blog des amis de Cuba en Lorraine
Le 25 juin 1950 commençait la guerre dans la péninsule de Corée, divisée artificiellement par le 38e parallèle après la seconde guerre mondiale et objet de la convoitise de la nouvelle puissance hégémonique, les Etats-Unis, intéressée au maintien, dans cette région, d’une enclave se trouvant entièrement sous sa domination.
Il s’agissait du premier grand conflit armé de l’après-guerre, la période de la guerre froide. Les résultats ont été dévastateurs pour les habitants de la République Populaire et Démocratique de Corée, proclamée en 1948 et ayant à sa tête le leader Kim Il Sung qui a réussi à préserver la souveraineté et l’indépendance même au prix de lourdes pertes.
Des études récentes révèlent que durant le conflit qui a duré trois ans, 1 million 232 civils ont été tués et que les dégâts économiques et matériels sont estimés à plus de 64 billions de dollars. Il faut tenir compte du fait qu’il s’agissait d’un pays qui venait à peine de naître.
Le bilan aurait pu être plus lourd encore si le gouvernement étasunien avait accepté la demande du Général MacArthur de larguer des bombes atomiques sur la Corée du Nord et sur une partie du territoire de la Chine au moment où tout semblait indiquer que les Etats-Unis et leurs alliés étaient sur le point d’essuyer une défaite dans cette guerre.
C’est seulement la réaction énergique de l’ex-URSS qui a empêché la répétition du génocide perpétré quelques années avant contre les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki.
Bien que la guerre ait pris fin officiellement en juillet 1953 par la signature de l’Armistice à Panmunjong, qui a maintenu le tracé de la frontière tout le long du 38e parallèle, peu de fois, depuis lors, la péninsule a connu des périodes de paix et d’harmonie véritables.
Les Etats-Unis ont transformé la Corée du Sud en une enclave anticommuniste. Des fonds étaient injectés depuis Washington et depuis l’Europe afin de transformer la Corée du Sud en une Mecque du développement capitaliste tandis que l’ont faisait subir à la Corée Démocratique un blocus draconien pour empêcher son développement économique et technologique faisant endurer à sa population de graves pénuries surtout après la disparition de l’URSS et du camp socialiste.
60 ans après, l’empire ne renonce pas au rêve de s’emparer par n’importe quel moyen de ce territoire qui a une position stratégique entre la Mer Jaune et le Japon et qui a une longue frontière avec la Chine.
Une des plus récentes provocations ayant pour but de déclencher un conflit a été montée cela fait quelques semaines seulement durant le déroutement de manœuvres militaires conjointes entre les Etats-Unis et la Corée du Sud : le navire sud-coréen Cheonan a été coulé et l’on en a immédiatement rendu responsable la Corée du Nord.
Le ton de l’hystérie médiatique a seulement baissé quand des révélations ont indiqué que ce sont les services de renseignement des Etats-Unis qui avaient posé une mine dans le navire sud-coréen.
L’on ne peut pas cependant écarter, comme l’a signalé le leader historique de la Révolution Fidel Castro dans son plus récent article, que des agressions, ayant à leur tête les Etats-Unis et Israël, soient lancées simultanément contre l’Iran et contre la République Populaire et Démocratique de Corée.
Les Etats-Unis sont responsables depuis 60 ans de l’instabilité dans toute la péninsule coréenne ainsi que de l’échec de tous les efforts en faveur de la réunification de la Corée, artificiellement divisée au prix des souffrances de dizaines de milliers de familles.
Est-ce que le gouvernement de Barack Obama peut assumer la responsabilité d’une nouvelle effusion de sang dans cette région ? Obama voudrait-il entrer dans l’histoire comme le nouveau Harry Truman ? Personne ne doute, et moins encore le Président du pays le plus puissant de la planète, que l’humanité ne pourrait pas payer le coût d’une nouvelle guerre en Corée. La question est de savoir s’il existe à la Maison-Blanche l’équilibre nécessaire entre bons sens et pouvoir pour éviter à l’espèce humanité une nouvelle tache sur sa conscience.