blog des amis de Cuba en Lorraine
Toutes les semaines, dans la commune de Habana Vieja, a lieu une « roda » de capoeira
De cette « danse de combat » (Ali Primera, chanteur Vénézuélien), l’encyclopédie wikipedia nous dit :
« (…)la version la plus communément admise est qu'elle est inextricablement afro-brésilienne : pendant l'esclavage au Brésil dès le XVIe siècle, les portugais ont séparé et mélangé différentes tribus africaines pour diminuer les risques de révoltes, différentes populations se seraient retrouvées en contact et de ce regroupement hétéroclite serait née la première forme de capoeira, association de luttes et traditions africaines dans un contexte de société coloniale portugaise au Brésil.
La capoeira exprimerait une forme de rébellion contre la société esclavagiste, les premiers capoeiristes s'entrainaient à lutter en cachant leur art martial sous l'apparence d'un jeu ; ainsi quand les maîtres approchaient, le caractère martial était déguisé par la musique et les chants, le combat se transformant promptement en une sorte de danse en forme de jeu agile qui trompait leur méfiance et les empêchaient de voir le caractère belliqueux de la capoeira pensant qu'il ne s'agissait que d'une autre « brincadeira » d'esclave ( du portugais : jeu ou divertissement ). »
Et de la « roda » : « La roda (ronde en français) est la ronde que forment les capoeiristes lors des confrontations qui sont appelées « jeux ».
(http://fr.wikipedia.org/wiki/Capoeira)
A La Havane existent plusieurs groupes de capoeira, « régionale » et « angolaise ». Les instruments de musique qui accompagnent les rodas sont fabriqués avec les moyens du bord, faute de mieux, et les caporeistes portent souvent des T-shirts venant de groupes de capoeira existant ailleurs dans le monde et qu’on leur a donnés.
Les chants sont en portugais du Brésil et en Yoruba, langue parlée par les anciens esclaves venus d’Afrique. La musique rythme le jeu et le dirige.
Il s’agit d’un jeu parfois acrobatique :
Les enfants y participent pleinement car la capoeira de La Havane leur fait très bon accueil, les conviant, en dehors des entraînements, à certaines rodas publiques, comme celle-ci:
Sur cette photo, l’un d‘entre eux salue son partenaire en semblant regarder vers son « maître », un capoeiriste musicien présent, qui consacre par ailleurs beaucoup de son temps à l’apprentissage des plus jeunes :
Les femmes s’entraînent avec les groupes, et viennent jouer aussi, sous l’œil attentif de leurs aînées :
Dans le même parc, viennent également, quand le soir tombe et que les vendeurs de livres d’occasion rentrent leurs étals repliables, des groupes d’autres arts martiaux japonais, ainsi que des rangées de policiers cubains qui viennent écouter les paroles d’un autre policier cubain.
Cuba, île métissée entre esclaves Africains et descendants de conquistadores Espagnols, puisque tous les Indigènes de l’île ont été exterminés, semble réaliser, avec ses petits moyens financiers, également sur le plan culturel, un métissage de grande ampleur.
Alma