blog des amis de Cuba en Lorraine
Du 26 janvier au 12 février : Un poème pour briser les silences
Miercoles, 27 de enero de 2010
Cuando cierran
Cuando cierran la puerta de hierro
silbadores vientos de huracan
encima se me echan y me apagan
el candil, parpadeando en mis manos.
La celda se vuelve una laguna
en la que yacen palomas muertas
y por mi trepa su olor a espanto
como si las sombras me embistieran.
Con mi inofensivo corazon
desgarro el silencio congelado,
adelgazo ausencias prolongadas
hasta que la larga noche pasa
y todas las tinieblas se esfuman
envueltas en la luz matutina.
Tony Guerrero
Mercredi 27 janvier 2010
Quand se ferme
Quand se ferme la porte de fer
des vents sifflant en ouragan
se jette sur moi et éteignent
ma chandelle, qui vacille entre mes mains.
La cellule devient une lagune
Dans laquelle gisent des colombes mortes
et sur moi grimpe son odeur d’épouvante
comme si les ombres fonçaient sur moi.
De mon cœur inoffensif
je déchire le silence congelé,
j’amenuise les absences prolongées
jusqu’à ce que passe la longue nuit
et que toutes les ténèbres s’effilochent
enveloppées dans la lumière du petit matin.
Tony Guerrero (trad: A. Arroyo)