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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 12:38


«La Paloma», premier tube mondial

Thierry Sartoretti


Des milliers de versions reprennent cet air, célèbre dès sa création au milieu du XIXe siècle par un certain Sebastián de Yradier. Six CD, un livre et un film racontent une saga musicale

Tam ta-tam tam tam, respirez bien, ne pressez pas le tempo. Une habanera, ce n'est ni un mambo ni du cha-cha-cha. Fille exotique de la contredanse européenne, elle se veut sensuelle, mais reste galante.

Les historiens ne s'entendent guère sur le lieu et la date de naissance de la plus célèbre habanera, «La Paloma», une chanson signée Yradier, à la sensualité troublée d'un soupçon de mélancolie. Vers 1860, son compositeur basque se trouvait-il à Cuba? Emporta-t-il sa composition à La Nouvelle-Orléans? Yradier accompagnait-il la soprano Marietta Alboni - favorite de Rossini - et le prodige de neuf ans Adelina Patti dans leur tournée des théâtres de l'Ancien et du Nouveau Monde pour y présenter ses chansons?


Danse d'origine métisse et cubaine, sa habanera commet des ravages et «La Paloma» peut être considérée comme l'un des premiers tubes mondiaux, devançant «Besame Mucho» et autres «O Sole mio». «Cuando salí de la Habana/¡Válgame Dios!/Nadje mi hasto visto salir/Si no fui yo... raconte la chanson. Soit «Lorsque j'ai quitté La Havane, O mon Dieu, hormis moi-même, personne ne m'a vu partir» qui fut librement traduit en 1865 «Le jour où quittant la terre pour l'océan/Je dis - Priez Dieu, oui priez pour notre enfant/Nina si je succombe/Et qu'un beau soir/Une blanche colombe/Vienne te voir...» afin de donner un sens plus tragique au voyage.


Né en 1809 dans la province d'Alava, Sebastián Iradier rajoute un Y et un «de» à son nom pour lui donner plus de mystère. Il devient organiste d'église, moins porté sur chant sacré que sur le répertoire populaire. Monté à Madrid, il enseigne le solfège à la jeune comtesse Eugenia de Montijo, et gagne Paris en 1850 avec le personnel hispanophone de la désormais SAS l'impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III. La radio n'existe pas encore, le gramophone reste à inventer, mais les mélodies simples et charmeuses de maître de Yradier gagnent aussitôt les faveurs des salons de la noblesse hispanophile, de Paris à Mexico, en passant par une Havane déjà en vogue.


 

L'air "l'amour est un oiseau rebelle"(1875) fut lui même inspiré par la Habanera "El Arreglito" (1863) de Sebastian Iradier.

 

 

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