blog des amis de Cuba en Lorraine

Jorge Arreaza, YTV,
Traduction.... imparfaite, mais je ne pouvais pas ne pas tenter de le traduire, il est trop vrai ce texte !
Marie
article en espagnol : http://www.radiomundial.com.ve/yvke/noticia.php?27828
Vendredi, 3 de Jul de de 2009. 3:24 heure du soir
Les événements au Honduras font foi de la crainte profonde des oligarchies devant l'imminence du développement de véritables démocraties en Amérique latine. Nous nous référons à la notion de démocratie, qui coïncide même avec celle de l'ex président des Etats-Unis Abraham Lincoln : gouvernement du peuple, pour le peuple et par le peuple.
Système qui est non viable dans le cadre du capitaliste , avec son économie de liberté de monopoles, avec sa concentration de pouvoir, avec sa confisquation des moyens de production, avec le kidnapping de la prise de décisions, avec sa démocratie bourgeoise : masque par lequel on consolide le pouvoir des oligarchies au moyen de la supposée garantie de libertés publiques et processus électoraux qui servent seulement à perpétuer les dominateurs, toujours. Ils ont formaté des sociétés aliénées, livrées à la consommation, sans idéologie, résignées à l'exploitation, à la désespérance.
Société d'esclaves et de survivants qui commencent à se réveiller et à comprendre que son articulation, sa conscience de classe, son organisation, sont les seuls chemins vers la libération, vers l'espoir, vers la confirmation que l'être humain fait partie de la mère terre, et non une peste qui menace de disparaître, elle.
Le socialisme réel euro- soviétique du XXème siècle a été incapable de produire une démocratie vraie. Ils ont pris le pouvoir aux possédants, mais ils ont été incapables de produire des mécanismes de transfert de ce pouvoir.
En dernier, ils ont développé une espèce de capitalisme étatique qui a renforcé une caste bureaucratique et a laissé, une fois de plus, le peuple éloigné le gouvernement et du pouvoir.
La dernière décennie du XXème siècle, celle de la fin de l'histoire et des idéologies, a paradoxalement été utile pour que les peuples reprennent les luttes, révisent les erreurs du passé et ils décident de profiter de ce qui représente probablement la dernière occasion que l'histoire nous offre, offerte à l'humanité.
Les relations humaines, les relations de production, doivent radicalement être transformées, socialisées, redéfinies, afin de donner viabilité et harmonie à tout être humain de cette planète.
L'égalité, le bien commun, la liberté, la justice, doivent être causes et conséquences de la transformation indispensable. Cea resurgit de l'humanité ,se développe dans tous les espaces, dans tous les peuples, dans le nord, l'est, l'ouest, mais pardessus tout dans le Sud.
L'épicentre de cette révolution définitive se trouve dans la Notre Amérique, dans l'Abya Yala. C'est nos terres et nos sociétés qui se réveillent partout : produit d'autres luttes ancestrales.
Dans ce grand processus de réorientation, l'avant-garde se trouve indiscutablement dans les peuples et les gouvernements des pays de l'Alliance Bolivarienne pour les Peuples de la Notre Amérique (ALBA), dans l'esprit duquel, la théorie et praxis, on synthétise toutes les luttes de libération, tous les rêves de justice et tous les chemins vers l'égalité.
L'objectif de ce moment historique est de donner le pouvoir aux peuples, pour que collectivement il décide, il planifie, se gouverne, construise et développe intégralement l'humanité.
Le système de gouvernement qui offrira la plus grande somme de bonheur possible à son peuple, n'est autre que le peuple lui-même. L'inconnue mystérieuse de l'homme en liberté, peut seulement être dégagée une fois que cet homme, cette femme, ce collectif, tient le pouvoir entre ses mains et l'utilise dans la recherche du bien commun.
Ces processus, en construction en Amérique latine, rien qu'à être énoncés mettent déjà en danger le pouvoir des concentrateurs, des exploitants, des accapareurs de vie, joie et liberté.
En les développant, non seulement ils les mettront en danger, mais ils commenceront à démonter ces cadres de pouvoir élaborés à partir de l'injustice, de la désarticulation sociale et de la misère de nombreux.
En les développant et les concrétisant, ils feront disparaître partout et pour toujours, ces secteurs bourgeois, anti-humains, qui ont produit la plus terrible inégalité et la plus grande somme de tristesse et de souffrance imaginable.
Au Honduras de Zelaya, à peine on était entré dans la phase de la déclaration des objectifs sociaux et politiques d'un peuple qui a été soumis à des dictatures fascistes et gouvernements bourgeois néo-libéraux, générateurs de misère, frustration et regrets généraux.
C'est au moment où Le Président Zelaya adhére à l'Alliance Bolivarienne, commence à gouverner pour les dépossédés, commence à donner une attention aux exclus, tente de consulter son peuple pour pouvoir répondre aux revendications sociales indispensables, que l'oligarchie capitaliste installée tyranniquement dans chacun des pouvoirs constitués centraux (sauf dans l'Exécutif), a réagi de la manière la plus orthodoxe et despotique possible : le Coup d'État militaire médiatique - patronal. Ressemblance de ce qui s'est produit au Vénézuéla de du 2002, bien que dans notre pays le processus constitutif est avancé, avec sa Constitution, avec ses lois, commençaient déjà à être développés les actions pour atteindre les objectifs, tandis qu'au Honduras, insistons, dès que les principes furent simplement énoncés.
L'oligarchie hondurienne, avec le support impérialiste , a agi en accord avec sa nature égoïste et antidémocratique, en essayant d'éviter que le premier de milliers de pas construise le pouvoir populaire et avance vers la justice sociale.
Ainsi quand Washington a lancé des attaques préventives contre les supposés " terroristes " en Afghanistan ou en Iraq ; ainsi quand les sionistes attaquent " préventivement " le peuple palestinien sans défense ; l'oligarchie hondurienne, devant ce qui est simplement la possibilité qu'on active le processus constitutif populaire originaire, a de même décidé d'attaquer " préventivement ", pour éviter le réveil inexorable du peuple de Morazán.
C'est-à-dire, la bourgeoisie Hondurienne, grâce à la corrélation de forces favorable dans les pouvoirs constitués, a décidé d'avorter de la gestation d'une Patrie nouvelle. Se dévoile ainsi le sentiment de cette élite vers son peuple : peur, terreur, frayeur, panique. Ils savent bien qu'avec l'activation du processus constitutif, ce peuple noble saura ouvrir les portes et les chemins pour jouer son destin et produire une société digne, se libérer de la domination et de l'exploitation, où la seule chose qui se concentre est l'amour, la liberté. Ils craignent le fantôme revendicateur du pouvoir populaire, ils craignent la force des hommes et des femmes se socialisant, ils craignent la perte de leurs privilèges et de leur capacité à exploiter et à s'enrichir. Oligarques vous tremblez !
La corrélation de forces positive dans le pouvoir constitutif hondurien et l'appui plein du système international, promu par les pays de l'ALBA, se conjugue pour retourner le coup fasciste capitaliste et produire à nouveau les conditions pour que le peuple hondurien suive son chemin vers la libération. L'alerte populaire doit être permanente. Zelaya n'est pas Zelaya, c'est l'expression véritable et collective du peuple du Honduras, des exclus, des relégués, des invisibles. Sa restauration, sera la restauration de la dignité, de la vérité, de l'espoir, de la liberté, de la démocratie participative, directe, réelle.
Un fantôme parcourt le monde : le fantôme du pouvoir populaire. Toutes les forces des oligarchies et l'impérialisme ont été unies en sainte croisade pour traquer ce fantôme : qu' ils fassent ce qu'ils font, No pasaran !