blog des amis de Cuba en Lorraine
Alors qu’il reste à peine deux semaines pour les élections législatives aux États-Unis, le Parti Démocrate fait face à une situation très compliquée pour conserver la majorité dans les deux chambres : le sénat et la chambre des représentants, ce qui lui permettrait de gouverner sans sursauts, les deux années de mandat qui restent au Président Barack Obama. Notre commentaire d’aujourd’hui s’arrête sur cet enjeu pour l’actuelle administration étasunienne.
Au delà des inconvénients que suppose diriger un pays avec une opposition majoritaire au Congrès, ce qui est difficile mais pas impossible, ce qui préoccupe les leaders des Démocrates c’est l’éventualité d’ un échec aux urnes, le 2 novembre prochain.
En effet, un désastre électoral pourrait y compris mettre en danger la candidature d’Obama pour un second mandat et ouvrirait, aux Républicains, la voix du retour au pouvoir, mais cette fois ci avec un ingrédient très dangereux pour le monde entier.
Nous parlons de la force qu’à gagné au sein du parti conservateur, le mouvement connu comme “Tea Party”, caractérisé par ses positions d’extrême droite, réactionnaires, xénophobes, racistes, très proches du néo fascisme.
Durant des années cet oeuf de serpent a été couvé au sein du Parti Républicain, avant de marcher de ses propres pas et de commencer à donner des preuves de son agressivité, ce qui est sans doute inquiétant, car c’est le contrôle du pays le plus puissant de la planète qui est en jeu.
Ces élections législatives ou seront disputés 436 sièges de la Chambre basse, un tiers de ceux du Sénat et 36 postes de gouverneurs, mettront donc à l’épreuve les Démocrates qui devront démontrer s’ils ont ou non la capacité de mettre un frein à l’expansion de ce mouvement.
Les démocrates ont eu recours à deux de ses figures les plus populaires: la femme du Président, Michèle Obama et l’ex président William Clinton. Tous deux sont en train de présider les meetings électoraux dans les endroits les plus difficiles.
La Première dame étasunienne essaie de récupérer la campagne magique de 2008, lorsqu’elle a semé l’enthousiasme et la confiance chez les électeurs, avec des promesses de transformations, qui en définitive, n’ont pas dépassé le seuil des bonnes intentions.
Les soucis du gouvernement en matière électorale sont directement liés au mécontentement des gens qui souffrent sur leur propre chère, les effets de la crise économique et qui voient comment des milliards de dollars sont engloutis par la guerre en Afghanistan et en Irak.
Pour sa part William Clinton, fait appel à la mémoire des Étasuniens, à qui il rappelle que les difficultés financières du pays et du monde, ont été créées par les politiques erronées des Républicains et que leur appui à ce parti signifierait l’appui inconditionnel à Wall Streett, aux transnationales et au complexe militaro industriel.
En tout cas, les deux partis sont en train de dépenser des sommes jamais vues dans ce type d’élections, ce qui n’éveille aucun enthousiasme.
Les spécialistes parlent de plus de 3 milliards 488 millions de dollars utilisés dans cette campagne et ils rappellent qu’il reste encore 12 jours de forte publicité qui sans doute élèveront davantage ces chiffres.
Rappelons qu’aux États-Unis, l’argent vaut plus que les arguments politiques et les voix sont obtenues, non pas pour la qualité des idées, mais plutôt pour la quantité de dollars mis en fonction de la consultation.
Il faudra attendre jusqu’au 2 novembre pour connaître le verdict des Étasuniens. S’ils appuient avec leur vote favorable la politique menée par le Président Obama durant ces deux premières années de mandat ou si au contraire, ils la critiquent en votant pour les Républicains.