blog des amis de Cuba en Lorraine
QUITO - Le président équatorien Rafael Correa a menacé samedi d'expulser les groupes pétroliers étrangers qui persisteraient à réclamer un arbitrage international, après la rupture de leur contrat ou leur renégociation en faveur de l'Etat.
"S'ils portent plainte contre nous, qu'ils le fassent, mais alors dans ce cas, ils quittent le pays", a déclaré M. Correa, un ancien économiste partisan d'une "révolution socialiste", lors de son allocution radio-télévisée hebdomadaire.
Selon un rapport publié en novembre, le montant réclamé à l'Equateur par plusieurs pétroliers étrangers s'élève à 12,944 milliards de dollars (9,2 milliards d'euros), un chiffre supérieur à sa dette extérieure.
"Nous n'allons pas accepter que des étrangers viennent ici et engagent une poursuite contre le pays, tout en continuant à profiter de sa richesse naturelle", a précisé M. Correa.
L'Equateur est notamment en conflit avec la compagnie française Perenco et l'américaine Oxy, qui exigent des indemnisations pour des ruptures anticipées de contrats.
Fin mai, M. Correa avait annoncé que l'Equateur allait se retirer du Centre international de règlement des différends relatifs à l'investissement (Cirdi) de la Banque mondiale, devant lequel il est poursuivi par ces compagnies.
Lors de son allocution, le chef de l'Etat a confirmé l'adhésion de son pays à l'Alternative bolivarienne pour les Amériques (Alba), à l'occasion du prochain sommet de ce bloc économique antilibéral, organisé mercredi à Caracas.
L'Alba est un bloc créé en 2004 par le Venezuela et Cuba afin de contrecarrer le projet actuellement au point mort d'une Zone de libre-échange des Amériques (Zlea ou Alca), promu par les Etats-Unis. Il a été rejoint par la Bolivie, le Nicaragua, le Honduras et la République dominicaine.
(©AFP / 21 juin 2009 12h52)