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blog des amis de Cuba en Lorraine

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Essais cliniques des Etats Unis au Guatemala : Une conduite indigne

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La nouvelle a provoqué de la stupeur avant de céder la place à une indignation tout à fait justifiée. Le fait que des médecins étasuniens ont inoculé entre 1947 et 1948 de la syphilis et d’autres maladies de transmission sexuelle à quelque 1 600 Guatémaltèques dans le cadre d’un essai bio médical manque de toute justification légale et de l’étique la plus élémentaire.

Cela a été un crime atroce, une violation des droits humains. L’action a été commise dans un pays étranger, prétendument sans l’autorisation de ses autorités, sans la connaissance et la permission des victimes, qui par ailleurs, appartenaient aux secteurs les plus vulnérables de la société: des prisonniers, des prostitués, des malades mentaux et jusqu’à des enfants d’un orphelinat.

Le comble. Aucun suivi n’a été fait des victimes, après la contagion, de telle sorte qu’on ignore leur sort. On ignore combien d’entre elles sont mortes et quelles ont été les conséquences d’une telle atrocité.

Paradoxalement les médecins étasuniens se livraient à de telles pratiques infâmes alors qu’à Nuremberg, leur pays présidait le tribunal qui a jugé et condamné à mort, plusieurs nazis, justement pour avoir expérimenté avec des patients juifs et d’autres nationalités.

Pendant 60 ans, cette étude a été caché à l’opinion et lorsque ce scandale a éclaté, le Président des États-Unis, Barack Obama et la Secrétaire d’État, Hillary Clinton, se sont empressés de présenter des excuses au Guatemala, faisant ainsi honneur au dicton qui dit trop tard, très peu ”.

Ce n’est pas la première fois que des choses pareilles arrivent. Des essais ont été réalisés y compris sur la population étasunienne.

Probablement le cas le plus notable a été le projet Tuskegee, qui s’est prolongé depuis 1932 jusqu’en 1972, date à laquelle ses détails ont été révélés à la presse.

Cette recherche biomédicale, qualifiée comme la plus infâme de l’histoire des États-Unis, a consisté à inoculer la syphilis à 399 citoyens noirs pour étudier le comportement du mal. En 1947 la pénicilline était considérée comme un traitement adéquat pour cette maladie. Cette information a été cependant cachée aux malades, auxquels on a interdit de l’utiliser pour pouvoir observer leur évolution.

En 1972, 28 patients étaient morts de syphilis ou de complications associées à cette maladie. 40 femmes avaient été infectées par leurs maris et 19 enfants sont nés avec.

Une fois que le scandale a éclaté, le docteur John Heller, qui se trouvait à la tête de la recherche a dit: “La situation des hommes ne justifie pas le débat éthique. Ils étaient des sujets, pas de patients. Ils étaient du matériel clinique, pas de malades”. Ces déclarations prouvent que ce « scientifique » était bien pire que le tristement célèbre, Joseph Menguele.

On sait maintenant que dans les années 40 du XXè siècle, des piqûres de plutonium ont été injectées à des personnes hospitalisées, que des isotopes radioactifs ont été administrés à des écoliers dans les céréales pour le petit déjeuner, tout cela pour permettre aux médecins militaires d’observer l’effet destructif du matériel nucléaire sur des êtres humains.

En mars 2008 on a demandé au pasteur protestant Jeremiah Wright, qui était le guide spirituel de Barack Obama qui briguait la Présidence des États-Unis, s’il croyait que les autorités avaient menti sur l’origine du Sida. Celui-ci a répondu qu’après le projet Tuskegee, le gouvernement des Etats-Unis était bien capable de faire n’importe quoi.

La conduite observée pendant des années par les administrations successives des Etats-Unis en matière d’essais biomédicaux est intolérable et soulève l’indignation. Le plus terrible est qu’il s’agit d’un pays qui prétend impartir justice à niveau mondial en matière de violations des droits de l’homme et de terrorisme, pratiques dont il s’exclue bien entendu.

RHC

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