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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 00:39

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El agente Robin de la Seguridad del Estado de Cuba. Foto: Ismael Francisco

Granma

• Les services secrets des Etats-Unis attachent la plus haute priorité à la fabrication de « leaders sociaux » • Ils centrent leur recherche sur des groupes d’intérêt : les jeunes, les artistes et intellectuels, des individus « capables » de mener cette « transition », celle qu’ils souhaitent à Cuba • A ce travail qui n’a rien de diplomatique participe, au premier chef, la Section des intérêts des Etats-Unis à La Havane (SINA) • C’est ce que nous confirme Frank Carlos Vazquez, qui a mordu à son hameçon mais qui agit, en fait, en agent de la Sécurité cubaine, pour laquelle il était « Robin »

Jean-Guy Allard, Marina Menendez et Deisy Francis Mexidor

Frank Carlos Vazquez Diaz a le don des relations publiques, un sens aigu du contact avec l’autre. Il est toujours au courant de tout, et prêt à toutes les expériences novatrices. Ainsi, en 1998, en plein milieu de la crise économique appelée à Cuba « période spéciale », il propose à un groupe de jeunes artistes de créer un projet culturel alternatif qui ferait connaître leurs œuvres et pourrait capter l’attention des circuits internationaux. L’acceptation fut immédiate et enthousiaste.

Le projet n’est rien d’autre qu’un site web intitulé Arte cubano, « un des premiers sites de ce type ayant vu le jour dans ce pays », se rappelle Frank Carlos. Il était installé dans un petit local de la Vieille Havane, dans la rue Obispo, qui avait aussi pour vocation la promotion des œuvres de jeunes artistes.

C’est ainsi qu’il entra rapidement en contact avec des institutions culturelles de plusieurs pays. « Nous avons établi une correspondance et des relations de travail avec plusieurs galeries importantes des Etats-Unis, du Canada et d’Europe. »

Le projet était si attractif qu’il facilita l’entrée en scène de certains personnages dont l’«art » consiste à identifier ceux qui pourraient éventuellement être utilisés, de l’intérieur de Cuba ou d’ailleurs, pour servir la politique du gouvernement étasunien. De la section des intérêts de Washington à La Havane, ces spécialistes repèrent des sites web indépendants présentant un profil qu’ils jugent approprié à leurs plans de subversion.

De sorte que derrière l’ingénuité apparente de qui ne souhaite que « donner un coup de main », plusieurs diplomates de la SINA se rendirent dans le local de Frank Carlos et de ses amis, qui leur expliquèrent que le projet ne se trouvait « sous la direction d’aucune institution culturelle »

« A partir de là, les rencontres et les contacts deviennent quasiment quotidiens et se développent à mesure que nos activités progressent », raconte Frank Carlos Vazquez, un licencié en langue anglaise immédiatement repéré en tant qu’interlocuteur de première qualité.

La SINA ne tarde pas à lui envoyer des « dizaines de cartons de livres, de revues et de publications ». Un ancien fonctionnaire de la SINA, Douglas Barnes, exprime son désir de « transformer notre centre en un lieu d’accès à Internet, ce qui à l’époque revêtait une haute importance », le cyberespace étant alors pratiquement inconnu des artistes cubains.

Barnes avait déjà laissé entendre que sa mission à Cuba consistait pour l’essentiel à ouvrir ladite Voie II de la loi Torricelli. Il avait travaillé par le passé dans d’anciens pays socialistes et, pendant son séjour à Cuba, il avait établi des relations avec des intellectuels, des artistes et des meneurs contre-révolutionnaires.

Voilà pourquoi aux yeux des diplomates de la SINA (ou de la CIA ?), toutes les qualités qu’ils décelaient chez Frank Carlos leur semblaient à la mesure de leurs expectatives.

DEMOLIR LE MUR DE BERLIN A CUBA ?

Sous l’administration de William Clinton (1993-2001), Richard Nuccio, son conseiller pour les affaires cubaines, défendait la théorie dite « de peuple à peuple », ce qui pour parler en clair revenait à « étouffer par l’étreinte ». C’est la méthode qui a été appliquée à la Pologne.

Dans ce contexte, sous le second mandat de Clinton, la SINA a délivré beaucoup plus de visas pour « faciliter l’échange culturel », tandis que les spécialistes en place étudiaient quels secteurs du monde intellectuel pourraient favoriser l’apparition de mouvements artistiques « parallèles », autrement dit « indépendants de l’Etat » et, surtout, contestataires.

Ils misaient sur la disparition de l’esprit révolutionnaire au sein du mouvement culturel cubain, quelque chose qui avait été expérimenté en Tchécoslovaquie.

Tel était le filon qu’exploitait Larry Corwin, spécialiste en art et Secrétaire de la SINA à la presse et à la culture : dès son arrivée à Cuba, il déploya une intense activité dans les milieux culturels et la presse dite indépendante.

Ce diplomate jeta bas son masque peu après avoir mis un terme à son séjour dans l’île : il refit son apparition au Kosovo, en 2004, comme officier en charge des Affaires publiques au bureau du Département d’Etat dans ce territoire des balkans occupé par les forces de l’OTAN.

La pratique de Corwin n’est pas nouvelle. Dès la Seconde Guerre mondiale et les premières années de la guerre froide, les services spéciaux avaient mis au point un appareil de subversion qui visait avant tout un public intellectuel, à partir de véritables chaînes d’institutions qui servaient de façade à des plans divers. Les fondateurs de cette machine subversive furent des universitaires et des spécialistes de la guerre psychologique, dont l’activité dans ce domaine leur permit de se livrer à de nombreuses expériences tout au long de l’histoire.

Ces institutions, dont la presque centenaire Brooklyn Institution, la Rand Corporation et la Heritage Foundation, recourent aujourd’hui à des méthodes d’influence qui se sont affinées au fil des années : elles approchent des personnes préalablement choisies sur la base de l’étude de leur personnalité et du rôle qu’elles seraient appelées à jouer dans la société.

Ici, à La Havane, le « spécialiste » Corwin travaillait de concert avec le chef en second de la station locale de la CIA, James Patrick Doran, camouflé en vice-consul. S’ils parvenaient à faire entrer Frank Carlos dans leur cercle d’influence, ils contrôleraient l’ensemble du groupe de jeunes artistes.

Selon l’appréciation de la CIA et de la SINA, atteindre cet objectif reviendrait à créer de futurs destructeurs du socialisme, d’authentiques conspirateurs capables de « démolir à Cuba le mur de Berlin »

Corwin traita donc Frank Carlos avec tous les égards : il lui fournit tout ce dont il avait besoin et se montra très attentif à tous ses désirs, au nom de l’« amitié ». Il lui proposa des projets, des contacts, en insistant sur l’idée pour le moins séductrice de la commercialisation des œuvres des jeunes créateurs.

Mais là encore, l’ennemi avait fait fausse route. Ceux qui avaient repéré ce jeune Cubain qui avait grandi avec la Révolution étaient loin d’imaginer qu’il resterait fidèle à son pays. Plus de dix années se sont écoulées et, à ce jour où sa véritable identité est révélée, l’agent « Robin » des organes de la Sécurité de l’Etat s’est acquitté d’un certain nombre de missions. Car telle est la force et la richesse de cette institution cubaine : les hommes et les femmes qui y travaillent sont issus du peuple et défendent avec lui la patrie.

UNE EXPERIENCE AMERICAINE

Fort d’un budget qui semblait illimité et jouissant d’un accès privilégié à plusieurs cercles culturels aux Etats-Unis, Larry Corwin annonça à Frank Carlos qu’il lui procurerait des invitations de prestigieuses institutions, afin qu’il puisse se rendre aux USA.

« En 1998, ils viennent me voir et me remettent une invitation du Chicago Cultural Center, considéré comme l’une des institutions les plus importantes en son genre dans ce pays. »

Frank Carlos et son groupe avaient été choisis pour « réaliser un projet d’échanges » qui les rattacha étroitement à cette institution dans un vaste travail de collaboration grâce auquel Frank Carlos se rendit à deux reprises aux Etats-Unis, tous frais payés par les agences fédérales et les institutions gouvernementales à Washington.

Plus que jamais, ses bonnes connaissances de l’anglais furent la clé, le « sésame ouvre-toi ». « Mon anglais m’a pratiquement ouvert toutes les portes. Là-bas, j’ai pu avoir accès à de très nombreuses personnalités, avec qui j’ai eu des dialogues et des contacts très étroits », se souvient-il.

« J’ai connu des personnalités comme le maire de Chicago et des dirigeants des plus importantes institutions culturelles, y compris des éminents directeurs de galeries d’art. J’ai été reçu par des congressistes, des hommes politiques… »

A ces rencontres s’ajoutèrent des entretiens aux agendas politiques bien précis qui dépassaient le cadre de la simple promotion et divulgation culturelle. Ainsi, ils ont graduellement « orienté nos conversations vers ce qui les intéressait». Et en apparence, le plan du « team » Corwin-Doran se concrétisait petit à petit.

Après avoir évalué l’expérience acquise par Frank Carlos, les diplomates de la SINA commencèrent à lui faire part d’autres « nécessités », notamment celle de regrouper des jeunes. Ici encore, le but était on ne peut plus clair : leur inculquer « les objectifs que poursuivent les institutions culturelles des USA ».

A ce stade, une sorte de règle s’était établie : dans l’espoir qu’il se produise chez nous la même chose qu’en Europe de l’Est, le marché occidental – notamment celui des Etats-Unis –, convoitait avidement un art cubain contestataire et hypercritique.

Cette expérience « américaine » laissa d’autres souvenirs dans la mémoire de Frank Carlos Vazquez Diaz. De Chicago, où il fut installé par les services secrets des Etats-Unis, il n’a pas oublié les quartiers pauvres « où les Afro-américains sont maintenus dans une ségrégation totale ».

Il a également été choqué par la violence dans les rues et l’ampleur du trafic de drogue à maints endroits », et aussi par le fait de vivre la réalité d’un pays où « l’argent est roi » et ceux qui n’ont ont pas sont « traités comme des citoyens de deuxième catégorie ».

ABDICATION NECESSAIRE

L’invitation faite à Frank Carlos Vazquez s’inscrivait dans le cadre du « Programme Cuba » de l’Agence pour le développement international des Etats-Unis (USAID) qui, financée par des fonds fédéraux millionnaires, sert de couverture aux activités de la CIA contre notre pays. L’USAID s’est fait une spécialité de fabriquer des leaders sociaux, des « agents pour le changement » politique, qu’elle recrute parmi les jeunes, les artistes, les étudiants, les intellectuels… et qu’elle tente d’attirer par le mirage des bourses et des voyages.

Comme le fait remarquer la capitaine Mariana, spécialiste des services de la Sécurité de l’Etat, l’USAID a recours a des mécanismes variés dans ses menées, « dont l’utilisation d’organisations comme l’Institut républicain international (IRI), créé en 1983 sous l’administration de Ronald Reagan, une arme de la droite pour monter des campagnes mensongères et de manipulation. Son président n’est autre que John McCain, un ami de la mafia cubano-américaine de Miami.

L’IRI joue un rôle particulièrement actif dans le « Programme Cuba » de l’USAID, et à cette fin il a deux objectifs prioritaires : augmenter le libre flux d’informations depuis et vers l’île, et créer des organisations non gouvernementales qui servent ses intérêts. L’IRI n’agit pas directement sur le territoire national, mais à travers plusieurs organisations comme la Solidarité espagnole avec Cuba et la Fondation slovaque Pontis.

Il est d’une importance primordiale pour l’IRI de parvenir à installer dans le pays des réseaux de communication sans fil pour la transmission via satellite, à l’aide la technologie de pointe comme le Broadband Global Area Network (BGAN)

L’USAID peut aussi « se servir de mécanismes plus directs, comme elle l’a fait avec Frank Carlos, qui fut contacté personnellement par un fonctionnaire de la SINA », ajoute la capitaine Mariana.

La spécialiste des Services de la Sécurité de l’Etat précise que la bourse octroyée à Frank Carlos faisait précisément « partie de sa préparation » et devait servir à « améliorer ses capacités de leadership et ses potentialités ».

« En définitive, ce programme a pour but d’encourager une orientation contre-révolutionnaire face aux phénomènes propres de notre société, ou de fabriquer des faits ou des leaders susceptibles de véhiculer les intérêts du gouvernement des Etats-Unis vis-à-vis de Cuba », souligne-t-elle.

Il ne faut pas s’y tromper : l’USAID envisage plusieurs scénarios pour créer les conditions pour un « changement » avant, pendant et immédiatement après la « transition ».

Les activités subversives contre notre pays de cette agence fédérale ont été plus évidentes à partir de 1995, après l’entrée en vigueur de la Loi Torricelli sous l’administration Clinton. Signalons à titre d’exemple que plus de 10 000 postes radio ondes courtes, près de deux millions de livres et de produits multimédia de propagande encourageant ce « changement » furent introduit par diverses voies.

Les longs états de service de l’USAID en matière d’ingérence et de déstabilisation depuis sa création, en 1961, sous l’administration Kennedy, ne sont un secret pour personne.

En Amérique latine, cette agence du gouvernement des Etats-Unis est associée à de nombreuses interventions yankees dans la région. Sa participation, dans les années 70, à la mise en œuvre du Plan Condor, une transnationale secrète de la mort contre la gauche dans le cône sud du continent, mérite une mention à part.

Plus récemment, en 2002, l’USAID fut étroitement liée à la tentative de putsch contre le président vénézuélien Hugo Chavez. Depuis, cet organisme gouvernemental a considérablement intensifié ses opérations de soutien de l’opposition dans ce pays à travers une série de « programmes » qu’elle finance à coups de millions.

Il en a été de même en Bolivie et au Honduras de José Manuel Zelaya, même si l’USAID a tenté d’édulcorer les chapitres les plus répugnants de son histoire.

OPERATION « VITRAL »

Dressant le bilan des plus de dix années où il était l’agent Robin, Frank Carlos se souvient de l’une des tâches qui lui fut confiée. C’était en 2000 : les Etasuniens James Patrick Doran et Larry Corwin insistèrent pour qu’il se rapproche du contre-révolutionnaire Dagoberto Valdés qui dirigeait la revue « Vitral » et le dénommé Centre civique religieux de Pinar del Rio.

« Ces étrangers portaient un grand intérêt à ce projet. Ils m’ont demandé d’organiser une rencontre entre les fonctionnaires de la Section des intérêts et Dagoberto, qui eut lieu dans un lieu discret de la ville ».

Au cours de cette visite un tant soit peu clandestine, les visiteurs envisagèrent avec Dagoberto de se servir du potentiel de sa revue – aujourd’hui disparue – pour diffuser des idées contre-révolutionnaires, et de l’utiliser contre le gouvernement et la Révolution cubaine.

Un fait significatif : Valdés se montra fort inquiet d’avoir été contacté directement par les « diplomates » nord-américains. Cela le plaçait, disait-il, dans une position un peu trop en vue. Il proposa donc de « travailler à travers les diplomates des ambassades tchèque et polonaise, qui étaient un peu éloignés de la sphère publique, ce qui lui permettrait d’agir « plus rapidement et plus tranquillement ». Peu après la rencontre « discrète » de Pinar s’ensuivit une exposition d’affiches organisée « comme par hasard », avec la collaboration de diplomates polonais et tchèques.

« On pouvait y déceler certaines idées venues de Pologne… qui furent ensuite divulguées parmi les intellectuels de Pinar del Rio… »

Dagoberto aspirait à « devenir le chantre de la liberté, le porte-parole des intellectuels, et transformer sa revue en outil contre-révolutionnaire pour détruire notre Révolution », affirme Frank Carlos.

LA BIENNALE DE VICKY HUDDLESTON

Cette même année 2000, la SINA prétendit manipuler un événement international aussi important et prestigieux que la 7e Biennale de La Havane.

Ce travail de subversion n’était pas le fait du hasard. La Biennale s’était déjà taillée un espace mérité et proposait un art expérimental de haute qualité très apprécié par des secteurs importants de la population cubaine.

« Un beau jour, Larry Corwin débarque chez moi, coiffé d’une casquette de base-ball et vêtu d’un tee-shirt et d’un short de plage… et il arrive en vélo », se souvient Frank Carlos, qui à ce moment-là fut intrigué par l’aspect du diplomate. Cet accoutrement permettait à Corwin de couvrir ses agissements illégaux.

Cette « apparition surprise » avait un but : demander

à Frank Carlos de l’aider « dans une mission très importante », à savoir « servir de relais entre la direction de la Biennale et lui afin d’obtenir des renseignements dont ils – la SINA – avaient besoin, car ils n’avaient aucun moyen d’y avoir accès ».

A cette 7e Biennale apparut, on s’en doute, une délégation nord-américaine fort nombreuse, mais avec très peu d’artistes. Par contre, on vit débarquer tout un bataillon d’avocats, de collectionneurs, d’entrepreneurs, de fonctionnaires étasuniens d’institutions culturelles, et de « spécialistes » d’art liés au Département d’Etat.

La Section des intérêts dirigea les activités de la délégation, qui fut reçue (et instruite) par la responsable en personne de la SINA, Vicky Huddleston, qui offrit alors la plus grande réception jamais vue dans l’histoire de cette représentation diplomatique.

Ce fut une Biennale où, parallèlement aux activités de l’événement, les fonctionnaires du Bureau des intérêts déployèrent leur propre plan : une opération agressive d’endoctrinement et de recrutement.

« Une opération pratiquement au porte-à-porte. Ils s’adressèrent aux artistes, aux promoteurs culturels, aux galeristes… »

Selon Frank Carlos, « on peut considérer le travail de la SINA à Cuba à cette époque comme des plus actifs. Ils tentèrent de pénétrer le monde de la culture cubaine et d’établir des liens qui dépassaient le cadre du travail diplomatique.

« Ils prétendaient acheter les faveurs de nos artistes et de nos intellectuels en leur offrant des expositions et des promotions dans différentes galeries nord-américaines, pourvu qu’ils reflètent une réalité discordante ou divergente… en vue de créer un état d’opinion, un phénomène culturel fictif, préfabriqué, qui permettrait de vendre au monde l’idée que les intellectuels cubains étaient contre la Révolution. »

HYPOCRISIE IMPERIALE

L’histoire de Frank Carlos Vazquez n’appartient pas au passé. Le recrutement et la manipulation de personnalités du monde culturel afin qu’elles servent à transmettre une réalité déformée de l’île conforme à l’image que la SINA veut donner est une pratique toujours d’actualité.

Aujourd’hui, des concours lancés depuis la Section des intérêts ont également pour but d’attirer les artistes et d’imposer dans leur œuvre le programme prévu par les Etats-Unis pour diviser la société cubaine, en y introduisant – ou en exacerbant – des conflits inexistants ici comme celui lié à la question raciale.

Par ailleurs, trois centres d’accès à Internet ont été ouverts dans leurs bâtiments destinés à la formation des contre-révolutionnaires.

Ces illégalités sont commises sous couvert d’un document de la SINA qui se propose de « construire un espace public à des fins d’éducation et de recherche, et de faciliter la communication et la publication de matériaux sur Internet à des fins de formation et/ou professionnelles ». 

De tels « rapprochements » s’inspirent d’une stratégie contenue dans ladite « Loi pour la démocratie à Cuba », connue comme Loi Torricelli, adoptée en 1992, qui considère le contact « peuple à peuple » comme une façon de miner la Révolution depuis l’intérieur (la dénommée Voie II).

Cette politique hypocrite fut suivie au pied de la lettre

par l’administration de William Clinton. George W. Bush l’écarta pour s’engager dans des actions qui portèrent l’agressivité et le harcèlement contre le peuple cubain à des niveaux inédits.

Aujourd’hui, Barack Obama renoue avec la politique de la carotte, à savoir : le rétablissement, en janvier, dernier de dispositions émises par Clinton dans le cadre de la Loi Torricelli, et que son successeur républicain avaient dérogées en 2001. Entre autres décisions : l’annonce du rétablissement des voyages de citoyens des Etats-Unis dans notre pays à des fins universitaires, éducatives, culturelles et religieuses…

Après son expérience de plus de dix ans comme « Robin » de la Sécurité de l’Etat, l’engagement de Frank Carlos Vazquez auprès de son pays s’est renforcé, et il n’en aime que plus sa terre natale de Pinar del Rio.

Il recommande aux jeunes de ne pas se laisser tromper par de fausses promesses. Ce qui compte vraiment, c’est l’être humain. La défense de la dignité, du bien-être, et d’un système équitable et juste comme celui que nous construisons ici est ce qu’il y a de plus sacré pour nous dans la vie.
 

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Published by cuba si lorraine - dans L'Empire
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