Il a affirmé que 15,6 millions de dollars avaient été versés à des mercenaires américains qui se trouvent à Cuba et que des émissions hostiles étaient diffusées dans le pays.  Il a dénoncé l’incarcération de personnes innocentes, « tandis que des terroristes peuvent circuler librement dans les rues de Miami ».  Il a également dénoncé les mensonges prononcés dans cette salle sur la valeur des envois de fonds vers Cuba.  Il a ensuite conseillé à l’Union européenne de s’occuper de sa politique « brutale » d’immigration, de la manière dont elle traite les manifestants et du problème du chômage.  Avec la position qu’elle a exprimée aujourd’hui, l’Union européenne peut toujours rêver quant à des relations commerciales normales avec Cuba.


*   ***   *


À l’intention des organes d’information • Document non officiel

Source : http://www.un.org/News/fr-press/docs/2010/AG11015.doc.htm

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 17:51

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L’Occident améliore ses techniques pour agresser la Chine

par Andre Vltchek

Ne vous faites aucune illusion : le Prix Nobel de la Paix, accordé cette année (2010) à Liu Xiaobo, le principal rédacteur de la Charte 08, n’a rien à voir avec les droits de l’homme. Il s’agit d’une opération directement dirigée contre le plus grand système économique et socio-politique de dehors de l’occident.

L’Occident améliore ses techniques pour agresser la Chine

La%20r%E9v%E9lation%20des%20tortures%20en%20Irak%20secoue%2L’Occident n’est absolument pas intéressé aux droits de l’homme en Chine ni même ailleurs. Comment pourrait-il l’être alors qu’il les viole sur tous les continents du monde ? Les droits de l’homme servent à camoufler le soutien occidental à tout groupe prêt à confronter, affronter ou détruire tout pays ou état communiste ou socialiste, supposé ou réel.

Le soutien aux droits de l’homme est souvent synonyme d’une ingérence dans les affaires intérieures, d’un acte hostile contre un état souverain ou même d’une violation des droits de l’homme ou de pousser un pays vers la guerre civile. Cette technique a déjà été « mise au point » au Nicaragua, Cuba et Chili, entre autres, et il est employé à présent pour tenter de déstabiliser la Chine.

« Le soutien aux droits de l’homme » a joué un rôle dans la chute de l’Union Soviétique, et a réussi à détruire à un moment donné pratiquement toutes les révolutions ou mouvements populaires en Amérique latine (à l’exception de Cuba) et il a été employé comme justification pour certaines des interventions les plus épouvantables (de l’Occident), dont des actes de meurtre en masse/génocides contre les peuples du Vietnam et du Laos.

Les tactiques employées en leur temps – commencer par discréditer puis ensuite tenter de détruire tous les gouvernements ou mouvements communistes et socialistes, progressistes et nationalistes dont l’Union Soviétique, Cuba, le Nicaragua, la Corée du Nord, le Chili, la Tanzanie, et récemment le Venezuela – sont toujours considérées comme valables. Elles ont même été améliorées depuis (avec encore plus de moyens en personnel et en technologie) et sont plus efficaces que jamais auparavant. Après tout, l’objectif que s’est fixé l’Occident et sa dictature globale est de taille : la Chine - le pays le plus peuplé de la planète.

Le fait que la Chine soit un état historiquement pacifique et qui réussit dans de nombreux domaines rend la tâche plus difficile. Et pour compliquer encore les choses, la Chine viole biens moins les droits de l’homme que tous les alliés occidentaux de la région et certainement beaucoup moins que l’occident lui-même. Après tout, l’occident est (indirectement) impliqué dans les massacres du Congo/RDC (où l’on compte au moins cinq millions de morts), dans la déstabilisation de toute la corne de l’Afrique et de certaines parties de l’Amérique latine ainsi que dans des guerres d’agression contre l’Irak et l’Afghanistan, pour ne citer que quelques unes de ses aventures macabres.

Discréditer la Chine demande de très gros efforts, mais il semblerait qu’aucune tâche ne soit insurmontable aux yeux de ceux qui, en Occident, seraient prêts à sacrifier la planète pour assouvir leur soif de conquête et de pouvoir.

Maîtrisant la « langue internationale », dotés de fonds illimités et d’un accès total et du contrôle des médias, les promoteurs de la propagande occidentale sont en train de réussir à déformer les faits et manipuler l’opinion publique. Dans le même temps, la Chine se plie aux règles du jeu en espérant que sa bonne volonté, ses actions et son attitude conciliante lui vaudront quelques amitiés ou alliés. Mais notre monde est contrôlé par des empires coloniaux et post-colonieux qui ont des centaines d’années d’expérience en matière de conquête et d’oppression à travers le monde - être bon et pacifique ne vous épargnera pas les conflits, ni même vous garantira la vie !

Les populations occidentales sont de plus en plus hostiles à la Chine mais ce n’est pas parce qu’elles connaissent le pays ou qu’elles le comprennent, mais qu’elle est soumise à un bombardement incessante de propagande. Il y a des dizaines de milliers d’hommes et de femmes dans les médias et les universités dont le seul objectif professionnel est de calomnier la Chine, la discréditer ou d’en dresser un portrait maléfique. S’en prendre à la Chine est devenu un bon métier et un des meilleurs moyens pour obtenir des crédits de recherche ou gravir les échelons dans l’industrie des médias.

L’opinion publique n’a pratiquement aucune source d’information alternative. Ce que Noam Chomsky appelle « la Fabrication du Consentement » (Manufacturing Consent) est malheureusement sur le point d’ « aboutir ». A moins d’avoir quelques personnes très déterminées à chercher des sources d’information alternatives et qui sont capables d’en maitriser les outils (et qui ne constituent qu’une très infime minorité même en Europe et aux Etats-Unis), on n’aura droit qu’aux mêmes mensonges, aux mêmes demi-vérités et aux mêmes clichés assénés mille fois sur la Chine, et sur le monde non-occidental et même sur le monde (autoproclamé « démocratique ») occidental. On n’aura plus besoin de se forger une opinion sur le monde – cette opinion sera concoctée par d’autres et nous sera servie comme un plat cuisiné industriel

Il n’y a pratiquement aucun endroit sur terre qui échappe à la propagande produite par le régime occidental globalisé. En Afrique, où la Chine offre une formidable alternative au pillage occidental (en construisant des écoles, des centres sociaux, des hôpitaux, des bâtiments publics, des routes et des chemins de fer), ils sont nombreux à être profondément reconnaissants envers cet énorme pays communiste qui déclare « vouloir être un ami des pays en voie de développement » Au Kenya, j’ai entendu les témoignages de centaines de travailleurs sur des projets chinois qui disaient qu’ils avaient été « pour la première fois, traités comme des êtres humains par des étrangers », et qu’ils « n’ont jamais eu à négocier leurs salaires avec les patrons chinois puisque ces derniers offraient trois fois plus qu’ils n’espéraient ». Cependant, plus la Chine s’implique d’une manière positive en Afrique (ou en Océanie ou dans de nombreux endroits de par le monde) plus elle doit subir les sarcasmes et les critiques des médias occidentaux qui déforment et salissent toutes les tentatives pour créer un monde alternatif où la solidarité et l’internationalisme priment sur les intérêts bassement matériels.

Les journaux locaux en Afrique et ailleurs débordent de zèle pour publier des articles formatés pour une opinion publique locale mais qui ont été conçus et payés à l’étranger. Les journalistes qui joignent leur voix au chœur des anti-chinois se voient récompensés – par des voyages fréquents à l’étranger pour suivre une « formation », par des prix et des visas pour l’Occident. On voit le même phénomène se dérouler en Océanie et dans le Sud-est Asiatique. La tentation est trop forte et la punition réservée à ceux qui résistent trop sévère.

« Les gens voient de leurs propres yeux ce que la Chine est en train de faire, » explique Mwandawiro Mghanga, ancien député du Kenya et membre de la Commission de Défense et des Relations Internationales, poète et prisonnier politique sous le régime brutal pro-occidental de l’ancien dictateur Moi. « Si vous voyagez à travers le pays, vous verrez des Chinois en train de construire des routes et des bâtiments, des stades et des habitations, des projets qui sont excellents. Ils sont aussi très coopératifs malgré toute la propagande diffusée par l’Occident. Les gens voient ce que la Chine fait réellement et l’apprécient. Mais il y a une grande pression exercée sur le gouvernement kényan pour qu’il cesse sa coopération avec la Chine. En fait, il y a même une grande hostilité envers le Kenya – l’Occident nous punit à cause de nos relations étroites avec la RDC. »

C’est comme ça que ça fonctionne – c’est comme ça que nous régnons « démocratiquement » sur le monde (nous imposons notre volonté, nous corrompons et si nécessaire nous renversons les gouvernements), mais ce n’est pas quelque chose que vous entendrez dans la bouche des politiciens locaux. Et Grands Dieux, n’allez surtout pas associer ces méthodes avec des violations des droits l’homme ou de la démocratie !

Pendant la dictature de Moi (un régime qu’on peut qualifier de politiquement et économiquement « pro-occidental »), M. Mwandawiro et des dizaines de milliers d’autres militants kényans, opposants politiques et dissidents ont été sauvagement torturés. Il a tenu bon. Il s’est battu pour son pays mais il n’a jamais reçu de Prix Nobel.

Pramoedya Ananta Toer – le plus grand écrivain indonésien qui a passé plus de dix ans dans le camp de concentration de Buru – est mort sans avoir reçu ni le Prix Nobel de la Paix ni le Prix Nobel de Littérature. Evidemment, le camp de concentration où il était enfermé était le notre – c’est notre allié Suharto, qui a tué entre 2 et 3 millions de personnes après son coup d’état de 1965 promu par les Etats-Unis, qui l’a construit. La plupart des victimes étaient des communistes, des membres de la minorité chinoise, des intellectuels de l’opposition, des athées et des enseignants ! Avant sa mort, Pramoedya m’avait confié ses idéaux marxistes et comment il avait défendu pendant des décennies la minorité chinoise en Indonésie. Mais il n’a reçu aucun Prix Nobel. Il n’était même pas un membre de la « société civile » ou d’une ONG pro-occidentale !

Il n’a jamais été question de Prix Nobel pour les hommes et les femmes qui ont résisté à la dictature brutale au Chili. Les hommes de Pinochet tuaient et violaient sous nos ordres (occidentaux). Pourquoi une de nos institutions donnerait-elle un million de dollars à ceux qui voulaient mettre fin au carnage ? A la place, le Prix Nobel de la Paix a été attribué à Henry Kissinger qui fut l’un des cerveaux du carnage chilien.

C’est simple, les institutions occidentales ne se trompent pas, du moins pas trop souvent. L’art de la manipulation a été perfectionné à travers les siècles. La Philosophie, la logique et même le langage ont été détournés tandis toute analyse intellectuelle était découragée. Soljenitsyne, l’ancien seigneur guerrier féodal Dalai Lama et maintenant le tout dernier : Liu Xiaobo ! La même année où le Prix Nobel de Littérature est attribuée à Maria Vargas Llosa, d’origine péruvienne, naturalisé espagnol et romancier anticommuniste qui est très certainement plus admiré en Europe que dans son pays d’origine.

En n’essayez pas de ridiculiser les idoles ! Notre presse n’ose se moquer que des saints musulmans, pas des nôtres ! La fabrication de nos héros (entendez par là des « héros » qui servent nos intérêts politiques et économiques) est un acte sacré qui ne peut en aucun cas être moqué. Evidemment, nos médias se permettent, et c’est même ce qu’on leur demande, de moquer tous les personnages, symboles, et même les chants des révolutions chinoises, russes ou d’Amérique latine. Dans le même temps, ils ont tellement loué nos « héros » anticommunistes et réactionnaires, leur ont tellement déroulé le tapis rouge et leur ont tellement attribué des qualités quasi divines à leur existence que toute personne qui tient à sa réputation, son emploi ou même sa sécurité n’oserait pas analyser les véritables motivations de ces saints.

Voyez-vous, le président du Rwanda, Paul Kagame, est un homme bon et point final. Il n’a jamais attaqué à plusieurs reprises son propre pays à partir de l’Ouganda. Il n’a jamais tué des centaines de milliers de personnes au Congo et au Rwanda (« Vous avez des preuves ? Vous y étiez ? Vous avez des images des viols et des massacres ? » Eh bien figurez-vous que j’en ai, effectivement, des preuves et des images, mais c’est un autre débat). Si vous contestez les qualités de Kagame, vous « niez le génocide » de 1994. Pourquoi ? Eh bien tout simplement parce qu’il est notre homme ; parce que ses soldats tuent en notre nom depuis des années au Congo/RDC. A présent que le rapport de l’ONU affirme que le Rwanda et l’Ouganda ont peut-être commis un autre génocide au Congo, nous gardons le silence en espérant que l’orage passera et que les principaux « donateurs » de l’ONU (nous – l’Occident – plus notre ancienne colonie et présentement « allié », le Japon) réussiront à manoeuvrer les Nations Unies à retirer le document ou au moins à reformuler ses conclusions – chose qui avait déjà été faite en partie, grâce à l’attitude servile du Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki Moon. Est-ce que nous donnons des Prix Nobel de la Paix à l’opposition rwandaise ? N’y pensez même pas, bien que leurs dirigeants aient été assassinés, emprisonnés et certains disparus avant les récentes élections présidentielles. M. Kagame est notre ami et ce sont des gens comme M. Tony Blair – ancien Premier Ministre britannique – qui font partie de ses conseillers personnels. M. Tony Blair recevra peut-être un jour lui aussi son Prix Nobel de la Paix, mais certainement pas l’opposition rwandaise.

Donnons-nous un Prix Nobel de la Paix aux dissidents thaïlandais ? Notre ami le régime thaïlandais en a récemment assassiné des centaines – certains ont été assassinés depuis les toits par des snipers, d’une balle dans la tête (j’ai des images, j’y étais – vous voulez les voir ? Ca vous intéresse de voir comment notre opposition des Chemises Rouges était pacifique ?). Bien-sûr, le Premier Ministre qui a ordonné le carnage est né et a fait ses études en Grande-Bretagne. Un véritable gentleman, notre gentleman. Le monarque thaïlandais, né aux Etats-Unis, est peut-être, y compris selon la presse US, le roi le plus corrompu du 20eme siècle, mais il s’est débrouillé pour faire tuer tellement de communistes et de progressistes que nous n’avons pas d’autre choix que de l’aimer et le protéger de toute critique, que ce soit chez lui ou à l’étranger. Il a aussi aidé à faire bombarder le Vietnam et le Laos, alors oubliez les droits de l’homme. Un Prix Nobel de la Paix pour l’opposition thaïlandaise ? Vous plaisantez ou quoi ?

Peut-être devrions-nous donner le Prix Nobel de la Paix à de pauvres indigènes Papous combattants de la liberté ? Leur pays a été annexé par l’Indonésie avec notre aide pour permettre à nos compagnies minières et forestières de piller le pays à loisir, tandis que les élites indonésiennes s’employaient et s’emploient encore à construire de somptueuses villas où s’affairent des dizaines de chauffeurs, de jardiniers et de bonnes juste pour le plaisir vu qu’ils ne savent plus quoi faire de tout l’argent tiré de ce pays miséreux. Même les militants des droits de l’homme occidentaux ont admis que 100.000 Papous ont été massacrés à ce jour. Récompenser un Papou avec un Prix Nobel de la Paix ? Vous voulez être définitivement banni des médias de masse occidentaux ou quoi ?

Alors peut-être faudrait-il envisager d’attribuer le Prix Nobel de la Paix aux défenseurs de la démocratie au Venezuela – à ceux qui ont courageusement résisté un coup d’état militaire organisé par les Etats-Unis et qui n’avait pour seul objectif que le renversement du président démocratiquement élu, Hugo Chavez ? Vous imaginez le topo ?

Alors laissons tomber, sérieusement et une bonne fois pour toutes, ce ridicule terme de Droits de l’Homme. Il est souillé par des invasions, des ingérences, des coups d’état militaires et tous les assassinats, tortures et viols qui s’ensuivent.

Ou alors, si nous voulons le garder, employons-le équitablement pour chaque état et dans chaque situation. On verra bien alors qui est le plus grand violeur des droits de l’homme. On verra alors ce que signifie réellement les « droits de l’homme ». Quels sont les droits de l’homme les plus élémentaires ? Ne seraient-ils pas le droit à la vie et à l’autodétermination ? Et s’ils le sont, ne sommes-nous pas les responsables des plus grandes violations commises dans le passé et dans le présent ?

M. Mwandawiro a un jour déclaré que de nombreuses ONG, « sociétés civiles » et organisations de défense des droits de l’homme servaient souvent directement les intérêts impérialistes de l’occident dans les pays pauvres. Elles constituent une Cinquième Colonne au Venezuela, à Cuba et en Chine – en fait dans tout pays qui échappe à notre contrôle. Evidemment, toutes ces organisations ne sont pas des braches locales d’un service étranger, mais de nombreuses sont fréquemment, et d’autres en permanence, achetées ou manipulées de l’extérieur.

Il est logique de dire que si l’Occident était réellement intéressé un tant soit peu par les Droits de l’Homme, il cesserait ses agressions brutales et ses guerres à l’étranger, il cesserait de soutenir les dictatures les plus abominables à travers le monde et il rappellerait à l’ordre ses compagnies qui commettent régulièrement des meurtres (directs ou indirects) partout dans le monde – des meurtres commis en majorité contre des gens pauvres et sans défense ou, paradoxalement, contre les véritables défenseurs locaux des droits de l’homme.

Mais il serait ridicule d’espérer une telle chose ! Il n’y a rien d’altruiste dans le système de pouvoir de l’Occident. L’appareil est extrêmement brutal et ne sert que ses propres intérêts. Il n’a pas de coeur et n’éprouve aucune pitié et certainement aucune solidarité. Il a déjà déclenché des centaines de guerres et de conflits qui ont coûté la vie à des centaines de millions d’innocents.

En toute logique, la grande et pacifique Chine représente un danger pour expansionnisme occidental.

L’Occident panique. Une panique qui vire à l’hystérie. Il ne sait plus quoi faire. Les responsables occidentaux ont eu recours aux mêmes techniques de sape contre la Chine que celles employées contre le Chili en 1973 ou en Indonésie en 1965. Ils la provoquent et l’acculent dans un coin comme ils l’ont fait avec l’Union Soviétique et Cuba. Ils tentent de disséminer la propagande, de discréditer le système à ’lintérieur comme à l’extérieur. Ils tentent des interventions et des infiltrations ; ils tentent les pots-de-vin. Ils tentent d’isoler la Chine, en attirant la Mongolie et ses voisins dans leur sphère d’influence. Ils tentent même de convaincre le Vietnam d’adopter une attitude agressive envers son énorme voisin. Rien ne marche.

Il s’agit d’un jeu où tous les coups sont permis et qui est extrêmement dangereux. Son objectif est d’isoler la Chine, de la provoquer pour enfin la briser, de préférence de l’intérieur.

Mais l’Occident a affaire à une des plus grandes cultures de la terre, qui a plus de 5000 ans d’histoire. Il a affaire à des esprits brillants, des intellectuels et des stratèges – des gens avec qui il ne s’est jamais encore confronté.

Mais plus significatif est que le Dragon chinois refuse la confrontation. Il prête l’oreille à tous ces aboiements autour de ses chevilles, aux provocateurs et aux manipulateurs qui ont régné sur le monde pendant des siècles et qui d’un seul coup se rendent compte qu’ils peuvent perdre. Le Dragon chinois écoute poliment mais poursuit son chemin, certaine de ses choix. Des choix dont l’objectif principal est de sortir tous ses citoyens de la pauvreté et, en faisant cela, montrer l’exemple au reste du monde opprimé comment il a pu se redresser après des siècles de soumission aux colonisateurs occidentaux. Contrairement à ce que l’on raconte dans les médias occidentaux, le Dragon chinois a la peau épaisse mais c’est une créature non seulement immense, mais elle est aussi une créature douce et attentionnée.

Malgré quelques erreur, l’expérience chinoise est fondée sur la solidarité. Une grande majorité de ses citoyens la soutiennent et cela suffit pour démontrer le caractère profondément démocratique du processus. C’est comme ça que la majorité des Chinois pensent et il n’y a que cela qui compte.

La Chine n’obéira plus jamais aux ordres des marionnettistes de l’Occident. Elle a déjà été envahie, divisée, pillée et violée. Une majorité de la population ne fera plus jamais confiance aux formules occidentales. La Chine a son propre système et si son peuple pense qu’il faut le modifier, ils feront en sorte que le changement s’effectue à leur propre rythme. Ils n’auront pas besoin d’occidentaux pour leur dire quand et comment procéder. Il n’y a d’ailleurs aucune raison pour le faire : le système occidental est moralement corrompu comme pourrait en témoigner le reste du monde (si on le lui autorisait) et ces pays qui ont la possibilité d’étudier ce système n’ont aucun envie de connaître à nouveau son étreinte mortelle.

La colère de l’Occident se comprend. Pour la première fois, ses armes, sa propagande et ses tactiques de déstabilisation semblent inefficaces et impuissants. Ils n’ont apparemment pas la capacité ni de conquérir la Chine, ni de la briser. Les tentatives ont été nombreuses : lisez les livres chinois traduits et publiés en Occident : ils sont écrits à 99% par des « dissidents » (en anglais, ce sont pratiquement les seuls à être traduits). Mais ça ne marche toujours pas – la Chine est uni et en paix. L’ancienne colonie de Hong-Kong, aigrie et de plus en plus anachronique, s’est vu autorisée (par l’Occident) de forger l’opinion des étrangers sur un pays de 1,4 milliards d’habitants. Il est de notoriété publique que les librairies de Hong-Kong, particulièrement celles situées dans l’aéroport, ne proposent que de la propagande anti-chinoise. A cet égard, les chinois à l’intérieur de la Chine (République Populaire) ont accès à des publications bien plus variées et à des opinions bien plus divergentes sur leur pays que ceux qui habitent à l’extérieur et qui ne comptent que sur des sources en anglais (qui sont pratiquement toutes négatives et hostiles).

La Chine est patiente. Elle est même scandaleusement patiente. L’Occident ne tolérerait jamais de telles ingérences. Imaginez une Chine Communiste qui d’un seul coup, et ouvertement, soutiendrait un Parti Communiste aux États-Unis qui planifierait le renversement du système politique US. Aux États-Unis et en Europe, de centaines de personnes se retrouvent en prison pour bien moins que ça. Imaginez une Chine qui tenterait activement d’isoler les États-Unis, qui achèterait et corromprait les gouvernements du Canada et du Mexique. Ou qui installerait des missiles à têtes nucléaires à seulement une heure de vol de la capitale.

Il semblerait que les citoyens en Europe et en Amérique du Nord sont habitués à de telles injustices commises (par eux) envers n’importe quel pays au monde, mais qu’ils se mettraient à hurler au meurtre s’ils en étaient les victimes. La Chine semble consciente de cette pathologie mentale (Gustav Jung a écrit de nombreux essais sur ce sujet) qui régne en Occident – à savoir son incapacité de restreindre son désir de contrôler et de dominer le monde. A tous points de vue, la Chine est très patiente et compréhensive, du moins pour le moment. Elle comprend que l’Occident est incapable de contrôler son désir de domination globale. Mais il doit exister une limite. Toutes les tentatives visant à déstabiliser le pays se heurteront à la résistance déterminée du Dragon qui n’hésitera pas, si nécessaire, à défendre son peuple et son territoire.

Attribuer un Prix Nobel de la Paix (1,5 millions de dollars puisés des fonds de l’inventeur de la dynamite) à une figure de l’opposition chinoise est grotesque. Il y a des milliers de personnes qui résistent à la terreur occidental partout dans le monde. C’est eux qu’il faudrait récompenser en priorité. Ne hurlons pas « un cafard dans la cuisine du voisin » alors que nous vivons nous-mêmes dans une porcherie.

 André VLTCHEK. écrivain, metteur en scène et journaliste. Auteur de plusieurs livres (romans et essais). Son dernier roman, « Point de non retour » vient d’être traduit en français.

Traduction VD pour le Grand Soir, 17 octobre 2010.

Source : elcorreo

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 07:19

 

Noam Chomsky à la UNAM 2010 Affiche-1

23 Septembre 2010 - Le Traité de Libre Commerce (TLC) avec les Etats-Unis et le Canada affecte davantage le Mexique que ne le fit la colonisation espagnole, a assuré ce mardi le linguiste et philosophe Américain Noam Chomsky, qui a ajouté que c'est une des raisons pour laquelle des centaines de travailleurs fuient le pays.

 

Dans cet esprit, il s'est prononcé contre la stratégie de Washington en en condamnant les effets négatifs, comme le chômage, la mauvaise répartition des revenus et le mécontentement social qu'engendre sa relation au monde, a informé Venezolana de Television.

 

En donnant la conférence magistrale "Le futur en construction. La politique extérieure actuelle des Etats-Unis." au Centre Culturel Universitaire de la UNAM, il a appelé à donner un sens nouveau au concept de prospérité. qui aille bien au delà des indicateurs chiffrés et financiers, tels que les produits de base ou les combustibles que consomment les humains.

 

"Ces questions ne peuvent être éludées pendant trop longtemps si nous avons à attendre une [forme de] survie de l'espèce [humaine]" a pointé le linguiste, qui recevra ce mercredi, avec 15 autres personnalités, la distinction de Docteur Honoris Causa de la UNAM, pour marquer le centenaire de la naissance de cette maison consacrée aux études.

 

Chomsky a mis l'accent sur le fait que l'humanité est face à deux problèmes d'avenir si écrasants qu'aucun point de vue ne peut les ignorer, qui sont la destruction de l'environnement qui s'approche et la guerre nucléaire qui obscurcit le ciel depuis 1945 et pour laquelle il n'y a pas de solution en vue.

 

Echec

Il a souligné qu'il a eu deux conférences internationales importantes qui ont tenté d'aborder ces problèmes, l'une à Copenhague au Danemark sur l'environnement , qui fut un échec, et l'autre sur la prolifération nucléaire en mai de cette année, qui n'a pas réussi à avancer.

 

En outre, il a mentionné que la question se pose, au niveau des relations internationales, de savoir quand et comment la Chine va, aux côtés de l'Inde, supplanter les Etats-Unis en tant que puissance dominante.

 

Cependant, il a fait remarquer qu'aussi bien l'Inde que la Chine ont eu à souffrir d'une grande inégalité et que nombre de leurs habitants sont très bas sur l'échelle du développement.

 

Ces questionnements on passé sous silence quelque chose que vous devez bien comprendre: les nations et les états, qui sont distincts en ce qui concerne la répartition interne du pouvoir, ne sont pas les acteurs uniques dans les relations internationales, ni mêmes les plus importants, car les acteurs principaux sont les secteurs qui dominent les économies nationales.

 

 

www.aporrea.org/tiburon/n166131.html

 

Video de la conférence (traduction simultanée en espagnol):

http://www.casttv.com/video/3r9zft6/conferencia-de-noam-chomsky-en-la-unam-2010-2-de-5-video

 

Traduction : Alma

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 19:26

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Les américains les plus privilégiés sont chauffés à blanc contre la volonté d’Obama de ne pas reconduire les réductions d’impôts décidées par George Bush, considérées comme un droit acquis inaliénable. Aveuglés par la rage, certains n’hésitent plus à comparer l’impôt à l’invasion de la Pologne par les nazis, et l’on peut lire dans le magazine Fortune qu’Obama « le kényan » rêve d’une revanche anticolonialiste sur les USA. Tant d’excès pourrait prêter à sourire, écrit Krugman, à ceci près que grâce à l’influence qu’ils exercent sur le monde politique, il n’est pas impossible qu’ils parviennent à bloquer la mesure - avant de réclamer ensuite de nouveaux sacrifices pour les autres, au nom de l’indispensable austérité. ---Rappelons qu’en 2005, le revenu des 0,1% des américains les plus riches a atteint 10% du total, et celui du 1% représentait 21% de l’ensemble des revenus.

arton3062.jpgPaul Krugman, New York Times, 19 septembre 2010

L’Amérique est balayée par une vague de colère. Certes, cette colère chauffée à blanc reste un phénomène minoritaire et ne concerne pas la majorité de nos concitoyens. Mais la minorité en colère est vraiment en colère, et ceux qui en font partie considèrent qu’on leur enlève ce à quoi ils ont droit. Et crient vengeance.

Non, je ne parle pas des « Tea Parties ». Je parle des riches.

Cette période est terrible pour beaucoup de gens dans ce pays. La pauvreté, en particulier l’extrême pauvreté, a fait un bond durant la récession ; des millions de personnes ont perdu leur logement. Les jeunes ne parviennent pas à trouver un emploi ; les cinquantenaires qui ont été licenciés craignent de ne plus jamais retravailler.

Malgré cela, ces manifestations de colère - cette forme de rage qui amène à comparer le président Obama à Hitler, ou à l’accuser de trahison - on ne la trouve pas chez les Américains qui endurent ces souffrances. Mais on la rencontre chez ceux qui sont les plus privilégiés, qui n’ont pas à s’inquiéter de perdre leurs emplois, leurs maisons ou leur assurance maladie, mais qui sont outrés, indignés, à l’idée de devoir payer des impôts légèrement plus élevés.

Cette rage des riches monte depuis que M. Obama est entré en fonction. Elle est tout d’abord restée confinée à Wall Street. Lorsque le New York Times a publié un article intitulé « La plainte des 1% », cela concernait les financiers dont les entreprises avaient été renflouées avec l’argent des contribuables, et qui étaient rendus furieux par la proposition que le prix à payer pour cette opération de sauvetage doive inclure une limitation temporaire des bonus. Lorsque le milliardaire Stephen Schwarzman a comparé une proposition d’Obama à l’invasion de la Pologne par les nazis, la mesure en question prévoyait de supprimer une niche fiscale qui bénéficie en particulier aux gestionnaires de fonds comme lui.

Aujourd’hui, alors qu’il s’agit de décider du sort des baisses d’impôt mises en place par Bush - les taux d’imposition des plus riches reviendront-ils aux niveaux de l’ère Clinton ? -, la colère des riches s’est amplifiée. Et à certains égards, elle a changé de nature.

D’une part, cette folie furieuse a gagné le débat public. C’est une chose lorsqu’un milliardaire s’épanche durant un diner. C’en est un autre lorsque le magazine Forbes met en une un article affirmant que le président des États-Unis tente délibérément de mettre à bas l’Amérique au nom d’un programme « anticolonialiste » venu du Kenya, et que « les États-Unis sont dirigés selon les rêves d’un membre de la tribu Luo durant les années 1950 ». Lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts des riches, il semble que les règles normales du dialogue civilisé (et rationnel) ne soient plus applicables.

Dans le même temps, parmi les privilégiés, l’apitoiement sur soi est devenu acceptable, voire même à la mode.

Les défenseurs des réductions d’impôt prétendaient habituellement être principalement préoccupés par la volonté d’aider les ménages américains moyens. Même les allégements fiscaux pour les riches étaient justifiés en termes de retombées économiques, en affirmant que grâce aux réductions des impôts au sommet, l’économie serait plus forte, au bénéfice de tous.

Mais aujourd’hui, ceux qui réclament des baisses d’impôts ne tentent même pas de défendre cette thèse du « ruissellement vers le bas » de la prospérité. Les républicains soutiennent que l’augmentation des impôts pour les plus riches nuirait aux petites entreprises, mais ils ne donnent pas le sentiment d’y croire vraiment. Par contre, on entend couramment nier de façon véhémente que ceux qui gagnent 400 ou 500.000 dollars par an soient riches. On nous dit : regardez les dépenses des ménages dans cette tranche de revenu - les impôts fonciers qu’ils doivent payer sur leurs maisons luxueuses, le prix payé pour envoyer leurs enfants dans des écoles privées d’élite, et ainsi de suite. Tout ce qui fait qu’ils parviennent à peine à joindre les deux bouts.

Parmi ceux qui sont indéniablement les plus riches, on voit émerger un état d’esprit combatif pour la défense de leurs droits acquis : c’est leur argent, et ils ont le droit de le garder. « Les impôts sont le prix à payer pour une société civilisée », jugeait Oliver Wendell Holmes - mais c’était il y a fort longtemps [1]

Le spectacle donné par les Américains fortunés - les plus privilégiés sur cette planète -, se laissant complaisamment aller à l’apitoiement sur soi, pourrait paraître drôle, à ceci près : ils pourraient fort bien parvenir à leurs fins. Peu importe la facture de 700 milliards de dollars requise pour prolonger ces avantages fiscaux haut de gamme [2] : pratiquement tous les républicains et quelques démocrates se précipitent au secours de ces riches opprimés.

Voyez-vous, les riches sont différents de vous et moi : ils ont plus d’influence. C’est en partie dû à leurs contributions aux campagnes électorales, mais cela résulte aussi de la pression sociale qu’ils peuvent exercent sur les politiques. Ces derniers passent beaucoup de temps avec les riches. Et lorsque les riches sont menacés de payer un supplément d’impôt de 3 ou 4 pour cent sur leur revenu, les politiques compatissent, de façon bien plus aiguë, à l’évidence, que lorsqu’ils sont confrontés à la douleur des familles qui perdent leurs emplois, leurs maisons, et leurs espoirs.

Et lorsque ce débat sur les impôts sera clos, d’une façon ou d’une autre, on peut être assuré que ceux qui défendent aujourd’hui les revenus de l’élite reviendront à la charge et exigeront des réductions de dépense sur les retraites et les allocations chômage. L’Amérique doit faire des choix difficiles, diront- ils ; nous devons tous accepter de faire des sacrifices.

Mais lorsqu’ils disent « nous », cela signifie « vous ». Ce sacrifice ne concerne que les petits.

Sur le web :

Larry Bartel - Unequal Democracy : The Political Economy of the New Gilded Age

Unequal Democracy debunks many myths about politics in contemporary America, using the widening gap between the rich and the poor to shed disturbing light on the workings of American democracy. Larry Bartels shows that increasing inequality is not simply the result of economic forces, but the product of broad-reaching policy choices in a political system dominated by partisan ideologies and the interests of the wealthy.

Extrait :

the share of total income going to people at the level of Dahl’s “economic notables”-the top 0.1% of income- earners-has more than tripled, from 3.2% in the late 1950s to 10.9% in 2005. The share going to the top 1% of income- earners-a much broader but still very affluent group-more than doubled over the same period, from 10.2% to 21.8%

Lire :

Introduction et premier chapitre (Doc)

Via Google Books


Publication originale New York Times, traduction Contre Info


[1] Juge de Cour Suprême, . Wendell Holmes Jr a légué une partie de son patrimoine à l’Etat.

[2] La facture de 700 milliards correspond à une prorogation des allègements durant dix ans - ndlr

Source : contreInfo

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 19:23

arton3060.jpgLa FAO et le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) estiment qu’en dépit de l’amélioration récente et attendue qui a permis de retomber sous le cap du milliard, le nombre d’affamés dans le monde demeure inacceptable.

FAO, 14 septembre 2010

D’après les nouvelles estimations, 925 millions de personnes continueront à souffrir de faim chronique cette année, soit un recul de 98 millions par rapport au 1,023 milliard de 2009.

"Toutefois, avec la mort d’un enfant toutes les 6 secondes pour des problèmes liés à la malnutrition, la faim reste la plus grande tragédie et le plus grand scandale au monde", affirme le Directeur général de la FAO, Jacques Diouf. "C’est absolument inadmissible".

Avec ces niveaux élevés de faim dans le monde, il est extrêmement difficile d’atteindre non seulement le premier Objectif du Millénaire pour le développement (OMD) mais également tous les autres, avertit M. Diouf.

"La réalisation des objectifs de réduction de la faim convenus par la communauté internationale est gravement menacée", ajoute-t-il, faisant remarquer que les récentes hausses des prix alimentaires, si elles persistent, pourraient entraver les efforts de réduction de la faim.

"Des mesures vigoureuses prises d’urgence par les nations et le monde entier se sont avérées efficaces pour stopper l’escalade des chiffres de la faim", indique le Directrice exécutive du PAM, Mme Josette Sheeran. "Mais ce n’est pas le moment de baisser la garde. Nous devons maintenir l’élan pour garantir la stabilité et protéger la vie et la dignité de l’homme".

Rapport phare

Les nouveaux chiffres de la faim figurent dans le rapport phare, L’Etat de l’insécurité alimentaire dans le monde (SOFI) qui paraîtra sous l’égide de la FAO et du PAM en octobre. Ils sont publiés à la veille du Sommet de New York convoqué du 20 au 22 septembre pour accélérer les progrès vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, le premier étant d’éliminer la pauvreté et la faim.

En mai dernier, M. Diouf a lancé la campagne 1billionhungry visant à inciter les dirigeants mondiaux à prendre d’urgence des mesures énergiques pour éliminer la faim. Plus d’un demi-million de personnes ont déjà signé la pétition en ligne exhortant les politiques à mettre la réduction de la faim au premier plan de leurs priorités. Un million de personnes devrait l’avoir signée d’ici la fin de l’année.

Yukiko Omura, Vice- Présidente du FIDA, déclare : "Les affamés du monde ne sont pas de simples nombres. Ce sont des individus, des femmes et des hommes affligés par la pauvreté, qui luttent pour élever leurs enfants et leur offrir une vie meilleure ; ce sont des jeunes qui s’efforcent de se bâtir un avenir. Il est paradoxal que la majorité d’entre eux vivent dans les zones rurales des pays en développement. Plus de 70 pour cent des personnes les plus démunies - survivant avec moins d’un dollar par jour - vivent dans les zones rurales. Cela représente un milliard d’êtres humains, dont quatre sur cinq pratiquent l’agriculture sous une forme ou une autre".

Croissance économique, baisse des prix

La baisse du chiffre de la faim dans le monde en 2010 s’explique en grande partie par la reprise économique attendue cette année - en particulier dans les pays en développement - et par le recul des prix alimentaires depuis mi-2008. Leur récente augmentation, si elle persiste, entravera les efforts de réduction de la faim.

Sur les huit Objectifs du Millénaire pour le développement convenus par l’ONU en 2000, l’OMD1 s’engageait à réduire de moitié le pourcentage d’affamés de 20 à 10 pour cent d’ici 2015. Mais à cinq ans de la date butoir, ce pourcentage est toujours de 16 pour cent.

En 1996, un Sommet mondial de l’alimentation avait fixé pour la première fois l’objectif quantitatif de réduire le nombre d’affamés d’environ 800 millions en 1990-92 à quelque 400 millions en 2015. Pour atteindre ce but, il faudrait faire baisser ce nombre de plus de 500 millions au cours des cinq prochaines années.

Un problème structurel

Le fait que le nombre de personnes sous-alimentées continue à augmenter même en période de forte croissance et de prix relativement bas indique que la faim est un problème structurel, souligne la FAO. Il est par conséquent manifeste que la croissance économique, bien qu’essentielle, ne suffira pas à éliminer la faim dans des délais acceptables, ajoute la FAO. « Cependant, on constate nombre de réussites en Afrique, en Asie et en Amérique latine, réussites qu’il faut encourager et étendre », souligne M. Diouf.

A l’échelle mondiale, en 2010 la faim a marqué un déclin de 9,6 pour cent par rapport à 2009. Cette réduction est essentiellement le fait de l’Asie qui affiche une baisse des personnes sous-alimentées de 80 millions cette année. En Afrique subsaharienne, la baisse est nettement moins importante - quelque 12 millions - et une personne sur trois continuerait à souffrir de la faim.

Principales conclusions

  Sept pays - Bangladesh, Chine, République démocratique du Congo, Ethiopie, Inde, Indonésie et Pakistan - regroupent les deux tiers des affamés de la planète.

  La région déplorant le plus grand nombre de personnes sous-alimentées reste l’Asie et le Pacifique avec 578 millions.

  C’est en Afrique subsaharienne que le pourcentage de personnes sous-alimentées demeure le plus élevé avec 239 millions de personnes en 2010, soit 30 pour cent.

  Les progrès varient considérablement d’un pays à l’autre. En 2005-2007 (la période la plus récente pour laquelle on dispose de données complètes), en Afrique subsaharienne, le Congo, le Ghana, le Mali et le Nigéria avaient déjà atteint l’OMD 1, alors que l’Ethiopie et d’autres n’en sont pas loin. Cependant, en République démocratique du Congo, le pourcentage d’affamés grimpait à 69 pour cent.

  En Asie, l’Arménie, le Myanmar et le Viet Nam ont déjà atteint l’OMD 1, alors que la Chine s’en approche.

  En Amérique latine et aux Caraïbes, le Guyana, la Jamaïque et le Nicaragua onnt atteint l’OMD 1 alors que le Brésil s’apprête à le faire.


Publication originale FAO

Illustration : distribution d’aide alimentaire au Bengladesh

Source  : contreInfo

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