blog des amis de Cuba en Lorraine

Le vice-président de Bolivie, Álvaro García Linera, a assuré ce samedi que les victoires continues et significatives qu’a obtenues le Mouvement Vers le Socialisme (MAS) aux élections sont dues au fort leadership du président Evo Morales, à l’unité du peuple bolivien et à un solide programme de gouvernement, commencé il y a quatre ans et qui sera renforcé au cours du prochain quinquennat.
“Le peuple nous a adoptés, nous n’avons pas reculé et la clef de tout se résume à ces trois éléments : l’unité du peuple, le fort leadership d’Evo et le programme de gouvernement. La victoire est due à la place prise par le président Morales, au programme de transformations révolutionnaires et à l’appui des mouvements sociaux. Quand il y a un leader, quand il y a un projet et quand il y a une base sociale, nous sommes invincibles” a-t-il assuré lors d’une rencontre avec des dirigeants syndicaux dans la localité de Chimoré.
García Linera a notamment insisté, dans le cadre de la rencontre avec les dirigeants des six fédérations du Tropique à Cochabamba, sur l’évaluation de la gestion gouvernementale de Morales dans les quasi 4 ans de son premier mandat et pour améliorer les projections futures.
Le president Evo Morales, a également participé à la réunion avec des ministres, des autorités départementales et municipales de Cochabamba, ainsi que des organisations sociales.
García Linera a souligné le fait que ces trois aspects sont devenus les piliers de la gestion et qu’ils ne constituent pas seulement la base de la victoire en Bolivie mais également un grand apport pour les pays latino-américains et du monde entier.
De même, Linera a déclaré que la Bolivie est devenu un pays auquel l’on doit du respect car il est en passe de devenir un leader mondial, du fait de ses propositions qui marquent un ligne politique dans la défense de la terre et de la dignité.
“Aujourd’hui la Bolivie est l’avant-garde du monde et c’est une obligation du révolutionnaire d’appuyer, diffuser, renforcer la lutte révolutionnaire des autres peuples du monde. Nous devons continuer à porter le leadership de la révolution mondiale, notre objectif n’est pas seulement la révolution en Bolivie, notre objectif est que les pays du monde entier, tout comme la Bolivie, assument un processus de transformation”
García Linera a rappelé que le MAS a obtenu 5 victoires électorales avec plus de 50% des votes depuis 2005 : la première à l’élection présidentielle de 2005 avec un appui majoritaire de 54%, la seconde en 2006 pour la création de l’Assemblée constituante, la troisième en 2008 où Morales fut approuvé à près de 67% à sa charge.
La quatrième victoire fut celle de janvier dernier où une nouvelle Constitution Politique de l’Etat, impulsée par le MAS fut approuvée à 67%. Enfin le 6 décembre dernier, avec la réélection du premier mandataire pour 5 années supplémentaires à 64,22%.
“Avec un Tribunal Électoral qui s’oppose à nous, nous avons pourtant gagné cinq fois. Jamais dans l’histoire de notre pays personne n’avait gagné cinq élections successives avec plus de 50% des votes, c’est une victoire du peuple et nous l’en remercions profondément.”
De même, il a rappelé que c’est la première que la Bolivie dispose d’un gouvernement formé par les mouvements sociaux, qui mène un processus de changements de fond, qui a pu dérouter “la droite oppositionnelle” qui spéculait sur les prix des aliments et qui avec des groupes terroristes internationaux, a tenté de mener un coup d’Etat civil pour diviser la Bolivie.
Sur l’aspect social, la politique la plus importante fut la création des bons (crédits), qui ont deux fonctions : le premier est de protéger les plus vulnérables avec effet immédiat, car cet argent va à l’économie nationale, génère de la consommation et la circulation des produits, et c’est un facteur important qui nous a permis de résister à crise économique mondiale.
“L’autre résultat important, c’est que l’argent du peuple revient au peuple. Auparavant, il y avait de l’argent pour les aides sociales, mais il restait entre les mains d’étrangers ou d’hommes politiques, aujourd’hui c’est l’argent du peuple, de nos ressources naturelles qui revient au peuple lui même, à son véritable propriétaire, cela s’appelle la redistribution de la richesse et c’est ce que nous faisons avec les bons (crédits)”.
De même, il a mis en avant le fait que la Bolivie est devenu le troisième pays d’Amérique Latine libre d’analphabétisme et que sont désormais favorisés les soins d’ophtalmologie pour les personnes aux ressources économiques réduites, et que celles-ci bénéficient d’autre part de tarifs réduits d’énergie électrique.
Sur le plan économique, García Linera, a remarqué que le premier succès du gouvernement fut l’instauration de la politique d’austérité, “zéro dépenses réservées, zéro dépenses en frais de représentation”.
Il a également dressé la liste des nationalisation, dont la principale conséquence a été la récupération des ressources naturelles par l’Etat, ressources qui financent les bons, mais qui permettent également de créer de nouvelle entreprises étatiques.
“De plus, nous avons approfondi la révolution agraire, avec la redistribution de terres qui étaient aux mains de latifundistes pour les remettre à ceux qui n’en avait pas. Le crédit aux petits producteurs a également été promu avec un taux d’intérêt de 6% sur 10 ans, pour que se poursuive cette politique, pour arriver à la sécurité et la souveraineté alimentaire dans le pays.
Enfin, il a rappelé que la Bolivie est le pays qui détient le plus fort taux de croissance économique de la zone, avec augmentation des réserves internationales, confiance dans le secteur bancaire privé et excédent fiscal depuis 4 années consécutives.
Source : Agence Bolivienne d’Information
Traduction : Grégoire Souchay pour : http://www.larevolucionvive.org.ve/