Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

blog des amis de Cuba en Lorraine

Publicité

Fidel Castro insiste sur son appel à éviter une conflagration nucléaire

fidel-chile-02.jpg

La Havane, 10 août, (RHC)--. Fidel Castro, leader historique de la Révolution cubaine, a insisté sur son appel à éviter une conflagration nucléaire dans une interview à une équipe de journalistes vénézuéliens diffusée simultanément par la télévision nationale, la télévision vénézuélienne et la chaîne régionale de télévision TELESUR.

Dans ses déclarations Fidel s’est montré optimiste quant aux chances d’éviter dans l’immédiat le déclenchement des attaques israéliennes ou étasuniennes contre l’Iran.

« Je suis optimiste. Je disais qu’un homme doit prendre la décision et cet homme n’est pas Nixon qui était un cynique, il n’est pas non plus un terrible ignorant comme Reagan, il n’est pas un imbécile et un fou comme monsieur Bush, il n’est pas un hypocrite comme le père de ce monsieur. Il n’est pas non plus, Roosevelt ou Carter, deux hommes très différents, il est mieux et je ne parle pas du points de vue éthique. Il s’agit d’un cas d’exception. Un homme noir qui arrive à la présidence des États-Unis, quelque chose du jamais vu et de pas prévu. On a toujours considéré que le Président devait être un homme blanc, intelligent, les autres étaient des descendants d’esclaves, des africains, qui avaient en plus d’autres croyances religieuses. Il fallait que le Président soit blanc et chrétien, sans exception. Obama est chrétien, mais il est d’origine africaine et voilà qu’il est arrivé à la présidence des États-Unis comme conséquence d’une crise globale colossale, d’une guerre stupide.

Je parlais du portefeuille nucléaire. À quoi cela sert maintenant ? Le portefeuille nucléaire est en plus. C’est l’homme qui doit prendre la première décision. Nul ne peut le faire à sa place. C’est lui qui doit la prendre, mais cet homme n’est pas indiscutablement un assassin, un individu qui veuille du mal à autrui, il est un homme de politique, qui a fait des études, qui a une culture, il est un grand orateur. Il a éveillé une grande sympathie, qu’il est en train de perdre maintenant. C’est lui qui devrait appuyer sur la détente. »

En effet d’après les sondages réalisés dimanche 44% des Étasuniens vouent encore de la sympathie à Obama.

Répondant à une question formulée par Vanessa Davis, journaliste vénézuélienne, sur la possibilité que l’Iran donne son bras à tordre face aux menaces, le Commandant en chef a souligné : « Tout le monde sait que non.»

Répondant à une question sur les idées pour lesquelles il faut lutter à l’heure actuelle, Fidel a signalé:

“La première c’est éviter la guerre. Les autres sont encore à élaborer, par exemple, comment va être la société, comment les biens et les services vont-ils être administrés, comment les sources d’énergie renouvelables vont-elles être obtenues.

Vous imaginez Obama en train de décider, en toute conscience, de la mort de centaines de millions de personnes, des enfants calcinés dans les ventres de leurs mères ? Vous concevez un homme ayant un sens élémentaire de l’humanisme, en train de faire cela? Les Israéliens ont tout prévu, mais ils attendent que les Etats-Unis donnent l’ordre. Ils croient que c’est fait, qu’ils ont persuadé Washington. Ils ont tout arrangé avec l’Arabie Saoudite et avec les Émirats arabes, les heures de vol, des bombardements. Ils leur ont assuré qu’ils ne seront pas attaqués. Ils ont les avions, des tas d’avions que les yankees leur ont fourni. Mais ils attendent que ce soient les yankees qui disent le dernier mot. Et les yankees savent qu’ils ne peuvent pas dire non. Ils attendent que ce soit Obama qui appuie sur la gâchette. Si Obama ne le fait pas, que va-t-il se passer ? Vous allez me dire, ce seront eux qui le feront. Mais si Obama refuse de déclencher la guerre, et que l’opinion mondiale et toutes les puissances s’opposent à la guerre, les Israéliens n’oseront pas tirer un seul missile de façon unilatérale. »

Mario Silva lui a demandé si à son avis un conflit se déclenchant au Moyen-Orient pourrait dériver vers l’Amérique Latine. A ce propos, Fidel a rappelé que ne possédant pas de missiles sur son territoire, le continent latino-américain se trouvait dans une situation très favorable sur ce plan.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article