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blog des amis de Cuba en Lorraine

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CUBA : UN REGARD D'AVENIR ET DES EXIGENCES AU PRÉSENT

Le développement d’un socialisme du 21ème siècle sur l’île dépendra de la capacité de la Révolution à impliquer la jeune génération dans son processus historique.

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Analyse : Sébastien Madau

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Lieu de mobilisation de la jeunesse, la tribune anti-impérialiste
fait face à la section des intérêts des États-Unis à la Havane

Un soundsystem sur le Malecon balance à tue-tête des airs de reggaeton et de salsa. Bienvenue à Cuba, île où 70% de la population a moins de 50 ans, n’a connu que Cuba socialiste et toujours vécu sous blocus américain.Touché par la crise, Cuba entend donner aux jeunes des droits et des devoirs pour en sortir. Lors de son congrès national en avril dernier, l’Union des jeunes communistes a souligné « le sens du compromis révolutionnaire qui accompagne l’immense majorité des jeunes ».

La réalité est complexe. Au cœur de la jeunesse, les débats sont passionnés. Convergents sur certains points, ils divergent sur d’autres. La production artistique en témoigne. Des films comme Fraise et chocolat  ou Habana blues ont contribué à mettre sur le devant de la scène les interrogations de la jeunesse en matière d’ouverture culturelle, de sexualité, d’immigration économique. Les œuvres abordent la place de l’individu dans le collectif. Cette semaine, c’est le groupe de hip-hop Aldeanos qui s’est produit sur une scène de La Havane. « Parler de la réalité cubaine est notre manière de faire la révolution (...) il n'y a aucun mérite à critiquer à partir de Miami », a lancé El B qui se considère comme un « véritable révolutionnaire » et dont certains morceaux ont heurté. Charanga habanera a carrément dû créer deux versions d’un tube traitant de l’immigration : une pour être chantée à Cuba, l’autre aux Etats-Unis.

Poussés par un désir de dialogue, les jeunes cubains souhaitent « parler » de leurs problèmes « sans être considérés automatiquement comme des contre-révolutionnaires, ça peut aussi faire avancer ».

Pour l’Etat, la solution globale passe par l’éducation et l’emploi. A ce jour, le lien entre système éducatif et monde du travail est réel. Les diplômés trouvent un emploi d’office dans le secteur étudié avec comme contrepartie à la gratuité du cursus, un service social. Une période de transition de 3 ans. Ensuite, il pourra rester dans l’entreprise ou trouver un emploi ailleurs. Une conséquence de l’investissement sur « le capital humain » impulsé par Fidel Castro dans les années 90. Le peuple cubain a su, par son niveau d’éducation, faire face à la crise, alors que d’autres ont sauté dans les bras du néolibéralisme. Cette réussite a été payée au prix fort par les jeunes nés dans les années 80 et 90. Les souvenirs des assiettes moins remplies, des coupures d’électricité sont légion.

L’État face aux nouveaux défis

Alors aujourd’hui, quel rôle jouera ce capital humain pour riposter à la crise du capitalisme ? Le caractère socialiste de la société n’empêche pas les jeunes d’avoir des aspirations communes aux jeunes du monde, y compris à ceux des sociétés libérales : pouvoir d’achat, reconnaissance, culture, loisirs, voyages, consommation…« Les jeunes aspirent à un niveau de vie qui corresponde au diplôme obtenu. C’est normal » indique l’économiste Osvaldo Martinez. « Sauf que le socialisme n’a jamais été la disparition des problèmes, mais le fait d’avoir plutôt d’autres types de problèmes, moindres. À Cuba, il n’y a ni chômage, ni faim. La propagande présente un monde idyllique dans les sociétés capitalistes. Mais souvent quand nos compatriotes y vont, ils souffrent, ils déchantent » (1).

Autre enjeu : quelle place occupera cette jeunesse qualifiée dans des branches intellectuelles ou médicales alors que le pays entend inciter les jeunes à cultiver la terre pour réduire ses importations d’aliments ? Autant de défis auxquels l’Etat devra répondre. « Nous faisons face à des réalités pas du tout agréables, mais nous ne fermons pas les yeux pour autant » a indiqué Raul Castro, le président cubain. « Nous sommes convaincus qu’il faut briser des dogmes et nous prenons en charge (…) la mise à jour (…) de notre modèle économique afin de jeter les bases qui rendront notre socialisme cubain irréversible ». S’adressant aux personnes « parfois en proie au désespoir et souhait(a)nt des changements immédiats », le président a affirmé « comprendre ces inquiétudes » tout en demandant de « tenir compte de la kyrielle de questions que nous étudions(…). Nous devons éviter, en réglant un problème d’en causer un autre plus grave ».

Raul Castro a assuré que « la jeunesse cubaine est appelée à prendre le relais de la génération qui a fondé la Révolution ». Le prochain congrès du Parti communiste devrait aller dans ce sens, avec le renouvellement générationnel de son comité central. Il sera aussi intéressant de connaître la place de Fidel Castro dans le Cuba de demain. L’ancien président demeure secrétaire général du PCC et son influence est forte chez les jeunes. Il y a 20 ans, sa complémentarité avec la jeunesse lui a permis d’affronter la « période spéciale » avec succès. Cette fois encore, le socialisme pourrait enclencher une dynamique en s’appuyant sur l’expérience de la génération historique combinée à l’enthousiasme d’une jeunesse qui devra être encouragée à relever le défi.

Auteur : SÉBASTIEN MADAU

(1) la Marseillaise du 29 décembre 2009...archivé sur LE TACLE

***************
Source l'auteur
Article publié le 2 mai 2010 dans le quotidien la Marseillaise Sud-est P.4
URL de cet article sur LE TACLE :  http://letacle.canalblog.com/archives/2010/05/03/17774037.html

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A
<br /> Quelle place pour Fidel s'interroge le journaliste de la Marseillaise...<br /> Nous sommes de nouveau placé devant une lecture qui ne parvient pas à sortir des canons de la classe dominante et de manière similaire de la pensée dominante celle de la classe dominante.<br /> La place de Fidel mais il est celui qui a passé la main et si il demeure le premier secrétaire du prestigieux parti communiste de Cuba, sa place se situe à un tout autre niveau dans la l'île.<br /> Fidel est la continuité du mouvement national d'émancipation, il est le prolongement de Jodé Marti, il est celui qui a unifié les différentes composantes de la Révolution cubaine, il est enfin<br /> celui qui a tracé avec son peuple le chemin d'un socialisme qui a du affronté et qui affronte un blocus ainsi que les difficultés inhérentes au socialisme lui-même puisqu'il ne s'agit pas là d'une<br /> société aboutie.<br /> Fidel est à l'image de José Marti, du Che, la place qu'il occupe, que certains voudraient le voir quitter ou s'accrocher n'existe tout simplement pas car Fidel sait quand partir et sans doute<br /> mieux, beaucoup mieux que quiconque,<br /> Se poser cette question est tomber dans le prisme de toute société dite développée qui s'entoure d'un suprême sauveur ce que la société cubaine a définitivement banni, le peuple cubain est mature,<br /> sa jeunesse vote dès 16 ans, ils sont des millions affiliés aux organisations révolutionnaires et ce sans contrainte ni piécettes distribuées, par conscience politique de l'accompli et de ce qui<br /> doit l'être.<br /> <br /> Fidel se situe à sa place légitime, la plus belle, la récompense suprême, le coeur de son peuple quand il est cet extraordinaire collectif, le coeur de chaque cubain quand il bat pour Cuba<br /> socialiste, au rythme de la justice, de l'égalité, de la pauvreté aussi mais il bat et donne le tempo à tout un continent.<br /> Fidel continue aussi à la place qui lui est dévolue par son peuple, les deux sont tant entremêlés que seul un cubain pourrait y déceler ce que de nos yeux, nos idées formatées nous sommes bien<br /> incapables car il s'agit là du propre de ces deux là, nous surprendre tout le temps et nous donner envie toujours<br /> <br /> Hasta la victoria !<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Siempre !<br /> <br /> <br /> <br />