blog des amis de Cuba en Lorraine
Genève, 8 mars, (RHC)- Cuba a de nouveau dénoncé devant le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU l’emprisonnement arbitraire des 5 Cubains aux Etats-Unis.
Nos 5 compatriotes purgent de très lourdes peines de prison dont deux perpétuités dans des pénitenciers étasuniens. Ils ont été condamnés au terme d’un procès inique. Ils ont été accusés de conspiration afin d’espionner. Ils n’avaient pourtant fait que surveiller les organisations terroristes de Miami pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible.
Dans une intervention au débat interactif du Groupe de Travail sur les Arrestations Arbitraires et du Groupe de Travail sur les Disparitions Forcées, le diplomate cubain Juan Antonio Quintanilla a relevé le suivi donné par le groupe à l’affaire des 5 Cubains prisonniers aux Etats-Unis dont l’arrestation a été qualifiée d’arbitraire.
Juan Antonio Quintanilla a signalé que loin de respecter sa décision, les Etats-Unis ont maintenu leurs actions de manipulation politique et relevé que la Cour d’Appel était arrivée à la conclusion que les accusés pouvaient faire l’objet d’un procès impartial à Miami et que cet argument est insoutenable.
Il a ajouté que le procès intenté contre les 5 a été politiquement motivé dans un siège totalement hostile et qu’on leur a refusé l’accès à 80% de la documentation utilisée pour les inculper et les prises de contacts régulières avec les avocats de la défense.
Le délégué cubain a rappelé que trois prestigieux juges de la Cour d’Atlanta, chargés de réviser l’affaire, avaient demandé le 9 août 2005 l’annulation du procès et l’annulation des sentences.
« Exactement , un an plus tard, cette même Cour au grand complet, au terme d’un vote divisé, a refusé la tenue d’un nouveau procès et ratifié les sentences et elle a ordonné d’envoyer de nouveau l’affaire au groupe de juges pour considérer les autres aspects » -a-t-il ajouté-.
Juan Antonio Quintanilla a indiqué que les procès pour dicter de nouvelles sentences contre 3 de nos 5 compatriotes est une solution maquillée d’une réalité que l’on ne peut pas cacher.
Il a relevé que la seule nouvelle sentence juste serait la libération immédiate de Gerardo Hernández, Antonio Guerrero, Ramón Labañino, Fernando González et René González.
Juan Antonio Quintanilla a signalé que le gouvernement des Etats-Unis demande que le Groupe de Travail sur les Arrestations Arbitraires élimine l’affaire de sa liste, position que Cuba rejette tant que les mesures nécessaires pour mettre fin à cette situation qui a déterminé la conclusion 19/2005 du Groupe, ne seront pas prises.