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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 00:37

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Y. P. Fernández • La Habana

 

Passer en revue systématiquement les comportements des marchands de communication internationaux sert parfois à trouver, sur certains sujets, des pistes réellement intéressantes. Si nous avions à parler en termes de marketing, nous dirions que le thème « Cuba » se vend bien. Mais, attention, cette affirmation peut être trompeuse et le lecteur peut penser qu'elle a trait à l'île en tant qu'éventuelle destination touristique. Bien au contraire, pour les grands consortiums de l'information, ce qui se vend bien, c'est de parler en mal de Cuba, de mettre en question toute réussite, toute initiative de ce pays, et c'est égal si c'est dans la santé ou la culture. Il suffit de mentionner négativement dans une discussion, en une ligne, la plus grande île des Antilles, et cette ligne deviendra titre!

 

Il n'est pas étrange dès lors que le monde pullule de "cubanologues", spécialisés dans l'"analyse" et la prédiction non étayée par un quelconque évènement dans le pays.

 

Tel est le cas du Brésilien résidant en France Paulo A. Paranagua, qui, depuis le journal "Le Monde" et son blog, qui lui est lié, dévalorise constamment l'image de Cuba dans divers textes, parmi lesquels on pourrait en citer certains qui sont ouvertement réactionnaires, comme "Castro et la gauche latino-américaine" et "Quand Cuba s'est-elle arrêtée?". Le but est de dénigrer ou d'introduire insidieusement des éléments dans tout commentaire faisant allusion à la réalité de l¨île, qu'il s'agisse de relations internationales ou de cinéma.

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La note de Paranagua dans Le Monde à propos de la fin de la récente Foire Internationale du Livre à Cuba est un exemple classique de manipulation médiatique depuis des espaces établis par le pouvoir. Sous le titre "Les auteurs Cubains en liberté surveillée", cette "étude de la culture cubaine" (?) réunit de manière malintentionnée plusieurs thèmes qui n'ont rien à voir entre eux.

 

La première de ses tromperies est de s'appeler lui-même "envoyé spécial". Paranagua était à Cuba en tant que touriste, et ne se trouvait pas accrédité pour la couverture de la Fête du Livre, ce que représente cette dénomination, qui est alors pour le moins prétentieuse.

 

Le collaborateur du Monde commence son compte-rendu sur l'évènement littéraire en parlant du livre L'Homme qui aimait les chiens, de l'écrivain Leonardo Padura, et il cite deux phrases de l'auteur cubain: "Aujourd'hui, nous brisons des mythes et accomplissons des rêves", "Beaucoup pensaient que ce livre ne serait pas publié à Cuba". Ensuite Paranagua affirme que cela est du au fait que Léon Trotsky et son assassin Ramón Mercader étaient tabous à Cuba. Il ne met pas de guillemets mais organise son récit de manière à ce que paraissent sortir de la bouche de Padura des paroles qui ne sont pas les siennes.

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Paranagua affirme que les exemplaires disponibles n'étaient pas en nombre suffisant pour satisfaire tous ceux qui voulaient acheter le livre. Tout autre auteur, moins malintentionné, en aurait conclu que Padura est un écrivain très lu dans l'île et que c'est pour ça que les 4000 exemplaires autorisés par Tusquets pour l'édition cubaine n'ont pas suffi. Mais le brésilien "cubanologue" a ajouté en plus que l'information venait d'une représentante de l'Union nationale des écrivains et artistes de Cuba (Uneac) Celle qui fut présentée ainsi, comme une voix d'organisation gouvernementale ou parti politique, n'était autre que l'éditrice de L'Homme qui aimait les chiens dans son édition cubaine.

 

Comme si ce venin n'était pas suffisant, Paranagua cite la présidente de Tusquets, qui met en doute le nombre de tirages et affirme que la limite de 4000 exemplaires est une mesure destinée à éviter l'exportation du livre dans les pays voisins.

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Usant d'une ficelle vieille comme le journalisme, mais toujours aussi peu éthique, Paranagua niche ses propres opinions sur l'industrie éditoriale cubaine derrière celle d'une "lectora frustrada" … et rate complètement son tir. Car s'il est une chose dont se vante cette industrie, c'est de la production de livres pour les enfants et la jeunesse, qui, rien que pour a "Editorial Gente Nueva" a atteint en 2010 les chiffres de 107 titres et 965 000 exemplaires, sans compter la quantité de livres pour ce même public qui est sorti dans des éditions provinciales et aux presses Rizo.

 

La manipulation autour du roman de Padura culmine dans l'affirmation que les médias auraient ignoré sa présentation, fait non prouvé et aisément vérifiable en allant par exemples sur des sites comme La Jiribilla, qui a publié deux articles sur ce thème: Trotsky, le silence et l'histoire, de l'écrivain Daniel Díaz Mantilla et un autre, ayant pour titre L'Homme qui aimait les chiens. Un livre profondément cubain.

 

Paranagua conclut le chapitre Padura en y sertissant - sans qu'on sache très clairement comment ni pourquoi - une citation d'Ambrosio Fornet sur la critique littéraire à Cuba qui donne lieu à une nouvelle interprétation de sa part: la non publication des textes d'écrivains cubains comme Guillermo Cabrera Infante, Reinaldo Arenas et Jesús Díaz. Celui qui aurait la possibilité de consulter la collection de L'Institut Cubain du Livre consacrée à 50 de Révolution, pourra voir quelques uns de ces noms dans son catalogue. Paranagua ne dit pas que c'était la volonté manifestée par ces écrivains ou leurs héritiers d'empêcher que leur oeuvre ne soit réimpimée à Cuba afin de toucher son public naturel.

 

Comme au cirque, en une voltige mortelle, le Brésilien passe de Jesus Diaz à Désidério Navarro, et ce n'est pas sans que ce soit une fois de plus pour déformer l'information. Tandis qu'il fait allusion au fait que le directeur de "Critères" serait capable de traduire 15 langues, il affirme que toutes les actions culturelles de cet intellectuel ont été faites sans l'appui de l'Etat Cubain. Si éditer un livre avec un éditeur cubain, précisément sur ce "quinquennat gris" auquel fait allusion Paraguena, ou recevoir une aide pour organiser de manière conjointe avec le Ministère de la Culture des débats sur des thèmes variés dans des institutions aussi prestigieuses que la Casa de las Americas ou l'Instituto Cubano de Arte e Industria Cinematográfico (ICAIC), de même que recevoir des moyens informatiques de ce même ministère, n'est pas avoir l'appui de l'état, alors dans ce cas, il y aurait des conceptions à réviser !

 

Presque à la fin de ses deux feuillets d'altérations mensongères, Paulo Antonio donne un de ses exemples les plus malheureux quand il mentionne parmi les auteurs "rejeté vers l'underground des blogueurs et rockers contestataires" "le jeune écrivain et photographe Orlando Luis Pardo Lazo" pour avoir dépassé "les bornes imprécises du "politiquement correct"". Or, il y a quelques années, avant de s'unir au groupe de blogueurs-éprouvettes dirigé par Yoanni Sanchez, Pardo Lazo a publié une photo de lui en train de se masturber avec le drapeau cubain... et a continué sa vie tranquillement, jusqu'à maintenant, où, après avoir changé de "compagnons de travail", il a accru considérablement son niveau de vie. Dans un de ses derniers textes, intitulé Il faut sauver le soldat Alan (Gross) il en arrive à suggérer au gouvernement américain de "bombarder chirurgicalement sa cellule et de demander ensuite à un commando d'Hollywood de sauver la vie à Alan Gross". Dans d'autres discours, qui incitent à une intervention militaire dans son propre pays, comme s'il se croyait la réincarnation de Randolph Hearst, Pardo Lazo a l'air de dire, encore, par rapport à Cuba, "la guerre, c'est moi qui la fabrique". Mais cela, Paranagua ne le dit pas non plus, car s'il le mentionnait, les limites de la tolérance dans l'île seraient bien faibles.

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La conclusion de ce mélange de Paranagua est que "Au fond, le pouvoir n'a pas confiance dans les intellectuels." Comme pour certaines choses, il ne vaut pas la peine de s'étendre trop, allons tout de suite vers les réflexions de Raul lors de la clôture du 7° Congrès de l'UNEAC: "Ce fut un congrès avec beaucoup de discussions, mais c'est pour cela que nous luttons, pour cette diversité des opinions... car des plus grands désaccords sortiront les meilleures solutions".


Traduction : Alma

 

Source : http://www.lajiribilla.cu/2011/n516_03/516_40.html


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Published by cuba si lorraine - dans Cuba
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