blog des amis de Cuba en Lorraine

Holguín, 23 novembre, (RHC)--. Le colloque international en faveur de la libération des 5 antiterroristes cubains a pris fin par une tribune contre le terrorisme à Boca de Sama, un village de pêcheurs de la province d’Holguin, victime d’une attaque terroriste en 1971.
Les participants à ce colloque ont exigé la libération des 5 antiterroristes cubains prisonniers politiques aux Etats-Unis.
La tribune s’est ouverte par le témoignage de Nancy Pavon, victime de cette attaque lancée depuis des vedettes rapides par un groupe de contre-révolutionnaires venus de la Floride.
« Je n’ai jamais pu mettre les chaussures que j’avais achetées pour ma fête des 15 ans. La mitraille lancée par des terroristes cubains organisés aux Etats-Unis par la CIA, a détruit mon pied droit et arraché mes rêves d’adolescente » a déclaré Nancy Pavon devant plusieurs centaines de personnes réunies à Boca de Sama.
Plusieurs intervenants ont rappelé que les responsables de cette action criminelle qui a fait deux morts et plusieurs blessés dont Nancy, âgée alors de 15 ans et sa sœur, se promènent librement dans les rues de Miami.
« Les faits de Boca de Sama fournissent un témoignage éloquent des actes de terrorisme qui sont organisés aux Etats-Unis et qui prennent Cuba pour cible. C’est la preuve évidente de la nécessité de la mission des 5 dans ce pays, pour découvrir les plans assassins de la maffia anti-cubaine » a relevé Rodolfo Davalos, juriste cubain.
Bien d’autres terroristes d’origine cubaine à commencer par Luis Posada Carriles, responsable avoué de l’attentat contre un avion cubain, en octobre 1976, ont pignon sur rue à Miami.
C’est pour tenter d’éviter ce genre de crimes contre Cuba, que les 5 Cubains qui sont aujourd’hui en prison aux Etats-Unis, se sont infiltrés dans les rangs des organisations contre-révolutionnaires d’origine cubaine.
Au terme d’un procès inique à Miami, ils ont été condamnés à de très lourdes peines, 4 prisons à vie plus 77 ans, pour « conspiration afin de commettre de l’espionnage». Pourtant plusieurs hauts gradés étasuniens avaient déclaré à la barre, que leur mission n’avait jamais porté atteinte à la sécurité nationale des Etats-Unis.
La clameur a été unanime : l’empire doit libérer immédiatement les 5 antiterroristes cubains prisonniers politiques aux Etats-Unis et emprisonner les véritables assassins qui bénéficient de sa protection.
Une phrase prononcée par Irma Schewerert, mère de René, l’un des 5, a retenti dans la salle : « Ce peuple continuera à résister. On ne pourra jamais nous arracher la patrie »
Pour sa part, Ricardo Alarcón, Président du Parlement cubain, qui a clôturé ce colloque a déclaré
“Ce n’est pas seulement un colloque de solidarité avec les 5, mais aussi un colloque contre le terrorisme. Ici, comme partout à Cuba, des actes terroristes ont été perpétrés, mais celui qui a eu lieu contre ce village a été particulièrement lâche. Une attaque contre un petit village de 16 maisons avec des mortiers, toute une opération de guerre menée par un groupe de misérables, de lâches, qui sont tous en liberté, aucun n’a été puni ne serait ce que d’une amende pour ce qu’ils ont fait. C’est pour cela qu’il faut insister sur la nécessité de notre peuple de se défendre, c’est ce que les 5 faisaient à Miami ».
Concernant l’audience de nouvelles sentences contre Ramón Labañino et Fernando Gonzalez, prévue le 13 décembre, Ricardo Alarcón a déclaré :
“Ce qui devrait se passer c’est qu’ils soient libérés tous les deux immédiatement, mais le plus probable est qu’ils reçoivent une baisse des peines. Ce n’est pas une faveur, c’est ce qu’a ordonné la Cour d’appel d’Atlanta car la loi avait été violée avec la sentence précédente. La prison à vie dans le cas de Ramón a été excessive. Mais même la nouvelle peine dictée contre Antonio, ils devraient la réduire à zéro. Mais je ne pense pas que ce sera le cas. Toute nouvelle condamnation qui sera dictée contre eux sera également injuste, même si elle est inférieure à celle à laquelle ils avaient été condamné dans un début”.
Sources: RHC, AIN, GRANMA, TRABAJADORES, JUVENTUD REBELDE, PL, REUTER, EFE, IPS, ANSA, AFP, XINHUA, TASS, DPA, AP.