blog des amis de Cuba en Lorraine
Le président du Honduras Manuel Zelaya, renversé fin juin par un coup d'Etat militaire, serait rentré lundi 21 septembre dans son pays, selon un de ses conseillers et selon le président vénézuélien Hugo Chavez. "Je suis ici à Tegucigalpa. Je suis ici pour le rétablissement de la démocratie, pour lancer un appel au dialogue", a déclaré le président Zelaya sur la chaîne de télévision hondurienne Canal 36.
"Nous sommes agréablement surpris d'apprendre que Mel (surnom de Zelaya) se trouve à Tegucigalpa et nous exigeons que les putschistes respectent la vie et la dignité de Zelaya, qu'ils lui rendent le pouvoir", a déclaré Hugo Chavez, l'un des principaux alliés du président évincé, lors d'une cérémonie publique dans une école de Caracas. Selon le dirigeant vénézuélien, Manuel Zelaya a voyagé "pendant deux jours par la voie terrestre, traversant des montagnes, des fleuves, au péril de sa vie, avant de réussir à atteindre la capitale du Honduras".
À L'AMBASSADE DU BRÉSIL
Entre 3 000 et 4 000 partisans de Manuel Zelaya se sont rassemblés aux cris de "Oui, on l'a fait!" devant le principal bâtiment des Nations unies dans la capitale, après l'annonce par un collaborateur de Zelaya que le président s'y trouvait. La vice-ministre des affaires étrangères du Venezuela, Beatriz del Valle, a dans un premier temps déclaré à Telesur avoir reçu un SMS du président Zelaya dans lequel il lui indique qu'il se trouve dans un bâtiment de l'ONU dans la capitale hondurienne. Une information démentie par l'ONU. L'ambassade du Brésil à Tegucigalpa a ensuite fait savoir que le président Zelaya se trouve en réalité dans ses murs, une information confirmée par un correspondant de l'agence Reuters présent sur place.
Les Etats-Unis, qui soutiennent le président Zelaya ont confirmé son retour au Honduras. "A ce stade, tout ce que je peux dire, c'est réitérer notre appel quasi quotidien aux deux parties pour qu'elles fassent preuve de retenue et s'abstiennent de (...) toute activité qui risquerait de provoquer la violence." On ignore encore par quel moyen le président déchu est arrivé dans la capitale hondurienne.