blog des amis de Cuba en Lorraine
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| Éric Yvan Lemay Le Journal de Montréal 23/03/2009 05h21 - Mise à jour 23/03/2009 11h23 | |
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Se faire traiter pour un cancer à Cuba ou se faire opérer les yeux dans un hôpital de La Havane... qui aurait cru cela possible, il y a encore quelques années? Pourtant, depuis deux ans, quatre fois plus de Québécois se tournent vers le Sud pour y chercher des soins qu'ils ne trouvent pas ici.
Du venin de scorpion
D'autres, comme Luc Tremblay qui souffre d'un cancer du poumon, y vont pour se procurer un médicament bien spécial. «C'est un produit à base de venin de scorpion», dit le résident de Cap-Rouge, qui est allé à Cuba à deux reprises.
«Ça gagne en popularité. On a plusieurs appels pour ça en ce moment», dit Linda Grégoire de l'entreprise Service Santé International.
Le produit en question, l'Escozul, n'a pas guéri le cancer de M. Tremblay. L'homme de 56 ans continue de suivre ses traitements de chimiothérapie au Québec. «Ça ne fait pas de miracle, mais ça améliore ma qualité de vie», soutient-il.
Celui qui a travaillé pendant des années pour BMO a déjà son billet pour son prochain départ le 4 avril. Son voyage lui coûtera environ 1600 $.
Non reconnu au Québec
L'Escozul est un produit utilisé par les Cubains pour le traitement du cancer, mais qui n'est pas homologué au Québec. Il agirait en limitant la prolifération des cellules cancéreuses, mais son efficacité n'est pas encore reconnue scientifiquement.
Qu'importe, Roger Bergeron s'est lui aussi rendu à La Havane, en février, aux locaux de la compagnie Labiofam, qui produit le médicament.
«Je n'ai rien à perdre. Je sens déjà des effets bénéfiques», dit l'homme de 53 ans, de Terrebonne.
Il y a deux ans, il a combattu avec succès un cancer qui touchait ses ganglions. Malheureusement, de nouvelles tumeurs se sont logées près de son oreille avant que son cancer ne devienne généralisé.