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blog des amis de Cuba en Lorraine

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Colombie : le nouveau porte-avions des Etats-Unis ?



Le renforcement de l'ALBA, l'Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique, en tant qu'espace géopolitique indépendant de l'influence des Etats-Unis formé de pays ayant des gouvernements nationalistes, souverains et à vocation solidaire, est incontestable dans la région.

Il ne faut pas être grand clerc pour soupçonner l'existence d'un plan global des secteurs au pouvoir aux Etats-Unis ayant pour but d'empêcher que cette nouvelle forme d'insurrection se renforce et continue de se répandre en Amérique Latine. Notre Point de vue vous en fournit des preuves.

La première réponse a été l'organisation et l'encouragement du putsch militaire contre le gouvernement légitime du Honduras considéré comme le maillon le plus faible de l'ALBA et donc le pays idéal pour porter le premier coup.

Le putsch au Honduras envoie un signal aux pays voisins, en particulier au Salvador qui a échappé à la tutelle de Washington après l'accession au pouvoir d'un gouvernement populaire à l'issue d'élections démocratiques. Un tel changement inquiète beaucoup à Washington de même que le cours des événements au Nicaragua où le sandinisme fleurit de nouveau.

La deuxième réponse des secteurs au pouvoir à Washington à la nouvelle réalité latino-américaine a été donné presque simultanément au putsch au Honduras et c'est l'annonce de l'envoie de forces militaires étasuniennes dans au moins quatre bases situés dans des points stratégiques du territoire colombien.

Il s'agit des bases militaires de Malambo, dans le Nord ; de Palanquero, d'Apiay, et de Tolemaida, dans le Centre, et de Larandia, dans le Sud de la Colombie. Les forces armées étasuniennes pourront utiliser ces bases sans avoir à payer un seul centime.

Dans les années 80, les Etats-Unis avaient transformé le Honduras en un porte-avions qui était la plaque tournante d'agressions quotidiennes contre les forces révolutionnaires du Nicaragua et les guérilleros salvadoriens et guatémaltèques.

L'objectif des Etats-Unis consiste maintenant à faire de même avec la Colombie pour menacer ainsi l'Equateur, la Bolivie et le Venezuela, comme l'a dénoncé le Président vénézuélien Hugo Chavez.

Le chois du pays n'est pas le fruit du hasard. Le gouvernement d'Alvaro Uribe a fait toujours preuve d'une grande complaisance vis-à-vis des intérêts étasuniens et, surtout, il ne faut pas partir de zéro. Les Etats-Unis y avaient déjà une forte présence militaire sous couvert du Plan Colombie.

Rappelons que le Plan Colombie est un projet commencé en 1999 après une réunion entre les Présidents de la Colombie et des Etats-Unis de l'époque : Andres Pastrana et Bill Clinton. Le but présumé de ce plan ? Lutter contre la production et le trafic de drogues, encourager les négociations de paix et promouvoir le développement économique et social.

Le projet actuel ne ressemble en rien au projet initial. Le Plan Colombie, rédigé à Washington et pas à Bogotá, en anglais et pas en espagnol, privilégiait les composantes militaires pour lutter contre le trafic de drogue et le terrorisme. Ne nous trompons pas, lutter contre le terrorisme a une signification bien précise dans ce cas-ci. Cela veut dire lutter contre les organisations de la guérilla colombienne.

Plusieurs années se sont écoulées depuis le début de l'application du Plan Colombie, plus de 6 milliards de dollars ont été dépensés et les résultats sont douteux. La Colombie continue à produire 80% de la pâte de coca du continent et la guérilla maintient des positions dans de vastes zones du territoire colombien. D'autre part, les violations des droits de l'homme et le déplacement forcé de civils ont atteint des proportions jamais vues.

Le seul résultat visible est la présence de centaines de soldats et de « sous-traitants civils » étasuniens, tous équipés d'armes et de technologies sophistiquées et disposés maintenant à souhaiter la bienvenue à leurs pairs pour renforcer l'occupation de la Colombie dont les autorités manquent
-semble-t-il- du sens le plus élémentaire de souveraineté et dignité.

Il s'agit donc d'un danger bien réel pour plusieurs pays membres de l'ALBA, l'Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique. C'est un danger auquel s'ajoutent d'autres projets étasuniens de domination continentale comme cela est le cas du Plan Mérida, version policière et militaire du Plan Puebla de Panama sur lesquels nous vous promettons de revenir très prochainement dans nos commentaires.

 

Sources: RHC, AIN, GRANMA, TRABAJADORES, JUVENTUD REBELDE, PL, REUTER, EFE, IPS, ANSA, AFP, XINHUA, TASS, DPA, AP.
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