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blog des amis de Cuba en Lorraine

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Cuba : La position commune européenne, un vestige du colonialisme

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Por Guillermo Alvarado

Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a réaffirmé au cours d’un entretien avec son homologue espagnol, Miguel Angel Moratinos, la disposition de notre pays d’entretenir avec l’Union Européenne –dont l’Espagne assure actuellement la présidence tournante- des relations de respect mutuel sur un pied d’égalité et sans ingérences dans les affaires intérieures ce qui implique nécessairement l’abandon de la dite « Position Commune » adoptée par l’UE en 1996 sous la pression des Etats-Unis.

Cette politique est le principal obstacle pour un dialogue constructif et mutuellement avantageux entre Cuba et l’Union Européenne qui regroupe 27 pays du Vieux Continent.

Rappelons que sous le mandat du Président du gouvernement espagnol José María Aznar, ce dernier a fait siennes les positions les plus réactionnaires et anti-cubaines des Etats-Unis et qu’il a persuadé ses homologues de l’Union Européenne de se joindre au blocus de Cuba, en utilisant comme prétexte, ni plus ni moins, que les mêmes arguments que brandit la Maison-Blanche pour tenter de justifier sa croisade anti-cubaine.

C’est ainsi qu’est née la position commune, qui impose des restrictions à tout type de relations avec Cuba à moins que notre pays accepte, sans conditions, l’interprétation hégémonique et impérialiste des concepts de démocratie, de droits de l’Homme et des libertés.

D’un trait de plume, on a prétendu que Cuba mettre à la poubelle des principes auxquels elle ne renoncera jamais et qu’elle n’acceptera jamais de négocier comme cela est le cas de la souveraineté, de la dignité nationale, de l’identité et de la culture d’un peuple qui a payé un prix très élevé pour indépendance pour laquelle il s’est battu, depuis 1868, année du début de notre première guerre d’indépendance contre le joug colonial espagnol, jusqu’à 1959, année du triomphe de la Révolution.

Ce n’est pas là la seule atteinte portée par Aznar au droit international et à la coexistence pacifique entre les nations.

Il a sur sa conscience –s’il en e une- les morts et les souffrances provoquées en Irak car il a trompé son pays et le monde en se joignant aux mensonges fabriqués de toutes pièces aux Etats-Unis pour bombarder et détruire ce qui avait été le berceau de la civilisation.

Mais, pour revenir au cas qui nous occupe, ajoutons que la dite « Position Commune » adoptée par l’Union Européenne que l’on a décrit un jour parfaitement comme étant un mur transatlantique dressé par l’Europe des 27 contre Cuba, s’est avérée inefficace, injustifiable et complètement anachronique.

Seuls ceux dont les neurones sont restées paralysées au 19e siècle peuvent prétende qu’un dialogue puisse effectif alors que celui-ci se déroule pendant qu’on a un pistolet sur la tempe de l’interlocuteur.

Des responsables et des personnalités européennes ainsi que des organisations sociales et politiques des régions les plus diverses de la planète ont mis en cause de telles pratiques totalement étrangères au monde civilisé que l’on entend bâtir en ce troisième millénaire de l’histoire moderne de l’Humanité.

Cuba déplore la Position Commune car elle constitue un obstacle pour des relations normales avec ceux qui la maintiennent, mais n’en a absolument pas peur.


Cela fait plus de 50 ans, que notre pays fait face aux attaques de toute sorte lancées par la principale puissance du monde et les fait échouer, sans plier, sans céder d’un pouce, sans renoncer à ses idées de solidarité et de coopération internationale.

Cette attitude lui a valu le respect et l’admiration de ses amis et aussi de beaucoup de ses adversaires qui ont appris à l’apprécier à sa juste valeur. Seules des personnes soumises comme Monsieur Aznar et d’autres de son même acabit, peuvent ignorer cette réalité.

Plus tôt les leaders européens se débarrasseront de ce lest et décideront vraiment de franchir le seuil du 21e siècle laissant loin derrière les vestiges du colonialisme, nous serons plus près du monde nouveau dans lequel tous les pays, grands et petits, nous puissions vivre en harmonie et respect, dont nous sommes très nombreux à rêver des deux côtés de l’Atlantique.

 

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