blog des amis de Cuba en Lorraine
Par Angel Rodriguez Álvarez / redaccion@ahora.cu / Dimanche, 17 Avril 2011 09:18
L´invasion de Cuba par des mercenaires d´origine cubaine, organisée, financée et soutenue militairement par les Etats-Unis, a commencé un peu après minuit, le 17 avril, dans la Baie de Cochons, sur la côte sud centrale de l´Île.
Il y avait 1 511 hommes, dans leur majorité des exploiteurs et leurs descendants, des sbires de la tyrannie renversée en janvier 1959 et des délinquants, qui – soucieux de récupérer privilèges, gains et propriétés – se sont embarqués dans cette aventure, promise et qualifiée par leurs « promoteurs » nord-américains comme une « promenade militaire ».
Ils sont arrivés avec des airs triomphaux et enhardis par les versions qu’ils leurs ont fait croire, ils ont exigé à grands cris la reddition immédiate des quelques miliciens du bataillon 339 de Cienfuegos, de garde dans la zone.
Mais la première grande surprise, parmi les nombreuses qui viendraient ensuite, a été d´entendre Patria o Muerte (La Patrie ou la Mort), accompagné du feu des armes entre les mains des ouvriers et des paysans.
Les envoyés de l´empire ne pouvaient pas soupçonner qu´à peine une trentaine d’heures plus tard, vers huit heures du matin le 18, la démoralisation commencerait dans leurs files et que les chefs solliciteraient désespérément l´appui militaire promis à leurs mentors.
La panique n´était pas injustifiée, car ils étaient préparés psychologiquement pour une victoire facile : être reçus à bras ouverts, comme des libérateurs ; mais ils ont trouvé un panorama bien différent.
Le second jour des opérations commençait à peine et les forces révolutionnaires avaient récupéré Playa Larga et avançaient jusqu´à Punta Perdriz, à seulement 11 kilomètres de Playa Girón. Alors que d’intenses combats se déroulaient dans la zone de San Blas et dans d´autres endroits.
La scène où se développaient les confrontations était difficile pour l´avance des défenseurs. L´adversaire maintenait des positions sur la route, le seul endroit où l’on pouvait avancer. Cette circonstance a converti le courage et la valeur des forces révolutionnaires, plus que l´armement, en facteur décisif.
Le capitaine des FAR (Forces Armées Révolutionnaires) José Ramón Fernández, chef des opérations, a expliqué ces détails devant le tribunal qui a jugé les mercenaires :
« Quand il y a un front étroit qui permet seulement de déployer des forces sur 30 ou 40 mètres de large, cela n’a pas une grande importance d´avoir un millier d’hommes derrière, ceux que peuvent combattre sont seulement devant. L’empêchement est identique pour les véhicules même avec les blindés ».
À cela s’ajoutait qui apprenaient à manier les blindés. Fernández a aussi expliqué : « Il y a eu des artilleurs de tanks qui sont arrivés face à l´ennemi et ils n´ont pas pu tirer car ils ne savaient pas comment le faire. Il y a eu des combattants qui ont appris à manipuler les armes lors du trajet de Managua, un village à 18 kilomètres au Sud de La Havane, et la Centrale Australia ou Playa Larga, alors que c’est un entraînement qui requiert plusieurs semaines ou plusieurs mois. »
Un autre témoignage de Fernández : « Nous avons entendu le bruit d´un tank qui venait du Nord et nous estimions qu´il était ennemi, quand il est arrivé à peu de distance, on a pu établir une communication par radio. Quand le chef du tank est descendu, Samuel Rodiles, actuel général de division, nous lui avons dit ‘‘nous prenons Girón’’, il a répondu ‘‘Non, non, mais j´ai un ordre de Fidel de mouiller les chenilles dans la mer et je vais jusqu´à la mer ».
Le 18 avril il a été institué comme « Jour du Tankiste » en hommage à l´héroïsme des jeunes qui servaient ces tanks.
La panique dans les files de l´ennemi était totale dans l´après-midi du 18. C´était la fin de l´Opération Pluto, une classique action de terrorisme d´État, pensée et commencée en mars 1960 par l´Administration républicaine de Dwight Eisenhower et exécutée par le Président démocrate John F. Kennedy.
Tiré de Cubarte