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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 08:39

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La première image de la campagne électorale fédérale: Stephen Harper assis béatement au milieu d’une jeune famille épanouie. La vie est belle et l’avenir, radieux, c’est ce que semble nous suggérer cette publicité trompeuse digne de l’ère soviétique. Pendant ce temps, l’économie va bien, nos avions de chasse ont effectué leurs premières frappes meurtrières en Libye et un autre jeune soldat de l’armée canadienne est mort en sautant sur une bombe artisanale en Afghanistan.

Et un con qui n’est pas loin d’être un vieux con, ce qui est encore pire, conclut pompeusement dans Le Devoir de samedi dernier, en critiquant un roman d’un auteur cubain, Leonardo Padura, dont il n’a pas encore lu les œuvres précédentes, que Cuba, «l’île de Fidel, ultime réduit socialiste reconverti en paradis sexuel pour messieurs d’âge mur, semble tirer ses dernières cartouches»…

Je serais mort de rire — un autre journaliste du même quotidien, Serge Truffaut, s’était lui aussi converti en cubanologue en prédisant de façon imminente (c’était il y a deux ans!) un bain de sang dans les rues de La Havane — si cette phrase insensée n’émanait pas de quelqu’un qui prétend détenir la vérité historique aussi bien à propos des événements d’octobre 1970 que sur… Cuba, cette île qui résiste tous les jours contre la plus grande puissance militaire au monde, celle-là même qui bombarde aujourd’hui les populations civiles en Libye, comme elle le fait aussi en Afghanistan et comme elle l’a fait il y a quelques années en Irak, en utilisant impunément des bombes contenant de l’uranium appauvri qui sont responsables — oh surprise! — de milliers de malformations congénitales comme l’a fait l’agent orange à l’époque de la guerre contre le Vietnam (il faut voir à ce propos le reportage émouvant de Akli Aït-Abdallah diffusé le 28 mars dernier à la télé de Radio-Canada: http://www.radio-canada.ca/emissions/telejournal/2010-2011/Reportage.asp?idDoc=143926).

Cuba, une nation libre et indépendante, joyeuse et festive, cultivée et fière — peut-on en dire autant de la nôtre, sérieusement ? — ne tue personne, ne bombarde aucune autre nation, ne possède aucune base militaire à l’extérieur de ses frontières. En comparaison, le Pentagone en possède officiellement 837, sans compter les bases secrètes en Afghanistan, en Irak, en Hongrie, en Bulgarie, en Australie, en Israël, au Qatar, etc. Cuba survit depuis 50 ans à 140 kilomètres de ce monstre belliqueux qui n’ose pas l’attaquer de front, préférant les attaques sournoises lancées par ses agences déguisées en organisations humanitaires, en organismes de presse libre, quand ce n’est pas en utilisant des hommes de main qui posent des bombes dans les hôtels pour saper l’industrie touristique ou en lançant du haut des airs des produits chimiques qui contaminent la faune et la flore, etc. Elle est bien là, aux États-Unis, «la machine secrète la plus impitoyable de l’histoire» qui couvre la planète tout entière. Et l’arrivée à la Maison Blanche de Barack Obama n’a rien changé. Ce prix Nobel de la paix poursuit bel et bien l’œuvre assassine de son prédécesseur Bush.

Le blocus inhumain, irrationnel, anachronique, appliqué par les États-Unis contre la plus grande île des Caraïbes, a généré des difficultés que d’aucuns auraient cru insurmontables. Quand on vit à Cuba, un vieux clou tout croche et rouillé se redresse, se polit et connaît une deuxième vie. C’est un exemple parmi des millions d’autres qui en dit long sur la débrouillardise du peuple cubain. El Cubano inventa, entend-on ici et là, fièrement, et cela est vrai. En raison de cette situation difficile, unique dans l’histoire, des erreurs ont nécessairement été commises. Le gouvernement cubain ne s’en cache pas.

Mais ce n’est certainement pas à moi, qui vis à Montréal, dans un pays développé et riche, à donner des leçons à ce peuple qui souffre et qui endure, ni à lui faire la morale. Il ne se passe pas un jour, une semaine, un mois à Cuba, que ce soit à la maison, au travail, dans les réunions syndicales ou dans les quartiers, où l’on ne discute et débatte. Alors, qu’un chroniqueur qui se dit certainement de gauche vienne opiner sur un pays qu’il ne connaît pas vraiment me fait presque mourir de rire et m’en dit long sur son ignorance crasse ou sa mauvaise foi. Tout comme me fait mourir de rire le discours de monsieur Harper parce qu’il prouve son ignorance totale de l’idiosyncrasie québécoise.

Source : Canoë

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Published by cuba si lorraine - dans Cuba
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commentaires

Pierre Deshaies 29/01/2012 19:39

Merci à Jacques Lanctôt de prendre la défense de ce pays qui mérite de vivre en paix, peu de gens public le font et vous le faite bien, avant de s'en prendre à ce régime je pense que les
journalistes on amplement de matières à couvrir en terme d'injustice et d'ingérence avec les États-Unis.