blog des amis de Cuba en Lorraine
À croire le dicton populaire selon lequel le diable sait plus non pas parce qu’il est le diable, mais parce qu’il est vieux, il y a une proportion directe entre la sagesse et le temps qui passe, une règle qui comme toutes, a des exceptions. La plus récente preuve : la résolution anti- cubaine adoptée par le Parlement Européen, un pamphlet tout à fait éloigné de l’éthique, l’histoire et la justice.
L’Europe aime arborer les qualificatifs d’ancienne et de culte. Le premier d’entre eux est relatif, car lorsque les habitants autochtones de ce continent, habillés uniquement des peaux de loups, courraient effrayés par les forêts, fuyant le tonnerre et les éclairs, ici dans notre continent, des civilisations qui traçaient le trajet des étoiles et fixaient avec une exactitude admirable les dates des éclipses qui devaient se produire des siècles après, fleurissaient.
Concernant le qualificatif de culte, il faut reconnaître qu’une partie importante des grands savants de l’Humanité y sont nés, mais nous ne pouvons pas non plus ignorer le comportement sauvage et brutal des conquistadores en Amérique, en Afrique et en Asie, où, éblouis par l’éclat de l’or, ils ont détruit des cultures millénaires et ils ont assassiné des millions d’êtres humains.
Le développement de l’Europe a eu lieu aux dépens de celui de nos continents qui ont été pillés et soumis dans la pauvreté, une dette de laquelle la Vieille Europe ne s’est pas encore acquittée.
D’autre part, avec les années, la mémoire de l’Europe ne s’est point améliorée.
Elle insiste à ignorer qu’il y a 200 ans, nos peuples ont entrepris le chemin de l’indépendance et qu’à l’heure actuelle, nous sommes des nations libres et souveraines, qui, bien que nous ne gardions aucune rancune vis-à-vis de ceux qui nous ont pillés, nous ne leurs devons non plus aucune obéissance ou soumission.
Sourds et aveugles à l’histoire et au présent, une partie importante des Euro députés, prétendent donner des leçons de politique, de démocratie et des droits humains à Cuba, oubliant la paille dans leurs yeux.
En avançant comme prétexte, la mort d’un prisonnier, que la mafia contre révolutionnaire et terroriste, alliée à la droite étasunienne, prétend ériger en martyr, le Parlement Européen s’est abrogé le droit de condamner notre pays.
Cette attitude vient s’ajouter aux campagnes médiatiques les plus lâches, lancées contre Cuba et elle est une offense brutale à la dignité des citoyens qui vivent de l’autre coté de l’Atlantique et dont nombreux doivent se demander, si leur capitale a été transférée à Washington.
Cuba n’a rien à prouver à personne, ni en Europe, ni ailleurs dans le monde. En silence et sans publicité et sans s’en vanter, des dizaines de milliers de ses médecins sauvent des vies en Amérique Latine, dans les Caraïbes ou en Afrique. Lorsqu’il a été nécessaire, ils sont allés jusqu’aux hauteurs gelées du Pakistan.
Sans les ressources des pays riches, Cuba garantit à chacun de ses enfants, une éducation, depuis la maternelle, jusqu’au plus haut niveau académique, mais aussi des soins de santé, des loisirs, des options culturelles et sportives, la possibilité de vivre dans une nation digne, courageuse, ce qui fait la fierté de millions de Cubains
La soumission du Parlement Européen aux diktats et aux pressions des États-Unis n’est pas une offense à Cuba, mais une offense à l’Humanité. Et pour utiliser les mots d’un homme de politique français du XVIII, Joseph Fouché, c’est plus qu’un crime, c’est une stupidité.