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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 09:25
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Emrah KAYNAK

Saisi à travers la sphère idéologique bourgeoise, le communisme se confond avec une doctrine de renoncement et un égalitarisme grossier. Le socialiste passe pour un être primitif dépourvu de tout sens gustatif ou esthétique. Le communisme prend, selon cette interprétation triviale, la forme d’un principe de contrainte absolu menant à la standardisation des esprits alors que le capitalisme est présenté comme un principe de jouissance infini.

L’argent, dans la société capitaliste, est la mesure de toutes choses devant lequel tous les hommes s’inclinent, ceux qui en manquent comme ceux qui en abondent. L’argent, principe de puissance, est devenu sa propre norme.

Le renoncement est le substrat du capitalisme et non du socialisme comme l’écrit Karl Marx dans ses Manuscrits de 1844 : « le renoncement à soi-même, le renoncement à la vie et à tous les besoins humains est sa thèse principale. Moins tu manges, tu bois, tu achètes des livres, moins tu vas au théâtre, au bal, au cabaret, moins tu penses, tu aimes, tu fais de la théorie, moins tu chantes, tu parles, tu fais de l’escrime, etc., plus tu épargnes, plus tu augmentes ton trésor que ne mangeront ni les mites ni la poussière, ton capital. Moins tu es, moins tu manifestes ta vie, plus tu possèdes, plus ta vie aliénée grandit, plus tu accumules de ton être aliéné. Tout ce que l’économiste te prend de vie et d’humanité, il te le remplace en argent et en richesse et tout ce que tu ne peux pas, ton argent le peut : il peut manger, boire, aller au bal, au théâtre ; il connaît l’art, l’érudition, les curiosités historiques, la puissance politique ; il peut voyager ; il peut t’attribuer tout cela ; il peut acheter tout cela ; il est la vraie capacité. Mais lui qui est tout cela, il n’a d’autre possibilité que de se créer lui-même, de s’acheter lui-même, car tout le reste est son valet et si je possède l’homme, je possède aussi le valet et je n’ai pas besoin de son valet. Toutes les passions et toute activité doivent donc sombrer dans la soif de richesse. L’ouvrier doit avoir juste assez pour vouloir vivre et ne doit vouloir vivre que pour posséder ».

L’ouvrier est asservi par la force des choses à ce culte de l’argent et de la possession. C’est le capitalisme qui en a fait ce qu’il est aujourd’hui. Le marxisme n’absolutise en rien cette tragique condition et il souhaite encore moins la généraliser en tant que norme universelle. Au contraire, cette condition, perçue par Marx comme la négation même de la condition humaine, ne pourra être dépassée que par une révolution sociale qui supprimera le paradigme salariat-patronat, prolétariat-bourgeoisie.

Le communisme se distingue tout autant de l’indéterminisme et de la fuite dans l’intériorité du stoïcisme que de la libération transcendante et abstraite du judéo-christianisme qui exclut les plaisirs prosaïques et érige la pauvreté en idéal. La pensée religieuse accorde à la souffrance et au dénuement une vertu salvatrice.

Friedrich Nietzsche, dans Généalogie de la morale, critiquait vigoureusement la posture ascétique comme principe contraire à la vie. Il ne s’agit pas de s’abstraire de la réalité par la force de l’imagination mais de s’y projeter corps et âme pour la transformer, pour devenir partie prenante de sa propre existence.

La servitude consumériste est l’aliénation du sujet aux choses c’est-à-dire le fait d’accorder aux objets des puissances magiques, de les personnifier : la possession de tel produit vous rendra heureux, plus libre, plus intelligent, respecté ; telle marque vous correspond parfaitement,…

Le caractère bourgeois d’un produit ou d’une activité est attaché plus à son sens social qu’à son essence. Dépossédé de cette valeur distinctive ou élitiste, celui-ci perd pour la bourgeoisie son attrait. La chasse (ou l’équitation) n’est pas en soi un passe-temps bourgeois mais elle en prend la forme dans un contexte défini.

La quête ininterrompue de plaisirs immédiats, consumés dans l’acte de consommation même, ne peut que déchoir en un hédonisme nihiliste. Un désir assouvi cède ipso facto sa place à un désir inassouvi.

L’égoïsme, la fièvre acquisitive, et l’individualisme acharné ont une base matérielle ; ils sont le reflet des conditions concrètes d’une matrice économico-culturelle qui prescrit, au bénéfice de sa propre rationalité, des conduites de consommation préfigurées.

Un homme est libre s’il est souverain de ses choix non pas dans leur détermination libre mais dans la compréhension de leurs causes efficientes. Une passion cesse d’être une passion sitôt qu’elle devient intelligible et transparente. Pour être à proprement parler libre, il ne s’agit pas de faire ce qu’on veut mais de gouverner sa volonté.

Pour le communiste, l’existence ne se réduit pas à l’addition de plaisirs disloqués. Les besoins et les plaisirs sont modulés par un principe d’unité et de continuité : la manifestation croissante des virtualités humaines, l’expansion des forces vitales, que seule l’émancipation collective potentialise. Marx n’a cessé de mettre l’émancipation individuelle au cœur de son projet, au point qu’il le concevait comme une association où "le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous". Autrement dit, le Je et le Nous s’engendrent dans une union dialectique. L’être s’engage dans un mouvement fédératif avec tout le dynamisme de sa subjectivité, sans renoncer à ce qui le caractérise. Le dirigisme étatique, la subordination de la créativité, la coercition intellectuelle sont donc absolument étrangers au projet marxiste.

Les valeurs éthiques du socialisme -la solidarité, le désintéressement, l’engagement, etc.- constituent la voie d’accès à une société fondée sur de nouvelles relations humaines. La vertu du prolétariat ne réside pas dans sa condition miséreuse et dans son impuissance présumée mais dans la prise de conscience collective de son dessein historique. Le prolétariat est une classe condamnée à s’émanciper par ses seules forces.

Le socialisme est l’affirmation exaltante de la vie, affirmation déconstructrice et créatrice. Il revient à l’homme de se définir et de définir un horizon de sens en construisant son avenir. De tous les biens, notre destin est certainement la chose la plus importante à s’approprier.

Emrah Kaynak

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http://www.legrandsoir.info/Ce-que-l-ethique-communiste-n-est-pas.html
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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 09:02

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2015 s’approche et un constat s’impose. Les objectifs de réduction de la pauvreté fixés en 2000 à l’ONU ne seront pas atteints. Derrière de généreuses promesses, on ne peut que faire état d’un manque certain de volonté politique et d’une approche biaisée.

A l’approche de l’ année fatidique de 2015, nous voilà confrontés à une presqu’évidence : les Objectifs du millénaire (OMD) ne seront pas atteints. Si rien ne change, près d’un milliard et demi d’individus continueront à vivre dans la misère. Constat amer ou constat d’un échec annoncé ? Dès leur adoption en 2000, plusieurs experts – y compris de la Banque mondiale   – déclaraient déjà qu’ils ne seraient pas réalisés. On les disait « trop ambitieux ». Comme si le monde, qui a connu depuis 1990 – année de référence pour les OMD - une hausse des richesses produites de 250 % n’était pas en mesure d’améliorer le sort de ses défavorisés. Peut-être le temps est-il venu de faire une analyse sérieuse des raisons de l’échec de cette lutte contre la pauvreté annoncée en grande pompe dès 1990 ?

Un programme ambitieux ?

Constatons tout d’abord que réduire la pauvreté extrême – celle qui tue – en l’espace de 25 ans, ne peut guère être qualifié de programme ambitieux, surtout quand on ne prétend en sortir qu’une moitié de ceux qui en souffrent. Si un quart de siècle, pendant lequel les richesses se sont accumulées à une vitesse inouïe, ne suffit pas à sortir de la misère 20 % de la population mondiale, des questions peuvent être posées sur l’efficacité de notre système économique et politique.

De plus, des doutes sur leur faisabilité étaient permis au vu de la double stratégie mise en place : d’une part, une stratégie contraignante des organisations de Bretton Woods (Fonds monétaire international et Banque mondiale) avec les « Documents stratégiques de réduction de la pauvreté » (DRSP) [1] et, d’autre part, une stratégie volontariste mais non contraignante avec les OMD. Jusqu’à ce jour, rares sont les DSRP qui ont véritablement intégré les OMD et qui vont au-delà d’un programme de réformes politiques et macro-économiques.

Les pauvres ne sont jamais la finalité de la lutte contre la pauvreté

Mentionnons encore la faiblesse de l’aide au développement et sans aucun doute aussi le manque de volonté politique, au Nord comme au Sud, pour véritablement éradiquer la pauvreté.

Depuis 1990, les analyses académiques sur la pauvreté se sont multipliées. Une véritable industrie s’est développée, glosant sur les définitions, les mesures et les ciblages, confirmant ainsi les constats historiques et philosophiques sur le caractère politique de toute lutte contre la pauvreté. Comme le soutient le père de la sociologie de la pauvreté, Georg Simmel, les pauvres ne sont jamais la finalité de la lutte contre la pauvreté. C’est toujours la recherche d’une légitimité politique, l’imposition de réformes économiques ou l’affaiblissement de certaines forces sociales qui prennent le pas sur l’objectif légitime d’éradiquer la pauvreté.

Tout ceci n’invalide en rien les efforts louables des milliers de personnes, au Nord comme au Sud, qui ont travaillé à réaliser ce rêve lointain et à aider les communautés et les individus à s’émanciper et à développer leurs moyens de subsistance. Toutefois, si ces efforts doivent être couronnés de succès, une analyse plus approfondie s’impose pour éviter les échecs à l’avenir.

Pourquoi les OMD ne peuvent-ils être atteints ?

D’abord, il convient de souligner une fois de plus que la lutte contre la pauvreté n’est pas synonyme de développement. Aussi critique que l’on puisse être, aujourd’hui, à l’égard des rêves de développement industriel et d’un passé de coopération en faveur des intérêts des donateurs, le « développement » tel que défini par l’ONU à partir des années 60 sous l’influence de la majorité des nouveaux pays indépendants et de l’Amérique latine, visait à une diversification et une modernisation économique, à l’auto-détermination et à l’émancipation collective. En matière sociale, l’objectif était le développement d’un Etat social inspiré par le modèle occidental, avec un respect de tous les droits humains et des systèmes de redistribution des revenus et de solidarité. Ces principes restent aujourd’hui tout à fait valables, même si la crise écologique actuelle nous oblige à redéfinir certains concepts.

Or, dans des pays où le taux de pauvreté est supérieur à 50 %, voire avoisine les 80 ou même 90 %, comme c’est le cas en Afrique, il est évident qu’un développement des activités économiques et de la capacité de production, ainsi que celui des infrastructures, devra précéder une réduction de la pauvreté. En d’autres mots, celle-ci ne peut être que le résultat d’un processus de développement économique et social réussi. Jamais elle ne peut le remplacer ! Pour que les politiques de réduction de la pauvreté puissent avoir du succès, il faudra donc renverser les priorités et commencer par le développement régional ou national. L’ONU l’a compris et demande aujourd’hui des plans de développement nationaux. C’est dans le cadre de tels plans que la pauvreté peut être durablement réduite.

Ensuite, les OMD ne sont qu’un reflet très faible des multiples plans d’action adoptés lors des différentes conférences mondiales de l’ONU dans les années 90 sur l’environnement, la population, les droits humains, les femmes, le développement social, l’habitat, l’alimentation … Le Secrétaire général de l’ONU de l’époque, Kofi Annan, l’avait bien compris en déplorant le caractère très partiel des OMD. C’est pourquoi, depuis quelques années, les Nations Unies parlent des « OMD » mais aussi des « Objectifs du développement internationalement acceptés » (IADGs , sigles en anglais). L’abandon des plans d’action est particulièrement grave dans le cas de la Conférence sur le développement social de 1995. Celle-ci parlait notamment de la pauvreté, de l’emploi et de l’intégration sociale et, bien qu’imprégnée par le néolibéralisme de l’époque, permettait des politiques bien plus ambitieuses que celles des OMD. Les multiples conférences mondiales onusiennes ont été organisées après la fin de la Guerre froide et étaient censées revitaliser la coopération au développement, libérée des contraintes idéologiques. Mis en œuvres, ces plans d’action auraient permis un développement économique et social durable de l’ensemble de la planète, dont la réduction de la pauvreté aurait été la conséquence. Cela n’a pas été le cas.

La lutte contre la pauvreté n’est pas synonyme de développement

Enfin, des questions peuvent être posées sur le choix de la priorité d’une réduction de la pauvreté. En effet, réduire la pauvreté tout en ignorant les inégalités est un choix typiquement néolibéral. La pauvreté extrême devient une violation du droit civil à la vie. La philosophie libérale oblige à respecter ce droit humain mais permet d’ignorer les droits économiques et sociaux. Il est tout à fait possible de réduire la pauvreté pendant que les inégalités augmentent, ce qui se passe en ce moment. Or, plusieurs arguments objectifs plaident pour une réduction des inégalités : le sentiment d’injustice sociale, la stabilité politique, le besoin de frontières pour limiter les migrations et l’asymétrie des relations de pouvoir. De plus, comme la Banque mondiale le constate elle-même, les inégalités importantes freinent la croissance et empêchent que celle-ci bénéficie aux pauvres. Cependant, ces constats n’ont toujours pas infléchi les politiques néolibérales.

Rêvons un instant. Imaginons que les OMD soient atteints en 2015. Vivrons-nous pour autant dans un monde plus juste ? Avec près d’un milliard de personnes extrêmement pauvres et souffrant de la faim ? Avec, en 2009, 10 millions de super-riches possédant 39.000 milliards de dollars en actifs financiers ?

D’autres politiques sont nécessaires

La crise économique et sociale d’aujourd’hui, les crises écologique et alimentaire montrent ce que le non-respect des OMD annoncent : les politiques actuelles prônées par les institutions de Bretton Woods, le G8   et le G20 ne correspondent pas aux besoins des peuples et certainement pas aux besoins des plus pauvres. Comme l’indique un des derniers rapports de l’ONU sur la pauvreté, d’autres priorités seront nécessaires si l’on veut réellement réduire, voire éradiquer la pauvreté. Celle-ci n’est pas un problème des pauvres mais de l’ensemble des sociétés qui ont besoin d’une redistribution des revenus et d’une réduction des inégalités. Les réponses devront être cherchées du côté d’un rétablissement de l’autonomie politique des pays pauvres  , d’une fiscalité mondiale et d’un changement de cap des politiques économiques.

Notes

[1] Les Documents stratégiques de réduction de la pauvreté, ou DRSP, sont des documents que les pays pauvres sont obligés d’introduire auprès du FMI et de la Banque mondiale afin de recevoir une réduction de leur dette

URL : http://www.cncd.be/spip.php?article1106#nh1

 

Source : CADTM

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 00:10

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Après d’intenses débats, l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies a déclaré par une large majorité, l’accès au service d’eau potable comme un droit humain élémentaire. Un pas important a été fait pour garantir la santé et la vie de millions de personnes, actuellement en danger à cause du manque d’équité dans la distribution de ce liquide vital.

Notre planète possède 1,4 millions de kilomètres cubes d’eau dont plus de 97% est salée. Près des trois quarts restants sont enfermés dans les pôles et les glaciers ou sont des eaux souterraines, de telle sorte que la disponibilité pour la consommation humaine est à peine de 0,001% du total.

Cette quantité serait cependant, suffisante pour satisfaire les besoins d’une population de jusqu’à 20 milliards de personnes. Alors, comment est-il possible qu’un milliard 700 millions d’habitants soient dépourvus de l’accès à cette ressource dans de bonnes conditions ?
Il y a une relation intrinsèque entre la pauvreté et le manque d’accès au liquide vital. L’OMS, l’Organisation Mondiale de la Santé, est d’avis qu’approvisionner chaque personne, entre 200 et 250 litres par jour, considérés le minimum indispensable pour la consommation, l’hygiène et la préparation d’aliments, coûte, dans les villes, quelque 150 dollars par habitant et 50 à la campagne.

Pour de nombreux pays, ces chiffres sont inaccessibles, soit parce qu’ils ne les ont pas, ou parce qu’il existe une distribution inadéquate des ressources, ce qui accentue encore plus la vie précaire des secteurs sociaux exclus ou marginaux.

Il faut signaler, d’autre part, que le manque absolu d’eau, un phénomène très étendu ces derniers temps à cause de la consommation irrationnelle dans les pays industrialisés, est aussi dangereux que l’existence d’eaux ayant des niveaux élevés de contamination.

L’ONU indique qu’alors qu’en 1996, 26 pays avaient des problèmes d’accès à l’eau, le nombre est estimé à 41 en 2020. Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement calcule qu’en 2027, environ un tiers des habitants du monde seront affectés par le manque d’eau.

Mais si l’eau est contaminée, les conséquences peuvent être encore plus catastrophiques. Actuellement presque 80% de toutes les maladies et plus d’un tiers des décès dans les pays pauvres ont une relation avec la consommation d’eau contaminée par des bactéries, des déchets organiques, industriels ou chimiques.

L’OMS estime que la morbidité et la mortalité dérivées des maladies les plus graves associées à l’eau se réduiraient entre 20 et 80% si suffisamment de ressources étaient investies pour garantir sa potabilisation et des systèmes de canalisation adéquats.

Les ressources hydriques sont les plus abondantes au monde, mais la quantité d’eau douce et potable est infime et diminue constamment, à un rythme aussi rapide, que nombreux sont ceux qui estiment que les conflits armés dans un avenir prochain auront pour objectif de s’en approprier les principales sources.

Il est juste et plausible donc, que l’ONU ait déclaré son accès comme un droit humain élémentaire. Il faut signaler cependant que bien que personne n’ait voté contre, 41 pays se sont abstenus, dont les Etats-Unis, le Royaume- Uni et le Canada, qui sont justement parmi les plus grands consommateurs.

« L’eau que tu ne vas pas boire laisse-la courir », dit un proverbe populaire, mais prenons-en soin plutôt, car nombreux pourraient périr si elle n’arrive pas jusqu’à eux.

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 00:00

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Il passa près de huit ans,
Avec elle, fort à l’aise ;
Il eut jusqu’à huit enfants :
C’était la moitié de seize.

Lapalissade

Après plus de 15 ans de débats, l’Assemblée générale de l’ONU a reconnu mercredi l’accès à une eau de qualité et à des installations sanitaires comme un droit humain.

Radio-Canada


Le corps humain serait constitué d’environ 70% d’eau. Les dirigeants de l’ONU doivent avoir de l’antigel dans les veines.

15 ans.

La réunionite est la maladie du siècle. Les attablés se gavent de Naya, de paperasses, et griffonnent des zidées. Et tous les petits fonctionnaires adorent les réunions. Ça fait grand… Important.

C’est un jour historique pour le monde, un grand pas dans la bonne direction.

— Maude Barlow, présidente nationale du Conseil des Canadiens et militante pour les droits liés à l’eau

S’il y avait des GPS pour le cerveau, ça dépannerait ces oiseaux qui ont perdu le Nord. « Un pas dans la bonne direction… »

J’espère qu’ils n’ont pas manqué de Naya pour faire ce pas…

À cette vitesse, en 2045, on proclamera que manger est un droit humain.

Pour les crevettes de Matane, il faudra attendre jusqu’en 4022. Encore sur papier…

Canada et États-Unis

Ils se sont abstenus…

En votant ainsi, on se garde le droit de commercialiser l’eau, dont le Canada posséderait le quart des réserves… De l’or translucide pour le futur.

Dune, de Frank Herbert

Voilà qui me rame à un roman de Science-fiction : Dune.

Dans un monde raréfié d’au on utilise des Distilles pour survivre.

Le distille recouvre la totalité du corps, mis à part une partie du visage. Des systèmes dans les talons permettent d’activer des pompes lors de la marche. Ainsi, l’haleine, la transpiration et les excréments humains sont récupérés, traités et recyclés et l’eau est acheminée vers des poches où des tubes permettent de s’abreuver. En portant un distille bien ajusté, un être humain est censé pouvoir survivre en ne perdant qu’un dé à coudre d’eau par jour dans le désert profond.(…)

Néanmoins, un bon distille est relativement couteux et rare, puisque seuls les Fremen fabriquent des distilles de qualité. Celles disponibles sur les marchés urbains ne sont que de pâles copies, bien moins efficaces. Distilles

Tant qu’à se livrer à la SF, aussi bien continuer. Qui sait si dans 10 ans si l’eau ne sera pas géré (sic) par une société d’État et livrée par des stations d’eau similaires à celles du Pétrole?

British Pétreaulethomme!

Belle compagnie!

On va se faire forer pas à peu près!

Déjà qu’on l’est…

Tony Spaghetti

Le grand avantage du crime organisé c’est celui des réunions qui ne se font pas à l’eau embouteillée Naya, mais au cognac, au champagne, et aux restes de marchandises non vendues.  Ça vous brasse un cerveau. En plus, ils ne sont pas payés pour travailler à niaiser, ils travaillent pour être payés.

Nous voilà dans un scénario dantesque… Après s’être livré à du trafic de marchandises illicites, – des besoins très secondaires – il se pourrait alors que l’on assiste à un marché souterrain de besoins primaires.

L’eau.

Hollywood s’en mêlera.

Des compagnies naîtrons : Pélad’eau.

Après que les fifilles d’Hollywood – qui touchent entre 5$ et 10$ millions par an pour afficher  leur visage sur des bouteilles de crèmes de beauté, de parfums, de colorants pour cheveux,  on pourra les voir sur des bouteilles d’eau.

Brad Pitt deviendra Brad Pit…

Good! Il fait de l’argent comme de l’eau…

Et quand vous visiterez New-York, le type n’ouvrira pas son manteau pour vous afficher des montres. Non, des bouteilles d’eau…

Les réussites de l’ONU

Pétrole contre nourriture est le nom d’un programme visant à satisfaire les besoins humanitaires du peuple irakien après la guerre du Koweït (aussi appelée deuxième guerre du Golfe, la première étant la guerre Iran-Irak). Il est mis en place pour réduire les souffrances prolongées du peuple irakien dues aux sanctions économiques mises en place par l’ONU suite à l’invasion du Koweït par l’Irak en août 1990. Selon certaines estimations, 1,5 millions d’Irakiens auraient péri par manque de nourriture ou de médicaments durant l’embargo international . Hans van Sponeck affirmait alors que les sanctions internationales causaient la mort de 150 enfants par jour.

Temporaire à l’origine, il permet à l’Irak de vendre son pétrole et d’acheter en échange de la nourriture, des médicaments et de nombreux services, cela sous la supervision de l’ONU. Il est interrompu suite à l’intervention militaire des États-Unis et de leurs alliés en 2003.

Conçu comme une « mesure temporaire destinée à couvrir les besoins humanitaires du peuple irakien », le programme « Pétrole contre nourriture » fonctionne de 1996 à 2003, brassant en tout 64 milliards de dollars.

Ce système s’accompagne d’un important réseau de corruption, conçu par le régime irakien comme un réseau d’influence international. Il s’étend en France, en Russie, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Italie, en Australie, en Inde, et au sein même des rouages de l’ONU, la femme de Boutrous Ghali, le fils de Kofi Annan. Pétrole contre nourriture

L’amputation du bouton à quatre trous

Si le « progrès » continue de nous effilocher, de nous dépiécer, nous allons finir en un « déprogrès » avec un bouton à un trou…

Quelqu’un de sensé peut-il nous expliquer comment on peut en arriver après 15 ans à un délire pareil et  à des coûts astronomiques?

Toute cette machinerie lourde pour aboutir  à une telle « conclusion »…

J’espère qu’un génie du M.I.T se penchera un jour sur la question et nous fera une équation démontrant que plus nous évoluons dans les domaines techniques – en même temps que noyés dans les hyper-organisations finalement stériles- plus nous croulons.

En littérature, on  le théâtre de l’absurde :

La particularité de Eugène Ionesco et Samuel Beckett est qu’ils ont exposé une philosophie dans un langage lui-même absurde qui réduit les personnages au rang de pantins, détruit entre eux toutes possibilités de communication, ôte toute cohérence à l’intrigue et toute logique aux propos tenus sur scène.

L’absurdité des situations, mais également la destructuration du langage lui-même ont fait de ce style théâtral un mouvement dramatique à part entière. Ce type de théâtre montre une existence dénuée de signification et met en scène la déraison du monde dans laquelle l’humanité se perd. Wiki

La Shoa de la paperasse

L’humanité se perd…

Aujourd’hui, j’ai regardé mes chats boire à volonté.

Vu la lenteur et le « bon sens » d’une organisation de ballonnés, l’ONU est un spectacle de montgolfières qui n’a même pas l’efficacité de faire vivre un chat.

***

  • 884 millions de personnes dans le monde n’ont pas accès à une eau potable de qualité
  • plus de 2,6 milliards ne disposent pas d’installations sanitaires de base
  • environ 2 millions de personnes, pour la plupart des jeunes enfants, meurent chaque année des suites de maladies causées par une eau impropre à la consommation et l’absence de sanitaires. Radio-Canada

15 ans de réunion, 2 millions d’enfants par année… : 30 millions.

Pour 2025, ma prévision est la suivante : le baptême au compte-gouttes. Et comme il n’y a pas de limite à la stupidité de nos têtes d’eau, chaque personne baptisée le sera au coût selon le nombre de lettres incluses dans son nom.

Je sais… Vous pensez  religion… Mais pour le rendement, on ira dans le civil, voyons!

Fini les Marc-André Lalande-Tardif.

Tous les pauvres auront le nom d’ O.

Alors, reviendra en première position le roman Histoire d’O .

Peut-être qu’on vous le donnera… Il fait transpirer.

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Source : La vie dure

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 13:16

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Dans cet article, "Pimps, Whores, and the Glitterati Who Game the Global Empire", paru dans Dissident Voice, le 10 août 2010, Gary Corseri explique, entre autres, que le peuple des Etats-Unis a été dépouillé de toute culture historique collective, comme les grandes luttes sociales, et qu'il n'a plus qu'une notion mythique du passé.

Il y a quelque chose qui cloche quelque part

Les proxos, les putes et les célébrités qui jouent l'empire mondial

Il y a peu de chances que Michelle ou Barack Obama aient lu ou se soient intéressés aux auteurs de pièces de théâtre américains Clifford Odets et William Saroyan. Les deux hommes étaient devenus très populaires pendant la Grande Dépression – l'arrière-grand-mère de la "Grande Récession" (que, franchement, je préfère appeler par son vrai nom: "la Grande Dépression II”). Puis, comme aujourd'hui, il a fallu du courage à certains artistes pour se faire connaître dans l'univers mielleux et prospère des chimères de l’Hollywood de Fred Astaire-Ginger Rogers, et pour annoncer que l’empereur et l’impératrice n’étaient plus vêtus que de leur vanité.
Peut-être était-ce plus facile à l’époque. Les Américains lisaient encore et ceux qui étaient informés et cultivés allaient voir des pièces caustiques en prise directe avec les réalités sociales. Il y avait un mouvement syndical et les hommes qui se rendaient dans les réunions militantes apprenaient à affiner leurs discours avec des mots clairs comme "patrons" et "travailleur". Les femmes lisaient à leurs enfants des contes de Hans Christian Andersen et leur enseignaient la frugalité et la compassion envers les moins fortunés qu'eux. Des poètes/poétesses comme Edna St. Vincent Millay étaient engagé-es dans la défense de Sacco et Vanzetti qui avaient été pris comme boucs-émissaires en tant qu’anarchistes.

Will Rogers

Un des hommes les plus populaires du pays était *Will Rogers, un humoriste qui faisait tourner un lasso au dessus de sa tête tout en disant ironiquement qu’il ne croyait qu’à ce qu’il lisait dans les journaux – et tout le monde comprenait qu’il ne croyait pas un seul mot de ce qu’il disait – et qu’il ne fallait pas qu’ils y croient non plus.
Plus personne ne sait se servir d'un lasso aujourd'hui; les Américains sont peut-être ceux qui sont le plus déconnectés de tout contexte culturel.
Il y a un mois environ, j’ai aperçu à la télé Maman Michelle sur une plage du Golfe du Mexique touché par la marée noire qui incitait ses compatriotes à descendre la rejoindre : Venez vous baigner! Mangez du gumbo (plat traditionnel de Louisiane, NDT)! Soutenez l’économie du pays !

(Ce cliché, unique, est celui du photographe officiel de la Maison Blanche, Pete Souza., NDCSL)1508_OBAMAGOLFE_inside.jpg


Quinze jours plus tard, la revoilà en robe de soirée décolletée – joli décolleté, First Lady! - jouant à se faire passer pour plus "cougar" que Naomi Campbell !
Et, puis, tiens ! On dirait qu’il y a un gala à la Maison Blanche avec Paul McCartney en vedette.
Avance rapide, et deux semaines plus tard, on la retrouve avec sa fille de dix ans, Sasha, dans l’hôtel le plus cher d’Espagne. Il paraît que la "Première Famille" paie les factures concernant ses "dépenses personnelles", mais le contribuable en est de sa poche d’au moins 375.000 dollars pour le carburant d'Air Force 2, les frais pour les agents des services secrets qui les accompagnent, etc. (une nuit d'hôtel coûte la bagatelle de 6500 dollars - sans compter le service d'étage).
Mais qu’est-ce c'est de nos jours que ces misérables 375,000 dollars? - trois francs six sous pour un peu d'intimité entre une mère et sa fille.
Demandez aux ouvreurs d’huitres du Golfe du Mexique ce que cette somme représente pour eux. Demandez à M. et Mme Américain-Dépossédé-de-ses-Biens obligés de céder leur maison aux banques renflouées.
Mais, inutile de demander aux Clinton. Apparemment, cela ne leur pose aucun problème de lâcher 2 millions de dollars pour le mariage de leur fille Chelsea.
Vous vous souvenez quand la candidature malheureuse d’Hillary à l'investiture démocrate avait accumulé une énorme dette? Les Démocrates se sont indignés : aidez cette pauvre Hillary à rembourser ses gogos à talons aiguilles !
Vous vous souvenez du séisme à Haïti, il y a 6 mois? Il y avait Bill et un nouveau pote à lui, George Va-t-en-Guerre Bush, qui faisaient un numéro de claquettes sur les décombres de Port-au-Prince, agitant leurs chapeaux pour que les petits Américains envoient leurs sous aux petits Haïtiens qui mouraient de faim.

 galette_terre.jpg


Aux dernières nouvelles, il y a encore plein d’enfants qui meurent de faim à Haïti, et davantage encore en Irak depuis l’invasion et l’occupation américaines. Combien d’enfants pourrait-on nourrir avec 2 millions de dollars?
Moscou suffoque, le Pakistan se noie, Gaza s’étiole, les nuages de la guerre s’amoncèlent au-dessus de l’Iran et de la Corée … il y a des endroits où il n'y a plus de vie dans les océans … mais, hourrah ! Chelsea vient d’épouser son banquier!
Il y a vraiment quelque chose qui cloche quelque part !
Neuf ans après le 11 sept et personne n’a encore eu l’idée de construire des maquettes des Tours Jumelles puis de lancer sur elles des maquettes d’avion pour démontrer comment un effondrement vertical a pu ou n’a pas pu se produire ! Nous sommes noyés dans les manipulations, la "science" et la "vérité" servent l’état et la finance, et nous pouvons rigoler avec Bush des armes de destruction massive absentes et des bras et des jambes manquants des petits Irakiens !
Nous n’avons aucune référence qui replace dans leur contexte les images qui défilent à toute vitesse dans notre monde technologique postmoderne: juste une vague notion mythologique de héros herculéens — Washington, Jefferson, Lincoln — dont tous, si on y regarde de plus près, avaient des pieds d’argile. L'image que nous avons de l’avenir depuis la seconde guerre mondiale – le rêve d’un peuple courageux et indépendant à l'origine de vies d’épanouissement et de sécurité - s'estompe au fur et à mesure que nous nous approchons, et que nous nous retrouvons dans une monstrueuse galerie des glaces où figurent les silhouettes ondulantes du "travailleur", du " col bleu", du "profession libérale", des "progressistes", des "conservateurs", de l'"homme", de la "femme", avec, planant au dessus de leurs têtes, comme des dieux, des géants et les Néphilim de la bible, nos "célébrités", ces Colosses de la gloire et de la fortune que nous adorons, craignons et vénérons, car ils possèdent le pouvoir de vie et de mort.
Mais nous n'avons aucune culture littéraire propre. Nous ne regardons pas les grandes pièces de théâtre d’autrefois sur nos grands écrans de télé haute définition, qui diffusent en boucle du sport, des massacres, des rires en boite, des infos et des analyses formatées, des émissions de "télé-irréalité". On nous ressert les rediffusions de séries policières et leurs ersatz pour nous avertir des dangers de la rue, notre unique salut étant de nous en remettre à l’autorité officielle - de plus en plus zélée et envahissante.
Des sitcoms débiles discréditent la vie des gens ordinaires (c'est-à-dire de la majorité de la population) et banalisent leurs luttes. Nous ne savons plus nous parler, ni percevoir la simple expression de ce qui est authentique et de ce qui est moral. Nous sommes une nation de faux semblants – des hommes et des femmes sans consistance qui défilent comme des mannequins dans l'allée des cauchemars de nos enfants.
Je suis conscient qu'on peut voir le passé à travers des lunettes roses. Et je ne pleure pas la disparition de ses pires aspects – le gaspillage, l'ignorance et la violence. Mais quelles cataractes avons-nous contractées qui nous empêchent de voir clair dans le jeu de ces bling-blings qui nous possèdent et nous oppriment ?
Peut-être que si nous avions une culture littéraire, peut-être que si nous étions encore un peuple qui lit et réfléchit, et qui encourage le théâtre militant … peut-être qu’alors serions-nous capables d'apprendre, et de gagner en maturité et en profondeur de vue. Et alors, peut-être, comprendrions-nous des pièces de théâtre comme celles d’Odet et de Saroyan, et le " Singe Velu" d’Eugene O’Neil — des tragédies sur la dignité, voire l’héroïsme des "petites gens".
Et alors, peut-être aurions-nous une vision globale qui nous permettrait de saisir l’étendue de l’histoire humaine, même la nôtre – courte, baignée de sang avec, en contrepoint, des actes de bravoures. Nous pourrions nous rencontrer pour nous raconter nos histoires respectives. Nous ferions notre éducation et l’évaluerions, non pas selon les critères des programmes stupides du "*No Kid Left Behind" et ceux des programmes d'"enseignement" de la période Bush basés sur des tests, tout aussi stupides et honteux, mais selon notre capacité à raconter nos histoires, à celle de réagir sous la pression des circonstances, et selon les valeurs humaines essentielles que nous aurons partagées.

Gary Corseri a été publié dans Dissident Voice et dans des centaines d'autres revues, ses pièces ont été jouées à la Bibliothèque présidentielle Carter"(Carter Presidential Library), etc. Il a enseigné dans les prisons et les universités. Parmi ses livres: Holy Grail, Holy Grail, A Fine Excess, and Manifestations.

Quelques citations de Will Rogers:
"Ce n'est pas ce que nous ignorons qui nous pose problème. C'est ce que nous tenons à tort pour vrai".
"Tout le monde est ignorant, sur des sujets différents".
"Ce n'est pas difficile de devenir humoriste quand tout un gouvernement travaille pour vous"
"Mes ancêtres ne sont pas arrivés sur le Mayflower, ils sont venus les accueillir à la descente du bateau".

Note perso:
Les "Gliterrati", les "bing-bling", quoi, sont aussi chez nous aujourd'hui. Arrivés en force en 2007 jusque dans les palais de la république, ils se sont installés comme s'ils en étaient les propriétaires.
Et ils remplissent les pages des magazines pipole. Chouchou à vélo; Chouchou qui se dispute sur le lieu de tournage du film de Woody Allen où "joue" Chochote (on se demande pourquoi WA avait besoin d'aller s'embrouiller avec cette engeance!); Chouchou qui tape sur l'épaule de Poutine ou de quelque roi ou reine; Chouchou qui emmène sa famille et ses "amis" dans les visites officielles.
L'étalage de la vulgarité et de l'inculture. Quant à la culture et à l'éducation, ils suivent la voie tracée par les oligarques US qui les ont depuis longtemps abandonnées pour les remplacer par le culte de l'argent et de la réussite matérielle, ignorant (et s'en méfiant) les intellectuels au bénéfice de "célébrités" parées des plumes du paon.
Ici aussi.
Le ministre de l'éducation, éduqué chez les jésuites, a fait des études de marketing, est entré chez L'O.. al en 1990, où il était DRH jusqu'en 2002: c'est dire si c'est l'homme de la situation dans un ministère où les postes tombent comme à Gravelotte.
Quant au sulfureux ministre de la culture, il a montré son incompétence et son élitisme d'entrée de jeu. Il y a peu de choses à attendre de sa part pour la promotion d'une culture populaire.
Non, vraiment, il n'y en a aucun qui soit à sa place à la tête d'une république.
Et le strass ne fait que souligner leurs prévarications.

Et puis, pendant que le manant regarde les étoiles, tout s'écroule autour de lui.

Et, enfin, Obama se serait baigné dans le Golfe de Mexico. Bizarrement, la presse n'était pas la bienvenue. Allez savoir pourquoi.

Source : Des bassines et des ailes

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 10:37

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Le nouveau siècle américain
( Alger le 14 08 2010)
Les meneurs d’opinion aux USA, dans la décennie qui a immédiatement suivi l’effondrement de l’Union soviétique, se plaisaient à décrier l’absence d’une stratégie d’envergure comparable à ce que George Kennan avait appelé endiguement, limitation de l’expansion de l’ennemi, terme réfléchi pour qualifier l’encerclement de l’Union soviétique pendant la Guerre froide. La question clé, telle qu’elle fut posée en novembre 2000 par Richard Haas, (analyste américain en sécurité nationale, était de déterminer la manière dont les USA allaient utiliser leur ‘superpuissance’ économique et militaire pour remodeler le monde par la sauvagerie. La phrase arrogante de Hass, lui a valut sans aucun doute d’être immédiatement embauché comme directeur de la planification politique au Département d’État sous Colin Powell, était qu’il fallait promouvoir une stratégie d’une « Amérique impériale » visant à assurer une domination mondiale des USA pour les décennies à venir. Quelques mois auparavant, une stratégie d’envergure très similaire, mais plus ouvertement militariste, avait été présentée par le Projet pour le Nouveau Siècle Américain, dans un rapport écrit par les futures figures de pointe de l’ex administration Bush.

La nouvelle grande stratégie impériale divulguée pour la première par le fameux rapport de Richard Cheney en 2000*, s’est confirmée, suite aux attaques du 11 septembre 2001, avec l’invasion US de l’Afghanistan, de l’Irak militairement. Mais l’excelle de cette partie a été consacrée officiellement dans la déclaration de la Maison blanche sur la Stratégie de sécurité nationale de 2002.
Résumant cette nouvelle poussée impériale, Stephen Peter Rosen, directeur de l’Olin Institute for Strategic Studies à Harvard et membre fondateur du Projet pour le Nouveau Siècle Américain, écrivait dans Harvard Magazine :

« Une entité politique qui a une supériorité militaire écrasante et utilise cette puissance pour influencer le comportement interne d’autres États, cela s’appelle un Empire. Comme les USA ne cherchent pas à contrôler les territoires ou à gouverner les citoyens outre-mer de l’Empire, nous sommes un empire indirect, certes, mais nous n’en restons pas moins un empire. Si cela est vrai, notre but n’est pas de combattre un adversaire, mais de maintenir notre position impériale et de maintenir un ordre impérial. Planifier des guerres impériales est différent de la planification de guerres conventionnelles internationales…Les guerres impériales pour restaurer l’ordre ne sont pas autant contraintes [par des considérations sur la dissuasion]. Une quantité maximale de force peut et doit être utilisée aussi vite que possible pour obtenir un impact psychologique – pour démontrer que l’empire ne peut être défié impunément…La stratégie impériale se concentre sur la prévention de l’émergence de challengers puissants et hostiles à l’Empire : par la guerre si nécessaire, mais si possible par l’assimilation impériale. »


Les objectifs de la stratégie US

Les objectifs stratégiques US ont peut-être été exposés le plus clairement par Robert J.
Chercheur associé à l’Olin Institute (USA), ou nous devons retenir six «intérêts nationaux principaux » par ordre d’importance :

1° - Prévenir une attaque sur le sol us américain;

2° - Prévenir des guerres eurasiatiques entre grandes puissances et, si possible, les compétitions intenses en matière de sécurité qui les rendent probables ;

3° -Préserver l’accès à des réserves de pétrole à des prix raisonnables et de manière sûre;

4° - Préserver un ordre économique international ouvert;

5° - Promouvoir la diffusion de la démocratie et le respect des droits humains à l’étranger et prévenir les génocides ou les massacres dans les guerres civiles;

6° - Protéger l’environnement mondial, en particulier contre les effets néfastes du réchauffement global et d’un changement climatique grave ;

Après la défense nationale au sens propre, c’est-à-dire la défense de la “patrie” contre des attaques extérieures, les trois autres grandes priorités stratégiques sont donc:

(1) l’objectif géopolitique traditionnel d’hégémonie sur le continent eurasiatique vue comme la clé de la puissance;
(2) assurer le contrôle des réserves pétrolières mondiales;
(3) promouvoir des relations économiques capitalistes au plan mondial;

Pour atteindre ces objectifs, les États-Unis sont obligés de “maintenir des forces positionnées” en Europe et en Asie orientale (les deux parties de l’Eurasie avec les plus hautes concentrations de puissance) et dans le Golfe arabo-persique (où se trouve le plus gros des réserves pétrolières). L’Eurasie abrite la plus grande partie de la population du monde, de ses réserves avérées de pétrole, de sa puissance militaire ainsi qu’une grande part de sa croissance économique. C’est pourquoi il est crucial que la grande stratégie US dans cette région vise à renforcer l’hégémonie dans la région, à commencer par les régions pétrolières clé du sud de l’Asie centrale : l’Iran et la Russie.

Alors que la guerre et l’occupation s’enlisent en Afghanistan et en Irak sans issue, Washington a procédé à une escalade des menaces d’attaque “préventive” contre le voisin le plus puissant de ces pays, l’Iran. La justification principale donnée à cela et le programme iranien d’enrichissement de l’uranium, qui pourrait éventuellement permettre à l’Iran de développer des armes nucléaires dont d’acquérir un pouvoir dissuasif sur une région riche en énergie, dominée par les américains. Mais il existe d’autres raisons à l’intérêt des USA pour l’Iran. Comme l’Irak avant lui, l’Iran est une puissance pétrolière de premier rang, disposant maintenant des plus grandes réserves avérées après l’Arabie saoudite et avant l’Irak. Le contrôle de l’Iran est crucial dans le projet US de domination du Golfe arabo-persique et de son pétrole.

L’importance géopolitique de l’Iran va en outre au-delà du Moyen-Orient. Il est une pièce clé (tout comme l’Afghanistan) dans le nouveau grand jeu pour le contrôle du sud de l’Asie centrale, y compris du bassin de la Mer caspienne avec ses énormes réserves d’hydrocarbures. Les planificateurs stratégiques US sont obsédés par la crainte que se constitue un bloc formé par la Russie, la Chine, l’Iran et les pays d’Asie centrale (avec éventuellement le Japon), qui pourraient se rassembler économiquement et passer des accords dans le domaine énergétique. Ce bloc pourrait briser la mainmise US et occidentale sur le marché mondial du pétrole et du gaz et créer la base pour un changement de pouvoir en faveur de l’Orient. Actuellement, la Chine, dont l’économie connaît la croissance la plus rapide du monde, manque de sécurité énergétique, même si sa demande en énergie fossile est en croissance rapide. Elle est en train d’essayer de résoudre partiellement ce problème en augmentant son approvisionnement énergétique à partir de l’Iran et des pays d’Asie centrale. Les tentatives US récentes d’établir une alliance plus forte avec l’Inde, dont Washington a favorisé l’accès au statut de puissance nucléaire, font clairement partie du nouveau grand jeu pour le contrôle du sud de l’Asie centrale.

Crude_Oil_Pump_Jack.jpgLa course à l’Afrique commence

Une nouvelle “Course à l’Afrique” de la part des grandes puissances, déclarait que le combat contre le terrorisme mondial et la nécessité d’assurer la sécurité énergétique des USA et de ses alliés européens requéraient des USA qu’ils augmentent leur engagement en Afrique et attirer certains États africains à coaliser volontairement pour établir des arrangements sécuritaires sur ce continent.
Peu après, le Commandement US d’Europe, basé à Stuttgart, en Allemagne et chargé des opérations militaires U.S. en Afrique subsaharienne a augmenté ses activités militaires en Afrique de l’Ouest, se centrant sur les pays ayant d’importantes productions ou réserves de pétrole dans ou autour du Golfe de Guinée (en gros de la Côte d’Ivoire à l’Angola). Le Commandement militaire US pour l’Europe consacre maintenant 70% de son temps aux affaires africaines.
À la fin de la décennie, l’Afrique subsaharienne est susceptible de devenir une source d’importations énergétiques US aussi importante que le Moyen-Orient, elle l’est aujourd’hui pour la France qui en dépende à 80%. L’Afrique de l’Ouest dispose de quelques 60 milliards de barils de réserves pétrolières avérées. Son pétrole, à faible teneur en soufre, est un brut doux fort apprécié par l’économie US, mais ceci n’est plus un critère, c’est qu’il y’a une réelle pénurie mondiale de pétrole (livre de Y.Mérabet ‘ la fin de l’âge d’or et Peak Oil’. Les experts mondiaux prévoient qu’un baril de pétrole sur cinq entrant dans le circuit économique mondial dans la deuxième moitié de cette décennie viendra du Golfe de Guinée et que la part provenant du Golfe de Guinée dans les importations US passera de 15 à 20 % en 2010 et à 25%  en 2015. Le Nigeria fournit déjà 10% du pétrole importé par les USA. L’Angola en fournit 4% et sa part devrait doubler d’ici la fin de la décennie. La découverte de nouvelles réserves et l’expansion de la production pétrolière sont en train de faire d’autres pays de la région des exportateurs importants de pétrole, notamment la Guinée équatoriale, São Tomé et Principe, le Gabon, le Cameroun et le Tchad. La Mauritanie est en cours de devenir un exportateur de pétrole. Le Soudan, limité par la Mer rouge à l’Est et le Tchad à l’Ouest, est un important producteur de pétrole.
Donc, l’instauration de foyers terroristes dans ces États est impérative pour s’accaparer facilement de leurs ressources énergétiques, une complémentarité de la culture impériale.

À l’heure actuelle, la principale base militaire permanente US en Afrique est celle établie à Djibouti, dans la Corne de l’Afrique, qui permet aux USA le contrôle stratégique de la route maritime qu’emprunte un quart de la production pétrolière mondiale, utilisant comme prétexte la lutte contre la ‘piraterie maritime’. La base de Djibouti est aussi à proximité du pipeline soudanais (les militaires françaises ont depuis longtemps une présence militaire importante à Djibouti ainsi qu’une base aérienne à Abéché, au Tchad, près de la frontière soudanaise). La base de Djibouti permet
aux USA de dominer l’extrémité orientale de la vaste bande pétrolière traversant l’Afrique, qui est désormais considérée comme vitale pour leurs intérêts stratégiques, une vaste bande allant du pipeline Higleig-Port Soudan (1600 km) dans le sud-est au pipeline Tchad-Cameroun (1000 km) et au Golfe de Guinée dans l’Ouest. Un nouveau poste d’opérations avancées en Ouganda donne aux USA la possibilité de contrôler le sud-Soudan, où se trouve la plus grosse patrie du pétrole soudanais.

En Afrique de l’Ouest, le Commandement militaire US pour l’Europe a désormais établi des postes d’opérations avancées au Sénégal, au Mali, au Ghana et au Gabon ainsi qu’en Namibie, à la frontière avec l’Angola, au Sud qui impliquent l’amélioration de pistes aériennes, le stockage de réserves essentielles et de carburant ainsi que des accords (avec les gouvernements locaux) permettant le déploiement rapide de troupes d’intervention US . En 2003 a été lancé un programme de contreterrorisme en Afrique de l’Ouest et en mars 2004, des Forces spéciales US ont été directement engagées dans une opération militaire avec des pays du Sahel contre le groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) financé en partie par la France via sur la marge de bénéfice des mines
d’uranium du Niger. Cet incident à causé des irritations entre les deux gouvernements d’une même coalition. Le Commandement US pour l’Europe a déjà développé un programme de sécurité côtière dans le Golfe de Guinée. Quant à Israël avec ses trois sous-marins nucléaires de type ‘Dolphin’ de construction allemande, équipé de 21 missiles à tète nucléaire, assure la sécurité de la Méditerranée et surveille les ports de la rive Sud du bassin méditerranéen. Les canons suivent le commerce : les grandes entreprises pétrolières US et occidentales sont prises dans une course au pétrole ouest-africain et réclament de la sécurité. Dans cette course économique aux ressources pétrolières africaines, les anciennes puissances coloniales, la Grande-Bretagne et la France, sont en compétition avec les USA et ne ménagent aucun effort pour ‘sponsoriser’ les groupes terroristes (Al-Qaida, AQMI, groupes touaregs et autres sous le signe d’un faux Ben-Laden. Sur le plan militaire, la France et la Grande Bretagne collaborent étroitement avec les USA pour assurer le contrôle impérial occidental sur la région.

L’escalade de la présence militaire US en Afrique est fréquemment justifiée par la nécessité de combattre le terrorisme, afin de contrer une instabilité croissante dans la région pétrolière de l’Afrique subsaharienne. Depuis 2003 le Soudan a été ravagé par une guerre civile et un conflit ethnique concentrés dans la région du Darfour, au sud-ouest (où se trouve une grande partie du pétrole soudanais), qui ont donné lieu à d’innombrables violations des droits humains et des massacres par des milices manipulés par des puissances étrangères. Des tentatives de coups d’État ont eu lieu dans les nouveaux pétro-États de São Tomé et Principe (2003) et de Guinée équatoriale (2004). Le Tchad, dirigé par un régime oppressif protégé par un appareil de sécurité et de renseignements appuyé par les USA, a aussi vécu une tentative de coup d’État en 2004. Un coup d’État réussi a eu lieu en 2005 en Mauritanie contre l’homme fort soutenu par les USA Maaouiya Ould Taya. En Angola, la guerre civile a duré trois décennies provoquée et alimentée par les USA, qui, avec l’Afrique du sud, ont organisé l’armée terroriste dirigée par l’UNITA de Jonas Savimbi – jusqu’au cessez-le-feu qui a suivi la mort de Savimbi en 2002. Au Nigeria, pays hégémonique dans la région, règnent la corruption, les révoltes et le vol organise de pétrole, avec des parts considérables de la production pétrolière du delta du Niger. L’apparition d’une insurrection armée téléguidée par la France dans le delta du Niger et le conflit potentiel entre le Nord musulman et Sud non musulman sont des sources majeures d’inquiétude US, l’idée que les militaires US pourraient être amenés avant longtemps à intervenir au Nigeria est fortement agitée parmi les sommités et dans les cercles d’experts.
Et la poursuite de la déstabilisation de cet État par les USA, la France et l’Angleterre ou son passage sous la coupe de forces islamiques radicales a mis en danger les importantes réserves pétrolières que l’Amérique a juré de protéger, ce jour viendra si la guerre Irano-occidentale serait perdue, car l’Iran possède la deuxième réserve pétrolière (sinon le premier) dans la région du Moyen-Orient après l’Arabie saoudite qui a déjà atteint son ‘Peak Oil’.

Le Nigeria est devenu “le plus grand État faillite sur terre”, et qu’une poursuite de la déstabilisation de cet État ou son passage sous la coupe de forces islamiques radicales mettrait en danger les importantes réserves pétrolières que l’Amérique a juré de protéger. Si ce jour devait arriver, cela donnerait le signal d’une intervention militaire bien plus massive que la campagne d’Irak.

articles_laChineenAfrique.jpgMais les adeptes de la grande stratégie US s’accordent à penser que les vrais enjeux ne sont pas les pays africains en soi et le bien-être de leurs populations, mais le pétrole et la présence croissante de la Chine en Afrique. La Chine a fait de l’Afrique une ligne de front dans sa recherche d’une plus grande influence mondiale, verrouillant les ressources énergétiques, concluant des accords commerciaux avec des régimes comme celui du Soudan et éduquant les futures élites africaines dans les universités et écoles militaires chinoises. La Chine a altéré le contexte stratégique en Afrique. À travers toute l’Afrique, aujourd’hui, la Chine est en train d’acquérir le contrôle sur des ressources naturelles, éliminant les fournisseurs occidentaux des principaux projets de construction d’infrastructures et fournissant des prêts à bas taux et autres stimulants pour améliorer son avantage dans la compétition. La Chine importe plus d’un quart de son pétrole d’Afrique, en premier lieu d’Angola, du Soudan et du Congo. Elle est le premier investisseur étranger au Soudan. Elle a fourni au Nigeria d’importantes subventions pour augmenter son influence et lui a vendu des avions de chasse
Pour le Conseil pour les relations étrangères, tout cela ne fait qu’aggraver la menace qui pèse sur le contrôle impérialiste occidental de l’Afrique. Vu le rôle de la Chine, les USA et l’Europe ne peuvent pas considérer l’Afrique comme leur chasse gardée, comme les Français voyaient autrefois l’Afrique francophone. Les règles sont en train de changer dans la mesure où la Chine cherche non seulement à accéder aux ressources, mais aussi à contrôler la production et la distribution de ressources, et peut-être même à se positionner pour obtenir un accès prioritaire à ces ressources, qui deviennent plus rares. La rapport du Conseil sur l’Afrique est tellement soucieux de combattre la Chine par le biais de l’expansion militaire US dans la région qu’il fait appel à nul autre que Chester Crocker, ancien secrétaire d’État adjoint aux Affaires africaines de l’administration Reagan , qui exprime sa « nostalgie mélancolique pour l’époque où les USA où l’Occident étaient les seuls puissances influentes et pouvaient poursuivre leurs… objectifs avec les mains libres. »

Conclusion :

Ce qui est certain, c’est que l’Empire US s’est élargi à des parties de l’Afrique dans sa recherche rapace de pétrole. Il pourrait en résulter des ravages pour les peuples africains. Comme la vieille course à l’Afrique, cette nouvelle course est une lutte entre grandes puissances pour les richesses et le pillage,  pas pour le développement de l’Afrique ou le bien-être de ses populations.
C’est quoi le NEPAD dans tout ça?

Y. Mérabet
Expert en énergie et Journaliste indépendant(Asfir)

Algérian Society For International Relations

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 14:50

South-China-Sea-reference-map-US-CIA.jpg

Lire ou relire les réflexions de Fidel de ces derniers mois notamment sur la responsabilité du torpillage de la corvette sud coréenne qui a créé de telles tensions et à mettre dans le contexte géopolitique mondial impérialiste, la surenchère des Etats Unis et de ses alliés contre l'Iran et de la Colombie contre le Vénézuela.CSL

 

La Chine a effectué des exercices en Mer de Chine du Sud

PEKIN - La Chine a effectué cette semaine un grand exercice naval et aérien au large de ses côtes du sud-est, en Mer de Chine du Sud, au moment où la Corée du Sud et les Etats-Unis menaient leurs propres manoeuvres navales, a rapporté vendredi Chine Nouvelle.

Un large groupe de sous-marins et de vaisseaux de guerre de l'Armée populaire de libération (APL) ont tiré des missiles et testé des systèmes de défense aérien anti-missiles durant ces manoeuvres, a indiqué l'agence officielle chinoise.

L'aviation de la marine a également conduit des "opérations de contrôle aérien", a dit Chine Nouvelle.

Cette semaine, les troupes d'artillerie avaient également mené des exercices au large des côtes de l'est du pays.

Rien ne permet de dire pour l'instant si ces deux manoeuvres étaient déjà prévues ou étaient en réponse aux exercices communs entre les Américains et les Coréens du Sud en mer du Japon, qui se sont achevés mercredi. (mais on peut le penser : CSL)

Ces derniers étaient censés adresser un message fort à la Corée du Nord, tenue pour responsable du torpillage d'une corvette sud-coréenne en mars.

La Chine, proche alliée de Pyongyang, avait fait part de son opposition à ces manoeuvres et refusé de se joindre à la condamnation internationale de Pyongyang pour le torpillage.

Ces exercices de tir interviennent aussi après que la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, a jugé "cruciale" la résolution des disputes territoriales en Mer de Chine du Sud au nom de la stabilité régionale.

Elle a également insisté sur la nécessité d'y garantir la liberté de navigation.

Interrogé vendredi sur ces commentaires, le porte-parole du ministère de la Défense, Geng Yansheng, a déclaré que les revendications territoriales de la Chine dans ces eaux étaient "incontestables".

Ces disputes territoriales doivent être réglées par le dialogue et la concertation par les "pays concernés" et ne doivent pas être "internationalisées" (par les Etats Unis : CSL), a-t-il aussi dit, cité par Chine Nouvelle.

La Chine, les Philippines, le sultanat de Bruneï, la Malaisie, Taïwan et le Vietnam se disputent notamment la souveraineté sur l'archipel des Spratly.

Les îles Paracels font l'objet d'un autre différend entre le Vietnam et la Chine. Enfin, une troisième dispute met aux prises la Chine, le Japon et Taïwan concernant les îles Diaogu ou Senkaku.

(©AFP / 30 juillet 2010 10h30)

Source : Romandie

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 00:22

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Affiche de propagande coloniale , dans les années 30 en France

 

Nations Unies, 30 juin (RHC-PL).- Cuba a salué la décision de l’ONU de célébrer en décembre, le 50è anniversaire de la Résolution 1514, document emblématique pour le processus de décolonisation.

Rebeca Hernández Toledano représentante cubaine à l’ONU a souligné que depuis son adoption, en 1960 plus de 80 pays ont accédé à l’indépendance, ils sont entrés à la communauté des membres des Nations Unies et ont exercé leur droit légitime à la libre détermination.


La représentante cubaine a ajouté que cette année 17 pays du continent africain célèbrent leur indépendance.


“La commémoration de la résolution 1514 est le moment propice pour renouveler notre ferme engagement avec la décolonisation des peuples »-a-t-elle précisé avant d’ajouter que tous les états membres de l’ONU doivent unir leurs efforts pour que les territoires qui n’ont pas encore pu exercer leur droit à la libre détermination, le fassent dans les plus brefs délais.

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 01:38

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Des organisations non gouvernementales considèrent que des thèmes fondamentaux comme l’environnement et le combat contre la pauvreté n’ont pas été suffisamment abordés

 

Elsa Claro

 

LE 2 avril 2009, le président des Etats-Unis a reconnu la responsabilité de son pays dans le déclenchement de la crise mondiale en présence des délégués à la réunion du G-20, un groupe créé un an plus tôt et composé par les sept pays les plus développés, plus la Russie (c’est la formule officielle) et 12 nations  de moyenne et petite envergure, dont les fameux pays émergents, autrement dit ceux dont le rythme actuel de croissance est supérieur à la moyenne et qui comptent d’immenses territoires et des populations nombreuses: c’est le cas du Brésil, de l’Inde et de la Chine.

En accueillant des représentants de pays que les puissants n’ont guère l’habitude de consulter, ce forum se montrait alors d’une souplesse prometteuse, mais à peine s’est-il constitué que les contradictions existantes ont fait surface. Pire encore : le G-20 a montré combien il était vain de débattre des problèmes si les accords qui en émanent n’impliquent pas de responsabilités.

On ne peut pas dire que ce forum se soit caractérisé par la convergence de vues, et encore moins que ses conclusions, jugées nécessaires, seront mises en pratique. Sauf une : un billion de dollars mis à disposition du FMI par les pays riches, qui ont ainsi choisi de redonner du souffle et de la combativité à un organisme qui ne méritait guère de ressusciter.

Le Sommet de Londres a proposé de mettre en œuvre une réforme du système financier mondial, après un débat mouvementé où se sont affrontées deux positions tranchées: celle des Etats-Unis, qui consiste à proposer des stimulants fiscaux pour relancer l’économie, autrement dit à continuer de favoriser des entreprises et des banques qui ont déjà reçu pas mal d’argent du contribuable et de diminuer les impôts des riches, et celle de l’Europe, qui opte pour la réglementation des marchés financiers.

Tels sont les antécédents du rendez-vous de Toronto, où ce qui avait été dit en Grande-Bretagne devait se répéter: des indécisions, des contrastes, des phénomènes  inexplicables comme les compensations onéreuses perçues par les banquiers. Les marchés sont totalement dépourvus de ce qu’on appelle la transparence, à plus forte raison quand ils manipulent des valeurs à risques. Les spéculateurs continuent d’attaquer pays et monnaies, les secteurs privilégiés font tourner le vent en leur faveur alors que les citoyens les moins nantis se voient passer la corde au cou.

 «[…] Le capital et les marchés financiers ont joué un jeu magistral, on en est conscient. Pendant des années ils ont  tiré des bénéfices mirifiques de leur spéculation sur les hypothèques subprime (peu de valeur, beaucoup de fragilité) sans pratiquement payer d’impôts, et le secteur privé s’est endetté. Quand le système s’effondre, ils obtiennent que le Trésor public accoure à la rescousse et leur applique une fiscalité d’exception, contre promesse (ce qu’il faut de naïveté pour y croire!) qu’ils vont réactiver le crédit aux entreprises et aux citoyens, qui se trouvent au bord de l’asphyxie. Dernier coup de maître: ils profitent de la fragilité des Etats, qui résulte elle-même de l’énorme effort consenti en leur faveur, pour  les pousser au bord de la faillite et les obliger à démanteler ce qu’il reste, le peu qu’il reste  du système de protection sociale. Résultat: des millions de personnes s’en trouvent appauvries avec la complicité des institutions non démocratiques qui ont permis d’augmenter le déficit public au bénéfice de la banque. » C’est ce qu’explique Miguel Angel Luque Mateo, professeur titulaire de droit financier et fiscal de l’université d’Almeria, en Espagne.

Il faut rappeler ici ce qui tend à disparaître sous une avalanche de mots creux et de légendes étranges: la dette publique, dont on parle tant et qui inquiète visiblement les dirigeants, ne procède pas de dépenses  affectées à la satisfaction des besoins sociaux. L’endettement des Etats s’explique par les énormes paquets de sauvetage versés par les gouvernements au secteur privé. Les gouvernants assument sans la moindre hésitation que leur première obligation consiste à protéger la cupidité et a réorganiser le système en le coulant dans des moules aussi désuets que funestes.

Deux formules qui n’en font qu’une.

Qui a raison?  Les Etats-Unis, qui veulent continuer de stimuler le capital, ou l’Union européenne, qui souhaite taxer les opérations bancaires? Tous les pays n’ont pas connu les mêmes effets, et ne voient pas pourquoi il faudrait inventer de nouvelles taxes. D’autres les rejettent catégoriquement: c’est le cas des paradis fiscaux qui en vivent; certains accumulent d’énormes fortunes, associées à des bénéfices très élevés, dans des conditions privilégiées.

Pour Washington, maintenir les stimulants, cela s’appelle «favoriser la croissance». C’est aux Etats-Unis que la formule est née, lorsque la bulle immobilière a éclaté, et elle a fait école en Europe. Mais celle-ci semble maintenant préférer l’austérité fiscale, même s’il «existe un risque que l’ajustement fiscal synchronisé de plusieurs économies puisse avoir un impact négatif sur le redressement», selon le communiqué final du Sommet. Aucun impôt bancaire n’a été conçu pour compenser les préjudices infligés à la population pour cause de «sauvetage» des banques. Les fonds attendus des politiques d’austérité ne seront pas destinés  au bien-être social : ils continueront de «sauver» les entités financières en difficulté, et la crainte de nouvelles vagues de panique est latente.

Les pays industrialisés s’engagent à réduire d’au moins 50% leur déficit public en 2013 et à mettre en œuvre, ultérieurement, d’autres restrictions, selon le texte  du Sommet. C’est vague, et même contraire à ce que suggère l’expérience, comme l’a fait remarquer le ministre des Finances du Brésil, Guido Mandega: «Réduire le déficit de moitié représente pour certains pays un ajustement draconien: si vous appliquez cela dans un hôpital, vous risquez de tuer le patient.» Quant à la présidente argentine Cristina Fernandez de Kirchner, elle estime que «la politique d’austérité est un désastre, nous en avons fait l’expérience en 2001», lorsque l’Argentine s’est déclarée en cessation de paiement, une situation calamiteuse qui pourrait bientôt être le lot de plusieurs pays.

Précisons-le bien: les pays du vieux continent et leur partenaire étasunien ne sont pas tout à fait d’accord sur les mesures à prendre, mais il ne s’agit pas de contradictions de fond. Tout au plus, un problème de forme. Aucune des deux parties ne souhaite de changement. Le patron reste le même: la diplomatie et le pragmatisme conduisent les uns à certaines voies et les autres  à d’autres mais tous s’acheminent vers la même fin, estime Barack Obama.

Le capitalisme offre des issues moins douloureuses et peut-être avantageuses, sur le long terme, pour la survie du système, mais les  gouvernements s’accrochent désespérément aux formules actuellement en usage qui ont introduit le chaos dans les économies. Manque d’expertise ou d’imagination? A défaut d’un accord solide, le G20-G8 accepte que chacun applique ses solutions nationales. L’unité et le règne du bon sens -la chose la mieux partagée!- sont, comme la justice durement malmenée, des préceptes qui seront traités à un autre sommet mondial, mais on ignore quand.

Granma
 

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 00:20

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par Damien Millet et Sophie Perchellet et Éric Toussaint



A l’instar des réunions précédentes, le sommet du G20, club privé où les pays les plus riches de la planète ont convié les chefs d’Etat des principales puissances émergentes, s’est révélé à nouveau riche en effets d’annonce et vide de décisions. Comme en 2008 à Londres puis en 2009 à Pittsburgh, les discussions du G20 réuni à Toronto ont tourné autour de la sortie de crise. Mais d’une sortie capitaliste de la crise, favorable aux créanciers et aux grandes puissances.

Véritable serpent de mer depuis deux ans, le thème de la réglementation financière mondiale n’a, sans surprise, mené à rien de tangible. Devant les opinions publiques, qui paient très cher les effets de cette crise dans le déclenchement de laquelle elles n’ont aucune responsabilité, les gouvernements font comme s’ils souhaitaient s’inviter dans une redéfinition des règles du jeu mondial alors que depuis des décennies, ils œuvrent en fait pour l’abandon de toute règle protégeant les peuples. 

Réglementation du marché des produits dérivés qui sont des innovations financières de pure spéculation sans utilité sociale, normes de fonds propres imposés aux banques, encadrement des bonus des dirigeants des grandes banques qui sont repartis de plus belle, taxation des grandes banques ou des transactions financières, autant de sujets qui ont montré de fortes divergences au sein du G20, ce qui est bien commode pour ne rien décider : le sujet a été reporté au prochain sommet du G20 à Séoul en novembre. Un moyen comme un autre de ne pas avancer sur ce sujet pourtant essentiel.

A chaque show médiatique, la même rengaine contre le protectionnisme est également entonnée. Partout dans le monde, l’Organisation mondiale du commerce (OMC), appuyée par le Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), s’est donnée comme mission d’abattre les protections nationales décrétées comme entraves au libre commerce. Ce faisant, les droits fondamentaux des peuples, comme le droit à la souveraineté alimentaire, sont sacrifiés sur l’autel de la croissance et du profit des sociétés transnationales.

Pourtant, les différentes crises qui ont secoué le monde ces dernières décennies puisent leurs racines dans cette libéralisation du commerce et des flux de capitaux essentiellement spéculatifs. La grande déréglementation financière des années 1990, la déstructuration de pans entiers des économies nationales et le désagrégement de l’Etat ont préparé le terrain de la brusque offensive des détenteurs de capitaux contre les populations du monde entier, au Sud d’abord mais au Nord aussi.

La crise actuelle et les plans de sauvetage des banques ont démultiplié les dettes publiques des pays du Nord. L’ouragan d’austérité qui s’abat sur les pays européens organise de drastiques réductions des dépenses publiques tout en préservant les revenus du capital. Le G20 a ainsi pris l’engagement de « réduire de moitié les déficits d'ici à 2013 et faire diminuer la dette publique rapportée au PIB avant 2016 ». Ces coupes se font à l’encontre des intérêts des classes populaires et à l’avantage des classes sociales favorisées. Les remèdes frelatés appliqués à partie des années 1980 sont de retour : réduction ou gel des salaires, hausse de la TVA, libéralisation du marché du travail, privatisations des entreprises publiques, réforme du système des pensions et des retraites sont autant de mesures d’austérité dont les premières victimes sont les populations les plus précaires. Depuis 2008, le FMI a ouvert des lignes de crédits à une dizaine de pays européens. En Islande, la population a clairement fait comprendre qu’elle ne paierait pas pour les errements et les outrances du secteur bancaire et financier. En Roumanie, la réduction de 15% des retraites a été jugée anticonstitutionnelle malgré les pressions du FMI. En Ukraine, les relations entre le FMI et le gouvernement étaient bloquées depuis la décision unilatérale de ce dernier d’augmenter de 20% le salaire minimum. De nombreuses manifestations populaires ont lieu dans les différents pays victimes de ces politiques, ainsi qu’à Toronto où les manifestations anti-G20 ont été brutalement réprimées.

Ce sommet du G20 ne fut donc qu’une pierre de plus apportée à l’édifice d’une sortie capitaliste de la crise. Pour tous ceux qui luttent pour la justice sociale, ce G20 est plutôt… un G vain, qui répète inlassablement les mêmes exigences que rien ne justifie et qui ressort les anciennes « solutions » qui en fait n’en sont pas. Alors, ni G8, ni G20, mais il faut s’attaquer à la racine du problème en expropriant les banques pour les transférer au secteur public sous contrôle citoyen, en réalisant un audit citoyen de la dette publique afin d'annuler la dette illégitime, en instaurant une véritable justice fiscale et une redistribution plus juste de la richesse, en luttant contre la fraude fiscale massive, en remettant au pas les marchés financiers par la création d'un registre des propriétaires de titres et par l'interdiction des ventes à découvert, en réduisant radicalement le temps de travail pour créer des emplois tout en maintenant les salaires et les retraites. Pour cela, il est urgent de créer une vaste mobilisation populaire pour faire converger les luttes locales sur le plan international et venir à bout des politiques de régression sociale.



Damien Millet - Sophie Perchellet – Eric Toussaint
 : Respectivement porte-parole, vice-présidente du CADTM France et président du CADTM Belgique (www.cadtm.org)


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