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blog des amis de Cuba en Lorraine

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Cuba : Raul Castro met l’accent sur la préservation de la Révolution


Le Président cubain, Raul Castro a prononcé le discours de clôture de la session d’été de la 7e législature où il a brossé un panorama général de la marche de l’économie cette année.

Raul Castro a dressé un bilan du rythme maintenu par l’économie cubaine dans la conjoncture internationale actuelle marquée par la crise économique. Il a mis l’accent sur la nécessité de préserver la Révolution malgré la prise de mesures de rajustement économique.

Le Président cubain a également souligné la nécessité de réviser les plans pour ne pas tomber dans une surconsommation et dans des dépenses excessives.

Le passage sur notre pays de 3 ouragans l’année dernière et la crise économique et financière internationale ont sérieusement affecté le PIB de Cuba qui a connu une diminution de 20 %. Le premier semestre de cette année celui-ci a été de 0,8 % et selon les calculs, à la fin de l’année le PIB atteindra 1,7 %. Le Président Raul Castro s’est arrête sur les causes.


« Nos exportations ont diminué sensiblement à cause de la chute de leurs prix. Le nickel par exemple, dont le prix moyen était de 21100 dollars par tonnes l’année dernière, a été vendu à un prix moyen de 11 700 durant le premier semestre de cette année. Pendant les premiers mois de l’année ce prix a été inférieur et nous avons même envisagé la fermeture temporaire de certaines usines de nickel.

Le tourisme fait face à un paradoxe. Malgré le fait d’avoir reçu cette année 2,9 % touristes de plus, les recettes diminuent à cause de la détérioration du taux de change face au dollar étasunien, des autres monnaies. En quelques mots, plus de touristes et moins de revenus.

La valeur de nos importations a aussi diminué, ce qui a permis un équilibre commercial, mais l’effet accumulé de dettes contractées auparavant et les difficultés supplémentaires pour accéder à des sources de financement, ont compliqué davantage la situation financière du pays ».

Raul a insisté sur le fait qu’il faut réajuster les dépenses en fonction des revenus, ce qui explique que les autorités élaborent des plans économiques pour la prochaine année. Il a insisté sur le fait qu’il faut accorder la priorité absolue aux productions et services apportant des devises au pays.

Le Président cubain a expliqué que malgré les difficultés économiques, quelques progrès sont faits. Il a mentionné en exemple l’équilibre financier favorable, une incorporation croissante des personnes au travail, une augmentation de certaines productions agricoles et l’amélioration des services des transports en commun. Se référant à la santé publique, un secteur vital, Raul Castro a signalé :


« En matière de santé, où il y a des déficiences qui sont bien connues de tous, nous avons donné une preuve incontestable de notre capacité pour faire face à des épidémies de tout type. Nous sommes l’un des rares pays du monde qui peut assurer que la pandémie du virus A H1N1, est contrôlée. Alors qu’il y a plus de 171 nations affectées, que cette maladie s’étend rapidement, qu’il y a plus de 177 000 personnes qui ont contracté le virus et que le nombre de morts dépasse le millier, à Cuba 242 cas ont été dépistés dont 135, plus de la moitié ont été importés. Nous n’avons pas encore eu des complications et nous n’avons pas à déplorer de pertes. C’est un succès du système de santé mis en place par la Révolution, et un exemple démontrant que lorsque les arguments nécessaires sont avancés, que les mesures requises sont adoptées, il y a des résultats ».

Le Président cubain s’est référé aussi à d’autres mesures mises en place en matière d’économie d’énergie électrique.


« Jusqu’à présent, nous avons pu épargner à la population des coupures de courant, si gênantes, à cause du déficit dans la génération d’électricité. Il faut y exclure celles découlant des travaux de maintenance des réseaux électriques. Cela aurait été impossible sans la stratégie tracée par le camarade Fidel et les mesures prises en matière de génération et d’économie d’électricité ».

Raul a précisé :

“Il faut connaître les problèmes, non pas pour avoir peur d’eux, non plus pour les brandir comme prétexte et ne rien faire, mais pour déterminer quelle est la meilleure alternative et la mettre en pratique
».

Dans son discours à la clôture de la session d’été du Parlement cubain, le Président Raúl Castro s’est également référé aux résultats obtenus par notre pays dans l’arène internationale, à l’échec de la politique d’isolement conçue par Washington contre la Révolution et à la décision de ne jamais renoncer au socialisme.

Parmi les succès de la politique extérieure de Cuba, Raul a cité la présidence, pendant 3 ans de Cuba à la tête du Mouvement des Non alignés, la pleine insertion de notre pays en Amérique Latine et les Caraïbes avec l’entrée au Groupe de Rio, la décision des gouvernements du Costa Rica et du Salvador, de rétablir leurs relations diplomatiques avec Cuba et la dérogation de la résolution anachronique qui en 1962 a exclu Cuba de l’OEA.
Il a évalué de très positives les relations avec le Venezuela et la consolidation de l’ALBA, l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique. Il a signalé :

« L’Alba, ce forum d’intégration et de solidarité, se consolide, et en même temps il commence à être la cible des attaques de l’impérialisme. Cette assemblée a adopté une déclaration sur le Honduras. Cuba a condamné fermement le coup d’état dans ce pays, elle a appuyé de façon résolue la restitution immédiate et inconditionnelle du président légitime et a exprimé sa solidarité avec cette nation sœur. Ce qui va se passer au Honduras sera décisif pour l’avenir de notre aide médicale. Le peuple hondurien en dira le dernier mot. »

Le Président cubain a également analysé les dernières décisions de l’actuelle administration étasunienne concernant Cuba.

Le blocus reste intact -a-t-il ajouté, de même que l’inclusion de Cuba sur la liste des pays qui appuient le terrorisme. Il ajouté :

« Les mesures positives, bien qu’étant insuffisantes, ont été annoncées le 13 avril dernier, à la veille du Sommet des Amériques, face à la clameur continentale contre le blocus. Il s’agit de la levée des restrictions aux voyages des Cubains résidant aux Etats-Unis et aux envois d’argent à leurs proches. Les Etats-Unis avaient également annoncé qu’ils permettraient aussi quelques opérations en matière de télécommunications. Jusqu’à maintenant, elles n’ont pas été mises en vigueur. On doit le savoir, car il y a des confusions et une manipulation de la presse internationale à ce sujet. Une chose est certaine. L’agressivité de la rhétorique anti cubaine de la part de l’administration a diminué et qu’après 30 ans de suspension, par décision de Bush, les conversations bilatérales migratoires ont repris le 14 juillet. Elles ont été sérieuses et constructives."

Raul a profité pour répondre publiquement aux déclarations faites récemment par la Secrétaire d’état Hillary Clinton au sujet d’une prétendue ouverture du dialogue avec Cuba. Il a réitéré la disposition de Cuba de continuer à dialoguer sur la base du respect avec les Etats-Unis, mais non pas pour négocier des questions concernant la souveraineté
nationale.

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A
la crise mondialisée du capital mondialisé ne pouvait qu'avoir des retombées négatives sur l'économie cubaine.<br /> Cuba a peu, très peu de ressources naturelles et même en les rentabilisant au mieux avec notamment un certain retour à la terre, cela ne comblera pas le déficit.<br /> On se rend compte ici d'une chose étrange: le capitalisme tremble sur ses bases et de fait, les plus faibles économiquement prennent le vent de face.<br /> Chose incroyable on en arrive presque à penser, pourvu que la situation du capital se redresse alors qu'en fait la question est d'en finir avec sa domination.<br /> Cuba est encore touchée mais avec elle tout le continent qui tente de trouver les solutions internes à l'Amérique latine de manière à se mettre un peu plus à l'abri de la dépendanbce à l'égard des States.<br /> La Chine emprunte un chemin identique en relançant son développement interne et en développant une politique de coopérations avec les états d'Afrique.<br /> La crise frappe donc les plus faibles et là cela est d'une logique implacable, en France elle frappe les mêmes avant de monter en grades car même si certains qui ne voyaient pas arriver la crise, nous annonce de la même manière sa fin, il est certain que le capital mondialisé prend l'eau et risque d'entrainer la planète entière.<br /> Cuba, encore cette fois, affronte les yeux ouverts une situation difficile après un mieux.<br /> La crise a frappé également les touristes se rendant sur l'île, c'est indéniable, elle a limité les dépenses reposant la question du coût et de l'apport touristique à Cuba avec la nécessité d'apporter au tourisme des normes de séjour très lourdes pour l'économie.<br /> La crise a également pour conséquence de diminuer les fonds envoyés par la diaspora cubaine qui est la première fragilisée comme le sont les mexicains dans l'Empire.<br /> En France le constat est identique pour les migrants qui doivent encore diminuer les envois avec une nette conséquence sur l'économie des pays d'origine.<br /> Le capital pourrit tout, les hommes, la planète, les océans, l'espace.<br /> Cuba tient et avec et par elle l'Amérique latine, l'Afrique n'a pas cela et l'Europe moins encore.<br /> Les conséquences sociales de la crise durable et systémique du capital ne peuvent qu'entrainer sur la pente du recul de société.<br /> Les conséquences politiques peuvent elles ouvrir sur un tout est possible à la condition que le peuples et leurs avant-gardes ouvrières et révolutionnaires s'en donnent les moyens et les outils.<br /> Cuba a besoin de notre amitié, de notre solidarité, c'est notre seconde patrie, celle du socialisme du 21 àème siècle.
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