blog des amis de Cuba en Lorraine

Dans une conférence de presse qu’elle a donné récemment, la Secrétaire étasunienne d’État, Hillary Clinton, s’en est prise à ceux qui critiquent la présence militaire étasunienne en territoire colombien, qu’elle a essayé de défendre avec une série d’inexactitudes et d’omissions plutôt indignes d’une fonctionnaire de sa catégorie et responsabilité.
La chef de la diplomatie étasunienne prétend que tout accord bilatéral entre l’administration Obama et le gouvernement colombien n’incombe personne d’autre. Elle a cependant oublié la longue histoire d’interventions de son pays dans notre continent dont la trace douloureuse peut encore être appréciée.
Toujours dans ce département se trouve la base Hacienda Larandia, qui s’étend sur 40 000 hectares. Elle est dotée d’une technologie de pointe et il y a une forte présence d’effectifs étasuniens.
Et il y a aussi celle située à Villavicencio, qui se trouve à proximité de la plaine frontalière entre la Colombie et le Venezuela. Les forces aériennes utilisées contre la guérilla y sont cantonnées, de même que la dite intelligence technique du Pentagone.
D’autres bases militaires qui accueilleront sous peu des troupes étasuniennes sont celles de Malambo, dans le Nord et celles d’Apiay, Tomemaida et Palanquero, dans le Centre. 42 millions de dollars seront investis dans le réaménagement de cette dernière pour garantir la sécurité des militaires étasuniens qui y seront déployés.
Si ces installations ne s’appellent pas de bases militaires, il faudra inventer un autre nom signifiant la même chose: l’occupation armée étrangère d’une portion du territoire national colombien, où les soldats étasuniens jouiront d’immunité, voire impunité, aussi bien pour les fautes commises durant le service, que pour les délits communs perpétrés en dehors.
Selon le département d’état des États-Unis, l’ouverture de ces “non bases” pour leur donner un nom, n’implique pas non plus une augmentation des troupes. Il y a en ce moment quelque 1 500 soldats et “ entrepreneurs civils” qui ne sont en réalité que des mercenaires autorisés à porter d’armes de l’armée étasunienne.
En tout cas, il s’agit d’une force nombreuse, équipée d’avions et d’hélicoptères pour faire des interventions rapides. Rien ne garantit, en plus, qu’à un moment critique, elles augmentent considérablement.
Un autre argument avancé par Hillary Clinton pour essayer de defender l’accord négocié avec le Président Alvaro Uribe. La question du combat contre le narcotrafic, que nous aborderons en détail dans un autre commentaire compte tenu de son ampleur. Aujourd’hui nous nous bornerons à dire que cette plaie est un problème nettement étasunien: puisque les États-Unis sont le plus grand marché de stupéfiants au monde. L’argent de cette sale affaire y est blanchit, les ustensiles pour fabriquer et consommer les drogues y sont produits. On y vend les armes utilisées par les maffias. Pourquoi aller aussi loin éliminer ce que leurs citoyens consomment à intérieur de leurs frontières. La logique indique que ce que les États-Unis cherchent ce n’est pas combattre les drogues mais tout autre chose. Nous reviendrons sur ce thème.
Fuentes: RHC, AIN, GRANMA, TRABAJADORES, JUVENTUD REBELDE, PL, REUTER, EFE, IPS, ANSA, AFP, XINHUA, TASS, DPA, AP.