...Ou deux poids, deux mesures selon que l'on soit valet de l'impérialisme ou pas..!
États Unis: les droits humains, style 'Bush' (Roberto Pérez Betancourt)
Nombreux sont les diplomates et les journalistes qui, après avoir lu le rapport récemment publié par le département d'État des États-Unis sur « la situation des droits humains dans le monde », se sont posé la question de savoir qui l'a rédigé, révisé et approuvé, maintenant que s'est mise en place la nouvelle équipe présidentielle.
Ce n'est plus Condolezza Rice qui dirige le Département. On peut pourtant apprécier dans cet incroyable fatras le style de l'époque où Bush, le plus impopulaire de tous les présidents des États Unis, occupait encore son poste à la Maison Blanche, un style caractérisé par l'arbitraire des décisions de politique extérieure.
Tout se passe comme s'il était encore à son poste. Une fois de plus, des juges que personne n'a élus, recommencent à accuser et juger près de 200 pays tout en oubliant placidement les mauvaises odeurs qui émanent de leur propre terrain.
Cuba, le Venezuela, la Bolivie, le Nicaragua, l'Argentine et le Mexique apparaissent dans la liste des pays victimes des diatribes de la nation nord-américaine grâce de grossières manipulations qui poursuivent une politique de chantage déjà bien connue.
Ceci constitue une agression qui a motivé la légitime protestation de gouvernements qui n'acceptent plus la politique d'ingérence d'un pays dont le nouveau gouvernement devrait se rendre compte que les temps changent : il ne suffit plus de menacer pour voir les peuples se soumettre.
Cuba vient de recevoir un appui certain au Conseil des Droits Humains des Nations Unies. Les experts chargés d'en évaluer les indicateurs fondamentaux ont applaudi les institutions et le gouvernement pour les progrès obtenus, reconnus comme des paradigmes, dans les domaines de la santé publique et de l'éducation.
Il est paradoxal que les États-Unis - exclus de ce Conseil - se permettent de nier les vérités exposées par une vingtaine de pays qui, à Genève, ont fait l'éloge du niveau de développement de Cuba dans ces domaines, et dont se bénéficient d'autres nations grâce à la coopération scientifique, technique, médicale et éducative qu'elle leur apporte.
Il y a encore aux États-Unis des droits élémentaires qui continuent à être violés, ce qui entraîne des tragédies quotidiennes :
le racisme, l'absence d'une attention médicale ou éducative décente, les répressions, la corruption, la torture, l'arbitraire dans l'application de la justice, les conséquences de la crise économique...
Comment peut-on être orgueilleux d'une nation dont la population pénale dépasse les 2,32 millions de personnes ? Ce chiffre ne fait que démontrer à quel point il est difficile de survivre pour la grande majorité des habitants des 50 états de l'Union, et explique pourquoi, pour les jeunes les plus pauvres, la participation comme mercenaires à des guerres d'agression peut constituer une option de travail
intéressante.
Des terroristes comme Luís Posada Carriles, Orlando Bosch Ávila et des dizaines d'autres assassins continuent de bénéficier de l'implicite protection bienveillante de l'administration de l'État de la Floride et de Washington. Ceux qui croyaient à la possibilité d'un changement de position craignent de voir s'éloigner leurs espérances quand ils voient se répéter ces dénonciations infondées et immorales dont le seul objectif est l'ingérence et le chantage dirigés contre d'autres nations. Tout cela rappelle trop le style 'Bush' qui avait déjà écœuré le peuple américain et le monde entier.
Título en español :
EE.UU.: Derechos humanos al estilo "bushiano"
Servicio de francés agencia cubana de noticias