blog des amis de Cuba en Lorraine

Le vol aux Etats-Unis de comptes cubains gelés dans des banques de ce pays se poursuit impunément, au milieu de la complaisance de l’extrême droite de l’immigration cubaine de Miami.
Le ministre des Affaires Etrangères, Bruno Rodríguez, s’est référé au pillage de ces sommes parmi d’autres nombreux méfaits du blocus étasunien, lequel reste intact malgré certaines campagnes médiatiques suggérant le contraire.
Lors de son discours à la 64è Assemblée Générale de l’ONU, Bruno Rodriguez a dénoncé « la pratique immorale, très étendue ces derniers jours, de voler de fonds cubains gelés dans des banques nord-américaines et d’autres biens, sous la protection d’ordres de juges vénaux qui violent leurs propres lois. »
Il suffit qu’un Cubano-américain aux Etats-Unis présente une plainte contre Cuba devant les tribunaux de Miami pour que des magistrats malhonnêtes lui donnent cours, bien qu’elle soit invraisemblable.
À condition que Cuba soit l’accusé, le procès aura toujours de grandes possibilités de terminer sur les attentes du demandeur, envoûté par le climat hostile régnant contre l’île, surtout, dans le sud de la Floride.
Les juges corrompus se cachent derrières les dites Régulations pour le Contrôle des Actifs Cubains, promulguées le 8 juillet 1963 par le Département étasunien du Trésor.
Ces règlementations se réfèrent non seulement aux fonds appartenant à l’Etat Cubain et à ses entreprises, mais aussi à ceux de toute entité privée ou individu ayant des comptes en banque dans ce pays.
À partir de ce moment –là, on a prétendu priver Cuba de sommes d’argent comme moyen de pression et pour indemniser aussi les citoyens étasuniens dont les propriétés ont été nationalisées dans l’île.
Le montant des fonds a augmenté au fil du temps. Cependant il a commencé à diminuer sensiblement à cause des prélèvements faits pour contenter les accusations portées devant les tribunaux.
La mafia anti-cubaine de Miami a vu là une brèche dans ses efforts de déstabilisation de la Révolution et exhorte n’importe quel sujet à présenter sa plainte, peu importe de qui il s’agit.
Ce n’est pas étonnant de voir figurer parmi ceux qui ont voulu recevoir une part des fonds cubains gelés dans les banques étasuniennes le terroriste José Basulto, le Kapo d’une organisation qui a encouragé le trafic d’êtres humains.
De telle sorte que le pillage de comptes bancaires gelés s’ajoute à tant d’autres dispositions qui en vertu du blocus, affectent économiquement et socialement Cuba, comme l’interdiction de visiter l’île aux citoyens étasuniens ou de faire du commerce avec Cuba.
Cependant, il est possible de mettre fin à l’hostilité. Le ministre des Affaires Etrangères, Bruno Rodriguez, a rappelé que malgré l’existence de lois comme la Helms-Burton, le Président étasunien, Barak Obama, a d’amples facultés exécutives, comme les licences, pour modifier l’application de ces mesures et de beaucoup d’autres faisant partie du blocus.
Fuentes: RHC, AIN, GRANMA, TRABAJADORES, JUVENTUD REBELDE, PL, REUTER, EFE, IPS, ANSA, AFP, XINHUA, TASS, DPA, AP.