blog des amis de Cuba en Lorraine
Le signal des temps
Par: Eliades Acosta Matos
25 de Mai, 2009
Le nouveau président des Etats Unis a fait du mot « changement » le leitmotiv de sa campagne électorale fructueuse.
Indépendamment de ce qu' elle a signifié pour pencher en sa faveur les voix de ses concitoyens et les espoirs d' une bonne partie de l' Humanité , ce qui est vrai c' est que sa constante répétition le situe maintenant sous l' implacable regard de l' opinion publique nationale et internationale, qui cherche avec insistance dans les mesures concrètes qu' il adopte depuis l' Office Ovale, les traces des nouveaux types promis.
Pour commencer, Barack Hussein Obama a débuté au milieu d'un tsunami de crise qui menace de plonger la nef du capitalisme global, ce système jusqu' au hier si arrogant dans sa soi disant position des clés éternelles pour l'efficacité économique et la joie terrenale. Les anciens pardonne vies du capital aujourd'hui ne savent pas où cacher les signaux du délire spéculatif et de l'économie virtuelle qui leur a explosé à la face, et qui menace de dépasser tous les programmes de sauvetage adoptés par les gouvernements des principales économies de la planète. Rien refléte le mieux le caractère sombre des temps, que voir dans les actualités de la télévision une longue file de chômeurs dans un parc au Japon pour recevoir une assiette gratuite de soupe.
Tandis qu' Obama lève son doigt admonitoire devant la face des banquiers qui ont failli au même système qui les conceptualisait et les choyait en tant que ses archétypes de succès dévastateur, rappelant les accusations lancées en ce moment d'angoisses similaires par Franklin Delano Roosevelt, le monde tremble devant les perspectives des problèmes encore plus grands. Et cela car non pas seulement sur l'économie planent les nuages des tempêtes, aussi sur les autres domaines de la vie internationale, comme a été démontré par les féroces attaques d'Israël à l' encontre du peuple palestinien dans la Bande de Gaza. Devant l'incertitude, les analystes scrutent tout signal pouvant avancer la direction dans laquelle les vents vont souffler dans la nouvelle administration étasunienne, c'est dommage, comme il arrive souvent, qu'ils cherchent dans l'écume et pas dans le sous-sol.
Quelques semaines avant de la prise de possession d'Obama, a eu lieu l'audience de confirmation sous la responsabilité de la Sécretaire d'Etat Hillary Rhodam Clinton. Devant le Sous-Comité pour des Affaires Internationales du Sénat, présidé par le sénateur Richard G. Lugar, on lui a formulé 167 questions qu'à coté des réponses offertes dans les déclarations remplissent 102 pages. Là dans les déclarations fortuites où les briefings avec la presse il faut chercher le signal des temps, l'avance de ce qui va venir, une idée de ce qui peuvent espérer les nations et les peuples de la part de la nouvelle administration, de cette même qu'a proclamé, jusqu'à la satiété, qu'allait incarner un changement transcendantale pour tous.
Il n' y a pas eu un sujet pouvant échapper au scrutin des jaloux prohommes du système, de ceux qui sont chargés de veiller pour les hauts intérêts impériaux de la nation. Depuis la division des fonctions parmi les fonctionnaires qu' assument la responsabilité dans le Sécretariat d' Etat, jusqu' à la lutte contre le terrorisme; depuis la diplomatie publique jusqu' aux Corps de Paix ; L' Inde, l' Indonésie, Cuba ou la Corée du Nord; depuis les Traités du Libre Commerce avec les pays de l' hémisphère, jusqu' au contrôle des armements et le changement climatique ; depuis les relations avec la Russie ou la Chine, jusqu' aux problèmes énergétiques et les principales épidémies de notre époque, presque rien n´est resté en marge d' un interrogatoire pareil. Les réponses fournies, franchement décevantes quelques unes et élusives d´autres, démontrent quelque chose que seulement certains analystes oseraient dire jusqu' il y a très peu, écrasés par la vague de popularité et de confiance irrestricte envers Obama: dans la pratique, le seul critère de valeur de la vérité, on prévoit très peu des changements dans la voie traditionnelle de la politique extérieur des Etats Unis. Et cela est très préoccupant, car on a besoin d' un changement révolutionnaire dans les relations internationales,le danger qu´avec tant des problèmes larvés, potentialisés par les crises, provoquent un éclatement mondial des conséquences incalculables, une sorte de Big Bang négatif, dont personne ni rien sera sauf.
Par exemple , Hillary Clinton a ratifié la décision du président Obama de doubler l' assistance économique extérieur fourni à l' heure actuelle par les Etats Unis, ce qu' a laissé d' être une bonne nouvelle, en affirmant qu' ils allaient le focaliser en tant qu' une question de « sécurité nationale » et pour « augmenter l' influence étasunienne dans le monde ». Au moment d'aborder la question de l'agression israélienne contre Gaza, en même temps qu' on déplorait la perte des vies humaines dans les deux groupes en conflit, on ne laissait pas établie la nécessité d' éviter des incursions armées pareilles, condamnées par la communauté internationale, mais que « Hamas cesse le lancement des missiles vers le territoire hébreu et mette sur pied des mécanismes effectifs de contrôle nationale « palestiniens ». En parlant des relations avec l'Iran, Mme. Clinton a révélé que la nouvelle administration était partisaine de mener à bien avec ses adversaires, une diplomatie agressive et directe, sans conditions préalables » , ce qu' a fini avec les espoirs, lorsqu' elle a affirmé, d' immédiat que son pays va continuer à promouvoir la création d' une coalition internationale pour exercer des pressions sur l´Iran, afin que celui-ci abandonne ses projets nucléaires ».
En parlant de la Somalie, Mme. Clinton l´ a appelé « état en échec », un terme d'origine douteux, qu'a servi pour justifier les interventions impérialistes dans les « coins obscurs de la planète » , sous le néfaste royaume de George W. Bush et la garde prétorienne néoconservatrice qui l' entourait. Après avoir qualifié comme cela un pays, ce n' est pas bizarre de le considérer , élegible pour être visité par les missiles et les bombes intelligentes nord-americaines, toujours occupé à désarticuler les menaces terroristes. Loin d'opter pour les solutions « souples et intelligents », promises par Obama dans sa campagne, Mme. Clinton, a confirmé aussi que le président appui le concept de l' Africom, ou commandement militaire étasunien unifié pour cette région, ce qui va maintenir sur le terrain les forces et les moyens nécessaires pour mener à bien les opérations militaires, dont la nature, bien sûr, est très loin d' être souple et intelligente.
Par rapport aux relations avec la Chine, Mme.Clinton a déclaré que le président « est très préoccupé par la manière dans laquelle le gouvernement de ce pays contrôle ses propres devises ». Cela allait passer comme une blague, si l' on ne connaisait pas que la politique monétaire nord-américaine, dans son égoïsme protectionniste et unilatéral, est celle qui provoque une bonne partie de la crise économique actuelle que dévaste déjà toutes les régions de la planète. En tant que blague de mauvais goût a pu être prise la déclaration de l´alors candidate à Secrétaire d' Etat, parlant du nouveau Conseil des Droits de l'Homme de l' ONU. « Nous avons besoin que la voix des Etats Unis puisse être écouté là-bas haute et claire et attire l'attention aux régimes les plus répressifs du monde, mettant fin à la méprisable obsession contre l´Israël ».
La politique envers Cuba, bien sûr, a aussi été l'objet d' attention dans cette audience sénatoriale. Ici on n'a non plus esquissé des changements significatifs. La promesse de permettre les visites des cubains nord-américains à l'île et l' envoi d' argent ne serait-ce à peine de revenir au point où les gouvernements qui ont précédé Bush ont laissé l' affaire. La seule chose vraiment nouvelle aurait été d'aborder avec courage l´aigu problème du blocus nord-américain contre l´île. En rigueur, aussi bien le nouveau président que la candidate à Secrétaire d´ Etat n´ont pas éludé de l´aborder, mais à partir du principe qu´il devait être maintenu en tant qu´ « outil de pression devant d´éventuelles négociations futures ». Evidemment, c´était pas une nouveauté ni le changement qu´on attendait dans l´affaire où la Communauté Internationale, représenté dans l´Assemblée Générale des Nations Unies a voté lors de 17 ans consécutifs, de manière pratiquement unanime, en exigeant sa levée inconditionnelle, en tant qu´une mesure de force illégale et immorale, incompatible avec les lois internationales.
Où resteront les promesses, les espoirs et le fameux "changement" que Barack Obama promettait au monde, de mener à la pratique de telles lignes de politique extérieure lors de son mandat?
Une poignée des opiniâtres et des incroyants, a toujours dit que les changements en matière de politique des Etats Unis seraient crédibles lorsqu´il allait renoncer à ses aspirations hégémoniques et impérialistes par rapport aux autres nations de la planète. Aujourd´hui, et d´après ce qu´on a écouté dans cette audience marathonienne confirmatoire sénatoriale avec Mme.Clinton, la situation reste la même. Et cela va être demandé au sourient et aplombé président étrenné le dernier 20 janvier.
J´ai des doutes sur le fait qu´une fois arrivé le moment des comptes à rebours, si les choses continuent de la sorte, Barack Hussein Obama s´en sortira avec succès de l´audience confirmatoire de l´Histoire. Que je me sois trompé !
Fuente: CUBARTE