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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 13:33

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Aporrea

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

L'internationalisme prolétarien et la solidarité internationaliste sont au cœur même de notre engagement de communistes. Habitués sur ce site à exprimer notre solidarité avec la lutte des travailleurs, le combat des communistes, dans des circonstances parfois difficiles, dans le monde entier, il est revigorant de constater qu'une telle conception de l'internationalisme est encore dominante dans les mouvements ouvriers d'une bonne partie du globe.

Plusieurs partis communistes ont déjà adressé des messages de soutien aux travailleurs français en lutte, et aux organisations de classe qui mènent le combat. Le Parti Travail de Belgique (PTB)a adressé une « lettre de solidarité avec le peuple français » dans laquelle le PTB félicite « un exemple de détermination, de résistance et d'unité ». Pour le PTB, « la classe ouvrière française, une nouvelle fois à l'avant-garde de la lutte (…) nous montre la voie à suivre ». Le Parti communiste du Luxembourg (KPL) se joint également à « la lutte sans merci que vous menez pour défendre vos acquis sociaux et vos droits, eux mêmes conquis de haute lutte »et appelle à ce que « tous les travailleurs d'Europe (…) descendent eux aussi dans la rue pour exprimer leur colère et leur opposition à ces mesures. »

 

Des communistes les yeux tournés vers « l'exemple Français »

 

Les autres communistes européens suivent le mouvement par leur presse partisane, et en tirent des leçons pour leur mouvement.

Nos camarades portugais d'Avante! notent semaine après semaine la radicalisation du mouvement, son amplification et tentent ainsi de donner de la vigueur au mouvement analogue qui se dessine au Portugal avec la grève générale du 24 novembre en perspective. Certains communistes portugais, comme ceux dirigeant le site O Diario parlent déjà d' « exemple de la France ». Nos camarades anglais du Morning Star consacrent presque chaque jour leur une internationale à la France, et comparent avec regret le mouvement atone anglais sous hégémonie travailliste à l'ébullition sociale en France, où la tradition révolutionnaire représentée par le PCF et la CGT est encore vivace. Jusqu'à nos camarades grecs du KKE, et leur organe Rizospastis, qui ont désormais les yeux tournés vers la France, et y voient plus qu'un relais à la lutte qu'ils ont entamé il y a un an de cela et qui ne s'essouffle toujours pas.

Mais les échos du mouvement traversent les mers. Sur le continent américain, les communistes colombiens évoquent une grève contre le néo-libéralisme qui pourrait bientôt devenir un nouveau « Mai 68 ». Nos camarades péruviens, vénézueliens, cubains, états-uniens – dans les contextes nationaux divers dans lesquels se déploie leur lutte et pour laquelle ils essaient de dresser des parallèles – suivent également avec attention les événements en France.


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Le Parti communiste brésilien (PCB)vient même de publier une note politique où il exprime « son soutien total à la lutte des travailleurs français »et caractérise également le mouvement français « d'exemple pour les travailleurs de toute l'Europe et du monde entier ».

 

« Faire comme en France », ou comment la base secoue des directions syndicales timorées en Espagne et en Italie

 

En Espagne et en Italie, le mouvement français est mis en avant par les forces révolutionnaires, pour faire bouger les lignes dans le mouvement politique et syndical représentant cette tradition.

Plusieurs fédérations politiques du PCE et syndicales des CC.OO appellent à amplifier le mouvement après la grève du 29 septembre et à prendre comme exemple. Le journal reconstructeur (cad, pour la reconstruction du PCE) La Republicatitrait même dernièrement, en français dans le texte: « Vive la classe ouvrière française! » après la journée du 15 octobre. Malgré un message de soutien du secrétaire-général des CC.OO Ignacio Toxo le 7 septembre adressé à la CGT, depuis ce dernier ne cesse de répéter que les conditions ne sont pas les mêmes en France et en Espagne et récuse toute radicalisation du mouvement en Espagne.

En Italie, le mot d'ordre « Fare come in Francia »(Faire comme en France) monte de plus en plus depuis la base des partis communistes et des syndicats de tradition révolutionnaire. Il trouve désormais un écho tant à la direction du PdCI(Parti des communistes italiens) qu'à celle du PRC(Parti de la refondation communiste). Face à une direction syndicale de la CGIL trop timorée, c'est sa branche métallurgiste de la FIOMqui a montré l'exemple le 16 octobre dernier, portant plus d'un million de métallos dans les rues de Rome.

Chez les métallurgistes, le mot d'ordre de la « grève générale », désormais adopté par les directions de la FIOM et de la CGIL, a pris de l'ampleur à partir du moment où le mouvement s'est développé en France et a prouvé la possibilité d'une victoire face aux politiques du capital.


De la Belgique au Brésil, de l'Allemagne à l'Afrique noire: la lutte des travailleurs français suscite solidarité syndicale et aiguise l'esprit de lutte!

 

Les syndicalistes apportent aussi désormais leur soutien, notamment par la voix d'un communiqué de la Fédération syndicale mondiale (FSM) dans lequel la FSM « salue la lutte grandiose des travailleurs, des jeunes travailleurs, des lycéens en France, qui se renforce jour après jour, et elle exprime sa solidarité internationaliste et profonde avec cette lutte ».

Sans surprise, le PAME grec et la CGTP-IN portugaise ont déjà exprimé leur entière solidarité avec le mouvement en cours. Le premier syndicat allemand DSBavec ses 7 millions de membres a adressé le 21 octobre dernier une lettre de soutien au secrétaire-général de la CGT dans laquelle nos camarades allemands tiennent à nous confirmer que « les expériences en Allemagne ont montré que l'allongement de l'âge de départ à la retraite n'a pas rendu la retraite plus sûre ». Pour la DSB, travailleurs allemands et français doivent mener une lutte commune contre cette politique « socialement injuste et qui conduit à la privatisation des systèmes de sécurité sociale ».

En Belgique, la FGTB,et sa branche CGSP,ont déjà dépassé la simple solidarité verbale avec le mouvement des travailleurs français et sont passés aux actes, en contribuant au blocage de plusieurs dépôts pétroliers dans le pays.

Encore une fois, la solidarité va bien au-delà du continent européen. Du syndicat de masse brésilien (3 millions d'adhérents) critique envers le lulisme Conlutasau LKPguadeloupéen qui avait montré la voie aux travailleurs métropolitains en passant par la DISK(Confédération des syndicats révolutionnaires) turque et ses 400 000 syndiqués. Tous ont déjà envoyé un message de solidarité adressé à la CGT. Tout comme des dizaines de syndicats d'Afrique noire francophone – de Madagascar, de Djibouti, de la Cote d'Ivoire, du Sénégal, du Burundi, du Tchad ou encore du Burkina Faso – ont également exprimé leur soutien et leur solidarité au syndicat représentant historiquement la lutte de classe en France.

 

Car tous y voient une lutte menée sur territoire Français au nom des travailleurs du monde entier.

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 19:00

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Une solidarité affichée

Un ami de Cuba et motard, habitant en Nouvelle Calédonie, nous a envoyé quelques photos de sa moto peinte aux couleurs de Cuba et un petit mot :

 

".Ma moto est aux couleurs de Cuba. Je l'ai fait car dans le moto cross en général la mode est de mettre le drapeau américain partout, sur les motos, les équipements les vêtements, etc... Le drapeau cubain est en plus très décoratif par ses contraste de couleurs, et il montre que ceux qui l'arborent soutiennent ce petit pays courageux et généreux. J'espère que ces photos sur votre site inciteront d'autres motards de compétition ou non  ( justement j'en connais un de très près...), à décorer leurs machines de la sorte.

Un coopérant  médecin cubain au Vénézuela a vu  ces photos sur Face Book et m'a écrit pour me dire sa joie de voir que l'on pense à Cuba partout dans le monde.Je suis à l'autre bout du monde en Nouvelle Calédonie où les gens pour la plupart ne connaissent même pas le drapeau cubain."

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 14:09

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« Solidarité avec la grève des travailleurs de France »

Il s’agit d’une bannière permanente sur ce site Vénézuélien : http://www.aporrea.org/

Chaque jour, des articles donnent des détails sur le mouvement.

t_pueblo_galo_197.jpgExemples :

En France la grève commence avec l'appui de 71% de la population.

Paris le 19 Octobre - En marge du nombre des manifestants qui peu à peu se joignent à la grève générale en France, le point nodal de la protestation se concentre dans un fait historique: l'appui de 71 % de la population.

Jamais une protestation de ce caractère n'a compté un énorme refus des citoyens, selon les enquêtes diffusées dans les dernières heures sur le mouvement social qui rejette les réformes et la loi projettées par le gouvernement.

Selon les sources syndicales et les spécialistges consultés par Prensa Latina, dans le passé, en Mai 1968 et en 1995, deux actions qui ont bouleversé le pays, l'appui des Français ne dépassait pas 50%.

Cependant, ainsi que le déclarent d'autres analystes locaux, la situation ne s'achemine pas précisément vers des accords ou des solutions acceptables par tous. Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a répété hier soir qu'il poursuivrait son plan.

Bénéficiant de la majorité de son parti conservateur, l'UMP, à l'Asseblée Nationale et maintenant au Sénat, le président compte sur la possibilité quasi-imminente de la sortie de la nouvelle loi pour changer d'air au Sénat.

(...) La guerre des chiffres est commencée. Le gouvernement, dans un effort plus intensif ces derniers jours, a essayé de minimiser l'impact du mouvement et fourni des statistiques de 70% en dessous de celles des syndicats.

C'est le reflet du discours d'un des ministres de Sarkozy, spécialement l'impopulaire Eric Woerth, en charge du ministère du Travail, qui a répété que "La baisse du nombre de personnes en marche révèle que le peuple Français comprend mieux les réformes".

(...) 50% de vols suspendus à Orly et 30% à Roissy.

Air France a cependant promis de maintenir 100% de ses vols longs courriers, 80% des moyens courriers et 50% des vols intérieurs.

http://www.aporrea.org/internacionales/n167805.html

Le courrier, les transports, les écoles, tout s'arrête!

 En France: plus de 3 000 000 de personnes mobilisées dans la rue contre les réformes de Sarkozy.

 Paris, le 19 Octobre 2010 - La France vit ce mardi une nouvelle et plus forte journée de grève et de protestations contre la réforme des retraites promulguée par le président Nicolas Sarkozy, qui a annoncé des mesures pour palier la pénurie d'énergie et menace de recourir aux forces de l'ordre pour éviter les "débordements".

Selon les syndicats, 3 500 000 personnes ont participé aux manifestations d'aujourd'hui, alors que le vote du Sénat sur la réforme controversée doit avoir lieu dans seulement deux jours. Le gouvernement, cependant, annonce que le nombre des manifestants, en baisse par rapport à celui de la semaine dernière, se chiffre à seulement 1 100 000 manifestants.

Cettesixième journée de manifestations depuis le début de Septembre a été marquée par la participation chaque fois plus grande des étudiants et des jeunes. Dix universités sont bloquées dans tout le pays et plus de 380 lycées ont fermé. A Lyon, Nanterre et Paris il y a eu des affrontements entre la police et les étudiants, et une jeune fille a été blessée. (...)

La grève qui a commencé il y a 8 jours dans les 12 raffineries de France et le blocage de certains dépôts ont privé d'essence 2 500 stations-service dans le pays, selon des sources de ce secteur.

Sarkozy a annoncé des mesures contre le blocage des raffineries.

Selon le premier ministre François Fillon (...) " dans 4 ou 5 jours la situation redeviendra normale".

Sarkozy a affirmé depuis Deauville, où il participe à une rencontre franco-russo-allemande, qu'il prendra aussi des mesures pour "garantir l'ordre" et éviter les "débordements". (...)

http://www.aporrea.org/actualidad/n167858.html

Traduction : Alma

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 10:04

cavalli.jpgFranco Cavalli. Un nom déjà entendu ? Un couturier célèbre ? Non ! Un médecin et un politicien …

 

Le Dr. Cavalli a eu un parcours impressionnant : il a présidé la Ligue Suisse contre le Cancer, l’Institut Suisse de Recherche Expérimentale sur le Cancer (ISREC), le premier groupe d'essais cliniques de l'Organisation Européenne pour la Recherche et le Traitement contre le Cancer ainsi que l’Union Internationale Contre le Cancer (UICC). Rappelons aussi qu’il a fondé Annals of Oncology, dont il était le rédacteur en chef de 1990 à 2000 ; il a écrit plus de 500 articles scientifiques ainsi cinq ouvrages médicaux.

Franco Cavalli a été conseiller national de 1995 à 2007. Une de ses réussites est d’avoir convaincu la Confédération d’entreprendre des projets de développement à Cuba dans les domaines de l’agriculture et de la santé. Il s’engage pour une caisse maladie unique, pour le droit à l’euthanasie active, propose de modifier les règles de mise sur le marché des médicaments en autorisant la mise en vente d’un nouveau médicament uniquement s’il est clairement plus efficace que le précédent ou ayant un prix moins cher mais le lobby pharmaceutique met dans sa poche la majorité du Parlement qui enterre cette idée.

L’expression de l’engament de ce médecn hors-normes est la création de l’ONG d’aide médicale en Amérique centrale (AMCA-Auito Medico al Centro America) qui est devenue une institution de référence dans l’aide médicale au développement en Suisse.

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L’AMCA c’est quoi ?

 

Au Nicaragua, le gouvernement sandiniste avait beaucoup investi dans la santé apportant les soins médicaux aux plus démunis. Cette importante politique sanitaire était gravement mise en péril par l’agression militaire des Contras, des mercenaires financés par le gouvernement américain afin de déstabiliser le gouvernement sandiniste. Cette agression obligea le gouvernement à augmenter ses dépenses militaires et à diminuer le budget de la santé et de l’éducation. C’est à ce moment (en 1985) qu’une équipe de personnes, dont Franco Cavalli, développe des projets d’aide sanitaire au peuple nicaraguayen; l’AMCA était née !

Actuellement, trois grands projets sont en cours. Le premier a pour cadre l’hôpital national pédiatrique La Mascota (hemato-oncologie), le second l’hôpital gynécologique Bertha Calderon (projet HIV, néonatalogie, etc…) et le troisième, basé sur l’éducation à la santé des élèves et de leur famille, se déroule dans un établissement scolaire comptant 400 élèves des barrios très pauvres. En 1991, l’AMCA, avec l’appui de personnalités progressistes du mondemedicuba.gif médical suisse, a donné naissance à mediCuba-Suisse qui s’occupe de projets semblables sur une île souffrant d’un effroyable blocus imposé par les USA.

 

Entretien avec Franco Cavalli.

 

Propos recueillis par Samuel Sommaruga

(Etudiant, 2éme année)

 

En 2007, avant la fin de votre mandat de conseiller national vous êtes allé à Cuba en tant qu’observateur ?

 

Effectivement, il s'agissait d'un voyage du Groupe parlementaire Suisse-Cuba, que je coordonne depuis quelques années. Au cours des vingt dernières années, je me suis rendu presque chaque année à Cuba où j’ai pu voir de très près les problèmes, mais aussi les réussites de la révolution cubaine pendant ce dernier quart de siècle.

 

Quelles ont été vos impressions sur le système social cubain et plus précisément sur le système de santé cubain ? 

 

Avant la chute du mur de Berlin, Cuba vivait globalement dans une situation d'abondance. C’était également vrai en ce qui concerne le système scolaire et sanitaire. Parfois j'avais même l'impression qu'on dépensait trop (p.ex. certains médicaments utilisés ne l’étaient pas en Suisse car nous les jugions trop chers). La soudaine désagrégation de l'empire soviétique a complètement changé  la donne et en quelques années le PIB cubain a chuté de presque 40%! Je souligne qu’actuellement nous parlons de crise en Suisse, car le produit national a baissé de 1-2% ! Les conséquences ont donc été dramatiques dans tous les domaines de la société. 

 

Un seul exemple que je connais très bien, peu suffire à illustrer les choses: Cuba a 14 provinces et chaque province avait avant 1990 une division de radiothérapie en bon état de fonctionnement. 2 à 3 ans après le début de la crise, les machines n' étaient plus utilisables car les fabriques soviétiques ne produisaient plus de pièces de rechange. C'est à ce moment-là que nous avons décidé d'organiser mediCuba-Suisse, pour aider de façon ciblée à la résolution de problèmes comme celui que je viens de décrire.

 

À l’heure actuelle, la situation s'est beaucoup améliorée. Le niveau des structures sanitaires est très bon. Le niveau professionnel des médecins cubains aussi. D’ailleurs, le système de santé cubain a été plusieurs fois reconnu par l'OMS comme exemplaire pour un pays du Sud. Malgré tout, encore aujourd'hui, surtout à cause du blocus américain, il y a parfois des problèmes d’approvisionnement (pièces de rechange, médicaments, etc…) car beaucoup de producteurs occidentaux ont peur des sanctions américaines. C’est là que mediCuba Suisse intervient, nous achetons de façon ciblée la pièce de rechange, l'endoscope ou le médicament et nous l'envoyons à Cuba.

 

Vous avez parlé du blocus américain, quelles responsabilités ont les gouvernements des USA et des pays tiers, comme la Suisse, dans les lacunes du système de santé cubain? 

 

La responsabilité du gouvernement américain est énorme. Non seulement il fait tout pour affamer le peuple cubain, mais en plus de cela, il sabote le secteur sanitaire. Par tous les moyens, il empêche l’approvisionnement en matériel médical.

 

Je peux vous donner un exemple tout à fait récent qui date de quelques mois .Un oncologue cubain me téléphone pour me dire qu’il n'arrivait plus à acheter le médicament anti-tumoral X. Que c’était-il passé ? En fait, Cuba achetait le médicament auprès d’une entreprise mexicaine, qui produisait un générique. Cette entreprise a  été rachetée par une société pharmaceutique américaine qui a aussi acheté toutes les autres boîtes qui produisent des génériques. Nous nous retrouvons donc avec un monopole contrôlé par une société américaine et évidemment l’entreprise américaine se refuse à vendre le médicament à Cuba.

 

Souvent, les journaux suisses font tout leur possible pour désinformer la population sur Cuba. On lit que le gouvernement cubain fait tout son possible pour maintenir le blocus, parce que cela lui servirait à justifier la restriction de la liberté qu'il impose au peuple cubain et à alimenter le nationalisme cubain. Parfois je crois que ces journalistes sont payés pour dire ces mensonges. En plus, ils n'ont jamais été à Cuba et ne comprennent rien de la réalité. Je crois que l'exemple que j'ai donné (et je pourrais en donner des centaines) suffit pour démontrer que tout le monde, même les frères Castro, serait très heureux si demain, les USA mettaient fin à un blocus qui a fait souffrir chaque Cubain pendant 50 ans!

 

En ce qui concerne la Suisse, elle a toujours eu une position ouverte vis-à-vis de Cuba. Aussi dans les dernières années, quand les gouvernements de l’Union Européenne ont coupé tous les contacts avec celui de Cuba, la Suisse n’a pas suivi. Elle continue d’ailleurs à développer des projets de développement dans le secteur sanitaire cubain. Comme nous avons pu le constater pendant la visite parlementaire en 2007, ces projets sont couronnés d’un succès épatant! Les responsables suisses nous ont expliqué la raison du succès : avec une population au sein de laquelle il n'y a plus d'analphabétisme et dont le niveau d'éducation est parfois même supérieur au nôtre, les projets ne peuvent que réussir.

 

Quelles sont les particularités du système de santé cubain par rapport aux systèmes de soins occidentaux ? 

 

Je crois que la particularité principale est le rôle très important du médecin de famille. Il y a un médecin de famille pour 700-1000 personnes. Dans les villages, il y a toujours une maisonnette dans laquelle vit le médecin de famille et où il travaille avec une infirmière. Il suit de très de près la population. Si quelqu'un souffrant d’un diabète ou d’une hypertension ne vient pas se faire contrôler régulièrement, le médecin de famille ira le chercher. Même chose au niveau des contrôles, du screening et de l'éducation sanitaire; le médecin de famille verra au moins une fois par année chacune des personnes qui font partie de son district. On comprend alors facilement pourquoi la mortalité infantile à Cuba est plus basse qu’aux Etats-Unis et que l’espérance de vie des Cubains est la plus grande de tous les pays du Tiers Monde.

 

Parfois, certaines personnes disent que Cuba ne respecte pas les droits de l’Homme: là-dessus on pourrait discuter longtemps pour savoir pourquoi certaines limitations de la liberté sont en vigueur. Mais est-ce que pour nous, surtout pour nous médecins, le fait de réussir à garantir une grande espérance de vie, de baisser de façon drastique la mortalité infantile et le fait d’avoir un système de santé efficace n’est pas en lien direct avec les droits de l’Homme?

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Quelles leçons la Suisse et les autres pays du monde peuvent-ils tirer de l’expérience cubaine ? 

 

Je pourrais répondre de cette façon. N'importe où dans le monde, lorsque l’on va dans la brousse ou dans tous les lieux "oubliés par Dieu et par l'homme", si on rencontre un médecin, il a de grandes chances qu'il s'agisse d'un médecin cubain. Et s'il n'est pas cubain, très souvent il s'agira d'un médecin local qui a été formé à Cuba. En fait, à Cuba il y a une faculté de Médecine complètement gratuite (!) avec presque 10'000 étudiants qui viennent surtout de l'Amérique latine, mais aussi d’Afrique, des pays pauvres d'Asie et même des quartiers populaires des Etats-Unis ! Cuba forme une multitude de médecins et c'est pour cela qu'il peut en "exporter " tellement. L’exportation de médecins est un des axes de la politique extérieure cubaine. Je suis convaincu que c’est bien mieux que d'exporter des armes ou des soldats qui iront faire la guerre quelque part dans le monde.

 

Quels sont les projets en cours et les projets d'avenir entre Cuba et l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA) au niveau de la santé ? 

 

J'ai déjà parlé de la faculté de médecine réservée aux étudiants étrangers et ne reviendrai pas dessus. Au Venezuela, il y a près de 20'000 médecins et infirmières cubains. C'est aussi grâce à cet aide-là que le président Chavez a réussi à obtenir l’appui de la population la plus démunie. Dans sa majorité, cette population n'avait jamais vu un médecin de près. Dans la même optique, Cuba aide avec des projets spécifiques une grande partie des pays de l'Amérique latine. Il a été calculé récemment que les ophtalmologues cubains ont traité 2 millions de patients (toujours gratuitement!) au cours des dernières 5 années et ce principalement dans les pays de l'ALBA.

 

Au Venezuela la fédération des médecins, une société très conservatrice a dès le début boycotté le président Chavez (dans le même esprit que son homologue chilienne laquelle avait boycotté Allende et soutenu le putsch de Pinochet!) Au Venezuela donc, il a été créé des nouvelles facultés de médecine, qui ne sont plus ouvertes seulement au fils de la bourgeoisie, comme c'était le cas auparavant. Ainsi Cuba a énormément aidé au développement, en formant aussi la première génération des "nouveaux médecins pour le Venezuela". Je pourrais continuer, mais je préfère ne pas m’éterniser car les exemples sont nombreux étant donné que la santé est un des axes centraux de la politique développée à l'intérieur de ALBA.

 

Comment un étudiant en médecine en suisse peut-il agir pour soutenir Cuba et l’ALBA dans la lutte pour une médecine pour tous  ? 

 

En participant aux activités de mediCuba, en organisant des soirées sur la santé à Cuba dans les universités suisses, en allant à Cuba ou dans un des pays de l'ALBA pour faire un stage et voir de près la situation. Le reste viendra tout seul.

 

Pour plus d’information http://www.medicuba.ch/ et www.amca.ch

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 15:48

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Discours de Aleida Guevara sur la solidarité au moment central de ManiFiesta, 25 septembre à Bredene.

 

Chers amis,
C’est de Cuba, la plus grande île des Antilles, dans les Caraïbes, que je vous apporte un message de solidarité, de respect et de chaleur humaine. Nous disons toujours qu’on ne peut dire à personne ce qu’il doit faire, mais qu’on veut partager avec tous ce que nous pouvons faire, car nous sommes très orgueilleux de cela.

Cette île des Caraïbes qui vit économiquement comme un peuple dit du tiers-monde, a un système de santé qui permet de servir tous de manière égale, sans distinguer idéologie, race ou religion, sans demander qui tu es, sinon ce dont tu as besoin y de pratiquer une médecine préventive, produit de la communication avec ce peuple et, surtout, grâce à l’éducation à laquelle chaque homme et chaque femme est parvenu.

Ce peuple a réussi à atteindre un taux de mortalité enfantine de 4,8 pour mille naissances : nous disposons d’un médecin pour 151 habitants, mais ce qui est important pour moi, c’est que malgré les difficultés économiques que nous subissons en tant que pays soumis à un blocus par la puissance économique et militaire la plus forte de la planète, les États-Unis, nous sommes capables d’envoyer 39 339 collaborateurs de la santé à 74 pays dans le monde, dont 16 680 médecins. Ce petit pays peut donner l’opportunité à 23 646 jeunes de 105 pays et de 123 ethnies, d’étudier la médecine gratuitement aux côtés de nos jeunes.

De l’école latino américaine de médecine, il ya déjà 6 646 reçus et de nombreux jeunes médecins travaillent dans leurs pays, mais d’autres le font dans d’autres pays de notre Amérique, avec eux a été conformée la brigade internationaliste des collaborateurs de la santé qui, aujourd’hui travaille aux côtés du peuple d’Haïti.

Actuellement, en tant que membres de l’ALBA - l’alternative bolivarienne pour nos peuples dans des pays comme le Venezuela, la Bolivie, l’Équateur, le Nicaragua - nous nous occupons de projets d’éducation luttant contre l’alphabétisme, en essayant de faire en sorte que nos populations puissent acquérir l’arme la plus importante de notre temps : l’éducation, afin que personne ne les manipule, ne les utilise ni les trompe, pour que celles-ci soient réellement libres, comme l’a dit José Martí.

Nous travaillons dans des projets si humanitaires, comme par exemple celui de rendre la dignité aux gens qui sont nés avec un problème physique ou mental, ou bien qui en ont acquis un au cours de la vie, en les emmenant chez les spécialistes dont ils ont besoin, en leur apportant des fauteuils roulants, des matelas et tout ce qu’il faut pour améliorer leur existence; et nous visitons les lieux les plus inhospitaliers, les plus difficiles, apportant l’espoir d’un monde beaucoup plus juste pour tous, accomplissant ce que, il y a quelques années dit le leader indiscutable de la Révolution cubaine, Fidel Castro :
“Nous pourvoyons des milliers de combattants à la lutte contre la souffrance, la douleur et la mort pour aider la planète qui souffre de ce que l’on peut soulager …
Qui tombe malade de ce qui est guérissable …
Et qui meurt de ce qu’elle ne devrait pas mourir…”

Nous faisons tout cela parce que nous croyons que la solidarité est l’expression la plus fidèle de la tendresse des peuples, car nous savons que l’homme se sent plus heureux lorsqu’il est capable de donner sans se souvenir et de recevoir sans oublier ; parce que nous savons que seuls la solidarité et le respect entre nos peuples peuvent atteindre l’unité dont nous avons besoin pour avoir la force nécessaire afin de protéger cette planète où nous vivons et que l’on cherche à faire disparaître, au moyen de l’échange inégal entre peuples plus riches et puissants, et plus pauvres, par les guerres de butin que l’on provoque en utilisant des excuses ridicules que personne n’accepte.

À cause de tout cela, et pour beaucoup plus, nous avons besoin de la solidarité, de l’unité et nous ne pourrons jamais oublier que nous pouvons atteindre seulement notre objectif si nous sommes capables de nous respecter en tant que peuples qui avons des cultures différentes, que peut-être ne pouvons-nous pas tout comprendre, mais qu’ils peuvent toujours nous apporter de nouvelles choses pour améliorer notre vie.

Nous n’avons qu’une seule opportunité d’exister, ne la perdons pas. C’est maintenant, pendant que nous sommes en train de respirer, que nous pouvons changer ce que nous croyons nécessaire de changer afin d’améliorer le présent et l’avenir ; ne continuons pas à perdre le temps que nous avons, ne soyons pas indolents face à ce que souffre la plupart de l’humanité. Freinons la désinformation et élevons la voix contre les injustices où que ce soit dans le monde; être solidaire signifie être un être humain meilleur.

Luttons pour un monde plus juste pour tous. Jusqu’à la Victoire pour toujours.

trad.: Dominique Go

Source : Cubanismo

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 19:11

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carte-pakistan.gifExploitant sans honte le désastre humanitaire causé par six semaines d'inondations, le Fonds monétaire international (FMI) refuse d'accorder au Pakistan des fonds promis en 2008 dans le cadre d'un prêt tant qu'Islamabad n'aura pas appliqué des changements de politiques considérables – changements qui réduiront encore plus les revenus des travailleurs appauvris du pays.

Au début de l'été, le Pakistan était censé recevoir une tranche de 1,3 milliard de dollars faisant partie d'un prêt total de 11,3 milliards. Mais le FMI en a reculé la date du transfert après qu'Islamabad ne fut pas parvenu à atteindre divers objectifs de performances fixés par le FMI.

Après cela, plus de 20 millions de personnes et 79 des 124 districts administratifs du Pakistan ont été touchés par les inondations de la vallée de l'Indus.

Le bilan actuel donné par le gouvernement de 1700 morts est faible comparé au tsunami de 2004 dans l'océan Indien ou au tremblement de terre de janvier dernier à Haïti. Mais des millions de gens affamés et sans abri restent à la merci des maladies et, par bien d'autres aspects, cette catastrophe pakistanaise dépasse de loin ces tragédies.

En début de semaine, Maurizio Giuliano du Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires a qualifié les inondations d’« une des pires catastrophes humanitaires de l'histoire des Nations unies, en termes de nombre de personnes auxquelles il faut porter assistance et aussi de région concernée ».

Selon Giuliano, au moins dix millions de personnes sont actuellement sans abri. Une grande partie de l'infrastructure physique du pays, dont environ 1000 ponts et 4000 kms d'autoroutes, a été détruite et 23 pour cent au moins des récoltes de fin d'été et début d'automne du pays ont été détruites.

Les eaux ne s'étant pas encore totalement retiré, en particulier dans le sud du Sind, et les pertes des foyers et des entreprises commençant tout juste à être comptées, les estimations des dégâts ne sont que des approximations. Cependant, ces estimations gouvernementales, se montant à 43 milliards de dollars, représentent déjà près d'un quart du PIB annuel du Pakistan.

De plus, les inondations auront un effet durable sur l'économie du Pakistan, notamment sur la disponibilité et le prix de la nourriture et du coton, lesquels sont vitaux pour l'industrie textile pakistanaise, qui constitue sa plus importante source de revenus à l'exportation. Et cela se produit dans une situation où, même avant les inondations, un Pakistanais sur quatre, soit 45 millions de personnes, souffrait de malnutrition.

La semaine dernière, l'agence de notation Moody's Investor Service a changé son avis sur les cinq plus grandes banques du Pakistan, de stable à négatif, en raison des inquiétudes sur le fait qu'elles pourraient être fragilisées par des prêts peu performants. Nondas Nicolaides, un responsable des analyses à Moody's, a déclaré au Financial Times britannique que « Ce seront surtout les secteurs agricoles et textiles [qui seront touchés par les inondations], mais nous nous attendons à ce qu'un effet indirect se développe sur le système bancaire. »

Dans une crise sociale et économique aussi grave, les responsables pakistanais espéraient que le FMI pourrait être persuadé d'assouplir ses critères pour accorder la sixième tranche du prêt conclu en 2008. Mais lorsqu'ils ont rencontré les dirigeants du FMI à Washington dix jours durant à la fin août et au début de ce mois, ils ont été sèchement éconduits.

Selon un article publié le 8 septembre dans Dawn, les autorités du FMI ont adopté « une position très ferme » durant les négociations, affirmant « Que le conseil de direction du FMI n'a pas l'intention d'étudier la demande de fonds supplémentaires du Pakistan tant que celui-ci n'aura pas fait des progrès tangibles » quant à l'application des restructurations économiques dictées par le FMI.

Les négociations se sont terminées avec le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, déclarant cela publiquement dans des termes pratiquement aussi directs.

Strauss-Kahn a indiqué que la délégation pakistanaise, dirigée par le ministre des Finances Abdul Hafeez Shaikh, a promis d'appliquer les diktats du FMI – y compris la suppression des subventions sur le prix de l'énergie et l'imposition d'une taxe générale sur les ventes. Mais il a déclaré que le FMI n'accorderait pas un centime des 2,6 milliards de dollars restant à verser sur le prêt de 11,3 accordé en 2008 tant qu'Islamabad n'aura pas effectivement réalisé sa promesse d'appliquer les réformes exigées.

Le directeur général du FMI a déclaré que la performance du gouvernement du Pakistan serait évaluée à nouveau à la fin de l'année pour déterminer si les réformes avaient été menées à bien et que seulement dans ce cas une nouvelle tranche serait transférée à Islamabad.

« Notre dialogue avec le Pakistan sur l'actuel arrangement en attente avance », a déclaré Strauss-Kahn, « et les autorités ont exprimé leur intention d'appliquer des mesures pour terminer la cinquième révision du programme dans le courant de l'année. »

« Nous resterons en contact étroit durant l'avancée de ces efforts. La réalisation de la cinquième révision [des objectifs fixés par le FMI] nous permettra de débourser 1,7 milliard supplémentaire. »

Le directeur général du FMI a dit qu'il recommanderait au conseil de direction du FMI de prêter au Pakistan 450 millions de dollars issus du Programme d'assistance d'urgence en cas de catastrophe naturelle pour aider Islamabad à porter secours aux victimes des inondations.

Mais avec une bonne partie du Pakistan en ruine – et avec près d'un tiers du budget du pays déjà consacré au remboursement des dettes – cela ne constitue qu'une maigre consolation.

La position de Strauss-Kahn a été soutenue par la Banque mondiale, qui tout comme le FMI est une organisation sous contrôle des États-Unis, dominée par les Occidentaux.

Dans une déclaration du 1er septembre, après avoir rencontré le ministre des Finances Shaikh, le président de la Banque mondiale Robert B. Zoellick a souligné le besoin pour Islamabad d'appliquer des réformes libérales avant tout. « Nous avons besoin, a dit Zoellick, de répondre fortement à cette crise, mais nous devons le faire sans perdre de vue les réformes économiques importantes. »

Il s'est ensuite lancé dans une menace contre le gouvernement pakistanais et la population du Pakistan, déclarant « La réponse des donateurs pour les inondations dépendra également de la capacité du gouvernement à faire ce qu'il a promis sur ce point. »

Les secours à apporter aux millions de victimes des inondations du Pakistan constituent ainsi pour les institutions financières impérialistes une arme qu'ils brandissent pour pousser à des réformes libérales qui faciliteront l'extraction du profit par les capitaux nationaux et, encore plus, internationaux.

Comparé à l'ampleur du désastre, le Pakistan n'a reçu qu'une aide au compte-gouttes de la part des gouvernements du monde. La banque mondiale, pour sa part, a accordé 1 milliard de dollars à Islamabad pour financer à la fois les aides immédiates et la reconstruction à long terme. Mais tout cet argent a été pris dans d'autres programmes existants de la Banque mondiale pour le Pakistan.

Les réformes exigées par le FMI et la Banque mondiale incluent :

— La transformation d'une taxe générale sur les ventes en une TVA à 15 pour cent. Cette nouvelle taxe transférant le fardeau des entreprises sur les travailleurs.

— L'élimination complète des subventions sur le prix de l'énergie. Jusqu'ici, le gouvernement s'était engagé à augmenter le prix de l'électricité d'au moins 25 pour cent en trois phases de 6 mois à partir du 1er octobre. (La Banque mondiale et la Banque pour le développement de l'Asie avaient estimé plus tôt dans l'année qu'une augmentation de 49 pour cent serait nécessaire pour réaliser la promesse du gouvernement de mettre fin à toutes les aides sur l'électricité.)

— L'autonomie totale de la banque centrale du pays et l'arrêt des prêts de la banque au gouvernement.

La coalition dirigée par le Parti du peuple pakistanais qui forme le gouvernement actuel du Pakistan a signé à plusieurs reprises des promesses au FMI sur cette politique de droite et sur d'autres comme des privatisations accrues. Elle l'a encore fait la semaine dernière.

Après la réunion à Washington, le ministre des Finances Shaikh a déclaré, « je veux réaffirmer l'engagement du gouvernement du Pakistan envers le programme de réforme économique, lequel inclurait une austérité fiscale ; une mobilisation des ressources domestiques ; une réforme des structures de gouvernance, y compris des entreprises du secteur public ; et un environnement favorable au secteur privé. Nous nous sommes engagés pour ce programme parce que c'est la voie à suivre pour garantir une reprise forte et se remettre sur la trajectoire de la croissance. »

Le gouvernement pakistanais se rend cependant compte qu'il est assis sur une poudrière sociale. C'est pourquoi il renâcle à mener des changements de politique économique dont l'effet immédiat serait d'alimenter l'inflation et de réduire la production. L'application de la TVA a été repoussée à plusieurs reprises et est actuellement prévue pour le 1er octobre, récemment le gouvernement a annulé l'augmentation des prix de l'électricité prévue pour le mois prochain.

Même avant les inondations de cet été, les journaux pakistanais regorgeaient de commentaires sur les troubles sociaux dus à la faim montante et à l'inégalité sociale ainsi qu'à la désaffection de la population pour un gouvernement civil qui a fondamentalement poursuivi la politique de la dictature militaire à la solde des États-Unis qui l'avait précédé. Cela inclut entre autres la collaboration de plus en plus rapprochée avec les États-Unis dans la guerre en Afghanistan et contre les milices pachtounes alliées aux talibans au nord-ouest du pays.

Ces inondations qui ravagent la vie de millions de Pakistanais ont aussi clairement mis en évidence l'incompétence, l'indifférence et la corruption du gouvernement et des élites dirigeantes dans leur ensemble, ce qui renforce encore plus les craintes de ces élites qu'il n'y ait un soulèvement social.

Mais, tout comme l'élite pakistanaise s'est montrée prête dans la poursuite de son alliance mercenaire avec l'impérialisme des États-Unis à plonger une grande part du pays dans la guerre civile, elle finira par se plier aux pressions du FMI et de la Banque mondiale et à appliquer des réformes économiques aux conséquences sociales incendiaires dans les mois qui viennent.

Article original, WSWS, paru le 10 septembre 2010.


 Articles de Sampath Perera publiés par Mondialisation.ca

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 13:24

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Ils sont chiliens. Ils sont une trentaine. Ils sont privés de liberté et en danger de mort, mais ce ne sont pas les mineurs bloqués dans une mine du nord du Chili dont les médias relatent le calvaire. Ce sont les « PPM » – les « prisonniers politiques mapuches », tels qu’ils se définissent eux-mêmes –, en grève de la faim depuis le 12 juillet dans les pénitenciers du sud du pays.

Le Chili renâcle à reconnaître sa composition multiculturelle et laisse peu d’espace d’expression à ses huit peuples autochtones. La convention 169 de l’Organisation internationale du travail (OIT), seul accord international relatif aux peuples indigènes, n’est entrée en vigueur qu’en septembre 2009. Le fait que Mme Michèle Bachelet, présidente du pays de 2006 à 2010, ait tenu cet engagement de campagne, ne peut occulter qu’elle en a oublié un autre : celui de ne plus appliquer la législation antiterroriste aux militants mapuches. A la veille de trois procès les concernant, les PPM ont lancé le plus important mouvement collectif de grève de la faim que ce pays ait connu. Ils dénoncent l’acharnement des autorités à qualifier de « terroristes (1)  » des pratiques communes au reste du continent (occupations de propriétés d’entreprises ou de grands propriétaires par des groupes ethniques paupérisés) (2).

Du zapatisme mexicain à l’indigénisme d’Evo Morales en Bolivie, depuis les années 1990, les revendications des peuples autochtones gagnent du terrain dans toute l’Amérique latine. Reconnaissance, dignité et volonté de s’émanciper sont les points communs à toutes ces luttes qui privilégient une relation à la « terre-mère » inconcevable pour la pensée libérale. Cette philosophie, partagée par les « mapu-che » (« gens de la terre »), s’oppose souvent aux intérêts économiques des classes dirigeantes. C’est le cas au Chili.

La première grande bataille débute au tournant du millénaire. Dans la région du Haut Bio-bio, au cœur des Andes chiliennes, des Pehuenches (Mapuches de la Cordillère) contestent la construction du barrage hydroélectrique El Ralco par la compagnie espagnole ENDESA. Durant des années, Mmes Nicolasa et Berta Quintremán vont tenir tête à un mastodonte de la globalisation et au gouvernement chilien pour sauver leur territoire. Le combat des sœurs Quintremán a un retentissement national et international. Malgré le soutien de nombreux secteurs de la « société civile », les communautés Pehuenches ne parviennent pas à arrêter le projet. Elles obtiendront un dédommagement.

Cette lutte réveille le sentiment d’injustice au sein des communautés confrontées à la voracité de grands propriétaires, d’entreprises forestières ou d’industriels de la salmoniculture. Dans le sillon des deux « anciennes », les jeunes, victimes de discriminations quotidiennes, se mobilisent… de façon pacifique (3).

Pour enrayer cette menace, l’oligarchie chilienne sort casques, boucliers et matraques : la violence se fait étatique, à la hauteur des intérêts financiers en jeu. Elle profite d’un arsenal législatif qui provient directement de la dictature… et qui fut réactivé par la Concertation (coalition de centre-gauche qui s’installe au Palais de la Moneda, le palais présidentiel chilien, de 1989 à l’élection de M. Sebastián Piñera, en décembre 2009). Alors que certains de ses membres avaient fait les frais de cette législation anti-terroriste instaurée sous Pinochet, la coalition fait usage des mêmes lois pour bâillonner les populations indigènes, au grand dam des défenseurs des droits humains (4).

Depuis des années, ces derniers dénoncent des lois d’exceptions qui valident des détentions préventives à rallonge, le recours à des témoins « sans visages », anonymes, payés par la police pour dénoncer les militants les plus actifs, et qui condamnent à de lourdes peines des Mapuches accusés de banals incendies de véhicules. Ces protestations ont été relayées par l’Organisation des Nations unies (ONU). En 2007, le Comité des droits de l’Homme, puis, en 2009, le rapporteur spécial sur la situation des droits et des libertés des autochtones, M. James Anaya (5), ont dénoncé les politiques de discrimination raciale en vigueur.

Mais l’impasse est d’autant plus avérée que sur le plan politique, les Mapuches se heurtent au blocage des élites de Santiago, qui verrouillent tous les chemins débouchant sur un espace de décision. L’arrivée au pouvoir d’une droite sans complexe, alliée aux barons de « l’ère Pinochet », ne pacifie pas la situation.

M. Piñera, le « Berlusconi chilien », ne se préoccupe pas plus du sort du peuple mapuche que ses prédécesseurs. En témoignent les suites du violent tremblement de terre de décembre 2009, dont l’épicentre se situe à la limite nord du pays mapuche. Alors que les communautés côtières ont été ravagées par les tsunamis postérieurs à la secousse tellurique, l’Observatoire citoyen (6), une Organisation non gouvernementale (ONG) basée dans la ville de Temuco, observe qu’elles figurent au nombre des grands oubliés de la reconstruction.

Parallèlement, le gouvernement Piñera intensifie la répression. Les descentes musclées de bataillons de carabineros se multiplient dans les communautés. Depuis 2002, trois jeunes militants ont été tués par la police. Les arrestations sont légions et les autorités évoquent une « internationale du terrorisme » : le mouvement mapuche se voit mis sur le même plan que la guérilla colombienne.

De tout ceci, les grands médias – proches du pouvoir économique – ne parlent pas. Ni de la grève de la faim des militants mapuche. Seuls certains sites Internet (7) acquis à la cause mapuche relaient leurs témoignages et revendications.

Les semaines passant, la volonté des détenus ne faiblit pas. Leur santé, si. Des organisations reconnues ont fait part de leur inquiétude. Amnesty International a dénoncé le recours à la force pour nourrir les détenus : M. Piñera n’eut d’autre choix que de réagir.

Il appelle désormais à la « réouverture » d’un dialogue qui n’a jamais été engagé. Il promet une réforme imprécise des vestiges de la dictature. Les prisonniers, eux, souhaitent l’abrogation de la loi antiterroristes. Ils ont été rejoints, début septembre, par deux autres prisonniers. Tous se souviennent qu’en 2008, la Chepa (8) (« la lionne »), militante mapuche, avait jeûné 112 jours avant d’obtenir quelque avancée.

Alain Devalpo

Journaliste, auteur de Voyage au pays des Mapuches, Cartouche, Paris, 2007.

(1) « Communiqué public des prisonniers politiques mapuche en grève de la faim à la prison d’El Manzano à Concepcion », Réseau d’information et de soutien au peuple mapuche.

(2) Voir le photoreportage de Fred Jacquemot et Alain Devalpo, « Résistance mapuche ».

(3) Lire Alain Devalpo, « Opposition pacifique des Mapuches chiliens », Le Monde diplomatique, février 2006.

(4) « Chile : Terror Law Violates Due Process for Mapuche », Human Rights Watch (HRW), 27 octobre 2004.

(5) « Informe del Relator Especial sobre la situación de los derechos humanos y las libertades fundamentales de los indígenas, James Anaya » (PDF), Assemblée générale des Nations Unies, Conseil des droits de l’homme, 5 octobre 2009.

(6) http://www.observatorio.cl

(7) Voir le site Mapuexpress

(8) Lire « Portraits de femmes mapuches, prisonnières politiques », Réseau d’information et de soutien au peuple mapuche, décembre 2003.

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 22:49

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Paris, 14 septembre (RHC).- L’Association nationale des élus communistes et républicains de France a apporté son soutien à la campagne menée au plan national et international pour la libération des 5 cubains incarcérés arbitrairement aux Etats-Unis.

Dans le cadre de la fête de l’Humanité, des responsables de cette association, Lysiane Alezard, Marie France Vieux-Marcaud, Jean-Claude Mairal et Florian Salazar-Martin ont rencontré la délégation cubaine à la fête en présence de membres de l’Ambassade de Cuba en France.

Au cours de la discussion avec les responsables de l’Anecr, la délégation cubaine a souhaité que la pression sur le Président OBAMA se renforce par la mobilisation citoyenne mais aussi par celle des parlementaires et des élus qui peuvent s’adresser directement à la Maison Blanche.

Un point a été fait sur la situation politique et économique à Cuba. La délégation de l’Anecr a rappelé son soutien au peuple cubain et à la révolution cubaine en dénonçant le blocus imposé par les Etats Unis.

A la fin de la rencontre il a été convenu de renforcer les coopérations entre les élus communistes et républicains et les collectivités cubaines notamment en favorisant les coopérations décentralisées et les coopérations culturelles.

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 11:06

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La Ville de Villerupt,

 

en partenariat avec l’Association

 

France Palestine Solidarité de Lorraine Sud & Thionville,

 

propose une

 

conférence/débat

 

Israël-Palestine

Ce qui bloque, ce qui bouge

 

Avec Dominique Vidal

img_auteur_1930.jpg 

Journaliste au Monde diplomatique

 

Au cinéma le RIO de VILLERUPT

6 Rue Georges Clemenceau
54190 Villerupt
03 82 89 07 27

Vendredi 1 octobre 2010 à 20h

 

Après le massacre de Gaza durant l’hiver 2008-2009, après l’attaque contre la « Flottille de la liberté », à l’heure où sévit la politique de colonisation du gouvernement le plus extrémiste de l’histoire d’Israël, quelles perspectives offre la reprise des négociations israélo-palestiniennes ?... Qui sera en mesure d’imposer une solution conforme au droit international ?…

 

La conférence sera précédée par l’intervention de Guy Perrier , Président de L’AFPS de Lorraine Sud, qui présentera le projet eau en Cisjordanie mis en place par les AFPS du Grand Est ( Metz/ Nancy/ Colmar/ Thionville)

 

( lire en réponse à un article infamant sur le réseau Voltaire :Solidarité avec Dominique Vidal par danielle Bleitrach )

* Une initiative pour la libération des cinq est prévue courant octobre, nous mettrons en ligne  toutes les informations ultérieurement.

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 20:42

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Enrique Ubieta Gómez
La isla desconocida

Ce fut la présentatrice du programme de CNN +, je m’en souviens, qui m’a lancé la question piège: mais, les êtres humains, ne sommes nous pas les mêmes partout? Elle ne se référait pas, bien sûr, à des sentiments universels comme l’amour ou la haine, mais à la manière de comprendre des valeurs sociales, indéniablement historiques, comme celle de la liberté. Nous parlions alors de projets de vie essentiellement opposés: ceux engendrés par le capitalisme, et le socialisme (au moins, en tant qu’idéal). Au cours du débat que nous eûmes dans le programme 59 secondes de la Télévision Espagnole, le représentant du PSOE, face à l’évidence de que pour des délits semblables – réception d’argent d’un pays étranger pour la subversion interne, pacifique ou pas -, la justice espagnole prévoit des sanctions même plus dures que les cubaines, se réfugia derrière un argument qui réduisait toute possibilité de discussion : « Mais Cuba n’est pas un Etat de droit!». La phrase, cependant, peut s’accepter avec une addition qui modifie son sens : Cuba n’est pas un Etat de droit bourgeois (mais si un Etat de droit). La relation entre les valeurs – toujours historiques -, socialement acceptées et la jurisprudence est évidente: les lois d’un pays ratifient ses valeurs morales, ou alors elles sont lettre morte. 

Je me sers de ces exemples pour expliquer l’autisme et l’aveuglement programmatiques des transnationales de médias (et des politiques du système, roses, verts ou bleus) au sujet d’une quelconque alternative d’organisation sociale: le capitalisme n’accepte pas l’existence d’autres formes de vie, à moins que ce soit une manifestation de barbarie (ou d’illégalité). Le fait de ne pas l’accepter fait partie de son instinct de survie. Dans de nombreux pays où se réalise la collaboration médicale cubaine, le Collège Médical local (une organisation corporative) la considère illégale. Pourquoi? Les cubains vont dans les zones les plus reculées et/ou dangereuses, ils ne reçoivent qu’une rétribution minime, ils vivent avec les habitants les plus pauvres en partageant leur conditions de vie. Une situation absolument subversive. Pour tout observateur impartial et surtout pour les habitants favorisés, ce qui est un droit et un acte de solidarité élémentaire apparaît comme étant une rupture de la « légalité » capitaliste.

Le 16 août dernier, The Wall Street Journal, dans un article de María C. Werlau intitulé « Le programme cubain de médecins pour de l’argent », accuse Cuba d’exploiter ses professionnels de la santé. 

L’accusation formulée semble inouïe, mais elle est cohérente avec une légalité (et une morale) qui priorise l’enrichissement du médecin – son intérêt exclusif en tant qu’individu – par-dessus le besoin du patient, c'est-à-dire l’intérêt collectif. Une priorité inhérente à un système qui stimule, en tant que moteur incitatif, l’individualisme le plus décharné. L’auteure considère que l’internationaliste cubain est obligé « de travailler pendant des journées extrêmement longues dans des zones dangereuses, et même dans des zones urbaines avec des taux élevés d’indices de crimes, et dans la forêt». Et en revanche il ne reçoit pas le salaire que les médecins locaux exigeraient. En conséquence, c’est un « esclave moderne ». Werlau évalue le comportement d’un internationaliste selon les règles convenues pour un médecin du système: la rupture de ces règles est expliquée – elle peut s’expliquer seulement – en termes de déviance délictueuse. L’internationalisme, la solidarité, sont des crimes parce qu’ils portent atteinte à l’éthique de l’individualisme. Werlau ne peut pas (ni ne veut, bien sûr) se mettre dans la peau d’un internationaliste; elle ne conçoit pas d’autre motivation humaine qui ne soit l’argent, ni croit que l’humanisme puisse devenir un but de réalisation personnelle. Elle fait mention du témoignage de médecins qui ont déserté sous l’influence d’une campagne médiatique – et l’octroi de facilités exceptionnelles pour l’émigration et l’établissement aux Etats-Unis – fabriquée pour leur insuffler les valeurs de l’individualisme. Bien qu’elle mentionne un chiffre (je ne prends pas la peine de le vérifier) de 1'500 déserteurs, elle affirme plus haut que Cuba a maintenu à l’extérieur l’année dernière un total de 38’544 professionnels de la santé. C’est un chiffre dérisoire si l’on tient compte du fait que les valeurs de l’individualisme sont prédominantes dans les pays où les cubains prêtent leurs services. 

Hier Fidel a reçu la brigade médicale, qui recensait et s’occupait en Bolivie de personnes handicapées de maigres ressources, et qui arrivait à Cuba pour de brèves vacances. Dans son message de bienvenue il expliquait quelque chose que les corporations de presse et les politiciens du capitalisme ne pourraient jamais accepter, parce qu’ils accepteraient en fait la possibilité et la nécessité d’un monde meilleur, nécessairement anticapitaliste. « Les personnes dont vous vous occupez, porteuses de nombreuses souffrances, vous rétribuent avec le bonheur de faire le bien, quelque chose qui ne s’achète pas avec tout l’or du monde. Ceci démontre que l’être humain, au delà de ses instincts, est capable de se convertir en un symbole de générosité et de bien.

Personne ne pourra expliquer d’une autre façon l’infatigable combat de vous tous, affrontant la chaleur, la pluie et les dangers; traversant des bois et des marécages, défiant le froid et les neiges de montagnes élevées, pour venir en aide à ces êtres humains qui ne pourraient se passer de vous, comme vous aujourd’hui ne pouvez déjà vous passer d’eux 
». 


Dans deux semaines ces internationalistes voyageront en Equateur pour continuer le travail qu’ils ont réalisé au Venezuela et en Bolivie. Mais The Wall Street Journal et la Werlau continueront sans voir, sans écouter, sans comprendre.

Source en espagnol: http://la-isla-desconocida.blogspot.com/2010/08/dos-mundos-dos-eticas-individualismo-vs.html

 

Traduction : Raymond Muller – ASC-Ge

 

Source : Association Suisse Cuba

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