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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 00:53

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Médico cubano con pacientes recuperados. (Foto: Liurka Rodríguez)

Liurka Rodríguez

Traduit par Armando García

Un mois après l'éclatement de l'épidémie de choléra à Haïti, la brigade médicale cubaine continue à travailler d'arrache-pied pour libérer la population de cette terrible maladie, essentiellement dans les départements d'Artibonite, de l'ouest et du centre -les plus affectés du pays. Leur très haut niveau d'engagement envers la population implique que les hérauts cubains de la santé et de la vie continuent de lutter chaque jour contre une maladie qui a ôté la vie de près d'un millier de Haïtiens.

L'Arbonite est le plus grand des fleuves qui, sur quelque 240 kilomètres, traverse Haïti. Une grande partie de la population s'approvisionne de son cours principal et de ses affluents. La vue de femmes lavant le linge et d'enfants batifolant sur ses rives surprend, même en ces jours où l'on a déjà prouvé sa contamination par le vibrion cholérique.

Ainsi, un mois après l'éclatement de l'épidémie de choléra à Haïti, la brigade médicale cubaine continue à travailler d'arrache-pied pour libérer la population de cette terrible maladie, essentiellement dans les départements d'Artibonite, de l'ouest et du centre -les plus affectés du pays.

Les coopérants cubains ont eu des difficultés au début pour affronter la situation -vu la nouveauté, dans cette région, de cette maladie seulement connue dans la littérature universelle et médicale. Ils ont déjà accumulé de l'expérience au niveau du traitement, ce qui s'est traduit par la diminution de l'indice de mortalité des patients.

Tous les membres de la brigade revendiquent avoir déjà fait face, indépendamment de leurs spécialités, au traitement de l'épidémie chez les malades haïtiens -même s'ils sont tous d'accord sur le fait que le travail d'infirmerie est vital pour une surveillance constante des patients.

Les collaborateurs cubains couvrent actuellement les besoins des malades dans les Centres de Traitement du Choléra (CTC), qui ont été créés par le gouvernement haïtien afin de décongestionner les hôpitaux et permettre à ceux-ci d'offrir leurs services à des patients d'autres pathologies.

La brigade médicale cubaine a inclus dans ses actions des échanges éducatifs avec les Haïtiens locaux, au parc, au marché, dans tout endroit où ils peuvent se réunir pour les persuader de développer des habitudes d'hygiène -surtout lorsqu'ils consomment de l'eau et des aliments.

Leur très haut niveau d'engagement envers la population implique que les hérauts cubains de la santé et de la vie continuent de lutter chaque jour contre une maladie qui a ôté la vie de près d'un millier de Haïtiens.


Campagne éducative sur le choléra dans les écoles haïtiennes


Une campagne d'information sur les causes, les symptômes et les solutions pour prévenir le choléra est mise sur pied dans les écoles de Haïti, pays qui compte jusqu'à ce jour 917 morts de cette maladie.

Le programme, mis en place par le Ministère de l'Éducation et de la Formation Professionnelle, a débuté par un séminaire pour les directeurs et le personnel enseignant des centres.

En plus de la conscientisation des étudiants sur la nécessité des bonnes habitudes hygiéniques, l'initiative inclut la distribution de produits en rapport avec la propreté corporelle : des savons, du chlore et d'autres produits de traitement hygiénique seront livrés dans les installations.

Un volet de cette campagne se concrétisera aussi par l'installation de réservoirs d'eau potable dans les écoles, avec l'appui du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF).

Les enseignants devront contribuer en orientant les activités vers une plus grande information sur le choléra et la détection de cas éventuels.

Bien qu'on espère que le programme arrive dans tous les centres, le Ministère de l'Éducation prévoit de donner la priorité à cinq mille personnes qui se trouvent dans les zones les plus sensibles au germe.

Selon les derniers rapports du Ministère de la Santé, le total des décès par le germe est de 917, le nombre de contaminations de 14 mille 642.

De concert avec le personnel haitien travaillent des coopérants d'autres pays, principalement -outre Cuba- du Vénézuéla, qui prennent en charge le diagnostic, le traitement et la prévention de la maladie détectée en octobre passé.

Avec les informations de Prensa Latina

Merci à Tlaxcala
Source: http://www.cubadebate.cu/fotorreportajes/2010/11/15/medicos-cubanos-cubren-necesidades-de-afectados-de-colera-en-haiti-fotos/
Date de parution de l'article original: 15/11/2010
URL de cette page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=2550

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 14:43

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Débat Par Marc-Arthur Fils-Aimé *

Le tissu social haïtien qui s’est avéré très poreux lors des dernières catastrophes ne date pas d’aujourd’hui. Ce tissu social dont les premières pierres de son architecture ont été posées dès le lendemain de la proclamation de notre Indépendance en 1804 n’est devenu plus simplement que plus vermoulu. Cette situation résulte de la domination du mode de production féodalo - capitaliste rachitique qui entrave son évolution intégrale. Une minorité riche, issue de toutes les couches épidermiques et protégée par une couche sociale dirigeante réactionnaire et extravertie, en est la principale responsable. Le tremblement de terre du 12 janvier 2010 dernier, qui n’a fait que fragiliser davantage la condition de vie des masses populaires rurales et urbaines, a affermi notre conviction d’un État affaibli par des gouvernements successifs sans projets nationaux et appauvri par une bourgeoisie compradore. Ces deux forces publiques et privées sont assujetties à l’impérialisme français et surtout américain.

En effet, sur les ruines du séisme se sont greffés malheureusement trois grands évènements qui se chevauchent depuis quelque quinze jours sur la scène sociopolitique haïtienne. Ce sont la campagne électorale, le cyclone Tomas et une épidémie de choléra dont les premières victimes se recrutaient parmi des gens qui fréquentaient en amont le fleuve de l’Artibonite, près d’une base d’un contingent népalais de la Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation d’Haïti (MINUSTHA). En dépit du fait qu’ils se développent parallèlement, ces trois éléments dominants de l’actualité se rejoignent et s’entrecroisent dans le feu de la politique quotidienne. Ils participent de la même matrice systémique. Le vigoureux élan du gouvernement Bellerive et du président Préval qui a personnellement contribué à une réduction significative du nombre des décès réclame une petite mise au point. Cela démontre aussi l’indifférence générale et traditionnelle des dirigeants envers les masses sauf quand ils veulent les utiliser.

Les journées de la première fin de semaine des 4, 5 et 6 novembre derniers ont soulevé l’inquiétude de tout le pays. L’annonce du furibond Tomas ne pouvait laisser personne indifférent. Son passage dans le grand Sud et le grand Nord a causé beaucoup de dégâts matériels, enlevé la vie à au moins une vingtaine de personnes. Les dispositions prises par le gouvernement ont sans aucun doute limité les dommages en vies humaines. Mais pourquoi cette brusque impulsion du président Préval qui a accordé cette fois-ci une importance particulière et dynamique à ce fléau ? Tout indique que ce dernier a servi de prétexte pour mener une campagne électorale en faveur de son candidat, en l‘occurrence Jude Célestin. Avant, le pouvoir se contentait de constater les maux. Peut-on déceler le même opportunisme eu égard au choléra ?

Le choléra, surnommé maladie des mains sales, a atteint en premier lieu des personnes économiquement dépourvues qui s’abreuvaient dans un fleuve pollué par des alluvions de toutes sortes et d’autres déchets provenant de partout, de l’usine hydro-électrique de Péligre jusqu’aux jardins qu’il arrose. Cela est dû à l’absence pour toute la population d’une couverture nationale d’eau potable. Les dirigeants du pays n’ont plus de programme d’éducation d’hygiène publique pour prévenir ces genres d’épidémie. Ce manque indique bien la dégradation du système en son entier. Même si autrefois le service d’hygiène public ne fonctionnait pas à la perfection, mais au moins le souci était là et cela avait aussi donné d’appréciables résultats. C’est pourquoi en dépit du fait que les symptômes relèvent du domaine médical, le choléra ne peut être détaché du contexte politique global. D’ailleurs, il ne saurait être éradiqué sans des mesures publiques justes. Il nous sera en tout cas difficile de nous en protéger à l’avenir sans une étude de son origine et sans punir pénalement les coupables, le cas échéant. Il est clair pour tout le monde que cette maladie subite est venue de l’extérieur. Comment et par qui ? Sa létale expansion ne semble pas trop déranger les candidats à la présidence, ni ceux qui visent à occuper l’autre tiers du Grand Corps, ou la chambre des députés. Pourtant, les personnes affectées par la bactérie, sont victimes de ce système politique anti -populaire alors que seul l’aspect technique a retenu l’attention du discours dominant. La dépolitisation du choléra apaise la conscience des membres du gouvernement et de l’ensemble des classes dominantes.

Si le choléra surprend beaucoup, c’est surtout à cause de sa nouveauté dans le pays. Les porte- parole internationaux ont rapporté qu’Haïti a connu, il y a une centaine d’années, une telle épidémie. Ce propos est vite relayé par les autorités locales alors que tout au début de sa parution, elles parlaient de la première expérience nationale dans ce domaine. Deborah Jenson a écrit à propos de l’arrivée du choléra en Haïti : « Presque deux cents ans après son arrivée aux Antilles, le choléra a enfin franchi la barrière invisible d’Haïti, comme si quelque lwa des mers ou des barrières aurait échoué. » [1] Peut-être, la communauté internationale détient des documents que ces autorités ne possèdent pas.

Cependant, les élections qui sont l`autre élément fort de la conjoncture, ne constituent pas en soi un fait récent pour nous en Haïti. Elles ont accompagné tout au long de notre histoire la classe des grands dons et celle des compradors. D’ailleurs, même avant notre existence de peuple indépendant, du temps de la colonie, Toussaint Louverture en organisait pour envoyer des représentants en France. Les élections tendent à devenir depuis quelque vingt ans un exercice régulier dans la perspective de la modernisation du système. Le remue- ménage gouvernemental, toutes les fois qu’il ne remet pas en question le pouvoir oligarchique, s’identifie de plus en plus à la seule démocratie qui puisse exister selon le vœu du grand capital. « Jamais, en effet, on ne demande aux électeurs d’établir qui doit posséder quoi, ou de se prononcer sur les normes de management en vigueur sur leur lieu de travail. Inutile d’espérer que la sphère politique consente à étendre la démocratie à ces domaines relégués loin d’elle, en organisant des banques ‘démocratiques’ sous le contrôle des citoyens. [2] » Mais, de quelle démocratie parle-t- on ? Quelle est sa vraie nature ?

On n’a même pas besoin de s’accrocher à la définition classique du terme démocratie- le pouvoir du peuple par le peuple- pour démontrer que nous vivons actuellement non seulement en Haïti mais presqu’à travers le monde, un détournement de ce précepte. Les riches ont repris à leur faveur la victoire que des masses travailleuses rurales et urbaines ont gagnée de hautes luttes à travers l’histoire universelle. La ploutocratie mondiale avec l’imposition quasi-générale de la globalisation est parvenue à adapter les principes exclusifs d’autrefois du féodalisme à la modernité néolibérale. En ces temps-là, le peuple -ou la canaille- était exclu des élections parce qu’il était en guenilles, analphabète. La femme elle aussi, parce que du haut de la chaire des seigneurs, était carrément déclarée sexe faible. Aujourd’hui, ces masses en sont reléguées d’une autre façon pendant que cette démocratie les instrumentalise en de simples votantes et votants passifs, sans aucun pouvoir réel. Elles n’ont aucune prise sur leur propre gouvernement, voire sur les multinationales qui ont à leur profit subjugué ce dernier. « Il arrive, bien sûr, que les procédures démocratiques débouchent sur des conquêtes sociales. Mais, elles n’en demeurent pas moins un rouage de l’appareil bourgeois, dont le rôle consiste à garantir la reproduction optimale du capital. [3] »

Aujourd’hui en Haïti, nous assistons à une singerie de ces procédures démocratiques. Pourquoi les pays occidentaux veulent nous ajuster sur le plan politique et idéologique comme le font le Fond Monétaire International et la Banque Mondiale sur le plan financier ? Pour répondre à ce modèle inapproprié, les candidats prostituent leur avenir et hypothèquent leur conscience à la recherche des fonds nécessaires pour répondre aux exigences des campagnes. De l’essence de la démocratie universelle, ne nous est-il pas possible de trouver un moyen pour organiser des élections qui répondent à notre niveau économique et aux conditions sociales de la population ? La réponse sera l’œuvre d’un pouvoir étatique se dotant de mesures adéquates pour sortir de la dépendance en tout.

La situation en Haïti ne présente pas une lecture différente de celle qui correspond à la situation d’une large portion de la planète. À peine entrée dans la course des élections dites libres, Haïti en est vite sortie par la force de l’argent. Autrefois, les militaires du temps de « la société des baïonnettes » pour user d’un des titres d’Alain Turnier, hissaient à la plus haute magistrature de l’État, un des leurs comme la rançon de leurs récurrentes batailles inter- factionnelles. Dans des farces électorales, ils nommaient en réalité les membres des chambres qui de manière indirecte, élisaient le président de la République. [4] « L’armée intérieure d’occupation à la suite de l’invasion américaine de 1915 » pour reprendre les propos de Jean Delille et de Jean-Pierre Alaux [5] manipulait, elle aussi, selon son gré les élections même si depuis 1950, le chef de l’État ainsi que les législateurs sont élus directement au suffrage universel. La succession d’appellations différentes – Gendarmerie D’Haïti (1916), Garde d’Haïti (1928), Armée d’Haïti (1947), et finalement Forces Armées d’Haïti (FADH, 1958) de triste mémoire, abolies dans une mesure drastique par l’ex- Président Aristide en 1995, ne changeait en rien la nature de cette force étrangère dirigée par des Haïtiennes et des Haïtiens [6].

Aujourd’hui, la démocratie est autrement pervertie. C’est l’argent qui règne en roi. L’ordre des choses est autrement perturbé. Nous nous posons des questions sur la valeur et la nature de la démocratie que d’aucuns croient avoir pris sa vitesse de croisière avec les élections en boucle. Plus qu’en 1990, la couche appauvrie et les masses populaires sont de plus en plus exclues des élections qui exigent à chaque joute plus d’argent. Qui peut financièrement participer à cette pollution d’affiches publicitaires très couteuses en faveur de l’un ou de l’autre des candidats ? A la source même, la constitution qui veut que l’on soit propriétaire d’immeuble et le Conseil Electoral Provisoire qui réclame de fortes sommes d’argent pour se faire inscrire aux différents postes électifs, éliminent la grande majorité des masses populaires. La marchandisation des votes et le lancement des slogans tout faits se substituent à la diffusion de programmes sociopolitiques et économiques. C’est pourquoi nous n’assistons à aucun vrai débat digne d’une campagne électorale qui intéresse des postes si importants. En outre, une violence sourde menace de contrarier le jour décisif du 28 novembre ou potentiellement d’une autre date du processus mis en branle et très largement financé par ladite communauté internationale.

Quel prétendant au prochain gouvernement a proposé de contrôler le prix des produits de première nécessité, ou de remettre en question la politique néolibérale ? C’est la seule condition préalable à la promotion de la production nationale. Quel aspirant au prochain exécutif a conçu un plan pour faire respecter les lois, notamment les prescrits du Code du Travail, pour restaurer l’autorité de l’État en général ? Celle-ci est descendue si bas que l’on ne parvient pas à fixer le prix des courses et le trajet des tap-tap ou à régulariser la conduite des motocyclettes.

L’absence d’un parti de gauche implanté dans les masses a laissé le terrain libre à la démagogie idéologique. Elle favorise ainsi largement la sécheresse des idées de ‘’cette démocratie de façade ou de basse intensité ‘’pour reprendre les paroles du professeur Camille Chalmers dans une conférence prononcée le vendredi 29 octobre dernier à la Plateforme haïtienne des Droits Humains(POHDH). Bien entendu, on ne peut imputer cette responsabilité aux fractions de droite et de l’extrême-droite qui mènent la danse sur le terrain. La solution dépend des dispositions concrètes des forces progressistes et révolutionnaires pour construire le Camp du Peuple. Qu’attendent-elles ?

Les Prochaines élections ne constituent pas un élan réel vers la démocratie où les citoyennes et les citoyens exerceront leur droit souverain, piétiné et humilié par des armes de l’impérialisme par l’intermédiaire d’une coalition de soldats de pays appauvris et exploités comme le nôtre. Ces élections corroborent le système obsolète, vieux de plus de deux cents ans, qui maintient la majorité paysanne dans des liens féodaux, qui inscrit Haïti dans la liste honteuse de pays à main d’œuvre à bon marché malgré la qualité de cette main-d`oeuvre internationalement reconnue. Pourtant, si les procédures démocratiques étaient respectées, les élections même bourgeoises modifieraient positivement la nature de la Chose publique haïtienne. Il faut de vrais partis politiques connus et reconnus pour que cette même première phase de la révolution démocratique bourgeoise se réalise. Le peuple doit savoir choisir de façon éclairée. Il a été maintes fois déjà victime du choix entre le pire et le moins pire.

…………

* Directeur de l’Institut Culturel Karl Levêque

[1] DeboraH Jenson est codirectrice de Haïti du Franklin Hope Institute(HHI) Duke University en Caroline du Nord aux États-Unis. Nouvelliste du vendredi 5 au dimanche 7 novembre 2010.

[2] Slavoj Zizek : Pour sortir de la nasse. Monde Diplomatique : no 680. Novembre 2010

[3] Ibidem

[4] Antoine Michel dans : Avènement du Général Fabre Nicolas Geffrard à la présidence d’Haïti : « A la date du 21 janvier(1859) il y avait beaucoup de Sénateurs à la capitale. Le comité permanent convoqua le sénat pour le 22 janvier…Le président du bureau provisoire, le baron P.F. Toussaint était assisté de D. Labonté, premier secrétaire et de D. Trouillot, deuxième secrétaire. Il exposa à ses collègues que l’objet de la convocation était de recevoir le serment constitutionnel du général de division Fabre Nicolas Geffrard’’ appelé à la dignité du Président de la République’’.

Aucun Sénateur ne pensa à lui demander à quelle époque il avait été élu. L’article 105 de la constitution prescrivait qu’au Sénat seul il appartenait de nommer le Président d Haïti. Cette nomination se faisait par élection au scrutin secret des deux tiers des membres présents de l’assemblée. » Les Éditions Fardin. Port-au-Prince. Reproduction 1981. Pages 122 et 123.

[5] Dans l’Avant-propos de : Quelle armée pour Haïti de Kern Delince.H.S.I- KARTHALA. P13

[6] Maurepas Auguste dans : Genèse d’une république héréditaire : « La désignation d’un duvaliériste à la tête de l’Armée puis à celle de l’État, renforçait considérablement le camp du sinistre petit médecin au point que le Conseil Militaire de Gouvernement que présida le Général Kébreau ne s’employa qu’à mettre en place l’appareil administratif destiné à assurer le triomphe total à l’urne du candidat. »

« Ils (les nombreux officiers) se représentaient le pays déboucher sur une situation pareille à celle qui prévalait sous le règne d’Estimé. On s’en souvient. Président de la République grâce à l’appui déterminant de Major Magloire, membre de la Junte Militaire du Gouvernement et Ministre de l’Intérieur, M. Estimé hypothéqua son règne en faveur de ce dernier, demeuré le seul maître à bord, jusqu’au moment où l’officier jugea opportun de se passer des services d’un Président qui ne serait pas lui-même. » Les éditions Fardin. Port-au-Prince, Haïti. Page310.

Source : AlterPresse

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 14:07

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Vous n’êtes pas tannés d’entendre parler d’Haïti? Haïti qui demande de l’aide, Haïti qui sen va en élections pour élire son nouveau président qui sera aussi corrompu que les précédents, Haïti qui pleure ses morts à la suite du tremblement de terre, Haïti qui s’enlise un peu plus tous les jours dans la misère noire, Haïti qui est frappée encore et toujours par des nouveaux ouragans, cyclones ou tempêtes tropicales, Haïti en proie à une épidémie de choléra, etc.

Haïti chérie qui n’arrive pas à se gouverner, jamais, et qui est, en fait, sous la gouverne des ONG qui font la loi et l’ordre et, en même temps, leur fonds de commerce très lucratif. Haïti, nouvelle plaque tournante du trafic de cocaïne...

Haïti toujours incapable de se relever, de faire face au déchaînement de la nature et qui sollicite sans arrêt l’aide internationale. Sans qu’on sache vraiment où va cette aide, qui la reçoit et à qui elle profite.

Comment se fait-il qu’Haïti n’arrive jamais à s’en sortir, beau temps mauvais temps, et qu’on a l’impression très nette que le pays régresse plutôt que d’avancer? Avec les milliards de dollars que lui envoient les puissances occidentales parmi les plus riches, comme le Canada, les États-Unis, la France, l’Allemagne, entre autres? Et pourquoi ne conclut-on pas tout simplement à l’échec du capitalisme, ce qui me semblerait raisonnable et évident?

N’est-ce pas de cela qu’il s’agit lorsqu’on voit, comme cette semaine, les gens marcher dans la boue et dans l’eau souillée à mi-jambe, lorsqu’on les voit combattre maintenant l’épidémie meurtrière de choléra, ou vivre dans des campements de misère depuis des mois voire des années? Est-ce une simple question de circonstance, de cyclones, de fatalités, comme si Haïti se trouvait toujours au mauvais endroit au mauvais moment? Trop facile à conclure. On esquive ainsi les vrais problèmes.

Ça ne se peut tout simplement pas! Si on regarde juste à côté, à quelques kilomètres des côtes de Port-au-Prince, l’île de Cuba, toute voisine qu’elle est, ne présente jamais un spectacle aussi catastrophique et désolant, malgré le blocus de la plus grande puissance économique et militaire, les États-Unis. Jamais, la valse des milliards de l’aide internationale n’a atteint l’île communiste. Jamais! Et pourtant, Cuba, sans être un «paradis tropical» comme certains imbéciles se plaisent à la décrire pour mieux la ridiculiser, s’en tire dignement, avec une espérance de vie de 78 ans, au même niveau que les grandes puissances occidentales, et exporte même ses médecins et sa méthode d’alphabétisation dans cette Haïti où ni les soins de santé ni même l’éducation sont gratuits.

En 2004, lors du passage du puissant cyclone Ivan, le plus redoutable à frapper les Caraïbes, le gouvernement communiste a pu déplacer, sans heurts, sans problème majeur, quelque 1 million 600 000 personnes, dont 7000 touristes, pour parer à tout danger. Faut le faire! On a réquisitionné tout ce qu’il y avait de transport motorisé sur l’île pour le faire: trains, autobus, autos, motos, camions, tracteurs et sans aucun doute des charrettes à bœufs et des bicyclettes. C’est ce qu’on appelle gouverner, assumer ses responsabilités, en ne comptant que sur ses propres moyens, avoir à cœur de protéger sa population. C’est ce qu’on appelle une vraie révolution populaire!

Alors quand j’entends cette blogueuse cubaine devenue une star internationale en se faisant du capital à même les difficultés de ses concitoyens à cause du blocus économique et commercial ignoble, déblatérer contre son propre pays et alimenter de sa haine et de son ressentiment toute la mouvance terroriste de Miami et de Madrid, je souhaiterais simplement qu’on l’envoie dans l’île voisine d’Haïti, avec un droit de retour dans un an seulement. Afin qu’elle connaisse ce qu’est la réalité d’un pays sous-développé capitaliste, sans révolution socialiste et sans gouvernement, qui reçoit des milliards de dollars en aide internationale mais qui ne permet pas à ses habitants de vivre et de mourir dans la dignité.


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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 13:51

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Le Maroc a déclenché une cruelle offensive contre la République Arabe Sahraouie Démocratique devant le silence complice et lâche de l’Union Européenne, qui refuse de condamner ces faits abominables.

Tout a commencé par la destruction du campement de protestation Gdaim Izik et s’est poursuivi par des détentions arbitraires, des descentes de police et des pillages de logements dans la ville d’Aaiúm.

L’armée de Rabat serait en train d’encourager les colons marocains à détruire non seulement les logements des Sahraouis mais d’autres installations et commerces qui ont été pillés et brûlés au cours d’une journée de vandalisme et d’impunité.

Le Front Polisario, mouvement de libération qui lutte pour l’indépendance et la souveraineté du Sahara Occidental, a fait savoir que la répression a fait 13 morts et 700 blessés. D’innombrables personnes ont été arrêtées.

L’opération a été soigneusement préparée par le Maroc, qui depuis plusieurs jours a interdit l’entrée à ces territoires, des journalistes et médias, ainsi que des personnalités étrangères afin de pouvoir agir en toute liberté.

La République Arabe Sahraouie a été proclamée en 1976 en vertu de l’Accord de Madrid, qui a mis un terme à une longue période de domination espagnole. Cet accord établissait une administration partagée avec le Maroc et la Mauritanie, qui a signifié à la longue la remise de ce territoire à Rabat, qui exerce depuis lors sa domination.

Certes, l’ONU a refusé de reconnaître l’Accord de Madrid et elle a créé en 1991 la Mission des Nations Unies pour le referendum au Sahara Occidental, qui aurait du avoir lieu en février 1992 pour mettre un terme à l’occupation marocaine. 18 ans se sont écoulés depuis et rien ne s’est passé.

Bien au contraire, les autorités du Maroc ont encouragé la construction de colonies marocaines en territoire sahraoui et elles exercent une répression féroce contre toute tentative indépendantiste.

Nombreuses sont les initiatives avancées pour trouver une solution négociée de ce conflit, telles que les Accords d’Houston ou le Plan Baker I et II, mais elles se sont toutes heurtées à l’intransigeance de Rabat qui refuse de quitter les territoires occupés.

Depuis plusieurs années, le gouvernement marocain a fait construire un mur de plus de 2 000 kilomètres qui divise le territoire sahraoui en deux régions et entrave la vie normale des habitants de ces zones.

L’attaque de cette semaine a coïncidé avec le début de la 3è série de contacts informels à Mahansset, aux Etats-Unis, entre le Front Polisario et le régime marocain.

Les conversations n’ont pas été arrêtées, mais le massacre contre les Sahraouis est un signal clair du fait qu’il n’y a pas de volonté politique de la part des autorités marocaines pour avancer sur la voie d’une solution définitive.

Au milieu de ce climat, la condamnation par l’Europe, Washington et l’ONU de cette barbarie perpétrée contre des innocents, se fait toujours attendre. Jusqu’à maintenant, seuls de timides appels au calme ont été lancés malgré la gravité des événements.

L’inaction et le silence de l’Union Européenne pourraient faire penser qu’elle accorde au régime de Rabat un rôle essentiel dans le Nord de l’Afrique, tout comme Washington se sert d’Israël au Moyen Orient.

Les dictons expriment des vérités incontestables. Ceux qui se ressemblent s’assemblent.


Source : RHC

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 09:31

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Lire ou relire : Coup de gueule d'un humanitaire : Haïti au temps du choléra

Port au Prince, 11 novembre (RHC-PL).-- Le nombre de morts, suite à l’épidémie de cholera en Haïti, se monte à 724. Les médias rapportent que les hôpitaux et les centres d’assistance médicale sont bondés de cas.

Les autorités prévoient une augmentation considérable des malades à cause des conditions précaires des systèmes hydraulique et de drainage de la capitale haïtienne, qui accueille au moins trois millions de personnes.

Le ministre de la Santé Publique a confirmé que le nombre de cas dans divers territoires du pays dépasse les 11000.

L’Organisation Mondiale de la Santé augure une propagation de l’épidémie qui pourrait persister durant des années dans cette nation, malgré les efforts consentis à niveau national et international, spécialement par Cuba et le Venezuela, pour freiner la maladie.

Source : RHC

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 00:03

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La cour fédérale de Philadelphie doit décider du sort du journaliste noir américain. Rassemblements ce soir à Paris devant l’ambassade et en province face aux consulats des États-Unis.

Sa vie ne tient plus qu’à un fil. Mumia Abu-Jamal est en danger. En danger de mort. La cour fédérale de Philadelphie (Pennsylvanie), celle-là même qui l’avait condamné à mort en 1982, se réunit aujourd’hui. Cette audience, sans doute la dernière de l’imbroglio politico-judiciaire de l’affaire Mumia, devrait, sauf rebondissement, confirmer sa condamnation à la peine capitale. La Cour suprême des États-Unis, qui traîne la triste réputation de conservatrice assassine, en a décidé ainsi. Ne laissons pas taire la Voix des sans-voix.

Depuis plus de deux décennies, l’Humanité a fait sien le combat pour la justice que mène Mumia Abu-Jamal, condamné au terme d’un procès inique pour le meurtre d’un policier blanc qu’il a toujours nié. Expertises balistiques inexistantes, absence de relevé d’empreintes, zone des faits non sécurisée, tests non effectués, témoins menacés, subornés, jurés écartés, rapports de police contradictoires... La longue liste des irrégularités du procès de Mumia rivalise avec le racisme du juge Sabo, président du tribunal à l’époque et recordman des exécutions capitales.

La figure du mouvement abolitionniste

Depuis trente ans, Mumia Abu-Jamal résiste. Physiquement et dans sa tête. « Imaginez une pièce de la taille de votre salle de bains et imaginez que vous êtes condamné à y vivre, à y manger, à y dormir, à y soulager vos besoins naturels, à y rêvasser, à y pleurer et surtout, surtout, à y attendre, écrit-il. Imaginez ce qu’est d’attendre, attendre et attendre ; attendre la mort. Moi, je n’ai pas besoin d’imaginer. Je “vis” dans cette pièce. Ça s’appelle le couloir de la mort. Moi, j’appelle ça l’enfer. »

Mumia Abu-Jamal est un prisonnier de conscience. Journaliste, ex-militant des Blacks Panthers, il dénonce les rouages d’une justice à deux vitesses. Il critique également les inégalités sociales et les discriminations fondées sur la couleur de peau, inhérentes de la société états-unienne. Aujourd’hui encore, il importune. Est-ce pour cela que le président Barack Obama est resté sourd aux interpellations de personnalités, dont plusieurs prix Nobel de la paix et de littérature, lui enjoignant d’intervenir en faveur de la révision du procès ?

La dignité de celui qui, au fil des ans, est devenu la figure du mouvement abolitionniste force le respect. En témoigne les 80 associations et partis politiques qui composent son comité de soutien en France. Une délégation, à laquelle participe, entre autres, Jacky Hortaut, coanimateur du collectif Ensemble sauvons Mumia, Ariane Grésillon, directrice adjointe d’Ensemble contre la peine de mort (ECPM), la sénatrice communiste Brigitte Gonthier-Maurin, ou encore notre confrère, Patrick Kamenka, du Syndicat national des journalistes CGT, se trouve actuellement à Philadelphie. Ce mardi 9 novembre, « partout dans le monde, des initiatives interpelleront la justice américaine afin que triomphent la justice et la liberté », comme l’y invite le mouvement Jeunes communistes.

Par le passé, la mobilisation internationale à contribuer à surseoir à deux reprises à l’exécution de Mumia Abu-Jamal. C’est le combat pour la vie contre la barbarie institutionnalisée.

Il a besoin de vous !

Protestez auprès de l'ambassade des Etats-Unis

Par courriel : webmaster@amb-usa.fr

Par téléphone : 01 43 12 22 22

Par courrier : 2, avenue Gabriel Péri 75382 Paris Cedex 08

Signez la lettre de pétition sollicitant l'intervention du président Obama sur le site : www.mumiabujamal.net

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 22:50

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Le Président René Préval qui s’est rendu dans les zones affectées a demandé à la population de prendre toutes les mesures d’hygiène pour éviter la propagation de la bactérie.

Sans doute, le besoin urgent d’évacuer un grand nombre de personnes à l’approche de Tomas, pourrait favoriser sans doute la propagation du choléra, de même que les inondations provoquées par Tomas, qui ont obligé les habitants de plusieurs endroits à quitter leurs logements à toute allure.

Il est encore impossible de dresser un bilan complet des dégâts, mais il ne faut pas perdre du temps pour prendre les mesures de protection pour éviter un regain de la maladie qui a d’ores et déjà provoqué la mort de 440 personnes sur les plus de 6 000 qui ont été infectées en moins d’un mois.

L’ouragan est venu confirmer, si besoin était, les conditions très précaires dans lesquelles subsistent plus d’un million et demi d’Haïtiens qui ont perdu leurs biens lors du tremblement de terre et qui, 10 mois après, sont toujours logés dans des camps de tentes où le manque de conditions sanitaires favorise l’apparition de virus et maladies.

Le passage de Tomas sur Haïti doit être vu comme un appel d’alerte à la communauté internationale à ne pas oublier les engagements pris auprès d’Haïti, mais à accélérer les travaux de reconstruction du pays, un effort qui devrait non seulement effacer les effets du séisme, mais de la pauvreté historique.

Cependant, la bureaucratie, qui n’a pas le moindre sens humanitaire et solidaire, en reste le principal obstacle.

Un exemple de cela est survenu au Congrès des États-Unis, où juste avant le passage de Tomas sur Haïti, de nouvelles entraves ont été posées à la remise du milliard 150 millions de dollars, promis depuis le mois de mars.

Les membres du Congrès exigent, pour libérer les fonds, que le Département d’état démontre que cet argent ne sera ni volé ni détourné. Ils n’ont pas confiance peut-être en l’ex président William Clinton, qui est à la tête de la commission d’aide à ce pays dévasté ?
Il s’agit peut-être du préjugé raciste classique, en vertu duquel la corruption est inhérente à la pauvreté, ce qui, comme tout préjugé, est faux et hypocrite ?

La réalité est que cela fait 10 mois qu’un million et demi d’êtres humains vivent dans la rue et environ 8 mois que Mme Hillary Clinton a promis des fonds pour construire des logements et créer des emplois. Rien n’a été fait jusqu’à présent. L’attitude des congressistes étasuniens vis-à-vis d’Haïti contraste avec celle qu’ils ont assumée lorsque la crise financière mondiale a éclaté. Ils se sont empressés d’approuver les 75 milliards de dollars pour sauver les banques et les banquiers.

Pourquoi la France a-t-elle refusé de rendre à Haïti la “Dette de l’Indépendance” qu’elle lui avait imposé pour reconnaître son indépendance après le triomphe, en 1804, de la première rébellion d’esclaves de l’histoire?

Paris avait exigé à la république naissante, le paiement de 150 millions de francs or, 10 fois plus que les revenus annuels d’Haïti à l’époque et l’a obligé à payer des intérêts jusqu’en 1947. C’est l’une des raisons de la pauvreté qui règne dans le premier pays indépendant de l’Amérique Latine et des Caraïbes et qui est pourtant le plus arriéré.

Cette somme équivaut, actuellement, à 21 milliards 800 millions de dollars, ce qui serait suffisant pour favoriser le développement et en finir, une fois pour toutes, avec la misère en Haïti qui atteint des niveaux qui sont une véritable offense. Cette misère qui est à la base de tous les maux qui affectent ce pays frère.

L’arrogance du Congrès étasunien et l’attitude du gouvernement français viennent prouver, que les souffrances des pauvres intéressent peu les riches. Autrement dit, il s’agit d’une leçon sans équivoque de ce qu’est « la solidarité capitaliste ».

Source : RHC

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 09:21

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Après avoir enduré les conquistadores massacreurs d'indiens, porteurs de la grippe espagnole, les dominicains, zélés évangélisateurs à marche forcé, déicides, la mise sous coupe réglé et l'esclavagisme forcené de sa population par les français,
après avoir subi le fer et le feu, les coups de trique du contremaitre comme les coups de triche du Maitre Impérial américain, les coups du sort d'un climat malveillant, souffert les coups d'Etat et les mises au cachot, les mise en coupe et les mises en bière, subi l'occupation des GIs et l'occupation de la MINUSTAH, le tremblement de terre, l'invasion ONGiste dont je suis par ailleurs partie prenante et la dictature, il ne manquait plus qu'une bonne vieille épidémie de choléra.

Déja 3000 affectés, 250 morts.

Ben voyons.

Les pleureuses du dimanche sont déjà de sortie. Plaintives. Et débiles: "décidément, pauvre pays maudit...".
Les discours fatalistes et misérabilistes sur ce pays commencent vraiment à me seriner et me taper sur le coquillard. Rien de fatal, pas de destinée manifeste, point de hasard catastrophique et surtout, surtout, pas de "malédiction" pour ce pays.

Non. Car vois-tu, ma chère, mon brave, la chaîne du choléra, c’est l’eau potable ET l’assainissement. Simple.

Ce sont des droits, des services de base, absents en Artibonite, le grenier du pays si, si pauvre et vulnérable, sans réforme agraire ni investissements de bases, et région encore plus fragilisée depuis qu'elle a reçu solidairement de nombreux déplacés du 12 janvier.

Point de fatalité. C'est du choix. Du choix politique. Pas de services, pagen eau pour toi, neg' des mornes, paysan pouilleux, gueux, neg zabitan. Crèves!
La paysannerie Haitienne a toujours été, volontairement, sacrifiée. Par les donations de riz des américains. Par l'élite politique (noire) sous la bienveillance de la vraie élite économique-réelle donc - (métisse/créole et partiellement, aussi, syrio-libanaise).

Pas d'eau, pas d'assainissement, rien.

La France qui compte les deux grands groupes qui font (bien ?) l’un et l’autre, eau + assainissement, devrait être plus "présente" sur le terrain pour lutter contre le "vibrion". Notre Président et son ministre des affaires étrangères pourraient peut-être se fendre d’une initiative...Non, je déconne. Pas rentable, les gueux de l'Artibonite. Quand on se targue de "piloter le G20", on n’a pas le droit de laisser "filer" une initiative entrprise/humanitaire. Non, je décone, bis.

Le choléra, c'est le manque d'eau potable + d'assainissement.
Simple, non?

On enverra au mieux quelques volontaires français CIVI service à la con, des post pubères qui ne savent ni queue ni pendre du contenu de leur mission (véridique, j'en connais un...) en débarquant ici, comme c'est le cas depuis quelques jours.

Quant à l'ONU, voila un test pour mesurer sa réactivité, sa coordination. Espérons que les entités responsables seront à la hauteur.

Herman sur son blog Débris d'Haiti

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 12:30

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Photos :  slate.fr

L’ONU et des organisations humanitaires ont lancé un appel urgent à la communauté internationale pour accélérer l’aide à Haïti, assiégé par un ouragan qui pourrait causer des dégâts considérables à une population qui vit pratiquement dans l’abandon.

Le cyclone, appelé Tomas, se déplace par les eaux tièdes de la Caraïbe où il pourrait gagner en force avant de frapper l’île de l’Hispaniola, qu’Haïti partage avec la République Dominicaine.

C’est justement en Haïti où les risques sont plus grands étant donné qu’après le tremblement de terre du 12 janvier, il y a entre un million et demi et deux millions de personnes qui vivent sous des tentes, qui n’offrent aucune garantie de sécurité en cas de vents forts et pluies intenses.

Le coordonnateur de l’aide humanitaire de l’ONU en Haïti, Nigel Fisher a fait savoir que des refuges d’urgence, de l’eau potable, des aliments, des médicaments et des produits sanitaires sont nécessaires.

Il faut en avoir, autant que possible avant l’arrivée de l’ouragan, qui, selon les pronostics, devra arriver en Haïti, cette fin de semaine.

Le problème c’est que les ressources existant dans ce pays caribéen sont insuffisantes et s’épuisent, notamment après l’épidémie de choléra qui est venue aggraver la situation déjà assez critique de ce pays.

Jusqu’à présent le choléra a tué plus de 300 personnes. Le nombre de personnes atteintes se monte à quelque 5 000. Elles sont soignées dans des hôpitaux où tout manque, car l’aide promise après le séisme de janvier n’arrive pas et que les promesses ne sont restées que des promesses.

La reconstruction de la capitale est très lente. Les montagnes de décombres s’accumulent, il y a encore des bâtiments semi détruits. Les gens n’ont pas où aller. Le passage de Tomas aurait donc de sévères conséquences.

Depuis longtemps on insiste sur la nécessité de transférer les campements de survivants du séisme à des endroits plus sûrs, mais le problème est toujours le même : les ressources manquent pour y parvenir.

Les pertes du tremblement de terre dépassent 12 milliards de dollars et moins de 25% de la totalité de l’aide promise par les pays donateurs, sont arrivés en Haïti.


Se référant récemment aux nouveaux besoins créés par l’épidémie de choléra en Haïti, le directeur de l’Office des Nations Unies pour la Coordination des questions humanitaires, le Russe Rachid Jaloux, a rappelé aux pays développés que nous vivons tous dans un village global. Il a signalé que la crise économique ne peut pas être un prétexte pour oublier les plus faibles.

Face à cette chaîne de tragédies, rappelons qu’Haïti était le pays le plus pauvre de notre continent, avec une longue histoire d’instabilité politique, de dictatures et d’interventions militaires étrangères comme celles des Etats-Unis en janvier et février 1914, en juillet 1915, qui s’est étendue jusqu’en 1934 et finalement celles de 1994 et 2004, toutes, au nom, prétendument, de la sécurité et de la démocratie, des interventions qui n’ont apporté à ce pays aucun signe de progrès et de développement.

Aucune nation ne se détruit elle seule sans la complicité d’autres pays. Il est temps que ceux qui ont été les complices et les responsables de tant de misère, rendent à Haïti ne serait ce qu’un peu de ce qu’ils lui ont volé, notamment en ce moment où ce pays est aux abords d’une nouvelle tragédie, en moins d’un an.

Seront-ils capables de répondre à l’appel urgent qui a été lancé ? Nous le saurons dans quelques jours.

Source : RHC

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 17:58

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Ken Loach - Stefan Simanowitz

Traduit par Diáspora Saharaui

En 1960, l'ONU a adopté la résolution 1514 qui stipule que tout peuple a droit à l'autodétermination et que le colonialisme doit être amené à une fin rapide et inconditionnelle. Un demi-siècle plus tard, des lecteurs pourront être surpris d'apprendre qu'il y a encore 16 territoires à travers le monde qui n'ont pas encore obtenu leur décolonisation. Connu comme «territoires non-autonomes», la liste des endroits toujours gouverné par une puissance étrangère contient quelques noms familiers: Gibraltar et les îles Falkland (Malouines) pour n'en citer que deux. Mais alors que certains de ces territoires, comme la petite île de Tokelau, sont des dépendances qui pourraient être considérés comme ayant rejeté l'indépendance et démocratiquement choisi de maintenir leur statut territorial, d'autres sont plus controversées. Le plus remarquable est le Sahara occidental, connu sous le nom de dernière colonie d'Afrique, qui a lutté pour l'autodétermination depuis plus de 35 ans contre le Maroc voisin

A New York, la Quatrième Commission de l'ONU sur la décolonisation a entendu des pétitions émanant de personnes parlant au nom de ces territoires non-autonomes. Comme pour les occasions précédentes, la réunion de cette année a été dominée par des pétitions sur le conflit au Sahara occidental, un conflit qui demeure l'un des plus anciens dans le monde. 
 
gal_1426.jpgA peu près de la taille de la Grande-Bretagne, le Sahara occidental se trouve sur la côte Atlantique de l'Afrique. En 1976, en violation du droit international,  les Espagnols sur le départ ont divisé le Sahara occidental entre le Maroc et la Mauritanie en échange du maintien de leurs droits de pêche et de la propriété partielle des intérêts miniers. Une guerre de 15 ans a eu lieu entre les Marocains et le Front Polisario, avec le retrait des Mauritaniens en 1979. En 1991, un cessez-le feu a été déclaré et aux termes d'un accord de l'ONU, la tenue d'un référendum pour l'autodétermination a été promise. Dix-neuf ans plus tard, les Sahraouis autochtones sont toujours en attente de ce référendum.
 
Un nombre estimé à 165.000 de réfugiés sahraouis qui ont fui les combats sont toujours hébergés dans des camps de réfugiés dans le désert algérien. Malgré l'aide de l'Organisation des Nations Unies, les conditions dans les camps sont abjectes, avec des problèmes de santé généralisés, y compris l'hépatite B, l'anémie et la méningite. Une enquête menée en 2008 par l'Organisation mondiale de la Santé,a suggéré qu'un enfant sur cinq dans les camps souffre de malnutrition aiguë. 
Dans le Sahara Occidental occupé, la population sahraoui fait face à la discrimination et aux violations des droits humains. Les organisations internationales, y compris le Haut Commissariat aux droits de l'homme ont exprimé de sérieuses préoccupations sur les violations des droits de l'homme dans le territoire et un rapporo d'Human Rights Watch en 2008 a constaté que le Maroc avait violé les droits d'expression, d'association et de réunion au Sahara occidental. 
 
Vendredi dernier, 15 octobre, devait commencer le procès de trois éminents défenseurs des droits humains - Brahim Dahane, Ali Salem Tamek et Ahmed Naciri– arrêtés il y a plus d'un an à Casablanca, à leur retour d'une visite dans les camps de réfugiés en Algérie. Bien qu'ils n'aient commis aucun délit, ils sont accusés de trahison, et risuent donc la peine capitale. Amnesty International a émis un communiqué, qui devait être publié au moment de l'ouverture de leur procès, appelant à leur libération immédiate et inconditionnelle, mais au jour prévu, le procès a été reporté au 5 novembre.
 
Dans le contexte de cette tragédie humaine, l'Union européenne a conclu un accord de pêche avec le Maroc en vertu duquel les eaux du Sahara occidental sont illégalement exploitées par des navires de pêche européens. De nombreux gouvernements étrangers et entreprises sont impliqués dans des affaires avec le Maroc, qui leur donnent accès à des vastes ressources minérales du Sahara Occidental, en particulier les phosphates. 
 
La IVème Commission des Nations Unies a entendu plus de 80 pétitions sur le Sahara occidental, y compris un plaidoyer passionné de Suzanne Scholte, présidente de la Fondation Forum de la Défense. "Ne permettez pas que la confiance du [peuple sahraoui] dans ce Comité soit vaine ou vous enverrez un signal terrible au monde que l'invasion, l'agression et la violence auxquelles le Maroc a recouru, sont les moyens de parvenir à vos fins", a-t-elle dit. 
 
Malgré de nombreuses tentatives pour sortir de l'impasse diplomatique prolongée, les progrès vers une résolution ont été lents et tortueux. Une solution politique peut sembler lointaine avec des positions des parties si éloignées: le Front Polisario n'est pas disposé à renoncer au droit légitime à l'autodétermination, le Maroc rejette toute proposition qui contient ne serait-ce que la possibilité de l'indépendance, et le Conseil de sécurité est à ce jour réticent à appliquer ses propres résolutions. Mais l'histoire a montré qu'une solution politique est la seule façon d'avancer.
 
Néanmoins, il est important de souligner que la solution politique à ce problème est beaucoup trop importante pour être laissée entre les mains des politiciens. C'est à nous tous, à groupes de la société civile, militants et particuliers de faire entendre notre voix. Nous devons exiger que nos gouvernements dans le monde exercent une pression diplomatique et politique sur ceux qui ignorent les exigences énoncées en vertu du droit international et le blocage d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental. 
 
Comme Martin Luther King l'a dit: «L'arc de l'univers moral est long, mais il est tendu versvers la justice." Il ne fait aucun doute que le peuple du Sahara occidental a à la fois le cours de l'histoire et la force de la justice de son côté.
 
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