Je n'ai pas l'intention de revenir sur le « reportage » de S Moati à Cuba, ou plutôt de ce qu'il appelle Cuba et qui pour lui se cantonne à la Havane tout comme la France se résume à Paris, pauvreté des moyens sans doute, Serge ne disposait que d'une caméra indigne d'un pro de l'info, Splendeur et misère d'un courtisan, celui qui organisa de main de maître le débat Mitterrand, Giscard s'en trouvant réduit à un reportage de bric et surtout de broc.
Chacun doit mesurer ici, l'atteinte au service public d'information sur une chaîne publique, Serge dut se rendre à la Havane en pédalo et n'y parvint qu'à la saison des pluies, période le condamnant à mouiller le maillot et à découvrir des rues détrempées et vides de population, les cubains, en principe se mettent à l'abri de la pluie, Serge non, il déambule et fait des bulles, il se jette un Mojito, à coller sur la note de frais vaillamment supportée par la taxe télé, nous avons ainsi, sans le vouloir, contribué à l'enivrement de l'individu, aidé par la même à son pas hésitant, autorisé ainsi son aveuglement. Chacun sait cela, très Mojito et t'es Ko, et Serge est au tapis, sa place naturelle en somme, au pied du maître.
Ainsi il rata le 1er Mai à Cuba et sans doute le 8 Mai à Paris.
Si je vous parle du 8 Mai à Paris cela tient bien sur à la portée de ce jour de 1945 qui vit la bête acculée à déposer les armes mais pas le reste.
Wikipédia nous apprend que Serge est fils d'un socialiste juif tunisien, résistant et déporté, sorti d'un camp avant que ce dernier ne soit libéré(sic) soit, l'honneur est sauf: Le petit Serge est orphelin à 11 ans, des centaines de milliers d'enfants soviétiques également mais je m'égare.
Serge entrera également en résistance, il est adepte François Mitterrand, le Président, il résiste à l'Elysée, il joue dans des films, avec des vraies caméras, il écrit avec des vrais mots, il en est presque intéressant.
Serge aime François, attiré, sans doute, par le côté noir de la Force, celle du Garde des Sceaux ordonnant que les premiers algériens du FLN condamnés aient la tête tranchée, pendant ce temps un certain Le Pen et ses comparses infligent la Question » à Henri Alleg et Maurice Audin disparaît en Nuit et Brouillard.
Justement Soral, le co-listier de Dieudonné, ces défroqués du Front, le National, pas celui de Gauche souligne sur Wikipédia l'affection que porte Serge à Jean-Marie, le serpent et sa proie, que non, tout cela est mâtiné au nom de la sacro sainte liberté d'informer, la liberté d'expression, n'est ce pas Louiza tu t'en souviens quand les paras français te violaient au nom de la liberté de ton propre peuple asservi...
voilà un Serge tout bobo qui polémique , riposte avec ses invités triés, caressés, flattés il y a du Serge, July chez cet homme, manoeuvres et trahisons,sublimation de l'égo, gestes amples pour petites idées, lunettes au bout du nez, l'aveuglement de classe inné. On le croit en colère, non, il joue à l'anarchobobo, un vrai faux débat digne d'un Karl avec un double zéro.
Serge est un gentil garçon malgré tout, il a décroché un boulot dans le service public au service de la classe dominante, tous frais payés( sauf pour aller à Cuba d'où l'indigence du reportage qui pourrait laisser croire à la manipulation), il est dans son élément et donne à croire à la férocité de l'homme engagé pourtant....
La rumeur assassine trainaille, Serge va intégrer l'équipe gouvernementale, il sera chargé d'organiser le débat Sarkosy face à Sarkosy, en caméra à cent balles pour faire reportage du maquis. Il filmera les sans paps à Calais, en caméra cachée, il honorera Besson, le socialiste national, la boucle sera bouclée, il aura aimé François, ce fils de Pétain, il servira Besson ce fils de p...!
Parfois les maîtres lessivent leurs consciences, et Serge lave si blanc, tellement blanc.
Il y a quelque chose de pourri au Royaume de France.